00:00Dominique, à droite, vous voyez les images de l'intrusion à la mairie de Marseille qui viennent de nous parvenir.
00:06On précise qu'il n'y a plus personne à l'heure actuelle dans cette mairie, mais c'est comme
00:09ça que ça s'est passé.
00:10Ce sont ces images-là quand ils ont forcé la porte d'entrée de la mairie avant de s'en
00:17prendre à du mobilier urbain à l'intérieur.
00:19Absolument. Et on l'a bien compris. C'est ce que disait Laurent Fragermann tout à l'heure.
00:23Les gens qu'on voit ici ne sont pas des manifestants, mademoiselle.
00:26Ce ne sont pas des manifestants.
00:27Mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:28Non, non, mais...
00:29Non, mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:29Non, mais ce ne sont pas des lycéens, des lycéens, des lycéens. Pardon, ce ne sont pas des lycéens, ce
00:33sont des casseurs.
00:34Ils n'ont rien à voir avec votre mouvement.
00:37Mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:38Parce que ce sont des professionnels de la case. Vous pensez que des lycéens vont arriver avec une barrière ?
00:43Je fais toutes les manifestations. Qui ici ? Moi, j'aimerais bien savoir qui ici est allé en manifestation ces
00:48derniers temps.
00:48Qui sait ce que c'est d'être sur le terrain ?
00:50Non, parce que vous faites les sauterelles de plateau en plateau à commenter des images qui tournent en boucle.
00:55Mais vous n'en savez rien.
00:56Alors, replaçons les choses.
00:59Vous pouvez prendre une barrière anti-émeute comme eux et casser une porte de mairie ?
01:03Vous êtes capables de faire ça ?
01:04Mais on parle depuis tout à l'heure, on parle d'une table cassée.
01:08Ce matin, on parle d'une mairie d'une des plus grandes villes de France.
01:12On ne parle pas d'un jeune ce matin qui a la tête en sang parce qu'il s'est
01:17pris des coups de matraque.
01:18Ça, c'est une réalité.
01:19Est-ce que vous pensez que l'un justifie l'autre ?
01:21Moi, tout ce que je constate, je constate juste qu'on n'en parle pas. C'est tout.
01:25On ne parle pas de quoi ?
01:26De ce jeune homme qui a la tête en sang parce qu'il s'est pris des coups de matraque
01:30dans la tête.
01:31On ne parle pas de sang, on parle de la mairie de Marseille.
01:33Oui, mais c'est bien ce que je déploie.
01:35Vous voulez qu'on parle de ce garçon ?
01:36Moi, j'aimerais bien qu'on parle de tous les manifestants qui sont matraqués, qui sont gazés actuellement.
01:40Pour le moment, en tout cas, les départs de manifestations en ce qui concerne Paris ne peuvent pas avoir lieu.
01:46C'est un qui s'est fait d'autant, dont un commandant de l'enseignement territorial à Belfort.
01:50On va parler de lui, car c'est des coups de pied dans la tête.
01:53Voilà, débat animé en plateau.
01:54On va peut-être donner la parole à Laurent Fragerman.
01:57On voit les images à Marseille.
01:58Qu'est-ce que ça vous inspire au fond ?
02:00Là, il n'y a aucune revendication.
02:02Il y a une volonté de casser uniquement.
02:05Il y a une volonté de s'attaquer à des symboles de l'État.
02:08Moi, je suis assez frappé.
02:09Je voulais quand même rappeler que c'est important que des centaines de rassemblements se sont bien passés.
02:14J'ai discuté avec vous.
02:15Sur les ronds-points, notamment.
02:17Et que dans la plupart des cas, il n'y avait pas à s'inquiéter.
02:21Tout le problème, c'est que depuis plusieurs années, le droit de manifester semble remis en cause.
02:26Il est remis en cause quand vous avez des casseurs qui nous font entrer dans une logique violente.
02:33Et il est régulièrement remis en cause parce qu'il peut y avoir une réaction de la police qui n
02:38'est pas adaptée.
02:39Alors moi, je ne vais pas rentrer dans le débat.
02:40Je ne sais pas ma spécialité.
02:42Est-ce que la police l'a fait volontairement ou non ?
02:44Mais par exemple, je me souviens de juste cet exemple-là.
02:48J'ai des élèves qui me disent « Ah, on a vu la police très violente.
02:51C'était un rassemblement à Nation. »
02:53Je leur ai dit « Mais pourquoi vous êtes allés là-bas ? »
02:55Il y avait des gaz lacrymogènes.
02:56C'était le moment de partir.
02:57N'allez surtout pas là-bas.
02:58Mais ensuite, les mêmes me disent « Rassemblement suivant ».
03:00Ils n'écoutent pas forcément leur prof.
03:02Ils me disent « Ah ben là, on n'a pas pu partir. »
03:04Parce que tout était fermé.
03:06Et ça, c'est un des vieux problèmes dont on a déjà discuté.
03:08C'est un des vieux problèmes de rassemblement.
03:10Donc, effectivement, qu'il y ait à partir de là des gens qui en profitent pour alimenter la colère
03:16et pousser à des actes qui ne servent à rien.
03:20Ou au contraire, je pense qu'un commissariat, c'est très utile.
03:23Ça pose problème.
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