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Lundi 19 octobre, comme à chaque automne, les députés débattent des finances locales. Cet exercice annuel intervient au milieu de l'examen du projet de loi de finances pour 2027 qui prévoit notamment d'instaurer la "CPEB", une contribution progressive des collectivités territoriales à l'effort budgétaire, à laquelle sont opposés les départements. Mais cette séance publique est la première depuis les événements du 17 octobre, l'occasion pour les députés d'aborder le sujet dans l'hémicycle. Retrouvez les temps forts de ce débat rythmé par l'actualité.
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00:00:07Bonjour, merci d'être avec nous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Lundi 19 octobre, les députés ont débattu des finances locales.
00:00:16Alors c'est un exercice qui se tient tous les ans, mais cette année, les manifestations et les violences du
00:00:2117 octobre
00:00:22se sont invitées dans les débats du gouvernement aux différents groupes politiques, direction l'hémicycle.
00:00:27Madame la Présidente, Monsieur le rapporteur général, Mesdames et Messieurs les rapporteurs,
00:00:32Mesdames et Messieurs les députés, avant d'aborder nos débats, je voudrais revenir sur les violences d'une gravité exceptionnelle
00:00:40qui ont frappé notre pays ce week-end.
00:00:43Chacun encore en tête ces images insupportables de l'hôtel de ville de Limoges s'effondrant sur les flammes,
00:00:50ces images de la mairie de Marseille, de l'office du tourisme de Lyon, du saccage de la résidence de
00:00:56la préfète à Bordeaux
00:00:57et des commerces dévastés à Paris et dans tant de villes.
00:01:01Je veux ici dire toute ma solidarité et celle du gouvernement aux maires, aux élus, aux agents publics,
00:01:08mais aussi aux commerçants et artisans qui ont parfois vu disparaître en quelques heures le travail de toute une vie.
00:01:14Et j'aurais salué l'engagement des préfets, des forces de l'or et des sapeurs-pompiers,
00:01:19car lorsqu'une mairie brûle, c'est bien davantage qu'un bâtiment qui est détruit,
00:01:24c'est le symbole de la République, cette maison commune qui appartient à tous.
00:01:30Aucune colère, aucune revendication ne saurait justifier de telles agressions contre la République.
00:01:36Mais la fermeté de notre condamnation doit désormais répondre la force de notre engagement,
00:01:42car il faut reconstruire.
00:01:44Et je veux devant vous dire l'engagement de l'État aux côtés des collectivités
00:01:49telles que le Premier ministre a eu l'occasion de l'évoquer.
00:01:52Nous mettrons en place sans tarder, auprès de chaque préfet, un guichet unique
00:01:57pour accompagner chacune des collectivités sinistrées.
00:02:01Elles auront un interlocuteur clairement identifié,
00:02:05chargé de coordonner les services de l'État et faciliter leurs démarches.
00:02:08Nous allons également mobiliser un fonds exceptionnel de soutien
00:02:12à la reconstruction des équipements publics
00:02:15et nous engagerons les assouplissements nécessaires de procédures d'urbanisme
00:02:21et de commandes publiques pour que les travaux puissent commencer au plus vite.
00:02:25Enfin, nous assurerons avec les assureurs un suivi étroit des expertises
00:02:30et des indemnisations pour que les collectivités et les acteurs économiques touchés
00:02:35puissent reprendre leur activité sans délai injustifié.
00:02:39Je le dis devant vous, les élus qui doivent aujourd'hui reconstruire
00:02:43trouveront l'État à leur côté avec des moyens des décisions
00:02:47et non des procédures réglementaires.
00:02:50Je veux enfin souligner une chose.
00:02:52Au moment où nous apprêtons à débattre de nos finances locales,
00:02:56ces destructions auront un coût considérable pour notre pays.
00:03:00Des moyens précieux devront être consacrés à réparer ce qui existait.
00:03:05Plutôt qu'à construire ce dont nos concitoyens ont besoin.
00:03:10Mesdames et Messieurs les députés, vous le savez,
00:03:12notre dette publique approche les 3 600 milliards d'euros.
00:03:16Le redressement de nos comptes publics ne peut plus être une perspective
00:03:20que l'on renvoie année après année à ceux qui nous succéderont.
00:03:25Je voudrais dire d'emblée une chose,
00:03:27la nécessité de redresser les comptes de la nation
00:03:30ne nous dispense pas de réfléchir à la manière dont nous les faisons.
00:03:35Elle nous y oblige au contraire davantage.
00:03:39Fragiliser les services publics dont nos concitoyens ont besoin
00:03:42ne saurait être un alibi.
00:03:45C'est précisément le sens du débat que nous ouvrons.
00:03:48L'État doit prendre sa part et la plus grande part de l'effort national.
00:03:53Et c'est bien normal.
00:03:53C'est ce que nous faisons dans la proposition de budget soumise
00:03:57à votre Assemblée hors défense.
00:04:00Les crédits des ministères seront gelés en valeur à leur niveau de 2026.
00:04:06Avec une inflation attendue à 1,8, c'est un effort réel et important.
00:04:12Les collectivités territoriales sont appelées aussi
00:04:16à contribuer à cette responsabilité collective.
00:04:20Personne au sein du gouvernement n'a considéré ou dit
00:04:23que les collectivités étaient responsables de cette dette.
00:04:27Je les connais d'ailleurs suffisamment
00:04:29pour savoir que leurs dépenses ne sont pas toutes facultatives,
00:04:33que leurs ressources ne sont pas toujours maîtrisables,
00:04:36que leurs investissements répondent à des besoins
00:04:39qui ne disparaîtront pas avec le vote du budget.
00:04:42Et je connais leur sens des responsabilités.
00:04:45La question est donc de savoir comment nous pouvons redresser nos comptes
00:04:51sans compromettre notre capacité collective à agir.
00:04:55Je crois qu'est venu prochainement le temps
00:04:58d'affronter un dispositif des finances locales
00:05:02qui est en commun à dépasser et d'entreprendre une profonde réforme,
00:05:06notamment sortir d'une approche trop exclusivement annuelle
00:05:10de nos finances locales.
00:05:12Depuis des années, nous avons accumulé des compensations,
00:05:15des mécanismes correcteurs, des dispositifs de péréquation,
00:05:19ce que d'autres appelleraient des rustines.
00:05:22Nous avons corrigé un déséquilibre ici,
00:05:25au risque d'en créer un autre ailleurs.
00:05:28Je l'ai dit devant votre Assemblée au mois de février,
00:05:31nous ne pouvons pas continuer à gérer les finances locales
00:05:34à coups de rustines.
00:05:36Je n'ai pas changé d'avis.
00:05:37C'est précisément pourquoi nous avons engagé
00:05:40avec vos collègues parlementaires,
00:05:42Christine Pérez-Bourgne, Jean-René Cazeneuve
00:05:44et la sénatrice Sylvie Verminet, que je salue,
00:05:48une mission transpartisane sur l'avenir des finances locales.
00:05:51Je veux saluer leur travail courageux et responsable
00:05:55qui nous a permis de commencer à nous poser les bonnes questions.
00:05:59Comment mieux faire correspondre les ressources aux compétences ?
00:06:03Comment répartir plus équitablement l'effort ?
00:06:06Comment donner aux collectivités la visibilité nécessaire
00:06:10à une bonne gestion ?
00:06:12Nous avons voulu tirer les enseignements de cette réflexion
00:06:15dès le PLF 2027,
00:06:18sans attendre une grande réforme
00:06:20dont personne ne peut aujourd'hui garantir le calendrier,
00:06:24mais que les candidats à la présidentielle ne pourront éviter.
00:06:28C'est dans cet esprit que le gouvernement a construit sa proposition.
00:06:32Une proposition qui assume l'effort nécessaire,
00:06:35cherche à le répartir plus justement,
00:06:39à préserver les moyens d'action essentiels
00:06:41et à préparer des évolutions plus profondes.
00:06:44Le premier choix que nous avons fait
00:06:45est celui de la proportionnalité de l'effort.
00:06:49Les dernières remontées comptables
00:06:51montrent une amélioration globale,
00:06:53et je dis bien globale,
00:06:55de la situation financière des collectivités en 2026,
00:06:59avec une épargne brute qui augmente.
00:07:02Mais je me garderai bien de dire ici
00:07:05que toutes les collectivités vont bien,
00:07:09et je n'oublie pas les charges supplémentaires
00:07:11qui pèsent sur les budgets locaux,
00:07:14notamment au titre de la CNRACL.
00:07:17Une moyenne nationale ne fait pas une politique budgétaire juste.
00:07:21C'est pourquoi nous avons souhaité instaurer un premier garde-fou.
00:07:24La contribution des collectivités au redressement de nos comptes
00:07:29est fixée dans cette proposition de budget
00:07:32à 5,5 milliards d'euros.
00:07:35Parce qu'après les propositions du PLF,
00:07:39les recettes de fonctionnement des collectivités
00:07:42devraient continuer à progresser globalement
00:07:45de 5 milliards d'euros en 2027,
00:07:48si on les aligne au niveau de l'inflation.
00:07:51C'est une différence importante avec la situation de l'État,
00:07:54dont une partie des dépenses, je le rappelle,
00:07:57est gelée en valeur.
00:07:58Mais préserver cette progression d'ensemble ne suffit pas.
00:08:03Il faut tenir compte des capacités réelles de chaque collectivité.
00:08:07Nous avons donc tiré les leçons des exercices budgétaires précédents,
00:08:11notamment la multiplicité des mesures d'économie,
00:08:16dont les effets cumulés étaient notamment insuffisamment anticipés.
00:08:21Je pense aux DILICO,
00:08:23je pense aux mesures sur la DCRTP
00:08:25et encore sur les PSR-VLEI.
00:08:28C'est pourquoi nous proposons de substituer à ces dispositifs
00:08:32une contribution progressive à l'effort budgétaire,
00:08:36ce que nous appelons la CPEB,
00:08:38avec un taux individualisé compris entre 0 et 2 %,
00:08:43tenant compte des ressources et des charges des collectivités.
00:08:47Cette progressivité permettrait notamment
00:08:50de préserver près de 20 000 collectivités du bloc communal
00:08:54et notamment tous les territoires d'outre-mer.
00:08:57Nous avons également voulu différencier l'effort entre les strates.
00:09:01Les départements qui représentent 31 % des recettes
00:09:05de fonctionnement des collectivités
00:09:07ne supporteraient, dans la copie que nous proposons,
00:09:11que 18 % de la contribution demandée,
00:09:1440 % d'entre eux seraient exonérés de la CPEB.
00:09:19C'est la reconnaissance du poids de leurs dépenses sociales
00:09:22obligatoires, non choisies,
00:09:25et de leurs contraintes particulières.
00:09:27Quant aux régions, nous avons retenu une approche différente.
00:09:30En les exonérant de ces PEB
00:09:32et en préservant la dynamique de leurs recettes de TVA.
00:09:36Je sais que les modalités de cette contribution
00:09:39suscitent des interrogations.
00:09:41Nous aurons à examiner son ciblage,
00:09:43ses effets de seuil
00:09:44et les situations particulières qu'elle peut créer.
00:09:47Mais je crois que nous avons posé une base
00:09:49sur laquelle nous pouvons utilement construire.
00:09:52Notre deuxième choix est celui de préparer l'avenir.
00:09:56Nous devons être attentifs à une chose.
00:09:59Toutes les économies décidées aujourd'hui
00:10:02ne sont pas nécessairement de bonnes économies pour demain.
00:10:06Une école que l'on ne rénove pas,
00:10:08une infrastructure que l'on laisse se dégrader,
00:10:11un territoire que l'on n'adapte pas
00:10:13aux conséquences du changement climatique,
00:10:15ce sont souvent des dépenses que l'on reporte
00:10:18d'une manière douloureuse.
00:10:20C'est toute la difficulté du débat
00:10:22que nous avons sur le FCTVA.
00:10:24Son montant a considérablement augmenté
00:10:28entre 2019 et 2025.
00:10:30Dans ce contexte que je viens de rappeler,
00:10:34il nous a semblé que cette dynamique
00:10:36ne pouvait pas être entièrement soustraite
00:10:39à l'effort national,
00:10:40que nous souhaitions répartir de manière plus équitable.
00:10:44Nous proposons donc d'en ramener
00:10:47le taux de droit commun à 11,404 %.
00:10:52Nous n'avons supprimé aucune des dépenses éligibles existantes
00:10:56et nous maintenons le taux actuel
00:10:58pour les dépenses concourant
00:11:00à la transition écologique
00:11:02et les investissements devoiris,
00:11:05outils majeurs d'aménagement du territoire.
00:11:08Je sais les inquiétudes que cette proposition suscite.
00:11:11Je l'ai entendu à l'Inquerque,
00:11:14au Congrès des Intercôtes de France,
00:11:16ou à Reims,
00:11:17au Congrès des départements de France.
00:11:19Les préoccupations sont justes.
00:11:21Les élus ont besoin de pouvoir compter
00:11:23sur des règles suffisamment stables
00:11:25pour préparer leurs projets,
00:11:27leurs plans de financement.
00:11:28C'est pourquoi nous maintenons en parallèle
00:11:31les principaux instruments de soutien
00:11:33à l'investissement.
00:11:35Une DETR manue à 1 milliard d'euros,
00:11:37420 millions d'euros,
00:11:39donc une augmentation significative
00:11:41pour la DECIL,
00:11:42et 1 milliard pour le Fonds vert,
00:11:44dont la moitié sera consacrée
00:11:47à l'adaptation climatique.
00:11:48Nous confortons également
00:11:50les moyens de fonctionnement
00:11:51des collectivités,
00:11:52avec 150 millions d'euros
00:11:54pour la DGF,
00:11:56et un nouvel effort de péréquation
00:11:58en faveur des territoires ruraux,
00:12:01mais aussi des territoires urbains.
00:12:03Nous proposons une dotation inédite
00:12:07que nous appelons dotation de ressources
00:12:09durables pour 50 millions d'euros
00:12:12pour des communes contributives
00:12:15à l'adaptation climatique,
00:12:16à la souveraineté alimentaire,
00:12:19à la production de la ressource
00:12:21en eau et en énergie renouvelable.
00:12:23Cette dotation bénéficiera
00:12:25à plus de 9 000 communes,
00:12:27et je crois que c'est une initiation
00:12:29de la réforme de la DGF
00:12:31que nous introduisons ainsi.
00:12:33Mais la capacité d'agir des collectivités
00:12:36ne dépend pas simplement
00:12:37de leurs moyens financiers.
00:12:39Cela suppose qu'elles puissent aussi
00:12:42s'appuyer sur une ingénierie,
00:12:43vous en parlez très souvent,
00:12:45pour faire émerger des projets,
00:12:48garantir l'accès aux services essentiels.
00:12:50Comme vous l'avez noté,
00:12:52nous poursuivons notre engagement
00:12:54à travers les grands programmes
00:12:56de la NCT,
00:12:57Action Cœur de Ville,
00:12:58Petite Ville de Demain,
00:12:59Village d'Affnir,
00:13:01que nous renforçons
00:13:02avec 50 chefs de projets supplémentaires
00:13:04pour les petites villes de demain.
00:13:06Ces programmes ont fait leur preuve
00:13:09parce qu'ils partent des besoins
00:13:10des territoires
00:13:10et accompagnent les élus
00:13:12dans la réalisation concrète des projets.
00:13:15C'est aussi le sens de notre engagement
00:13:18en faveur de France Service.
00:13:19L'objectif annoncé de 3 000 francs services
00:13:23en 2027 sera tenu
00:13:25et un financement porté
00:13:27à 50 000 euros par structure
00:13:29est proposé en 2027.
00:13:32Cette exigence d'efficacité de nos dépenses
00:13:35doit nous conduire à aller plus loin
00:13:37que le seul soutien budgétaire.
00:13:39Elle doit également nous conduire
00:13:41à mieux organiser les compétences,
00:13:43à simplifier les procédures.
00:13:45Je rappelle par ailleurs
00:13:46que dans la suite du rapport
00:13:48de Boris Ravignon,
00:13:50146 mesures de simplification
00:13:53prises depuis un an
00:13:54se traduisent déjà
00:13:56par des économies
00:13:57de l'ordre de 115 millions d'euros
00:13:59pour les collectivités.
00:14:01Et nous souhaitons aussi réduire
00:14:03les coûts de l'enchevêtrement
00:14:04de notre action publique.
00:14:06C'était le sens du projet de loi
00:14:08État local
00:14:10qui visait à faire
00:14:11du préfet du département
00:14:13un ensemblier des services
00:14:15et agences de l'État.
00:14:17Je regrette que ce texte
00:14:18n'ait pas prospéré.
00:14:20Mesdames et Messieurs les députés,
00:14:22je voudrais insister
00:14:24sur la manière
00:14:24dont la copie a été préparée.
00:14:26Le gouvernement a fait des choix.
00:14:28C'est son rôle et son devoir.
00:14:30Il en assume la cohérence
00:14:31et l'équilibre financier.
00:14:33Mais je sais qu'un texte
00:14:35gagne à discuter et amender,
00:14:38c'est le respect du rôle des assemblées.
00:14:40C'est pourquoi depuis plusieurs semaines,
00:14:42nous avons engagé
00:14:43avec les associations
00:14:44d'élus locaux
00:14:45un dialogue.
00:14:47Ce dialogue a commencé
00:14:48à produire des résultats.
00:14:50Je pense d'abord
00:14:50à la rénovation
00:14:51du bâtisse scolaire
00:14:52pour s'adapter
00:14:53à l'enjeu climatique.
00:14:55Il y a des amendements
00:14:56qui proposeront
00:14:57que les rénovations
00:14:58du bâtisse scolaire
00:14:59bénéficient du taux de TVA maintenu.
00:15:02Nous y mettrons
00:15:02un avis favorable.
00:15:04Le gouvernement
00:15:05tiendra donc sa parole.
00:15:07Je pense également
00:15:08au département
00:15:09dont la situation
00:15:10est très spécifique
00:15:11et parfois fragile.
00:15:12Nous avons prévu
00:15:14un fonds de soutien
00:15:15de 100 millions d'euros
00:15:16pour les plus fragiles.
00:15:18Mais nous sommes prêts
00:15:19à travailler
00:15:20sur son montant
00:15:21et ses modalités
00:15:23pour répondre
00:15:24de manière
00:15:25plus pertinente
00:15:26aux difficultés structurelles
00:15:28de certains départements.
00:15:29Nous souhaitons aussi
00:15:31avancer
00:15:31sur le financement
00:15:32de l'autonomie
00:15:33et enfin aller au bout
00:15:34de la décentralisation
00:15:35en corrélant
00:15:36les compétences
00:15:38et les ressources.
00:15:39C'est pourquoi
00:15:39il est prévu
00:15:40dans le PLFSS
00:15:42une attribution
00:15:43d'une part
00:15:43de CSG
00:15:44au département.
00:15:46Nous proposons
00:15:47d'ajouter
00:15:48100 millions supplémentaires
00:15:50portant ainsi
00:15:50cette enveloppe
00:15:51à 400 millions d'euros.
00:15:52C'est une étape
00:15:54importante
00:15:54et attendue
00:15:56par les départements
00:15:57pour un financement
00:15:58des solidarités nationales.
00:16:00Enfin,
00:16:01nous avons entendu
00:16:02les difficultés
00:16:03conséquentes
00:16:04provoquées
00:16:05par les retards
00:16:06de recouvrement
00:16:07de la taxe
00:16:08d'aménagement
00:16:08depuis la modification
00:16:11à la fois
00:16:12du fait générateur
00:16:14mais aussi
00:16:14de son mode de gestion.
00:16:15Je le dis ici
00:16:17très tranquillement,
00:16:18il n'est pas normal
00:16:19que des collectivités
00:16:21supportent
00:16:21les conséquences
00:16:23du dysfonctionnement
00:16:24administratif
00:16:25sur des recettes
00:16:26qui leur reviennent.
00:16:27Nous travaillons
00:16:28avec David Amiel
00:16:29que je remercie
00:16:30sur la création
00:16:31d'un fonds d'avance
00:16:32pour sécuriser
00:16:33et liquider
00:16:34le versement
00:16:35de ces ressources
00:16:36et résorber
00:16:38dès 2027
00:16:39les retards accumulés.
00:16:41Ces évolutions
00:16:42ne règlent pas
00:16:43toutes les difficultés
00:16:44mais elles montrent
00:16:45que le gouvernement
00:16:45est ouvert
00:16:46à la discussion
00:16:47et à des ajustements.
00:16:49Je souhaite donc
00:16:50que le travail
00:16:51de votre Assemblée
00:16:52nous permette
00:16:52de poursuivre
00:16:53dans cette voie.
00:16:54Nous avons
00:16:55une exigence
00:16:57commune
00:16:57de redressement
00:16:58des comptes publics.
00:16:59Le déficit
00:17:00n'est pas celui
00:17:00de l'État.
00:17:01Le déficit
00:17:02est celui
00:17:03de la nation.
00:17:04Et je le dis
00:17:04très calmement,
00:17:05je n'ai entendu
00:17:07personne manifester
00:17:09quand le gouvernement
00:17:11a décidé
00:17:11au moment
00:17:12de la Covid
00:17:12de venir
00:17:13en soutien
00:17:14aux entreprises
00:17:15menacées
00:17:17de fermeture
00:17:17et aux salariés
00:17:18menacés
00:17:19de chômage.
00:17:20Je n'ai entendu
00:17:21personne
00:17:21s'indigner
00:17:22quand le gouvernement
00:17:24a créé
00:17:26une protection
00:17:28pour un bouclier
00:17:29énergétique
00:17:30au moment
00:17:31de la crise
00:17:31de l'énergie
00:17:32suite à la guerre
00:17:33de l'Ukraine.
00:17:34Il nous appartient
00:17:35de rechercher
00:17:36ensemble
00:17:37les plus justes
00:17:38et les plus soutenables.
00:17:39Et je voudrais
00:17:40pour terminer
00:17:41revenir à la perspective
00:17:42que nous avons
00:17:43ouverte
00:17:44avec la mission
00:17:44parlementaire
00:17:45sur les finances
00:17:46locales.
00:17:47Nous avons
00:17:48à la fois
00:17:48un budget
00:17:49à présenter
00:17:50car nul
00:17:51ne peut imaginer
00:17:52une élection
00:17:52présidentielle
00:17:53qui se déroulerait
00:17:55sans budget.
00:17:56Nous avons commencé
00:17:57à tirer
00:17:58les enseignements
00:17:59de la mission
00:17:59parlementaire.
00:18:01Il nous faut
00:18:02redonner
00:18:02aux collectivités
00:18:04de la prévisibilité.
00:18:06Ce n'est pas
00:18:07une manière
00:18:07satisfaisante
00:18:08de conduire
00:18:08l'action publique
00:18:09que de laisser
00:18:10certaines collectivités
00:18:12attendre le mois
00:18:12d'avril
00:18:13pour connaître
00:18:14les dotations
00:18:15qui seront les leurs.
00:18:16Il nous faut aussi
00:18:17retrouver un dialogue
00:18:18financier plus régulier.
00:18:21C'est une condition
00:18:22de bonne gestion
00:18:23de nos finances
00:18:24publiques.
00:18:25La situation politique
00:18:26est ce qu'elle est.
00:18:28Les collectivités
00:18:29attendent de nous
00:18:30moins de grandes promesses
00:18:32que des règles
00:18:32plus stables,
00:18:34des décisions
00:18:34compréhensibles
00:18:35et des engagements
00:18:36qui soient tenus.
00:18:38Ne pas pouvoir
00:18:39tout faire
00:18:39aujourd'hui
00:18:40ne doit pas
00:18:41devenir une raison
00:18:42pour ne rien commencer.
00:18:44Ce budget
00:18:44est une proposition
00:18:45de responsabilité.
00:18:47Il demande un effort
00:18:48mais il préserve
00:18:49des moyens essentiels
00:18:51et commence
00:18:51à initier
00:18:52des mécanismes
00:18:53que nous devrons
00:18:54prendre en compte
00:18:54pour la réforme
00:18:55des finances locales.
00:18:57Je souhaite,
00:18:58mesdames et messieurs
00:18:59les députés,
00:19:00je ne doute pas
00:19:00que ce sera le cas,
00:19:02que le travail
00:19:03de votre Assemblée
00:19:04nous permette
00:19:04d'aller plus loin
00:19:05dans le respect
00:19:06de l'équilibre
00:19:07proposé par le gouvernement.
00:19:08Je vous remercie.
00:19:15Je vous remercie,
00:19:16madame la ministre.
00:19:17La parole est à monsieur
00:19:18David Amiel,
00:19:19ministre de l'Action
00:19:19et des Comptes publics.
00:19:23Merci,
00:19:24madame la présidente,
00:19:26madame la ministre,
00:19:27monsieur le président
00:19:28de la Commission
00:19:28des finances,
00:19:30monsieur le rapporteur général,
00:19:31monsieur le rapporteur spécial,
00:19:33mesdames et messieurs
00:19:34les députés,
00:19:35évidemment,
00:19:36permettez-moi
00:19:36à mon tour
00:19:37et après la ministre
00:19:38Françoise Gattel
00:19:39d'avoir un mot
00:19:40pour tous les élus locaux
00:19:42et pour tous les agents
00:19:43de la fonction publique
00:19:44territoriale
00:19:45qui ont été
00:19:46en première ligne
00:19:47encore une fois
00:19:48ce week-end
00:19:49face à toutes les violences
00:19:50comme ils sont
00:19:51en première ligne
00:19:52de tous les troubles
00:19:54de la société
00:19:55et il était évidemment
00:19:57important
00:19:58non seulement
00:19:58de le souligner
00:19:59au début de ce débat
00:20:01mais aussi
00:20:02de rappeler
00:20:02ce que Françoise Gattel
00:20:04a fait à l'instant,
00:20:05l'engagement
00:20:06du gouvernement
00:20:07pour accompagner
00:20:07la reconstruction
00:20:08là où c'est
00:20:10nécessaire.
00:20:12Pour venir au cœur
00:20:13des articles
00:20:14qui seront examinés
00:20:15aujourd'hui,
00:20:16l'effort de redressement
00:20:18des comptes publics,
00:20:19vous le savez,
00:20:19que nous prévoyons
00:20:20dans ce projet
00:20:20de loi de finances,
00:20:21est important.
00:20:23En ce qui concerne
00:20:24les collectivités locales
00:20:25et leurs contributions,
00:20:26nous avons suivi
00:20:27deux principes,
00:20:28la proportionnalité
00:20:29et la justice.
00:20:31La proportionnalité,
00:20:33c'est celui
00:20:34de l'effort
00:20:34entre ce qui est
00:20:36consenti
00:20:37par l'État
00:20:37et ce qui est
00:20:38demandé
00:20:39aux collectivités
00:20:39locales,
00:20:40car ce que nous
00:20:41demandons
00:20:42aux collectivités
00:20:42impose à l'État
00:20:44d'être exemplaire.
00:20:45J'y reviendrai
00:20:46dans un instant.
00:20:48Le deuxième principe,
00:20:50c'est la justice.
00:20:51Et donc,
00:20:52ça implique
00:20:52que l'effort
00:20:53soit justement
00:20:54réparti,
00:20:54non seulement
00:20:55entre les différentes
00:20:56strates des collectivités,
00:20:57mais évidemment
00:20:57au sein
00:20:58de chacune des strates.
00:21:00Proportionnalité,
00:21:01donc,
00:21:01d'abord,
00:21:02pour les collectivités
00:21:03locales,
00:21:03nous demandons
00:21:04une limitation
00:21:04de la hausse
00:21:05des dépenses
00:21:06de fonctionnement
00:21:07à hauteur
00:21:07de l'inflation.
00:21:08Nous demandons
00:21:09donc aux collectivités
00:21:10un effort moindre
00:21:12que celui
00:21:13que l'État
00:21:13s'impose
00:21:14à lui-même,
00:21:15puisque,
00:21:16en ce qui concerne
00:21:16l'État,
00:21:17les crédits
00:21:18des ministères
00:21:19en valeur
00:21:21seront gelés
00:21:22par rapport
00:21:23à l'année dernière
00:21:25hors
00:21:25effort
00:21:26de défense.
00:21:28Il est vrai,
00:21:28et ça a été rappelé
00:21:29à l'instant
00:21:30par la ministre,
00:21:31que les collectivités
00:21:32ne représentent
00:21:32qu'une faible part
00:21:33de la dette publique,
00:21:35à peu près 8%
00:21:36en 2025.
00:21:37Mais comme l'a rappelé
00:21:39également Françoise Guettel,
00:21:40notre destin
00:21:41est commun.
00:21:42En 2025,
00:21:43les transferts financiers
00:21:44de l'État
00:21:44vers les collectivités
00:21:45représentaient
00:21:47156 milliards d'euros,
00:21:48soit 57%
00:21:49de leurs recettes.
00:21:51Près d'un quart
00:21:51des recettes de TVA
00:21:52reviennent
00:21:53aux collectivités,
00:21:54et quand les temps
00:21:55sont durs,
00:21:56la solidarité nationale
00:21:58joue.
00:21:58C'est l'État
00:21:59qui est venu
00:22:00prendre en charge
00:22:00les dépenses
00:22:01de soutien
00:22:01liées à la crise
00:22:02sanitaire du Covid,
00:22:03d'aider les collectivités
00:22:05pendant la crise énergétique
00:22:06de 2022-2023,
00:22:08comme il était intervenu
00:22:09en 2014,
00:22:10pour accompagner
00:22:11celles qui avaient
00:22:12été victimes
00:22:13des emprunts toxiques.
00:22:14Ces données
00:22:15d'ensemble
00:22:16ne disent
00:22:17cependant pas
00:22:17ce que chaque
00:22:18collectivité
00:22:19peut supporter.
00:22:20C'est pourquoi,
00:22:22parce que nous
00:22:23voulons être justes,
00:22:24l'effort ne peut pas
00:22:25être concentré
00:22:25de manière disproportionnée
00:22:26sur certaines collectivités,
00:22:28ce qui a pu être le cas,
00:22:29disons-le franchement,
00:22:31cette année,
00:22:32à l'issue notamment
00:22:33de la navette
00:22:34parlementaire.
00:22:36La mission
00:22:37que nous avons
00:22:37confiée
00:22:38aux députés
00:22:39Christine Pires-Baune,
00:22:40Jean-René Cazeneuve
00:22:41et à la sématrice
00:22:42Sylvie Vermeillet,
00:22:43que je remercie vivement
00:22:44pour leur travail
00:22:45et dont je précise
00:22:46à leur place
00:22:47qu'ils ne vaut
00:22:47évidemment pas
00:22:48approbation
00:22:49de la copie
00:22:50gouvernementale,
00:22:51il ne s'agit pas ici
00:22:52de les compromettre,
00:22:53mais ça a permis
00:22:54de faire converger
00:22:55des sensibilités
00:22:57différentes
00:22:58sur les vecteurs
00:22:59d'un effort différencié
00:23:00selon la situation
00:23:02financière
00:23:03de chacune
00:23:03des collectivités,
00:23:04parce que derrière
00:23:05les moyennes nationales,
00:23:07les écarts de richesse
00:23:08sont considérables.
00:23:09Il ne s'agit pas seulement
00:23:11de quelques collectivités
00:23:12exceptionnellement riches
00:23:13ou exceptionnellement pauvres.
00:23:15Même en retirant
00:23:16les 10%
00:23:17d'intercommunalités
00:23:18les plus riches
00:23:19et les 10%
00:23:20des plus pauvres,
00:23:21le potentiel financier
00:23:23varie encore presque
00:23:23du simple double
00:23:24parmi les communautés
00:23:26de communes
00:23:26de moins de 10 000 habitants.
00:23:30Nous proposons donc
00:23:31d'instaurer
00:23:32une contribution progressive
00:23:33à l'équilibre budgétaire.
00:23:35Environ 40%
00:23:36des collectivités
00:23:37y contribueront.
00:23:38Les collectivités
00:23:39les plus fragiles
00:23:40financièrement
00:23:40et notamment
00:23:41beaucoup de communes rurales
00:23:42seront protégées.
00:23:44L'effort demandé
00:23:45aux collectivités
00:23:46sera adapté.
00:23:47Deux chiffres
00:23:48en témoignent.
00:23:49Les 10%
00:23:50des EPCI
00:23:50les plus riches
00:23:51porteront 50%
00:23:52de la contribution
00:23:54progressive
00:23:55à l'équilibre budgétaire
00:23:56intercommunale.
00:23:57A l'inverse,
00:23:58les communes
00:23:59de moins de 5 000 habitants
00:24:00représenteront
00:24:01seulement 20%
00:24:02de la CPED
00:24:04des communes.
00:24:05J'ai vu
00:24:06dans les amendements
00:24:07déposés
00:24:07que certains d'entre vous
00:24:08proposaient
00:24:09d'exonérer
00:24:10de contributions
00:24:10toutes les communes
00:24:11de moins de 500 habitants.
00:24:13D'autres proposent
00:24:14de remplacer
00:24:15les critères
00:24:15de potentiel fiscal
00:24:16des communes
00:24:17par des critères
00:24:17de charge.
00:24:18Nous sommes prêts
00:24:19à examiner
00:24:20avec vous
00:24:21les critères
00:24:22qui permettront
00:24:22au mieux
00:24:23de l'apprécier.
00:24:23Comme je l'ai dit
00:24:24à d'autres occasions,
00:24:26nous devons
00:24:27tenir bon
00:24:28collectivement
00:24:29sur le combien,
00:24:30c'est-à-dire
00:24:31l'effort budgétaire
00:24:32global
00:24:32condition de la maîtrise
00:24:33de nos déficits
00:24:34publics,
00:24:35mais nous pouvons
00:24:37et nous devons
00:24:37assurément discuter
00:24:39du comment,
00:24:40c'est-à-dire
00:24:40des mesures
00:24:40qui permettent
00:24:41de l'atteindre.
00:24:43Concernant
00:24:44les départements,
00:24:45je sais
00:24:46que leur situation
00:24:47est souvent précaire.
00:24:48leur épargne brute
00:24:49avait baissé
00:24:49d'un tiers
00:24:50en 2024,
00:24:52elle a augmenté
00:24:52d'un tiers
00:24:53en 2025,
00:24:55mais les différences
00:24:55de situation
00:24:56restent considérables.
00:24:58L'activité
00:24:58du marché immobilier
00:24:59qui détermine
00:25:00les recettes
00:25:01des DMTO
00:25:01n'est pas la même
00:25:03partout.
00:25:03Les besoins
00:25:04de solidarité
00:25:05diffèrent aussi
00:25:06profondément
00:25:06d'un territoire
00:25:07à l'autre
00:25:07et c'est la raison
00:25:08pour laquelle
00:25:09nous proposons
00:25:10d'exonérer
00:25:1040% des départements
00:25:11dont l'indice
00:25:12de fragilité sociale
00:25:14est le plus élevé
00:25:16de la CPEB.
00:25:19Enfin,
00:25:20j'entends aussi
00:25:21les débats
00:25:21que nous avons
00:25:22commencé à avoir
00:25:23et que vous avez pu avoir
00:25:25lors de l'examen
00:25:26en commission.
00:25:28Je veux répondre
00:25:29sur deux points.
00:25:30Oui,
00:25:31le projet de loi de finances
00:25:32propose le verdissement
00:25:33du FCTVA
00:25:34en diminuant
00:25:35le taux
00:25:35des dépenses
00:25:36non vertes.
00:25:37Mesdames et messieurs,
00:25:38les députés,
00:25:39est-ce normal
00:25:40que l'État finance
00:25:4116% des investissements
00:25:42de l'ensemble
00:25:43des collectivités
00:25:44quels que soient
00:25:45les investissements
00:25:45et quelle que soit
00:25:46leur situation.
00:25:48Nous avons fait
00:25:48donc le choix
00:25:49de préserver
00:25:50les dotations
00:25:50d'investissement
00:25:51pour les territoires
00:25:52les plus fragiles
00:25:52avec notamment
00:25:53la dotation
00:25:54d'équipements
00:25:55pour les territoires
00:25:55ruraux
00:25:56maintenus
00:25:57à 1 milliard d'euros,
00:25:58l'augmentation
00:25:59de 200 millions
00:26:01de la décile
00:26:01afin de préserver
00:26:02les capacités
00:26:03de soutien
00:26:04de l'État
00:26:05là où l'effet de levier
00:26:06est le plus grand.
00:26:07Cela doit permettre
00:26:08de maintenir
00:26:08l'investissement public
00:26:09local
00:26:10si nécessaire
00:26:11à la vitalité
00:26:12économique du pays.
00:26:13Je l'ai dit,
00:26:14le débat
00:26:15sur les modalités
00:26:15de l'effort
00:26:16est ouvert.
00:26:17Mais je veux rappeler
00:26:18une nouvelle fois
00:26:19que le quantum
00:26:20de l'effort
00:26:20lui est impératif.
00:26:22Vous connaissez
00:26:23la situation financière
00:26:24du pays,
00:26:25elle nous oblige.
00:26:27Enfin,
00:26:28à mon tour,
00:26:29je voudrais revenir
00:26:30sur les difficultés
00:26:31rencontrées
00:26:31par certaines collectivités
00:26:33dans la perception
00:26:34de la taxe
00:26:34d'aménagement
00:26:35ces dernières années.
00:26:37Nous ferons
00:26:38toute la transparence
00:26:39sur les conséquences
00:26:40de la réforme
00:26:41de transfert
00:26:42de gestion,
00:26:43notamment sur les délais
00:26:44de recouvrement
00:26:44et de reversement
00:26:45des recettes
00:26:46aux collectivités.
00:26:47Et je veux être très clair
00:26:48devant vous
00:26:49et devant les représentants
00:26:51des collectivités
00:26:52qui nous écoutent.
00:26:53Les collectivités
00:26:54ne doivent pas subir
00:26:55de difficultés
00:26:57de trésorerie
00:26:57du fait de décalage
00:26:59dans la perception
00:26:59de recettes
00:27:00qui leur reviennent.
00:27:01C'est pourquoi,
00:27:02si des stocks
00:27:03de recettes
00:27:04restant à recouvrer
00:27:05venaient à persister
00:27:06en fin d'année,
00:27:07nous mettrons en place
00:27:08un mécanisme d'avance
00:27:09pour préserver la trésorerie
00:27:11des collectivités concernées.
00:27:12Et en ce qui concerne
00:27:14la date d'exigibilité
00:27:16de la taxe d'aménagement,
00:27:17j'ai demandé
00:27:17à la Direction générale
00:27:19des finances publiques
00:27:19de nous indiquer
00:27:21précisément
00:27:22les conséquences
00:27:23d'un retour
00:27:24au schéma
00:27:24de gestion intérieure,
00:27:26ses avantages
00:27:26et ses inconvénients,
00:27:28pour que nous puissions avoir
00:27:29dans le cadre
00:27:30de la navette parlementaire
00:27:31un débat transparent,
00:27:34sans tabou,
00:27:35mesurant là aussi
00:27:36les avantages
00:27:37et les inconvénients
00:27:38des différentes dates
00:27:40d'exigibilité.
00:27:42Et ces éléments
00:27:43seront évidemment
00:27:44transmis
00:27:44aux associations d'élus
00:27:46dès le mois de novembre.
00:27:48J'espère donc
00:27:48que nous pourrons avoir
00:27:49dans les heures
00:27:50et je dirais même
00:27:51dans les jours qui viennent
00:27:52un débat fructueux
00:27:54et responsable.
00:27:55Je vous remercie.
00:27:58Je vous remercie.
00:28:00La parole est à
00:28:01M. Philippe Juvin,
00:28:02rapporteur général
00:28:02de la Commission des finances
00:28:03de l'économie générale
00:28:04et du contrôle budgétaire.
00:28:14Madame la Présidente,
00:28:16Madame la Ministre,
00:28:17Monsieur le Ministre,
00:28:18Monsieur le Président
00:28:18de la Commission,
00:28:19mes chers collègues,
00:28:21ce débat se tient
00:28:22dans un climat
00:28:23un peu particulier
00:28:23après un week-end
00:28:24de manifestations
00:28:25et de pillages
00:28:26et je veux d'abord
00:28:28avoir une pensée particulière
00:28:29pour les maires
00:28:30et le demi-million
00:28:31de conseillers municipaux bénévoles
00:28:33qui forment la colonne
00:28:34vertébrale de la République.
00:28:36Avec une mention évidente
00:28:37pour Limoges,
00:28:38son courageux maire
00:28:39Guillaume Guérin
00:28:40et ses conseillers municipaux,
00:28:42en votre nom,
00:28:43je pense pouvoir dire
00:28:44à tous ses élus
00:28:45une chose assez simple,
00:28:47vous n'êtes pas seul.
00:28:49Et quant aux dégâts
00:28:50de ce week-end,
00:28:51le remboursement
00:28:51de ce qui a été cassé
00:28:52doit l'être par les casseurs
00:28:54et pas par les collectivités
00:28:56et pas par l'État.
00:28:57Et d'ailleurs,
00:28:58peu importe
00:28:58si certains doivent payer
00:28:59toute leur vie,
00:29:00ce n'est pas aux gens honnêtes
00:29:01de payer la facture.
00:29:03D'ailleurs,
00:29:04M. le ministre,
00:29:05Mme le ministre,
00:29:05l'année dernière,
00:29:06il y avait eu un mécanisme
00:29:07d'indemnisation
00:29:08des dégâts des meutes
00:29:09qui avaient été adoptés.
00:29:11Je crois que nous attendons
00:29:12toujours la publication
00:29:13des décrets d'application.
00:29:15Je pense qu'il faut agir,
00:29:16ne plus perdre de temps.
00:29:18Maintenant,
00:29:18la situation
00:29:19des finances publiques locales.
00:29:21Premier point,
00:29:22la dépense locale,
00:29:23c'est 20%
00:29:24de la dépense publique
00:29:26et la masse salariale
00:29:27des collectivités,
00:29:28c'est 26%
00:29:28de la masse salariale publique.
00:29:30En 2026,
00:29:32les dépenses
00:29:33et les recettes
00:29:34réelles de fonctionnement
00:29:35devraient progresser
00:29:35de 2,1% à 2,2%.
00:29:37On peut espérer
00:29:38une croissance modérée
00:29:40de l'épargne brut
00:29:42des collectivités,
00:29:43mais cela ne concerne pas
00:29:44les intercommunalités
00:29:46et ce sera
00:29:47de toute façon
00:29:48à des niveaux
00:29:48très différents
00:29:49selon les strates.
00:29:50La loi de finances
00:29:52demande un effort.
00:29:535,4 milliards d'euros
00:29:55aux collectivités territoriales
00:29:56en 2027,
00:29:57c'est beaucoup
00:29:58et c'est bien plus
00:29:59qu'au cours
00:30:00des deux exercices précédents
00:30:01et cela interroge
00:30:04et dans son montant
00:30:05et dans la nature
00:30:06des outils
00:30:06qui vont être mobilisés.
00:30:08Mais compte tenu
00:30:09de la situation du pays,
00:30:10chacun doit contribuer
00:30:11aux efforts de rentressement.
00:30:13C'est valable
00:30:14pour les collectivités
00:30:15comme ça devrait l'être
00:30:16d'ailleurs pour l'État
00:30:17ou les dépenses sociales.
00:30:19Deuxièmement,
00:30:20je veux rappeler
00:30:20une évidence,
00:30:21les collectivités territoriales
00:30:23votent leur budget
00:30:24à l'équilibre.
00:30:25Le seul déficit
00:30:26qu'elles tolèrent
00:30:27c'est pour leurs investissements
00:30:28et l'État
00:30:30avant de leur faire
00:30:30la leçon
00:30:31devrait s'en inspirer.
00:30:32Lui qui finance
00:30:33par l'emprunt
00:30:34son fonctionnement quotidien.
00:30:37Troisièmement,
00:30:37mais soyons honnêtes
00:30:38jusqu'au bout,
00:30:39si les collectivités
00:30:40parviennent à voter
00:30:41un budget à l'équilibre
00:30:41c'est aussi parce que
00:30:42l'État
00:30:42leur transfère
00:30:44156 milliards
00:30:45sur les 5%
00:30:46de déficit en 2027,
00:30:481,8%
00:30:49sont liés au transfert
00:30:50aux collectivités territoriales.
00:30:52Quatrièmement,
00:30:53nous devons absolument
00:30:54préserver une chose,
00:30:56le respect des engagements,
00:30:57l'exigence
00:30:58de prévisibilité
00:31:00et de stabilité.
00:31:01Or,
00:31:02très clairement,
00:31:02certaines dispositions
00:31:03du projet
00:31:04y contreviennent
00:31:04frontalement
00:31:05comme la baisse
00:31:06rétroactive
00:31:06du FCTVA
00:31:07qui s'applique
00:31:08à des décisions
00:31:09déjà précises.
00:31:11Alors,
00:31:11vous l'avez évoqué,
00:31:12Madame la Ministre,
00:31:13quel devrait être
00:31:14le bon budget
00:31:15des collectivités territoriales ?
00:31:16Eh bien,
00:31:16donner aux collectivités
00:31:18territoriales
00:31:18leur autonomie financière.
00:31:20Pourquoi ça n'a jamais été fait ?
00:31:21Pourquoi même
00:31:21on a fait le contraire ?
00:31:23Parce que toutes les lois
00:31:24de décentralisation
00:31:25de ces dernières années
00:31:25sont en réalité
00:31:26des lois de recentralisation
00:31:28qui,
00:31:29la plupart du temps,
00:31:30ont renforcé
00:31:30la part des transferts
00:31:32de l'État
00:31:32dans le budget
00:31:33des collectivités.
00:31:33On a supprimé
00:31:35la taxe d'habitation,
00:31:36la CVAE
00:31:36et l'État
00:31:38a compensé.
00:31:39Conséquence,
00:31:40non seulement
00:31:41les collectivités
00:31:42pilotent de moins en moins
00:31:43leurs recettes,
00:31:44mais en plus,
00:31:44quand l'État
00:31:45est impécunieux,
00:31:45ils ne compensent plus.
00:31:47Regardez les départements.
00:31:48Ils ne pilotent
00:31:48ni leurs recettes
00:31:49ni leurs dépenses.
00:31:51Zéro autonomie,
00:31:52zéro marge de manœuvre.
00:31:53Moi,
00:31:54j'ai toujours pensé
00:31:54que l'argent
00:31:55était mieux dépensé
00:31:56par un maire
00:31:58soumis aux critiques
00:31:59de ses habitants
00:32:00que par un bureaucrate
00:32:01isolé
00:32:01dans la soupance
00:32:02de son ministère
00:32:03qui ne verra jamais
00:32:04quelqu'un
00:32:04qui lui demandera
00:32:05des comptes
00:32:05pour avoir financé
00:32:06un rond-point
00:32:07qui ne sert à rien.
00:32:08Alors,
00:32:08comment on fait ?
00:32:10Tout refondé,
00:32:11on donne à chaque strat
00:32:12un impôt sur les habitants
00:32:13pour qu'elle ait intérêt
00:32:14à accueillir des habitants,
00:32:15un impôt sur les entreprises
00:32:16pour qu'elle ait intérêt
00:32:17à accueillir des entreprises
00:32:19et là-dessus,
00:32:19on organise
00:32:20la péréquation entre elles
00:32:21et on supprime
00:32:22les défenses phares de l'État.
00:32:24Ainsi,
00:32:24vous responsabilisez
00:32:25les collectivités,
00:32:26vous baissez
00:32:27le déficit de l'État
00:32:28et puis vous rétablissez
00:32:30le lien fiscal
00:32:31entre les contribuables
00:32:32et les collectivités
00:32:33qui sont les pourvoyeuses
00:32:34de services publics locaux.
00:32:36Enfin,
00:32:36un mot du millefeuille territorial,
00:32:37vous l'avez évoqué,
00:32:38Madame la Ministre,
00:32:39le rapport Ravignon
00:32:40évalue à 7,4 milliards d'euros
00:32:42le coût de l'enchevêtrement
00:32:44entre l'État
00:32:44et les collectivités,
00:32:46il faut faire maigrir
00:32:47le millefeuille territorial,
00:32:49il faut arrêter de dire
00:32:50qu'on va le faire maigrir,
00:32:51il faut le faire maigrir.
00:32:52L'exercice,
00:32:53mes chers collègues,
00:32:54va être extrêmement difficile.
00:32:56D'un côté,
00:32:57les collectivités
00:32:57doivent faire un effort
00:32:58qui sera accepté
00:32:59s'il est juste,
00:33:00crédible et partagé
00:33:02et de l'autre,
00:33:03nous devons préserver
00:33:04les collectivités.
00:33:05Elles constituent
00:33:06des pôles d'humanité
00:33:07face aux difficultés de la vie
00:33:08et des pôles de stabilité
00:33:10face aux grands bouleversements.
00:33:12C'est à cet équilibre subtil
00:33:15que nous allons devoir
00:33:17parvenir collectivement.
00:33:22Je vous remercie.
00:33:24La parole est à M. Emmanuel Mandon,
00:33:26rapporteur spécial
00:33:27de la Commission des finances
00:33:28de l'économie générale
00:33:29et du contrôle budgétaire.
00:33:32Merci, Mme la Présidente,
00:33:36Mme la Ministre,
00:33:38M. le Ministre,
00:33:40M. le Président
00:33:41de la Commission des finances,
00:33:42M. le rapporteur général
00:33:44du budget,
00:33:45mes chers collègues,
00:33:47au lendemain du week-end
00:33:50particulièrement dramatique
00:33:51que nous venons de connaître,
00:33:53nous devons, bien sûr,
00:33:55avoir une pensée particulière
00:33:56pour toutes les villes
00:34:01qui ont été frappées.
00:34:03Je pense à leurs élus,
00:34:05aux commerçants,
00:34:05à tous les acteurs
00:34:06et à toutes les victimes
00:34:07de ces déferlements
00:34:08de violences inqualifiables.
00:34:12Ce débat sur les finances publiques locales,
00:34:15je voudrais en profiter
00:34:18pour, j'allais dire,
00:34:19exprimer des préoccupations de fond
00:34:21au regard notamment
00:34:23des dispositions
00:34:24du projet de loi de finances
00:34:262027,
00:34:28dans le contexte évidemment
00:34:30très contraint
00:34:30sur le plan financier
00:34:33et je voudrais souligner
00:34:34qu'il exige d'ailleurs
00:34:36un vrai esprit
00:34:37de responsabilité,
00:34:40ce qui suppose évidemment
00:34:41beaucoup de lisibilité
00:34:44et de la transparence.
00:34:46Reconnaissons que l'effort
00:34:48qui est demandé
00:34:49aux collectivités
00:34:51est très important,
00:34:53très lourd.
00:34:55En premier lieu,
00:34:56vous me permettrez
00:34:56de revenir sur l'état
00:34:58de la décentralisation française.
00:35:00Cet édifice absolument inachevé
00:35:04que plusieurs de ses dispositions
00:35:06paraissent cependant
00:35:07remettre en cause.
00:35:09Madame la ministre,
00:35:10vous avez heureusement parlé
00:35:12d'un état de coma dépassé
00:35:14et vous indiquez
00:35:16qu'un principe de proportionnalité
00:35:17de l'effort
00:35:21a guidé le gouvernement.
00:35:23Nous le comprenons.
00:35:26Mais puisqu'à nouveau,
00:35:28nous devons constater,
00:35:29au nom d'intentions vertueuses,
00:35:31que ce projet de loi
00:35:32propose cependant
00:35:33des mesures
00:35:34qui affectent
00:35:36l'autonomie fiscale
00:35:37des collectivités
00:35:39et des mesures
00:35:40qui font de plus en plus
00:35:42litière,
00:35:43sans avoir l'air d'y toucher,
00:35:44aux principes constitutionnels
00:35:46d'autonomie financière.
00:35:48Et là, je pose la question.
00:35:50Quand pourrons-nous sortir
00:35:52de l'ambiguïté ?
00:35:53Je serai, à titre personnel,
00:35:54d'ailleurs favorable
00:35:56à ce que nous avancions
00:35:57sur le travail
00:35:58de redéfinition
00:35:59de cette autonomie financière,
00:36:01comme l'ont proposé
00:36:02heureusement
00:36:03nos collègues
00:36:03Stéphane Delautrette,
00:36:05Christine Pias-Bohne
00:36:06ou Jean-René Cazeneuve,
00:36:09parmi tant d'autres.
00:36:11Par ailleurs,
00:36:12toutes les mesures
00:36:12d'atténuation
00:36:13qui nous sont proposées
00:36:14en second partie du PLF
00:36:15s'appuient
00:36:16sur le fameux couple
00:36:18maire-préfet
00:36:19et font une large place
00:36:21au pouvoir réglementaire.
00:36:22Alors, prenons l'article 86
00:36:24qui propose
00:36:26de rendre
00:36:26les départements
00:36:27éligibles en 2027
00:36:29aux dispositifs existants
00:36:30des subventions
00:36:31exceptionnelles.
00:36:32Il ne précise
00:36:33ni les critères
00:36:34d'éligibilité
00:36:35ni les critères
00:36:36de répartition
00:36:36de cet ersatz
00:36:38de fonds de sauvegarde.
00:36:41D'ailleurs,
00:36:41je signale
00:36:42que la circulaire
00:36:43qui contient actuellement
00:36:44ces indications
00:36:45n'est pas disponible
00:36:46en ligne.
00:36:47Ces dernières versions
00:36:48indiquent
00:36:48que ne sont éligibles
00:36:49à ces subventions,
00:36:50que les collectivités
00:36:51dont, je cite,
00:36:53le budget a été voté
00:36:54en déséquilibre,
00:36:55entraînant,
00:36:56toujours, je cite,
00:36:57une saisine
00:36:58de la Chambre régionale
00:36:59des comptes
00:36:59qui propose
00:37:00des mesures
00:37:00de redressement
00:37:01mises en œuvre
00:37:02par le préfet.
00:37:03Faudrait-il croire
00:37:04que l'article 86
00:37:05reviendrait attribuer
00:37:06une enveloppe
00:37:07de 100 millions d'euros
00:37:09au préfet
00:37:09pour négocier
00:37:10des plans de redressement
00:37:11avec des départements
00:37:11déficitaires ?
00:37:13L'article 87
00:37:14ne fait pas tellement mieux.
00:37:15Les attributions
00:37:17au titre du fonds de soutien
00:37:18à certaines communes
00:37:19à Quittan
00:37:19la contribution progressive
00:37:21des collectivités territoriales
00:37:23à l'effort budgétaire
00:37:24de l'article 37
00:37:26repose sur un critère
00:37:27d'éligibilité flou,
00:37:29la dégradation significative
00:37:31de leur situation financière
00:37:32au cours de l'année 2026.
00:37:34Le texte se borne
00:37:35ainsi à énoncer l'évidence
00:37:37que l'attribution du titre
00:37:38du fonds de soutien
00:37:39ne peut excéder
00:37:40le montant
00:37:40de la contribution
00:37:40théoriquement exigible.
00:37:42Alors,
00:37:42ces critères de répartition
00:37:43ne sont pas précisés,
00:37:44c'est sûr,
00:37:45et en d'autres termes,
00:37:46les préfets donc disposeraient
00:37:47d'une enveloppe nationale
00:37:48à répartir librement
00:37:50de communes fragilisées,
00:37:51sans que cette fragilité
00:37:52n'ait de lien
00:37:53avec le niveau
00:37:53de la CPEB
00:37:55exigible en 2027.
00:37:56Alors,
00:37:56en outre,
00:37:57le projet de loi de finances
00:37:58ne tient aucun compte
00:37:59du rôle essentiel
00:38:00des intercommunalités
00:38:01dont on ne soulignera
00:38:02pourtant jamais assez
00:38:03le rôle
00:38:04pour la cohésion
00:38:05et l'aménagement
00:38:05du territoire,
00:38:06le développement
00:38:07des bassins de vie,
00:38:09à la condition,
00:38:09bien sûr,
00:38:10que l'on encourage
00:38:10les coopérations
00:38:12plus que la concurrence
00:38:13entre ces bassins de vie.
00:38:15Alors,
00:38:15les intercommunalités
00:38:16portent,
00:38:16nous le savons déjà,
00:38:18un projet de résorption
00:38:20des fractures territoriales.
00:38:21C'est leur séance
00:38:24de la solidarité intercommunale.
00:38:25D'où mon inquiétude.
00:38:26Il ne me paraîtrait pas
00:38:28pertinent
00:38:28de faire porter
00:38:29excessivement
00:38:30un effort
00:38:31sur la contribution
00:38:32des intercommunalités
00:38:34en 2027.
00:38:35Alors,
00:38:35le PLF propose
00:38:36actuellement
00:38:36une contribution
00:38:37à 100%.
00:38:37Enfin,
00:38:38je constate
00:38:39que les acteurs publics
00:38:41peinent à fixer
00:38:42le schéma
00:38:42de financement définitif
00:38:43de la métropole
00:38:43du Grand Paris.
00:38:44Alors,
00:38:44cette prorogation
00:38:46fait débat.
00:38:47Où en sommes-nous ?
00:38:48Madame la ministre,
00:38:49vous appelez
00:38:50à la poursuite
00:38:50du dialogue,
00:38:51j'ai bien noté,
00:38:52avec les collectivités
00:38:53selon les différentes fracques,
00:38:54dans ce contexte
00:38:55très contraint,
00:38:55reconnaissant
00:38:56qu'il est difficile
00:38:57de renouer
00:38:58les fils du dialogue.
00:38:59Et je souhaite
00:39:00que ce débat ouvert
00:39:01puisse se poursuivre.
00:39:03Il nous faudra
00:39:03vous y nommer.
00:39:04Merci,
00:39:05Madame la Présidente.
00:39:06Je vous remercie.
00:39:09La parole est
00:39:10à M. Eric Coquere,
00:39:11le président
00:39:11de la Commission
00:39:11des finances
00:39:12de l'économie générale
00:39:13et du contrôle budgétaire.
00:39:18Madame la Présidente,
00:39:20Madame la Ministre,
00:39:21Monsieur le rapporteur,
00:39:22chers collègues,
00:39:23j'ai bien entendu
00:39:24votre réponse,
00:39:24Madame la Ministre,
00:39:25mais admettons
00:39:26que ce débat tombe
00:39:27au moment
00:39:28où plusieurs maires
00:39:29déclarent avoir été
00:39:30abandonnés samedi
00:39:31par l'État
00:39:31alors que leurs mairies
00:39:33ont été prises
00:39:34pour cibles.
00:39:35Cet abandon
00:39:36ne fait que renforcer
00:39:37l'incompréhension
00:39:38des collectivités
00:39:39face à votre politique
00:39:40car vous avez mis
00:39:42les collectivités locales
00:39:43dans l'impasse.
00:39:45Vous avez organisé
00:39:46l'érosion de leur autonomie,
00:39:47comment ?
00:39:47en déstructurant
00:39:48les ressources locales.
00:39:50Les collectivités
00:39:51ont été privées
00:39:51d'une part
00:39:52de leurs recettes
00:39:52depuis 2011
00:39:55avec la dotation globale
00:39:56de fonctionnement
00:39:57qui n'est plus indexée
00:39:58sur l'inflation.
00:39:59Les collectivités
00:40:00ont été privées
00:40:01de recettes importantes
00:40:02payées par les entreprises.
00:40:04Supprimer la contribution
00:40:05sur la valeur ajoutée,
00:40:06c'est un trou dans la caisse
00:40:07qu'il est difficile d'ignorer.
00:40:08En supprimant progressivement
00:40:10la CVAE,
00:40:11vous supprimez actuellement
00:40:1111 milliards d'euros
00:40:12chaque année aux collectivités
00:40:14et vous voulez alourdir
00:40:15la facture année après année
00:40:17jusqu'en 2030.
00:40:18Au demeurant,
00:40:19tous les acteurs
00:40:20sont unanimes
00:40:20et concluent que supprimer
00:40:21la CVAE
00:40:22sans solution de rechange,
00:40:23c'est fatal
00:40:24pour l'intérêt des collectivités
00:40:25à entretenir
00:40:26un dynamisme économique
00:40:27et à attirer les entreprises.
00:40:29Les collectivités
00:40:30ont aussi été privées
00:40:31de recettes importantes
00:40:32payées par les ménages.
00:40:33La suppression
00:40:34de la taxe d'habitation,
00:40:35c'est une perte
00:40:36de 15 milliards et demi
00:40:37qui n'a pas profité
00:40:38à tout le monde.
00:40:39La Cour des comptes
00:40:40le rappelle en janvier 2025,
00:40:42je cite la Cour,
00:40:43la suppression
00:40:43de la taxe d'habitation
00:40:44a cependant plus bénéficié
00:40:46aux ménages
00:40:46dotés de revenus élevés
00:40:47et intermédiaires
00:40:48qu'à ceux dotés
00:40:49de faibles revenus
00:40:50qui en étaient souvent
00:40:51exonérés ou dégrévés.
00:40:53Vous baissez
00:40:54les impôts locaux,
00:40:55vous compensez
00:40:56en donnant des recettes
00:40:57de TVA,
00:40:58puis vous baissez
00:40:58ces recettes,
00:41:00c'est votre méthode
00:41:01pour sous-traiter
00:41:01l'austérité
00:41:02aux collectivités.
00:41:04Mais ce n'est pas tout.
00:41:05Depuis plusieurs années
00:41:06maintenant,
00:41:07vous imposez
00:41:07des coupes budgétaires
00:41:08qui empoisonnent
00:41:09notre économie,
00:41:10notre système éducatif
00:41:11et notre résistance
00:41:12au dérèglement climatique.
00:41:13Les montants
00:41:14sont vertigineux.
00:41:15Rien que pour 2027,
00:41:16votre budget compte
00:41:17imposer entre 6,6
00:41:18et 7,5 milliards
00:41:20d'euros d'efforts budgétaires
00:41:23selon les élus locaux.
00:41:24Vous aviez forcé
00:41:256 milliards d'euros
00:41:26d'efforts en 2025
00:41:27et 8 milliards
00:41:28en 2026.
00:41:30Trois ans,
00:41:31voilà donc 21 milliards
00:41:32d'euros en moins.
00:41:34Vous avez aussi
00:41:35une responsabilité
00:41:36dans le délabrement
00:41:37des lycées,
00:41:37des collèges,
00:41:38des écoles
00:41:38où les toilettes
00:41:39sont hors d'usage,
00:41:40où les rats courent
00:41:41parfois dans les couleurs
00:41:42de certains établissements.
00:41:43Vous avez causé
00:41:44l'inadaptation
00:41:45du bâti scolaire
00:41:46qui mène aux fermetures
00:41:47massives d'établissements
00:41:47pendant les canicules.
00:41:49Selon le SNES-FSU,
00:41:51cet été,
00:41:51au pic du 25 juin,
00:41:534 500 ont été fermés
00:41:54et 11 000 candidats
00:41:55au baccalauréat
00:41:56ont vu leurs épreuves
00:41:57reportées.
00:41:58Et sur 670 collèges
00:42:00et lycées interrogés
00:42:01par les syndicats,
00:42:0243 %
00:42:03n'ont pas de volets.
00:42:04On reconnaît là
00:42:05une partie
00:42:05des revendications
00:42:06lycéennes.
00:42:07On ne baisse pas
00:42:08les recettes
00:42:09et les dépenses
00:42:09sans dégrader
00:42:10la qualité du service public.
00:42:11Selon l'INSEE,
00:42:12entre 2017
00:42:13et 2025,
00:42:15l'investissement local
00:42:16représente une part
00:42:16de plus en plus faible
00:42:17de l'investissement public total
00:42:19en recul de 2,4 points.
00:42:21Or,
00:42:21si les collectivités
00:42:22perdent la main
00:42:23sur leur capacité
00:42:24à investir,
00:42:25elles perdent la main
00:42:26sur leur droit
00:42:26à faire face
00:42:27aux besoins
00:42:27de leurs usagers
00:42:28et de leur population.
00:42:30Heureusement,
00:42:31il existe une alternative.
00:42:32Une alternative
00:42:33qui permet
00:42:34d'aller chercher
00:42:34des recettes
00:42:35en rétablissant
00:42:36la CVAE
00:42:37sur les plus grandes entreprises.
00:42:38On rétablit
00:42:393 milliards d'euros.
00:42:40En relevant d'un euro
00:42:41le coût d'une chambre
00:42:42en hôtel 5 étoiles.
00:42:43En augmentant
00:42:44la part de taxes
00:42:45sur les conventions
00:42:45d'assurance
00:42:46attribuées aux SDIS
00:42:47on assure aux pompiers
00:42:48des ressources pérennes.
00:42:50Enfin,
00:42:51si on ne rétablit pas
00:42:52la taxe d'habitation,
00:42:53il faudra réfléchir
00:42:54à un impôt juste
00:42:55et progressif
00:42:55sur les ménages
00:42:57avec une base
00:42:57plus pertinente
00:42:58que des valeurs locatives
00:42:59cadastrales
00:43:00totalement dépassées.
00:43:02Aller chercher
00:43:02des recettes
00:43:03sert à répondre
00:43:04aux besoins.
00:43:05Il existe une alternative.
00:43:06Elle permet
00:43:06d'investir
00:43:07contre les violences
00:43:07commises sur les enfants.
00:43:09Les 2 milliards d'euros
00:43:10nécessaires
00:43:10permettront notamment
00:43:11aux établissements scolaires
00:43:12à identifier
00:43:13les enfants en danger.
00:43:15Il existe une alternative
00:43:16qui permet d'investir
00:43:1710 milliards d'euros
00:43:17dès 2027
00:43:18pour faire face
00:43:19aux canicules
00:43:20et aux incendies.
00:43:21Les travaux
00:43:21de la mission Flash
00:43:22que j'ai mené
00:43:23sur le coût des canicules
00:43:24concluent un besoin
00:43:25de 2 milliards d'euros
00:43:26par an dès 2027
00:43:27pour adapter
00:43:28les établissements scolaires
00:43:29aux fortes chaleurs.
00:43:30Sur ces 2 milliards,
00:43:31un milliard serait porté
00:43:32par l'État
00:43:32et un autre
00:43:33par les collectivités.
00:43:34En engageant
00:43:35cet investissement,
00:43:36on lance le chantier
00:43:37herculéen
00:43:38de la nécessaire
00:43:39adaptation
00:43:40des écoles aux canicules.
00:43:41Il existe une alternative
00:43:42qui rétablit
00:43:43les crédits du fond vert.
00:43:44Il a été mis en place
00:43:45par l'exécutif
00:43:46il y a 3 ans.
00:43:47Il a presque été supprimé
00:43:48par l'exécutif
00:43:49en 3,
00:43:49moins 62,5%
00:43:51entre le budget 2024
00:43:53et le projet de budget 2027.
00:43:56Or,
00:43:56sans ces crédits,
00:43:57les collectivités
00:43:57sont encore plus désarmées
00:43:59face aux dégâts climatiques.
00:44:01J'aimerais,
00:44:01pour conclure,
00:44:02vous rappeler
00:44:02l'article 1er
00:44:03de notre Constitution actuelle.
00:44:04La France n'est pas
00:44:06une république
00:44:06dont l'organisation
00:44:07est régentée
00:44:08de fonds en comble
00:44:09par l'État.
00:44:10La France n'est pas
00:44:11une république
00:44:11dont l'organisation
00:44:12désosse les écoles
00:44:13et les casernes.
00:44:14Elle n'est pas une république
00:44:15où l'État ruine
00:44:15l'autonomie fiscale
00:44:16des collectivités
00:44:17et organise
00:44:18leur dépendance.
00:44:19Elle n'est pas
00:44:19une république
00:44:20où l'État empêche
00:44:21les collectivités
00:44:22de répondre
00:44:22aux besoins
00:44:23de la population.
00:44:24La France est une république
00:44:25dont l'organisation
00:44:26est décentralisée
00:44:27et dans laquelle
00:44:28l'État a pour charge
00:44:29d'assurer l'égalité
00:44:30de traitement
00:44:31des citoyens
00:44:32et des collectivités.
00:44:33Vous n'auriez pas
00:44:34dû l'oublier
00:44:34pendant ces dix années.
00:44:37Je vous remercie.
00:44:40La parole est à
00:44:41M. Stéphane Delautrette,
00:44:43président de la délégation
00:44:43au collectivité territorial
00:44:45et à la décentralisation.
00:44:57Madame la Présidente,
00:44:59Madame et Monsieur les Ministres,
00:45:01Monsieur le Président
00:45:02de la Commission des Finances,
00:45:04Monsieur le Rapporteur
00:45:04Général du Budget,
00:45:06chers collègues.
00:45:07Je viens de Limoges
00:45:09et en prenant le train
00:45:11ce matin,
00:45:11j'étais encore abasourdi,
00:45:13triste et en colère.
00:45:16Alors,
00:45:16avant d'aborder le sujet
00:45:18qui nous occupe aujourd'hui,
00:45:20je veux prendre quelques instants
00:45:21pour témoigner
00:45:22et rendre hommage.
00:45:24Samedi soir,
00:45:25vous le savez,
00:45:26un incendie a ravagé
00:45:27l'hôtel de ville
00:45:28en marche des manifestations
00:45:30du jour.
00:45:31Je veux ici adresser
00:45:32tout mon soutien
00:45:33aux élus,
00:45:34aux agents municipaux,
00:45:36ainsi qu'à tous les limougeaux
00:45:38et les limougeaudes
00:45:39qui traversent cette épreuve.
00:45:41Je veux saluer
00:45:43l'engagement
00:45:43des forces de l'ordre,
00:45:45malheureusement
00:45:45trop peu nombreuses.
00:45:46saluer l'engagement
00:45:47des pompiers
00:45:48venus lutter contre
00:45:49les flammes
00:45:50qui ont eu raison
00:45:51du beffroi,
00:45:52boussole de la ville.
00:45:54S'en prendre à une mairie,
00:45:55à la maison commune,
00:45:56c'est bafouer l'idée même
00:45:58du service public.
00:45:59C'est outragé
00:46:00celles et ceux
00:46:00qui servent
00:46:01l'intérêt général.
00:46:02S'en prendre à une mairie,
00:46:04c'est attaquer la République
00:46:05et c'est insupportable.
00:46:08Je viens de Limoges,
00:46:09mais je pense également
00:46:10à l'ensemble des maires
00:46:11et des élus
00:46:12qui ont eu
00:46:13à affronter
00:46:14de pareils drames.
00:46:15Autant de violences
00:46:16qui desservent
00:46:17les revendications légitimes
00:46:19de toutes celles et ceux
00:46:20qui manifestaient
00:46:21pacifiquement samedi.
00:46:23Je forme le vœu
00:46:24que toutes les responsabilités
00:46:25soient établies.
00:46:26À cet égard,
00:46:28la délégation
00:46:29que je préside
00:46:29y prendra sa part
00:46:30en conduisant
00:46:31une mission d'information
00:46:33sur la coordination
00:46:34entre les services de l'État
00:46:35et les services municipaux
00:46:37en matière de sécurité
00:46:38des biens
00:46:39et des personnes.
00:46:41Pour en revenir
00:46:42à notre ordre du jour,
00:46:43je ne m'attarderai pas ici
00:46:45à commenter
00:46:45chacune des mesures
00:46:47contenues dans le projet
00:46:48de loi de finances.
00:46:49D'autres orateurs
00:46:50l'ont fait ou le feront.
00:46:51Mais je veux vous poser
00:46:52une question,
00:46:53M. le ministre
00:46:53ou Mme la ministre.
00:46:55Alors même
00:46:56que notre pays
00:46:56traverse une crise économique
00:46:58et sociale
00:46:58d'une particulière intensité,
00:47:00vous comptez priver
00:47:02nos collectivités territoriales
00:47:04de plus de 7 milliards d'euros
00:47:05de moyens d'action.
00:47:07Est-ce bien raisonnable ?
00:47:09Je vous l'aurais dit,
00:47:10Mme la ministre,
00:47:11encore une fois,
00:47:12votre gouvernement
00:47:13se trompe de cible.
00:47:14Les collectivités territoriales
00:47:16ne sont ni responsables
00:47:17de la détérioration
00:47:19du déficit public
00:47:20depuis près de 10 ans
00:47:22ni de l'accumulation
00:47:23de la dette
00:47:24qui en découle.
00:47:25Au contraire,
00:47:26ce sont bien souvent
00:47:27telles qui tirent
00:47:28ce pays vers le haut.
00:47:30A titre d'exemple,
00:47:31la baisse du FCTVA
00:47:32et la contribution progressif
00:47:34à l'effort budgétaire
00:47:36auront pour conséquence
00:47:37de fragiliser
00:47:38l'investissement public local
00:47:40qui représente
00:47:41près de 60%
00:47:42de l'investissement
00:47:43public civil.
00:47:45Or,
00:47:45cet investissement
00:47:46dans nos territoires
00:47:47est pourtant indispensable
00:47:48à l'adaptation
00:47:50des règlements climatiques,
00:47:52à la rénovation
00:47:53de nos infrastructures
00:47:54de transport
00:47:55ou de nos bâtiments scolaires,
00:47:57mais aussi
00:47:58un soutien indispensable
00:47:59à l'activité économique locale.
00:48:02Au-delà de ces mesures
00:48:04et de leurs effets cumulatifs,
00:48:05il y a un sujet
00:48:06presque plus important,
00:48:08celui de la méthode
00:48:09retenue par votre gouvernement.
00:48:11Vous avez fait le choix
00:48:12du passage en force,
00:48:14pas seulement avec le Parlement,
00:48:16nous y sommes habitués,
00:48:17mais aussi avec
00:48:18les collectivités territoriales,
00:48:20pas de concertation
00:48:21et encore moins
00:48:22de négociations.
00:48:24En juin dernier,
00:48:25nous étions un certain nombre
00:48:26de parlementaires
00:48:27à vous demander
00:48:28d'ouvrir la discussion
00:48:29sur le budget
00:48:30aux collectivités territoriales.
00:48:32Une conférence financière
00:48:33a même été envisagée
00:48:34au début de l'été
00:48:35une promesse
00:48:36sans lendemain.
00:48:38Cette absence de dialogue
00:48:39est d'autant plus regrettable
00:48:40que si des dévergences
00:48:42entre groupes politiques
00:48:43existent naturellement
00:48:44sur les finances locales,
00:48:45les points de convergence
00:48:47sont nombreux
00:48:47et permettent de dégager
00:48:49des lignes transpartisanes,
00:48:50comme je le constate
00:48:52au sein de la délégation
00:48:53que je préside.
00:48:54C'est notamment le cas
00:48:56pour ce qui est
00:48:56de la nécessité
00:48:57de redonner aux collectivités
00:48:59une maîtrise effective
00:49:00de leurs ressources.
00:49:01En effet,
00:49:02il faut que le gouvernement
00:49:03cesse de reprocher
00:49:04aux collectivités
00:49:05des dépenses
00:49:06qui résultent
00:49:07de décisions
00:49:08qu'il aura lui-même imposées.
00:49:10A force de remplacer
00:49:11les impôts locaux
00:49:12par des fractions
00:49:13d'impôts nationaux,
00:49:14l'État a réduit
00:49:15la capacité
00:49:16des élus locaux
00:49:17à maîtriser leurs recettes.
00:49:18Il a transformé
00:49:19des ressources fiscales
00:49:20locales en charge
00:49:21pour son propre budget
00:49:23avant de chercher
00:49:24aujourd'hui
00:49:24à encadrer leur dynamique,
00:49:26comme l'illustre
00:49:27l'écrêtement
00:49:28de la TVA
00:49:29envisagé dans ce PLF.
00:49:30Les collectivités
00:49:31ne peuvent être rendues
00:49:33dépendantes
00:49:34de décisions nationales
00:49:36puis tenues
00:49:36pour responsables
00:49:37de cette dépendance.
00:49:41C'est précisément
00:49:42pour sortir
00:49:42de cette infantilisation
00:49:44des collectivités territoriales
00:49:45que j'ai déposé
00:49:46une proposition
00:49:47de loi organique
00:49:48visant à renforcer
00:49:49leur autonomie.
00:49:51Elle repose
00:49:52sur trois propositions.
00:49:53Premièrement,
00:49:54instaurer un espace
00:49:55de négociation
00:49:56reconnue
00:49:57entre le gouvernement,
00:49:58le Parlement
00:49:59et les collectivités
00:50:00territoriales.
00:50:02Deuxièmement,
00:50:02instaurer un bouclier
00:50:04protégeant
00:50:04les collectivités
00:50:05et intercommunalités
00:50:07contre les prélèvements
00:50:08cumulés,
00:50:09je dis bien
00:50:10contre tous
00:50:11les prélèvements
00:50:11décidés en loi de finances
00:50:13en les plafonnant
00:50:14à 2%
00:50:15de leurs recettes
00:50:16réelles
00:50:16de fonctionnement.
00:50:17Et enfin,
00:50:19redéfinir
00:50:19l'autonomie financière
00:50:21pour y reconnaître
00:50:22pleinement
00:50:23une véritable
00:50:23autonomie fiscale
00:50:25en fixant
00:50:26des ratios minimum
00:50:27d'autonomie fiscale
00:50:28pour chaque strat.
00:50:29La décentralisation,
00:50:31Madame la Ministre,
00:50:32ne peut se réduire
00:50:33au transfert
00:50:34de compétences
00:50:34sans la maîtrise
00:50:35des moyens correspondants.
00:50:37Elle suppose
00:50:37de la confiance,
00:50:38de la prévisibilité
00:50:40et une capacité...
00:50:42Merci.
00:50:47On poursuit
00:50:49avec la discussion générale.
00:50:51La parole est à Monsieur
00:50:52Nicolas Ré
00:50:52pour le groupe
00:50:53droite républicaine.
00:51:06Merci,
00:51:07Madame la Présidente,
00:51:08Madame et Monsieur
00:51:09les Ministres,
00:51:10Messieurs les rapporteurs,
00:51:12Monsieur le Président
00:51:12de la Commission,
00:51:13Monsieur le Président
00:51:13de la délégation
00:51:14aux collectivités,
00:51:15chers collègues,
00:51:16après les terribles événements,
00:51:18les saccages,
00:51:19les pillages
00:51:19qui sont intervenus
00:51:20ce week-end,
00:51:21débat du FCTVA,
00:51:23du DILICO
00:51:24ou autres des CRTP
00:51:25peut sembler un peu
00:51:26dérisoire ou décalé,
00:51:27même si ce sont
00:51:28les collectivités
00:51:29qui vont probablement
00:51:30devoir assumer
00:51:31la plupart des réparations.
00:51:33Que ce débat,
00:51:34néanmoins,
00:51:35nous donne l'occasion
00:51:36ici de condamner
00:51:37unanimement et fermement
00:51:39les violences
00:51:39qui sont intervenues,
00:51:41mais aussi d'apporter
00:51:42tout notre soutien
00:51:43aux maires
00:51:44qui ont été confrontés.
00:51:46La tenue de ce débat
00:51:47sur les finances locales
00:51:49en discussion
00:51:49du budget
00:51:50est indispensable,
00:51:52tout d'abord
00:51:53parce que les relations
00:51:53financières entre l'État
00:51:55et les collectivités
00:51:56sont complexes,
00:51:57sont nombreuses,
00:51:58mais aussi parce que
00:51:59les mesures prévues
00:52:00dans le projet de loi de finances
00:52:01concernant le secteur local
00:52:02atteignent cette année
00:52:04une ampleur inédite
00:52:05avec 5,4 milliards
00:52:07de réduction de recettes,
00:52:09sans compter la hausse
00:52:10du taux de cotisation
00:52:12de CNRA,
00:52:12c'est elle estimée
00:52:13à 1,2 milliard.
00:52:15En préambule,
00:52:16je souhaiterais saluer
00:52:17le rôle crucial
00:52:17que jouent nos collectivités.
00:52:19Nos collectivités
00:52:20assument la majorité
00:52:21de l'investissement public,
00:52:22elles assurent la continuité
00:52:24de nos services publics locaux,
00:52:25elles font vivre quotidiennement
00:52:27cette république des territoires
00:52:29au plus près
00:52:29de nos concitoyens.
00:52:31Elles exercent pourtant
00:52:32l'ensemble de ces missions
00:52:33dans un cadre financier
00:52:34très contraint.
00:52:35Les collectivités
00:52:36sont tenues de voter
00:52:37leur budget en équilibre.
00:52:39Rappelons que l'État
00:52:40n'y est pas arrivé
00:52:40depuis 1975.
00:52:43Si on fait un peu l'historique,
00:52:44au cours de ces 15 dernières années,
00:52:46les collectivités
00:52:47ont subi
00:52:47de nombreuses coupes budgétaires
00:52:49venues d'en haut.
00:52:50Entre 2012 et 2017,
00:52:52les gouvernements
00:52:52Héros et Valls
00:52:53ont réduit massivement
00:52:54la dotation globale
00:52:55de fonctionnement
00:52:56à hauteur de 11 milliards.
00:52:58J'invite donc
00:52:59nos collègues socialistes
00:53:00ne pas être trop critiques
00:53:01sur la faible augmentation
00:53:03de la DGF.
00:53:05prévus cette année,
00:53:06cela était bien pire
00:53:07sous le gouvernement.
00:53:09Puis, sous la présidence
00:53:10d'Emmanuel Macron,
00:53:11la taxe d'habitation
00:53:11a été supprimée,
00:53:12une proposition
00:53:13qui n'était réclamée
00:53:14par personne
00:53:15et qui coûte
00:53:15chaque année 20 milliards.
00:53:17C'était la seule contribution
00:53:18payée par tous les habitants.
00:53:20On nous a rétorqué
00:53:21que cette taxe
00:53:21était injuste
00:53:22parce qu'assise
00:53:23sur une base injuste,
00:53:25or,
00:53:25c'est exactement la même base
00:53:26et même assiette
00:53:27que la taxe foncière.
00:53:29Madame et Messieurs les ministres,
00:53:31si la taxe d'habitation
00:53:31n'avait pas été supprimée,
00:53:33vous n'auriez pas
00:53:33autant de difficultés
00:53:34aujourd'hui.
00:53:36Pour finir,
00:53:37les collectivités
00:53:37ont subi ces dernières années
00:53:38de très fortes hausses
00:53:39de charges
00:53:40liées à l'inflation
00:53:41post-Covid,
00:53:42à l'explosion
00:53:43du prix de l'énergie
00:53:44suite au conflit ukrainien,
00:53:46l'explosion
00:53:46du coût des assurances,
00:53:48la hausse des points d'indices
00:53:49et la revalorisation salariale.
00:53:51Et malgré toutes
00:53:52ces péripéties,
00:53:53les collectivités
00:53:54ont tenu la barre,
00:53:55elles ont gardé le cap
00:53:56pendant toutes ces années.
00:53:58Madame et Monsieur les ministres,
00:54:00dans ce débat,
00:54:01notre groupe
00:54:02tiendra un discours
00:54:03de responsabilité.
00:54:05Même si les collectivités
00:54:06ne sont pas responsables
00:54:07de la situation
00:54:08très dégradée
00:54:09de nos finances publiques,
00:54:10nous considérons
00:54:11que les trois secteurs
00:54:12de dépenses,
00:54:12à savoir l'État,
00:54:14le secteur local
00:54:15et la sphère sociale,
00:54:16doivent prendre leur part
00:54:17dans la réduction
00:54:18des déficits
00:54:19à juste proportion.
00:54:21Pour autant,
00:54:22certaines mesures
00:54:23de votre projet
00:54:24de loi de finances
00:54:24ne sont pas acceptables
00:54:26en l'État,
00:54:27car pas soutenables.
00:54:28Tout d'abord,
00:54:29la réforme du FCTVA
00:54:31avec l'instauration
00:54:32de ces deux taux.
00:54:34Un taux maintenu
00:54:35à ce taux actuel
00:54:36pour les dépenses
00:54:36de transition écologique
00:54:37et de voirie
00:54:38et un taux réduit
00:54:39de 5 points
00:54:39pour toutes les autres dépenses.
00:54:41C'est une baisse
00:54:41de 2,1 milliards.
00:54:44Nous nous y opposerons
00:54:45pour trois raisons.
00:54:46Tout d'abord,
00:54:47il n'est pas acceptable
00:54:48de changer les règles
00:54:49en cours de jeu.
00:54:49Cette réforme
00:54:50va concerner
00:54:50les dépenses de 2026,
00:54:52puisque ce sont
00:54:53les dépenses réalisées
00:54:54l'année précédente.
00:54:55Or,
00:54:55les collectivités
00:54:56ont monté
00:54:56leur plan de financement
00:54:57avec ce taux de TVA.
00:54:59Deuxième raison
00:55:00de notre opposition,
00:55:01alors qu'on demande
00:55:02chaque jour
00:55:02de la simplification,
00:55:04vous allez complexifier
00:55:05le système actuel.
00:55:06Les collectivités,
00:55:07les préfectures
00:55:08vont devoir en permanence
00:55:09se demander
00:55:09si la dépense engagée
00:55:10relève ou non
00:55:11de la transition écologique.
00:55:13Et enfin et surtout,
00:55:13le FCTVA
00:55:14est un vecteur d'emploi,
00:55:15de croissance
00:55:16et d'activité
00:55:16pour nos territoires
00:55:18à l'heure
00:55:18où nous devons relancer
00:55:19notre économie.
00:55:20Une autre mesure aussi
00:55:22qui suscite
00:55:22beaucoup de positions,
00:55:23c'est cette fameuse
00:55:24contribution progressive
00:55:25des collectivités.
00:55:26Elle est trop élevée.
00:55:2840% des communes
00:55:30et 60% des départements
00:55:31sont concernés
00:55:32alors que ces derniers
00:55:34traversent une grave crise
00:55:35de leur financement
00:55:36avec des dépenses
00:55:37qui explosent
00:55:38et des recettes
00:55:39qui baissent,
00:55:39notamment les droits
00:55:40de mutation.
00:55:43J'invite plutôt
00:55:44pour aider les départements
00:55:46à enrayer
00:55:48l'explosion
00:55:48des dépenses de RSA.
00:55:49J'ai rendu une mission
00:55:50d'information récemment
00:55:51puisqu'effectivement
00:55:539,4 milliards d'euros
00:55:55par an
00:55:55sont évalués
00:55:56en termes d'erreurs
00:55:57d'induées de fraude
00:55:58à la CAF
00:55:58et le RSA
00:55:59est une des prestations
00:56:01les plus concernées.
00:56:04Mesdames et Messieurs
00:56:05les ministres,
00:56:06je sais que vous voulez
00:56:07faire votre part
00:56:08de la tâche
00:56:09dans la réduction
00:56:09des finances publiques.
00:56:10Notre groupe parlementaire
00:56:12fera aussi la sienne
00:56:14pour redresser
00:56:14nos comptes publics
00:56:15mais aussi pour retrouver
00:56:16la confiance
00:56:17de nos élus
00:56:18et de nos territoires.
00:56:20Je vous remercie.
00:56:26La parole est à M. Tristan Lail
00:56:27pour le groupe
00:56:28Écologiste et Social.
00:56:43Madame la Présidente,
00:56:44Mesdames et Messieurs
00:56:45les ministres,
00:56:46Messieurs les présents
00:56:46de commission
00:56:47et rapporteurs générales,
00:56:48nous engageons ce débat
00:56:50sur les liens
00:56:50qui unissent l'État
00:56:51et les collectivités territoriales
00:56:52dans un moment de crise
00:56:53politique, économique
00:56:54et démocratique
00:56:55sans précédent.
00:56:57En proposant,
00:56:57il y a presque 10 ans
00:56:58maintenant,
00:56:59de dépasser l'opposition
00:57:00prétendue stérile
00:57:01entre la gauche
00:57:01et la droite,
00:57:02le macronisme
00:57:03formulait implicitement
00:57:05la promesse
00:57:06d'un dialogue démocratique
00:57:07renouvelé
00:57:07et aéré,
00:57:08permettant à chacune
00:57:09des composantes
00:57:10de la République
00:57:10une place
00:57:11pour reconstruire
00:57:12un pacte démocratique
00:57:13jusqu'ici en érosion.
00:57:14Le jeune président
00:57:15d'alors promettait
00:57:16qu'ainsi reculerait
00:57:17la tentation autoritaire
00:57:19et sa traduction politique
00:57:20la progression
00:57:20de l'extrême droite.
00:57:21L'effacement du clivage
00:57:23ne pouvait donner
00:57:24pourtant lieu
00:57:24à d'autres traductions
00:57:25que celles
00:57:26d'un gouvernement
00:57:26prétendu des meilleurs
00:57:28de ceux
00:57:28qu'une République centralisée
00:57:30peut produire
00:57:30qui aura transformé
00:57:31l'illusion
00:57:32d'une réforme démocratique
00:57:33en approfondissement
00:57:35d'une République verticale
00:57:36aux ordres
00:57:37d'un président jupitérien.
00:57:39Or, justement,
00:57:40depuis des années,
00:57:40les collectivités territoriales,
00:57:42les régions,
00:57:42les départements,
00:57:43les mairies
00:57:43et les intercommunalités
00:57:45nous le disent
00:57:45très directement.
00:57:47Elles n'en peuvent plus
00:57:48des réformes
00:57:48auxquelles elles ne sont pas associées,
00:57:50des compétences
00:57:50qui leur sont transférées
00:57:51sans moyens
00:57:52de l'autonomie fiscale
00:57:53et financière
00:57:53qui reculent.
00:57:54Ici comme ailleurs,
00:57:55le pacte démocratique
00:57:57s'est érodé
00:57:57au cours de ces dix longues années.
00:57:59L'exemple le plus manifeste
00:58:01et sûrement le plus grave
00:58:02aura été celui
00:58:03de la suppression
00:58:04de la taxe d'habitation
00:58:05et de ses conséquences
00:58:06pluriannuelles.
00:58:07Sa suppression
00:58:08avait été accordée
00:58:09avec la promesse
00:58:09d'un remboursement
00:58:10à l'europrès par l'État,
00:58:12tenant même compte
00:58:12de la dynamique des bases
00:58:13pour assurer aux collectivités
00:58:15qu'elles ne soient
00:58:16les perdantes
00:58:16d'un cadeau fiscal populiste
00:58:19accordé aux ménages
00:58:20de ce pays.
00:58:20Je rappelle que 20%
00:58:21des ménages
00:58:22acquittaient pour près
00:58:23de 80%
00:58:24de son produit fiscal,
00:58:25si bien qu'en dépit
00:58:25des critiques légitimes
00:58:27sur une spatialisation
00:58:30discutable,
00:58:31cette taxe
00:58:31était une taxe progressive
00:58:33et sa suppression
00:58:34d'abord un cadeau
00:58:35aux ménages
00:58:35les plus aisés.
00:58:36Or, le cumul
00:58:37des efforts demandés
00:58:38aux collectivités
00:58:39depuis 2023
00:58:40atteindra bientôt
00:58:41la perte
00:58:42de produits fiscales
00:58:43pour les comptes publics
00:58:44de la nation
00:58:45que cette suppression
00:58:45d'impôts a généré.
00:58:47Près de 25 milliards d'euros
00:58:48pour l'an prochain
00:58:49qui viennent accroître
00:58:50le déficit
00:58:51d'un point de PIB.
00:58:52Et donc,
00:58:53au nom de la dette,
00:58:54on demande désormais
00:58:55aux collectivités
00:58:56de payer la facture.
00:58:57A cette promesse trahie,
00:58:59vous ajoutez
00:58:59une méthode déloyale
00:59:01à l'exemple
00:59:01de l'écrêtement
00:59:02de la part de TVA
00:59:03reversée aux collectivités
00:59:04terroristes royales,
00:59:04du changement
00:59:05du périmètre
00:59:06et des taux de remboursement
00:59:08du FCTVA
00:59:08ou encore des délais
00:59:09de remboursement
00:59:10du DILICO
00:59:10qui tient certainement
00:59:12la palme
00:59:13de la sournoiserie
00:59:14et de l'irresponsabilité.
00:59:16Ainsi,
00:59:17ce PLF propose
00:59:18ni plus ni moins
00:59:18que d'étaler ce remboursement
00:59:19charge aux gouvernements
00:59:21qui vous succéderont
00:59:22d'honorer votre promesse.
00:59:24C'est facile
00:59:25mais tellement mesquin.
00:59:27Rien d'étonnant
00:59:28dans ce contexte
00:59:29à ce que les présidents
00:59:29des départements
00:59:30aient quitté la salle
00:59:32de leurs propres assises
00:59:33lors de votre prise de parole
00:59:35Madame la Ministre
00:59:35ce alors qu'ils sont
00:59:36majoritairement
00:59:37d'une famille politique
00:59:38en soutien
00:59:39de votre gouvernement.
00:59:40Si nous sommes convaincus
00:59:42qu'il faut de toute urgence
00:59:43apaiser la société,
00:59:44nous sommes convaincus
00:59:45que nous avons surtout besoin
00:59:46d'une réforme démocratique
00:59:47en profondeur
00:59:48et d'une puissance publique
00:59:49qui protège
00:59:50nos concitoyens
00:59:51d'un ordre économique
00:59:52qui menace
00:59:52l'habitabilité
00:59:53de nos territoires
00:59:54et détruit
00:59:55la cohésion sociale.
00:59:57Or, ce PLF
00:59:58risque au contraire
00:59:59de diminuer encore
01:00:00les moyens d'action
01:00:01des collectivités territoriales
01:00:02là où il faudrait
01:00:03leur faire confiance.
01:00:04Comment comptez-vous
01:00:05défendre un budget
01:00:06qui diminuera
01:00:07les moyens nécessaires
01:00:08à l'éducation populaire,
01:00:10à la solidarité,
01:00:11à la culture,
01:00:12au sport ?
01:00:13Pensez-vous sincèrement
01:00:14qu'il soit très propice
01:00:15aujourd'hui
01:00:15que de soustraire
01:00:16aux communes
01:00:17les moyens utiles
01:00:17au financement
01:00:18des associations
01:00:19qui tiennent encore
01:00:20de bout
01:00:21ce qui peut l'être
01:00:21dans les quartiers
01:00:22d'habitat social ?
01:00:23Croyez-vous
01:00:24qu'il soit pertinent
01:00:25d'assécher les moyens
01:00:26des régions
01:00:26en charge des lycées ?
01:00:28Que direz-vous
01:00:29aux départements
01:00:29qui mènent
01:00:29les grandes politiques
01:00:30de solidarité,
01:00:31bénéficiaires du RSA,
01:00:32personnes âgées dépendantes
01:00:33et personnes handicapées
01:00:34et dont les moyens
01:00:35sont anormalement
01:00:36pro-cycliques,
01:00:37je pense aux droits
01:00:38de mutation,
01:00:38de telle sorte
01:00:39qu'ils soient appelés
01:00:40à agir
01:00:41en même temps
01:00:41qu'ils n'en ont plus
01:00:42les moyens ?
01:00:43Que dire enfin
01:00:44des effets
01:00:45sur la croissance,
01:00:46le BTP ou l'artisanat
01:00:47d'un budget
01:00:48qui freinera
01:00:50immanquablement
01:00:50l'investissement
01:00:51public civil ?
01:00:53Et pour conclure,
01:00:53que dire d'un budget
01:00:54qui se félicite
01:00:55d'un fonds vert
01:00:56ramené à 1 milliard d'euros
01:00:57soit 2 fois et demi
01:00:58moins qu'en 2024 ?
01:01:00N'avez-vous pas vu
01:01:01comme nous
01:01:01l'ampleur du désastre
01:01:03de l'impréparation
01:01:04au dérèglement climatique ?
01:01:06Les élus locaux
01:01:07sont ce lundi matin
01:01:08en première ligne.
01:01:09Comme cet été,
01:01:10lors des épisodes
01:01:11climatiques extrêmes
01:01:12ou lors de la crise sanitaire
01:01:13en 2020 et 2021.
01:01:15Ils réparent
01:01:16et répondent
01:01:17à toujours plus d'urgence
01:01:18avec toujours moins de moyens.
01:01:20Ils ne méritent
01:01:21ni cette absence
01:01:21de considération
01:01:22ni ce budget.
01:01:24Après 10 ans
01:01:25de présidence Macron,
01:01:26le bateau France coule.
01:01:28Nous pouvons soit
01:01:29être l'orchestre
01:01:29qui accompagnera le drame,
01:01:31soit enfin
01:01:32nous mettre à l'œuvre
01:01:32avec les élus locaux
01:01:33qui sont sur le terrain
01:01:34au quotidien
01:01:35pour éviter le naufrage.
01:01:39Je vous remercie.
01:01:42La parole est à madame
01:01:43Sophie Mec
01:01:44pour le groupe démocrate.
01:01:59Madame la Présidente,
01:02:01Madame la Ministre,
01:02:04Monsieur le Président
01:02:04de la Commission des Finances,
01:02:08pardon,
01:02:09Monsieur le rapporteur général
01:02:10n'est plus là
01:02:10et il s'est abstenté,
01:02:12le ministre aussi,
01:02:13donc mes chers collègues.
01:02:14Les finances publiques locales
01:02:16engagent des enjeux
01:02:17qui dépassent largement
01:02:18les dotations,
01:02:19les compensations
01:02:20et les mécanismes budgétaires
01:02:21dont nous débattons aujourd'hui.
01:02:23Elles sont une question
01:02:24de justice entre les territoires,
01:02:26de justice entre les générations
01:02:28et finalement de souveraineté
01:02:30et de résilience
01:02:30pour notre pays.
01:02:32C'est avec cette conviction
01:02:33que le groupe
01:02:34Les Démocrates
01:02:35aborde ce débat.
01:02:36Notre position est claire,
01:02:38le redressement
01:02:39des finances publiques
01:02:39appelle un effort collectif
01:02:41auquel les collectivités
01:02:42territoriales doivent
01:02:44naturellement participer.
01:02:46Notre dette
01:02:46est celle de la nation.
01:02:48L'État,
01:02:49la sécurité sociale
01:02:50et les collectivités
01:02:51appartiennent
01:02:51au même ensemble
01:02:52de finances publiques.
01:02:54Chacun doit donc contribuer
01:02:55à proportion
01:02:56de ses capacités
01:02:57à retrouver
01:02:58une trajectoire soutenable.
01:03:00En 2025,
01:03:02l'épargne brute
01:03:02des collectivités
01:03:03a progressé
01:03:04de 7,8%
01:03:05pour atteindre
01:03:06près de 35 milliards d'euros.
01:03:08Leur capacité moyenne
01:03:10de désentêtement
01:03:10demeure maîtrisée
01:03:12autour de 5 ans.
01:03:13Ces chiffres témoignent
01:03:14des efforts de gestion
01:03:15accomplis par les élus locaux
01:03:17que je tiens à saluer.
01:03:19Ils recouvrent toutefois
01:03:20des situations
01:03:20très contrastées,
01:03:22notamment pour les départements
01:03:24confrontés
01:03:25à la progression
01:03:26de leurs dépenses sociales
01:03:27et à des ressources
01:03:28plus contraintes.
01:03:29La justice territoriale
01:03:31exige donc
01:03:32un effort proportionné
01:03:33tenant compte
01:03:34des capacités réelles
01:03:35de chaque collectivité.
01:03:37A cet égard,
01:03:39je souhaite interroger
01:03:40la méthode retenue
01:03:41par le gouvernement.
01:03:42L'article 37
01:03:43crée une contribution
01:03:44progressive
01:03:45à l'effort budgétaire
01:03:46pour un rendement
01:03:47attendu
01:03:48de 2,5 milliards d'euros.
01:03:51Son fonctionnement
01:03:52apparaît particulièrement
01:03:53complexe
01:03:54et peu lisible.
01:03:55Surtout,
01:03:56quelques dizaines
01:03:56d'articles plus loin,
01:03:58les articles 86
01:03:59et 87,
01:04:00prévoient de nouveaux
01:04:01mécanismes de soutien
01:04:02destinés à atténuer
01:04:03les difficultés financières
01:04:05de certaines collectivités
01:04:06avec des critères
01:04:08d'attribution
01:04:08encore largement
01:04:09renvoyés
01:04:10au pouvoir réglementaire.
01:04:12Pourquoi construire
01:04:13une contribution
01:04:14aussi complexe
01:04:15pour ensuite
01:04:16multiplier
01:04:17les mécanismes
01:04:18destinés
01:04:18à en corriger
01:04:19les effets ?
01:04:20Nous attendons
01:04:21davantage de lisibilité
01:04:23et de prévisibilité.
01:04:25C'est pourquoi
01:04:25notre groupe
01:04:26proposera notamment
01:04:27de tenir compte
01:04:28des pertes de compensation
01:04:29déjà subies
01:04:30par les collectivités
01:04:31dans le calcul
01:04:32de leurs contributions.
01:04:34La justice
01:04:35entre les générations
01:04:37constitue
01:04:37notre deuxième priorité.
01:04:39Elle passe notamment
01:04:40par la préservation
01:04:41de l'investissement local.
01:04:43Quand une commune
01:04:44rénove
01:04:45une école,
01:04:46améliore
01:04:46l'accessibilité
01:04:47d'un équipement public
01:04:48ou engage
01:04:49la rénovation énergétique,
01:04:51elle investit
01:04:52pour les générations futures.
01:04:54Ces investissements
01:04:55participent
01:04:56à la qualité
01:04:57de nos services publics
01:04:58et à la vitalité
01:04:59économique
01:04:59de nos territoires.
01:05:01C'est pourquoi
01:05:02nous proposerons
01:05:02de maintenir
01:05:03le taux plein
01:05:04du FCTVA
01:05:05pour ses trois
01:05:05catégories
01:05:06de dépenses
01:05:07prioritaires.
01:05:08Nous espérons
01:05:09trouver un accord
01:05:09avec le gouvernement
01:05:10sur ce point.
01:05:12La confiance
01:05:13exige également
01:05:14que l'État
01:05:14respecte
01:05:15ses engagements
01:05:16financiers.
01:05:17Nous défendrons
01:05:18ainsi le rétablissement
01:05:19de la DCRTP
01:05:21du bloc communal
01:05:21à son niveau
01:05:22de 2025
01:05:23et sa sortie
01:05:24des variables
01:05:25d'ajustement.
01:05:26Nous proposerons
01:05:27également
01:05:27de maintenir
01:05:28la dotation
01:05:28de gestion
01:05:29de 100 millions
01:05:29d'euros
01:05:30versés aux régions
01:05:31au titre
01:05:32du Féadère
01:05:32dont la suppression
01:05:33est prévue
01:05:34par ce budget.
01:05:35Enfin,
01:05:36les violences
01:05:37qui ont marqué
01:05:37notre pays
01:05:38ce week-end
01:05:38rappellent
01:05:39combien la résilience
01:05:40de nos territoires
01:05:41est essentielle.
01:05:42Je veux exprimer
01:05:43notre solidarité
01:05:45avec les élus locaux,
01:05:46les maires
01:05:46et les conseillers
01:05:47municipaux,
01:05:48les agents publics
01:05:49et les commerçants
01:05:50qui ont été confrontés
01:05:51à cette dégradation
01:05:53ce week-end.
01:05:54Nous serons
01:05:55particulièrement attentifs
01:05:56aux réponses
01:05:57du gouvernement.
01:05:58Tous les leviers
01:05:58budgétaires utiles
01:06:00devront pouvoir
01:06:00être mobilisés
01:06:01pour accompagner
01:06:03les collectivités
01:06:04touchées,
01:06:04y compris dans le cadre
01:06:05de ce projet
01:06:06de loi de finances
01:06:07si cela s'avère
01:06:08nécessaire.
01:06:09Mes chers collègues,
01:06:11ces événements
01:06:12nous rappellent
01:06:13également l'importance
01:06:14d'un partenariat
01:06:14solide entre l'État
01:06:16et les collectivités.
01:06:17Ce partenariat
01:06:18doit aujourd'hui
01:06:19être réinventé
01:06:20autour de responsabilités
01:06:22clairement définies,
01:06:23d'engagements respectés
01:06:25et d'une confiance
01:06:26renouvelée.
01:06:28C'est aussi un enjeu
01:06:29de souveraineté.
01:06:30Notre capacité
01:06:31à agir,
01:06:31à investir
01:06:32et à faire face
01:06:33aux crises
01:06:34repose sur la solidité
01:06:35de nos territoires.
01:06:37Pour le groupe
01:06:37Les Démocrates,
01:06:38notre ambition
01:06:39est donc de conjuguer
01:06:41responsabilité budgétaire,
01:06:42justice territoriale
01:06:43et investissement
01:06:45dans l'avenir.
01:06:45Je vous remercie.
01:06:48Je vous remercie.
01:06:50La parole est à
01:06:51M. Philippe Fais
01:06:52pour le groupe
01:06:52Horizon Indépendant.
01:06:57Madame la Présidente,
01:06:59Madame la Ministre,
01:07:02Monsieur le Président
01:07:02de la Commission des Finances,
01:07:04chers collègues,
01:07:05ce samedi 17 octobre,
01:07:07des mairies ont été
01:07:07prises pour cible
01:07:08à Lille,
01:07:09à Marseille,
01:07:09à Angers
01:07:10ou à Bordeaux.
01:07:11À Limoges,
01:07:12l'hôtel de ville a brûlé.
01:07:13Je veux d'abord dire
01:07:14notre soutien aux élus
01:07:15et aux agents municipaux
01:07:16qui ont vu
01:07:16leur maison commune
01:07:17attaquée.
01:07:18J'y associe
01:07:19les forces de l'ordre
01:07:20et de secours
01:07:20qui ont courageusement
01:07:21fait face à ces violences
01:07:22et les commerçants
01:07:23dont la boutique
01:07:24a été saccagée
01:07:25sans raison.
01:07:27Rien ne justifie
01:07:28de tels actes
01:07:28de violence
01:07:29et leurs auteurs
01:07:30devront en répondre.
01:07:32Ces attaques
01:07:32compteuses nous rappellent
01:07:33que les mairies
01:07:33sont les premiers lieux
01:07:34de la République,
01:07:35ceux où l'on vient
01:07:36chercher de l'aide
01:07:37quand plus rien ne va.
01:07:39C'est aussi cela
01:07:39que nous défendons
01:07:40lorsque nous débattons
01:07:41des finances locales.
01:07:43Ce sont tous ces services
01:07:44de proximité
01:07:45auxquels nos concitoyens
01:07:46ont recours
01:07:47chaque jour.
01:07:48Ce sont des élus,
01:07:50souvent bénévoles
01:07:50ou presque,
01:07:51qui font tenir
01:07:51tout cela
01:07:52avec des budgets
01:07:53votés à l'équilibre.
01:07:54D'ailleurs,
01:07:55je tiens à saluer
01:07:56tous les rassemblements
01:07:56qui se tiennent
01:07:57aujourd'hui devant
01:07:58les nombreuses mairies,
01:07:59comme à Cuic
01:08:00dans ma circonception
01:08:01où j'étais ce midi
01:08:01et où,
01:08:02avec les élus,
01:08:03nous avons rappelé
01:08:03notre attachement profond
01:08:04aux valeurs républicaines.
01:08:07Dans l'immédiat,
01:08:08l'ensemble des élus
01:08:09attend des réponses
01:08:11et le soutien de l'État
01:08:12pour reconstruire.
01:08:13Nous serons
01:08:14et nous devons être
01:08:15à leur côté.
01:08:16Mais ce débat
01:08:17engage aussi
01:08:18le long terme,
01:08:19c'est-à-dire
01:08:19les moyens
01:08:19que nous donnons
01:08:20à tous les élus locaux
01:08:21pour remplir
01:08:21leur mission.
01:08:23Et sur ce point,
01:08:23ils attendent d'abord
01:08:24de nous
01:08:25de la visibilité.
01:08:26Or,
01:08:27depuis deux ans,
01:08:27ils naviguent à vue.
01:08:29En décembre 2024,
01:08:30la censure voulue
01:08:31par la France insoumise
01:08:32et votée
01:08:32par le Rassemblement national
01:08:33a privé le pays
01:08:34de budget
01:08:34au 1er janvier.
01:08:35L'an dernier,
01:08:36l'opposition systématique
01:08:37des uns
01:08:37et la surenchère
01:08:39permanente des autres
01:08:39ont de nouveau
01:08:40imposé une loi spéciale.
01:08:43Chaque fois,
01:08:43les collectivités
01:08:44en ont payé le prix,
01:08:45avec des dotations
01:08:46connues tardivement
01:08:47et des projets reportés.
01:08:49Ceux qui se disent
01:08:49les défenseurs
01:08:50des territoires
01:08:51devraient commencer
01:08:51par ne pas bloquer
01:08:52le budget de la nation.
01:08:54Donner de la visibilité
01:08:56aux élus,
01:08:56c'est aussi leur dire
01:08:57clairement
01:08:57ce que l'on attend d'eux.
01:09:00Les collectivités,
01:09:00d'ailleurs,
01:09:01pèsent peu
01:09:01dans le déficit public
01:09:03et elles n'empruntent
01:09:04que pour investir.
01:09:06Beaucoup ont déjà
01:09:06resserré leurs dépenses
01:09:07ces dernières années
01:09:08sans renoncer
01:09:09à entretenir
01:09:09leur patrimoine
01:09:10ni accompagner
01:09:11leurs habitants.
01:09:13Il serait juste
01:09:14d'en tenir compte
01:09:14au moment de leur demander
01:09:15un nouvel effort.
01:09:16C'est dans cet esprit
01:09:17que nous abordons
01:09:18le texte du gouvernement.
01:09:19Il comporte des avancées
01:09:20que nous saluons,
01:09:21à commencer par l'attention
01:09:23portée aux communes
01:09:23les plus fragiles.
01:09:25Il soulève aussi
01:09:26de sérieuses interrogations
01:09:27et nous attendons
01:09:28de nos débats
01:09:28qu'ils y répondent.
01:09:30La première tient
01:09:31à l'investissement
01:09:31qui est pour nous
01:09:32le cœur du sujet.
01:09:33Quand une commune
01:09:34rénove son école
01:09:34ou refait une route,
01:09:36ce sont des entreprises
01:09:37du territoire
01:09:37qui travaillent
01:09:38et des artisans
01:09:39qui embauchent.
01:09:41Or,
01:09:41l'investissement local
01:09:42marque souvent le pas
01:09:43en début de mandat
01:09:44et les équipes élues
01:09:45en mars
01:09:46ne feront pas exception.
01:09:48Les communes touchées
01:09:49le 17 octobre
01:09:50devront de leur côté
01:09:51investir pour reconstruire.
01:09:53Le moment nous paraît
01:09:54donc mal choisi
01:09:55pour réduire le soutien
01:09:56que l'État apporte
01:09:57à ses projets
01:09:58au travers du FCTVA,
01:10:00le Fonds de compensation
01:10:01pour la taxe
01:10:01sur la valeur ajoutée.
01:10:03Un maire qui a lancé
01:10:04un chantier
01:10:05sur la foi
01:10:05de règles connues
01:10:06doit pouvoir compter
01:10:07sur elle jusqu'au bout.
01:10:09L'État doit respecter
01:10:10sa parole
01:10:10en toutes circonstances.
01:10:12Nous ferons des propositions
01:10:14en ce sens.
01:10:15La seconde
01:10:16concerne les départements.
01:10:17Ils portent une grande part
01:10:18de nos solidarités
01:10:19auprès des personnes âgées,
01:10:21des personnes en situation
01:10:22de handicap
01:10:23et de nos enfants,
01:10:24autrement dit
01:10:25les plus vulnérables.
01:10:26Les départements
01:10:28assument ces missions
01:10:28souvent dans des conditions
01:10:29financières difficiles
01:10:30alors que les besoins
01:10:32augmentent d'année en année
01:10:33et que les réponses
01:10:34ne sont pas toujours
01:10:34à la hauteur.
01:10:36Nous veillerons
01:10:36à ce que l'effort demandé
01:10:37reste soutenable
01:10:38pour chacun d'eux.
01:10:40Au-delà des mesures
01:10:41de ce texte,
01:10:41c'est une méthode
01:10:42que nous voulons défendre.
01:10:44Nous croyons
01:10:44à la décentralisation
01:10:45parce que les maires
01:10:46connaissent leur commune
01:10:47mieux que quiconque
01:10:48et sans faire des choix
01:10:50difficiles
01:10:50quand on leur en laisse
01:10:51le temps.
01:10:52Encore faut-il
01:10:53les traiter
01:10:54en partenaires,
01:10:56les associer en amont,
01:10:57les informer tôt
01:10:58et ne pas changer
01:10:59les règles
01:10:59une fois leurs décisions
01:11:00prises.
01:11:01C'est à cette condition
01:11:03que l'État
01:11:03pourra compter sur eux
01:11:04aujourd'hui
01:11:05comme demain.
01:11:06Le groupe Horizon
01:11:07est indépendant.
01:11:08Il veillera tout au long
01:11:08de la discussion budgétaire.
01:11:10Je vous remercie.
01:11:15Je vous remercie.
01:11:19La parole est à M. Jean-Pierre Bataille
01:11:21pour le groupe
01:11:21Liberté indépendant
01:11:22Outre-mer et Territoire.
01:11:33Merci, Mme la Présidente.
01:11:35Mme la Ministre,
01:11:36M. le Président
01:11:37de la Commission des Finances,
01:11:39M. le rapporteur spécial,
01:11:40Mesdames et Messieurs,
01:11:41chers collègues.
01:11:43Pour 2027,
01:11:44Mme la Ministre,
01:11:44vous osez demander
01:11:46aux collectivités
01:11:46jusqu'à 7 milliards d'euros
01:11:48d'efforts complémentaires
01:11:49après les 2 milliards
01:11:50de 2025
01:11:51et les 2 milliards
01:11:52de 2026.
01:11:532,5 au titre
01:11:55de la nouvelle contribution
01:11:56dont les collègues
01:11:57ont parlé précédemment,
01:11:582,1 milliards
01:11:59de baisse
01:12:00du FCTVA,
01:12:01600 millions
01:12:02d'écrètement
01:12:03de TVA,
01:12:04300 millions
01:12:05liés
01:12:05à l'aménagement
01:12:06du LILICO
01:12:07qui est,
01:12:07je me permets de vous le dire,
01:12:08devenu un véritable jeu
01:12:09de bonnes taux
01:12:10dont on sait
01:12:11que la carte magique
01:12:12a disparu
01:12:13et que les collectivités
01:12:14ne retrouveront jamais
01:12:15ce qu'elles étaient
01:12:16censées retrouver.
01:12:17Et jusqu'à 7 milliards
01:12:19en intégrant la hausse
01:12:20des cotisations
01:12:21à la CNR ACL.
01:12:23Ce ne sont pas
01:12:24de simples lignes budgétaires,
01:12:25ce sont des investissements
01:12:26en moins,
01:12:27des projets reportés
01:12:28et des services publics
01:12:30locaux fragilisés.
01:12:31Je vous l'ai dit
01:12:32lors de la séance
01:12:33de questions gouvernement
01:12:34la semaine dernière,
01:12:36pour ma région
01:12:37des Hauts-de-France,
01:12:38les 3 années
01:12:38de recul de collectivité
01:12:40représentent une baisse
01:12:41de 600 millions d'euros,
01:12:42soit 4 années
01:12:43d'investissement
01:12:44dans les lycées.
01:12:46Ces ponctions interviennent
01:12:47alors même
01:12:48que les collectivités
01:12:48ont déjà montré
01:12:50leur capacité
01:12:51à maîtriser leurs dépenses,
01:12:52seulement 1,2%
01:12:54d'augmentation
01:12:55des dépenses
01:12:55de fonctionnement
01:12:56en 2025,
01:12:57alors que l'objectif
01:12:58était de 1,5%
01:13:00dans la loi
01:13:01de programmation
01:13:02des finances publiques
01:13:032023-2027.
01:13:05Alors jusqu'où
01:13:05l'État entend-il
01:13:06faire contribuer
01:13:08les collectivités
01:13:08au redressement
01:13:09des comptes publics
01:13:10et avec quels moyens
01:13:11leur demandera-t-il
01:13:12de continuer
01:13:13à assumer
01:13:13leurs responsabilités ?
01:13:15Depuis 40 ans,
01:13:16les compétences
01:13:17des collectivités
01:13:17se sont élargies,
01:13:19en grande partie
01:13:20en raison
01:13:20des transferts
01:13:21de compétences
01:13:21décidés
01:13:22par l'État seul.
01:13:24Pourtant,
01:13:24cette montée
01:13:25en puissance
01:13:25ne s'est pas accompagnée
01:13:26d'un renforcement
01:13:27équivalent
01:13:28de leurs leviers fiscaux,
01:13:29bien au contraire,
01:13:30car c'est tout
01:13:31le paradoxe
01:13:32de notre modèle.
01:13:33Les collectivités
01:13:34peuvent être
01:13:34financièrement autonomes
01:13:36au sens constitutionnel,
01:13:37sans disposer
01:13:38d'une véritable
01:13:39autonomie fiscale.
01:13:40La suppression
01:13:41de la taxe d'habitation,
01:13:42la réforme
01:13:42de la CVAE
01:13:43ont accru
01:13:44leur dépendance
01:13:45face aux compensations
01:13:46nationales.
01:13:47En 2027,
01:13:48les fractions
01:13:49de TVA attribuées
01:13:50aux collectivités
01:13:51atteindraient
01:13:5148 milliards d'euros.
01:13:53En 2025,
01:13:54la TVA représentait
01:13:55déjà 43%
01:13:56du panier fiscal
01:13:57des départements,
01:13:5863%
01:13:59de celui des régions.
01:14:00Or,
01:14:01recevoir une fraction
01:14:02d'un impôt national,
01:14:04ce n'est pas choisir
01:14:04ses propres ressources,
01:14:06c'est dépendre
01:14:07de décisions prises
01:14:08ailleurs,
01:14:08sans en maîtriser
01:14:09ni l'auto
01:14:10ni l'assiette.
01:14:11De surcroît,
01:14:12l'évolution positive
01:14:13du produit
01:14:14de TVA nationale
01:14:15n'a jamais profité
01:14:16aux collectivités
01:14:17qui auraient dû
01:14:18le recevoir.
01:14:19En résumé,
01:14:20les élus locaux
01:14:20sont responsables
01:14:21devant leurs concitoyens
01:14:22sans disposer
01:14:23des leviers nécessaires.
01:14:25La fameuse CPEB
01:14:26pousse cette logique
01:14:27encore plus loin.
01:14:28Avec 2,5 milliards
01:14:30d'euros prélevés
01:14:31sur les ressources
01:14:31fiscales des collectivités
01:14:33au profit du budget
01:14:34de l'État,
01:14:35nous franchissons
01:14:36une ligne rouge.
01:14:37Derrière l'appellation
01:14:38de contribution,
01:14:40nous avons un prélèvement
01:14:41obligatoire,
01:14:42non remboursable,
01:14:43qui s'apparente
01:14:44à un véritable impôt
01:14:45sur les collectivités.
01:14:46Comment justifier
01:14:47que l'État puisse
01:14:48prélever sur les ressources
01:14:50fiscales des collectivités ?
01:14:51Charles de Courson
01:14:52me disait
01:14:53que la constitutionnalité
01:14:54même de ce dispositif
01:14:56interrogée
01:14:56au regard
01:14:57de la libre administration
01:14:58et de l'autonomie financière
01:15:00des collectivités.
01:15:01Et pendant que l'État
01:15:02réduit les marges
01:15:03de manœuvre,
01:15:04qui doit répondre
01:15:05aux urgences
01:15:05sur le terrain ?
01:15:06Les émeutes de ce week-end
01:15:08nous le rappellent
01:15:09brutalement.
01:15:10Lorsque les bâtiments
01:15:10publics sont dégradés,
01:15:12lorsque des équipements
01:15:13communaux sont détruits,
01:15:14ce sont les communes
01:15:15qui payent immédiatement
01:15:17et gèrent les conséquences
01:15:18pour organiser
01:15:19les réparations.
01:15:21Oserez-vous,
01:15:22Madame la Ministre,
01:15:22prélever cette contribution
01:15:23sur les budgets
01:15:24des communes de Lyon,
01:15:26de Limoges,
01:15:26de Lille,
01:15:27de Marseille,
01:15:28de Nantes,
01:15:28pour ne citer
01:15:29que les plus grandes
01:15:30d'entre elles
01:15:30qui ont été atteintes ?
01:15:32Les collectivités
01:15:32ne peuvent pas assumer
01:15:33les conséquences financières
01:15:35des violences
01:15:35que l'État n'a pu empêcher.
01:15:37C'est l'article L211.10
01:15:39du Code de sécurité intérieure
01:15:40qui oblige l'État
01:15:41à protéger
01:15:43les biens
01:15:44et les personnes.
01:15:45Par ailleurs,
01:15:46l'État devra rapidement
01:15:47financer les dommages causés
01:15:48aux établissements privés
01:15:49et non couverts
01:15:50par les assurances.
01:15:51Voilà pourquoi
01:15:52vous devrez renoncer
01:15:53à punir les collectivités
01:15:55qui assurent
01:15:55le dialogue quotidien
01:15:56avec nos habitants.
01:15:57D'ailleurs,
01:15:58la quasi-unanimité
01:15:59de tous les groupes politiques
01:16:01ayant proposé
01:16:01des amendements
01:16:02de suppression
01:16:03des articles 34 à 37
01:16:05qui seront votés
01:16:06après nos débats
01:16:07dans quelques dizaines
01:16:07de minutes
01:16:08vous contraindra
01:16:09à rejoindre votre copie.
01:16:11Alors,
01:16:11Madame la Ministre,
01:16:12le groupe Liot
01:16:13demande à l'État
01:16:14de doter les collectivités
01:16:15d'une véritable autonomie
01:16:16fiscale durable,
01:16:18de garantir
01:16:18des relations
01:16:19pluriannuelles prévisibles
01:16:21et des moyens
01:16:22à la hauteur
01:16:22de leurs responsabilités.
01:16:24Je vous remercie.
01:16:29Je vous remercie.
01:16:32La parole est à M.
01:16:34Julien Brougerolle
01:16:34pour le groupe
01:16:35gauche démocrate
01:16:36et républicaine.
01:16:43Madame la Présidente,
01:16:44Madame la Ministre,
01:16:46M. le Président
01:16:48de la Commission des Finances,
01:16:49chers collègues,
01:16:50communes,
01:16:51quel joli mot.
01:16:52À l'heure où
01:16:53beaucoup de nos maires,
01:16:54de nos élus municipaux,
01:16:56de nos habitants
01:16:57se rassemblent devant
01:16:58nos mairies
01:16:58pour rappeler leur fidélité
01:17:00aux valeurs républicaines
01:17:01et la condamnation
01:17:03sans faille
01:17:03que nous devons tous avoir
01:17:04face à des actes
01:17:05de vandalisme
01:17:06et d'atteinte inacceptables
01:17:08portés à des mairies,
01:17:09des bâtiments
01:17:10et équipements publics
01:17:11et bien sûr
01:17:12de nombreux commerces.
01:17:13Il faut rappeler
01:17:14combien nos communes
01:17:15ne sont pas seulement
01:17:16le premier échelon
01:17:17de la République
01:17:18mais bien ce qui fait
01:17:19la République.
01:17:20Nos communes,
01:17:21nos collectivités
01:17:22dans leur ensemble,
01:17:23c'est la République
01:17:24du quotidien
01:17:25et du vivre ensemble.
01:17:26À travers l'action
01:17:27de 500 000 élus locaux
01:17:29et de plus de 2 millions
01:17:31d'agents territoriaux
01:17:32engagés au quotidien
01:17:33au service de la population
01:17:34en réponse immédiate
01:17:36à leurs besoins
01:17:37les plus fondamentaux.
01:17:38C'est ce qui permet
01:17:39de tenir
01:17:40quand la vie
01:17:41et les événements
01:17:41nous bousculent.
01:17:42Ces derniers jours,
01:17:43ces dernières heures
01:17:44révèlent une nouvelle fois
01:17:45combien notre idéal républicain
01:17:47de liberté,
01:17:48d'égalité
01:17:49et de fraternité
01:17:49est précieux
01:17:51mais fragile.
01:17:52Ces derniers jours,
01:17:53ces dernières heures
01:17:54révèlent surtout
01:17:55combien une République
01:17:56abîmée par des décennies
01:17:58de politiques libérales
01:17:59et austéritaires,
01:18:00une République
01:18:01amputée
01:18:02année après année
01:18:03d'une partie
01:18:03de ses services publics
01:18:04les plus fondamentaux,
01:18:06une République
01:18:07divisée par le nombrilisme
01:18:09des puissances d'argent
01:18:10et travaillée
01:18:11par le poison
01:18:12du rejet de l'autre
01:18:13ne peuvent construire
01:18:14sereinement
01:18:15l'avenir des Françaises
01:18:16et des Français.
01:18:18Madame la Ministre,
01:18:19dans le contexte
01:18:20que nous vivons,
01:18:21le gouvernement
01:18:22n'a pas le droit
01:18:23de fragiliser
01:18:23un peu plus
01:18:24un des derniers piliers
01:18:25de notre République.
01:18:27Certes,
01:18:27cette fragilisation
01:18:28ne date pas
01:18:29de cette année,
01:18:30mais la nouvelle
01:18:31attaque frontale
01:18:32que votre projet
01:18:32de budget prévoit
01:18:33contre les moyens
01:18:34d'agir de nos collectivités
01:18:35est un contresens
01:18:36politique majeur.
01:18:39rappelons d'abord
01:18:40que les nouvelles mesures
01:18:41que vous présentez
01:18:42dans ce budget
01:18:42pour 2027
01:18:43s'ajoutent
01:18:44à la diminution
01:18:45drastique
01:18:46de la dotation
01:18:47globale de fonctionnement
01:18:47depuis 2014,
01:18:49une DGF
01:18:50qui a ainsi perdu
01:18:51plus de 17 milliards
01:18:52d'euros
01:18:53en euros constants.
01:18:54Le corset financier
01:18:56imposé
01:18:56à nos collectivités
01:18:57territoriales
01:18:58ne s'est jamais
01:18:59desserré depuis,
01:19:00en lien avec
01:19:01une farouche volonté
01:19:02de recentralisation.
01:19:04Et la diminution
01:19:05de plus de 7 milliards
01:19:06d'euros du soutien
01:19:07aux collectivités
01:19:08prévus dans votre budget
01:19:09s'inscrit dans cette continuité.
01:19:11Sans pouvoir faire ici
01:19:12la liste complète
01:19:13des mauvais coups
01:19:14qu'il contient,
01:19:15avec les 2,5 milliards
01:19:16de ponctions nouvelles
01:19:18sur les budgets
01:19:18de fonctionnement,
01:19:19la fameuse contribution
01:19:21progressive
01:19:22à l'effort budgétaire
01:19:23comme ces choses-là
01:19:24sont joliment dites,
01:19:25le gouvernement
01:19:26attend surtout punir
01:19:28une nouvelle fois
01:19:29toutes celles et ceux
01:19:29qui essayent d'améliorer
01:19:30le quotidien
01:19:31de nos administrés.
01:19:33Cette brutalité budgétaire
01:19:34à l'égard des communes
01:19:35ne s'arrête
01:19:36malheureusement pas là
01:19:37puisque vous proposez
01:19:38aussi de baisser
01:19:38le remboursement
01:19:39de la TVA
01:19:39sans oublier
01:19:40tous les mécanismes
01:19:41qui gèlent les compensations
01:19:43et donc après année
01:19:43font perdre des moyens
01:19:45si utiles
01:19:46à nos collectivités.
01:19:48Les lourdes conséquences
01:19:49de ces choix
01:19:50nous les connaissons déjà.
01:19:51C'est l'attrition
01:19:52du service public local
01:19:53et c'est la baisse inévitable
01:19:54de l'investissement public local.
01:19:56Je le vois déjà
01:19:57comme partout en France
01:19:58dans ma circonscription
01:19:59du Ivra d'Ouphorez
01:20:00et de la Limagne
01:20:00où des projets municipaux
01:20:01sont retardés
01:20:02voire parfois arrêtés
01:20:03faute de visibilité
01:20:05et de soutien budgétaire.
01:20:07Or cela est dit
01:20:08et répété par tous
01:20:09avec 70%
01:20:10de l'investissement public
01:20:11les collectivités locales
01:20:13sont des principaux moteurs
01:20:15de l'emploi local
01:20:15en particulier
01:20:17de nos artisans
01:20:18de nos entreprises
01:20:18du bâtiment
01:20:19des travaux publics
01:20:20qui en ont bien besoin
01:20:21aujourd'hui.
01:20:23Madame la Ministre
01:20:24c'est tout un tissu local
01:20:25qui risque d'être emporté
01:20:27par les choix budgétaires
01:20:28de l'Etat
01:20:28assis
01:20:28sur le seul horizon comptable
01:20:30de court terme.
01:20:31Tailler comme vous le proposez
01:20:33à nouveau dans leurs moyens
01:20:34n'offrira pas aux enfants
01:20:35et aux enseignants
01:20:36de nos écoles
01:20:36des conditions d'accueil
01:20:37et de travail dignes
01:20:38qui répondent
01:20:39aux défis climatiques.
01:20:40Cela n'offrira pas non plus
01:20:41les capacités de rénover
01:20:42tous nos centres de bourg
01:20:43de redynamiser nos couvertes
01:20:45et services de proximité
01:20:46qui continuent de disparaître
01:20:48d'offrir les logements dignes
01:20:49indispensables à chacun
01:20:51pour bien vivre
01:20:52et travailler
01:20:52dans nos territoires.
01:20:54La colère et l'inquiétude
01:20:55sont grandes dans nos territoires
01:20:56les élus locaux
01:20:57les expriment
01:20:58à leur manière
01:20:59pour l'heure
01:21:00leur grand sens
01:21:00des responsabilités
01:21:01leur permet de tenir
01:21:03et ils ne tournent pas
01:21:04le dos à la République
01:21:05quand ils demandent
01:21:06aux premiers responsables
01:21:07politiques du pays
01:21:08de leur donner
01:21:08ces moyens d'agir
01:21:09plutôt que de les sevrer
01:21:11budget après budget.
01:21:13Alors
01:21:14renoncez
01:21:15à leur appliquer
01:21:15la double peine
01:21:16que vous avez prévue
01:21:17dans votre mauvais budget.
01:21:197 milliards
01:21:20de coupes budgétaires
01:21:21c'est moins de 1%
01:21:22du patrimoine
01:21:23des 500 plus grandes
01:21:24fortunes françaises.
01:21:26Comme vous le dites souvent
01:21:27tout est question de choix
01:21:29le nôtre est fait.
01:21:31Évidemment
01:21:31les députés communistes
01:21:33et du groupe
01:21:33de la gauche démocrate
01:21:34et républicaine
01:21:35défendront notamment
01:21:37dans ce débat budgétaire
01:21:38la suppression
01:21:38de toutes les mesures
01:21:40régressives
01:21:41pour nos collectivités
01:21:42que vous portez.
01:21:43Je vous remercie.
01:21:44Voilà pour les moments forts
01:21:45de cette séance
01:21:46c'est la fin
01:21:47de cet épisode
01:21:48merci de l'avoir suivi
01:21:49à très bientôt
01:21:49sur LCP.