- il y a 6 jours
Rarement un rapporteur de commission d'enquête aura autant fait parler de lui. Charles Alloncle a longtemps milité à l'UMP, mais c'est après avoir rejoint l'UDR d'Eric Ciotti qu'il s'est fait connaître.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
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Car on ne naît pas politique, on le devient !
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00:00Rarement, un rapporteur de commission d'enquête aura autant fait parler de lui.
00:04On a invité à longtemps militer à l'UMP, mais c'est après avoir rejoint l'UDR d'Éric Ciotti
00:09qu'il s'est fait connaître.
00:24Bonjour Charles Aloncle.
00:25Bonjour.
00:25Alors vous êtes tombé dans le bain de la politique très jeune.
00:28On a retrouvé une archive de vous qui date de la campagne pour la primaire de la droite, c'était
00:31en 2016.
00:32Et alors à l'époque, vous aviez tout donné pour Nicolas Sarkozy.
00:37Ce matin encore, ces pros Sarkozy étaient devant cette faculté parisienne pour défendre la candidature de l'ancien chef de
00:45l'État.
00:46Pas simple, surtout face à un étudiant de gauche.
00:49Vous allez voter à la primaire de la droite ?
00:51Oui, je vais voter à la primaire de la droite même si je suis de gauche.
00:53Ce discours-là agace profondément le camp de l'ancien chef de l'État.
00:58Certains parlent même de parjure.
01:00Oui, ça me révolte.
01:02Ça me révolte.
01:02Je me dis que ce n'est pas sa place.
01:05Ils partagent, on ne partage pas du tout les mêmes valeurs.
01:07Et pourtant, cette personne aura exactement le même poids dans le vote que moi.
01:11On vous voit très agacé par cette étudiante gauche qui veut concircuiter la primaire de la droite.
01:17Alors à l'époque, vous présidiez le mouvement des jeunes avec Sarkozy.
01:20C'est lui, Nicolas Sarkozy, qui vous a donné le goût, la passion de la politique ?
01:24Absolument.
01:25Et je pense que je ne suis pas le seul.
01:27Je pense que je fais partie d'une génération qui a été intéressée, émancipée aussi à la chose publique et
01:32politique par la figure de Nicolas Sarkozy.
01:35On était en 2007, une grande campagne aussi pour la droite.
01:39J'étais au collège, je devais être en quatrième ou en troisième.
01:42Je n'avais pas l'âge de voter.
01:43C'était très tôt quand même.
01:44C'était précoce, mais il y avait une telle effervescence politique.
01:48Certes, grâce à la figure de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal aussi n'était pas étrangère.
01:52On sentait que c'était une vraie campagne avec des oppositions, des programmes assez différents.
01:56Campagne qui partait de loin, qui a, je crois, intéressé beaucoup de jeunes à la politique.
02:00Ce qu'il faut savoir, c'est qu'on sortait des années de Jacques Chirac, des années assez protocolaires,
02:04où je trouve que le verbe politique avait perdu de sa force.
02:07Moi, quand j'étais encore plus jeune, je ne comprenais pas grand-chose au discours de Jacques Chirac
02:11et de toutes les figures politiques de cette époque.
02:14Et l'arrivée de Nicolas Sarkozy a brisé un peu tout ça.
02:17Il avait un parler vrai, il avait un parler cash.
02:19Il a réussi à happer une partie de cette jeunesse.
02:21Une jeunesse bien née, une jeunesse par exemple de Neuilly,
02:25mais aussi une jeunesse rurale, une jeunesse qui n'avait pas toutes les mêmes chances
02:29et les mêmes cartes au début de la vie.
02:30Et c'est ce qui m'a aussi beaucoup plu dans sa démarche,
02:33c'était vraiment cette union de beaucoup de Français derrière un horizon commun.
02:35Au point de créer, je crois, une section UMP dans votre lycée à Versailles.
02:40On peut créer des sections de partis politiques dans un lycée, c'est faisable ça ?
02:42À l'époque, effectivement, oui.
02:44Ça s'appelait l'UMP lycée.
02:46Je devais avoir 16 ou 17 ans.
02:47J'avais lancé ça avec quelques amis.
02:50C'était dans les Yvelines à l'époque.
02:52Et donc, tout ça pour vous dire que, oui, je commençais à être mordu de politique
02:55alors que je n'avais pas encore l'âge de voter.
02:58J'ai eu un autre parcours ensuite.
03:00Mais effectivement, la chose politique m'a attrapé très tôt
03:03et je le dois à Nicolas Sarkozy.
03:05Par la suite, vous avez été président de la section UMP de Sciences Po.
03:09Et puis, en 2018, vous avez brigué la présidence des jeunes républicains.
03:13Mais c'est le candidat soutenu par Laurent Wauquiez,
03:16Orane Rey-Agnan, qui l'a emporté.
03:19Il a triché pour l'emporter ?
03:22Je dis triché juste parce que, en fait, le JDD, à l'époque,
03:25a publié un enregistrement audio clandestin, je pense,
03:30où on l'entendait se renseigner sur les moyens de voter lui-même
03:34à la place des militants.
03:35Et donc, forcément, on se dit, ça veut dire qu'il a eu l'intention d'eux.
03:38Est-ce qu'il a triché ?
03:41Effectivement.
03:41À l'époque, l'équipe d'Emphase, proche de Laurent Wauquiez,
03:45avait accédé aux fichiers, notamment des adhérents.
03:49Et dans cet enregistrement, on entendait le candidat de Laurent Wauquiez
03:52inciter ses équipes à appeler la hotline du parti,
03:55à se faire passer pour des militants en disant qu'ils avaient perdu leur mot de passe.
03:58Et comme il disposait des informations, il pouvait récupérer le code.
04:02Et votre conviction profonde, c'est qu'il a triché ou pas ?
04:04Tout ça a été assez ancien.
04:06Il y a eu un certain nombre de médias qui ont enquêté sur le sujet,
04:09qui ont révélé, en tout cas, une tentative de triche.
04:11Ça m'avait un peu dégoûté, je vous avoue, à l'époque.
04:13Vous l'aviez vécu comme une forme d'injustice, parce que c'est lui qui a gagné ?
04:15Oui, à très peu de voix, officiellement d'ailleurs.
04:19Et je m'étais engagé bénévolement avec une grande équipe,
04:22une belle équipe présente sur tout le territoire en France.
04:24On avait donné beaucoup de notre temps à un certain nombre d'élus du parti.
04:28Et que ça se finisse de cette façon-là, ça avait été un petit crève-cœur.
04:31Et ça n'a en rien enlevé aussi mon intérêt pour la politique.
04:34Décidément, les enregistrements clandestins jouent un rôle important
04:36dans votre parcours, votre carrière politique ?
04:39Je vois le clin d'œil auquel vous pouvez faire référence.
04:43Encore une fois, c'est un temps qui est assez ancien.
04:45C'était des débats un peu, des conflits un peu picro-collins
04:49de jeunesse militante, au sein des jeunes UMP.
04:53Et depuis, on a quand même un peu évolué.
04:54En tout cas, après votre défaite, enfin cette défaite-là de 2018,
04:57vous avez mis de côté un peu la politique pour finir vos études à HEC
05:00et créer une banque en ligne qui s'appelait Blanc.
05:04C'était quoi le concept exactement ?
05:06Le concept était très simple.
05:07On proposait des services bancaires, un compte, une carte.
05:10Mais surtout, on proposait un ensemble d'outils de gestion
05:13essentiellement pour les micro-entrepreneurs,
05:14pour les petits entrepreneurs qui n'avaient pas la possibilité
05:18d'avoir une fonction administrative, une fonction finance,
05:21des juristes et des comptables.
05:22Donc, on faisait un certain nombre de déclarations administratives pour eux.
05:26Donc, ça a été aussi une très belle aventure.
05:27Une grosse aventure quand même, parce que vous avez levé près de 50 millions d'euros.
05:30Vous avez été incubé par le Crédit Agricole.
05:34On vous voit là, vous aviez la tête d'un startupeur macroniste presque.
05:38Vous auriez pu être macroniste ?
05:40En tout cas, j'étais au cœur de ce qu'Emmanuel Macron avait appelé la start-up nation.
05:44J'ai pu voir aussi les aspects positifs et les illusions
05:47que cet écosystème peut parfois traduire.
05:50Vous vous êtes rapproché du RN vers 2023, je crois.
05:53Mais alors, quand vous racontez cette période de votre vie,
05:54on a presque l'impression que c'est Jordan Bardella plus que le RN qui vous a séduit.
06:00La rencontre avec lui a été importante ?
06:02La rencontre, effectivement, c'était en mai 2023.
06:04Ça faisait 7 ans que je n'avais plus aucune fonction politique,
06:07même chez les jeunes.
06:08J'étais entrepreneur à l'époque et j'ai été invité à un dîner
06:11avec une dizaine d'entrepreneurs issus du milieu de la tech,
06:14des patrons de fonds d'investissement.
06:15J'ai rencontré pour la première fois Jordan Bardella à cette occasion
06:19qui a fait preuve d'une grande lucidité, d'une profondeur de vue assez inédite,
06:24assez étonnante pour un responsable politique sur ces sujets de tech, d'IA et d'entrepreneuriat.
06:29Pendant longtemps, je déplorais que, même à droite,
06:33les dirigeants politiques se détournent de ces sujets qui sont pourtant fondamentaux.
06:37L'IA, on est à l'aube d'une révolution incroyable,
06:40à la fois technologique, dans le monde des entreprises et dans notre quotidien.
06:43Et pour la première fois, j'avais un dirigeant politique jeune
06:46en prise avec les sujets de société et les réalités aussi de sa génération.
06:50Et c'est, d'une certaine façon, ce qui m'a un peu remis le pied à l'étrier.
06:54En 2024, au moment de la dissolution,
06:56l'ERN vous a donc proposé de vous présenter aux législatives.
06:58Alors là, vous expliquez que la décision,
07:01elle a été assez difficile à prendre pour vous,
07:03que vous n'en avez pas dormi de la nuit. Pourquoi ?
07:04Pendant plusieurs nuits, on était donc au lendemain de la dissolution
07:08annoncée par Emmanuel Macron,
07:09qui n'avait laissé qu'un très court délai.
07:12Il fallait réagir très vite.
07:14Donc on avait à peu près une douzaine ou 24 heures pour se décider.
07:18Et en fait, je devais à la fois soit lâcher une entreprise
07:21que j'avais montée depuis 7 ans,
07:24150 personnes que j'avais moi-même recrutées et formées.
07:26C'était devenu une famille.
07:28On était implantés en France, en Italie.
07:29On avait des équipes au Portugal.
07:31Et puis alors, je vous interromps,
07:33mais vous en avez parlé, donc j'en parle.
07:34Il y avait aussi un bonus à la clé pour vous.
07:36Si vous restiez un certain temps dans l'entreprise,
07:38le Crédit Agricole, vous versez une somme.
07:42Vous y renonciez en vous lançant dans cette campagne.
07:44C'était un dilemme qui était à la fois personnel,
07:47de toute cette magnifique aventure que j'avais pu bâtir
07:49avec d'autres associés, qui avaient constitué une famille depuis.
07:52C'était un dilemme aussi effectivement financier
07:54où je vous avoue que tous mes proches,
07:56de ma famille à ma copine,
07:58à tous mes amis les plus proches,
08:00m'ont enjoint à rester dans ce parcours privé
08:02en me disant que tu es sur une voie
08:04où rien ne peut résister au travail.
08:07Tu es en train de prendre un risque considérable.
08:09Tu ne sais pas où tout cela va te mener.
08:12La politique est parfois assez injuste.
08:13Et donc tout le monde m'a enjoint à rester dans cette trajectoire.
08:16Vous avez fait le choix inverse.
08:17Vous avez donc été élu député de l'Hérault
08:19sous les couleurs de l'UDR,
08:20donc le parti créé par Éric Ciotti.
08:22Vos débuts à l'Assemblée ont été plutôt discrets
08:24jusqu'à ce que vous deveniez rapporteur
08:27de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
08:29C'était au mois de novembre 2025.
08:32Une commission d'enquête qui a donné lieu
08:34à pas mal d'incidents,
08:35à des moments de tension,
08:37y compris avec le président de la commission.
08:39On va le voir, Jérémy Patrier-Lettus.
08:42Que vous ayez des liens,
08:43on le verra peut-être avec des actionnaires
08:45de MediaOne, vous pourrez en répondre.
08:48Mais MediaOne est détenu en majorité
08:50par un fonds d'investissement américain.
08:52C'est tout ce que je dis
08:53et je ne comprends pas pourquoi vous expliquez
08:55que ce que j'explique est factuellement faux.
08:58Merci monsieur le rapporteur.
08:59Vous venez de porter des accusations
09:00très graves contre moi
09:01en disant que j'avais des liens
09:02avec MediaOne,
09:03ce qui est absolument faux.
09:03pourquoi vous me répondez à chaque fois.
09:05Merci messieurs les ministres.
09:07Mais non, mais Jérémy, franchement,
09:10mais qu'est-ce que tu fais là ?
09:11Alors cet échange, il a beaucoup tourné
09:13sur les réseaux sociaux.
09:14D'abord sur la forme,
09:16quand je le vois,
09:17j'ai l'impression qu'il y a deux Charles à l'oncle.
09:19Il y a le rapporteur implacable
09:21qui donne l'impression presque d'être en mission.
09:23Et puis il y a un Charles à l'oncle plus humain
09:25qui a presque l'air d'être ami
09:27avec Jérémy Patrier-Lettus.
09:29Est-ce que tout ça, finalement,
09:30n'est pas un peu un jeu de rôle ?
09:32En fait, ce qu'il faut raconter,
09:35c'est qu'à ce moment-là,
09:36le président de la commission
09:37avait appuyé sur le bouton de suspension
09:39de l'option.
09:39Oui, le micro aurait dû être coupé
09:41et on n'aurait pas dû vous entendre parler.
09:42Exactement.
09:43Et on n'aurait pas dû vous voir non plus.
09:44La caméra aurait dû être coupée.
09:45Exactement, ça n'a pas été le cas.
09:47Donc c'est aussi, vous savez,
09:48tous les députés ont une forme de tradition,
09:49c'est qu'ils se tutoient.
09:51Mais quand les caméras redémarrent,
09:53il y a une forme de solennité
09:54un peu républicaine
09:54où on doit se vouvoyer.
09:55Donc c'est aussi parfois cette différence
09:57qui peut laisser penser aux Français
09:59qu'il y a une forme de jeu de rôle.
10:02Moi, ce que j'ai beaucoup déploré
10:03dans cette commission d'enquête,
10:04c'est effectivement une succession d'entraves,
10:06notamment initiées par le président
10:08macroniste lui-même.
10:09Il y a eu un mois de suspension des auditions.
10:11On ne m'a laissé que dix jours
10:12comme rapporteur pour rédiger mon rapport,
10:14là où généralement,
10:14on met un mois et demi ou deux mois,
10:16on laisse un mois et demi ou deux mois.
10:17Il y a eu des auditions
10:18qui ont été refusées.
10:19Donc c'est ce que je déplorais,
10:20peut-être avec un accès un peu personnel
10:23à ce moment-là,
10:23qui a traduit un élan
10:26qu'on ne me reconnaissait pas.
10:28Pendant cette commission d'enquête,
10:29les mots qui sont revenus le plus souvent
10:31dans la bouche de vos adversaires
10:32sont procès politique,
10:34audition à charge,
10:35chasse aux sorcières,
10:36maccartisme au rabais.
10:37Plusieurs des personnes auditionnées
10:39vous ont reproché de déformer les faits
10:41ou de tronquer leur déclaration.
10:42Comment est-ce que vous expliquez cela ?
10:44Je l'explique simplement parce que,
10:46avant même que la commission ne démarre,
10:48avant même qu'il y ait la première audition,
10:51avant même que je ne puisse poser
10:52mes toutes premières questions,
10:53il y a eu un front assez organisé,
10:55notamment de l'extrême-gauche,
10:56de la gauche et d'une partie des macronistes,
10:58qui ne souhaitaient pas
10:59qu'on enquête sur l'audiovisuel public.
11:01Alors qu'il n'y avait jamais eu...
11:02Mais votre façon à vous de mener les débats,
11:03de poser les questions...
11:04En fait, c'est tout à fait différent.
11:06Chaque groupe d'opposition dispose,
11:08une fois par an,
11:08d'une commission d'enquête,
11:09du thème de son choix.
11:10Et là, de façon assez inédite,
11:11à quelques voix près,
11:12on a failli empêcher ce droit à l'UDR.
11:15Donc déjà, on partait sur une forme de base
11:17où il y avait une opposition
11:18qui était très forte,
11:19qui était revendiquée.
11:23Justifiant, soi-disant, une méthode de ma part
11:26qui aurait dépassé les limites,
11:27était exactement les mêmes six mois avant
11:29qui ont tout fait pour empêcher
11:31la création de la commission d'enquête.
11:32C'est pour ça que vous en avez sorti un livre,
11:35je jure de dire toute la vérité.
11:38Vous n'avez pas pu dire toute la vérité
11:40dans le cadre de cette commission d'enquête ?
11:41Absolument.
11:42Il y a eu une ligne de crête assez mince
11:43pendant ces six mois
11:44où mon obsession était de faire aboutir ces travaux.
11:47Et je savais qu'une fois
11:48que cette mission serait réalisée,
11:50je pourrais enfin raconter,
11:52notamment raconter toutes les coulisses,
11:54délivrer et dévoiler un certain nombre d'anecdotes
11:56parce que je crois que les Français,
11:57parfois, dans notre exercice parlementaire,
12:00manquent de transparence.
12:01Et je leur dois,
12:01ils se sont intéressés en grande partie
12:03à ces travaux.
12:04Ils méritaient aussi d'avoir accès à ces coulisses,
12:07les coulisses au fond d'un fonctionnement parlementaire.
12:09On va conclure l'émission
12:10avec notre petit quiz habituel.
12:12Je vais vous poser des phrases
12:13que vous allez devoir compléter.
12:16Grâce à l'audiovisuel public ?
12:19Grâce à l'audiovisuel public,
12:20les Français peuvent avoir accès
12:22à un certain nombre de contenus
12:23que les chaînes privées ne proposent pas,
12:25à condition que les équilibres soient respectés,
12:29que la loi aussi soit respectée,
12:31qu'il n'y ait pas de dérive
12:33et de dysfonctionnement budgétaire.
12:34Donc il y a encore des réformes,
12:35mais l'audiovisuel public est important,
12:38j'y tiens,
12:38et je n'ai eu de cesse d'ailleurs
12:39de le clamer pendant ces six mois.
12:41entre assister à une corrida
12:42ou taratata,
12:43je choisis ?
12:46Je vous avoue que j'aime...
12:47Moi, je suis élu
12:49d'un territoire de bouvines
12:51qui accorde beaucoup d'importance
12:52aux traditions à la fois camargaise
12:54et espagnole.
12:55C'est un de vos combats politiques
12:56à l'Assemblée.
12:56De défendre ces traditions,
12:58j'aime beaucoup taratata aussi
12:59parce que je trouve que ça met en valeur
13:01aussi le patrimoine
13:02de la chanson française.
13:03Plus que l'animateur ?
13:05Non, l'animateur aussi,
13:06je trouve qu'il a beaucoup de talent.
13:07Après, je déplore le fait qu'il y a...
13:09Parce que vous avez eu des passes d'armes
13:10avec lui pendant la commission d'enquête.
13:12Je déplore qu'il y ait
13:12une surreprésentation des Jeux
13:13sur Français Vision.
13:14Donc, c'est un petit dilemme
13:16de choisir entre les deux.
13:17Je suis attaché à ces deux formes
13:19de valorisation du patrimoine français.
13:21Enfin, j'ai renoncé à mon double prénom
13:24car...
13:25En fait, car la moitié de mes proches,
13:28de ma famille, de mes amis
13:30m'appelaient Charles.
13:31L'autre moitié m'appelait Charles-Henri.
13:34A votre début, à l'Assemblée,
13:35c'était Charles-Henri.
13:36Oui, et c'est toujours un peu le cas.
13:38Vous avez des journalistes
13:40qui m'appellent Charles-Henri,
13:41d'autres journalistes qui m'appellent Charles,
13:42de la famille et des proches aussi
13:44qui sont partagés entre ces deux formules.
13:47Je me reconnais à la fois en Charles et Charles-Henri.
13:49Donc, libre à vous,
13:50vous pouvez m'appeler comme vous le souhaitez.
13:51Merci, Charles-Henri, à l'oncle,
13:53d'être venu dans La Politique et moi.
13:55Merci beaucoup.
13:55Sous-titrage Société Radio-Canada
14:00Sous-titrage Société Radio-Canada
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