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Mercredi 14 octobre, les députés de la commission des affaires économiques auditionnent Guillaume Faury, président exécutif du groupe Airbus. Cette audition intervient quelques jours après que le géant européen de l'aéronautique a décroché une commande de plus de 18 milliards de dollars par Avolon, alors que le groupe maintient son objectif de 870 livraisons d'avions commerciaux pour l'année 2026. Retrouvez l'audition de cet ingénieur et chef d'entreprise, qui emploie plus de 56 000 salariés en France.

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Transcription
00:00:01Générique
00:00:08Bonjour à tous, bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Mercredi 14 octobre, les députés de la commission des affaires économiques ont auditionné Guillaume Faury.
00:00:17C'est le président exécutif du géant de l'aéronautique Airbus. Regardez.
00:00:21Nous souhaitons que cette audition nous permette d'aborder ensemble la situation actuelle
00:00:26et les perspectives de développement du groupe Airbus, l'évolution de son activité industrielle
00:00:31et plus largement les enjeux économiques du secteur de la construction aéronautique.
00:00:35Le groupe Airbus est bien entendu un acteur industriel majeur pour notre pays et pour l'Europe
00:00:41avec une forte valeur ajoutée et une importante contribution positive à notre balance commerciale
00:00:46à hauteur de plus de 32 milliards d'euros en 2025.
00:00:50Je rappelle aussi qu'Airbus emploie 60 000 collaborateurs en France, 165 000 dans le monde,
00:00:55dont 90 % en Europe.
00:00:58Enfin, le groupe a investi 3,3 milliards d'euros en recherche et développement, dont 40 % en France.
00:01:03Vous êtes donc un acteur majeur de l'innovation dans notre pays
00:01:06et l'on sait bien à quel point c'est important pour notre croissance.
00:01:10Votre carnet de commande est plein avec plus de 9 000 avions,
00:01:13ce qui représente près de 10 années de production
00:01:15et la montée en cadence de cette production fait partie des défis que vous aurez à relever
00:01:20et parmi ces défis figurent aussi des choix technologiques à effectuer pour le remplacement
00:01:25à l'horizon 2035-2040 de la famille des avions A320 et préparer l'avion de demain,
00:01:32qu'il s'agisse des matériaux, de l'intelligence artificielle ou de l'électrification.
00:01:36Et nous souhaitons bien sûr que cette audition vous permette de nous présenter ces quelques enjeux.
00:01:41Airbus est aussi un partenaire historique de l'armée française
00:01:44et qui contribue ainsi à la protection de notre autonomie stratégique,
00:01:48que ce soit à travers les hélicoptères militaires,
00:01:51les avions de transport stratégiques comme l'A400M,
00:01:53les avions ravitailleurs ou les futurs programmes de patrouille maritime.
00:01:57Je n'insiste pas sur les considérations de défense
00:02:00qui relèvent d'une autre commission dans cette assemblée,
00:02:02mais il me semblait important de rappeler tout de même
00:02:04cet important volet de votre activité industrielle.
00:02:08Vous pourrez aussi nous indiquer ce que prévoit de faire le groupe Airbus
00:02:11pour contribuer plus fortement encore à la protection de notre souveraineté industrielle
00:02:16en relocalisant sur le territoire national des capacités industrielles critiques.
00:02:21De même, nous serons intéressés par les précisions sur ce que propose Airbus
00:02:25dans le domaine spatial, celui de la sécurité,
00:02:27notamment en matière de constellations souveraines et de solutions
00:02:30pour la gestion des crises et la lutte contre les feux de forêt.
00:02:33Je pense notamment aux satellites, aux drones, aux hélicoptères et aux avions tels que l'A400M.
00:02:38Avant de vous céder la parole, M. Fourry, pour une quinzaine de minutes,
00:02:41je souhaiterais, pour introduire nos échanges, vous poser quelques premières questions.
00:02:46Airbus projette d'atteindre le chiffre d'environ 870 livraisons d'avions commerciaux en 2026.
00:02:52Dans quelle mesure le groupe a-t-il progressé à ce jour vers la réalisation de cet objectif
00:02:57et quels sont les principaux défis auxquels vous faites face aujourd'hui pour l'atteindre ?
00:03:01Dans un environnement hautement concurrentiel, marqué par le fort soutien étatique
00:03:06dont bénéficient certains acteurs, notamment la Chine,
00:03:09qu'attendez-vous concrètement des autorités françaises et européennes
00:03:12pour soutenir et améliorer la compétitivité de l'industrie aéronautique française ?
00:03:16L'Union européenne vient de décider de mobiliser par le biais de la Banque européenne d'investissement
00:03:22une enveloppe de 3 milliards d'euros de financement
00:03:24pour soutenir les activités de recherche et développement à long terme d'Airbus.
00:03:29Est-ce que vous pouvez revenir sur cette annonce importante
00:03:32pour nous indiquer à la fois les projets qu'elle doit permettre de financer
00:03:35et les enjeux qui s'y rattachent pour les technologies de pointe de la filière aéronautique européenne ?
00:03:41Airbus et l'ensemble du secteur aérien ont pour objectif d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
00:03:47Les carburants durables restent disponibles en volume limité
00:03:50et Airbus a repoussé au-delà de 2035 l'arrivée d'un avion commercial à hydrogène.
00:03:56C'est le projet dit Zéro-E.
00:03:58Quels sont aujourd'hui les leviers concrets dont vous disposez réellement pour atteindre cet objectif ?
00:04:04Et enfin, l'A350F vient d'effectuer son premier vol d'essai
00:04:09et doit permettre à Airbus de revenir sur le marché du fret gros porteur,
00:04:13historiquement dominé par votre concurrent Boeing.
00:04:16Pensez-vous que cet appareil puisse réellement inverser le rapport de force avec Boeing
00:04:19sur le marché des avions cargo et quels sont ses principaux avantages compétitifs ?
00:04:24Monsieur le Président, nous ne doutons pas que vous pourrez nous éclairer sur l'ensemble de ces sujets
00:04:29qui sont absolument essentiels pour une industrie hautement stratégique,
00:04:33pour notre pays, un fleuron aussi de l'industrie de notre pays.
00:04:37Et nous vous remercions par avance pour vos réponses.
00:04:39Je vous souhaite donc la parole et à vous seul pour une quinzaine de minutes au total.
00:04:47Merci, Monsieur le Président.
00:04:49Mesdames et Messieurs, bonjour.
00:04:51On vous avait déjà dit beaucoup de choses.
00:04:53C'est une bonne entrée en matière.
00:04:57Je vais peut-être commencer par faire une petite carte d'identité rapide de ce que nous sommes
00:05:02sans répéter ce que vous venez de dire
00:05:05et puis mettre en perspective quelques-uns de nos défis, de nos enjeux, de nos objectifs
00:05:11et les points qui me paraissent les plus importants de partager avec vous
00:05:15pour une commission des affaires économiques.
00:05:20Notre carte d'identité, c'est qu'on est une entreprise à caractère européen.
00:05:28Nous intervenons sur des marchés mondiaux
00:05:31avec des concurrents qui sont essentiellement des concurrents des autres grands blocs,
00:05:38les États-Unis, la Chine
00:05:40et dans certains métiers également des entreprises européennes
00:05:44avec des clients qui sont essentiellement mondiaux.
00:05:47Donc le terrain de jeu, il est à cette échelle-là.
00:05:51Nous sommes un groupe qui a environ 160 000 salariés, comme vous l'avez dit,
00:05:58dans le cœur du groupe Airbus.
00:05:59Mais nous avons aussi des participations importantes
00:06:01dans des sociétés comme MBDA ou Ariane
00:06:05qui nous permettent d'avoir l'échelle avec d'autres partenaires
00:06:08pour être compétitifs au niveau mondial
00:06:11et pouvoir investir, prospérer, grandir
00:06:15et garantir le futur de l'entreprise.
00:06:18Nous sommes dans des activités civiles à 80%
00:06:22et militaires à 20%.
00:06:25Effectivement, je ne vais pas passer beaucoup de temps
00:06:26sur la partie militaire pour les raisons que vous avez citées,
00:06:30mais c'est une partie très importante de ce que nous faisons,
00:06:33en particulier dans l'environnement sécuritaire
00:06:36dans lequel nous intervenons aujourd'hui
00:06:38et en particulier parce que, là aussi,
00:06:42la bonne échelle pour travailler efficacement,
00:06:45c'est l'échelle européenne.
00:06:46Et donc Airbus est un acteur de la coopération en Europe
00:06:49qui est très, très important dans cette période.
00:06:55Nous avons trois métiers principaux.
00:06:59Le métier des avions commerciaux,
00:07:01qui est la plus grosse partie de ce que nous faisons
00:07:03en termes de chiffre d'affaires.
00:07:05Les métiers de la défense et de l'espace,
00:07:09donc à grande dominante militaire,
00:07:11mais dans l'espace, nous sommes civils et militaires.
00:07:13Et les hélicoptères, nous sommes aussi leaders mondiaux,
00:07:17avec un équilibre à peu près 50-50
00:07:19entre la partie civile et la partie militaire de l'activité.
00:07:24Et les 20% d'activité militaire dont j'ai parlé tout à l'heure,
00:07:28la projection, c'est que nous allons rester à peu près
00:07:31à cet équilibre 80-20 dans les années qui viennent,
00:07:35dans la décennie qui vient,
00:07:36ce qui montre que le militaire va croître aussi vite que le civil
00:07:42parce qu'effectivement, un des défis dont je vais parler
00:07:46et que vous avez abordé rapidement,
00:07:47c'est celui de la montée en cadence
00:07:50puisque nos produits trouvent beaucoup de succès,
00:07:53nos produits actuels trouvent beaucoup de succès
00:07:55sur les marchés mondiaux,
00:07:57que nous avons pris en commande beaucoup d'appareils
00:07:59et que donc le défi, c'est de monter en puissance
00:08:01pour pouvoir livrer ces appareils aussi rapidement que possible
00:08:04et idéalement dans les délais auxquels nous nous sommes engagés
00:08:08avec nos partenaires.
00:08:09Alors, tout ça, ça paraît des choses très positives.
00:08:12Il faut comprendre que la montée en cadence
00:08:14est en fait un défi en tant que tel
00:08:15parce qu'un avion, c'est à peu près 3 millions de pièces
00:08:18que nous approvisionnons auprès de fournisseurs
00:08:23européens ou non européens,
00:08:25très largement européens, mais aussi non européens,
00:08:28qu'un avion est compétitif par les fournisseurs
00:08:32qui le servent.
00:08:35À peu près 70 à 80% de ce que nous livrons dans un avion
00:08:38vient de nos fournisseurs.
00:08:39Donc, notre métier, c'est aussi un métier de gestion
00:08:42de la supply chain, comme on dit chez nous,
00:08:44et donc de la chaîne de fournisseurs.
00:08:45Quand on a 3 millions de pièces sur un avion,
00:08:48dans un environnement comme celui dans lequel nous sommes
00:08:50en ce moment, qui est extrêmement chahuté,
00:08:53industriellement, techniquement, géopolitiquement,
00:08:55au niveau de la logistique autour du monde,
00:08:58avec des zones qui sont très difficiles à pratiquer,
00:09:02avec des évolutions très rapides,
00:09:04beaucoup d'incertitudes et de difficultés
00:09:06sur l'approvisionnement en carburant,
00:09:08les chaînes de logistique souffrent énormément,
00:09:11un certain nombre d'acteurs souffrent,
00:09:12et donc, nous, on ne livre pas un avion presque fini,
00:09:15on livre un avion complètement fini,
00:09:17donc, exercer ce métier dans l'environnement
00:09:19dans lequel nous sommes en ce moment
00:09:20est particulièrement difficile.
00:09:23Une de nos vulnérabilités, c'est effectivement
00:09:25la capacité à faire fonctionner
00:09:27ces chaînes d'approvisionnement
00:09:28au niveau mondial pour servir
00:09:31un outil industriel qui est très largement
00:09:34en Europe et en France.
00:09:36Vous avez cité quelques chiffres,
00:09:38effectivement, une très grande majorité
00:09:41de nos employés sont en France,
00:09:43nous produisons en Europe,
00:09:44et donc, en France, nous sommes à peu près
00:09:46un tiers en France, un tiers en Allemagne,
00:09:49un tiers dans le reste du monde,
00:09:50dont une grosse partie en Europe,
00:09:52et nous produisons essentiellement en Europe,
00:09:55avec une répartition France-Allemagne,
00:09:59principalement Espagne, Grande-Bretagne,
00:10:02et puis d'autres pays européens
00:10:03dans une moindre mesure.
00:10:04Donc, nous sommes un très gros exportateur,
00:10:06et vous avez rappelé la contribution
00:10:08de l'aviation, de l'aéronautique,
00:10:12dont Airbus représente plus de la grande majorité,
00:10:15de 32 milliards d'euros de contributions positives
00:10:18à la balance commerciale en 2025, je crois,
00:10:24et de très très loin,
00:10:25le premier contributeur à la balance commerciale.
00:10:27Effectivement, nous sommes typiquement
00:10:29une entreprise exportatrice
00:10:32qui conçoit et qui produit en Europe,
00:10:36très largement en France,
00:10:37et qui donc peut exercer son métier
00:10:39en exportant ses produits dans le reste du monde.
00:10:42Vous savez tous qu'on a une balance commerciale
00:10:44en France qui est très négative,
00:10:46donc avoir des secteurs qui sont positifs,
00:10:48c'est absolument vital.
00:10:50Il y a eu beaucoup de débats
00:10:53et de discussions très récentes
00:10:54sur la situation de l'automobile en France,
00:10:57et j'y ai passé un certain nombre d'années,
00:10:59c'est une industrie que je connais un petit peu,
00:11:01j'y ai passé un certain nombre d'années
00:11:02en passant aussi beaucoup de temps en Chine à l'époque.
00:11:06Si on regarde l'automobile,
00:11:08c'est bien de regarder ce qui s'est passé
00:11:10les 20 dernières années dans l'automobile
00:11:11pour qu'on ne fasse pas les mêmes erreurs
00:11:14et qu'on ne se retrouve pas dans la même situation
00:11:16dans 20 ans dans l'aviation,
00:11:18qui est aujourd'hui un de nos points forts.
00:11:19Si je prends trois chiffres très simples,
00:11:22celui du nombre de voitures produites en France,
00:11:25celui des emplois directs de l'automobile
00:11:26et celui de la contribution
00:11:28à la balance commerciale française de l'automobile,
00:11:30en 2004, c'était 3,7 millions de véhicules
00:11:34produits en France,
00:11:35en 2024, c'est 1,4 millions de véhicules,
00:11:38moins 60%.
00:11:39Les emplois, c'était 750 000 emplois en 2004,
00:11:43c'est à peu près, je crois, 400 000 emplois en 2024,
00:11:47presque divisé par deux.
00:11:48Et la contribution à la balance commerciale
00:11:50de l'automobile en France en 2004,
00:11:52c'était plus 14 milliards d'euros
00:11:54de contributions positives.
00:11:55En 2024, c'est 14 milliards d'euros
00:11:57de contributions négatives.
00:11:59Donc, ce n'est pas parce qu'un secteur industriel
00:12:01est fort à un moment donné
00:12:02qu'il faut croire que c'est pour toujours.
00:12:04Et je dis ça parce qu'aujourd'hui,
00:12:05je vois beaucoup de complaisance
00:12:07autour de la situation de l'aéronautique
00:12:09et d'Airbus en particulier.
00:12:11Il faut bien avoir en tête
00:12:12que si on applique les mêmes recettes
00:12:13à l'aéronautique que celles
00:12:15qu'on a appliquées à l'automobile,
00:12:16il va se passer la même chose.
00:12:18Donc, il y a un certain nombre
00:12:18de leçons à prendre
00:12:19et je n'ai pas toujours l'impression
00:12:21que ces leçons,
00:12:21on les prend sérieusement.
00:12:24Alors, on a notre montée
00:12:25en cadence à faire.
00:12:26La montée en cadence,
00:12:27c'est beaucoup d'investissements industriels.
00:12:28Et on en a refait beaucoup en France
00:12:30et on en prévoit d'autres en France.
00:12:32Je peux vous dire qu'aujourd'hui,
00:12:34investir industriellement en France,
00:12:35c'est le parcours du combattant.
00:12:38Si on veut s'assurer que les entreprises
00:12:41arrêtent d'investir en France,
00:12:42on continue à garder le parcours du combattant.
00:12:45Là où moi, quand je vais dans d'autres pays,
00:12:47je vois des pays qui nous disent
00:12:48« Monsieur Faury, qu'est-ce qu'on peut faire pour vous ? »
00:12:50Et ils sont sincères.
00:12:52Donc, on n'est pas pour toujours
00:12:54dans la situation de force
00:12:56dans laquelle on est aujourd'hui.
00:12:57Le deuxième point sur lequel
00:12:59je voudrais insister avec vous,
00:13:00c'est que le 22 février de 2027,
00:13:04on va fêter les 40 ans
00:13:05du premier vol de la 320.
00:13:08Pourquoi est-ce que c'est important ?
00:13:09Parce qu'aujourd'hui, 75% des avions
00:13:12qu'Airbus livre,
00:13:13et une très grosse partie de la prospérité
00:13:15générée par Airbus
00:13:16et par sa chaîne de fournisseurs
00:13:17en Europe et en France,
00:13:18c'est la 320.
00:13:20On a à remplacer cet avion.
00:13:22On a des très gros investissements
00:13:24en innovation, en recherche,
00:13:26en technologie, puis en produits,
00:13:28en outils industriels.
00:13:30On aura des capacités industrielles
00:13:32à investir dans une proportion
00:13:33absolument considérable
00:13:34dans la décennie qui vient.
00:13:36Une grosse partie du travail d'Airbus
00:13:37dans cette décennie,
00:13:38c'est de se mettre
00:13:39dans les meilleures conditions possibles
00:13:41pour réussir cette transition
00:13:43vers l'avion du futur.
00:13:44L'avion qui va succéder à la 320,
00:13:48qui sera un avion décarboné,
00:13:50un avion qui doit être très compétitif,
00:13:52un avion qui aura des nouvelles technologies
00:13:53dans un certain nombre de domaines,
00:13:54en particulier de la connectivité,
00:13:56de la propulsion,
00:13:57des ailes et de sujets comme ça.
00:14:00On a absolument besoin
00:14:02d'un environnement favorable
00:14:04pour faire ses investissements
00:14:06en technologie
00:14:07et demain pour en faire
00:14:08l'industrialisation
00:14:09et ensuite pour lancer cet avion.
00:14:11Si on ne renouvelle pas
00:14:12les conditions favorables
00:14:14d'investissement
00:14:15sur des investissements
00:14:16qui sont de plusieurs dizaines
00:14:17de milliards d'euros pour Airbus
00:14:18et autant pour sa chaîne de fournisseurs,
00:14:20s'il n'y a pas les conditions
00:14:21pour faire ces investissements
00:14:22de façon réussie,
00:14:23ces investissements n'auront pas lieu
00:14:25ou ils auront lieu ailleurs.
00:14:27Et aujourd'hui,
00:14:28dans ce que je vois en Europe
00:14:28et en particulier en France,
00:14:30on a du coût du travail,
00:14:31du coût de l'énergie
00:14:32et du coût des barrières réglementaires
00:14:34qui sont extrêmement problématiques
00:14:36pour regarder le futur confortablement.
00:14:40Donc on a un très gros travail à faire
00:14:42pour se reposer les questions
00:14:43de l'environnement économique
00:14:46dans lequel il faut qu'on soit
00:14:47pour pouvoir réussir
00:14:49des très gros réinvestissements.
00:14:52On n'en fait pas que sur la 320,
00:14:53on en fait quelques-uns au fil de l'eau.
00:14:55Ce qu'on fait en ce moment
00:14:56sur les longs courriers,
00:14:57sur les hélicoptères,
00:14:58nos investissements industriels
00:14:59à Marignane
00:15:00pour renouveler
00:15:01l'environnement industriel,
00:15:02à Toulouse aussi,
00:15:03avec Saint-Éloi du futur
00:15:05ou ce qu'on peut faire
00:15:07dans nos autres sites
00:15:08à Saint-Nazaire, à Nantes,
00:15:10sont des investissements importants.
00:15:11Mais ça n'a rien à voir
00:15:12avec l'ampleur de ce qu'on va faire
00:15:15pour le renouvellement
00:15:16de la flotte d'avions
00:15:21des courriers moyens-courriers,
00:15:22c'est-à-dire la succession
00:15:24de la 320.
00:15:26On est dans un environnement
00:15:28réglementaire européen.
00:15:29Je passe une bonne partie
00:15:30de mon temps à Bruxelles aussi
00:15:32pour essayer d'expliquer
00:15:33pourquoi c'est important
00:15:34de trouver un bon équilibre
00:15:37sur le réglementaire
00:15:38entre ce qu'on veut faire
00:15:39pour des bonnes raisons en Europe
00:15:40et ce qu'on voit autour.
00:15:42On est dans un environnement
00:15:43concurrentiel qui est mondial.
00:15:45Il est absolument essentiel
00:15:47de comprendre pourquoi
00:15:48la Chine va aussi vite
00:15:50dans l'industrie,
00:15:51pourquoi les États-Unis
00:15:52vont aussi vite
00:15:53dans le digital.
00:15:54Si on ne s'adapte pas
00:15:55à la vitesse
00:15:55à laquelle vont les autres,
00:15:57eh bien on va simplement
00:15:58continuer à perdre du terrain.
00:16:00Et aujourd'hui,
00:16:00si on n'en change pas franchement
00:16:01un grand nombre de paramètres
00:16:03dans la façon dont on fait
00:16:04les politiques publiques
00:16:05en Europe et en France,
00:16:06on va continuer à voir
00:16:07la tendance de déclin
00:16:09qu'on a observé
00:16:11dans certaines industries
00:16:12et en particulier l'automobile,
00:16:13comme je viens de le rappeler,
00:16:14pour donner un exemple.
00:16:15Ce que je dis n'est pas nouveau.
00:16:17C'est très très bien décrit
00:16:18dans un certain nombre
00:16:19de rapports,
00:16:20dont le rapport Draghi,
00:16:21mais dont on n'a pas pris,
00:16:22on n'a pas mis en place
00:16:23les mesures
00:16:24pour inverser la tendance.
00:16:26Donc je fais partie
00:16:27des industriels
00:16:28qui disent,
00:16:29et ça ne fait pas plaisir
00:16:30de le dire,
00:16:31que si on continue comme ça,
00:16:33on va continuer
00:16:33dans la même direction.
00:16:34Si on ne change pas
00:16:35significativement
00:16:36la façon dont on a
00:16:37un rapport à l'industrie,
00:16:38dont on a un rapport
00:16:38à l'investissement,
00:16:40dont on a un rapport
00:16:40à l'innovation,
00:16:41dont on a un rapport
00:16:42à la compétitivité,
00:16:43par rapport
00:16:43à nos grands compétiteurs
00:16:45mondiaux,
00:16:45on va perdre du terrain.
00:16:47Nous sommes en mesure,
00:16:48chez Airbus aujourd'hui,
00:16:49de réussir l'étape d'après,
00:16:51de réussir celle qui est en cours
00:16:52et de réussir celle d'après.
00:16:54Mais il faut absolument
00:16:55que les politiques publiques
00:16:57construisent les conditions
00:16:58pour qu'on puisse
00:17:01mettre en œuvre
00:17:02tout ce qu'on a en tête
00:17:03demain
00:17:04et qu'on puisse réussir
00:17:06les prochaines décennies
00:17:07qui sont devant nous.
00:17:08Donc un très gros enjeu
00:17:09de montée en cadence industrielle
00:17:11qui est très compliqué
00:17:12en ce moment
00:17:12et dont beaucoup
00:17:13d'ailleurs de politiques publiques
00:17:15rendent les choses difficiles.
00:17:17Fabien a fait
00:17:17un très très bon papier
00:17:18sur un certain nombre
00:17:19de points très très précis
00:17:20qui montrent que
00:17:21là où on fait
00:17:22un investissement industriel
00:17:23en deux ans
00:17:25aux Etats-Unis,
00:17:26il faut cinq ans
00:17:26pour le faire en France.
00:17:27Et ce n'est pas de la théorie.
00:17:28On a des exemples
00:17:29très précis.
00:17:29On a des propositions concrètes
00:17:31qu'on a mises dans un papier
00:17:32pour pouvoir changer
00:17:34ces choses-là.
00:17:35si on est aussi lent,
00:17:37c'est un frein énorme
00:17:38à l'investissement
00:17:38et quand on a des choses
00:17:40qui ont besoin d'aller vite
00:17:41mais qu'on ne peut pas trouver
00:17:42les conditions
00:17:42d'exercer cette vitesse,
00:17:44ça va ailleurs.
00:17:45Ce n'est pas de la mauvaise volonté.
00:17:46Au contraire,
00:17:47on fait tout ce qu'on peut
00:17:47pour investir ici.
00:17:48On aime bien être en France
00:17:49mais il faut que les conditions
00:17:50soient viables.
00:17:53Peut-être l'autre point
00:17:55sur lequel je voudrais insister
00:17:57c'est que je suis ici à Paris,
00:18:00je suis devant la commission
00:18:01des affaires économiques
00:18:04au titre de notre présence
00:18:05en France.
00:18:06Il n'y a pas d'Airbus
00:18:07s'il n'y a pas
00:18:08une dimension européenne.
00:18:09On est l'équipe d'Europe
00:18:10à jouer ensemble
00:18:12parce que le niveau
00:18:13d'intervention auquel on est,
00:18:15c'est vraiment
00:18:16en termes d'envergure,
00:18:17d'échelle,
00:18:18comme on a que ça chez nous,
00:18:19les échelles d'investissement,
00:18:20d'innovation,
00:18:21d'argent qu'on met en place,
00:18:22d'écosystèmes qu'il faut mobiliser
00:18:24pour pouvoir être compétitif.
00:18:25C'est au moins l'Europe
00:18:26et en fait,
00:18:27c'est de plus en plus
00:18:28d'ailleurs le monde.
00:18:29Mais c'est au moins l'Europe.
00:18:31Et donc Airbus,
00:18:32ça marche parce que c'est européen.
00:18:34Dans tous nos grands métiers,
00:18:35les principaux concurrents stratégiques
00:18:37sont américains,
00:18:38chinois
00:18:39et peut-être demain indiens.
00:18:43Nos métiers,
00:18:43c'est l'aviation commerciale.
00:18:45On a créé cette échelle européenne.
00:18:46Il faut absolument la préserver.
00:18:48Il faut bien avoir conscience.
00:18:49Ça fait partie
00:18:50des raisons pour lesquelles
00:18:51on a de la réussite.
00:18:53Il ne faut pas laisser ça
00:18:54disparaître
00:18:55en croyant
00:18:55que c'est un paramètre mineur
00:18:58du succès.
00:18:58On a cette échelle européenne
00:19:00dans les hélicoptères.
00:19:01On l'a créée
00:19:01dans les missiles
00:19:02il y a une vingtaine d'années
00:19:04en créant MBDA
00:19:05avec d'autres entreprises
00:19:06qu'Airbus.
00:19:07On est partenaire
00:19:08de Leonardo
00:19:09et des Britanniques
00:19:11de BA System.
00:19:12On a créé
00:19:13Ariane Group
00:19:14dans une logique
00:19:15de verticalisation
00:19:16de la fusée
00:19:18et de son moteur
00:19:19avec nos partenaires
00:19:20de Safran.
00:19:21On est aussi
00:19:23par exemple
00:19:23dans les avions
00:19:23de transport régionaux
00:19:24avec Leonardo
00:19:25dans une
00:19:26joint venture
00:19:27à 50-50.
00:19:28Quand on crée
00:19:28les conditions
00:19:29de la coopération
00:19:30à l'échelle européenne
00:19:31on n'a pas de raison
00:19:32si on s'y prend bien
00:19:33de ne pas être aussi bon
00:19:34que les autres.
00:19:35Mais quand on joue
00:19:36à une échelle
00:19:36beaucoup plus petite
00:19:38on joue en deuxième
00:19:39ou en troisième division
00:19:40et on n'a pas les moyens
00:19:41d'avoir une équipe
00:19:43qui permet de gagner
00:19:44au niveau mondial.
00:19:45Donc cette coopération
00:19:46franco-allemande
00:19:47et avec d'autres pays européens
00:19:50évidemment l'Espagne
00:19:51est très importante
00:19:52dans notre écosystème.
00:19:56L'alliance qui a été formée
00:19:57au début d'Airbus
00:19:58donc l'aviation commerciale
00:19:59avec la Grande-Bretagne
00:20:01est absolument essentielle
00:20:02dans le succès d'Airbus.
00:20:03Nos ailes sont faites là-bas.
00:20:05Tous les moteurs
00:20:05de nos avions non courriers
00:20:07sont des moteurs
00:20:07de Rolls-Royce.
00:20:09Et donc j'insiste ici
00:20:10sur le fait
00:20:11que c'est très important
00:20:12d'avoir des politiques nationales
00:20:14qui soutiennent
00:20:16le succès
00:20:17mais il faut le faire
00:20:19en bonne coordination
00:20:20avec nos partenaires européens.
00:20:21C'est la condition sine qua non
00:20:22du succès de demain
00:20:24et du succès d'après-demain.
00:20:26J'aurais beaucoup de choses
00:20:27à vous dire
00:20:27sur les conditions de succès
00:20:28et de réussite
00:20:29dans le domaine militaire
00:20:31et spatiaux.
00:20:32Ce n'est effectivement
00:20:32pas exactement l'objet
00:20:33de cette commission.
00:20:34Peut-être je vais dire
00:20:35quand même quelques mots
00:20:35sur le spatial
00:20:37et je vais après passer
00:20:38plus concrètement
00:20:39à vos questions précises.
00:20:41Sur le spatial,
00:20:41on essaye
00:20:45de construire les conditions
00:20:46de succès
00:20:46à l'échelle européenne.
00:20:47C'est le projet Bromo
00:20:51dont vous avez entendu parler.
00:20:52Je répondrai à l'occasion
00:20:53si vous le souhaitez.
00:20:54Voilà.
00:20:55Donc mon propos
00:20:56a pour objectif
00:20:57de vous dire
00:20:59qu'on est aujourd'hui
00:21:01leader mondial
00:21:02en général
00:21:03dans l'aviation
00:21:05et dans l'aéronautique.
00:21:06On est leader
00:21:07dans un certain nombre
00:21:08de nos métiers,
00:21:09pas dans tous les métiers.
00:21:10C'est une compétition
00:21:11qui est rude,
00:21:12qui est très difficile.
00:21:14On utilise le mot
00:21:15de guerre commerciale.
00:21:16ce n'est pas un mot
00:21:18anodin.
00:21:19C'est effectivement
00:21:19le contexte
00:21:20dans lequel nous sommes
00:21:21aujourd'hui
00:21:21et d'hyper concurrence
00:21:23et d'hyper compétition
00:21:24dans de très nombreux métiers,
00:21:26en particulier
00:21:27les métiers industriels
00:21:28et les métiers du digital,
00:21:29avec des enjeux
00:21:30de souveraineté
00:21:30qui sont considérables
00:21:31et j'aurais plaisir
00:21:32à répondre à la question
00:21:33qu'est-ce que c'est
00:21:34la souveraineté
00:21:35et comment il faut s'y prendre
00:21:35parce que j'ai des avis
00:21:36sur le sujet.
00:21:37sur le fait
00:21:38qu'aujourd'hui
00:21:39l'environnement
00:21:41européen
00:21:41et français
00:21:42et on a beaucoup
00:21:42de surtransposition
00:21:43en France
00:21:44des règlements européens,
00:21:45il nous est défavorable.
00:21:47Il est beaucoup plus difficile
00:21:49d'opérer
00:21:50dans cet environnement-là
00:21:50en Europe
00:21:51qu'il ne l'est
00:21:52chez les grands concurrents
00:21:53dont j'ai parlé précédemment
00:21:55et que donc
00:21:55on a absolument besoin
00:21:56de politiques publiques
00:21:58qui prennent en compte
00:21:59les exigences
00:22:00de la concurrence mondiale
00:22:01pour donner aux entreprises,
00:22:02y compris celles
00:22:03qui vont bien aujourd'hui,
00:22:04les conditions
00:22:05pour qu'elles aillent bien demain.
00:22:05Je m'arrête là.
00:22:07Merci beaucoup
00:22:08M. le Président
00:22:09et puis vous aurez
00:22:10l'occasion
00:22:11à travers
00:22:11les questions
00:22:12des collègues
00:22:15dans la salle
00:22:16de revenir
00:22:17aux premières questions
00:22:18que je vous ai posées
00:22:19parce qu'un certain nombre
00:22:20risquent de se recouper.
00:22:22Exceptionnellement,
00:22:23mes chers collègues,
00:22:23je vais passer la parole
00:22:24à Lévi Topiak
00:22:25puisqu'il y a une réunion
00:22:26du bureau de l'Assemblée
00:22:27qui a été convoquée
00:22:27exceptionnellement
00:22:28par la Présidente.
00:22:29Donc puisqu'il est membre
00:22:30du bureau,
00:22:31je vais lui donner
00:22:32exceptionnellement la parole
00:22:33en premier
00:22:34et donc pour le groupe
00:22:35Liberté indépendant
00:22:36d'outre-mère et territoire.
00:22:37M. Topiak,
00:22:38vous avez la parole.
00:22:39Merci M. le Président.
00:22:41M. le Président exécutif,
00:22:44je voudrais évoquer
00:22:45deux sujets.
00:22:46Tout d'abord,
00:22:46celui de la souveraineté
00:22:47avec un carnet de commandes
00:22:50qui représente
00:22:51plus de 9000 avions
00:22:52qui vont devoir
00:22:54être fabriqués
00:22:54dans les prochaines années.
00:22:55Évidemment,
00:22:56ce pose le sujet
00:22:57de la souveraineté
00:22:57et de la sécurisation
00:22:58de la supply chain.
00:23:00J'étais en visite
00:23:01le 2 juillet
00:23:01avec Avenir Transport
00:23:02à Toulouse
00:23:03pour visiter vos usines
00:23:04et Didier Katzenmeyer,
00:23:06votre directeur
00:23:06des affaires industrielles,
00:23:07nous avait clairement évoqué
00:23:08l'enjeu de sécuriser
00:23:09et d'accompagner
00:23:10les sous-traitants
00:23:11de la filière aéros.
00:23:12La Banque de France
00:23:13avait identifié
00:23:13en 2024
00:23:1440 entreprises
00:23:16parmi vos fournisseurs
00:23:17qui représentaient
00:23:17des fragilités
00:23:18sur des taux d'endettement
00:23:19élevés
00:23:20et des capacités
00:23:21d'autofinancement
00:23:22insuffisantes
00:23:22dans un contexte
00:23:23où on doit monter
00:23:23en puissance,
00:23:25en cadence
00:23:25pour faire face
00:23:26à ce carnet de commandes.
00:23:28Voilà.
00:23:29Et puis, évidemment,
00:23:29derrière,
00:23:30sous-jacent,
00:23:31un point de vigilance
00:23:32sur des opérations
00:23:33de rachat
00:23:33ou d'acquisition
00:23:34qui pourraient faire
00:23:35que certains fleurons
00:23:36dans notre industrie,
00:23:37y compris des petites
00:23:38mais qui ont un savoir-faire
00:23:40très précis
00:23:41sur une partie
00:23:42de la conception
00:23:43ou de la production
00:23:44de l'avion,
00:23:44puissent échapper
00:23:45à un pavillon européen
00:23:46et, du coup,
00:23:48puissent nous poser
00:23:49des problèmes de souveraineté.
00:23:50Je veux savoir
00:23:50si votre point de vigilance
00:23:52est toujours le même
00:23:52et si vous avez engagé
00:23:54des actions très concrètes
00:23:55pour pouvoir permettre
00:23:56de sécuriser
00:23:57ces entreprises,
00:23:57y compris rentrant
00:23:58au capital de certaines.
00:24:01Sur le site industriel,
00:24:02vous avez évoqué
00:24:03la montée en cadence.
00:24:06Cela veut dire aussi
00:24:06construire des sites industriels.
00:24:08Est-ce que vous avez
00:24:09des retours d'expérience
00:24:10sur les sites industriels
00:24:11clés en main
00:24:11qui ont été mis en oeuvre
00:24:12depuis 2019
00:24:13et qui permettent
00:24:13d'aller plus vite
00:24:14dans la mise en place
00:24:15de sites industriels ?
00:24:16Vous avez évoqué
00:24:17une lourdeur de 4-5 ans.
00:24:18Aujourd'hui,
00:24:19on a, avec des sites industriels
00:24:20clés en main,
00:24:21des procédures
00:24:21qui permettent
00:24:22d'aller plus vite
00:24:23et je ne sais pas
00:24:24si vous avez cette information
00:24:25mais je vous la soumets
00:24:26et je pense que nous devrions
00:24:27en discuter ensemble.
00:24:29Sur le sujet
00:24:30des transitions énergétiques
00:24:31et décarbonation,
00:24:32moi, j'ai travaillé dans l'aéro
00:24:33et j'ai travaillé
00:24:34sur la 3XX et la 380.
00:24:36C'était une période
00:24:37où, effectivement,
00:24:37on a des âgés
00:24:38de transport de masse
00:24:39et des quadri-réacteurs.
00:24:40on a changé depuis,
00:24:41on a la 321-XLR
00:24:44où on peut désormais
00:24:46faire du long courrier
00:24:47avec un avion monocouloir.
00:24:49On voit bien
00:24:50que les enjeux
00:24:50de décarbonation
00:24:51et de prix du kérosène
00:24:53ont impacté
00:24:53la conception des avions
00:24:54et la vision
00:24:55du trafic aérien.
00:24:57Moi, je tiens
00:24:58votre attention
00:24:58sur le risque
00:24:59de rupture technologique
00:25:01d'organisations industrielles
00:25:02qui est en train
00:25:03d'évoluer,
00:25:04notamment du côté
00:25:04de nos amis chinois.
00:25:06Un plan quinquennal
00:25:07a été mis en place
00:25:08de 2026-2030.
00:25:09La Chine met le paquet
00:25:11sur l'aéronautique
00:25:12après l'avoir mis
00:25:13sur l'automobile
00:25:14et avoir mis en place
00:25:15des ruptures technologiques
00:25:16sur l'organisation industrielle
00:25:18d'une part
00:25:18en recentralisant
00:25:20ce qui avait été
00:25:21sous-traité en interne
00:25:23et puis en changeant
00:25:25de technologie,
00:25:26notamment sur les nouveaux avions
00:25:27le C929.
00:25:29Est-ce que vous ne craignez pas
00:25:31que la Chine
00:25:31prenne un ascendant
00:25:33en termes technologiques
00:25:35et d'organisation industrielle ?
00:25:36Est-ce que vous êtes préparés
00:25:38à évoluer
00:25:41en fonction de ce nouveau contexte ?
00:25:43Merci, M. Thaoué.
00:25:44M. le Président.
00:25:46Alors, vous allez me rendre
00:25:47la tâche difficile
00:25:48de faire court.
00:25:51La sécurisation
00:25:52de la supply chain
00:25:53a été en particulier
00:25:54depuis le Covid
00:25:56une obsession
00:25:57de la filière
00:25:58à travers le GIFAS
00:25:59et d'Airbus en particulier.
00:26:01Et je pense
00:26:02avec les pouvoirs publics.
00:26:03D'ailleurs,
00:26:04il y a eu une très grosse
00:26:04mobilisation collective
00:26:05parce qu'on est rentré
00:26:07dans le Covid
00:26:08dans une phase
00:26:09qui aurait pu être existentielle,
00:26:11qui a été existentielle
00:26:12pour la filière.
00:26:13On est revenu,
00:26:14vous avez mentionné
00:26:15l'étude de la Banque de France,
00:26:17on est revenu
00:26:17à peu près
00:26:19au niveau
00:26:19de difficultés
00:26:20des entreprises
00:26:21qu'on avait
00:26:21juste avant le Covid.
00:26:22On a réussi
00:26:23à digérer
00:26:24la phase
00:26:24qui a été très,
00:26:25très, très, très critique
00:26:26des années 2020
00:26:27à 2023, 2024.
00:26:29Donc,
00:26:30on est revenu
00:26:31à une animation permanente
00:26:32de la supply chain
00:26:33pour qu'on puisse
00:26:34avoir des entreprises
00:26:35qui fonctionnent normalement.
00:26:37Et oui,
00:26:38on fait de la sécurisation
00:26:39en permanence.
00:26:40Si vous avez vu
00:26:41Didier Kelsenmaier,
00:26:42vous avez vu
00:26:42un des acteurs
00:26:43de cette activité
00:26:44chez Airbus.
00:26:45Et oui,
00:26:46on rentre
00:26:46au capital d'entreprise
00:26:47soit à travers
00:26:49les fonds qu'on a constitués
00:26:51pendant le Covid
00:26:52et à la sortie du Covid
00:26:53pour assurer la survie
00:26:55sur le fonds numéro 1,
00:26:56pour assurer la montée
00:26:57en cadence
00:26:57sur le fonds numéro 2
00:26:58ou en capital
00:26:59directement
00:27:00en tant qu'Airbus.
00:27:01L'exemple le plus important
00:27:03c'est celui d'Auber et Duval
00:27:04où on est monté au capital
00:27:05avec Safran
00:27:06et on est en train
00:27:07de développer
00:27:07une filière
00:27:08métaux spéciaux
00:27:09et titanes
00:27:11pour l'Europe,
00:27:12pour avoir une filière européenne
00:27:14et donc pouvoir
00:27:14s'approvisionner
00:27:15raisonnablement ici.
00:27:16Donc,
00:27:17c'est juste un exemple
00:27:17mais c'est l'exemple
00:27:18probablement
00:27:18le plus emblématique.
00:27:20La procédure clé en main
00:27:21je ne la connais pas.
00:27:23Ce que je peux vous dire
00:27:24c'est que
00:27:24sur des investissements
00:27:25industriels nouveaux
00:27:26ou même
00:27:28sur du réinvestissement
00:27:29sur des sites industriels
00:27:30existants
00:27:30ce qui a été notre cas
00:27:31par exemple
00:27:33pour l'usine
00:27:33qu'on appelle
00:27:34Jean-Luc Lagardère
00:27:35à Toulouse
00:27:35où on a remplacé
00:27:37l'A380
00:27:39par deux chaînes
00:27:39d'assemblage
00:27:40d'A321
00:27:42toute nouvelle
00:27:43ça a été
00:27:44la croix et la bannière
00:27:45parce qu'on nous impose
00:27:46pour du réinvestissement
00:27:46sur des sites existants
00:27:47un très grand nombre
00:27:49des réglementations
00:27:51qui s'appliquent
00:27:51pour des nouveaux sites
00:27:52et ça c'est pas nécessairement
00:27:53européen
00:27:54dans beaucoup de cas
00:27:55c'est une couche supplémentaire
00:27:57qui est mise en place
00:27:58par la France
00:27:59et qui est très critique
00:28:00parce que si on peut pas
00:28:01aller plus vite chez soi
00:28:02qu'ailleurs
00:28:03à la fin
00:28:04on va pas rester chez soi
00:28:05on va aussi aller voir ailleurs
00:28:06ça peut pas du tout approprié
00:28:07à mon avis
00:28:08sur des politiques publiques
00:28:09de mettre autant
00:28:10de bâtons dans les roues
00:28:11et sur la décarbonation
00:28:12et sur la Chine
00:28:13la décarbonation
00:28:14est un enjeu majeur
00:28:16sur les avions
00:28:17il y a alignement
00:28:18entre l'objectif économique
00:28:19et l'objectif écologique
00:28:21moins on consomme
00:28:22plus on est performant
00:28:23donc ça entraîne
00:28:25un cercle vertueux
00:28:26pour nous
00:28:26je pense que sur les avions
00:28:27ça marche très bien
00:28:28sur les carburants
00:28:29c'est beaucoup plus compliqué
00:28:30si j'avais plus de temps
00:28:31j'y passe à tous
00:28:33et sur la Chine
00:28:33oui c'est un enjeu
00:28:35absolument majeur
00:28:36si j'ai pris autant de temps
00:28:37en entrée en matière
00:28:38à parler de l'automobile
00:28:39c'est parce que c'est bien
00:28:40un secteur où le fait
00:28:40que l'automobile
00:28:41est un secteur stratégique
00:28:43en Chine
00:28:43a entraîné des investissements
00:28:45massifs d'un pays
00:28:46qui est très grand
00:28:47très puissant
00:28:47qui travaille beaucoup
00:28:48vite
00:28:49avec des gens
00:28:49qui sont très déterminés
00:28:51je les connais bien
00:28:51et je les respecte beaucoup
00:28:52ils sont maintenant
00:28:54très mobilisés
00:28:55sur l'aviation
00:28:56il faut qu'on soit
00:28:57nous très performants
00:28:58et qu'on aille très vite
00:29:00Merci beaucoup
00:29:00Monsieur le Président
00:29:01nous allons reprendre
00:29:02l'ordre habituel
00:29:03des orateurs des groupes
00:29:05pour le rassemblement national
00:29:06Monsieur Frédéric Weber
00:29:07vous avez la parole
00:29:08Monsieur le député
00:29:09Oui
00:29:09Monsieur le Président exécutif
00:29:12mes chers collègues
00:29:13Airbus n'est pas
00:29:14une entreprise comme les autres
00:29:15c'est un acteur décisif
00:29:16de notre survie industrielle
00:29:17technologique
00:29:18militaire et économique
00:29:18en France
00:29:19Airbus représente
00:29:2056 000 salariés
00:29:2146 000
00:29:223500 entreprises sous-traitantes
00:29:23et près de 18,8 milliards
00:29:25d'euros d'achats
00:29:26auprès de nos tissus industriels
00:29:27derrière le nom d'Airbus
00:29:28ce sont des emplois
00:29:29des savoir-faire
00:29:30des territoires
00:29:31des PMU
00:29:31et des stratégies
00:29:32des capacités stratégiques
00:29:33françaises
00:29:34qui sont en jeu
00:29:34c'est pourquoi
00:29:35nous ne pouvons pas considérer
00:29:36avec indifférence
00:29:37l'évolution de sa gouvernance
00:29:38de ses centres de décision
00:29:39et de sa répartition industrielle
00:29:41le problème aujourd'hui
00:29:42n'est pas de nier
00:29:42la possibilité
00:29:43ou même l'intérêt
00:29:44de coopération européenne
00:29:45lorsque ceci
00:29:46serve réellement
00:29:46les intérêts de la France
00:29:47le problème est de continuer
00:29:48à faire preuve de naïveté
00:29:50comme si tous les partenaires
00:29:51européens
00:29:51poursuivaient naturellement
00:29:52les mêmes objectifs
00:29:53avec la même loyauté
00:29:54et dans un esprit d'équilibre
00:29:55l'expérience démontre l'inverse
00:29:57depuis le traité de Maastricht
00:29:58et la construction européenne
00:30:00telle qu'elle a été organisée
00:30:01la France a trop souvent
00:30:01accepté une logique
00:30:02où l'Allemagne défend
00:30:03méthodiquement
00:30:04ses intérêts industriels
00:30:05productifs
00:30:05pendant que nos gouvernements
00:30:06successifs
00:30:07se réfugient derrière
00:30:08le discours abstrait
00:30:08du couple franco-allemand
00:30:10mais ce couple est dysfonctionnel
00:30:11lorsqu'il s'agit de préserver
00:30:12ses sites
00:30:13ses emplois
00:30:13ses chaînes de valeur
00:30:14ses responsabilités industrielles
00:30:15et ses intérêts commerciaux
00:30:16Berlin sait défendre
00:30:18ses positions
00:30:19avec constance
00:30:19ses déterminations
00:30:20la France elle
00:30:21a trop souvent renoncé
00:30:23à poser des exigences
00:30:24comparables
00:30:25et préféré courber les Chines
00:30:26devant le voisin d'Outre-Rhin
00:30:27il faut rappeler achat-achat
00:30:29les Allemands se positionnent
00:30:30plus en concurrent économique
00:30:31qu'en réel partenaire
00:30:32aujourd'hui
00:30:32le SCAF
00:30:33en est une administration
00:30:34particulièrement éclairante
00:30:36présenté comme le grand projet
00:30:37de coopération franco-allemande
00:30:38dans le domaine de la défense
00:30:39il devait reposer
00:30:40sur la maîtrise d'oeuvres
00:30:41confiées à Dassault Aviation
00:30:42pourtant les exigences allemandes
00:30:44en matière de partage industriel
00:30:45et de gouvernance
00:30:46ont fini par rendre
00:30:47la coopération
00:30:47de notre fameux couple impossible
00:30:48lorsque le projet
00:30:49apparaissait trop français
00:30:51à Berlin
00:30:51l'Allemagne n'a pas hésité
00:30:52à en contester les fondements
00:30:53nous en tirons une leçon simple
00:30:55si le SCAF
00:30:56a été jugé trop français par l'Allemagne
00:30:57alors Airbus
00:30:58commence aujourd'hui
00:30:59à devenir trop allemand
00:31:00cette inquiétude
00:31:01ne relève pas
00:31:01d'un procès d'attention
00:31:02elle résulte de faits concrets
00:31:03des postes de direction majeurs
00:31:05sont aujourd'hui occupés
00:31:06par des dirigeants allemands
00:31:06notamment pour la défense
00:31:08les avions commerciaux
00:31:09les ressources humaines
00:31:09et la direction financière
00:31:10dans le même temps
00:31:11les ambitions allemandes
00:31:12sont affichées sans détour
00:31:13au salon aéronautique
00:31:14le chancelier
00:31:15Frédéric Mertz
00:31:16a revendiqué
00:31:16que le successeur
00:31:17de l'A320
00:31:18soit construit en Allemagne
00:31:19sous responsabilité de Hambourg
00:31:20cette déclaration
00:31:21doit nous alerter
00:31:22la France ne peut être
00:31:24ni un financeur
00:31:24ni un sous-traitant de luxe
00:31:25ni un partenaire secondaire
00:31:26dans un groupe
00:31:27auquel elle a tant apporté
00:31:28la France doit rester
00:31:29une nation qui décide
00:31:30produit innove
00:31:31en 2026
00:31:32une devise
00:31:33est d'autant plus d'actualité
00:31:34pour la patrie
00:31:35les sciences
00:31:36et la gloire
00:31:37je vous remercie
00:31:38merci monsieur le député
00:31:40monsieur le président
00:31:45je pense que
00:31:47vous faites une lecture erronée
00:31:48des raisons pour lesquelles
00:31:50Airbus fonctionne
00:31:51chez Airbus
00:31:52les allemands
00:31:53et les français
00:31:53ils ne sont pas en concurrence
00:31:55ils sont en coopération
00:31:57nos concurrents
00:31:58ils sont à l'extérieur
00:32:00je ne pense pas
00:32:01que dans beaucoup
00:32:01d'entreprises françaises
00:32:02qui se présentent
00:32:03devant vous ici
00:32:03il y ait des enjeux
00:32:05et des débats
00:32:05de cette nature
00:32:06sur le nombre
00:32:06de normands
00:32:07de bretons
00:32:08de provençaux
00:32:09et d'alsaciens
00:32:10qu'il y a dans l'entreprise
00:32:10pour savoir
00:32:11si l'entreprise
00:32:12va fonctionner ou pas
00:32:13nous sommes une entreprise
00:32:14européenne
00:32:15où les européens
00:32:15travaillent ensemble
00:32:17et ça se passe bien
00:32:17entre les français
00:32:18et les allemands
00:32:19on a passé
00:32:19cette étape
00:32:20que vous suggérez
00:32:21de concurrence
00:32:24économique
00:32:24au sein de l'entreprise
00:32:25on a passé
00:32:26cette étape là
00:32:27s'il vous plaît
00:32:28ne nous ramenez pas
00:32:2920 ou 30 ans
00:32:29en arrière
00:32:30sur des combats
00:32:31franco-allemands
00:32:31qui nous rendent
00:32:32beaucoup plus petits
00:32:33que nous pouvons l'être
00:32:34quand nous travaillons ensemble
00:32:35et il n'y a pas de problème
00:32:36de gouvernance franco-allemande
00:32:37chez Airbus
00:32:38ça ne veut pas dire
00:32:39que dans d'autres domaines
00:32:39la France et l'Allemagne
00:32:41sont en coopération
00:32:42il y a beaucoup de domaines
00:32:43de concurrence
00:32:44je ne suis pas naïf du tout
00:32:45monsieur
00:32:45je le vois
00:32:46je le subis
00:32:47et parfois j'en souffre aussi
00:32:48parce que comme je suis une entreprise
00:32:49européenne
00:32:50et en particulier franco-allemand
00:32:51nous avons besoin
00:32:52de bonnes coopérations
00:32:54entre les deux pays
00:32:54et il y a beaucoup de domaines
00:32:55dans lesquels
00:32:56cette coopération est difficile
00:32:57parce qu'il y a des enjeux
00:32:58stratégiques différents
00:32:59et que chaque pays
00:33:00défend ses intérêts
00:33:01à mon avis
00:33:02beaucoup trop
00:33:02par rapport à la compréhension
00:33:04qu'il faudrait avoir
00:33:04des intérêts européens
00:33:06à défendre
00:33:07vis-à-vis
00:33:08des Etats-Unis
00:33:09ou de la Chine
00:33:10et si on est extrêmement
00:33:11en retard aujourd'hui
00:33:12dans le domaine du digital
00:33:13et des technologies
00:33:16de l'IA
00:33:17c'est parce qu'on n'a pas compris
00:33:18que c'était à l'échelle européenne
00:33:20ensemble
00:33:20qu'on arrive
00:33:21à être performant
00:33:22donc ne nous ramenez pas
00:33:24là où on ne veut pas être
00:33:25chez Airbus
00:33:26chez Airbus
00:33:26on travaille ensemble
00:33:27on travaille bien
00:33:28on est dans des équipes
00:33:29où on essaie de prendre
00:33:30les meilleures personnes
00:33:31pour les jobs
00:33:31et ça change
00:33:32parfois un job
00:33:33il est tenu par un français
00:33:34un allemand
00:33:35par quelqu'un qui n'est ni français
00:33:36ni allemand
00:33:36et c'est comme ça
00:33:37qu'on est performant
00:33:39le SCAF
00:33:41je ne vais pas réécrire l'histoire
00:33:42je n'en ai pas exactement
00:33:43la même lecture que vous
00:33:44mais je suis navré
00:33:46qu'on n'ait pas réussi
00:33:47à faire ce projet
00:33:49ça ne veut pas dire
00:33:49qu'il n'y en a pas
00:33:50beaucoup d'autres
00:33:51qui fonctionnent
00:33:51on a des projets franco-allemands
00:33:53dans le domaine des avions
00:33:54des missiles
00:33:54des hélicoptères
00:33:55des satellites
00:33:56qui fonctionnent
00:33:57il faut aussi voir
00:33:58tout ce qui marche
00:33:58plutôt que de rester
00:34:00sur ce qui ne marche pas
00:34:01et puis sur le point
00:34:03en ce qui concerne
00:34:04le successeur de la 320
00:34:06il faut avoir en tête
00:34:07les équilibres aujourd'hui
00:34:08qui fonctionnent très bien
00:34:09chez Airbus
00:34:10et c'est la préservation
00:34:11des équilibres
00:34:12qui fonctionnent
00:34:13que chacun a en tête
00:34:14au moment où on refait
00:34:15des gros investissements
00:34:16j'ai deux chaînes
00:34:17d'assemblage
00:34:17toutes neuves
00:34:18d'A320 à 321 à Toulouse
00:34:20mais j'en ai quatre à Hambourg
00:34:22mais j'ai aussi deux chaînes
00:34:23d'avions long courrier
00:34:25à Toulouse
00:34:25que je n'ai pas
00:34:26dans le reste du monde
00:34:27donc on a un équilibre
00:34:28aujourd'hui
00:34:28qui n'est pas défavorable
00:34:29à la France
00:34:30mais qui n'est pas défavorable
00:34:31non plus à l'Allemagne
00:34:32j'incite vraiment tout le monde
00:34:33à se poser les questions
00:34:34de comment il faut
00:34:35qu'on continue
00:34:35à travailler ensemble
00:34:37pour demain
00:34:37être aussi performant
00:34:39qu'on l'est aujourd'hui
00:34:39parce que si on se bat
00:34:40les uns contre les autres
00:34:41à l'intérieur
00:34:42je peux vous dire une chose
00:34:43on va se distraire
00:34:44par rapport au fait
00:34:45de s'intéresser aux autres
00:34:47les Chinois
00:34:47qui arrivent à très grande vitesse
00:34:49les Américains
00:34:50qui sont très puissants
00:34:51et qui travaillent vraiment
00:34:52en équipe Amérique
00:34:54comme on l'a vu
00:34:54ces dernières années
00:34:55c'est difficile
00:34:57d'être concurrent
00:34:58de Boeing
00:34:58à l'époque
00:34:59où on a
00:35:00un leadership
00:35:01aux Etats-Unis
00:35:02qui est aussi aligné
00:35:03derrière ces grandes entreprises
00:35:04on a besoin
00:35:04de la même chose
00:35:05en Europe
00:35:06et je compte sur vous
00:35:07pour nous y aider
00:35:07Merci Monsieur le Président
00:35:10Pour le groupe Ensemble
00:35:11pour la République
00:35:11Madame Danielle Roulebois
00:35:12vous avez la parole
00:35:13Madame la députée
00:35:15Merci Monsieur le Président
00:35:16Monsieur le Président
00:35:17Exécutif
00:35:18merci beaucoup
00:35:19de votre présence
00:35:20et de nous consacrer
00:35:21de votre temps
00:35:21car Airbus
00:35:23est une fierté
00:35:24française et européenne
00:35:26nous vous le redisons
00:35:27la preuve
00:35:28qu'une coopération
00:35:29industrielle européenne
00:35:30peut tenir tête
00:35:31aux plus grandes puissances
00:35:33du monde
00:35:35Cette réussite
00:35:36se joue aussi
00:35:36dans nos territoires
00:35:38Allons se soigner
00:35:39dans le Jura
00:35:40SKF
00:35:41est un maillon
00:35:42stratégique
00:35:43de votre chaîne
00:35:44il fournit
00:35:44à Airbus
00:35:45des roulements
00:35:46des bielles
00:35:46et des pièces
00:35:47de haute précision
00:35:48autour de ce site
00:35:50de nombreuses PME
00:35:51sous-traitantes
00:35:51sont aussi
00:35:52des acteurs essentiels
00:35:54elles ont tenu
00:35:55pendant le Covid
00:35:55nous les avons soutenus
00:35:56elles vivent
00:35:57au rythme
00:35:58de vos cadences
00:35:59et de votre montée
00:36:00en puissance
00:36:00SKF par exemple
00:36:02a annoncé
00:36:0227 millions d'investissements
00:36:04mais avec des volumes
00:36:05qui fluctuent
00:36:06et des écarts
00:36:06de calendrier
00:36:07quels engagements
00:36:08Airbus prend-il
00:36:09envers ces sous-traitants
00:36:10en matière
00:36:11de paiement
00:36:12de lisibilité
00:36:13et sur le partage
00:36:15des coûts
00:36:16de stock
00:36:19Deuxième question
00:36:20la souveraineté
00:36:21la pénurie
00:36:22de moteurs
00:36:23Prat et Wintney
00:36:24montre notre dépendance
00:36:26sur des maillons critiques
00:36:27l'industrial
00:36:28Accelerator Act
00:36:29inscrit
00:36:30la préférence européenne
00:36:31dans le droit
00:36:32de l'union
00:36:32mais il ne vise pas
00:36:33l'aéronautique
00:36:34Comment l'Europe
00:36:36peut-elle renforcer
00:36:36ses propres capacités
00:36:37à commencer par les moteurs
00:36:39et qu'attendez-vous
00:36:41de la puissance publique ?
00:36:42Troisième question
00:36:43l'avenir
00:36:44après l'abandon
00:36:45du SCAF
00:36:45Airbus a lancé
00:36:47en Allemagne
00:36:47une alliance
00:36:48pour un chasseur
00:36:48de sixième génération
00:36:49et s'associe
00:36:52à MTU
00:36:52plutôt qu'à sa France
00:36:53sur l'hydrogène
00:36:54alors que le LIP
00:36:56est fabriqué
00:36:57en France
00:36:58et jusque dans le Jura
00:36:59quelle place
00:37:00la France
00:37:01et ses sous-traitants
00:37:02auront-ils
00:37:02dans vos futurs programmes ?
00:37:04Enfin la lutte
00:37:05contre les incendies
00:37:05cet été
00:37:06à Lacanau
00:37:07un A400M
00:37:08équipé
00:37:09de votre kit
00:37:10a réalisé
00:37:11une première mondiale
00:37:12et des prouesses
00:37:13contre la lutte
00:37:14contre les incendies
00:37:15mais il n'en existe
00:37:16qu'un prototype
00:37:17quel calendrier
00:37:18pour la production
00:37:19en série
00:37:21envisagez-vous
00:37:22et de quel engagement
00:37:23de l'Etat
00:37:24avez-vous besoin ?
00:37:25Je vous remercie
00:37:27je connais un peu
00:37:27SKF
00:37:28pour avoir travaillé
00:37:29avec eux
00:37:29dans certains
00:37:30de mes jobs
00:37:32précédents
00:37:32dans la maison
00:37:33je ne connais pas
00:37:34la situation
00:37:34spécifique
00:37:35de la gestion
00:37:36des paiements
00:37:36des stocks
00:37:37avec eux
00:37:38ce que je peux vous dire
00:37:38c'est un petit peu
00:37:39ce que j'ai dit précédemment
00:37:40c'est que la gestion
00:37:41de notre supply chain
00:37:42est absolument essentielle
00:37:43chez Airbus
00:37:44on est obsédé
00:37:45par l'idée
00:37:46que nos fournisseurs
00:37:47sont en bonne santé
00:37:48alors en bonne santé
00:37:49ça veut dire
00:37:49qu'ils ont ce qu'il faut
00:37:51pour bien fonctionner
00:37:51mais qu'ils sont aussi
00:37:52compétitifs
00:37:53donc on est dans un rapport
00:37:54permanent à les aider
00:37:56mais aussi les challenger
00:37:57c'est un mauvais mot
00:37:59en français
00:37:59pour qu'ils soient
00:38:00en permanence
00:38:01le meilleur possible
00:38:03si j'ai un message
00:38:04à passer sur ce sujet
00:38:05c'est que la performance
00:38:08des deux ou trois décennies
00:38:10qui viennent
00:38:10de notre supply chain
00:38:11française
00:38:12elle va dépendre
00:38:13de leur capacité
00:38:14à fournir
00:38:15monter en cadence
00:38:16aujourd'hui
00:38:16de façon sûre
00:38:17dans un environnement
00:38:18où la cybersécurité
00:38:19est très important
00:38:20où les flux logistiques
00:38:20sont importants
00:38:21où le bilan
00:38:22d'une entreprise
00:38:23est important
00:38:23sa compétitivité
00:38:24sur les coûts
00:38:25mais aussi
00:38:26et peut-être encore plus
00:38:27sa capacité
00:38:28à innover
00:38:29et investir
00:38:29sur les technologies
00:38:30de demain
00:38:30on est organisé
00:38:32en France
00:38:32de façon exceptionnellement
00:38:35efficace
00:38:35autour du Corac
00:38:36qui est un outil
00:38:38d'ailleurs
00:38:38qui a servi d'exemple
00:38:39à d'autres
00:38:40et qui doit absolument
00:38:41fonctionner
00:38:42vous avez un rôle
00:38:43dans le soutien
00:38:44du financement
00:38:45du Corac
00:38:45c'est un outil
00:38:46absolument essentiel
00:38:47pour la filière
00:38:48en France
00:38:49pour les grands
00:38:50mais aussi
00:38:50peut-être même
00:38:51surtout pour les petits
00:38:52qui savent
00:38:53et qui sont organisés
00:38:54autour de nous
00:38:55pour préparer
00:38:56des technologies
00:38:56qui leur permettront
00:38:57d'être compétitifs
00:38:58sur les grands appels
00:38:59d'offres
00:38:59des avions
00:39:00de demain
00:39:00le soutien du Corac
00:39:02est un élément
00:39:03essentiel
00:39:04qui ne coûte pas
00:39:04si cher que ça
00:39:05de préparer
00:39:06beaucoup de compétitivité
00:39:07et d'efficacité
00:39:08dans les décennies
00:39:09qui viennent
00:39:09pour nos fournisseurs
00:39:10en ce qui concerne
00:39:13les motorisations
00:39:14oui
00:39:15on a peu d'acteurs
00:39:17insuffisamment
00:39:17d'acteurs
00:39:18européens
00:39:18dans le domaine
00:39:19des moteurs
00:39:20par rapport
00:39:20à ce dont on a besoin
00:39:21et on dépend
00:39:22beaucoup
00:39:22de nos partenaires
00:39:23américains
00:39:25un des partenaires
00:39:26très important
00:39:27est CFM
00:39:28qui est une co-entreprise
00:39:29entre l'américain
00:39:30GE et le français
00:39:31Safran
00:39:32et qui a étendu
00:39:33son accord
00:39:34je crois jusqu'en 2050
00:39:35de mémoire
00:39:36ce qui est un élément
00:39:37très positif pour nous
00:39:38c'est un élément
00:39:38de stabilité
00:39:39de visibilité
00:39:40qui nous permet
00:39:40de compter sur eux
00:39:41et c'est un pont
00:39:42entre les Etats-Unis
00:39:44et l'Europe
00:39:45et la France en particulier
00:39:46qui est un élément
00:39:48stabilisateur
00:39:49dans les incertitudes
00:39:51commerciales
00:39:52dans les guerres
00:39:53commerciales
00:39:54qui peuvent y avoir
00:39:54entre l'Europe
00:39:55et les Etats-Unis
00:39:56et nous sommes
00:39:56un grand client
00:39:57de CFM
00:39:59puisque plus de la moitié
00:40:00de nos avions
00:40:01à 320
00:40:01qui représentent eux-mêmes
00:40:0375% des avions
00:40:04qu'on livre
00:40:04sont équipés
00:40:05de moteurs CFM
00:40:08sur la lutte
00:40:09anti-incendie
00:40:10on a pu être
00:40:11dans la situation
00:40:12que vous avez mentionné
00:40:13avec la 400M
00:40:14l'été dernier
00:40:14parce qu'on avait investi
00:40:15depuis plusieurs années
00:40:16sur un kit
00:40:17sur fond propre
00:40:18pour pouvoir équiper
00:40:19la 400M
00:40:20de lutte anti-incendie
00:40:22avec 20 000 litres
00:40:23de capacité
00:40:23ça a très bien marché
00:40:25maintenant
00:40:25ce dont on a besoin
00:40:26des Etats
00:40:27français
00:40:27mais potentiellement
00:40:28espagnol
00:40:29italien
00:40:29ou d'autres
00:40:30c'est des commandes
00:40:31c'est commander des kits
00:40:32pour que demain
00:40:32ça puisse opérer
00:40:33et qu'on ait
00:40:34la capacité
00:40:35d'utiliser
00:40:36une flotte
00:40:37d'avions militaires
00:40:38dont on dispose
00:40:39aujourd'hui
00:40:40au moment où il y en a besoin
00:40:41là où il y en a besoin
00:40:42de façon très efficace
00:40:43avec de la lutte anti-incendie
00:40:45ça ne remplacera pas
00:40:46les autres moyens
00:40:47de la sécurité civile
00:40:48mais en complément
00:40:49c'est extrêmement efficace
00:40:50et on est ravi
00:40:50que ça puisse être démontré
00:40:53l'été dernier
00:40:54merci monsieur le président
00:40:56pour le groupe
00:40:56de la France insoumise
00:40:57monsieur François Piquemal
00:40:58vous avez la parole
00:40:59monsieur le député
00:41:05merci monsieur le président
00:41:08monsieur le président
00:41:09Faury
00:41:10cet été
00:41:10la France brûlait
00:41:12les incendies intervenus
00:41:13nous ont rappelé
00:41:14les choix
00:41:15des gouvernements
00:41:16dont celui de monsieur Attal
00:41:17qui avait amputé
00:41:18en 2024
00:41:19le budget
00:41:19de la sécurité civile
00:41:20de 52,8 millions d'euros
00:41:23dès lors
00:41:23une des voies proposées
00:41:25pour suppléer
00:41:26aux moyens
00:41:26des secouristes
00:41:27notamment par mon collègue
00:41:29que vous connaissez
00:41:30Adrien Clouet
00:41:31de Plagnac
00:41:32était l'utilisation
00:41:34des avions militaires
00:41:35A400M
00:41:36avec leur kit
00:41:37de largage retardant
00:41:39plusieurs ont été
00:41:40déployés
00:41:41dans l'urgence
00:41:42pouvez-vous nous faire
00:41:43un bilan
00:41:43de cette utilisation
00:41:45de l'efficacité
00:41:46face aux incendies
00:41:47qu'on a connus
00:41:47j'en profite aussi
00:41:49pour vous interroger
00:41:49sur l'adaptation
00:41:50des A400M
00:41:52pour cet usage
00:41:53qui risque
00:41:54avec le dérèglement
00:41:54climatique
00:41:55malheureusement
00:41:56de devenir
00:41:56de plus en plus fréquent
00:41:58où en êtes-vous
00:41:59sur le sujet
00:41:59comment l'A400M
00:42:01peut être une piste
00:42:01à l'appui
00:42:02de notre flotte
00:42:03de Canadair
00:42:03dont la moyenne d'âge
00:42:04est d'une trentaine
00:42:05d'années
00:42:06monsieur le président
00:42:06Le second sujet
00:42:09que je voulais évoquer
00:42:10avec vous
00:42:11monsieur le président
00:42:12Faury
00:42:12c'est le projet
00:42:15Bromo
00:42:15et nous aimerions
00:42:17comprendre
00:42:18l'orientation
00:42:19qui est prise
00:42:19par la direction
00:42:21d'Airbus
00:42:21là-dessus
00:42:22Pour rappel
00:42:24aux collègues
00:42:25et à celles et ceux
00:42:26nombreux
00:42:26qui nous regardent
00:42:27à cette heure
00:42:27dans la commission
00:42:28Bromo
00:42:29c'est cette fusion
00:42:30envisagée
00:42:31d'une partie
00:42:32des activités spatiales
00:42:33d'Airbus
00:42:34Thales
00:42:34c'est Leonardo
00:42:35De primaire bord
00:42:36l'idée est intéressante
00:42:38on réunit tout le monde
00:42:39pour travailler ensemble
00:42:40c'est de la coopération
00:42:41comme vous l'avez mentionné
00:42:42Pourtant
00:42:43si l'on y regarde
00:42:44d'un peu plus près
00:42:45le projet
00:42:46est assez éloigné
00:42:47de la coopération
00:42:48En effet
00:42:49Bromo prévoit en réalité
00:42:50de jouer uniquement
00:42:51sur la mise en concurrence
00:42:53à l'échelon européen
00:42:54Cela
00:42:55au risque
00:42:55de détruire des emplois
00:42:57sans répondre
00:42:58à aucun
00:42:59enjeu industriel
00:43:00concret
00:43:00en faisant perdre
00:43:01la capacité de l'Etat
00:43:02à orienter
00:43:03les décisions
00:43:04de l'aéronautique
00:43:05C'est pour cette raison
00:43:06qu'à ce stade
00:43:07nous sommes défavorables
00:43:09au projet Bromo
00:43:10A cette heure
00:43:11nous ne savons toujours pas
00:43:12à quelle date
00:43:12la direction d'Airbus
00:43:13prévoit de déposer
00:43:14le dossier
00:43:15devant la commission européenne
00:43:16d'abord avril
00:43:17puis reporté
00:43:19chaque mois
00:43:20depuis quelque temps
00:43:21On parle de négociation
00:43:23avec la direction générale
00:43:25de la concurrence européenne
00:43:26d'après le New York Times
00:43:28avec même
00:43:29des cessions d'actifs
00:43:30qui seraient envisagées
00:43:31par Airbus
00:43:31pour obtenir
00:43:32l'aval
00:43:32de cette commission
00:43:33Est-ce que vous confirmez
00:43:35ou au contraire
00:43:36vous niez
00:43:37ces assertions
00:43:39du New York Times
00:43:40C'est une question
00:43:41Pouvez-vous nous dire
00:43:42si ces informations
00:43:44sont exactes
00:43:45et si le projet
00:43:46Bromo
00:43:46aboutit
00:43:47Est-il prévu
00:43:48par exemple
00:43:49qu'un représentant
00:43:50de l'Etat français
00:43:50siège
00:43:51dans les instances
00:43:53décisionnelles
00:43:53avec un réel droit
00:43:54d'information
00:43:55d'intervention
00:43:56et le cas échéant
00:43:58de veto
00:43:59si les intérêts
00:44:00de notre pays
00:44:00y sont ignorés
00:44:02Je vous remercie
00:44:03Merci M. Bickman
00:44:05M. le Président
00:44:10Ce qui concerne
00:44:11l'utilisation
00:44:13de l'A400M
00:44:14pour la lutte
00:44:15anti-incendie
00:44:16comme je l'ai précisé
00:44:17tout à l'heure
00:44:17on a pu
00:44:18rapidement
00:44:21faire une évaluation
00:44:22avec l'armée de l'air
00:44:23et la sécurité civile
00:44:24de la capacité
00:44:25de l'avion
00:44:26et aussi
00:44:28intervenir concrètement
00:44:29sur les feux
00:44:30qui ont eu lieu
00:44:30en Aquitaine
00:44:33Le bilan
00:44:34pour ce que
00:44:35j'en perçois
00:44:36est considéré
00:44:37comme très positif
00:44:38par l'Etat
00:44:40qui à travers
00:44:42l'armée de l'air
00:44:42et la sécurité civile
00:44:45s'en sont occupés
00:44:46J'en veux
00:44:47pour indication
00:44:48qu'il y a
00:44:49des intentions
00:44:50qui nous ont été exprimées
00:44:51de commandes
00:44:52de kits supplémentaires
00:44:53et que
00:44:53l'utilisation
00:44:54de l'A400M
00:44:55est vue comme
00:44:56une piste
00:44:57sérieuse
00:44:58pour renforcer
00:44:59le dispositif
00:45:00pour les étés
00:45:00qui viennent
00:45:01je préférerais
00:45:02que ce soit
00:45:02les utilisateurs
00:45:03eux-mêmes
00:45:04qui répondent
00:45:04à cette question
00:45:05nous on est
00:45:06leur fournisseur
00:45:06mais on est très motivé
00:45:08pour leur donner
00:45:09ce dont ils ont besoin
00:45:10et effectivement
00:45:11l'A400M a montré
00:45:12on s'en doutait
00:45:13parce qu'on avait
00:45:13fait les investissements
00:45:14pour le kit anti-incendie
00:45:15a démontré
00:45:16qu'il était une capacité
00:45:17très importante
00:45:18il ne remplace pas
00:45:19tous les autres
00:45:19mais il vient en complément
00:45:20et vu sa capacité
00:45:22et la possibilité
00:45:23de le mobiliser rapidement
00:45:24c'est vraiment un outil
00:45:25dont à mon avis
00:45:26il faut qu'on fasse
00:45:26beaucoup plus usage
00:45:29sur le projet Bromo
00:45:32qui est donc
00:45:33l'objectif
00:45:34de ce projet
00:45:35c'est de donner
00:45:36une dimension
00:45:38européenne
00:45:39à nos capacités
00:45:40dans le domaine
00:45:41de la conception
00:45:42la fabrication
00:45:42des satellites
00:45:43et des services
00:45:44de satellites
00:45:44qui sont aussi
00:45:45aujourd'hui répartis
00:45:46entre plusieurs entreprises
00:45:48en Europe
00:45:48et qui n'ont pas
00:45:49l'effet d'échelle
00:45:50la taille
00:45:51et donc la capacité
00:45:52d'investissement
00:45:53et la vitesse
00:45:53pour se battre
00:45:54le mieux possible
00:45:55contre nos grands concurrents
00:45:57en particulier américains
00:45:58mais aussi chinois
00:45:59qui sont en train
00:45:59d'accélérer
00:46:01très fortement
00:46:03il y a des conditions
00:46:04à remplir
00:46:04pour pouvoir
00:46:06réaliser un projet
00:46:07comme celui-là
00:46:08d'abord que les entreprises
00:46:09y trouvent leur intérêt
00:46:10c'est pas du tout
00:46:11un projet
00:46:12qui va conduire
00:46:13à de la destruction
00:46:13d'emplois
00:46:14c'est un projet
00:46:15qui va protéger
00:46:16des emplois
00:46:16voire qui va permettre
00:46:17de continuer
00:46:18à investir
00:46:18à grossir
00:46:19dans un secteur
00:46:19qui investit beaucoup
00:46:21donc il a vraiment
00:46:21une dimension
00:46:22très positive
00:46:22et constructive
00:46:24il va permettre
00:46:25de développer
00:46:26plus de technologies
00:46:27d'aller plus vite
00:46:28dans les constellations
00:46:29dans le militaire
00:46:30l'observation
00:46:30la navigation
00:46:31il y a plein de domaines
00:46:32du spatial
00:46:32qui sont très importants
00:46:34on doit répondre
00:46:36aux enjeux
00:46:38des dispositions
00:46:39de protection
00:46:39des intérêts nationaux
00:46:40en France
00:46:41qui ont d'autres noms
00:46:42en Allemagne
00:46:43en Italie
00:46:44en Espagne
00:46:45ou en Grande-Bretagne
00:46:45qui sont les pays
00:46:46principaux concernés
00:46:47et c'est vrai
00:46:48que chaque pays
00:46:49au moment où le spatial
00:46:50est important
00:46:51et où la dimension
00:46:52militaire dans le spatial
00:46:53prend de l'ampleur
00:46:54a une volonté de contrôle
00:46:56alors que si nous
00:46:57on se retrouve dans un système
00:46:58où chacun vient mettre
00:47:00ses exigences
00:47:00on ne va pas s'en sortir
00:47:01donc il faut trouver
00:47:02un équilibre
00:47:02qui soit satisfaisant
00:47:03pour nous
00:47:04en tant qu'entreprise
00:47:05mais qui soit aussi
00:47:06satisfaisant
00:47:06pour nos grands clients
00:47:08et donneurs d'ordre
00:47:09donc c'est ce qu'on est
00:47:10en train de faire
00:47:10et en ce qui concerne
00:47:11la commission
00:47:13on doit se conformer
00:47:14à un règlement
00:47:16il y a beaucoup
00:47:17d'intention en Europe
00:47:18de faire évoluer
00:47:19ce règlement
00:47:20pour permettre
00:47:21l'émergence
00:47:21de champions
00:47:23à taille européenne
00:47:24ce qui n'est pas
00:47:25nécessairement
00:47:26l'état d'esprit
00:47:26dans lequel le règlement
00:47:27a été écrit
00:47:28il a été écrit
00:47:28pour maximiser
00:47:30la concurrence
00:47:30en Europe
00:47:31pas la compétitivité
00:47:32de l'Europe
00:47:33donc on est dans
00:47:34cette difficulté
00:47:34aujourd'hui
00:47:35d'une commission
00:47:36européenne
00:47:36qui je crois
00:47:37a bien compris
00:47:37les enjeux
00:47:38mais fait aussi
00:47:38le travail
00:47:39pour lequel
00:47:40elle est payée
00:47:42entre guillemets
00:47:42sur le plan
00:47:43de la concurrence
00:47:44et donc oui
00:47:45ils nous regardent
00:47:46ils nous demandent
00:47:47énormément
00:47:48de dossiers
00:47:49d'informations
00:47:50pour éventuellement
00:47:52nous demander
00:47:53un certain nombre
00:47:53de remèdes
00:47:54des remedies
00:47:56qu'on ait amené
00:47:57à négocier
00:47:58pour que le format
00:47:59de l'entreprise
00:47:59qu'on ait
00:48:00une fois qu'on aura
00:48:01fait cette fusion
00:48:01soit un format
00:48:02qui nous convienne
00:48:03on est en ce moment
00:48:04dans cette phase
00:48:04de discussion
00:48:05et ils sont eux-mêmes
00:48:06en phase de discussion
00:48:07avec d'autres intervenants
00:48:08d'autres stakeholders
00:48:10d'autres third parties
00:48:11je suis désolé
00:48:12j'ai pas le mot en français
00:48:13en Europe
00:48:14pour récupérer
00:48:15les informations
00:48:16dont ils ont besoin
00:48:16donc on a encore
00:48:17un certain nombre
00:48:17de conditions
00:48:18à remplir
00:48:18Merci Monsieur le Président
00:48:20Pour le groupe socialiste
00:48:22et apparenté
00:48:22Madame Marie-Noëlle Battistel
00:48:23vous avez la parole
00:48:24Madame la Vice-présidente
00:48:26Merci beaucoup
00:48:27Monsieur le Président
00:48:29Monsieur le Président
00:48:30Fauri
00:48:31ravi de vous entendre
00:48:32ce matin
00:48:32dans notre commission
00:48:34des affaires économiques
00:48:35comme représentant
00:48:36du groupe Airbus
00:48:38qui est un véritable
00:48:39fleuron de notre économie
00:48:40avec des activités
00:48:41et des produits commerciaux
00:48:43bien sûr autour
00:48:44de l'aéronautique
00:48:45mais également
00:48:45dans le domaine
00:48:46de la défense
00:48:47et sur des secteurs
00:48:49éminemment stratégiques
00:48:51dans le contexte
00:48:52géopolitique actuel
00:48:53et au moment
00:48:54où la guerre en Europe
00:48:55nécessite de consolider
00:48:56avec nos partenaires
00:48:57des alliances solides
00:48:59les sujets d'actualité
00:49:00sont donc nombreux
00:49:01je vais me concentrer
00:49:03sur trois points
00:49:04d'abord sur la question
00:49:05de votre activité principale
00:49:06qui demeure l'aéronautique
00:49:08et celle de la concurrence
00:49:09à laquelle vous faites face
00:49:10et celle qui émerge
00:49:12je pense notamment
00:49:13à la Chine
00:49:13qui ambitionne
00:49:14de développer
00:49:14ses propres avions
00:49:15civils et militaires
00:49:16à travers des constructeurs
00:49:18nationaux
00:49:18comme Comac
00:49:19et Lavic
00:49:20nous souhaitons ici
00:49:22réindustrialiser le pays
00:49:23et protéger
00:49:23l'industrie existante
00:49:25lorsque des champions
00:49:26nationaux et européens
00:49:27existent
00:49:28ce qui est le cas
00:49:29d'autant plus
00:49:30que par l'activité
00:49:31de votre groupe
00:49:31vous irriguez
00:49:32un tissu d'entreprise
00:49:33sur l'ensemble
00:49:34du territoire
00:49:35un vaste écosystème
00:49:37avec plus de
00:49:383500 entreprises
00:49:40sous-traitantes
00:49:41en France
00:49:42donc comment jugez-vous
00:49:43aujourd'hui
00:49:43la menace concurrentielle
00:49:45comment l'appréhendez-vous
00:49:46en interne
00:49:46et quelles protections
00:49:47attendez-vous
00:49:48à l'échelle européenne
00:49:50et française
00:49:51ensuite sur la question
00:49:52de la défense
00:49:53et en particulier
00:49:54sur une actualité
00:49:55récente
00:49:56relayée par la presse
00:49:57hier
00:49:57Berlin pourrait commander
00:49:59500 exemplaires
00:50:00drones Valkyrie
00:50:02pouvez-vous revenir
00:50:03sur la genèse
00:50:04de ce produit
00:50:05sur son développement
00:50:06et sur son utilité
00:50:07dans la période actuelle
00:50:08ce drone a visiblement
00:50:09été conçu
00:50:10dans le cadre
00:50:11d'un partenariat étroit
00:50:12avec l'américain Kratos
00:50:14ce nouveau matériel
00:50:16pourra-t-il néanmoins
00:50:16être utilisé
00:50:17en toute indépendance
00:50:18sans risque
00:50:19de contrôle à distance
00:50:20comme c'est le cas
00:50:21pour un certain nombre
00:50:22d'armes vendues
00:50:22par les Etats-Unis
00:50:23enfin quelles sont
00:50:25les perspectives
00:50:25en termes de marché
00:50:26pour Airbus
00:50:27au-delà de l'Allemagne
00:50:28sentez-vous un intérêt
00:50:30des pays de l'Est
00:50:31qui sont aujourd'hui
00:50:32particulièrement exposés
00:50:33au regard
00:50:34de l'agression russe
00:50:36et de la résistance
00:50:37ukrainienne
00:50:38enfin concernant
00:50:39votre activité
00:50:40je reviens sur la question
00:50:42précédente
00:50:42spatiale en France
00:50:43cet été
00:50:44l'annonce
00:50:44d'une possible vente
00:50:45des activités
00:50:46spatiales
00:50:47de votre groupe
00:50:47aux Etats-Unis
00:50:48a suscité
00:50:49de fortes inquiétudes
00:50:50pouvez-vous
00:50:51devant la représentation
00:50:53nationale ici
00:50:53préciser l'état
00:50:54de votre réflexion
00:50:55stratégique
00:50:56sur ce sujet
00:50:57quels sont vos objectifs
00:50:58en matière de production
00:50:59satellite
00:51:00pour les prochaines années
00:51:01pensez-vous pouvoir
00:51:03concurrencer sérieusement
00:51:04SpaceX
00:51:04et développer
00:51:05pour la France
00:51:06et l'Union Européenne
00:51:07une offre souveraine
00:51:08de pointe
00:51:09dans un futur proche
00:51:10et enfin
00:51:11pour conclure
00:51:12quels sont vos
00:51:12grands projets
00:51:13d'avenir
00:51:16au cœur
00:51:17de votre nouveau
00:51:18campus
00:51:19à Toulouse
00:51:20je vous remercie
00:51:20merci
00:51:21madame la députée
00:51:22monsieur le président
00:51:28donc peut-être
00:51:29je vais prendre
00:51:29la réponse
00:51:30par le sujet
00:51:31de la Chine
00:51:31on a aujourd'hui
00:51:32dans l'aviation commerciale
00:51:34qui est le sujet
00:51:34que vous avez abordé
00:51:36principalement au début
00:51:36un grand concurrent
00:51:38bien connu
00:51:39qui est Boeing
00:51:39on vient d'une époque
00:51:41il y a plusieurs décennies
00:51:42où il y avait
00:51:42plusieurs concurrents
00:51:43américains
00:51:44McDonnell Douglas
00:51:45et d'autres
00:51:45en particulier
00:51:47donc ça s'est consolidé
00:51:48autour de Boeing
00:51:49et Airbus en Europe
00:51:51la Chine investit
00:51:53de façon très importante
00:51:54et de façon très organisée
00:51:56pour son aviation commerciale
00:51:59le concurrent principal
00:52:01identifié
00:52:02c'est Comac
00:52:03puisque ça fait longtemps
00:52:04qu'il travaille
00:52:05pour faire rentrer
00:52:06un avion monocouloir
00:52:08concurrent de la 320
00:52:09sur le marché
00:52:10c'est ce qu'ils ont fait
00:52:11cet avion
00:52:12est livré en Chine
00:52:13à plusieurs dizaines
00:52:14d'exemplaires
00:52:14ils sont en train
00:52:15de monter en cadence
00:52:16ils utilisent beaucoup
00:52:17une chaîne de fournisseurs
00:52:20occidentale
00:52:21donc c'est un sujet
00:52:23sur lequel j'aurai des choses
00:52:23à dire
00:52:24en termes de protection
00:52:26mais ils sont aujourd'hui
00:52:27en train de verticaliser
00:52:29c'est à dire
00:52:29de développer
00:52:30leurs propres équipementiers
00:52:31pour pouvoir être
00:52:33assez souverains
00:52:33sur ce secteur là
00:52:35et donc venir nous concurrencer
00:52:36beaucoup plus largement
00:52:37dans plusieurs décennies
00:52:39c'est la raison
00:52:40pour laquelle
00:52:40j'ai fait mon propos liminaire
00:52:42autour de l'importance
00:52:43de réussir
00:52:44l'investissement
00:52:45sur la succession
00:52:46de la 320
00:52:47pour être
00:52:48dans 10
00:52:4915 ou 20 ans
00:52:50sur une génération
00:52:51d'avions
00:52:53postérieures
00:52:54de celles
00:52:55sur lesquelles
00:52:55nos concurrents chinois
00:52:56nos amis chinois
00:52:57seront à ce moment là
00:52:58donc il faut continuer
00:52:59à aller très vite
00:52:59et la réponse principale
00:53:02n'est pas forcément
00:53:02une réponse de protection
00:53:03sur un marché
00:53:05qui est un marché mondial
00:53:06et où l'effet d'échelle
00:53:07est très important
00:53:07c'est un enjeu
00:53:09d'attractivité
00:53:10de l'écosystème européen
00:53:12pour qu'on puisse
00:53:13faire les investissements
00:53:14les réussir
00:53:15et être au bon niveau
00:53:16de performance
00:53:17d'où le temps
00:53:18que j'ai passé ici
00:53:19à expliquer
00:53:20l'importance
00:53:21de travailler
00:53:22sur les facteurs clés
00:53:23de la compétitivité
00:53:24sur le coût du travail
00:53:26le coût de l'énergie
00:53:27et surtout
00:53:28ce que j'appelle
00:53:29les barrières réglementaires
00:53:30c'est le coût
00:53:31de la conformité
00:53:32à l'ensemble
00:53:32de la réglementation européenne
00:53:34qui nous coûte cher
00:53:35et qui nous ralentit
00:53:36alors que nos concurrents
00:53:38chinois
00:53:38sont très fortement subventionnés
00:53:40c'est une politique
00:53:42publique de la Chine
00:53:42d'investir
00:53:43dans son aviation commerciale
00:53:44et ils vont très très vite
00:53:46la vitesse à laquelle
00:53:47les chinois vont dans l'industrie
00:53:48doit nous donner
00:53:49des leçons tous les jours
00:53:50et c'est quelque chose
00:53:50que je ne vois pas
00:53:52suffisamment
00:53:52en Europe
00:53:53dans ce que j'appelle
00:53:54les politiques publiques
00:53:55c'est à dire
00:53:55les conséquences
00:53:56des règlements
00:53:56qui sont mis en place
00:53:57et qui nous rendent
00:53:58la vie très difficile
00:53:59pour pouvoir aller
00:54:00à la même vitesse
00:54:01en ce qui concerne
00:54:03les drones
00:54:04en fait on a une politique
00:54:05de drone
00:54:06le Valkyrie est un des éléments
00:54:07qu'on est en train
00:54:08de développer
00:54:09en ce qui concerne
00:54:10le système
00:54:10qui est à bord
00:54:12sur Valkyrie
00:54:12on va utiliser
00:54:13une plateforme américaine
00:54:14pour aller vite
00:54:15sur le développement
00:54:16du système
00:54:16mais c'est un système Airbus
00:54:17donc on ne sera pas
00:54:18dans la situation
00:54:19de dépendance
00:54:20sur les données
00:54:21ou la connectivité
00:54:22dans la mesure
00:54:23où le système
00:54:23sera le nôtre
00:54:24mais plus largement
00:54:25on a une politique
00:54:26de drone
00:54:26qui est très largement
00:54:28maison
00:54:28donc on développe
00:54:30nous-mêmes
00:54:30on conçoit
00:54:31on fabrique
00:54:31l'ensemble de nos drones
00:54:32que ce soit des drones
00:54:33d'observation
00:54:34des drones militaires
00:54:36ou ce sur quoi
00:54:37on investit beaucoup
00:54:38en ce moment
00:54:38c'est des drones
00:54:39pour la lutte anti-drone
00:54:40qui est un secteur
00:54:42particulièrement intéressant
00:54:44techniquement
00:54:44et technologiquement
00:54:45mais surtout
00:54:46indispensable
00:54:47pour la souveraineté
00:54:48c'est à dire
00:54:48la protection
00:54:49contre la prolifération
00:54:50de drones
00:54:50qu'on voit autour de nous
00:54:52je vais m'arrêter là
00:54:53peut-être quelques mots
00:54:54sur les constellations
00:54:56oui
00:54:56d'abord
00:54:58en ce qui concerne
00:55:00la constellation
00:55:01OneWeb
00:55:02on a rapatrié
00:55:03la chaîne d'assemblage
00:55:04qui était aux Etats-Unis
00:55:05à Toulouse
00:55:05et on produit
00:55:06les satellites
00:55:06OneWeb
00:55:07pour Hôtelsat
00:55:08à Toulouse
00:55:09on a livré les premiers
00:55:10je crois les 32 premiers
00:55:11ou quelque chose comme ça
00:55:12ont été livrés
00:55:13donc on a
00:55:15verticalisé
00:55:16historiquement
00:55:17puis localisé
00:55:18en France
00:55:19en l'occurrence
00:55:20en Europe
00:55:20notre chaîne
00:55:21de production
00:55:24et on a
00:55:24avec Bromo
00:55:25l'ambition
00:55:26de se mettre
00:55:27à plusieurs
00:55:27pour pouvoir aller
00:55:28beaucoup plus vite
00:55:29sur des constellations
00:55:30souveraines
00:55:30qui est vraiment
00:55:31le sujet du moment
00:55:32et pour lequel
00:55:33SpaceX a été
00:55:34très très vite
00:55:35Starlink
00:55:36effectivement
00:55:36le leader mondial
00:55:37aujourd'hui
00:55:37on n'a pas
00:55:38nécessairement
00:55:39l'ambition
00:55:39de faire la même
00:55:40chose que ce qu'ils font
00:55:41mais il y a d'autres
00:55:41choses à faire
00:55:42qu'on peut faire
00:55:42aussi bien ou mieux
00:55:43et c'est pour ça
00:55:44qu'on s'organise
00:55:44à plusieurs
00:55:45pour pouvoir
00:55:46aller à la bonne vitesse
00:55:47et avec les bons
00:55:48niveaux d'investissement
00:55:49Merci Monsieur le Président
00:55:51pour le groupe
00:55:51de la droite républicaine
00:55:52Monsieur Vincent Roland
00:55:53vous avez la parole
00:55:53Monsieur le député
00:55:55Merci Monsieur le Président
00:55:56merci à vous
00:55:57Monsieur le Président
00:55:58exécutif
00:55:58des éléments
00:55:59que vous nous avez donnés
00:56:00et vous dire
00:56:01en préambule
00:56:02que la droite républicaine
00:56:04est absolument
00:56:05fière
00:56:06de compter
00:56:07dans notre pays
00:56:09une entreprise
00:56:10comme Airbus
00:56:11qui est un leader mondial
00:56:12de l'aviation
00:56:13civile
00:56:15j'ai bien noté
00:56:16aussi que vous aviez
00:56:16un réseau
00:56:17de larges sous-traitants
00:56:18que vous souhaitiez
00:56:19créer une filière
00:56:21dans le titane
00:56:22je me permets
00:56:23si vous m'y autorisez
00:56:25de vous recommander
00:56:26des entreprises
00:56:27de ma circonscription
00:56:28à Ugin
00:56:28qui fabriquent
00:56:29du titane
00:56:31vos succès commerciaux
00:56:33s'empilent
00:56:34et tant mieux
00:56:35il y a toutefois
00:56:37une petite ombre
00:56:39à ce tableau idyllique
00:56:41c'est votre capacité
00:56:43à livrer des avions
00:56:44et à tenir
00:56:45les délais
00:56:46de production
00:56:47cela ne risque pas
00:56:49à terme
00:56:49de venir
00:56:51au contraire
00:56:52contrarier
00:56:53vos succès commerciaux
00:56:55en cas de difficulté
00:56:56de livraison
00:56:58ça sera
00:56:58ma première question
00:57:00et comment peut-être
00:57:00l'état
00:57:01à un niveau
00:57:02ou un autre
00:57:02peut-il
00:57:03vous aider
00:57:04en ce sens
00:57:05la 320
00:57:06vous l'avez évoqué
00:57:07c'est un succès
00:57:08commercial
00:57:09énorme
00:57:1075%
00:57:11de la production
00:57:12il y a 6 chaînes
00:57:14d'assemblage
00:57:15en Europe
00:57:164 ailleurs
00:57:182 aux Etats-Unis
00:57:192 en Chine
00:57:20pouvez-vous nous dire
00:57:21quelle est la répartition
00:57:23de la production
00:57:23en termes d'unité
00:57:25de cette famille
00:57:26d'avions
00:57:27et
00:57:28même si la question
00:57:30a déjà plus ou moins
00:57:31été évoquée
00:57:31qui
00:57:32de Comac
00:57:33ou
00:57:34de
00:57:38Boeing
00:57:39à Seattle
00:57:40craignez-vous
00:57:41le plus
00:57:42comment expliquez-vous
00:57:44qu'avec
00:57:45les déboires
00:57:46du Boeing 737
00:57:48l'entreprise
00:57:50a pu
00:57:51se redresser
00:57:52aussi
00:57:53rapidement
00:57:53faut-il voir là
00:57:54un coup de pouce
00:57:56ou un coup de main
00:57:57de
00:57:58l'état
00:57:59américain
00:58:00quid
00:58:01du futur
00:58:02Airbus
00:58:03A320
00:58:05en tout cas
00:58:05de son remplacement
00:58:07on a bien compris
00:58:09que les contraintes
00:58:10en tout genre
00:58:12qui pesaient
00:58:13en France
00:58:13et en Europe
00:58:14étaient un handicap
00:58:15pour notre part
00:58:17nous sommes évidemment
00:58:18favorables
00:58:19à un choc
00:58:19de simplification
00:58:20de stabilité fiscale
00:58:22aussi c'est absolument
00:58:24indispensable
00:58:25et d'avoir un état
00:58:26accompagnateur
00:58:27enfin je terminerai
00:58:28s'agissant
00:58:30de
00:58:30l'Airbus
00:58:32A380
00:58:32qui était
00:58:33plébiscité
00:58:34par les clients
00:58:35des compagnies
00:58:37mais qui
00:58:37dont malheureusement
00:58:39la production
00:58:40s'est arrêtée
00:58:42quelles en sont
00:58:43les raisons
00:58:44alors qu'aujourd'hui
00:58:46nous avons des aéroports
00:58:47saturés
00:58:48que peut-être
00:58:49à un moment ou un autre
00:58:50ces avions de grande capacité
00:58:52auraient pu représenter
00:58:54une solution
00:58:55à la saturation
00:58:56des aéroports
00:58:58Merci M. Rolland
00:59:00Je vous reconnais bien là
00:59:00pendant les travaux
00:59:01parlementaires
00:59:02la vente continue
00:59:03en magasin
00:59:03visiblement
00:59:04M. le Président
00:59:08Merci pour vos questions
00:59:10alors effectivement
00:59:11plus de 9000 avions
00:59:13en carnet de commande
00:59:14c'est une très grande opportunité
00:59:16mais c'est aussi
00:59:17une très grande obligation
00:59:18parce que vous imaginez bien
00:59:19qu'il y a des engagements
00:59:20pris
00:59:21par Airbus
00:59:22de livrer
00:59:23ces avions
00:59:24dans certaines conditions
00:59:25à des dates données
00:59:26à nos clients
00:59:26un moment où ils ont besoin
00:59:28de renouveler leur flotte
00:59:30de mettre en service
00:59:31des avions
00:59:31qui consomment moins
00:59:32le prix du carburant
00:59:33en ce moment
00:59:33est un rappel pour eux
00:59:35de l'urgence absolue
00:59:36à basculer
00:59:37à des avions
00:59:37plus économiques
00:59:39et moins gourmands
00:59:40en carburant
00:59:42Comment l'État
00:59:43peut nous aider ?
00:59:43C'est un peu le propos
00:59:44de ce que j'ai essayé
00:59:45de dire en introduction
00:59:46c'est en créant
00:59:47les conditions
00:59:48de fonctionnement
00:59:50des chaînes industrielles
00:59:51et donc
00:59:52dans les rapports
00:59:53de guerre commerciale
00:59:54avec les uns
00:59:55et les autres
00:59:55d'avoir une Europe forte
00:59:56qui peut négocier
00:59:57ses positions
00:59:57on n'a pas que des échecs
00:59:59on a aussi des succès
01:00:00on a eu une mise en place
01:00:02par les États-Unis
01:00:03d'une politique de tarifs
01:00:05il y a un an
01:00:06à peu près un an
01:00:07un an et demi
01:00:07et on a su s'organiser
01:00:09en Europe
01:00:10avec le soutien
01:00:11de la Commission européenne
01:00:12pour avoir une négociation
01:00:13qui a permis de revenir
01:00:15à des tarifs nuls
01:00:16c'est à dire
01:00:17l'accord qui avait été signé
01:00:18en 1979
01:00:19entre les grands pays
01:00:20de l'aéronautique
01:00:21on a donc eu la capacité
01:00:23en européen
01:00:24de faire peser
01:00:25nos arguments
01:00:27et d'obtenir quelque chose
01:00:28qui était satisfaisant
01:00:30ce qui me paraît
01:00:31très important
01:00:32aujourd'hui
01:00:33c'est que
01:00:34au moment
01:00:35où on est en train
01:00:36de se projeter
01:00:36sur la génération
01:00:37d'avions
01:00:38d'après
01:00:40on a d'une certaine façon
01:00:41gagné le match
01:00:42des décennies précédentes
01:00:43et si on ne fait pas
01:00:44de bêtises
01:00:45on va arriver
01:00:46à livrer ses avions
01:00:46on va pouvoir tirer
01:00:48en termes
01:00:48de prospérité
01:00:50les fruits
01:00:51de tous les investissements
01:00:52qui ont été faits
01:00:53mais la génération
01:00:53d'après
01:00:54on rejoue le match
01:00:55donc on a besoin
01:00:56d'un environnement
01:00:57qui soit favorable
01:00:58sur le plan
01:00:59du travail
01:00:59dans toutes ses dimensions
01:01:01sur le plan
01:01:02économique
01:01:03fiscal
01:01:03et je suis très inquiet
01:01:04aujourd'hui
01:01:05de la situation
01:01:05en France en particulier
01:01:06mais pas seulement
01:01:07parce que
01:01:08compte tenu des difficultés
01:01:09à faire fonctionner
01:01:10le budget de l'Etat
01:01:11il y a de plus en plus
01:01:13de dispositifs
01:01:13qui sont en fait
01:01:14des freins
01:01:15ou des handicaps
01:01:16à l'investissement
01:01:17au retour sur investissement
01:01:18c'est extrêmement inquiétant
01:01:19pour des gens comme nous
01:01:20qui investissons
01:01:21sur des durées
01:01:22très très longues
01:01:22on a besoin
01:01:23de visibilité
01:01:24et de sécurité
01:01:24sur ces investissements
01:01:26quand on fait
01:01:26des investissements
01:01:27de cette taille là
01:01:28on va mettre
01:01:29beaucoup d'argent
01:01:29sur la table
01:01:30avec l'espoir
01:01:32qu'on va pouvoir
01:01:33trouver le retour
01:01:33sur investissement
01:01:34pour que l'entreprise
01:01:35puisse continuer
01:01:35à prospérer
01:01:36ça ne marche pas
01:01:37à tous les coups
01:01:37le 380 est un exemple
01:01:39où on n'a pas pu
01:01:39avoir le retour
01:01:40sur investissement
01:01:41qu'on voulait
01:01:42essentiellement
01:01:42pour des raisons
01:01:43d'évolution du marché
01:01:44en l'occurrence
01:01:45je pense que c'est vraiment
01:01:46une question de marché
01:01:47et on a eu l'arrivée
01:01:49des bimoteurs
01:01:50long courrier
01:01:51qui ont rendu
01:01:52un quadrimoteur
01:01:53long courrier
01:01:53beaucoup plus difficile
01:01:54à rentabiliser
01:01:55pour les compagnies aériennes
01:01:56donc effectivement
01:01:57cet avion
01:01:57s'est arrêté
01:01:58par manque de clients
01:01:59parce que d'autres avions
01:02:01plus compétitifs
01:02:01sont arrivés
01:02:02mais enfin
01:02:02un des deux avions
01:02:03les plus compétitifs
01:02:04qui est arrivé
01:02:04c'est le nôtre
01:02:05c'est la 350
01:02:06qu'on n'aurait pas eu
01:02:07sans la 380
01:02:08donc je pense qu'il faut
01:02:09absolument que cette boucle
01:02:10d'innovation
01:02:11puisse avoir lieu
01:02:12mais pour faire des investissements
01:02:13à risque
01:02:14il faut que l'environnement
01:02:15soit le plus favorable possible
01:02:16sinon vos risques
01:02:17vous les prenez
01:02:18là où vous avez
01:02:19plus de chances
01:02:20de les surmonter
01:02:21de surmonter les enjeux
01:02:22donc ça c'est très important
01:02:23qu'il y ait une mobilisation
01:02:24en France
01:02:25et en Europe
01:02:26concertée
01:02:26sur la création
01:02:28des conditions
01:02:28de succès de demain
01:02:30et ce qu'on voit aujourd'hui
01:02:31c'est des barrières réglementaires
01:02:33et en termes de coûts
01:02:34qui sont très problématiques
01:02:35et très inquiétantes
01:02:36on a quelques années
01:02:37pour changer ça
01:02:38et il y a vraiment
01:02:39des décisions à prendre
01:02:39nationalement
01:02:40et au niveau européen
01:02:45j'insiste à nouveau
01:02:46sur le CORAC
01:02:47le CORAC
01:02:48c'est un outil
01:02:49dont on s'est équipé
01:02:50en France
01:02:51qui permet d'organiser
01:02:52la filière
01:02:53non seulement
01:02:54pour qu'elle soit efficace
01:02:55aujourd'hui
01:02:55mais pour qu'elle soit
01:02:56performante demain
01:02:56et on est aujourd'hui
01:02:58dans la situation
01:02:58dans laquelle on est
01:02:59avec un gros écosystème
01:03:01aéronautique en France
01:03:02parce que le CORAC
01:03:04et son prédécesseur
01:03:05ont bien fonctionné
01:03:06au fil des années
01:03:07donc je vous engage
01:03:08vraiment
01:03:09à continuer à nous soutenir
01:03:10sur ce dispositif
01:03:11c'est pas Airbus
01:03:12que vous soutenez
01:03:12c'est l'ensemble
01:03:13de la filière
01:03:14et presque plus
01:03:15les petits
01:03:16qui ont besoin
01:03:17de cette aide
01:03:17à l'innovation
01:03:18qui ont besoin
01:03:19de la coordination
01:03:19de l'ensemble
01:03:20des acteurs
01:03:20pour être demain
01:03:21sur les bonnes technologies
01:03:23merci monsieur le président
01:03:25pour le groupe
01:03:25des démocrates
01:03:26monsieur Pascal Lecan
01:03:27vous avez la parole
01:03:27monsieur le vice-président
01:03:29merci monsieur le président
01:03:30monsieur le président exécutif
01:03:32chers collègues
01:03:32je souhaite tout d'abord
01:03:33vous remercier
01:03:33monsieur le président exécutif
01:03:34pour votre exposé
01:03:36de la situation actuelle
01:03:37et des perspectives
01:03:38de développement
01:03:38du groupe Airbus
01:03:39un groupe que je connais bien
01:03:41depuis presque 30 ans
01:03:42puisque avec l'arrivée
01:03:44du premier Airbus
01:03:44à Dubrovnik
01:03:46pour Croacia Airlines
01:03:48en échange
01:03:49des Boeing de l'époque
01:03:50de l'axe Yougoslavie
01:03:51et je les avais accueillis
01:03:52à l'époque
01:03:52sur le tarmac
01:03:53de Dubrovnik
01:03:54dans un premier temps
01:03:55je souhaitais revenir
01:03:56sur vos conditions de production
01:03:57ça a été évoqué juste avant
01:03:58compte tenu de ce carnet de commandes
01:04:00donc important
01:04:019000 avions
01:04:02et la volonté du groupe
01:04:03de tenir une telle cadence
01:04:04je souhaite évoquer
01:04:04la question des moteurs
01:04:06qui semblent constituer
01:04:07un goulet d'étranglement
01:04:08les livraisons de Pratt et Whitney
01:04:10ont connu des difficultés
01:04:11en début d'année 2026
01:04:13vous nous avez parlé
01:04:14de CFM pour les A320
01:04:16vous ambitionnez
01:04:17870 livraisons
01:04:18d'ici la fin de l'année
01:04:19de produire 70
01:04:20avec 75 monocouloirs
01:04:22par mois en 2027
01:04:24la chaîne d'approvisionnement
01:04:25le permettra-t-elle
01:04:26anticipez-vous
01:04:27des difficultés
01:04:28et si oui
01:04:28de quelle nature
01:04:31par ailleurs
01:04:31de nombreuses filières
01:04:32industrielles
01:04:32implantées dans les territoires
01:04:34voient leur développement
01:04:34en partie inhibé
01:04:35par les difficultés
01:04:37de recrutement
01:04:37la filière aéronautique
01:04:38bénéficiant traditionnellement
01:04:40d'un certain prestige
01:04:41est-elle protégée
01:04:43ou plus protégée
01:04:43de cette problématique
01:04:44sur mon territoire
01:04:45de la Vienne
01:04:46l'ANCEMA
01:04:46fournit chaque année
01:04:47500 ingénieurs
01:04:49spécialisés
01:04:49est-ce suffisant
01:04:51dans un second temps
01:04:52je vous souhaitais
01:04:52moi aussi revenir
01:04:53sur le projet SCAF
01:04:54qui nous a beaucoup marqué
01:04:55avant vous
01:04:55on a eu le PDG
01:04:57de Dassault
01:04:57à cette même place
01:04:59et on a fait
01:04:59à l'heure où une accélération
01:05:01des tensions mondiales
01:05:02est évidente
01:05:03le retour de la guerre
01:05:04en Europe
01:05:04de la fragilisation
01:05:05du multilatéralisme
01:05:07nous sommes convaincus
01:05:08avec mes collègues
01:05:09du groupe
01:05:09les démocrates
01:05:10que la défense européenne
01:05:11et la mise en commun
01:05:12des moyens
01:05:12et des savoirs
01:05:13est la seule voie possible
01:05:15une voie européenne
01:05:16vous avez incité
01:05:17tout à l'heure
01:05:17sur la dimension
01:05:18européenne d'Airbus
01:05:19dans cette construction
01:05:20collective
01:05:21les états
01:05:22comme les entreprises
01:05:22qui innovent
01:05:23qui font
01:05:24comme votre entreprise
01:05:26M. le Président
01:05:26ont un rôle
01:05:27majeur à jouer
01:05:28l'échec du projet SCAF
01:05:30envoie un signal
01:05:30malheureux
01:05:31sur notre capacité
01:05:32à faire ensemble
01:05:33pour mieux protéger
01:05:34notre souveraineté européenne
01:05:36d'ailleurs
01:05:37dans l'échec
01:05:38du SCAF
01:05:39si mes informations
01:05:40sont bonnes
01:05:40vous représentiez
01:05:41les parties allemandes
01:05:42et espagnoles
01:05:43en face de Dassault
01:05:45qui représentait
01:05:45la partie française
01:05:46mais peut-être
01:05:46que j'ai pas
01:05:47la bonne explication
01:05:48quelles leçons
01:05:49tirez-vous
01:05:50pour vous
01:05:51de l'expérience SCAF
01:05:52quid du pilier
01:05:54important chez vous
01:05:55cloud de combat
01:05:56avec vos partenaires
01:05:57Thales et Indra
01:05:58quelles perspectives
01:05:59voyez-vous
01:06:00pour l'industrie
01:06:00européenne
01:06:01de la défense
01:06:02quel rôle
01:06:02pourra y jouer
01:06:03Airbus
01:06:04enfin
01:06:04je vais pas dire
01:06:05question subsidiaire
01:06:06mais dans un passé
01:06:07professionnel
01:06:08pas si éloigné
01:06:08avant d'être député
01:06:10j'ai rencontré
01:06:10Agnès Payard
01:06:11qui à l'époque
01:06:12s'occupait du projet
01:06:13d'avions électriques
01:06:13passagers
01:06:14où en êtes-vous
01:06:15de ce projet
01:06:16je vous remercie
01:06:17monsieur le président
01:06:18pour toutes vos réponses
01:06:19merci monsieur le député
01:06:22monsieur le président
01:06:29alors la montée
01:06:31en cadence
01:06:32la réussite
01:06:33de la montée
01:06:33en cadence
01:06:34dépend effectivement
01:06:36presque en totalité
01:06:37de notre supply chain
01:06:38énormément en tout cas
01:06:39et de notre propre capacité
01:06:41à s'équiper
01:06:42industriellement
01:06:42Airbus a fait
01:06:43les investissements
01:06:44industriels
01:06:44ils sont maintenant
01:06:45en place
01:06:45pour
01:06:46passer
01:06:47à environ
01:06:48870 avions
01:06:49cette année
01:06:50à plus de 1000
01:06:51dans les années
01:06:51qui viennent
01:06:52et en particulier
01:06:53à 75 avions
01:06:55par mois
01:06:56de la famille
01:06:57A320
01:06:58on vise
01:06:58à fin 2027
01:07:00peut-être déjà
01:07:00entre 70
01:07:01à 75
01:07:02par mois
01:07:02donc on est
01:07:03sur cette trajectoire
01:07:04on a
01:07:06énormément de fournisseurs
01:07:07plusieurs milliers
01:07:08et leur situation
01:07:09évolue au fil du temps
01:07:10on a eu
01:07:11une très grosse amélioration
01:07:12de la situation
01:07:13de santé
01:07:14de l'ensemble
01:07:15de nos fournisseurs
01:07:15entre le point bas
01:07:162021-2022
01:07:18et aujourd'hui
01:07:20nos difficultés
01:07:21les plus visibles
01:07:22se concentrent
01:07:23sur les moteurs
01:07:24en particulier
01:07:25essentiellement
01:07:26ceux de Pratt et Whitney
01:07:27qui a eu
01:07:27deux gros problèmes
01:07:28qualité technique
01:07:30et industriel
01:07:30à gérer
01:07:31qui ont eu
01:07:31des conséquences
01:07:31très lourdes
01:07:32sur du rétrofit
01:07:33de la flotte
01:07:34de moteurs en service
01:07:35et qui fait
01:07:36une concurrence
01:07:37très problématique
01:07:38entre les moteurs
01:07:39pour les avions neufs
01:07:40et les pièces
01:07:41et les moteurs
01:07:42pour les avions en service
01:07:43donc on est encore
01:07:43dans cette difficulté-là
01:07:44et on souffre beaucoup
01:07:46on a dû revoir
01:07:47à la baisse
01:07:47en début d'année
01:07:49enfin l'année dernière
01:07:50en début d'année
01:07:51le nombre d'avions
01:07:52qu'on voulait livrer
01:07:53cette année
01:07:54compte tenu
01:07:54de cette problématique
01:07:55on a également
01:07:56des difficultés
01:07:57sur d'autres métiers
01:07:58particulièrement
01:07:59les aérostructures
01:08:00donc les fuselages
01:08:01aussi les équipements
01:08:02d'intérieur
01:08:03on a été amené
01:08:06à investir
01:08:06pour acheter
01:08:07un certain nombre
01:08:08d'activités
01:08:09de spirit
01:08:10aux Etats-Unis
01:08:11et en Europe
01:08:12pour reprendre
01:08:13nous-mêmes
01:08:13le contrôle
01:08:14de ces activités-là
01:08:15qui sont sur le chemin
01:08:16critique
01:08:16de notre montée
01:08:17en cadence
01:08:17et globalement
01:08:18on est aujourd'hui
01:08:19au moment où je vous parle
01:08:20dans une situation
01:08:21qui nous paraît
01:08:22raisonnablement positive
01:08:23par rapport à nos objectifs
01:08:25et on continue à garder
01:08:26les mêmes objectifs
01:08:26qui nous paraissent
01:08:27tout à fait adaptés
01:08:28et crédibles
01:08:29la formation
01:08:30et la disponibilité
01:08:32sur le marché
01:08:33des compétences
01:08:34est un sujet
01:08:35permanent de la filière
01:08:36il a été très problématique
01:08:37à la sortie du Covid
01:08:38et on s'est beaucoup
01:08:39organisé dans la filière
01:08:41pour aller faire
01:08:42de la communication
01:08:43de la publicité
01:08:44de nos métiers
01:08:44on a utilisé
01:08:45le salon du Bourget 2023
01:08:46de façon très puissante
01:08:48et ça a très bien marché
01:08:49et aujourd'hui
01:08:50j'entends
01:08:50de mes équipes
01:08:51et de celles
01:08:51de nos fournisseurs
01:08:52que ce sujet
01:08:53est encore présent
01:08:54mais beaucoup moins critique
01:08:55qu'il ne l'a été
01:08:56on a retrouvé
01:08:57une situation
01:08:58où on arrive
01:08:59à peu près
01:09:00à trouver les équipes
01:09:00dont on a besoin
01:09:01en quantité
01:09:02et sur certains métiers
01:09:03on a des grosses difficultés
01:09:04et on s'organise
01:09:05de façon spécifique
01:09:06on a par exemple
01:09:07fait une école
01:09:07de formation
01:09:08du cyber
01:09:08à Toulouse
01:09:09chez Airbus
01:09:09pour pouvoir former
01:09:11nous-mêmes
01:09:11les gens
01:09:12dont on a besoin
01:09:12parce qu'on ne trouve pas
01:09:13sur le marché
01:09:14les compétences
01:09:15dont on a besoin
01:09:16mais ça reste
01:09:17je dirais
01:09:18raisonnablement
01:09:19satisfaisant
01:09:19c'est quand même
01:09:20à surveiller très fortement
01:09:21dans les années
01:09:22qui viennent
01:09:23où le niveau
01:09:24de formation
01:09:25et de compétences
01:09:26dont on a besoin
01:09:26devient de plus en plus large
01:09:28et aussi en particulier
01:09:29dans les métiers
01:09:29du digital
01:09:31Quelle leçon tirer
01:09:33de l'échec du SCAF
01:09:35je pense qu'il y en a beaucoup
01:09:37sur la communauté des besoins
01:09:39sur le fait
01:09:39que c'est des programmes
01:09:40qui durent longtemps
01:09:41et quand il se passe
01:09:42beaucoup beaucoup de choses
01:09:43au niveau géopolitique
01:09:44et dans l'environnement
01:09:45dans lequel on est
01:09:46et qui impactent aussi
01:09:47un pays partenaire
01:09:48ou un autre
01:09:49c'est difficile
01:09:50de garder l'alignement
01:09:50pendant la phase
01:09:52de construction du projet
01:09:53mais je dirais
01:09:54à mon avis
01:09:55c'est qu'il faut
01:09:56l'alignement
01:09:57à deux niveaux
01:09:58au niveau des gouvernements
01:10:00et au niveau des industriels
01:10:02et dans certains projets
01:10:03c'est au niveau des gouvernements
01:10:04qu'on a des difficultés
01:10:05et dans d'autres projets
01:10:06c'est au niveau industriel
01:10:07je pense que sur le SCAF
01:10:08c'est effectivement
01:10:10la coopération industrielle
01:10:11qui n'a pas réussi
01:10:12à fonctionner
01:10:13là où je pense
01:10:14qu'on aurait dû
01:10:16on aurait pu
01:10:17on aurait dû la faire fonctionner
01:10:18mais on n'y est pas arrivé
01:10:18factuellement
01:10:19et donc il y a un moment
01:10:20où il a fallu
01:10:21passer à autre chose
01:10:22malheureusement
01:10:23il ne faut pas non plus
01:10:25considérer que
01:10:26parce que le SCAF
01:10:27l'avion
01:10:27le SCAF
01:10:28le NGF
01:10:29n'a pas fonctionné
01:10:30ça veut dire que
01:10:31les coopérations
01:10:32dans le domaine de la défense
01:10:33ne fonctionnent pas
01:10:34il y en a beaucoup
01:10:34qui fonctionnent
01:10:35mais il faut regarder
01:10:36à chaque fois
01:10:36pourquoi ça marche
01:10:37pourquoi ça marche pas
01:10:38comment on fait mieux
01:10:39la fois d'après
01:10:39merci monsieur le président
01:10:42pour le groupe horizon
01:10:43et indépendant
01:10:44monsieur Thomas Lam
01:10:46merci monsieur le président
01:10:48monsieur le président
01:10:49Faury
01:10:49chers collègues
01:10:49je voudrais vous interroger
01:10:52sur ce qui se passe
01:10:53autour
01:10:53et après
01:10:54la vente
01:10:55d'un avion
01:10:56nous avons beaucoup parlé
01:10:57des commandes
01:10:58d'Airbus
01:10:58des cadences
01:10:59des sites d'assemblage
01:11:01de la supply chain
01:11:02mais un appareil vendu
01:11:04c'est aussi
01:11:04pendant des décennies
01:11:05de la maintenance
01:11:06de la formation
01:11:08de la modernisation
01:11:10et de plus en plus
01:11:10des services numériques
01:11:11Airbus l'a lui-même
01:11:13chiffré en février dernier
01:11:14le marché annuel
01:11:16des services aéronautiques
01:11:17en Asie-Pacifique
01:11:19pourrait atteindre
01:11:20138,7 milliards de dollars
01:11:22en 2044
01:11:23tous acteurs confondus
01:11:25je sais que ce marché
01:11:27n'est pas seulement le vôtre
01:11:28des motoristes
01:11:29des équipementiers
01:11:30d'autres compagnies aériennes
01:11:31et prestataires indépendants
01:11:32y interviennent
01:11:33je sais aussi
01:11:34qu'une part de ces prestations
01:11:35doit être réalisée
01:11:37à proximité des clients
01:11:38mais une autre part
01:11:40est exportable
01:11:41les logiciels
01:11:41par exemple
01:11:42l'ingénierie
01:11:43les équipements
01:11:43certaines formations
01:11:44et ses compétences
01:11:46sont souvent celles
01:11:46de PME française
01:11:48ces questions rejoint
01:11:49mon travail de rapporteur
01:11:50pour avis sur les crédits
01:11:51du commerce extérieur
01:11:52que je présenterai
01:11:53à 11h devant cette commission
01:11:54et mon constat
01:11:55est constant
01:11:56à France
01:11:57à des champions mondiaux
01:11:59mais trop peu de PME
01:12:01qui exportent directement
01:12:02vous évoquiez
01:12:04devant le Sénat
01:12:04en avril 2025
01:12:063500 fournisseurs français
01:12:08dont 2500 PME
01:12:10et 1000 ETI
01:12:11vos achats en France
01:12:13ont atteint
01:12:1318,8 milliards d'euros
01:12:15en 2024
01:12:15c'est considérable
01:12:16mais être fournisseur
01:12:18pour un avion
01:12:18vendu à l'étranger
01:12:19ne signifie pas
01:12:21exporter soi-même
01:12:23obligatoirement
01:12:23je n'ignore pas
01:12:25que des dispositifs existent
01:12:26la team France
01:12:27filière aéronautique et spatiale
01:12:29lancée en 2025
01:12:30avec Business France
01:12:32et le GIFAS
01:12:33qui ordonne déjà
01:12:34une prospection internationale
01:12:35les fournisseurs français
01:12:37contribuent au succès
01:12:38d'Airbus à l'export
01:12:40pourrions-nous peut-être
01:12:41imaginer que ce succès
01:12:42les aide en retour
01:12:43à conquérir leur propre marché
01:12:45ma question est donc la suivante
01:12:47sans s'exposer à un risque
01:12:48de perte de souveraineté
01:12:49technologique ou industrielle
01:12:51comment Airbus peut-il aider
01:12:53les PME françaises
01:12:54du secteur à accéder
01:12:55à de nouveaux marchés
01:12:56en direct
01:12:56je vous remercie
01:12:57merci monsieur le député
01:12:58monsieur le président
01:13:02alors effectivement la part
01:13:03d'activité qu'on mène
01:13:05dans le support
01:13:06et les services
01:13:07est en forte croissance
01:13:09c'est une opportunité
01:13:10pour nous de développement
01:13:12on est un petit acteur
01:13:13aujourd'hui
01:13:14dans le monde
01:13:15de l'ensemble
01:13:16des acteurs du service
01:13:18et on a de quoi
01:13:19amener avec le digital
01:13:21des solutions
01:13:23qu'Airbus peut apporter
01:13:24de façon plus performante
01:13:25que d'autres acteurs
01:13:26ne peuvent le faire
01:13:27par la connaissance intime
01:13:28qu'on a du produit
01:13:29et de la vie
01:13:30on est très attaché
01:13:33à ce que nos fournisseurs
01:13:34de produits
01:13:35ou de services
01:13:35soient des acteurs solides
01:13:37et pour être
01:13:37des acteurs solides
01:13:38il faut aussi
01:13:39dans beaucoup de cas
01:13:40qu'ils aient accès
01:13:41aux marchés internationaux
01:13:42dans le cadre du GIFAS
01:13:44on fait
01:13:45chaque année
01:13:46on a beaucoup d'activités
01:13:48de soutien
01:13:49à nos fournisseurs
01:13:50petits, moyens et grands
01:13:51et on a en particulier
01:13:53des actions
01:13:55qui sont organisées
01:13:57autour de voyages
01:13:58dans des grands pays clients
01:14:00où on est tous ensemble
01:14:02et on donne accès
01:14:03à l'ensemble
01:14:04des clients potentiels
01:14:06et des partenaires potentiels
01:14:08ou des fournisseurs potentiels
01:14:09d'ailleurs aussi
01:14:10de nos propres fournisseurs
01:14:11pour essayer
01:14:12de faire fonctionner
01:14:13le mieux possible
01:14:13l'équipe France
01:14:15de l'aviation commerciale
01:14:18et de la défense
01:14:19on l'a fait
01:14:20dans des grands pays
01:14:20comme la Chine
01:14:22l'Inde
01:14:22les Etats-Unis
01:14:23la Grande-Bretagne
01:14:25dans les années
01:14:26qui se sont passées
01:14:27et on le fait
01:14:28aussi individuellement
01:14:29c'est-à-dire que
01:14:30j'ai
01:14:31mes équipes
01:14:32et moi-même
01:14:32un certain nombre
01:14:33de cas récents
01:14:34où on essaie
01:14:35de mettre en relation
01:14:36nos fournisseurs
01:14:37avec des partenaires potentiels
01:14:38pour leur permettre
01:14:39de se développer
01:14:40et de grandir
01:14:41dans cette dimension-là
01:14:42mais c'est vrai
01:14:42que beaucoup
01:14:43de nos fournisseurs
01:14:44réussissent
01:14:44d'abord et avant tout
01:14:46à travers le business
01:14:46qu'ils font
01:14:47à travers nous
01:14:48parce que 3 millions
01:14:50de pièces
01:14:50sur un avion
01:14:51et un jour
01:14:531000 avions
01:14:54cette année
01:14:54870 avions
01:14:55environ par an
01:14:56ça veut dire
01:14:56qu'il y a une très
01:14:57grosse part
01:14:57de l'activité
01:14:58qui se fait
01:14:58à travers l'avion
01:14:59lui-même
01:15:00c'est comme ça
01:15:03Merci monsieur
01:15:03le Président
01:15:04pour le groupe
01:15:05de la gauche
01:15:05démocrate et républicaine
01:15:06monsieur Julien Bruggerolle
01:15:07vous avez la parole
01:15:08monsieur le député
01:15:10Merci monsieur
01:15:11le Président
01:15:12monsieur le Président
01:15:12Faury
01:15:14je vous remercie
01:15:15pour notre échange
01:15:17ce matin en commission
01:15:18je rappellerai d'abord
01:15:19que le groupe
01:15:19que vous présidez
01:15:20a réalisé en 2025
01:15:2273 milliards d'euros
01:15:23de chiffre d'affaires
01:15:24et 5,2 milliards d'euros
01:15:27de bénéfices nets
01:15:27en hausse de 23%
01:15:29par rapport à 2024
01:15:30au premier semestre
01:15:322026
01:15:32il a encore dégagé
01:15:332,2 milliards d'euros
01:15:35de bénéfices nets
01:15:35soit une progression
01:15:36de 47%
01:15:37par rapport au premier semestre
01:15:39de l'année précédente
01:15:40je dirais d'abord
01:15:41que ces excellents résultats
01:15:44contrastent
01:15:44avec votre discours
01:15:46finalement assez classique
01:15:47sur le coût du travail
01:15:48et je voudrais revenir là-dessus
01:15:50puisque la situation
01:15:51des salariés
01:15:52a été impactée
01:15:55la participation moyenne
01:15:56versée aux salariés
01:15:57a diminué
01:15:58de plus de moitié
01:15:59passant de
01:16:014473 euros
01:16:01à 2057 euros
01:16:03suscitant d'ailleurs
01:16:04une mobilisation sociale
01:16:05dans le groupe
01:16:05un accord a finalement
01:16:07été prévu
01:16:08avec une compensation
01:16:09de 500 euros
01:16:10mais ces choix
01:16:11surprennent
01:16:12pour une entreprise
01:16:13qui affiche
01:16:14d'aussi bons résultats
01:16:15et alors que les cadences
01:16:17de production augmentent
01:16:19sollicitant fortement
01:16:20les salariés
01:16:20mais aussi l'ensemble
01:16:21de la chaîne
01:16:22de sous-traitance
01:16:22comme l'a rappelé
01:16:23mon collègue Topiak
01:16:24notamment
01:16:25je voudrais également
01:16:26revenir sur les conséquences
01:16:28sociales et industrielles
01:16:29de vos choix stratégiques
01:16:30et revenir notamment
01:16:31sur le cadre
01:16:32du projet Bromo
01:16:33qui prévoit
01:16:34le rapprochement
01:16:35des activités spatiales
01:16:36d'Airbus
01:16:37de Thales
01:16:37et de Leonardo
01:16:38opération
01:16:39qui concerne
01:16:3925 000 salariés
01:16:41européens
01:16:42les inquiétudes
01:16:43portent notamment
01:16:44sur les suppressions
01:16:44de doublons industriels
01:16:46les capacités de recherche
01:16:48et la place
01:16:48de la puissance publique
01:16:49dans la gouvernance
01:16:50du futur ensemble
01:16:51alors que le projet
01:16:53semble d'abord guidé
01:16:54par les logiques
01:16:54de rentabilité financière
01:16:56nous pouvons être
01:16:58légitimement inquiets
01:16:59le 25 septembre
01:17:002026
01:17:01le Financial Times
01:17:02a révélé
01:17:02qu'Airbus avait proposé
01:17:03à la commission européenne
01:17:04de céder certains actifs
01:17:06industriels
01:17:06dans le cadre
01:17:07des discussions
01:17:07sur l'autorisation
01:17:08du projet
01:17:08et les sessions
01:17:10envisagées
01:17:10concerneraient notamment
01:17:11des salles blanches
01:17:12situées en France
01:17:13installations
01:17:14indispensables
01:17:15à l'assemblage
01:17:15et à l'intégration
01:17:16des satellites
01:17:17l'objectif serait
01:17:18de répondre aux préoccupations
01:17:19de Bruxelles
01:17:20concernant les atteintes
01:17:21possibles à la concurrence
01:17:22résultant de la fusion
01:17:23des activités spatiales
01:17:24d'Airbus
01:17:24de Thalès
01:17:25et de Leonardo
01:17:26les organisations syndicales
01:17:28alertent de leur côté
01:17:29sur les conséquences
01:17:30sociales de cette opération
01:17:31alors que le secteur
01:17:33spatial européen
01:17:34a déjà connu
01:17:35plusieurs milliers
01:17:35de suppressions
01:17:36de postes
01:17:36ces dernières années
01:17:37elles redoutent
01:17:38de nouvelles restructurations
01:17:39et des pertes d'emplois
01:17:40à l'horizon 2030
01:17:41Monsieur le Président
01:17:43quelles garanties concrètes
01:17:44pouvez-vous apporter
01:17:45sur le maintien des emplois
01:17:46des sites industriels
01:17:47et des capacités de recherche
01:17:49en France
01:17:49et comment comptez-vous
01:17:51préserver la capacité
01:17:52de l'Etat français
01:17:53à peser sur les orientations
01:17:54stratégiques
01:17:55de cette future entreprise
01:17:56dans un secteur
01:17:57aussi déterminant
01:17:58pour notre souveraineté
01:17:59et alors que
01:18:01la fusion
01:18:01des activités spatiales
01:18:03des trois groupes
01:18:04entraînerait
01:18:04de fait
01:18:05une dilution
01:18:06de la participation
01:18:07de l'Etat
01:18:07dans le capital
01:18:08je vous remercie
01:18:10Merci Monsieur le Député
01:18:11Monsieur le Président
01:18:12On a besoin d'un groupe
01:18:14qui prospère financièrement
01:18:16pour pouvoir
01:18:17distribuer
01:18:17de la participation
01:18:18de l'intéressement
01:18:19à un nombre croissant
01:18:20d'employés
01:18:22dans l'entreprise
01:18:23et dans notre filière
01:18:26Notre groupe
01:18:27il fonctionne
01:18:27grâce aux salariés
01:18:28et grâce aux fournisseurs
01:18:30donc on est très aligné
01:18:31avec les intérêts
01:18:31de nos salariés
01:18:32on y passe beaucoup de temps
01:18:33et le dialogue social
01:18:34dans la maison
01:18:35est quelque chose
01:18:35qui intéresse
01:18:37la personne
01:18:37que vous avez
01:18:37en face de vous
01:18:38et l'ensemble
01:18:38de mes équipes
01:18:40Le point particulier
01:18:41que vous avez mentionné
01:18:42sur la participation
01:18:42et l'intéressement
01:18:43en début d'année
01:18:45faisait référence
01:18:46aux résultats
01:18:47de 2025
01:18:48par rapport
01:18:48à ceux de 2024
01:18:49Vous savez qu'en 2024
01:18:50ça avait très fortement
01:18:51augmenté
01:18:52donc ça a rebaissé
01:18:53en 2025
01:18:54on a discuté
01:18:54avec nos partenaires sociaux
01:18:55pour essayer de trouver
01:18:56quelque chose
01:18:56qui soit compréhensible
01:18:58par nos salariés
01:19:00mais qui sur plusieurs années
01:19:01est en augmentation
01:19:02et a été favorable
01:19:03donc quand on a
01:19:04des hauts et des bas
01:19:05compte tenu de la nature
01:19:06des indicateurs
01:19:07qu'on utilise
01:19:08pour la distribution
01:19:09de la participation
01:19:09et d'intéressement
01:19:10on a un certain nombre
01:19:11de petits écueils
01:19:14comme celui-là
01:19:14donc sur ce sujet-là
01:19:16je pense qu'on est
01:19:17relativement exemplaire
01:19:17dans la maison
01:19:18et on fait ce qu'il faut
01:19:19pour essayer de continuer
01:19:20à le rester
01:19:21Sur Bromo
01:19:22je pense qu'il faut bien
01:19:23comprendre que
01:19:24c'est pas des logiques
01:19:25financières
01:19:26au sens où
01:19:26on veut maximiser
01:19:27le profit à court terme
01:19:28c'est vraiment
01:19:29une logique stratégique
01:19:30c'est beaucoup plus simple
01:19:31pour nous de ne pas faire
01:19:31un projet comme Bromo
01:19:32c'est beaucoup de travail
01:19:33de le faire
01:19:34et on le fait
01:19:34pour les décennies
01:19:35qui viennent
01:19:36pour avoir les conditions
01:19:37du succès
01:19:37un peu comme Airbus
01:19:38aujourd'hui
01:19:39a les conditions
01:19:40du succès
01:19:40on se félicite
01:19:41du fait qu'Airbus réussit
01:19:43mais enfin Airbus réussit
01:19:44parce qu'on s'est mis
01:19:44à quatre
01:19:45les allemands
01:19:46les anglais
01:19:46les français
01:19:47les espagnols
01:19:48il y a 40 ans
01:19:48et qu'on a construit
01:19:49cette capacité
01:19:50ensemble à réussir
01:19:51c'est ce qu'on essaie
01:19:52de faire aujourd'hui
01:19:52dans le domaine du spatial
01:19:53de mettre ensemble
01:19:54les pays
01:19:54et c'est compliqué
01:19:55parce que chacun vient
01:19:56avec ses exigences
01:19:58sa volonté de contrôle
01:19:58et à la fin
01:19:59potentiellement
01:20:01des difficultés
01:20:02tellement importantes
01:20:02que ça devient
01:20:04contre-productif
01:20:04notre rôle
01:20:05c'est d'essayer
01:20:06de protéger
01:20:07les conditions
01:20:07de fonctionnement
01:20:08de cette nouvelle entreprise
01:20:10pour qu'elle puisse
01:20:10prospérer
01:20:11performer
01:20:12et apporter
01:20:13aux états
01:20:14clients
01:20:14mais aussi à d'autres clients
01:20:16les solutions
01:20:17au niveau
01:20:18de performance
01:20:19attendue
01:20:20alors ça pose la question
01:20:21de la relation
01:20:21entre les états
01:20:23et des organisations
01:20:25comme Airbus
01:20:25ou comme Bromo Demain
01:20:27international
01:20:27on le fait
01:20:28le plus possible
01:20:29par interdépendance
01:20:30par capacité à discuter
01:20:32à dialoguer
01:20:32on a besoin
01:20:33les uns des autres
01:20:34et c'est comme ça
01:20:35que ça fonctionne le mieux
01:20:36quand on met beaucoup
01:20:37de bâtons dans les roues
01:20:38pour essayer de contrôler
01:20:40et d'empêcher
01:20:41des décisions
01:20:41de se prendre
01:20:42à un moment donné
01:20:43ça dysfonctionne
01:20:44donc nous on fait ce qu'il faut
01:20:45pour essayer d'aller
01:20:47éviter d'aller trop loin
01:20:48dans du contrôle
01:20:49aller dans de l'interdépendance
01:20:50qui permet que chacun
01:20:51trouve ses intérêts
01:20:52et préserve ses intérêts
01:20:53dans une équipe d'Europe
01:20:54où c'est pas toujours facile
01:20:56d'avoir un bon niveau
01:20:57d'interaction
01:20:58avec les différents états
01:20:59mais où c'est indispensable
01:21:01parce que sinon
01:21:02on joue à une échelle
01:21:03trop petite
01:21:03c'est ce qu'on essaie
01:21:04de créer avec Bromo
01:21:05et je pense qu'il ne faut pas
01:21:06avoir des peurs
01:21:07et des fantasmes
01:21:07sur Bromo
01:21:08on essaie vraiment
01:21:08de créer les conditions
01:21:09de la réussite
01:21:10pas de l'échec
01:21:13merci monsieur le président
01:21:14dernier orateur
01:21:15des groupes
01:21:16le groupe de l'union
01:21:17des droites
01:21:18pour la république
01:21:18monsieur Bartholomé Lenoir
01:21:20vous avez la parole
01:21:20monsieur le député
01:21:21merci monsieur le président
01:21:22je souhaite vous interroger
01:21:24monsieur le président
01:21:24sur un usage très concret
01:21:25de vos activités satellitaires
01:21:27qu'est l'indemnisation
01:21:28des éleveurs
01:21:29en effet Airbus développe
01:21:30l'indice de production
01:21:31des prairies
01:21:32sur lequel repose aujourd'hui
01:21:33l'évaluation de leurs pertes
01:21:35vous le savez
01:21:36de nombreuses exploitations
01:21:37dépendent directement
01:21:38de la fiabilité
01:21:39de ces données
01:21:40après la sécheresse
01:21:41et les calculs
01:21:42pardon
01:21:42de cet été
01:21:43les prairies obéissent
01:21:44à un régime
01:21:45d'indemnisation particulier
01:21:46les pertes sont calculées
01:21:48à partir de cet indice
01:21:49et pourtant
01:21:50sur le terrain
01:21:51nous ne constatons
01:21:52pas les mêmes dégâts
01:21:53que ceux indiqués
01:21:53par les satellites
01:21:54des organisations agricoles
01:21:56ont demandé au préfet
01:21:57une expertise sur place
01:21:58certains éleveurs
01:22:00entament déjà
01:22:00leurs stocks d'hiver
01:22:01et ne se reconnaissent pas
01:22:03dans les estimations
01:22:04retenues
01:22:04bien en dessin
01:22:05des pertes
01:22:06réellement subies
01:22:07derrière ces chiffres
01:22:08il y a des revenus
01:22:09et la capacité
01:22:10de chaque éleveur
01:22:11à nourrir son troupeau
01:22:12quand le fourrage
01:22:13vient à manquer
01:22:13je pense que notre
01:22:15savoir-faire industriel
01:22:16doit être au service
01:22:17de ceux qui produisent
01:22:17et de notre souveraineté
01:22:19alimentaire
01:22:20vous engagez vous
01:22:21à rendre public
01:22:22avec vos partenaires
01:22:23les résultats
01:22:24des comparaisons
01:22:24entre votre indice
01:22:25et les mesures
01:22:26de terrain
01:22:26ainsi que les corrections
01:22:28prévues en cas d'écart
01:22:29afin que chaque éleveur
01:22:30soit indemnisé
01:22:31à la juste mesure
01:22:32de ses pertes
01:22:33et très franchement
01:22:35monsieur le président
01:22:36est-ce que ça vous paraît
01:22:38normal que dans le cadre
01:22:39d'un désaccord majeur
01:22:41qui a eu lieu entre
01:22:41l'Allemagne et la France
01:22:42sur le Mercosur
01:22:44que Airbus détenu en partie
01:22:46par l'Allemagne
01:22:47puisse avoir à juger
01:22:50de l'indice des prairies
01:22:52compte tenu de l'impact
01:22:54très important
01:22:55pour l'indépendance française
01:22:56et de notre souveraineté alimentaire
01:22:58je vous remercie
01:22:59Merci monsieur le député
01:23:00et monsieur le président
01:23:03Je dois avouer
01:23:04que je n'ai pas très bien compris
01:23:05votre raccourci
01:23:06avec l'Allemagne
01:23:08Airbus est détenu
01:23:09à 11%
01:23:11par la France
01:23:1111% par l'Allemagne
01:23:134% par l'Espagne
01:23:14et les 74%
01:23:16restants
01:23:16par d'autres acteurs
01:23:19ça n'a rien à voir
01:23:20avec qui détient Airbus
01:23:23la façon dont les satellites
01:23:24mesurent
01:23:25un certain nombre
01:23:26de paramètres
01:23:27sur la Terre
01:23:27cela dit
01:23:28vous m'interrogez
01:23:30sur un sujet
01:23:30très spécifique
01:23:32où je dois malheureusement
01:23:33avouer mon niveau
01:23:34d'incompétence
01:23:35à ce stade
01:23:36ce que je comprends
01:23:38néanmoins
01:23:39sur ce sujet
01:23:40c'est que les satellites
01:23:43mesurent
01:23:43un certain nombre
01:23:44de paramètres
01:23:44et on essaye
01:23:46d'utiliser ces paramètres
01:23:47pour en tirer
01:23:48un certain nombre
01:23:48de conclusions
01:23:49il ne faut pas
01:23:50tirer sur le thermomètre
01:23:51quand le thermomètre
01:23:52donne une mesure
01:23:53qui ne nous convient pas
01:23:54pour autant
01:23:55on évolue
01:23:56avec le temps
01:23:57est-ce que je peux
01:23:58vous dire
01:23:58c'est que
01:23:59les équipes
01:24:00d'Airbus
01:24:00qui travaillent
01:24:01sur l'utilisation
01:24:01des mesures
01:24:02satellites
01:24:02pour en tirer
01:24:03un certain nombre
01:24:04de conclusions
01:24:04travaillent avec
01:24:05les partenaires
01:24:05autour
01:24:06pour améliorer
01:24:07au fur et à mesure
01:24:08et en particulier
01:24:09quand il y a des années
01:24:10très spécifiques
01:24:11comme celle-là
01:24:11la compréhension
01:24:12des modèles
01:24:13les modèles
01:24:14ils n'ont pas
01:24:14une vocation
01:24:15à défendre
01:24:16les intérêts
01:24:17des uns
01:24:17ou des autres
01:24:17ils ont pour vocation
01:24:18à refléter
01:24:19le mieux possible
01:24:20la réalité
01:24:21des observations
01:24:22c'est la dynamique
01:24:23dans laquelle
01:24:24on est sur ce sujet-là
01:24:25comme sur beaucoup
01:24:26d'autres
01:24:28je ne crois pas
01:24:29qu'il y ait de politique
01:24:30derrière
01:24:30la façon dont
01:24:31les satellites
01:24:32mesurent les paramètres
01:24:33sur le sol
01:24:34et oui
01:24:35on est en permanence
01:24:36dans le digital
01:24:37dans le numérique
01:24:38dans l'observation spatiale
01:24:39dans la navigation
01:24:40dans d'autres domaines
01:24:41en amélioration permanente
01:24:42des modèles
01:24:42pour essayer de les faire
01:24:43refléter le mieux possible
01:24:44la compréhension du terrain
01:24:45et on est très attentif
01:24:47à ce que
01:24:47les observations
01:24:48sur le terrain
01:24:49puissent être corréler
01:24:50le mieux possible
01:24:51avec l'évaluation
01:24:52faite par
01:24:53ce que j'appelle
01:24:54le thermomètre
01:24:54c'est-à-dire l'observation satellitaire
01:24:56qui est très indépendante
01:24:58j'aime bien dire
01:24:58à mes équipes
01:25:00que les lois de la physique
01:25:01ne répondent pas
01:25:02aux décisions
01:25:03des dirigeants
01:25:03c'est-à-dire que
01:25:04quand on a des faits
01:25:05des mesures
01:25:05des observations
01:25:07qu'elles nous plaisent
01:25:08ou qu'elles ne nous plaisent pas
01:25:08il faut en prendre
01:25:10il faut les prendre en compte
01:25:11et essayer de les utiliser
01:25:12de façon la plus
01:25:14factuelle possible
01:25:14c'est ce que font mes équipes
01:25:15dans ce domaine-là
01:25:16comme dans d'autres domaines
01:25:17voilà pour ce numéro
01:25:18de la séance est ouverte
01:25:19à très vite sur LCP
01:25:21c'est-à-dire qu'il y a un petit déjeuner
01:25:24de la séance
01:25:24c'est-à-dire qu'il y a un petit déjeuner
01:25:27c'est-à-dire qu'il y a un petit déjeuner

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