00:00David Lissnard propose d'avancer la présidentielle.
00:03Que faut-il en passer ?
00:04La réalité, c'est que la question peut se poser.
00:05D'ailleurs, beaucoup se la posent.
00:07À quoi vont servir les six prochains mois ?
00:10Sinon, à laisser s'enquister une situation,
00:13donc s'aggraver.
00:14Donc, la situation est déjà délétère
00:16et on peut supposer qu'elle va encore être pire dans six mois.
00:19Alors, le président est absolument impuissant.
00:21C'est d'ailleurs pour ça qu'il veut partir à l'étranger,
00:24parce qu'au Koweït, par exemple, ou dans les Émirats arabes.
00:27En fait, c'est vrai que pour les Français, ça a été assez terrible.
00:29Dimanche soir, de s'entendre dire
00:30« Les enfants, la maison brûle, mais je pars sur tout, soyez sages ».
00:35Mais il n'y a plus que là qu'il peut encore exister,
00:39à moins que les pays du Golfe,
00:41j'ai mis une hypothèse, un peu une boutade ou pas,
00:43soient un peu son Baden-Baden.
00:45Vous vous souvenez, après les événements de mai 68,
00:48De Gaulle était parti mystérieusement tout d'un coup à Baden-Baden.
00:52On a dit à l'époque, des historiens très sérieux,
00:54qu'il était allé chercher là-bas, via le général Massu,
00:57le soutien de l'Union soviétique.
00:59C'est assez paradoxal, mais pour l'Union soviétique,
01:02il s'était engagé à calmer les communistes français.
01:06Alors, je ne sais pas, peut-être qu'Emmanuel Macron
01:07est allé chercher des assurances sur la rue arabe.
01:11Alors, ce que je dis, encore une fois,
01:12est peut-être une boutade,
01:14mais s'agissant de Baden-Baden,
01:15on l'a su beaucoup plus tard.
01:16Alors, après tout, vous savez,
01:17on s'est tant troublé, tout est possible.
01:20Le Parlement, sans majorité suffisante,
01:22est à l'arrêt.
01:23Disons-le, aucun changement d'envergure
01:25ne peut être envisagé.
01:26Donc, de fait, à part un supplice chinois
01:28pour les Français,
01:29on se demande à quoi vont servir
01:31ces six prochains mois.
01:33D'autant que l'épisode auquel nous venons d'assister
01:36peut se reproduire.
01:37Vous avez montré cette scène des Marseillais
01:40qui disent, sur un fond de musique sépulcrale,
01:43façon Halloween, Avengers, Vengeance,
01:46nous allons débarquer.
01:47Alors, menace en l'air ou bien réelle,
01:49impossible à dire,
01:50mais au vu de ce qui s'est passé le week-end dernier,
01:52on se dit que ce n'est pas inintéressant
01:53de s'intéresser à tout ce qui se dit
01:55sur les réseaux sociaux,
01:56y compris quand, sur la forme,
01:58ça semble grotesque.
02:00Marc Vanguard, vous savez,
02:01nous en parlons souvent ici,
02:03Surix a répertorié entre 2018 et 2026,
02:06ici est collé,
02:07au moins 22 émeutes.
02:09Et 22 émeutes conjoncturelles,
02:11je ne parle pas des émeutes structurelles
02:13du Nouvel An,
02:13parce que ça, on nous a expliqué
02:14que ce n'était pas des émeutes,
02:16c'était des traditions de la Saint-Sylvestre.
02:19Donc, s'il y a eu 22 émeutes,
02:21on peut en déduire,
02:22donc en 8 ans,
02:23on peut en déduire qu'en 6 mois,
02:25je fais une règle de 3,
02:25il peut encore en arriver une,
02:27voire deux,
02:28donc d'ici la présidentielle,
02:29et puis voire plus,
02:30parce que la périodicité s'accélère
02:33en même temps que l'intensité augmente
02:36avons-nous envie de revivre ça ?
02:38Ce n'est pas sûr.
02:40Alors, ça ne veut pas dire
02:41que celui qui suivra
02:42sera capable de mettre l'ordre,
02:44de l'ordre partout,
02:45de remettre l'ordre,
02:46mais ce que l'on sait en tout cas,
02:47c'est que sous le règne d'Emmanuel Macron,
02:49toutes les chances de se reproduire
02:51sont là.
02:52Mais il est fort probable
02:54qu'Emmanuel Macron ne lâche pas les règnes.
02:56En 2024,
02:57il avait totalement exclu
02:58l'hypothèse de la démission.
03:00Il ira probablement jusqu'au bout,
03:02sauf à être poussé vers la sortie,
03:04mais je ne sais pas comment.
03:06Quoi qu'il en soit,
03:07impossible de ne pas évaluer
03:09les événements du week-end dernier
03:10à l'aune de la présidentielle,
03:12et d'ailleurs,
03:12lui-même l'a fait,
03:13je ne sais pas si vous l'avez noté,
03:15ça a pu surprendre,
03:16parce que ce n'était pas la priorité.
03:18Dimanche soir,
03:19il l'a évoqué,
03:20cette présidentielle,
03:20comme si c'était un sujet grave
03:22de préoccupations.
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