- il y a 2 jours
Invités :
- Guillaume Gouffier Valente, député du Val-de-Marne, apparenté Ensemble pour la République
- Laurence Rossignol, sénatrice de Paris, groupe Socialiste
Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d'horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.
- Guillaume Gouffier Valente, député du Val-de-Marne, apparenté Ensemble pour la République
- Laurence Rossignol, sénatrice de Paris, groupe Socialiste
Parlement Hebdo est au coeur de l'actualité politique pour vous faire vivre cette année parlementaire inédite.
Chaque vendredi c'est le tour d'horizon complet d'une semaine au Parlement. Kathia Gilder (LCP-Assemblée nationale) et Alexandre Poussart (Public Sénat) passent en revue les événements et les discussions en séance ou en commission.
Cette saison, une nouvelle formule : un débat entre un député et un sénateur sur les grands sujets qui rythment la vie du Parlement.
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00:01Générique
00:05...
00:09Bonjour à tous, ravie de vous retrouver dans Parlement Hebdo.
00:12Vous connaissez la formule, un débat entre un député et un sénateur.
00:16Cette semaine, nous accueillons Laurence Rossignol.
00:19Bonjour.
00:19Bonjour.
00:20Sénatrice socialiste du Val-de-Marne.
00:23Et face à vous, Guillaume Gouffier-Valinte.
00:25Bonjour.
00:26Vous êtes député apparenté ensemble pour la République du Val-de-Marne.
00:29Également, on va revenir sur les temps forts de l'actualité à l'Assemblée et au Sénat.
00:33On parlera de la colère lycéenne après une nouvelle semaine de mobilisation dans toute la France.
00:39Manque d'enseignants, bâtiments en mauvais état, critiques de parcours sup.
00:43Les revendications sont multiples.
00:45Alors, quelle réponse politique à cette crise émaillée d'épisodes violents ?
00:49On en débat avec vous.
00:52L'autre sujet de la semaine, c'est la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes.
00:56Elle a été votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale.
00:59Le débat va se poursuivre au Sénat sur ce texte réclamé depuis longtemps par les associations de victimes
01:05et accéléré après le viol et le meurtre de la jeune Liana.
01:08Vous en discuterez.
01:10Vous discuterez de cette loi.
01:13Mais d'abord, question jusqu'où ira la colère ?
01:16Et quelle réponse politique à la mobilisation des lycéens ?
01:19Qui se poursuit ?
01:20Le récap de Stéphane Duguay.
01:26De la rue à l'hémicycle du Sénat, les revendications des lycéens ont été portées par les sénateurs de gauche
01:31mercredi.
01:32Plutôt que des réponses de fond, une répression inédite et inutile.
01:37La présidente du groupe écologiste a interpellé directement le Premier ministre.
01:41Du matériel de guerre contre des enfants de 15 ans.
01:46Un État qui tire sur ses enfants est un État qui a déjà perdu.
01:51Réponse ferme de Sébastien Lecornu qui dit voir une transformation du mouvement lycéen en un mouvement de violence urbaine.
01:58Deux minutes, pas une seule condamnation de la violence.
02:03Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ?
02:08Où est la gauche ?
02:09Même pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe.
02:15Une passe d'armes, symbole de l'une des deux jambes sur laquelle marche le gouvernement.
02:19L'ordre, l'autorité.
02:21En commission, le ministre de l'Intérieur a justifié sa politique de maintien de l'ordre,
02:25malgré l'ouverture de 36 enquêtes par l'IGPN pour des violences sur des lycéens.
02:29Il n'y a pas d'intervention des forces de l'ordre lorsque les lycéens revendiquent pacifiquement.
02:34Il n'y a pas d'intervention des forces de l'ordre, ça n'existe pas.
02:38Il n'y a pas d'intervention policière s'il n'y a pas d'exaction, s'il n'y
02:41a pas de violence commise.
02:42Et ce principe d'ailleurs vaut en réalité pour tout type de manifestation.
02:45L'autre jambe du gouvernement, c'est celle de l'éducation.
02:48Le ministre Edouard Jeffrey a défendu son action devant les sénateurs
02:52et sa seule annonce, l'envoi en urgence de 3000 professeurs remplaçant.
02:56La réorganisation du temps scolaire pour éviter des emplois du temps surchargés,
03:01préoccupation principale des lycéens, a elle été renvoyée à plus tard.
03:04J'ai fait le choix effectivement l'année dernière, dès le départ,
03:06de dire que c'était tellement structurant pour la société à tous égards,
03:09que ça me semblait un débat justement structurant et donc de présidentielle,
03:13et pas un débat de fin de mandat qui en tout était de cause en termes de carrément mis en
03:17oeuvre
03:17aurait forcément été postérieur à la présidentielle
03:19et donc aurait pu conduire des gens à détricoter ce qu'on avait tricoté.
03:21Le ministre devrait faire de nouvelles annonces pour les lycées d'ici la fin du mois d'octobre.
03:27Guillaume Gouffier-Valente, Sébastien Lecornu estime que ce mouvement lycéen
03:32qui fait la une de la presse internationale relève désormais des violences urbaines.
03:37Dire ça, est-ce que ce n'est pas un peu mettre de l'huile sur le feu ?
03:41Certainement, et c'est se tromper.
03:42En tout cas, moi, ce n'est pas ce que je vois sur le terrain.
03:47Il y a des violences, elles sont inacceptables.
03:48Mais ce que je vois avant tout, moi, c'est des jeunes, une jeunesse qui se mobilise,
03:52qui essaie d'envoyer des messages et qui installe son mouvement dans la durée
03:57parce qu'elle a le sentiment de ne pas être écoutée, entendue et avoir un cadre
04:01pour parler des sujets dont elle veut parler.
04:03Deux sujets très matériels sur l'organisation de la vie lycéenne,
04:07de l'organisation des cours à, on va dire, la qualité des bâtiments,
04:12à Parcoursup et tout le stress qui est créé quand même Parcoursup
04:16et qu'il faut revoir, a bien d'autres messages beaucoup plus généraux
04:21sur les inquiétudes de l'époque dans laquelle on vit,
04:24sur quelles sociétés l'ont construit,
04:28sur le rejet de la montée des idées d'extrême droite.
04:31Moi, en tout cas, c'est ce que je vois tous les matins
04:34en passant devant, par exemple, le lycéenne Boucher, que vous voyez là,
04:37avec des pancartes de solidarité, des pancartes de lutte contre les idées
04:41d'extrême droite, d'inquiétude sur les transformations
04:45qu'on peut connaître aujourd'hui, ou que j'entends de la part des lycéens
04:48qui me saisissent, ou des parents d'élèves qui me saisissent
04:52en disant ça continue parce que vous n'écoutez pas,
04:56parce que le politique n'écoute pas et on demande à ce qu'il y ait maintenant
04:59des dispositifs qui permettent de mettre ça en écoute
05:01pour que les cours reprennent, et c'est quand même là aussi important.
05:04Mais d'abord, peut-être cette question à vous, Laurence Rossignol.
05:06Qu'est-ce que vous répondez à Sébastien Lecornu,
05:08qui vous demande où est la gauche, qui défendait les enseignants
05:11et les professeurs ? Qu'est-ce que vous répondez ?
05:15Non, mais que Sébastien Lecornu essaye de repasser le mystigri
05:19à l'opposition. Ce n'est pas nous qui gouvernons depuis 10 ans,
05:21ce n'est pas nous qui sommes responsables de la situation dans laquelle...
05:24Oui, c'est ça, il cherche... Il passe le mystigri, il a des difficultés,
05:28on les identifie bien, et il met en accusation la gauche.
05:33En ce qui me concerne, je n'ai aucune difficulté
05:35à condamner l'ensemble des violences qui ont été commises,
05:38la manière dont certains d'éléments se greffent sur le mouvement lycéen,
05:41la manière dont certains lycéens également se mettent à avoir
05:46des pratiques violentes qui sont inacceptables,
05:50qui sont révélatrices quand même d'une banalisation
05:52et d'une montée des violences dans notre société,
05:57dans la vie politique.
05:58Comment vous expliquez cette moralisation ?
05:59Moi, je suis assez frappée de voir qu'en fait,
06:00il est devenu très difficile d'organiser un événement public,
06:04y compris un mouvement social,
06:05mais on peut aller jusqu'à une victoire, un match de foot,
06:09sans être confronté à des violences,
06:11sans que les abribus, un certain nombre de...
06:14Ce qui s'était passé après la victoire du PSG en Ligue des Champions.
06:17Absolument, absolument.
06:17Une violence inacceptable, vous dites.
06:18Oui, donc il y a, en partie à causer des réseaux sociaux,
06:22en partie parce que la vie politique, elle-même,
06:25donne une image de légitimité de la violence,
06:29parce que, soit par la violence verbale qui est distillée,
06:33soit aussi par le soutien ou l'absence de condamnation de la violence.
06:36Donc, je vais répondre à Sébastien Leurcornu
06:38que la gauche qui défend les profs, elle est là,
06:40la gauche qui condamne les violences, elle est là,
06:43mais qu'en revanche, le gouvernement qui s'occupe des revendications des lycéens,
06:47je le cherche.
06:48Celui-là, je le cherche.
06:50Oui, parce que, pour le moment,
06:52il n'y a rien qui soit de nature
06:55à permettre aux lycéens de sortir du mouvement
06:58en disant, on a gagné.
07:00Parce que c'est ça, quand même, la réalité.
07:02Alors, c'est un mouvement particulier.
07:03Si je prends trois secondes,
07:04si Guillaume veut bien me laisser deux minutes.
07:07C'est une spécificité de ce mouvement
07:09par rapport à d'autres mouvements étudiants et lycéens.
07:11Le plus souvent, ce sont des mouvements
07:13pour le retrait d'une réforme, d'un projet ou d'un projet de loi.
07:17Cette fois-ci, ce n'est pas un mouvement de demande de retrait.
07:21En fait, quand c'est le retrait, c'est assez facile.
07:22Au bout d'un moment, le gouvernement retire son projet.
07:24Les lycéens et les étudiants disent qu'on a gagné.
07:27CPE, premier embauche,
07:28on peut remonter jusqu'aux années 70, comme ça.
07:31Et la loi de Vaquet, enfin bref.
07:33Bon, là, ce n'est pas le cas, en tout cas.
07:34Là, ce n'est pas le cas.
07:35Et donc, les lycéens, comment le mouvement s'arrête ?
07:39Le mouvement s'arrête, soit dans le pourrissement
07:40et il y aura de la violence,
07:42soit quand les lycéens peuvent démocratiquement dire
07:45« on a gagné ».
07:46Et pour le moment, le gouvernement ne leur a pas encore donné
07:49la formule qui va leur permettre de dire
07:51« on a été victorieux, on ne s'est pas battus pour rien ».
07:54Guillaume Gouffier-Valente,
07:55où est le gouvernement, comme le dit la sénatrice Laurence Rossignol ?
07:58On a l'impression que la réponse est un peu faible.
08:01Est-ce que c'est votre avis aussi ?
08:02Je pense qu'ils sont mal pris dès le départ.
08:06Ils ont du retard à l'allumage, si je puis dire.
08:09Près de dix jours, je crois, avant d'avoir une...
08:12Il fallait réagir plus tôt.
08:13Le point de départ, c'est d'écouter cette jeunesse.
08:17Bien sûr qu'il faut maintenir l'ordre public
08:20et lutter contre celles et ceux qui viennent casser.
08:23Mais en un, il faut écouter ce que nous dit cette jeunesse.
08:26Elle nous dit quelque chose.
08:27Qu'est-ce qu'elle vous dit à vous ?
08:28Vous avez rencontré les lycéens ?
08:29J'en ai pu changer avec un certain nombre.
08:31Là, j'ai fait une proposition via les parents d'élèves
08:34si on pouvait organiser des temps d'échange
08:36après les congés qui débutent ce soir
08:39pour les lycéens pour aborder l'ensemble des sujets qu'ils veulent aborder.
08:42Encore une fois, je vois, que ce soit sur les pancartes,
08:44ou en tout cas dans les messages qui me sont remontés,
08:46ce n'est pas que le problème de profs absents
08:49ou le problème de bâtiments qui sont vêtustes.
08:53Quand on échange, on tombe assez rapidement
08:55dans des échanges sur toutes les inquiétudes
08:57liées à la transition écologique,
08:59aux transitions numériques,
09:01au poids de la dette.
09:02Et quelle est cette société qu'on va construire ?
09:04Je suis très frappé sur le nombre, évidemment, de panneaux
09:06qui disent non à l'extrême droite.
09:08Ça veut dire quelque chose de cette jeunesse qui se mobilise
09:09et qui dit non aux idées d'extrême droite
09:11qui sont complètement diffusées dans le débat public.
09:13C'est un des messages.
09:15Mais par ailleurs, il faut quand même revenir
09:16sur ce qui s'est passé au cours des dix dernières années.
09:19Moi, je n'ai toujours pas compris
09:20quelle était la philosophie du président de la République
09:23en matière d'éducation
09:25et de rôle qu'il donne à l'école et à l'enseignement supérieur.
09:28Et j'en prends pour exemple une succession de ministres,
09:31parfois mais totalement contraires,
09:33l'un à l'autre, on est passé de Blanquer à Papendijk
09:36qui lui-même a été...
09:40Gabriel Attal est venu après lui.
09:41Et c'est quoi la cohérence de la politique éducative
09:45de dix ans qui viennent de s'écouler ?
09:46Je n'en vois aucune.
09:47En revanche, ce que je sais,
09:48c'est que la réforme des lycées
09:50n'est pas pour rien dans la mobilisation d'aujourd'hui.
09:53Avant Parcoursup, il y a la réforme des lycées,
09:56la réforme Blanquer
09:56et la réforme avec les spécialités.
09:58Elle aboutit à ce que les gamins,
10:00dès la troisième, sont mis sous une pression de choix.
10:05Je ne sais pas s'il y a un troisième...
10:06Donc il faut supprimer ce Parcoursup qui...
10:08Non, non, non, je ne vous parle pas de Parcoursup,
10:10je vous parle de la réforme des lycées
10:11qui est la première étape
10:13avec les choix de spécialités
10:14où les gamins,
10:16dès la fin de la troisième,
10:17dès la seconde,
10:18il faut qu'ils aient choisi leur grande matière
10:21et c'est des choix qui vont déterminer
10:23toute la suite de leur parcours scolaire,
10:25lycée, Parcoursup, etc.
10:27Pourquoi tu n'arrives pas à assurer ça ?
10:28Mais parce que cette réforme est une mauvaise réforme
10:31et elle est doublement mauvaise.
10:33La première, c'est parce qu'elle a déstabilisé,
10:37y compris les classes,
10:38les communautés d'élèves dans les classes.
10:41Les mômes se retrouvent tantôt avec les uns,
10:43tantôt avec les mômes, pardon,
10:44les lycéens se retrouvent tantôt avec les uns,
10:46tantôt avec les autres.
10:47Elle met une pression énorme sur les élèves
10:51et sur les parents.
10:53Et puis enfin, ce qui n'est pas dit,
10:54c'est que la réforme Blanquer,
10:55elle avait aussi comme deuxième lame
10:59la sélection à l'entrée de l'université.
11:01Il faut comprendre la réforme Blanquer
11:02dans son projet qui était celui
11:04d'une mise en place de sélection à l'université.
11:06Ce qu'il n'a pas fait, il n'a pas pu le faire,
11:08soit parce qu'il n'était plus ministre,
11:10soit parce que de toute façon,
11:11c'est un sujet très sensible
11:12et il aurait probablement déclenché un mouvement.
11:15Mais aujourd'hui, ce que les lycéens disent,
11:17c'est que leur parcours scolaire
11:19ne leur garantit pas d'avoir une bonne situation dans la vie.
11:26Et moi, j'ai autre chose qui m'a frappée,
11:28c'est que la colère lycéenne,
11:31elle a commencé peut-être 8-10 jours
11:33après la livraison des enquêtes PISA.
11:37C'est-à-dire que ces gamins,
11:38ils ont entendu qu'ils ne sont pas heureux,
11:40que ça ne se passe pas bien,
11:41qu'ils sont inquiets pour leur avenir
11:42et qu'en plus, tout ça amène
11:44à un très mauvais niveau scolaire.
11:46Je comprends qu'ils ne soient pas contents.
11:48Quand on voit ça, c'est un désastre.
11:50Non, ce n'est pas un désastre.
11:51Parce que d'abord, il y a une cohérence
11:52dans ce qu'on a fait depuis 10 ans.
11:53Au tout début, quand on arrive sur deux choses essentielles.
11:56Quelles raisons d'espérer encore ?
11:57Pour deux choses essentielles,
11:58c'est que pour la première fois,
11:59et depuis longtemps,
12:00on a réaugmenté les moyens
12:01sur les premières classes, les premiers âges.
12:04Parce que notre pays, jusqu'à 2017,
12:06en fait, il faisait surtout l'effort
12:08plus haut sur le lycée
12:09que sur la maternelle ou sur le primaire.
12:11Et donc ça, effectivement,
12:12on a plutôt inversé,
12:14c'est le dédoublement des classes,
12:15c'est la politique des 1 000 premiers jours
12:16pour la toute petite enfance,
12:18pour essayer de lutter contre les inégalités
12:19dès le départ.
12:21Et ça, ça fonctionne plutôt bien.
12:24C'est même généralisé, ça se déploie.
12:25La deuxième chose,
12:25c'est l'augmentation des moyens,
12:27c'est l'augmentation des salaires.
12:28Il n'y avait pas eu d'augmentation
12:29des salaires des enseignants
12:30depuis le gouvernement Jospin.
12:33Il y avait eu des augmentations mécaniques,
12:35mais pas de revalorisation
12:37réelle des salaires.
12:38Et ça, il faut continuer.
12:39J'invite ceux qui vont prendre la suite à continuer.
12:41Là où il y a un défaut
12:42dans ce qu'on a pu mettre en place,
12:43et moi, je l'entends sur la critique,
12:45je l'entends dès le départ,
12:46c'est très vrai,
12:47sur la réforme du lycée
12:48et sur Parcoursup.
12:49Il y a quelque chose
12:50qui, dès le début,
12:52n'est pas compris.
12:52Moi, je me souviens, par exemple,
12:53sur la réforme du lycée,
12:54avoir accueilli à ma permanence
12:55toute l'équipe enseignante
12:57d'un des lycées
12:57de ma circonscription
12:59qui venait me voir en me disant
13:00qu'on n'a pas compris
13:01comment ça allait fonctionner.
13:02Donc, un lycée
13:03de la 6e circonscription
13:04et qui venait me demander à moi
13:06comment allait se passer
13:07la disparition des classes SESL,
13:10notamment.
13:10La deuxième réforme
13:11qu'on n'a visiblement pas,
13:14on n'a pas été,
13:15assez loin ou assez lourd,
13:17c'est toute la réforme
13:17des lycées professionnels
13:18qui n'est pas oubliée
13:19parce qu'il y a
13:20un très grand mécontentement
13:21exprimé dans les lycées professionnels.
13:23Alors que là aussi,
13:24on est certainement,
13:25on va dire,
13:26une majorité
13:27et il y a eu
13:27une équipe gouvernementale
13:28autour du Président
13:29qui en a parlé
13:30comme rarement
13:31depuis longtemps
13:34du renforcement
13:35de la place,
13:35de la reconnaissance
13:37du lycée professionnel
13:38et des métiers professionnels
13:39sur lesquels
13:40il débouche.
13:41Mais là encore,
13:43même après ce qu'on a fait,
13:44j'entends un certain nombre
13:44de mécontentements.
13:45Alors je pense que c'est
13:45pour aller plus loin
13:46et plus vite peut-être
13:47sur ce qui a été mis en place
13:49mais un mécontentement
13:50qui perdure.
13:51Alors on va passer
13:52au deuxième thème
13:53de cette émission,
13:54l'adoption à l'unanimité
13:55de la loi intégrale
13:56contre les violences sexuelles
13:57et sexistes,
13:58un texte attendu
13:59depuis longtemps
14:00par les associations.
14:02Retour sur ce texte
14:03avec Stéphanie Despierre.
14:08La socialiste Céline Thiebaud-Martinez
14:11est la star du jour,
14:13applaudie par les féministes
14:15et les défenseurs
14:16des enfants.
14:17La loi intégrale
14:18contre les violences
14:19sexuelles et sexistes
14:20vient d'être adoptée
14:21quelques minutes avant
14:22par l'Assemblée nationale.
14:24La députée
14:25est la rapporteure du texte
14:26qui reprend en grande partie
14:28les propositions
14:29des associations.
14:30À son tour
14:31de les remercier.
14:32Tout au long du chemin
14:34qu'on a parcouru
14:35jusqu'à présent,
14:36les associations
14:37sont présentes,
14:38les militantes sont présentes,
14:39les victimes sont présentes
14:40et c'est une force immense
14:44quand on est parlementaire
14:45de savoir que ce qu'on défend
14:46c'est légitime,
14:48c'est juste,
14:49ça vient d'une expertise,
14:51ça vient du terrain
14:51et vraiment merci,
14:53merci pour ça.
14:54Le résultat du vote
14:55est sans appel.
14:57503 voix pour,
14:59aucune voix contre.
15:01Le Rassemblement national
15:02qui s'était abstenu
15:03en commission
15:04a finalement voté pour.
15:06Ce texte est avant tout
15:07devenu,
15:07grâce au Rassemblement national,
15:09un texte plus répressif
15:11qui vient consolider
15:12des actes d'enquête,
15:13créer des incriminations,
15:15alourdir des peines.
15:16Nous avons aussi combattu
15:18les dingueries immigrationnistes
15:20en supprimant,
15:21grâce à notre mobilisation,
15:22les articles 62 et 63
15:23qui ouvraient
15:24de nouvelles filières
15:25d'immigration.
15:27Seul groupe
15:27à s'abstenir,
15:28la France insoumise.
15:30A la France insoumise,
15:31nous ne hiérarchisons pas
15:32les oppressions.
15:33Nous ne considérons pas
15:34ce texte comme une victoire
15:35tant que les femmes étrangères
15:37seront menacées d'OQTF
15:38lorsqu'elles portent plainte.
15:39Nous ne considérons pas
15:40ce texte comme une victoire
15:42tant qu'il renforcera
15:42un système punitif,
15:44classiste et raciste.
15:45Nous ne considérons pas
15:46ce texte comme une victoire
15:48tant que rien ne sera mis en place
15:49pour enrayer la culture du viol.
15:51Ce n'est qu'une première étape
15:52pour la loi intégrale.
15:54Elle doit désormais
15:54être examinée au Sénat.
15:57Alors justement,
15:58Laurence Rossinol,
15:59c'est ma question.
16:00Cette loi a été votée
16:00à l'unanimité
16:01à l'Assemblée nationale
16:02mais on ne sait toujours pas
16:03quand elle sera examinée
16:06au Sénat
16:06parce que le temps presse,
16:08les travaux parlementaires
16:09seront suspendus
16:10en février
16:11pour cause d'élection.
16:12Vous avez une date ?
16:13À l'unanimité,
16:14moins les voix
16:14de la France insoumise.
16:15C'est quand même
16:15très important de dire
16:16que dans cette unanimité,
16:19il a manqué
16:20une partie
16:21de l'Assemblée nationale,
16:22la France insoumise.
16:22Oui, ça me choque beaucoup.
16:23Ça me choque
16:24parce que d'abord,
16:25je ne partage pas
16:27la démarche
16:28qu'elle a l'heure,
16:29c'est-à-dire
16:30rien,
16:30c'est mieux qu'un peu
16:31et c'est beaucoup plus
16:33qu'un peu
16:34dans la loi intégrale.
16:36C'est beaucoup de victoire
16:37de ce que nous demandons
16:38avec les associations féminines.
16:40Je suis aussi présidente
16:41de l'association
16:41que de ce que nous demandons
16:42avec les associations
16:43et qui est là.
16:45C'est une démarche
16:46à la fois de la société civile,
16:48du mouvement associatif,
16:50transpartisane
16:50et ce que la France insoumise
16:52démontre, en fait,
16:52c'est qu'elle est incapable
16:54de s'allier avec d'autres
16:55pour apporter quelque chose
16:57de nouveau
16:57à la collectivité
16:59que nous formons.
16:59Je finis avec
17:01la France insoumise
17:02et son sectarisme.
17:03En revanche,
17:05en ce qui concerne
17:05le Sénat,
17:06nous,
17:06ce que je sais,
17:08ce qui se dit,
17:08moi,
17:09je ne suis pas
17:09mis d'intégration
17:09avec le Parlement,
17:10c'est que le texte
17:10viendrait au mois de janvier
17:11au Sénat,
17:13au mois de janvier
17:13au Sénat,
17:14ce qui permettrait
17:15une adoption
17:16courant janvier,
17:17une commission mixte paritaire
17:19de députés et de sénateurs
17:20qui se mettent d'accord
17:21sur le texte final.
17:23Merci de préciser
17:24parce qu'on a tendance
17:25à jargonner des fois.
17:27Et ensuite,
17:28un nouveau vote
17:29à l'Assemblée
17:30et au Sénat
17:30pour, en gros,
17:31ratifier
17:32ce qui sort
17:33de la commission mixte paritaire.
17:34Ça fait un calendrier
17:35qui peut tenir.
17:36Nous préférerions
17:37que ça vienne plus tôt,
17:38ce qui nous donnerait
17:39un peu plus de marge
17:40de manœuvre,
17:40mais comme on est
17:41en période budgétaire
17:42sur novembre, décembre,
17:43voilà.
17:43Si le gouvernement
17:44peut faire plus tôt,
17:45c'est bien.
17:45Qu'est-ce qui va se passer
17:46au Sénat ?
17:49Je sais déjà
17:50ce que nous,
17:50nous allons faire,
17:51la gauche sénatoriale,
17:52le groupe socialiste.
17:53Nous allons d'abord
17:54reprendre un certain
17:55nombre de dispositions,
17:57en particulier le fait
17:58qu'une femme
18:00qui est en situation
18:01irrégulière,
18:02qui porte plainte
18:03pour des violences sexuelles,
18:05ne peut pas être ensuite
18:07victime d'une OQTF,
18:09l'objet d'une OQTF,
18:11d'autant plus
18:12si elle se manifeste
18:13et se fait connaître
18:14des services de police
18:15par sa plainte.
18:16Il y a quelque chose
18:16qu'il faut protéger
18:17les femmes qui portent plainte.
18:18C'est valable pour toutes,
18:20y compris pour les femmes étrangères
18:21en situation irrégulière.
18:22Ça, c'est la première chose.
18:23La deuxième chose,
18:24nous allons essayer de revenir.
18:26Mais on va essayer
18:27de préserver
18:27ce qui a été voté
18:28à l'Assemblée nationale.
18:30Sur cette question
18:31de femmes sous OQTF
18:33qui portent plainte,
18:34est-ce que vous êtes d'accord
18:35avec la sénatrice
18:36que c'est dommage
18:36que ça a été enlevé du texte ?
18:38Totalement.
18:39Après, moi,
18:39je suis le deuxième signataire
18:41de la proposition de loi.
18:42J'ai voté contre
18:43les amendements
18:43de suppression.
18:45Je regrette
18:46que cet article
18:48n'ait pas été adopté.
18:50En fait,
18:50je regrette
18:51qu'il ait été supprimé d'abord.
18:52Parce qu'il faut voir
18:52dans les outils de débat.
18:54Mais l'article n'a pas été rejeté
18:55après un débat.
18:56Il a été rejeté
18:57après des amendements
18:57de suppression.
18:58Et qu'est-ce que ça révèle pour vous ?
18:59Que ça révèle
19:00des collègues
19:00qui, en fait,
19:02nient l'existence
19:03de ces femmes,
19:05de ces victimes,
19:06refusent d'en parler.
19:06Elles sont victimes.
19:07Elles sont peut-être
19:08victimes,
19:08mais elles sont victimes.
19:09Ces amendements
19:10veulent les invisibiliser,
19:11les propos
19:11et les positions
19:12de ces collègues
19:13les invisibiliser totalement.
19:15Il fallait permettre le débat
19:16comme ce que nous avons fait
19:18en commission spéciale,
19:19où nous avions eu le débat
19:20et où l'article avait été
19:23adopté.
19:23Moi, je formule le souhait
19:25comme l'a très bien dit
19:26la rapporteure générale
19:26Céline Thibault-Martinez
19:27à la fin,
19:28de tendre la main,
19:30alors non pas à la gauche
19:31au Sénat
19:32qui soutiendra
19:32ces mesures-là,
19:33qu'ils a construites
19:34avec nous,
19:35mais à la majorité de droite
19:36en disant qu'à un moment donné,
19:38nous devons parler
19:39de ce sujet
19:40parce que ces victimes sont,
19:41ces femmes victimes
19:42sont certainement
19:43parmi les publics
19:44qui subissent
19:45les violences
19:46les plus fortes
19:48et inacceptables.
19:50Donc j'espère
19:50qu'on arrivera
19:51à rouvrir la discussion
19:52sur ce sujet.
19:54C'est quelque chose
19:55de majeur.
19:56En tout cas,
19:56ça ne doit pas
19:57nous faire oublier,
19:58comme l'a très bien dit
19:58Laurence Rossignol,
20:00ou en tout cas,
20:02faire oublier
20:02qu'on est en train
20:04de vivre autour
20:04de cette loi
20:05un moment vraiment important.
20:06Important pour les victimes,
20:07important pour l'égalité
20:09entre les femmes
20:09et les hommes
20:09et sortir du patriarcat,
20:11et pour notre démocratie
20:12parce que c'est le fruit
20:12de travaux
20:13d'une coalition féministe
20:14comme rarement constituée,
20:16reprise par une coalition
20:17parlementaire transpartisane
20:19à l'Assemblée nationale
20:20et au Sénat,
20:21et donc une loi
20:22qui est importante
20:23pour le devenir
20:24de notre société.
20:25Quand on voit
20:25toutes les difficultés
20:27auxquelles on est confrontés
20:28aujourd'hui,
20:28je pense qu'on a là,
20:29à travers cette loi,
20:31une réponse
20:34particulièrement encourageante
20:34pour les années...
20:35Vous êtes tous deux
20:35mobilisés de longue date
20:37sur ce sujet sensible.
20:38Pourquoi on a attendu
20:39autant de temps
20:39et qu'est-ce qui garantit
20:40aujourd'hui
20:41que ce soit
20:42une vraie loi intégrale
20:43et pas une énième loi pénale ?
20:47Ce qui garantit
20:48que ce soit
20:48une vraie loi intégrale,
20:49c'est la construction même
20:50de cette loi
20:51qui est une loi
20:51qui couvre le champ
20:52de la prévention,
20:54de la conduite des enquêtes,
20:55du traitement judiciaire
20:57et de la réparation.
20:59Et toutes les sphères
20:59de la société.
21:00Donc cette loi
21:01est intégrale
21:01parce qu'elle va
21:02d'un bout à l'autre
21:03de la chaîne
21:04de ce que sont
21:05les violences sexistes
21:06et sexuelles.
21:08Donc en quoi
21:09c'est différent ?
21:11Guillaume vient
21:12de le dire très bien,
21:13c'est le mode
21:14de construction.
21:14D'ailleurs,
21:16moi je regarde
21:16la manière dont cette loi
21:17a été construite
21:18et dans une société
21:20qui a un trouble démocratique
21:22pour dire les choses
21:22délicatement
21:23et un rapport compliqué
21:26avec l'élaboration
21:27de la loi,
21:29ce que nous sommes
21:29nous législateurs,
21:30ce qu'est le gouvernement,
21:31ce qu'est le président
21:31de la République
21:32et où il y a
21:33une fracture qui s'est faite.
21:35Je pense que c'est exemplaire
21:36ce qui s'est passé là.
21:37Moi pour ma part,
21:38je fais la campagne
21:39de Raphaël Glucksmann
21:40à cet instant
21:41et bien entendu,
21:42comme pour tous les candidats
21:43j'imagine,
21:44je ne pense pas
21:45que ça pourrait être autrement,
21:46la question
21:46du raccommodage démocratique
21:48de la France
21:49est un sujet majeur
21:50et je pense que cette loi
21:51devrait nous inspirer
21:53dans la méthode
21:54de construction législative.
21:56Il y a quand même
21:57une préoccupation,
21:58c'est le financement
21:59de toutes ces mesures,
22:01il y a le chiffre
22:01de 3 milliards d'euros
22:02par an
22:03qui est inscrit
22:04dans la proposition de loi,
22:08mais qu'est-ce qui garantit
22:09qu'elle sera financée,
22:10cette loi,
22:10que ce ne sera pas
22:11juste à l'état de promesse ?
22:13Rien pour le moment,
22:14mais si je peux revenir
22:14juste avant
22:15sur un point,
22:16sur l'intégralité
22:16pour bien comprendre
22:17parce que c'est vraiment majeur,
22:19cette loi couvre
22:19le pénal et les judiciaires,
22:20la protection de l'enfance,
22:22le monde du travail,
22:23de l'enseignement supérieur
22:24et de la recherche,
22:24de la santé,
22:25des personnes vulnérables,
22:26c'est une loi intégrale.
22:28Et le dire
22:29parce que le vote
22:30du Rassemblement national
22:31de l'extrême droite
22:31est une superchérée,
22:32une tromperie d'ailleurs
22:33dans l'explication de vote,
22:34ils disent qu'on le vote
22:35parce que c'est enfin
22:36un texte répressif.
22:37Non mais pas du tout.
22:38Ça c'était les amendements
22:38qui n'ont cessé de porter
22:39pendant tout le débat
22:40qui ont été rejetés,
22:41tout comme leurs amendements
22:42qui visaient à supprimer
22:43le mot femme
22:44ou les violences sexuelles
22:45et sexistes
22:45de tout le texte
22:47pour les invisibiliser.
22:49Pour eux c'est inadmissible ?
22:50C'est une tromperie
22:51mais comme tout ce qu'ils peuvent porter
22:53mais renforcée
22:54parce que fait effectivement
22:55de l'autre côté
22:55la France Insoumise
22:56en ne votant pas ce texte-là
22:58et en ne venant pas prendre
22:59les victoires
22:59de manière assez incompréhensible
23:01et qui viennent fragiliser
23:02je pense toute l'explication
23:03et la pédagogie
23:04qu'on doit faire autour de ce texte
23:05qui est compris par bon nombre
23:06de nos concitoyennes
23:06et concitoyens
23:07de cette approche globale,
23:09intégrale
23:09qui doit nous permettre
23:10de transformer la société
23:11ce que nous n'avions pas réussi
23:12à construire
23:14jusqu'à présent.
23:15Et dedans il y a la question
23:15du financement
23:16on réussit quand même
23:17à intégrer un dernier article
23:19l'article 68
23:20qui permet de commencer
23:21à discuter des critères
23:23de construction
23:23d'une programmation budgétaire
23:25pluriannuelle
23:26pour renforcer ces budgets.
23:26C'est ça qui pose problème.
23:27C'est la seule chose
23:28qu'on pouvait faire de notre côté
23:28évidemment
23:29parce que c'est une proposition de loi
23:30ça vient des députés
23:32et donc nous ne pouvions pas
23:33mettre les budgets en face.
23:34Ce qu'on a réussi à obtenir
23:34pour le moment
23:35c'est tout de même
23:36la protection du budget
23:37tel qu'il existe aujourd'hui
23:38dans le contexte budgétaire
23:40qu'on connaît
23:40c'est déjà quelque chose
23:42avec un budget socle.
23:44Ce qui est sûr aujourd'hui
23:44c'est qu'il faut réussir
23:45à doubler ce budget
23:47et l'emmener à 3 milliards d'euros.
23:48Moi je n'ai pas encore
23:49de candidat
23:50contrairement à madame
23:50Laurence Réveillet
23:51je serai très attentif
23:52sur les propositions
23:53des candidats
23:53sur le recommandage démocratique
23:59et le financement
24:00de ces politiques publiques
24:02dans les cinq années
24:04qui sont devant nous.
24:05On va faire une dernière question
24:06pour vous
24:06Laurence Réveillet
24:07Est-ce que vous avez les moyens
24:08vu le contexte budgétaire
24:10actuel catastrophique
24:11d'avoir une sanctuarisation
24:14de ces crédits
24:15dédiés à la lutte
24:17contre les violences
24:19Il faut dire la vérité
24:21aux gens qui nous écoutent
24:22il n'y a rien
24:23qui garantisse
24:25pour plusieurs années
24:26ni même pour cette année
24:27qu'il y aura bien
24:28les moyens nécessaires
24:29à la lutte contre les violences.
24:31On sait tous
24:31que le gouvernement
24:32qui viendra dans six mois
24:33n'est pas le même
24:34que celui qui gouverne aujourd'hui.
24:36En revanche
24:36et Guillaume Gouffier
24:37avait raison de le dire
24:38à l'instant
24:39ce qui est important
24:40c'est d'avoir mis
24:41un projet de programmation
24:43pluriannuelle
24:44parce que les moyens
24:45qui sont nécessaires
24:45ce n'est pas un one shot
24:47ce n'est pas uniquement
24:48cette année.
24:49Mais au moins l'engagement.
24:51Oui c'est un engagement
24:52pluriannuel
24:53c'est tant que la parole
24:54de l'Etat
24:54ait du sens
24:56et ça va être le moment
24:57de le montrer
24:58et surtout la continuité
25:00de l'Etat
25:00au-delà
25:01des péripéties
25:03électorales
25:04il y a une continuité
25:05de l'Etat
25:05des engagements
25:06qui sont pris par l'Etat
25:07et qui devront être pris
25:09puisque apparemment
25:10personne n'est hostile
25:11à cette loi
25:12donc tout le monde
25:13devra la porter
25:14et l'appliquer.
25:15Je pense que c'est important
25:17de dire ça
25:17et je vais finir
25:19comme ça à commencer
25:20cette loi
25:21elle procède
25:22d'une mobilisation
25:23de la société civile
25:24du monde associatif
25:25les moyens
25:26ils procéderont
25:27de la mobilisation
25:28des associations
25:29et de la société civile.
25:30Et donc le combat
25:31continue.
25:32Merci à vous deux
25:32d'avoir animé
25:33ce débat
25:34dans Parlement hebdo.
25:35Rendez-vous la semaine prochaine
25:37ce sera
25:37Alexandre Poussard
25:38qui sera aux commandes
25:40même lieu
25:41même heure
25:41Ciao ciao
25:42Sous-titrage Société Radio-Canada
25:48Sous-titrage Société Radio-Canada
25:50Sous-titrage Société Radio-Canada