00:00Moi j'ai le coeur qui saine ce matin en voyant mon pays ravagé, saccagé, pillé par des voyous, par
00:06des fous furieux, des sauvages, là il n'y a pas d'autre mot.
00:09Je veux rendre hommage à mes frères d'armes de la police et de la gendarmerie.
00:13Sans oeillard la France serait tombée, ils ont tenu la République et c'est pas des mauvais à bout de
00:17bras.
00:18Il faut quand même vous dire que les compagnies d'intervention de la direction de l'ordre public et de
00:21la circulation de la préfecture de police de Paris ont démarré sur le terrain.
00:24Donc ils ont pris leur service bien avant à 8h et ils ont été relevés aujourd'hui à 2h du
00:28matin.
00:28Les compagnies de CRS sont prises à 6h pour tenir les points.
00:31Vous avez vu Place de la République hier, c'était pas une manifestation, c'était pas des revendications.
00:35C'était l'enfer et c'était la guerre.
00:37Et des violences dès 9h-10h du matin, on était en direct ensemble hier.
00:40J'ai suivi ça mais vous savez entre le vivre sur des écrans et le vivre dans la réalité, j
00:44'ai échangé avec beaucoup de policiers et de gendarmes blessés.
00:46On avait déjà eu un carnage mardi dernier à Place Vauban mais là ça dépasse tous les entendements.
00:52Et en plus, vous avez une ultra-gauche très organisée avec beaucoup de black blocs étrangers, des Italiens, des Espagnols,
00:58des Néerlandais.
00:58Les policiers m'ont dit qu'ils en avaient interpellé pas mal, notamment en journée.
01:01Et puis après, pardon, j'entends voyous d'opportunité.
01:03Mais non, non, non, on a beaucoup de voyous issus de la banlieue, des banlieues lyonnaises, des banlieues lilloises, des
01:07banlieues parisiennes
01:08qui sont venus faire leur supermarché organisé, structuré, communiquant par les messageries.
01:13Alors oui, après quand ils voient dit...
01:16Opportunité parce que l'opportunité de ce mouvement, de cette mobilisation pour venir se mêler à la foule et casser,
01:21piller en effet.
01:22C'était écrit d'avance, Julien, parce que sur les réseaux sociaux étaient diffusés les kits de casseurs.
01:26Rima Hassan a relayé par exemple un message où il dit qu'il faut venir avec des casques, des gants,
01:31des coquets.
01:32Donc les gens étaient préparés.
01:36150 policiers et gendarmes blessés hier.
01:38Oui, enfin moi j'ai un bilan pour l'instant qui est de 562.
01:41Ah donc ça évolue très vite en effet, on va revoir ça.
01:43Il y a une violence qui s'est abattue de manière inouïe.
01:45Et les Black Bloc, les antifas, qui s'appellent l'antifa, moi ce que j'appelle les voyous en noir,
01:49parce qu'ils sont, vous avez vu hier, tout masqué et grimé de noir,
01:52ils étaient très très bien organisés.
01:54Les barricades, ils savaient bien les monter, l'harcelé, les forces de l'ordre, ils savaient faire.
01:57Alors ils ne venaient pas au contact directement ou très peu,
01:59ils ont envoyé énormément de projectiles, des cacatofs, vous savez,
02:03ces excréments qui sont en train de macérer plusieurs jours avant dans des bocaux
02:06qui sont envoyés sur les forces de l'ordre,
02:07des mortiers qu'on retombe typiquement beaucoup dans les cités, dans les banlieues.
02:11Vous le savez, on en parle si souvent, donc il n'y a pas de stigmatisation.
02:13Il faut être aujourd'hui factuel, avoir le courage de nommer les choses.
02:15Mais vous savez, je vais en terminer là.
02:17La lâcheté des politiques depuis 40 ans,
02:19il ferait mieux de s'inspirer des unités de police et de gendarmerie
02:22qui ont le courage tous les jours dans leur métier.
02:24Et je pense que notre pays s'en porterait mieux.
02:27Et je suis très étonné de voir M. Payan, le maire socialiste,
02:30M. Doucet, le maire lyonnais.
02:32Moi, j'ai assisté au conseil municipal avec M. Délan d'Alil
02:34qui expliquait il y a quelques jours qu'il y avait trop de répression policière,
02:37qu'il y avait trop de violence policière.
02:38Aujourd'hui, les mêmes viennent pleurer sur les antennes
02:40pour dire qu'il n'y avait pas assez de police.
02:41C'est facile de réclamer des moyens
02:44quand l'idéologie que vous entretenez en effet depuis quelques années
02:47vous fera en plein visage.
02:48C'est quand même des gens qui expliquaient qu'il n'y avait pas d'ensauvagement
02:50et qu'il n'y avait pas de barbarie et qu'il n'y avait pas de voyou.
02:52Et aujourd'hui, ils viennent déplorer les conséquences
02:54dont ils ont chéri les causes.
02:55Enfin, c'est affolant.
02:56Moi, je dis, j'ai mal à ma France
02:58et ce n'est pas qu'un 20 mots.
02:59Et puis le président Macron, il a lâché les flics il y a quelques jours
03:01et maintenant, il vient pleurer à leur chevet
03:02parce qu'ils viennent se rendre compte
03:03que c'est eux à chaque fois qu'ils sauvent la République.
03:05C'est hallucinant.