00:00Nous sommes dans un pays où nous sommes presos, et c'est le trafic humain.
00:05Nous n'avons pas un passaporte, nous n'avons pas une visa pour pouvoir produire si nous voulons à ce
00:08pays.
00:08Nous n'avons aucune idée de ce qu'ils nous prennent.
00:10Le police de l'Ice, il m'a demandé si je voulais signer ce papier pour dire que je vais
00:16aller à Eswatini, le pays de l'État.
00:19Tous ces hommes ont été expulsés des États-Unis dans le cadre de la nouvelle politique migratoire de Donald Trump.
00:25Depuis début 2025, plus de 28 000 personnes ont été mises de force dans des avions, selon les données collectées
00:31par des universitaires américains.
00:35Nombreuses d'entre elles n'ont pas été envoyées dans leur pays d'origine, mais vers des pays tiers.
00:4114 sont des États africains.
00:48Un consortium de journalistes a retracé les itinéraires de 35 expulsés.
00:53C'est entretenu avec eux.
00:55Ces gens-là aujourd'hui sont dans une zone grise totale.
00:57C'est-à-dire qu'ils ne savent pas où ils vont, ils ne savent pas où ils vont atterrir.
01:02Le monde a également retrouvé un cubain expulsé en Centrafrique.
01:10Nous avons échangé avec des avocats.
01:13C'est un projet profondément raciste.
01:23Dans cette vidéo, nous allons vous raconter comment l'administration Trump sous-traite massivement sa gestion migratoire à des États
01:30africains et ce qu'elle a à y gagner.
01:37Pour comprendre les rouages de ce système, nous avons commencé par interroger Maria Serrano.
01:43Elle enquête pour Amnesty International sur les violations des droits humains liées à ces expulsions.
02:05En clair, lorsque la justice américaine interdit d'expulser un ressortissant directement vers son pays d'origine,
02:12parce qu'il risque la torture ou la mort, Washington expulse ce migrant vers un autre pays.
02:18Ce pays tiers, avec lequel il n'a aucun lien, l'expulse parfois vers son pays d'origine.
02:26Cette pratique de l'administration américaine contrevient au principe du droit international de non-refoulement.
02:33Entre janvier 2025 et août 2026, au moins 43 vols ont atterri sur le continent africain.
02:46Nous en avons retrouvé un, Yasmany Moreno.
02:49Il a pu conserver un téléphone et nous l'avons contacté dans le centre où il est détenu à Bangui,
02:54en République centrafricaine.
03:00Ce ressortissant cubain a passé dix ans à Miami.
03:16Il est interpellé le 11 mai 2025 à la sortie d'un hôtel.
03:20Il n'a pas de papier, on l'envoie dans un centre de détention au Nouveau-Mexique.
03:24Il n'y passe plus d'un an.
03:35Le 31 juillet 2026, il est mis à bord d'un avion pour la Centrafrique.
03:39Il n'y a pas de porte, on l'a pas de porte.
04:13Depuis, il publie son quotidien sur les réseaux sociaux.
04:19Il vit en ce moment dans un centre d'accueil géré par l'Organisation Internationale des Migrations,
04:24rattachée à l'ONU avec une trentaine d'autres victimes de la politique migratoire américaine.
04:56Yasmany Moreno a demandé une autorisation de séjour aux Etats-Unis.
05:13Impossible pour lui de retourner dans son pays d'origine, Cuba.
05:33Si en Centrafrique, les migrants ont le droit de sortir du centre, en Neswatini, ils sont placés dans cette prison,
05:40dont le collectif de journalistes Forbidden Stories a obtenu des vidéos.
05:45Elle n'accueille que des expulsés des Etats-Unis.
05:57Après son expulsion en Neswatini, Von Chomsavan a été relâché le 5 octobre et se trouve aujourd'hui au Laos,
06:05pays où il n'a jamais vécu.
06:06Le Ghana, lui, pratique les refoulements en chaîne, c'est-à-dire que les migrants ne font que transiter et
06:13sont réexpulsés vers leur pays d'origine.
06:17Forbidden Stories a pu s'entretenir avec une victime de ce refoulement.
06:23Rabiatou Kouyate avait obtenu de la justice américaine une protection pour ne pas être expulsée en Sierra Leone, son pays
06:29d'origine,
06:29car sa vie ou sa liberté y seraient menacées.
06:32Les autorités ghanéennes l'y ont pourtant renvoyé de force.
07:01Aujourd'hui en Sierra Leone, cette ancienne infirmière qui subvenait aux besoins de ses parents et de son fils,
07:06a peur de mourir dans ce pays qu'elle ne considère plus comme le sien.
07:10Elle dit avoir perdu espoir en l'administration américaine.
07:16Democracy Hub, une organisation ghanéenne, a porté plante devant la Cour de justice de la Communauté économique des États d
07:22'Afrique de l'Ouest
07:23pour empêcher que ces refoulements se reproduisent.
07:36Et aussi leur confinement et les faits qu'ils ont été traités à des conditions très inhumaines.
07:45Sur cette vidéo, filmée dans un hôtel en Guinée-Équatoriale, plusieurs immigrés sont menacés par des policiers armés.
07:52L'homme à genoux, c'est Ahmed Soliman, un Égyptien expulsé par l'administration Trump.
07:57La vérité de l'arrivée ici a qui avait sonrafé, pour environ deux semaines,
08:03et il a commonly eu goûté à l'arrivée d'autres officiers,
08:06pour essayer de leur parler de la direction des violences.
08:09C'est quand ils ont pris l'aliment à l'hôtel,
08:12où ils pointaient leurs armes à moi,
08:16ils coquaient leurs armes,
08:17ils ont pris la sécurité
08:17et ils pointaient leurs armes à moi
08:20pour m'aider à m'aider à m'aider à m'aider
08:21avec mes mains sur les mains,
08:22où j'ai dû rester dans cette position
08:24pour 10-15 minutes
08:27pendant qu'il y avait un chaos qui se passe dans l'hôtel.
08:31Plus de 70 sans-papiers sont arrivés en Guinée-Équatoriale.
08:3535 sont actuellement détenus dans cet hôtel.
08:42Je suis en Guinée-Équatoriale
08:43sur lesquels qu'ils sont lesquels qu'ils doivent traer.
08:49J'ai l'impression qu'il n'y a pas de criterium,
08:51parce que, sachant que en Guinée
08:55se parlent en castellano ou en espagnol,
08:57se pourrait avoir traisé plus latins
08:59dans le pays,
09:00mais il y a plus en autres pays
09:02comme Ghana ou la République Centro-Africaine.
09:06Le premier que nous faisons est de l'assile
09:08pour la plupart des gens,
09:11pour convaincre ces pays d'accueillir
09:23des ressortissants étrangers,
09:24Washington a signé des accords.
09:26Selon ces documents obtenus par Forbidden Stories,
09:29les Swatini a reçu 5 millions de dollars,
09:32le Rwanda, 7,5 millions.
09:35Et selon des documents internes du département d'État
09:38révélés par le Washington Post,
09:39l'administration américaine a prévu de consacrer
09:42au moins 410 millions de dollars à cette politique.
09:47Interpellée par Forbidden Stories
09:49sur ses expulsions dans des pays tiers,
09:51l'administration américaine répond.
09:54Les clandestins envoyés vers des pays tiers
09:56sont ceux dont les pays d'origine refusent le retour.
09:59Si un clandestin choisit de déposer une requête devant un tribunal
10:02pour refuser de retourner dans son pays d'origine,
10:04la loi nous oblige à lui trouver une nation sûre
10:07et sécuriser où se rendre.
10:08Si un clandestin choisit de rentrer chez lui,
10:10nous lui offrons le vol de retour
10:12et un chèque de 3000 dollars.
10:14Le choix lui appartient.
10:16Notre message est clair.
10:17Si vous venez dans notre pays illégalement,
10:20vous pourriez vous retrouver dans une prison de haute sécurité
10:22ou dans un autre pays tiers.
10:24Le président Trump utilise tous les outils disponibles
10:27pour expulser les criminels clandestins de notre pays.
10:30Enfin, le département d'État se dédouane de toute responsabilité
10:34une fois le migrant arrivé en pays tiers.
10:38Lorsqu'un individu n'est plus sous la garde de l'AIS,
10:40l'AIS n'en est plus responsable.
10:42C'est du bon sens.
11:07Merci.