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  • il y a 5 minutes
Après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", Sébastien Lecornu a demandé à certains préfets de déclencher des couvre-feux. Gérald Darmanin a fait état de 2.513 gardes à vue, 67 personnes incarcérées et des "dizaines d'informations judiciaires" ce week-end

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Transcription
00:00On se trouve effectivement dans le premier arrondissement à Châtelet.
00:02Vous le voyez, Paris s'éveille, les trottoirs sont nettoyés actuellement.
00:07On a eu une nuit calme à Bib.
00:10Vous êtes ici à la brasserie Célestine.
00:12Nuit calme déjà, vous le confirmez ?
00:14Oui, je confirme, c'était très calme hier soir par rapport à ce week-end.
00:18Relativement calme, donc pas de grabuge.
00:21Dimanche soir, beaucoup de clients se sont pleins parce qu'on a réussi à avoir...
00:26Enfin, ils ont réussi, la police a réussi à faire rentrer la bombe lacrymogène dans le restaurant.
00:31Donc les clients, ils étaient un petit peu incommodés.
00:33Et puis voilà, moi, je n'ai jamais vu ça en 53 ans de vie en France.
00:38Je n'ai jamais vu ça, moi.
00:40On va revenir sur ça, sur votre sentiment.
00:42Mais d'abord, est-ce que le couvre-feu, c'est une bonne mesure ?
00:45Le couvre-feu, c'est une bonne mesure.
00:47Ça l'est sans l'être.
00:48Je veux dire, s'il y a vraiment les forces de l'ordre qui sont là et qui sécurisent les
00:53commerçants, les hôtels.
00:55Oui, si c'est pour dire, voilà, il y a un couvre-feu et qui ne sert à rien.
01:01Non, je ne vois pas l'utilité, oui.
01:03Rapidement, votre sentiment par rapport à ce qui se passe.
01:05Est-ce que vous comprenez ce qui s'est passé, notamment dimanche soir ?
01:09Samedi, il y avait la manifestation.
01:10C'était peut-être un peu différent.
01:11Mais dimanche soir, qu'il y ait eu de la case, des pillages, ça...
01:14Non, non.
01:16Quelle revendication ils ont, ces jeunes-là ?
01:18Quel avenir ils ont ?
01:19Aujourd'hui, si on était amené à dire, il y a 30 ans, voilà, on manifestait avec une volonté et
01:28des agissements, je veux dire, pacifiques.
01:31Aujourd'hui, non, ce n'est plus le cas.
01:32Aujourd'hui, on vient casser pour une paire de chaussures à 300 euros.
01:35Je veux dire, voilà, il faut se lever le matin et aller travailler.
01:37Et on se paye sa paire de chaussures ou son sac ou quel que soit.
01:40Parce que j'ai vu aussi des femmes prendre des sacs.
01:43Moi, sur des vidéos, il y a des femmes qui rentrent dans les magasins et qui prennent des sacs à
01:46main.
01:46Donc, l'avenir, il est où, là, aujourd'hui ?
01:48Nos enfants, qu'est-ce qu'ils vont devenir ?
01:49Merci beaucoup.
01:50Merci à vous.
01:51On vous laisse travailler, justement.
01:53Et courage, évidemment, dans cette période qui est difficile pour les commerçants.
01:58Effectivement, vous l'entendez, ce qu'on entend, globalement, chez les commerçants.
02:01C'est à la fois le désarroi, l'incompréhension et puis le questionnement sur l'efficacité de la mesure de
02:07couvre-feu qui a été décidée.

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