00:00L'inflation, vous nous avez prédit qu'elle pourrait frôler les 4% d'ici la fin de l'année.
00:04Vous maintenez cette perspective qui est pas très réjouissante pour les consommateurs.
00:07Début de l'année prochaine, parce que les négociations ont lieu justement en fin d'année, début de l'année
00:13prochaine.
00:14Parce que de toute façon, nos industriels nous ont prévenus.
00:16Ils ont des coûts de transport, ils ont des coûts d'énergie qui ont beaucoup augmenté.
00:21Même, par exemple, l'actalis qui nous vend du lait, que ce soit en briques ou que ce soit en
00:26PET, en plastique,
00:27le prix de tout ça, de la plasturgie, a augmenté de 20%.
00:31Donc, il va y avoir des demandes.
00:32Et nous, ce qu'on va faire, c'est qu'on va négocier quand même assez durement avec les multinationales.
00:36On va pas négocier les prix agricoles parce que la loi les protège, parce qu'on devra...
00:40Mais les fournisseurs, il faudra qu'ils soient transparents sur le prix d'achat des produits agricoles.
00:44Mais par contre, les multinationales, on va leur demander de nous aider à étaler dans le temps ces hausses
00:50pour que les consommateurs français ne soient pas lésés.
00:53Et là, eux, ils ont déjà anticipé. Ils nous demandent plus que 4%.
00:56Vous pouvez demander à Thierry Cotillard d'Intermarché ou à Systemu, à Coopérative U.
01:02Non, non, on est déjà en mode combat, là.
01:04Mais est-ce que ça a déjà un impact sur la consommation dans les magasins ?
01:07Vous voyez les comportements qui changent, Michel-Édouard Leclerc ? Comment ?
01:10D'abord, il y a des arbitrages très longs pour acheter des équipements un peu plus lourds,
01:14d'électroménager, des équipements pour la cuisine, pour la maison, la vaisselle.
01:18Et puis même aujourd'hui, si l'alimentaire sert un petit peu de compensation, de variable,
01:25le textile plonge énormément.
01:27Leclerc, Carrefour, Quiabie, on est les plus gros vendeurs de textile.
01:30On parle toujours du textile sur le web, mais c'est quand même un très gros secteur dans les dépenses
01:36des ménages.
01:37Et puis aujourd'hui, le prix du logement, le prix du transport,
01:41que je trouve ne reflète pas l'indicateur de l'INSEE suffisamment.
01:45Les dépenses contraintes ont énormément augmenté pour les Français,
01:48ce qui explique aussi l'anxiété des Français, des salaires qui n'augmentent pas beaucoup
01:55et une inflation qui, quand même, leur paraît beaucoup plus élevée.
01:58Et vous vous engagez, est-ce qu'il n'y a pas de hausse de prix dans les magasins à
02:00l'éclair d'ici la fin de l'année, Michel-Édouard ?
02:01Non, non, il y a des hausses de prix, il y a des secteurs qui augmentent, mais on est les
02:04moins chers.
02:05D'accord.