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00:0013h, 14h, Europe 1 Info
00:03Avec Louis Mathias, c'est deux chroniqueurs du jour, Georges Fenec et Sophie Audugé.
00:07On va reprendre évidemment sur le mouvement lycéen.
00:11Et je voudrais vous faire écouter déjà Emmanuel Macron.
00:14Emmanuel Macron qui s'est exprimé, c'était en Conseil des ministres,
00:17ses propos ont été repris par Maude Bréjon.
00:19Et il a déploré la récupération politique et les violences urbaines d'hier.
00:24Le président de la République a insisté sur le fait que la jeunesse exprime des angoisses légitimes
00:31mais que ces angoisses sont exploitées politiquement et transformées en violences urbaines
00:38avec des scènes inacceptables à tous égards et encore hier sur les différents points de rassemblement
00:48que vous avez toutes et tous pu commenter.
00:52Et voici la réaction de Sébastien Chenu, vice-président de l'Assemblée Nationale, député RN du Nord
00:56qui a vivement critiqué les méthodes de LFI.
00:58Il était sur Sud Radio.
01:00La France insoumise, en fait, attise, mette l'huile sur le feu.
01:04Elle ne cherche pas à apaiser les choses.
01:06La France insoumise ne cherche pas à trouver des solutions.
01:08En réalité, ils excitent les étudiants, les lycéens à travers leurs élus
01:12qui d'ailleurs ont des propos disant que la violence peut être légitime,
01:15disant que les violences sont policières, ont des propos qui sont des propos d'escalade.
01:19Georges Fenec, ce n'est pas la première fois qu'on le dit.
01:21que LFI est pointé du doigt.
01:23Là, c'est le chef de l'État quand même qui a parlé lui-même de récupération politique.
01:27Le mouvement semble s'essouffler, mais il se durcit.
01:30Hier, vous avez vu les scènes à l'issue des manifestations,
01:33avec ces débordements, ces violences, ces affrontements.
01:35Est-ce que vous diriez que maintenant, le mouvement,
01:37c'est l'action d'une minorité militante qui est aux commandes ?
01:41Moi, je crois que malgré le nombre qu'on a pu voir à un certain moment,
01:46ça reste quand même, au départ, une action militante d'une minorité.
01:50Ce n'est pas du tout une majorité.
01:51Dès le départ ?
01:52Ah oui, dès le départ.
01:54Et je crois, combien il y a de lycées déjà en France ?
01:573700.
01:58Voilà, donc il y a eu à peu près 200 et quelques lycées.
02:01Un peu plus, au grand moment, on était plutôt vers 400, 500, 500.
02:04Disons qu'on était loin de la majorité des lycées, vous comprenez ?
02:07Donc moi, je crois qu'il y a effectivement beaucoup de militantisme,
02:11sur lesquels sont venus s'agréger d'autres militants,
02:14qui n'étaient pas forcément que des lycéens,
02:16avec une instrumentalisation, et il est heureux que le président de la République
02:20les dénonçait, d'un mouvement politique qui attise la violence,
02:24qui n'hésite pas, arborant écharpe tricolore,
02:29à s'interposer entre les CRS et les émeutiers,
02:33parce qu'il faut bien le dire comme ça.
02:33Vous faites référence à Bali Bagayoko à Saint-Denis ?
02:36Mais pas uniquement.
02:36Je fais référence à Louis Boyard,
02:40je fais référence à plusieurs des députés qu'on a vus,
02:43qu'on a tous vus sur nos écrans de télévision de la Frente Insoumise,
02:48Thomas Porte, etc.,
02:50qui n'avaient rien à faire au milieu de ce qui n'était plus
02:54des manifestations pacifiques,
02:56mais des émeutes et des manifestations violentes,
02:58et qu'il y a le nombre, je suis un peu fâché aujourd'hui avec les chiffres,
03:01le nombre de policiers, je crois qu'on l'atteint 800 maintenant,
03:04800 policiers blessés, dont certains grièvement,
03:06j'ai appris ce matin d'ailleurs, en écoutant ces news,
03:09que l'un des policiers hier qui a pris un mortier
03:12dans les parties génitales, et qui a dû être opéré,
03:14vous vous rendez compte ?
03:16Donc c'est vraiment des tentatives d'homicide, quoi.
03:19Et tout cela avec la bénédiction, si je puis dire,
03:22de M. Mélenchon, qui dénonce évidemment les violences policières.
03:26Et alors, les déclarations du président de la République
03:28sont à mettre, si en parallèle,
03:32finalement, une espèce de lâchage des forces de l'ordre,
03:36quand vous venez leur dire,
03:37« Ah, il manque d'empathie, il ne faut plus qu'ils utilisent... »
03:41« Oh là, il faut les mettre peut-être en perspective
03:43avec ce qu'il avait dit il y a quelques jours aussi. »
03:45Alors, est-ce que c'est une forme de rattrapage ?
03:47Parce que la police, elle n'en peut plus.
03:48La police et les gendarmes, ils sont tabous.
03:50On se souvient des déclarations de Reda Bellach,
03:53qui a dit « Si jamais il y avait un mort,
03:54qu'est-ce qui se passerait chez nous, dans nos rangs ?
03:56Est-ce qu'on ne va pas déposer les boucliers ? »
03:58Ce sont eux qui sont les gardiens de la République aujourd'hui,
04:01face à toutes ces manifestations.
04:03Donc je pense que le président de la République
04:04a voulu peut-être un petit peu rectifier le tir.
04:06Oui, c'est comme ça que vous le voyez en tout cas.
04:07Sophie Audugé.
04:09Oui, alors moi je suis absolument d'accord avec Georges.
04:12Les manifestations ont été instrumentalisées
04:14dès le départ par l'extrême-gauche,
04:16par les syndicats qui font la loi
04:19à l'éducation nationale depuis plusieurs décennies.
04:22Donc ça, il n'y a rien de nouveau.
04:23La violence est un mode d'action de LFI
04:27et ce n'est pas nouveau.
04:29Donc effectivement, moi je ne suis pas étonnée
04:32qu'on ait ces images-là.
04:34Ce qui interroge par contre davantage,
04:36c'est qu'il n'y a pas de réponse en face.
04:38Il n'y a pas de sanction
04:42sur les actes commis, sur les actes posés.
04:45Et s'il n'y a pas de sanction et s'il n'y a pas de butée,
04:47ça va continuer.
04:48Donc là, aujourd'hui, je pense qu'on est tous
04:53avec une inquiétude vraiment à son maximal
04:55en se disant ce que disait Georges.
04:58Je veux dire, il va y avoir un mort.
05:00On se dit tous, il va se passer quelque chose.
05:02Le mouvement s'est soufferté, on verra un samedi.
05:04Non, mais attendez, il s'est soufferté le 7 et le début novembre.
05:07Je veux dire, on va avoir ça tout le temps,
05:10jusqu'aux élections, ça c'est certain.
05:11Puisque, en fait, l'objectif à peine caché,
05:15c'est de montrer qu'ils sont capables de lever les foules,
05:18notamment la jeunesse, qui arrive en nombre,
05:21pour s'opposer si par hasard, au lendemain des élections,
05:24c'était le Rassemblement National qui gagnait,
05:26ils veulent faire démonstration de ce qui se passerait dans la rue.
05:29Il ne faut pas oublier que ce qu'on a vu là,
05:32ce sont des jeunes mineurs, et Georges connaît ça par cœur,
05:35qui viennent asperger des proviseurs ou des professeurs d'essence,
05:38qui vont faire une intrusion dans un domicile
05:41où la personne est aveugle et qui vont le tabasser.
05:44C'est-à-dire qu'il n'y a plus d'humanité.
05:47Il n'y a plus d'humanité.
05:48C'est l'action pour anéantir, pour taper.
05:54Et c'est ça qui doit nous interpeller.
05:55C'est vraiment ce qui doit nous interpeller.
05:57Emmanuel Macron a donné au gouvernement en disant
06:01« Il faut maintenant que vous agissiez, que vous répondiez,
06:03notamment sur les questions de bâtisse scolaire,
06:05mais on sait très bien qu'on n'a pas de marge de manœuvre,
06:07et que c'est compliqué quand même pour le gouvernement
06:09d'agir, d'avoir des mesures susceptibles de calmer en tout cas ce mouvement,
06:15sachant qu'il n'y a un, pas de marge de manœuvre financière,
06:17et deux, qu'on va contre une certaine démagogie aussi d'autres parties
06:21qui là promettent tout et son contraire.
06:24Oui, notamment la suppression au pur et simple du parcours sup.
06:27Dieu sait si moi aussi je suis critique avec ce dispositif,
06:30mais il répond à une nécessité.
06:35Vous ne pouvez pas supprimer comme ça de but en blanc.
06:37Or, M. Mélenchon, il annonce clairement, lui,
06:39il faut supprimer le parcours sup.
06:42Je voudrais revenir sur le bâtisse scolaire,
06:43parce qu'on remet ça toujours sur le devant de la scène,
06:45sauf que les établissements qui ont été brûlés et saccagés,
06:48ce sont des établissements qui étaient flambeurneufs,
06:50qui avaient coûté aux contribuables français plusieurs dizaines de millions d'euros quand même.
06:54Enfin, je veux quand même le rappeler.
06:56Sophie Odigé et Georges Fenech dans le débat d'Europe 1 Info.
06:58Le collégien de 14 ans qui a tiré au fusil de chasse sur un principal
07:01et une enseignante à Aubagne lundi était présenté à un juste ce matin.
07:04On en sait un peu plus, chaque jour d'ailleurs, sur son profil.
07:08On en parle sur Europe 1.
07:09Il est 13h39, vous écoutez Cléline Mathias et c'est Chroniqueur sur Europe 1.
07:1313h, 14h, Europe 1 Info.

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