00:00Hier, j'avais lancé un appel après la présence sur ce plateau de Dalida.
00:05Sa boulangerie avait été saccagée et elle était assurée, disait-elle, par l'assurance MAPA.
00:12J'avais lancé un appel et M. Loisel, très gentiment, nous a répondu.
00:15Il sera là sur ce plateau et au-delà du cas de cette boulangère,
00:19il nous dira comment les commerçants sont indemnisés et ça peut nous intéresser.
00:23Thomas Bonnet est de retour et Thomas, vous allez pouvoir commenter M. Lecornu.
00:27Qu'a donc eu cette expression hier, que je trouve absolument extraordinaire.
00:30Vous imaginez, je ne sais pas, un ancien premier ministre, dire on a merdé.
00:34Alors déjà, on a merdé, c'est étrange, mais il n'y a aucune sanction, aucune démission.
00:39Donc écoutons M. Lecornu.
00:42Est-ce que Laurent Nunez a ma confiance ? Oui, s'il ne serait plus à côté de moi.
00:45Je pense que la situation est suffisamment difficile pour que justement, on joue au jeu des démissions, etc.
00:51Moi, j'ai une culture, j'étais ministre des Armées, je vous l'ai dit, j'étais réservé dans la
00:55gendarmerie.
00:55Quand c'est difficile, l'État te tient.
00:58Et quand c'est difficile, on réaffirme la confiance dans les gens qui ont le courage de prendre des décisions,
01:03parce que c'est la différence entre acteurs et commentateurs.
01:05En revanche, on a l'humidité d'aller devant le peuple français en disant,
01:09voilà ce qu'on a réussi et voilà ce qu'on a merdé.
01:12Parce que comme dans toutes les opérations difficiles, il y a des choses qui ont réussi et il y a
01:16des choses qui merdent.
01:17C'est quand même très étrange.
01:18Je ne sais pas, franchement, Donald Trump qui écoute ça, il doit se marrer.
01:22Non, mais franchement, comme si les grossièretés ou les mots triviaux
01:28les faisaient effacer la lâcheté de l'exécutif en France ou la faiblesse du judiciaire.
01:34C'est ça, on va tous parler avec un langage ordurier, comme ça on nous prendra au sérieux.
01:38C'est un peu comme les ministres de la Défense qui se mettent à crisper les maxillaires
01:42pour faire croire qu'ils sont virils une fois qu'ils sont arrivés à la tête de leur...
01:47quand ils passent les troupes en revue, vous savez.
01:50Tout ça, franchement, c'est affligeant.
01:52On comprend que Sébastien Le Corneu est en train de fabriquer un personnage
01:55qui est le gars simple, qui parle un peu comme tous les Français,
01:58le petit gilet sous la veste.
01:59C'est l'effet miroir du président de la République, techno, déconnecté.
02:03Soit il est persénaire, soit il est...
02:05Quand on préame, on en tire les conséquences.
02:07Après, moi là où je suis d'accord, c'est que je ne comprends pas le maintien de Laurent Nunez.
02:10Parce qu'on parle de fiasco, mais le fiasco, ce n'est pas seulement la journée de samedi.
02:13Parce que la journée de samedi, on a compris, sous-dimension des effectifs de police,
02:17mais ça se reproduit dimanche.
02:19Le dimanche, le président de la République prend la parole le soir à la télévision.
02:22Au moment où il parle, précisément au moment où il parle,
02:24à quelques centaines de mètres, il y a des pillages en cours.
02:26Ça ne peut pas se produire deux fois.
02:28Dites-moi, il n'y a pas une volonté de laisser...
02:30Il n'y a pas, rassurez-moi, parce que toutes les analyses sont possibles,
02:32et je les entends, il n'y a pas une volonté de laisser faire.
02:35Il n'y a pas une volonté de l'exécutif...
02:38Oui, je n'imagine pas ça, nous sommes d'accord.
02:40Mais bien sûr que si.
02:42Mais évidemment que si.
02:46Dites pas bien sûr, ça peut être une analyse.
02:48Pourquoi pas, Joseph Basse-Escaron ?
02:50Mais moi, je ne l'aurai pas.
02:52Je n'imagine pas que des gens...
02:53C'est un secret de politique.
02:54Je n'imagine pas que des gens en sommet de l'État jouent contre leur pays.
02:57Jamais j'imagine pas.
02:58Mais une insurrection, ça pourrait provoquer un article 16.
03:00Depuis le début, enfin, pas depuis le début,
03:03mais Emmanuel Macron, depuis maintenant à un certain moment,
03:04ne pense qu'à une chose, ça se représentait en 2032.
03:07Secret de polichinelle.
03:08Donc, ce qu'il veut, c'est évidemment qu'il y ait un face-à-face
03:11entre d'un côté Jean-Luc Mélenchon et de l'autre côté Marine Le Pen.
03:13Et vous croyez que ça sert, Jean-Luc Mélenchon, ce qui se passe actuellement ?
03:16Ah, attendez.
03:17Moi, je crois que l'exacte contraire de vous.
03:18Il sera présent.
03:20Mais je n'en savais rien et moi non plus.
03:22Non, on va...