00:00Ce sont les mêmes, avec toujours les mêmes méthodes.
00:02Le pourrissement, puis une violence aveugle, pour essayer de faire peur à tout le monde.
00:06Alors la manière de réagir, c'est d'empêcher qu'il y ait des pillages.
00:09Donc le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, la sûreté publique, c'est une technique, c'est un
00:16métier.
00:17C'est pas on prend des gens et on compte sur la brutalité parce qu'on pense que la brutalité
00:21c'est efficace.
00:22C'est une technique, comment on organise, comment on fait.
00:25Regardez le préfet de police Grimaud en 1968.
00:28Un mois de, voilà, on peut parler de violence qui était quand même extraordinaire.
00:33Il y avait quelques pavés qui...
00:34Pas un mort, ah non, quelques pavés, tous les pavés.
00:37Il n'y avait plus un arbre dans les rues où il y avait les manifestations.
00:41Toutes les voitures avaient été incendiées, tous les commerces.
00:43Il n'y a pas eu un mort.
00:45Et les chefs du syndicat de police à l'époque avaient une morale républicaine en acier.
00:51Et c'est eux qui disaient, frapper un homme à terre c'est se déshonorer.
00:54Ils parlaient pour leur profession.
00:55Côté, je suis comme tout le monde, sous le choc des images.
00:59Alors il y avait déjà les étudiants, les lycéens, sous le choc des violences policières.
01:03Et puis maintenant voilà les commerçants.
01:05Et mon expérience des situations de crise me font dire que ce qui compte avant tout c'est de maintenir
01:11une capacité de discernement, de sang-froid.
01:14Donc mon premier message c'est, n'écoutez pas le discours du premier ministre quand il dit, entre les pillards
01:22et les policiers, il faut choisir son camp.
01:25Le mot camp est détestable dans cette affaire.
01:27Et M. Bardella a repris la même expression.
01:29Non, pour moi le choix n'est pas là.
01:32Le choix il est entre une population, sa jeunesse, dans une crise très profonde, morale, psychologique, économique.
01:41Et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le pourrissement.
01:45Écoutez, je suis comme tout le monde, sous le choc des images.
01:49Alors il y avait déjà les étudiants, les lycéens, sous le choc des violences policières.
01:54Et puis maintenant voilà les commerçants.
01:56Et mon expérience des situations de crise me font dire que ce qui compte avant tout c'est de maintenir
02:02une capacité de discernement, de sang-froid.
02:06Donc mon premier message c'est, n'écoutez pas le discours du premier ministre quand il dit, entre les pillards
02:16et les policiers, il faut choisir son camp.
02:18Le mot camp est détestable dans cette affaire.
02:21Et M. Bardella a repris la même expression.
02:24Non, pour moi le choix n'est pas là.
02:26Le choix il est entre une population, sa jeunesse, dans une crise très profonde, morale, psychologique, économique.
02:36Et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le pourrissement.
02:40Car voyez-vous, si vous regardez les personnages, ce sont les mêmes que pour les gilets jaunes.
02:45Ce sont les mêmes que pour la répression aux Antilles récemment.
02:50Ce sont les mêmes avec toujours les mêmes méthodes.
02:52Le pourrissement, puis une violence aveugle pour essayer de faire peur à tout le monde.
02:56Alors, bon, le plus urgent...
02:59Face au pillage c'est un peu compliqué.
03:00Pardon ?
03:00Face au pillage, c'est un petit peu compliqué.
03:02Il faut réagir.
03:03Il faut une manière de réagir face à ces pillages qui sont incertains dans la nuit.
03:08La manière de réagir, c'est d'empêcher qu'il y ait des pillages.
03:11Donc, le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, la sûreté publique, c'est une technique, c'est un
03:17métier.
03:18C'est pas on prend des gens et on compte sur la brutalité parce qu'on pense que la brutalité
03:23c'est efficace.
03:23C'est une technique.
03:25Comment on organise, comment on fait ?
03:27Regardez le préfet de police Grimaud en 1968.
03:30Un mois de...
03:32On peut parler de violence qui était quand même extraordinaire.
03:35Il y avait quelques pavés qui...
03:36Pas un mort.
03:37Ah non, quelques pavés.
03:38Tous les pavés.
03:39Il n'y avait plus un arbre dans les rues où il y avait les manifestations.
03:43Toutes les voitures avaient été incendiées.
03:44Tous les commerces.
03:45Il n'y a pas eu un mort.
03:47Et les chefs du syndicat de police à l'époque avaient une morale républicaine en acier.
03:52Et c'est eux qui disaient, frapper un homme à terre c'est se déshonorer.
03:56Ils parlaient pour leur profession.
03:58Donc vous voyez, le fond de l'affaire c'est d'empêcher qu'on en arrive à ce point.
04:04Et là on a fait exactement le contraire.
04:07C'est-à-dire qu'il ne se passe rien pendant plus de dix jours.
04:10Et puis tout d'un coup c'est des policiers à toutes les portes des lycées.
04:15Commencent des violences de toutes sortes.
04:17Et on est parti dans un cycle qui est celui du pourrissement.
04:20Et là, voyez-vous, ce soir je suis inquiet.
04:23Parce que le président de la République va prendre la parole à 20 heures.
04:27Alors donc il aura fallu toutes ces violences pour qu'on entende le son de sa voix.
04:31Il en quelque sorte valide le scénario le plus nul qu'on ait entendu.
04:35Qui est de dire, ah bah il faut vraiment taper fort pour qu'il se passe quelque chose.
04:38Premièrement.
04:39Deuxièmement.
04:39Donc c'est la faute du gouvernement vous êtes en train de dire.
04:41Totalement.
04:41Il n'y a que lui qui est responsable de tout ça.
04:44Parce que le désordre fait partie, comment dire, des événements de la vie en société.
04:49Toutes les sociétés sont en proie à des pulsions, des tensions.
04:53Et c'est pourquoi on organise la démocratie, on organise le débat.
04:56Et on organise le maintien de la tranquillité.
05:03Écoutez, je suis comme tout le monde, sous le choc des images.
05:06Et mon expérience des situations de crise me font dire que ce qui compte avant tout,
05:11c'est de maintenir une capacité de discernement, de sang-froid.
05:15N'écoutez pas le discours du Premier ministre quand il dit,
05:19entre les pillards et les policiers, il faut choisir son camp.
05:22Le mot camp est détestable dans cette affaire.
05:24Pour moi, le choix n'est pas là.
05:26Le choix, il est entre une population, sa jeunesse, dans une crise très profonde,
05:32morale, psychologique, économique,
05:35et un gouvernement qui joue tout le temps la même méthode, le pourrissement.
05:39Puis une violence aveugle pour essayer de faire peur à tout le monde.
05:42Le fond de l'affaire, c'est d'empêcher qu'on en arrive à ce point.
05:46Et là, on a fait exactement le contraire.
05:49Voyez-vous, ce soir, je suis inquiet.
05:51Le président de la République va prendre la parole à 20h.
05:54Alors, donc, il aura fallu toutes ces violences pour qu'on entende le son de savoir.
05:57Il, en quelque sorte, valide le scénario le plus nul qu'on ait entendu,
06:01qui est de dire, ah ben, il faut vraiment taper fort pour qu'il se passe quelque chose.
06:04Premièrement.
06:05Deuxièmement...
06:05Donc, c'est la faute du gouvernement, vous êtes en train de dire.
06:07Totalement.
06:07Il n'y a que lui qui est responsable de tout ça.
06:10Parce que le désordre fait partie, comment dire, des événements de la vie en société.
06:15Toutes les sociétés sont en proie à des pulsions, des tensions,
06:19et c'est pourquoi on organise la démocratie, on organise le débat,
06:23et on organise le maintien de la tranquillité.
06:25Écoutez ce qu'a dit M. Bohr.
06:27Sur votre chaîne, il y a un instant,
06:28il a dit que la composition sociale des gens interpellés
06:32montrait que c'était, dans cette affaire,
06:35des symptômes de l'exaspération populaire de la misère.
06:37Je ne donne pas raison à la méthode,
06:39c'est le contraire, madame.
06:41C'est moi qui dois m'expliquer,
06:43lorsque il y a de telles méthodes.
06:44Alors que j'ai toujours appelé à la non-violence.
06:48Écoutez, entre le début du mois de septembre,
06:51et l'heure à laquelle nous nous parlons,
06:53j'ai déjà fait dix fois un discours
06:55sur la nécessité d'en recourir à la non-violence.
06:57Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique
07:01qui en ait fait autant que moi dans ce domaine ?
07:03Vous voyez, par conséquent, voici ce dont nous avons besoin, M. Macron.
07:06Puisque vous partez faire vos courses et chercher de l'essence,
07:09comme on vient de me le dire.
07:10Eh bien, avant de partir, vous devez répondre à la demande populaire.
07:14Cherter de la vie, bloquer les prix.
07:16Les revendications des étudiants, c'est simple à régler.
07:19Inscrivez les dix milliards dans le budget qui arrive là,
07:21puisque, justement, c'est la cession budgétaire.
07:24Et supprimer par Coursup.
07:25Pardon de vous dire que c'est ça qu'il avait fait pour les Gilets jaunes,
07:27quand on était arrivé au point où c'était la bataille généralisée.
07:30Et je suis dit, il ne faut pas les oublier, les commerçants.
07:33Il faut les indemniser tout de suite.
07:35Voici ce dont nous avons besoin, M. Macron.
07:38Puisque vous partez faire vos courses et chercher de l'essence,
07:41comme on vient de me le dire.
07:42Eh bien, avant de partir, vous devez répondre à la demande populaire.
07:46Cherter de la vie, bloquer les prix.
07:48Les revendications des étudiants, c'est simple à régler.
07:51Inscrivez les dix milliards dans le budget qui arrive là,
07:54puisque, justement, c'est la cession budgétaire.
07:56Et supprimer par Coursup.
07:58Pardon de vous dire que c'est ça qu'il avait fait pour les Gilets jaunes,
08:00quand on était arrivé au point où c'était la bataille généralisée.
08:04Écoutez ce qu'a dit M. Borer.
08:06Sur votre chaîne, il y a un instant,
08:07il a dit que la composition sociale des gens interpellés
08:11montrait que c'était, dans cette affaire,
08:13des symptômes de l'exaspération populaire de la misère.
08:16Je ne donne pas raison à la méthode.
08:18C'est le contraire, madame.
08:19C'est moi qui dois m'expliquer,
08:22lorsque il y a de telles méthodes.
08:23Alors que j'ai toujours appelé à la non-violence.
08:26Écoutez, entre le début du mois de septembre
08:29et l'heure à laquelle nous nous parlons,
08:31j'ai déjà fait dix fois un discours
08:33sur la nécessité d'en recourir à la non-violence.
08:36Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique
08:39qui en ait fait autant que moi dans ce domaine ?
08:41Vous voyez, par conséquent, voici ce dont nous avons besoin, M. Macron.
08:45Puisque vous partez faire vos courses
08:47et chercher de l'essence, comme on vient de me le dire,
08:49eh bien avant de partir, vous devez répondre à la demande populaire.
08:52Cherter de la vie, bloquer les prix.
08:54Les revendications des étudiants, c'est simple à régler.
08:58Inscrivez les dix milliards dans le budget qui arrive là,
09:00puisque justement c'est la cession budgétaire.
09:02Et supprimer par Coursup.
09:04Pardon de vous dire que c'est ça qu'il avait fait pour les Gilets jaunes
09:06quand on était arrivé au point où c'était la bataille généralisée.
09:10C'est fini, il ne faut pas les oublier.
09:11Les commerçants, il faut les indemniser tout de suite.
09:14Le maintien de ce qu'on appelle l'ordre, la sûreté publique,
09:17c'est une technique, c'est un métier.
09:19Ce n'est pas on prend des gens et on compte sur la brutalité
09:22parce qu'on pense que la brutalité c'est efficace.
09:24Regardez le préfet de police Grimaud en 1968.
09:27Il y avait quelques pavés qui...
09:28Pas un mort, ah non, quelques pavés, tous les pavés.
09:31Il n'y avait plus un arbre dans les rues où il y avait les manifestations.
09:34Toutes les voitures avaient été incendiées, tous les commerces.
09:37Il n'y a pas eu un mort.
09:38Et les chefs du syndicat de police à l'époque
09:41avaient une morale républicaine en acier.
09:44Et c'est eux qui disaient,
09:45frapper un homme à terre c'est se déshonorer.
09:47Je ne donne pas raison à la méthode, c'est le contraire madame.
09:50C'est moi qui dois m'expliquer
09:53lorsque il y a de telles méthodes.
09:54Alors que j'ai toujours appelé à la non-violence.
09:57Écoutez, entre le début du mois de septembre
10:00et l'heure à laquelle nous parlons,
10:02j'ai déjà fait dix fois un discours
10:04sur la nécessité d'en recourir à la non-violence.
10:07Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique
10:10qui en ait fait autant que moi dans ce domaine ?