00:00Le gouvernement aurait dû l'apercevoir depuis quelques temps.
00:02Les gilets bleus, par exemple, c'est un indicateur.
00:04Le communiqué de presse, oui, il est au vitriol.
00:07Il est clair, net, sans ambiguïté.
00:09Les mots sont forts.
00:10Chiant-lits d'État, policiers trahis, abandonnés, livrés à eux-mêmes.
00:13Mais ça a commencé à certains temps, si l'abandon de l'État.
00:16Le président de la République est cité dans le communiqué de presse.
00:20Elle l'a fait déjà dès 2020, avec l'affaire Zéclair.
00:22Il y a eu l'affaire Naël avec Inexcusable, Inexplicable.
00:25Le bafouement de la présomption d'innocence.
00:28Là, il nous parle d'empathie.
00:31Et sincèrement, à un moment donné, nous, on se doit de réagir.
00:35On ne peut pas laisser sans arrêt le plus haut sommet de l'État et ses déclinaisons.
00:40Comme ça, sans prendre à abandonner ses policiers.
00:42Sans prendre à eux, ne pas les protéger.
00:44Regardez ce qui se passe depuis les manifestations lycéennes.
00:48Ça fait à peu près trois semaines.
00:49On a plus de 900 blessés.
00:51Plus de 900 blessés, 970, 37 moisés parmi les forces de sécurité intérieure.
00:56Donc, c'est quand même quelque chose d'extrêmement circonstancié.
00:59Et pourtant, les coupables, c'est vous.
01:00Et pourtant, c'est nous.
01:01À chaque fois, c'est nous.
01:02On nous envoie au charbon, de la chair à canon.
01:04On nous envoie au charbon.