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  • il y a 1 semaine
Jean-Pierre Colombies, ancien commandant de police, était invité de Punchline week-end ce vendredi 16 octobre sur CNEWS. «Le ras-le-bol des Français ne trouve d'expression que dans la violence», a-t-il regretté, avant les manifestations de ce samedi.  

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Transcription
00:00Jean-Pierre Colombiès, je rappelle que vous êtes ancien commandant de police.
00:02Comment vous jugez les prises de parole de Laurent Nunez, les consignes qu'il passe à ses troupes ?
00:07On va être très clair, je crois que si on limite ce qui est en train de se passer à
00:10simplement une agitation politique d'extrême-gauche,
00:13c'est qu'on est passé légèrement à côté d'un sujet.
00:15Je ne dis pas ça pour ce que vous voulez déclarer, mais je me permets parfois, comme je l'ai
00:19écrit, vous avez la gentillesse de le rappeler,
00:21dans mon bouquin, je fais une analyse un peu plus macro.
00:24On ne peut pas ne pas considérer qu'il y a une colère de fond qui aujourd'hui existe dans
00:29ce pays.
00:30et qui n'est pas liée du tout au discours ni d'extrême-gauche ni d'extrême-droite,
00:33mais simplement un ras-le-bol absolu, général dans la population,
00:37qui ne trouve d'expression que dans la violence, ou en tout cas dans l'hyper-mobilisation.
00:41Pour l'interdiction des manifestations, j'aurais aimé savoir si c'était une manifestation qui était interdite ou l'ensemble
00:46des manifestations.
00:47Il y avait un désaccord sur le tracé, c'est-à-dire que certains voulaient aller plutôt près des lieux
00:50de pouvoir.
00:51Il y avait plusieurs manifestations a priori, d'après ce que j'ai cru comprendre, et je crois pas trop
00:54me tromper.
00:55– Oui, tellement elle se déroulera dans l'Est parisien, à priori.
00:58– Oui, mais le gros problème, le gros problème…
00:59– Les Champs-Elysées aussi, il y a eu des demandes qui évidemment ont été refusées, ce qui est normal.
01:04– Le gros problème, c'est toujours le même, c'est qu'il y a une délinquance opportuniste qui se
01:08greffe à tout ça,
01:09et qui en profite allègrement, et on connaît ça depuis 1998,
01:12où à chaque fois qu'il y a des événements, entre guillemets, ou festifs, ou sociaux,
01:16des délinquants arrivent et mettent le bazar.
01:19C'est clair et net, et on le sait.
01:20C'est pas comme si on le savait pas.
01:21D'accord ?
01:22J'y ai participé, non pas au pillage, mais aux enquêtes qui ont suivi ces interpellations.
01:27– Et encore policiers.
01:28– Bien évidemment.
01:29Mais j'étais aussi dans les manifestations des Gilets jaunes pour voir comment ça se passait,
01:33et moi j'y ai vu beaucoup de familles, j'y ai vu beaucoup de retraités.
01:35– Au départ, oui.
01:36Après, vous avez vu comment ça a un peu tourné vinaigre dans cette affaire.
01:38– Donc si vous lisez mon bouquin, ce que peut-être j'espère,
01:41vous verrez que ce que je décris est aussi le résultat, je dirais, d'un balai bien organisé
01:46entre des black blocs qui opportunément mettent le feu parfois à des échafaudages
01:51et des charges de compagnies d'intervention de CRS très opportunes, pour ne pas dire inopportunes.
01:56Quant au discernement des forces de l'ordre, j'espère qu'on y reviendra,
01:59parce qu'effectivement, c'est très important de rappeler des règles de droit de base.
02:03– Sous-titrage ST' 501

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