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  • il y a 6 minutes
Des manifestants se sont introduits dans l'Hôtel de Ville de Marseille et ont causé quelques dégâts avant même le départ du cortège en ce 17 octobre, journée de mobilisation nationale. 

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Transcription
00:00Dominique, à droite, vous voyez les images de l'intrusion à la mairie de Marseille qui viennent de nous parvenir.
00:06On précise qu'il n'y a plus personne à l'heure actuelle dans cette mairie, mais c'est comme
00:09ça que ça s'est passé.
00:10Ce sont ces images-là quand ils ont forcé la porte d'entrée de la mairie avant de s'en
00:17prendre à du mobilier urbain à l'intérieur.
00:19Absolument. Et on l'a bien compris. C'est ce que disait Laurent Fragermann tout à l'heure.
00:23Les gens qu'on voit ici ne sont pas des manifestants, mademoiselle.
00:26Ce ne sont pas des manifestants.
00:27Mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:28Non, non, mais...
00:29Non, mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:29Non, mais ce ne sont pas des lycéens, des lycéens, des lycéens. Pardon, ce ne sont pas des lycéens, ce
00:33sont des casseurs.
00:34Ils n'ont rien à voir avec votre mouvement.
00:37Mais qu'est-ce que vous en savez ?
00:38Parce que ce sont des professionnels de la case. Vous pensez que des lycéens vont arriver avec une barrière ?
00:43Je fais toutes les manifestations. Qui ici ? Moi, j'aimerais bien savoir qui ici est allé en manifestation ces
00:48derniers temps.
00:48Qui sait ce que c'est d'être sur le terrain ?
00:50Non, parce que vous faites les sauterelles de plateau en plateau à commenter des images qui tournent en boucle.
00:55Mais vous n'en savez rien.
00:56Alors, replaçons les choses.
00:59Vous pouvez prendre une barrière anti-émeute comme eux et casser une porte de mairie ?
01:03Vous êtes capables de faire ça ?
01:04Mais on parle depuis tout à l'heure, on parle d'une table cassée.
01:08Ce matin, on parle d'une mairie d'une des plus grandes villes de France.
01:12On ne parle pas d'un jeune ce matin qui a la tête en sang parce qu'il s'est
01:17pris des coups de matraque.
01:18Ça, c'est une réalité.
01:19Est-ce que vous pensez que l'un justifie l'autre ?
01:21Moi, tout ce que je constate, je constate juste qu'on n'en parle pas. C'est tout.
01:25On ne parle pas de quoi ?
01:26De ce jeune homme qui a la tête en sang parce qu'il s'est pris des coups de matraque
01:30dans la tête.
01:31On ne parle pas de sang, on parle de la mairie de Marseille.
01:33Oui, mais c'est bien ce que je déploie.
01:35Vous voulez qu'on parle de ce garçon ?
01:36Moi, j'aimerais bien qu'on parle de tous les manifestants qui sont matraqués, qui sont gazés actuellement.
01:40Pour le moment, en tout cas, les départs de manifestations en ce qui concerne Paris ne peuvent pas avoir lieu.
01:46C'est un qui s'est fait d'autant, dont un commandant de l'enseignement territorial à Belfort.
01:50On va parler de lui, car c'est des coups de pied dans la tête.
01:53Voilà, débat animé en plateau.
01:54On va peut-être donner la parole à Laurent Fragerman.
01:57On voit les images à Marseille.
01:58Qu'est-ce que ça vous inspire au fond ?
02:00Là, il n'y a aucune revendication.
02:02Il y a une volonté de casser uniquement.
02:05Il y a une volonté de s'attaquer à des symboles de l'État.
02:08Moi, je suis assez frappé.
02:09Je voulais quand même rappeler que c'est important que des centaines de rassemblements se sont bien passés.
02:14J'ai discuté avec vous.
02:15Sur les ronds-points, notamment.
02:17Et que dans la plupart des cas, il n'y avait pas à s'inquiéter.
02:21Tout le problème, c'est que depuis plusieurs années, le droit de manifester semble remis en cause.
02:26Il est remis en cause quand vous avez des casseurs qui nous font entrer dans une logique violente.
02:33Et il est régulièrement remis en cause parce qu'il peut y avoir une réaction de la police qui n
02:38'est pas adaptée.
02:39Alors moi, je ne vais pas rentrer dans le débat.
02:40Je ne sais pas ma spécialité.
02:42Est-ce que la police l'a fait volontairement ou non ?
02:44Mais par exemple, je me souviens de juste cet exemple-là.
02:48J'ai des élèves qui me disent « Ah, on a vu la police très violente.
02:51C'était un rassemblement à Nation. »
02:53Je leur ai dit « Mais pourquoi vous êtes allés là-bas ? »
02:55Il y avait des gaz lacrymogènes.
02:56C'était le moment de partir.
02:57N'allez surtout pas là-bas.
02:58Mais ensuite, les mêmes me disent « Rassemblement suivant ».
03:00Ils n'écoutent pas forcément leur prof.
03:02Ils me disent « Ah ben là, on n'a pas pu partir. »
03:04Parce que tout était fermé.
03:06Et ça, c'est un des vieux problèmes dont on a déjà discuté.
03:08C'est un des vieux problèmes de rassemblement.
03:10Donc, effectivement, qu'il y ait à partir de là des gens qui en profitent pour alimenter la colère
03:16et pousser à des actes qui ne servent à rien.
03:20Ou au contraire, je pense qu'un commissariat, c'est très utile.
03:23Ça pose problème.
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