00:00Le ministère de l'Intérieur n'a pas fait son travail, en l'occurrence samedi,
00:03et à partir du moment où la justice est défaillante,
00:06ben oui, mais en fait je ne suis absolument pas étonnée.
00:08Je ne suis pas étonnée qu'il y ait des Français qui précisément choisissent aussi de se défendre eux-mêmes.
00:11Il y avait un autre corps de métier dont les appels étaient absolument saturés samedi,
00:16c'était ceux notamment des psys et des psychothérapeutes.
00:18Et je vous invite, ce matin, il y avait une interview dans Le Parisien d'une psychothérapeute
00:21qui explique, elle, sa journée de samedi.
00:23Très intéressant.
00:23Donc son téléphone, évidemment, a été saturé de par l'angoisse, en fait,
00:26de ce que les gens voyaient dans la rue.
00:28Et au-delà de l'angoisse, vous avez également des commerçants
00:30qui ont appelé cette psychothérapeute en disant
00:32« En fait, je ne sais pas quoi faire, ils sont devant chez moi, ils vont tout piller. »
00:35Et en fait, ils expliquaient à la psychothérapeute, ces commerçants,
00:38qu'ils allaient faire un lance-flammes factice, etc.
00:40Et donc la psychothérapeute dit
00:42« Ces personnes-là sont prêtes à prendre des risques,
00:44sont prêtes à se mettre plus à mourir
00:46que de voir leur commerce absolument pillé, etc. »
00:49Donc bien sûr, je ne suis pas étonnée.
00:50À partir du moment où l'État ne suit plus,
00:52c'est terrible, il faut le dénoncer
00:54et il ne faut pas se faire justice soi-même.
00:55Mais il y a un moment donné, vous avez des personnes,
00:57vous réagissez dans l'urgence.
00:58Et on se rend compte aussi, quand on voyait les images de Paris notamment,
01:01il y avait des endroits où il n'y avait pas un policier.
01:04Quand vous êtes démunis à ce point,
01:05c'est très simple, c'est naturel, c'est humain.
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