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Gérald Darmanin, ministre de la Justice : «Les manifestations se sont plutôt bien passées», dans #LaGrandeInterview

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Transcription
00:00Il ne faut pas que ces violences trahissent non plus les manifestants qui ont voulu, dans le mouvement lycéen,
00:05dans les mouvements pour le pouvoir d'achat, dire ce qu'ils pensaient au gouvernement.
00:08Et c'est tout à fait légitime en démocratie.
00:09Ces manifestations se sont plutôt bien passées.
00:11Et puis après, vers 16-17h, puis toute la soirée, puis toute la nuit, des pilleurs.
00:15Et dimanche encore, avant-hier soir.
00:17Exactement, des pilleurs, ou des gens qui ont attaqué des policiers, des gens qui ont attaqué des...
00:20Quel profil ?
00:21Il y a de tout.
00:22Alors, il y a 95% d'hommes.
00:24Il faut quand même dire à tous les Français que c'est une délinquance, une criminalité qui a été masculine.
00:3095% d'hommes.
00:31Il y a eu des mineurs, de 13 ans parfois, 15 ans, 16 ans.
00:35Mais il y a eu aussi beaucoup de majeurs, une majorité de majeurs.
00:3870% d'adultes dans ces interpellations.
00:41Il y a de tout.
00:41Des gens issus de l'immigration, des gens qui sont étrangers.
00:44Mais il y a aussi des gens qui sont parfaitement intégrés, qui sont Français.
00:48Il y a de tout dans les interpellations que la police a faites.
00:50Est-ce que c'est une délinquance d'opportunité ?
00:52Ou est-ce que nous sommes en face de jeunes qui effectuent véritablement ce qu'on appelle des razias, Gérald
00:57Darmanin ?
00:57Moi, je n'aime pas trop le mot de délinquance d'opportunité.
00:59Je sais qu'il est utilisé par les services de police.
01:02Moi, je pense que ce sont des délinquants.
01:03C'est-à-dire que j'ai été élevé par une maman seule.
01:06Je suis issu de l'immigration.
01:08Même dans un moment de confusion, il ne me serait jamais venu à l'idée de rentrer dans un magasin
01:14et pliquer des Nike ou un Polo.
01:16Donc, ce sont des délinquants.
01:18Et qu'ils aient ou pas un casier judiciaire, qu'ils soient ou pas majeurs, il faut les sanctionner.
01:22Et la justice est là pour les sanctionner.
01:23Je voudrais aussi dire à quel point les policiers et les gendarmes, les sapeurs-pompiers, ont été d'un extrême
01:27courage.
01:28Parfois en minorité sur le terrain, parfois molestés, parfois menacés.
01:32Ils ont été d'un extrême courage.
01:34Je voudrais aussi dire que nous avons eu affaire devant cette violence débridée.
01:39A beaucoup de sang-froid, beaucoup de Français, qui ont donné des informations à la police, à la gendarmerie, à
01:43la justice.
01:44Et moi, je les encourage.
01:45Il y a eu beaucoup de photos, il y a eu beaucoup de vidéos, de continuer à en donner aux
01:48policiers et aux gendarmes.
01:49Et qui se sont, eux aussi, interposés, des simples citoyens qui se sont interposés face à la violence.
01:53Je pense aux commerçants qui ont tenté désespérément de défendre le commerce.
01:57Ils disent aujourd'hui, l'État ne nous a pas protégés et ne nous protégera pas.
02:00Qu'est-ce que vous leur dites, Gérald Darman ?
02:01Je pense que quand il y a 3 000 commerces pillés, ils ont raison de dire que l'État a
02:04failli.
02:05Évidemment que, ça dit, la sécurité n'a pas été constatée.
02:08Le ministre de l'Intérieur lui-même l'a reconnu.
02:10Donc, il faut en tirer toutes les...
02:11Il constate faillite ?
02:12Oui, bien sûr.
02:13Évidemment, lorsqu'une manifestation dégénère alors qu'elle se déroulait correctement
02:17et qu'on ne peut pas manifester normalement sur un droit constitutionnel en France, c'est un premier problème.
02:22Et le deuxième, lorsque des mouvements d'ultra-gauche puis des pilleurs viennent saccager la vie d'un commerçant,
02:27un bâtiment public, je pense à Lille, où je vais me rendre tout à l'heure,
02:31à Marseille, mais partout sur le territoire national, évidemment l'État a failli.

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