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  • il y a 2 jours
Lors de cette séance du mardi, le mouvement lycéen en cours a été à l'origine de plusieurs questions des députés au ministre de l'Enseignement supérieur, de l'éducation et au ministre de l'Intérieur. La députée Marie Mesmeur (LFI) a notamment pris pour cible Parcoursup "une machine à tri social et raciste" dont elle demande l'abrogation, alors que les députés de droite ont demandé à Laurent Nunez de rétablir l'ordre au plus vite. Le ministre leur a assuré que sa "main ne tremble pas".
Alors qu'un collégien a été interpellé après avoir tiré sur son proviseur à Aubagne, trois députés ont demandé à Laurent Nunez de faire toute la lumière sur cet évènement.
La députée Prisca Thevenot a elle prié la ministre de la Santé a mettre en place un dépistage du cancer du sein plus massif et avant 50 ans, à l'occasion du mois de prévention, "octobre rose".
Autres thèmes soulevés par les députés : le mondial de l'automobile, la cyberattaque contre les supermarchés ou encore les luttes écologiques en cours

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Transcription
00:00:00Alors, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues,
00:00:09s'il vous plaît un peu de silence.
00:00:12Le 30 septembre dernier, Gabrielle Serville nous a quittés.
00:00:18Conseiller régional, député de la première circonscription de Guyane pendant près de dix ans,
00:00:24maire de Matoury, puis président de la collectivité territoriale de Guyane, Gabrielle Serville n'aura jamais cessé de s'engager
00:00:32pour la terre qu'il avait vue naître.
00:00:34Au sein de notre Assemblée nationale, il s'était notamment investi avec détermination pour mieux lutter contre le fléau de
00:00:41l'orpaillage illégal
00:00:42en étant à l'initiative d'une commission d'enquête sur le sujet.
00:00:47Son humanisme, son universalisme, l'avait également poussé à s'engager avec force contre le discrimination,
00:00:55comme en témoigne le travail exemplaire qu'il avait réalisé sur la lutte contre les discriminations anti-LGBT+, dans
00:01:02les Outre-mer.
00:01:03En votre nom, je voudrais saluer la mémoire de Gabrielle Serville
00:01:08et adresser nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches, ainsi qu'à tous les Guyanais.
00:01:14J'adresse également une pensée pour le groupe GDR, qui a perdu un de ses anciens députés éminents.
00:01:21En son souvenir, je vous invite à vous lever et à observer une minute de silence.
00:01:29Merci.
00:01:29Merci.
00:01:29Merci.
00:01:29Merci.
00:01:34Merci.
00:01:38Merci.
00:01:39Merci.
00:01:42Merci.
00:01:42Merci.
00:01:53Merci.
00:02:01Merci.
00:02:09Merci.
00:02:10Merci.
00:02:20Merci.
00:02:21Merci.
00:02:23Merci.
00:02:54Merci.
00:02:57Merci.
00:02:59Merci.
00:03:14Merci.
00:03:15Merci.
00:03:16Merci.
00:03:21Merci.
00:03:21Merci.
00:03:26Merci.
00:03:34Merci.
00:03:43Merci.
00:03:44Merci.
00:04:01Merci.
00:04:02Merci.
00:04:03Merci.
00:04:09Merci.
00:04:10En 2025, nous avions voté ici même, à l'unanimité, la prise en charge intégrale
00:04:17par l'assurance maladie des soins liés au cancer du sein.
00:04:2120 mois après sa promulgation, les patientes attendent toujours.
00:04:25En février dernier, le ministre Laurent Panifousse, que nous avions interrogé avec des collègues
00:04:30d'autres groupes politiques, s'était engagé dans cet hémicycle à publier les décrets
00:04:34dans les meilleurs délais, or à ce jour, l'essentiel n'est toujours pas publié.
00:04:40Cette absence de publication relève soit d'une incompétence, soit d'une faute.
00:04:44En tout état de cause, c'est inacceptable.
00:04:47Car des femmes attendent que les décisions prises par l'Assemblée nationale soient appliquées
00:04:52sans tarder.
00:04:53Merci.
00:04:53Madame la Ministre, j'ai deux questions.
00:04:55Quand publierez-vous enfin les décrets d'abri ?
00:04:57Merci Madame la députée.
00:04:58La parole est à Madame Stéphanie Riste, ministre de la Santé.
00:05:06Merci Madame la Présidente.
00:05:08Juste un mot pour dire à l'Assemblée que le Premier ministre est en cours de chemin
00:05:12en raison de l'hommage à Monsieur Patria au Sénat.
00:05:15Il arrive, veuillez l'excuser.
00:05:18Madame Hamlet, merci pour votre question.
00:05:21Permettez-moi avant tout d'avoir une pensée pour l'ensemble des femmes
00:05:25qui ont eu ou qui ont en ce moment même à lutter contre un cancer du sein.
00:05:31Je voudrais redire ici que le gouvernement est pleinement engagé auprès des patientes.
00:05:44Plusieurs mesures issues de la loi de février 2025 qui visent à améliorer la prise en charge
00:05:50des femmes concernées sont pleinement opérationnelles.
00:05:53La prise en charge à 100% des prothèses capillaires est effective.
00:05:58Le parcours global cancer a été élargi aux personnes en traitement actif,
00:06:03permettant un meilleur accompagnement psychologique, nutritionnel.
00:06:06Par ailleurs, l'expérimentation du financement des séances d'activité physique adaptées
00:06:11a été lancée dans trois régions et en cours de lancement en Martinique.
00:06:16Enfin, les règles de renouvellement des prothèses mammaires externes
00:06:20ont été harmonisées afin de garantir davantage d'équité entre les patientes.
00:06:25Par ailleurs, le gouvernement propose dans le cadre du budget du PLFSS 2027 et de son article 29
00:06:34de renforcer l'accès au dépistage organisé, notamment pour le cancer du sein.
00:06:40Ce dépistage sauve des vies.
00:06:42J'espère évidemment compter sur le soutien de cette assemblée lors de l'examen du PLFSS.
00:06:48Je voudrais le redire ici.
00:06:49Le dépistage organisé du cancer du sein sauve des vies.
00:06:5423 000 décès évités entre 2004 et 2018.
00:06:59Et notre priorité est d'améliorer l'accès au dépistage.
00:07:02Il va y avoir une plateforme nationale d'orientation
00:07:05qui permettra d'orienter plus de renforcer et nous renforçons l'aller vert
00:07:12qui permet aussi plus de dépistage.
00:07:15Merci beaucoup Madame la Ministre.
00:07:16Avant de lui donner la parole, je suis heureuse de souhaiter en votre nom
00:07:20la bienvenue à Monsieur Emmanuel Riott, devenu député de la 3e circonscription du Cher
00:07:26le 8 octobre dernier en remplacement de Monsieur Loïc Kerbrand.
00:07:30Monsieur le député, vous avez la parole pour le groupe Horizon.
00:07:33Je vous remercie Madame la Présidente, mes chers collègues, pour votre accueil.
00:07:37Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les Ministres, mes chers collègues,
00:07:40Ma question s'adresse au Premier Ministre.
00:07:43Monsieur le Premier Ministre, hier au collège Joseph Lacanal d'Aubagne,
00:07:47un adolescent de 14 ans a ouvert le feu avec un fusil de chasse.
00:07:51Un principal et une enseignante ont été blessés.
00:07:54Des élèves ont vécu des heures d'angoisse.
00:07:56Grâce au courage des personnels, le pire a été évité.
00:08:00Au nom du groupe Horizon et Indépendant, j'adresse aux victimes notre plus sincère soutien
00:08:04et nos voeux de prompt rétablissement.
00:08:07Nos pensées vont également aux élèves, à leur famille et à toute la communauté éducative.
00:08:11Mais à cette douleur s'ajoute une tristesse profonde,
00:08:15celle de voir de tels drames se répéter.
00:08:17Il y a trois ans, jour pour jour, Dominique Bernard était assassinée à Arras.
00:08:22Nous n'oublions pas non plus Samuel Paty, assassiné il y a six ans à Conflans-Saint-Honorin.
00:08:28Sans confondre des événements de nature différente, il nous rappelle une même exigence.
00:08:33Protéger notre école et ceux qui la font vivre.
00:08:35Aujourd'hui, c'est Aubagne, terre de Marcel Pagnol et de transmission, qui est meurtrie.
00:08:41Et cette inquiétude est partagée partout en France, jusque dans le Cher,
00:08:45où nos familles et nos personnels éducatifs attendent de la République qu'elle les protège.
00:08:49Notre jeunesse va mal, mal-être psychologique, isolement, harcèlement, exposition au contenu violent.
00:08:57Nous devons mieux repérer les signaux d'alerte, accompagner les familles
00:09:01et donner aux équipes éducatives les moyens d'agir avant qu'il ne soit trop tard.
00:09:05Monsieur le Premier ministre, quelles mesures concrètes le gouvernement tente-il prendre
00:09:09pour prévenir les violences chez les jeunes, mieux prendre en charge leurs souffrances psychiques
00:09:14et garantir la sécurité des enseignants et des élèves ?
00:09:17Êtes-vous prêt également à aller plus loin, notamment en réexaminant le rétablissement des peines planchers
00:09:22pour les auteurs de violences physiques contre les agents publics ?
00:09:25Je vous remercie.
00:09:27Merci beaucoup, Monsieur le député.
00:09:29La parole est à Monsieur Edouard Geffray, ministre de l'Education nationale.
00:09:37Merci Madame la Présidente, Monsieur le député.
00:09:41Merci d'abord d'avoir exprimé la souffrance de la nation aux côtés de l'équipe pédagogique
00:09:46qu'on a vu hier, l'équipe locative, avec le ministre d'Intérieur et le ministre délégué Sabouina Roubache.
00:09:51Évidemment, mes pensées vont d'abord vers le principal que j'ai pu rencontrer hier soir.
00:09:55à l'hôpital.
00:09:56L'équipe pédagogique, je l'ai dit,
00:09:59et de manière générale l'ensemble de la communauté éducative locale.
00:10:03Vous l'avez dit aussi,
00:10:04cet acte criminel a une résonance très particulière,
00:10:08puisque aujourd'hui même,
00:10:09nous commémorons l'assassinat de Dominique Bernard
00:10:12par un terroriste islamiste,
00:10:15et dans trois jours,
00:10:16nous commémorons l'assassinat de Samuel Paty en 2020
00:10:20par un terroriste islamiste.
00:10:23Les trois contextes sont différents,
00:10:25vous l'avez dit aussi,
00:10:26mais tous témoignent d'une même forme de banalisation
00:10:30du mal et de l'extrême violence,
00:10:32et derrière, d'un tabou qui a explosé,
00:10:34qui était celui de l'inviolabilité de la personne du professeur.
00:10:37Et donc la réponse,
00:10:40elle ne peut pas passer que par l'école,
00:10:41elle passe par l'école,
00:10:42avec notamment la sécurisation des abords ou des accès.
00:10:46On en parlait hier avec la présidente du conseil départemental.
00:10:50Elle passe évidemment par la prise en charge
00:10:52de la souffrance psychique de nos jeunes,
00:10:55et c'est pour ça que nous renforçons d'ailleurs
00:10:56la médecine scolaire,
00:10:59300 postes l'année dernière,
00:11:00300 postes cette année qui vous sont proposés.
00:11:03Elle passe aussi par la capacité
00:11:04à prendre très vite en charge des jeunes
00:11:06qui sont en situation de très grande détresse psychique.
00:11:09Et c'est ce que nous avons fait
00:11:10avec la mise de la santé,
00:11:11avec ce qu'on appelle une instruction coupe-fil,
00:11:13qui permet en fait directement
00:11:14qu'un personnel de santé des écoles
00:11:17envoie vers la médecine de ville
00:11:18ou la médecine hospitalière
00:11:20un élève qui est en situation de détresse psychique.
00:11:23Mais au-delà de ça,
00:11:25et de toutes les actions que nous pourrons mener,
00:11:27nous faisons face à un enjeu sociétal
00:11:30qui nous implique collectivement
00:11:31en tant que parents, en tant qu'amis,
00:11:33en tant que proches,
00:11:34pour faire comprendre à nos jeunes et à nos enfants
00:11:37que la violence, sous toutes ses formes
00:11:39à commencer par celle des mots,
00:11:40doit être évincée de l'espace public et privé.
00:11:42Je vous remercie.
00:11:43Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
00:11:46La parole est à présent
00:11:47Madame Marie Messmer
00:11:49pour le groupe La France Insoumise.
00:11:53Monsieur le Ministre,
00:11:55Parcoursup est un archaïsme des années Macron.
00:11:57Il est né avec lui et doit s'éteindre avec lui.
00:12:00Vous voulez l'apaisement du pays ?
00:12:02Arrêtez de mettre en concurrence des élèves
00:12:04de 14 à 18 ans pour déterminer les études
00:12:06et la vie qu'ils mèneront.
00:12:08Arrêtez de leur imposer un contrôle continu malsain
00:12:10qu'il émet sous pression 5 jours sur 7
00:12:13de 8h à 18h.
00:12:15A cause de la sélection et des rythmes scolaires,
00:12:17un lycéen sur 7 a déjà fait une tentative de suicide
00:12:20et presque 8 parents sur 10 se déclarent anxieux.
00:12:23Mais comment ne pas s'inquiéter pour nos enfants ?
00:12:25Pour vous, Parcoursup serait un simple outil
00:12:27qui suffirait d'ajuster.
00:12:29Parcoursup est une machine à tri social et raciste
00:12:32qui discrimine.
00:12:33Selon le nom que l'on porte,
00:12:34le lycée d'où l'on vient, on n'a pas les mêmes chances
00:12:36d'accéder aux études de son choix.
00:12:38Comment croire en la promesse républicaine
00:12:40d'égalité des chances ?
00:12:42Bien sûr qu'on peut supprimer Parcoursup,
00:12:44ça ne veut pas dire le néant.
00:12:45On peut garder une plateforme de centralisation des candidatures
00:12:47où les formations disponibles sont lisibles
00:12:49et surtout créer 250 000 places dans les universités
00:12:52pour tous ceux qu'on laisse aujourd'hui sur le carreau.
00:12:55Les pancartes des lycéens demandent.
00:12:58Abroger Parcoursup, ça veut dire qu'on ne sélectionne plus.
00:13:00Qu'un jeune de 18 ans ne sera pas obligé
00:13:02d'aller à l'autre bout du pays,
00:13:03faute d'une place près de chez lui.
00:13:05Qu'en première, même avec 12 de moyenne,
00:13:07les lycéens ne seront pas obligés de redoubler
00:13:09pour espérer accéder à la filière qui les intéresse.
00:13:12Supprimer la sélection, c'est considérer le savoir
00:13:14comme une ressource universelle qui se partage.
00:13:17C'est comprendre que la démocratie a besoin d'un peuple éduqué
00:13:19et émancipé.
00:13:20C'est former massivement les professionnels
00:13:23pour répondre aux grands enjeux écologiques,
00:13:25économiques et démocratiques face à nous.
00:13:27Monsieur le ministre, plus personne ne défend Parcoursup,
00:13:30pas même vos propres députés.
00:13:31Vous êtes seul.
00:13:32Votre politique n'est plus protégée que par les matraques,
00:13:34les LBD, les gardes à vue abusives
00:13:36et la peur que vous cherchez à instiller dans le pays.
00:13:39Tous ceux qui ont des enfants concernés,
00:13:41tous ceux que votre système violent,
00:13:43les pompiers, les blouses blanches,
00:13:44les facteurs, les enseignants,
00:13:46rejoignent les lycéens et les étudiants.
00:13:48Et le 17 octobre, vous en aurez la démonstration
00:13:50et le peuple aura à ses côtés la France insoumise.
00:13:54Merci madame la députée.
00:13:56La parole est à monsieur Philippe Baptiste,
00:13:59ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche.
00:14:03Merci madame la présidente.
00:14:05Merci.
00:14:06Madame la députée Marie Messner,
00:14:09merci beaucoup pour cette question.
00:14:11Je voudrais rétablir quelques faits.
00:14:13S'il vous plaît, s'il vous plaît.
00:14:14Vous dites que Parcoursup, aujourd'hui, effectue un tri social.
00:14:19C'est totalement faux.
00:14:23Ce sont, depuis la création de Parcoursup,
00:14:26150 000 jeunes boursiers
00:14:28qui ont eu le vœu de leur choix
00:14:32alors qu'ils ne l'auraient pas eu autrement.
00:14:34Cette priorité aux boursiers n'existait pas préalablement.
00:14:38Avant Parcoursup, à la même époque,
00:14:41il y avait à peu près 5 000 étudiants,
00:14:43ou plutôt bacheliers, qui n'avaient pas de place.
00:14:46Nous en avions l'an dernier 34.
00:14:50Excusez-moi, vos chiffres sont totalement faux.
00:14:52C'est une mauvaise foi complète.
00:14:55Les étudiants qui ont voulu poursuivre leurs études
00:14:58et qui n'ont pas eu de place en commission d'accès à l'enseignement supérieur,
00:15:03c'était l'an dernier 34 personnes.
00:15:06Donc il faut arrêter de raconter, pardon, excusez-moi, des contre-vérités.
00:15:11Je veux dire, Parcoursup, c'est le contraire du tri social.
00:15:13Il n'y a jamais eu autant de bacheliers d'Ile-de-France qui, aujourd'hui, étudient au centre de
00:15:21Paris.
00:15:22Tout cela...
00:15:23Mais comment ça, c'est pas vrai, monsieur le député ?
00:15:25Excusez-moi, c'est la vérité la plus stricte.
00:15:27Donc, je pense que...
00:15:28Allez, s'il vous plaît.
00:15:29Pardon.
00:15:30Monsieur, dame, s'il vous plaît.
00:15:31Voilà.
00:15:32Merci beaucoup.
00:15:35Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:15:38Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.
00:15:41La parole est à madame Priska Thévenot pour le groupe Ensemble pour la République.
00:15:46Merci, madame la présidente, madame la ministre de la Santé.
00:15:50Octobre rose, nous y voilà.
00:15:52Derrière ce ruban rose, il y a des femmes.
00:15:54Des diagnostics qui tombent comme des coups près, des parcours longs et épuisants.
00:15:59Depuis plusieurs années, nous avons collectivement permis des avancées.
00:16:02Le droit à l'oubli en 2016, renforcé en 2022.
00:16:05Une stratégie destinale contre les cancers en 2021.
00:16:09Mais certaines avancées, elles, restent dans les tiroirs.
00:16:12Pas celles de l'Assemblée nationale, pas les tiroirs du Parlement, mais bien ceux du gouvernement.
00:16:18Le 5 février 2025, le Parlement a voté à l'unanimité une loi pour rembourser enfin les prothèses,
00:16:23la reconstruction et les soins de support.
00:16:26Deux ans plus tard, les textes sur les soins de support se font toujours attendre.
00:16:30Les patients de paix, le gouvernement s'excuse.
00:16:33Ces soins ne sont pas des coquetteries.
00:16:35Ce sont des accompagnements essentiels pour traverser la maladie.
00:16:38On parle souvent du bruit de l'Assemblée nationale, mais quand elle vote,
00:16:41ces actions ne sont pas suivies des faits.
00:16:43Le Parlement a donc pris ses responsabilités au gouvernement maintenant de prendre les siennes.
00:16:48Par ailleurs, le dépistage.
00:16:50Aujourd'hui, il est pris en charge de 50 à 74 ans.
00:16:53Or, 20% des cancers se déclarent avant 50 ans.
00:16:57D'autres pays dépistent déjà, dès 40 ans.
00:17:00Pendant ce temps-là, la France, elle, elle attend un rapport.
00:17:04Assez des rapports.
00:17:05Les malades témoignent chaque jour de l'urgence à agir.
00:17:08Cette urgence à agir, certains, d'ailleurs, s'en servent ici pour faire le buzz.
00:17:13Sous couvert de santé publique, Mathilde Panot n'a pas attendu une minute pour caser le mot « Israël »
00:17:18et déverser sa haine.
00:17:19Avec la France insoumise, quelle que soit la question posée, la réponse est toujours la même.
00:17:25Sujet, verbe, Israël.
00:17:28Alors, face à cela, nous voulons agir.
00:17:32Agir pour toutes ces femmes, sans instrumentalisation, mais avec détermination.
00:17:36Alors, madame la ministre, à quand ces décrets et quand le dépistage pour les plus de 40 ans ?
00:17:42Merci beaucoup, madame la députée.
00:17:44La parole est à madame Stéphanie Reis, ministre de la Santé.
00:17:48Merci, madame la présidente.
00:17:49Madame la députée Priska Thévenot.
00:17:53Je recommence une réponse sur le cancer du sein en d'abord pensant aux femmes qui luttent,
00:17:58aujourd'hui ou hier, contre ce cancer qui touche un grand nombre des femmes
00:18:03et pour lesquelles je crois que cette lutte doit nous rassembler plutôt que d'en faire de la politique politicienne.
00:18:10Comme j'ai pu le dire tout à l'heure, la loi du 19 février 2025,
00:18:16quasiment l'ensemble des décrets sont sortis,
00:18:18c'est-à-dire les prothèses capillaires 100% effectives,
00:18:22le parcours global du cancer élargi, l'activité physique adaptée et d'autres.
00:18:27Il reste effectivement des décrets.
00:18:30Mais là, comme sur le sujet que parfois monte, nous devons d'une part comprendre pourquoi ces décrets mettent du
00:18:37temps à sortir.
00:18:38Je comprends votre question.
00:18:39J'étais parlementaire et je rallais beaucoup sur la sortie des décrets.
00:18:42Il reste effectivement trois décrets.
00:18:45La prise en charge des soutiens-gorges adaptés,
00:18:48des produits de dermo-cosmétiques à prendre en charge, à rembourser,
00:18:53les tatouages de reconstruction aériolaire qui ne sont pas faits par des professionnels de santé,
00:18:58qui ne sont aujourd'hui pas encore remboursés, que dans la loi vous proposez de rembourser.
00:19:02Comment ça se passe ?
00:19:03Nous avons concerté, nous continuons les concertations en ce moment même,
00:19:07notamment avec les associations que je tiens à saluer.
00:19:10Ce travail, il nous permet de pouvoir, dans les suites, dire qu'est-ce que l'on doit rembourser.
00:19:16Il n'est pas possible de rembourser n'importe quoi.
00:19:19L'assurance maladie ne peut pas rembourser des crèmes qui seraient avec des produits toxiques, par exemple.
00:19:24Donc nous travaillons à sortir ces décrets qui vont sortir, encore une fois, je le dis,
00:19:29je l'espère, d'ici la fin de l'année.
00:19:31Les travaux sont en cours.
00:19:33La Haute Autorité de Santé devra se prononcer sur ce que nous proposons de prendre en charge.
00:19:39L'engagement, je l'ai pris.
00:19:40Nous l'avons pris.
00:19:42Ces décrets vont sortir.
00:19:43Le travail continue.
00:19:44Au-delà, je ne peux pas aller plus vite que de faire les choses correctement.
00:19:50Merci beaucoup, madame la ministre.
00:19:54La parole est à présent à monsieur Stevie Gustave pour le groupe écologiste et social.
00:19:59Monsieur le ministre, nous aussi, on fait partie de la France.
00:20:04Ces mots d'une lycéenne de Guyane disent notre échec.
00:20:07A Mayotte, le lycée du Nord accueille 2300 élèves.
00:20:10Il a été conçu pour 900.
00:20:12La mobilisation a commencé le 31 août.
00:20:15A Cayenne, les lycéens faisaient connaître leurs demandes dès le 7 septembre.
00:20:19Avant Créteil, ils avaient déjà donné l'alerte.
00:20:22Des conditions indignes et si peu d'attention nationale.
00:20:25Faut-il que la crise éclate dans l'Hexagone pour que la souffrance des Outre-mer devienne visible ?
00:20:29Dans les lycées de Cayenne, des sanitaires insalubles, des cantines trop chères.
00:20:33Un bâtiment dont la sécurité inquiète les élèves.
00:20:35Dans les communes du fleuve, certains dépendent de la pirogue pour rejoindre l'école.
00:20:41En Martinique, des enseignants absents des journées trop longues.
00:20:43En Guadeloupe, des salles trop chaudes, mal ventilées.
00:20:46Voilà la triple peine.
00:20:48Grandir dans les inégalités, étudier dans des conditions qui les aggravent.
00:20:52Et parfois, comme en Polynésie, quitter son île et sa famille pour poursuivre ses études.
00:20:56Cette jeunesse doit être entendue et toujours protégée.
00:21:00Au Moule, en Guadeloupe, les images d'une interpellation suscitent l'indignation.
00:21:04Face à des mineurs, des adultes entraînés et équipés doivent maîtriser leurs gestes.
00:21:08La force impose la retenue.
00:21:11Il faut établir les faits et les responsabilités.
00:21:13Je condamne fermement les violences et les dégradations.
00:21:16Mais leur colère face à ces conditions d'étude est légitime.
00:21:19Ce sont des enfants, nos enfants, les enfants de la République.
00:21:23Quand ils réclament un professeur, un repas, de l'eau potable, des toilettes propres.
00:21:27C'est la France qui doit rendre des comptes.
00:21:29Monsieur le ministre, quel plan de rattrapage allez-vous financer pour l'éducation dans les Outre-mer ?
00:21:33Quel crédit ? Quel délai ?
00:21:35Ces jeunes n'ont pas à prouver qu'ils font partie de notre pays.
00:21:39A notre gouvernement de leur prouver que l'égalité n'est pas qu'un mot.
00:21:42Je vous remercie.
00:21:44Merci Monsieur le député.
00:21:45La parole est à Monsieur Edouard Geffrey, ministre de l'Education nationale.
00:21:50Merci Madame la Présidente.
00:21:51Monsieur le député, merci de vous faire la voix de ces élèves des collectivités d'Outre-mer
00:21:56qui effectivement méritent autant d'attention que tous les autres élèves qui sont tous enfants de France.
00:22:01Ça c'est la première chose et c'est un premier point non négociable.
00:22:05Quand on regarde la situation très précise et notamment la plateforme que nous avons ouverte
00:22:10sur laquelle les contributions vous savez peuvent revenir,
00:22:13d'abord nos élèves des Outre-mer se sont emparés de cette plateforme.
00:22:16On a eu 1 356 contributions par exemple pour la réunion
00:22:19et entre 200 et 250 pour la Guyane, la Martinique et le Valoup pour chacune.
00:22:23Dont de nombreuses contributions qui sont collectives et qui sont émises par les conseils de vie lycéenne.
00:22:28à peu près un quart sont collectives et les trois quarts sont individuels.
00:22:31Qu'est-ce qu'elles nous disent ?
00:22:32À l'exception de la réunion et de manière différente de la moyenne nationale,
00:22:37c'est le sujet de la vétusté du bâti qui revient en premier dans chacune de ces collectivités.
00:22:42Et c'est très clair.
00:22:44C'est 58% des contributions en Martinique, en Guadeloupe c'est 50% et en Guyane c'est 53%.
00:22:53Vous savez qu'il y a deux situations.
00:22:55La première situation c'est que les collectivités régionales sont compétentes
00:22:58et le Premier ministre a réuni la semaine dernière tous les présidents de conseils régionaux
00:23:02pour précisément examiner la marche à suivre, prioriser et en tirer les conséquences
00:23:07dans le projet de finance qui va être examiné.
00:23:08La deuxième hypothèse c'est celle dans laquelle l'Etat est lui-même compétent pour le bâti.
00:23:12Je pense notamment à Mayotte.
00:23:13Je suis avec moi-même inauguré l'internet de Kauini récemment.
00:23:16Nous aurons le plus gros lycée des métiers qui va ouvrir en mars 2027 donc qui est vraiment au cours
00:23:21de livraison.
00:23:22Et nous avons derrière toute une série de lycées et de collèges d'ailleurs qui vont être livrés au cours
00:23:26des trois prochaines années.
00:23:27Donc non seulement nous n'allons pas abandonner ces enfants de France pas plus que les autres,
00:23:31mais le plan d'investissement pour Mayotte sous la responsabilité d'Etat est très clair
00:23:34et dans notre carol et des collectivités mais avec le soutien de l'Etat.
00:23:37Je vous remercie.
00:23:38Merci beaucoup Monsieur le Ministre.
00:23:40Monsieur le député.
00:23:41Monsieur le Ministre, loin des yeux ne doivent jamais vouloir dire loin du coeur de la République.
00:23:45Dans l'Hexagone comme dans les Outre-mer, les jeunes demandent la même chose.
00:23:49Nos territoires d'Outre-mer ne sont pas seulement des destinations de vacances.
00:23:52Nos élèves méritent d'autant attention que les paysages qui attirent les touristes.
00:23:55La promesse républicaine doit se tenir partout.
00:23:58Pas demain.
00:23:59Maintenant.
00:23:59Je vous remercie Monsieur le Ministre.
00:24:00Merci beaucoup Monsieur le député.
00:24:02La parole est à présent à Monsieur Marc Pena pour le groupe socialiste.
00:24:10Merci Madame la Présidente.
00:24:12Ma question s'adresse au Ministre de l'Intérieur.
00:24:16Avant toute chose, j'ai une pensée émue pour le principal et la professeure du Collège Lacanale à Aubagne.
00:24:23Mes collègues blessés par balle hier ainsi que pour l'ensemble de la communauté éducative profondément éprouvée par ce drame
00:24:33dont le parquet antiterroriste s'est saisi.
00:24:37Rien ne saurait justifier une telle violence dans notre état de droit.
00:24:42Et c'est justement mon propos.
00:24:44Monsieur le Ministre, la semaine dernière en commission des lois, vous avez botté en touche sur les conditions de garde
00:24:52à vue des jeunes interpellés.
00:24:53Vous m'avez renvoyé sur le terrain.
00:24:55Je vous ai pris au mot.
00:24:57Je me suis rendu au commissariat d'Aix-en-Provence où les interpellations souvent injustifiées sont nombreuses.
00:25:03Ce que j'y ai constaté et les témoignages que j'y recueillis sont gravissimes.
00:25:09Droits réinterprétés par la police, conditions de garde à vue indignes et des jeunes confrontés à des pratiques qui heurtent
00:25:17les principes fondamentaux de notre République.
00:25:21Preuve en est, les onze jeunes interpellés hier ont tous été remis en liberté depuis, faute de motifs suffisants justifiant
00:25:32leur arrestation.
00:25:33Ne serait-ce pas la police qui devient un problème pour la justice ?
00:25:38Ce qui se joue à Aix est symptomatique d'une situation nationale où la jeunesse qui exprime ses inquiétudes se
00:25:50heurte à une répression d'ampleur alarmante.
00:25:54Vous invoquez sans cesse l'ordre républicain, mais quelle république prétend-on défendre ?
00:26:02Celle qui réprime ou celle qui émancipe ?
00:26:06Monsieur le ministre, au nom de quel ordre républicain peut-on tolérer que les droits de nos enfants citoyens soient
00:26:15bafoués là où l'Etat devrait précisément les garantir ?
00:26:19Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:26:27Merci beaucoup madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
00:26:30Monsieur le député Marc Pena, effectivement aux commissions, je vous ai renvoyé sur le terrain parce que je sais que
00:26:36beaucoup de parlementaires visitent les commissariats.
00:26:39Ils n'ont pas le droit de prendre contact avec les gardés à vue, mais ils peuvent s'assurer des
00:26:42conditions dans lesquelles sont exercées ces gardes à vue.
00:26:45C'est ce qui est fait. Je vous rappelle que l'ensemble des interpellations qui sont réalisées, quand les manifestations
00:26:50se déroulent de manière pacifique, il n'y a pas d'intervention de police.
00:26:53Il faut le marteler, il faut le rappeler, il n'y a pas d'intervention de police.
00:26:58Quand il y a des violences, quand il y a des exactions, quand il y a des professeurs qui sont
00:27:02pris à partie, quand il y a des intrusions violentes dans les lycées,
00:27:05alors oui il y a des interpellations, oui il y a des gardés à vue, oui parfois ces gardés à
00:27:09vue ne sont pas suivis de poursuite.
00:27:12Effectivement, sur l'infraction d'associations, de groupements constitués en vue de commettre des violences, c'est parfois compliqué d
00:27:18'établir la réalité de la commission d'une infraction.
00:27:21Pour autant, est-ce que cela doit excuser ces violences ? Certainement pas, certainement pas.
00:27:27Le problème de la justice, ce n'est pas la police et le problème de la police, ce n'est
00:27:31pas la justice.
00:27:33Dans la bouche d'un député socialiste, je ne peux pas entendre ce genre de critiques, ça n'est pas
00:27:38acceptable.
00:27:38L'ordre républicain, c'est quand on interpelle des délinquants et des casseurs.
00:27:42Voilà monsieur le député, c'est rien d'autre et c'est ce que nous faisons tous les jours.
00:27:48Merci beaucoup, monsieur le ministre. Vous n'avez plus de temps, monsieur le député.
00:27:51Non, vous n'aviez plus de temps.
00:27:54La parole est à présent à madame Valérie Létard pour le groupe Liotte.
00:28:05Merci madame la présidente.
00:28:07Avant de commencer mon propos, je ne peux pas ne pas émettre un message de solidarité, celui de mon groupe
00:28:12aussi, envers les femmes trop nombreuses qui ont souffert ou souffrent encore d'un cancer du sein.
00:28:18Ma question s'adresse à monsieur le ministre du logement.
00:28:22Monsieur le ministre, comme vous le savez, depuis 2017, l'Etat aux côtés des collectivités et des bailleurs sociaux porte
00:28:28un engagement exceptionnel et tellement essentiel pour le renouveau du bassin minier,
00:28:33qui porte un acronyme triste, mais en tout cas pas à la hauteur des ambitions, qui s'appelle ERBM.
00:28:39Le bassin minier, ce sont d'abord des territoires marqués par le travail des hommes du Nord et du Pas
00:28:44-de-Calais qui n'ont ni compté leur temps ni ménagé leur santé pour permettre à la France d'accéder
00:28:49à une énergie qui, à l'époque, était indispensable à son développement.
00:28:53Dans ce territoire atypique, les cités minières étaient jusqu'au lancement de ce programme très dégradé pour ne pas dire
00:29:00indigne et oublier de nos politiques publiques telles que l'ANRU2.
00:29:03Pour y remédier, c'est le Premier ministre Bernard Cazeneuve qui a lancé l'idée d'un ERBM, tandis que
00:29:09le président Macron l'a concrétisé et l'a mis en oeuvre avec les gouvernements successifs pour transformer concrètement le
00:29:16quotidien des habitants.
00:29:17Ce sont d'ores et déjà plus de 18.000 logements très énergivores qui ont été rénovés et des espaces
00:29:23publics qui ont été réaménagés.
00:29:25Mais, Monsieur le ministre, il reste pour autant une dernière marche, une dernière étape pour réaliser l'objectif des 23
00:29:31.000 logements réhabilités fixés dans le contrat qui lie l'Etat et ce territoire jusqu'à fin 2027.
00:29:37Ma question est dès lors très simple, Monsieur le ministre. Pouvez-vous confirmer à la représentation nationale que le budget
00:29:45pour 2027 prévoira bien en autorisation d'engagement les 12 millions d'euros de crédit logement palulose
00:29:52et les 21 millions de crédits d'aménagement pour que l'Etat tienne sa parole jusqu'au bout ?
00:29:57En attendant, un indispensable en rue 3 intégrant enfin les cités minières sur lequel nous devrions débattre si le calendrier
00:30:06législatif, Monsieur le ministre du projet de loi logement, nous est confirmé pour novembre.
00:30:11Je vous remercie.
00:30:13Merci beaucoup, Madame la députée. La parole est à Monsieur Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement.
00:30:20Merci, Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la ministre, chère Valérie Létard, j'en profite pour vous
00:30:25souhaiter un bel anniversaire.
00:30:27Vous l'avez rappelé, l'engagement pour le renouveau du bassin minier est une promesse envers ses habitants qui ont
00:30:33donné leur sueur et leur sang pour que la France ait son énergie.
00:30:36Une promesse tenue dans la durée et que vous portez depuis très longtemps en tant qu'élu local, mais aussi
00:30:42dans les fonctions de ministre que vous avez occupées avant moi.
00:30:45Des engagements qui ont été tenus, vous le disiez, l'Etat avait promis 100 millions d'euros sur 10 ans
00:30:50pour la rénovation thermique.
00:30:51A fin 2026, nous aurons investi 133 millions pour le territoire.
00:30:56Nous avons donc largement dépassé l'objectif initial, puisque au lieu de rénover 23 000 logements, nous en rénoverons 31
00:31:02000.
00:31:02C'est un juste retour des choses envers ces familles dont vous avez rappelé l'engagement pour notre patrie.
00:31:07Par ailleurs, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit bien 20 millions d'euros supplémentaires pour achever le
00:31:14programme.
00:31:15Et vous m'interrogez également sur les crédits d'aménagement des espaces publics qui relèvent, eux, d'un autre programme
00:31:19budgétaire.
00:31:20Et je parle sous le contrôle de ma collègue Françoise Gattel.
00:31:23Nous avons bel et bien prévu de financer les 21 millions d'euros restants dans le PLF 27, sous réserve,
00:31:29évidemment, de son adoption par le Parlement.
00:31:32Quant à l'avenir du renouvellement urbain et à la place des cités minières, c'est un débat que nous
00:31:37aurons à l'Assemblée nationale au plus tard, en novembre,
00:31:41lors de l'examen du projet de loi relance logement et décentralisation.
00:31:44Et je sais, Madame la Ministre, que vous serez particulièrement exigeante pour pousser ces combats et cette cause qui vous
00:31:50tient à cœur.
00:31:51Comptez sur moi pour être à votre écoute et travailler ensemble à faire en sorte que la promesse républicaine soit
00:31:56tenue partout sur le territoire et particulièrement sur le bassin minier.
00:31:59Merci.
00:31:59Merci beaucoup, Monsieur le Ministre. La parole est à présent à Monsieur Thierry Tesson pour le Rassemblement national.
00:32:08Merci, Madame la Présidente.
00:32:10Ma question s'adresse au ministre de l'Éducation nationale.
00:32:14Monsieur le Ministre, hier, dans un établissement d'Aubagne, dans la circonscription de ma collègue Joël Melun, à laquelle je
00:32:21m'associe pour cette question,
00:32:22un élève de troisième a tiré avec une arme à feu sur des personnels, blessant le principal et une enseignante.
00:32:30Nous atteignons avec ce drame le point haut, on espère qu'il ne se reproduira pas,
00:32:36de plusieurs semaines de violence comme jamais le système scolaire français n'en a connu.
00:32:41Menaces de mort, agressions, établissements incendiés ou saccagés, plus d'une centaine de personnels blessés.
00:32:50Le bilan humain et matériel s'avère extrêmement lourd.
00:32:55Depuis le début de cette séquence, que faites-vous pour prévenir ces agressions ?
00:33:02Quelles mesures avez-vous prises pour protéger les proviseurs, les enseignants, l'ensemble des personnels ?
00:33:10Vous intervenez toujours après les faits, vous les commentez, vous vous déplacez dans les établissements.
00:33:16Mais ce qu'attendent les équipes éducatives, c'est de venir au travail sans la peur au ventre.
00:33:22Au-delà, tout démontre que l'impunité nourrit cette violence désinhibée.
00:33:29Où sont les sanctions contre les agresseurs, contre les auteurs des dégradations ?
00:33:34Monsieur le ministre, quand allez-vous exiger la réunion des conseils de discipline
00:33:40pour que les élèves, auteurs de ces actes inacceptables, soient définitivement exclus dans leurs établissements ?
00:33:50Enfin, allez-vous publier le bilan de ces conseils ?
00:33:57Combien de protections fonctionnelles auront été accordées au personnel depuis le début de ces événements ?
00:34:03La France attend du concret.
00:34:05Elle n'attend pas des concertations dont la finalité est d'abord de gagner du temps jusqu'au congé d
00:34:11'octobre,
00:34:11qui, espérons-le, interromperont cette épouvantable séquence.
00:34:16Merci, monsieur le député.
00:34:17La parole est à monsieur Édouard Gertrain, ministre de l'Éducation nationale.
00:34:25Merci, madame la présidente.
00:34:26Monsieur le député, vous faites le lien entre des événements qui témoignent tous d'une violence débridée,
00:34:33mais qui ne sont pas directement liés les uns aux autres.
00:34:36L'auteur criminel de l'acte qui s'est passé hier est distinct du contexte lycéen,
00:34:43mais il y a effectivement une violence débrée dans notre société qui se tourne,
00:34:47notamment contre l'institution scolaire.
00:34:49Et depuis le début du mouvement lycéen,
00:34:53il y a certains éléments qui ont perverti ce mouvement, très clairement,
00:34:57avec comme objectif de s'en prendre aux proviseurs, aux professeurs, au personnel et à l'institution.
00:35:05Nous avons eu 147 blessés depuis le début du mouvement,
00:35:08ce qui est inédit dans l'histoire de l'éducation nationale.
00:35:11Inédit.
00:35:12Et il y a plusieurs, évidemment, millions d'euros de dégâts qui ont été causés sur nos bâtis.
00:35:19Alors, par rapport à ça, il y a deux types de réponses.
00:35:22Il y a une première réponse, bien sûr, qui relève du ministre de l'Intérieur
00:35:24et qui consiste, comme il a dit, à intervenir à partir du moment où il y a des réactions ou
00:35:27des comportements violents.
00:35:30Il y a une deuxième réponse, qui est la réponse interne de l'institution,
00:35:33et là-dessus, c'est très clair, tout élève qui s'est rendu coupable de destruction
00:35:37ou d'atteinte aux biens et aux personnes connaîtra d'un conseil de discipline
00:35:43et tous ceux qui s'en sont pris au personnel, physiquement au personnel,
00:35:48seront par construction, en tout cas très probablement,
00:35:50je ne vais pas préempter l'édition des conseils de discipline,
00:35:52mais très probablement exclus.
00:35:56Ceci, ceci, ceci n'empêche pas que, par ailleurs, pour ceux des lycéens
00:36:03qui s'expriment dans un cadre légal, comme le droit de manifester,
00:36:07nous puissions effectivement collecter leurs paroles.
00:36:09À l'heure où je vous parle, il y a effectivement 88 000 lycéens ou groupes de lycéens
00:36:13qui ont effectivement participé à une plateforme démocratique.
00:36:15Et je crois que nous avons arrêté les deux visages de la contestation.
00:36:17Une petite minorité ultra-violente a la violence débridée et banalisée
00:36:22qu'il faut évidemment sanctionner et dont derrière, il faut s'interroger sur,
00:36:27j'allais dire, le profil et une réponse démocratique.
00:36:29Je vous remercie.
00:36:30Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:36:32La parole est à présent à madame Anne Steinbach-Terre-Noir
00:36:36pour le couple à France insoumise.
00:36:40Merci, madame la présidente.
00:36:41Vous êtes des pyromanes.
00:36:43Le 3 août dernier, la Gironde brûlait.
00:36:46Les flammes dévoraient la terre trop sèche,
00:36:48les arbres, les animaux, les maisons, un cauchemar.
00:36:51Pour la première fois de notre histoire,
00:36:53des milliers de réfugiés climatiques étaient sur les routes.
00:36:56Et dans son bureau climatisé,
00:36:58la préfète signait l'autorisation de pure salmone.
00:37:01Contre l'avis des scientifiques,
00:37:03de 97% des répondants à l'enquête publique,
00:37:05vous avez dit oui à la plus grande ferme usine terrestre à Saumon au monde.
00:37:10Oui à des millions de poissons migrateurs
00:37:12entassés les uns sur les autres dans des méga-bassins
00:37:14qu'il faudra maintenir à 15 degrés quand il fait plus de 40 dehors.
00:37:17Oui au rejet polluant dans l'estuaire de la Gironde.
00:37:19Oui au pompage de trois piscines olympiques par jour.
00:37:23Vous êtes des pyromanes.
00:37:25Le 2 octobre, des températures records étaient enregistrées aux quatre coins du pays.
00:37:30On annonçait 66% de nos nappes phréatiques dans une situation très préoccupante
00:37:34et Météo France parlait de sécheresse historique.
00:37:36Et ce jour-là, Madame la Ministre, vous signez en catimini une dérogation
00:37:41pour la méga-bassine interdite à Sainte-Sauline.
00:37:43Contre l'avis des scientifiques du Conseil national de protection de la nature.
00:37:47Sans débat public, vous avez dit oui au pompage de 630 000 m3 d'eau dans nos nappes phréatiques.
00:37:53En mars 2023, 30 000 manifestants ont vécu l'enfer d'une répression sanglante
00:37:58pour empêcher cette folie.
00:38:00Et la justice leur a donné raison, mais vous, vous leur crachez à la figure.
00:38:04Vous aviez démissionné, Madame la Ministre de la Transition écocidaire.
00:38:08Et puis vous êtes resté.
00:38:10Car le Président vous a donné des garanties.
00:38:12Mais lesquelles exactement ?
00:38:13Celles de tout détruire avant de partir ?
00:38:16Vous êtes des pyromanes.
00:38:17En 2027, nous ferons la planification écologique.
00:38:21Nous mettrons toute notre énergie à réparer votre saccage méticuleux du vivant.
00:38:25Et en attendant, vous nous trouverez vendredi à Sainte-Sauline et Agnord,
00:38:28dimanche au Verdon sur mer et partout, toujours,
00:38:31aux côtés de ceux qui refusent de vous laisser faire.
00:38:34Aujourd'hui comme hier, Nobassaran.
00:38:38Merci Madame la députée.
00:38:41La parole est à Madame Monique Barbu, ministre de la Transition écologique.
00:38:51Merci pour l'ensemble de ces questions, toujours portées sur un ton extrêmement aimable.
00:38:59Sur Sainte-Sauline, je voudrais simplement dire que nous n'avons pas signé une autorisation qui permet de valider le
00:39:13projet.
00:39:13Nous avons juste signé une autorisation qui porte sur la biodiversité.
00:39:18On avait une obligation de répondre dans les 45 jours.
00:39:23Et donc nous avons formulé un avis sur la protection uniquement de l'outard de Canepierre,
00:39:32qui est une espèce protégée.
00:39:34On a dit aussi, et de façon très claire, qu'il n'y aurait pas de remplissage de ce captage
00:39:45tant que la nappe ne sera pas remplie en totalité.
00:39:49Nous avons donc simplement répondu aux injonctions de la justice sur un certain nombre de points,
00:39:56sans donner un avis définitif sur Sainte-Sauline.
00:40:01La préfète prendra une décision après la consultation qui doit se tenir.
00:40:07Quant à la ferme sur les saumons, mon avis personnel, vous le connaissez, je l'ai donné, je le répète,
00:40:14c'est une décision locale qui a été prise.
00:40:18Je respecte le fonctionnement des institutions, de ce gouvernement et de cet État.
00:40:37La vérité, c'est que votre gouvernement sacrifie toujours la biodiversité au profit d'un modèle agro-industriel intenable.
00:40:44Merci, madame la députée.
00:40:45Madame la ministre, non ?
00:40:47Donc la parole est à présent à monsieur Romain Daubier pour le groupe démocrate.
00:40:54Merci, madame la présidente.
00:40:56Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'Economie.
00:40:59Monsieur le ministre, le mondial automobile vient d'ouvrir ses portes.
00:41:03Pour les Français, la voiture est souvent un rêve.
00:41:06La première voiture, les départs en vacances, c'est aussi souvent le seul moyen de transport,
00:41:11comme dans l'Ain, et comme bon nombre de zones rurales ou périurbaines.
00:41:16Derrière les nouveaux modèles exposés, nous avons en France 4 000 entreprises
00:41:19et 300 000 salariés.
00:41:22Cette industrie est confrontée à une transformation historique avec l'arrivée de l'électrique.
00:41:27La Chine innove et subventionne massivement ses constructeurs pour conquérir nos marchés.
00:41:33En deux ans, les constructeurs chinois sont passés de 2% de part de marché à plus de 26%
00:41:39sur le marché européen.
00:41:41Les États-Unis dressent des barrières douanières.
00:41:44L'Inde impose des droits de douane ou la Chine des co-entreprises.
00:41:47Dans cette compétition mondiale, ce sont nos usines, nos emplois, nos savoir-faire qui sont en jeu.
00:41:54Face à cela, évitons les deux erreurs, le repli et la naïveté.
00:41:58Notre ligne est simple, une Europe ouverte, mais pas offerte.
00:42:03Ouverte aux investissements, à la production, à l'emploi, mais exigeante sur le respect des règles et de réciprocité.
00:42:11C'est l'ambition du projet de règlement européen sur l'accélération industrielle, faire de l'Europe une terre productive.
00:42:18L'Europe peut faire respecter ses intérêts, non pas en taxant uniquement la frontière,
00:42:22et donc faire payer plus cher le consommateur et compter ses chômeurs.
00:42:26Mais on attend une part significative de production locale de 70 à 75% pour pouvoir faire appel au soutien
00:42:34public.
00:42:34Monsieur le ministre, la France défend-elle cette ambition ?
00:42:37Le gouvernement se battra-t-il pour nos voitures, soit produites en France et en Europe, à Bruxelles et ici,
00:42:43lors de nos débats budgétaires ?
00:42:44Je vous remercie.
00:42:45Merci, monsieur le député. La parole est à monsieur Roland Lescure, ministre de l'Economie et des Finances.
00:42:50Merci, merci, madame la présidente, mesdames, messieurs les députés, monsieur le député Romain Daubier.
00:42:54Vous l'avez dit, la voiture, c'est un rêve.
00:42:56Et ce rêve, il est en train de devenir un véritable rêve électrique et un rêve national.
00:43:01Je ne sais pas si vous êtes déjà allé au Mondial de l'Automobiliste.
00:43:03Je vous engage, en tout cas, à vous y rendre cette semaine.
00:43:05J'engage tous les membres de ces bancs à s'y rendre.
00:43:08Je sais que le président de la Commission des Affaires économiques a prévu une délégation.
00:43:11C'est absolument exceptionnel.
00:43:13On a des véhicules fantastiques qui font rêver, qui sont pour la plupart électriques.
00:43:18Des véhicules chinois qui sont présents, mais des marques françaises qui sont présentes en force.
00:43:22Des voitures d'hier qui revivent de leur belle vie, si je puis dire.
00:43:26La 2 chevaux, la Renault 5, la DS.
00:43:28Et franchement, il y a de quoi être fier.
00:43:30Et pour continuer à être fier, vous avez raison.
00:43:33Il faut que ces véhicules qui sont de plus en plus vendus en France,
00:43:3640% de véhicules vendus en France qui sont électriques au mois de septembre,
00:43:40il faut qu'ils soient produits en France, il faut qu'ils soient produits en Europe.
00:43:42Et pour ça, il faut qu'on se batte au niveau européen.
00:43:45Je rappelle quand même qu'en France, on a fait beaucoup,
00:43:46que les parts de marché des véhicules chinois que vous mentionnez aujourd'hui,
00:43:49elles sont bien inférieures en France.
00:43:51Pourquoi ?
00:43:51Parce qu'on a fait un bonus d'achat pour les véhicules électriques
00:43:55qui sont réservés aux véhicules faits en Europe.
00:43:58Et c'est grâce à vous, en tout cas c'est grâce à celles et ceux
00:44:00qui ont voté ces mesures dans les majorités précédentes.
00:44:03On peut en être fier.
00:44:04Il faut continuer, il faut continuer le combat au niveau européen.
00:44:07Vous le savez, le président de la République est dans les dernières minutes
00:44:11d'une négociation avec le chancelier allemand pour faire avancer un accord
00:44:14sur l'évolution des contraintes et des critères qui vont nous permettre
00:44:19à la fois de continuer à électrifier nos flottes et d'acheter européens.
00:44:23Et pas seulement des véhicules européens, mais vous l'avez dit,
00:44:25des pièces détachées européennes.
00:44:27On a des fournisseurs de grandes, petites et moyennes entreprises
00:44:29qui sont présents dans les territoires et qu'on est chez vous.
00:44:32Il faut qu'on les soutienne.
00:44:33La France est engagée, vous l'avez dit, à Paris, à Bruxelles
00:44:35et aussi en Chine, dans le cadre duquel, vous savez,
00:44:38on a signé un accord important pour réduire les importations
00:44:41de véhicules hybrides.
00:44:42On va continuer à le faire.
00:44:43Merci beaucoup.
00:44:44Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:44:46La parole est à présent à monsieur Olivier Fessa pour le groupe UDR.
00:44:52Merci, madame la présidente.
00:44:54Ma question s'adresse à monsieur le ministre de l'Intérieur.
00:44:57Hier, un élève de 14 ans est entré dans le collège Lacanale à Aubagne
00:45:01avec un fusil de chasse.
00:45:02Il a tiré à quatre reprises, blessant le principal et une professeure.
00:45:06La violence a frappé une fois de plus celles et ceux qui ne demandent qu'à enseigner,
00:45:11ceux qui s'engagent chaque jour, malgré les difficultés,
00:45:14au service de la jeunesse de France.
00:45:16Je tiens à exprimer au nom du groupe UDR notre entier soutien aux victimes
00:45:20ainsi qu'à l'ensemble de la communauté éducative
00:45:23abandonnée depuis plusieurs semaines à toutes les violences.
00:45:27En ce jour particulier, qui est aussi l'anniversaire de l'assassinat
00:45:30du professeur Dominique Bernard, pour qui nous avons évidemment une pensée émue,
00:45:34je ne vais pas vous mettre en cause plus que de raison.
00:45:37Et je vous épargnerai une petite tirade lyrique sur votre responsabilité personnelle
00:45:42dans chaque événement dramatique.
00:45:44A l'impossible, nul n'est tenu.
00:45:45Et je ne vous ferai pas un bien mauvais procès, selon les termes que vous auriez sans doute
00:45:51utilisé dans votre réponse.
00:45:53En revanche, au-delà de la question de la santé mentale des jeunes,
00:45:56qui devait être une cause prioritaire pour votre gouvernement,
00:45:58gouvernement qui n'a malheureusement engagé que très peu d'actions concrètes,
00:46:02au-delà des portiques de sécurité dont il faudrait accélérer l'implantation dans les écoles,
00:46:06au-delà de la suppression de parcours sub demandée par les lycéens
00:46:10et Eric Ciotti depuis longtemps, nous nous inquiétons de voir que vous ne parvenez
00:46:15visiblement pas à stopper cette violence d'extrême gauche qui a confisqué
00:46:19les revendications des lycéens et cible de plus en plus brutalement
00:46:22les personnels éducatifs.
00:46:24Cette semaine s'annonce dans la continuité des précédentes.
00:46:27Alors nous voudrions savoir si vous comptez laisser les mélanchonistes
00:46:31continuer de mettre le pays à feu et à sang, ou si vous avez prévu de restaurer l'ordre.
00:46:36Et si oui, quand et comment ? Je vous remercie.
00:46:40Merci beaucoup, monsieur le député.
00:46:42La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:46:49Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés,
00:46:52monsieur le député.
00:46:54Je vais vous répondre de manière très calme, ne soyez pas inquiet,
00:46:58ne soyez pas inquiet sur ce sujet de cette fusillade hier qui a eu lieu à Aubagne.
00:47:03D'abord, évidemment, je m'associe, comme l'a fait le ministre de l'Éducation nationale
00:47:06que j'ai accompagné, au soutien apporté à la communauté éducative,
00:47:10surtout dans le contexte de l'anniversaire des attentats terroristes
00:47:14qui ont tué et Samuel Paty et Dominique Bernard à quelques jours d'intervalle.
00:47:18Pour ces anniversaires.
00:47:20Bien évidemment, j'ai une pensée pour la communauté éducative.
00:47:23Monsieur le député, tout notre dispositif de lutte antiterroriste
00:47:25n'a cessé de s'adapter à une menace.
00:47:27Et vous savez que dans l'affaire d'hier, dans l'affaire d'hier,
00:47:31le parquet national antiterroriste vient de se saisir
00:47:35en désignant ce que nous commencions à deviner dans cette affaire,
00:47:39la probable appartenance de ce jeune de 14 ans
00:47:41à ce qu'on appelle la True Crime Community,
00:47:44qui est une espèce de communauté qui se tisse sur les réseaux sociaux,
00:47:48de jeunes qui s'isolent, qui se marginalisent,
00:47:51qui petit à petit rentrent dans leur bulle
00:47:53et fréquentent d'autres jeunes sur les réseaux sociaux
00:47:55qu'ils ne rencontrent même pas
00:47:57et parlent de tuerie de masse.
00:47:59C'est ça, ce phénomène qui est né aux Etats-Unis, au Canada, ailleurs.
00:48:04Ça remonte à 2025, monsieur le député.
00:48:072025. On ne parle pas du terrorisme islamiste.
00:48:09C'est une autre forme de violence.
00:48:11C'est une autre forme de radicalité
00:48:13que les services de renseignement suivent.
00:48:15Ce sont plusieurs dizaines de jeunes qui sont suivis à ce titre.
00:48:17Que nous avons, que nous apprenons les enseignants à détecter
00:48:21de manière à pouvoir être anticipé le plus en amont possible
00:48:24ce type d'action.
00:48:26Voilà la réponse que je vous fais, monsieur le député.
00:48:28C'est une réponse qui est aussi une réponse de personnes
00:48:30qui sont dans la réalité.
00:48:32Ce mouvement-là, ce type de violence,
00:48:34est très récent.
00:48:35Et comme d'habitude,
00:48:37les services de sécurité intérieure,
00:48:38évidemment, s'y adaptent.
00:48:39Et c'est ce qui est en train d'être fait en ce moment.
00:48:42Merci, monsieur le ministre.
00:48:43Monsieur le député.
00:48:45Merci, monsieur le ministre.
00:48:46Mais vous n'avez pas répondu à ma question principale,
00:48:48qui était de savoir quand et comment vous comptiez mettre un terme
00:48:51à ces violences d'extrême-gauche dans la rue,
00:48:53dans le cadre des mouvements lycéens.
00:48:55Merci, monsieur le député.
00:48:56Monsieur le ministre.
00:48:57J'ai neuf secondes.
00:48:58Allez-y.
00:48:59En deux secondes.
00:49:00Je crois que pour mettre un terme aux violences des casseurs
00:49:02et des délinquants,
00:49:03je n'ai plus de mes preuves à faire.
00:49:04De ce côté-ci, de l'hémicycle,
00:49:05on me le reproche suffisamment.
00:49:06Sur la True Crime Community ou les NCL,
00:49:09soyez prudents.
00:49:10Ce n'est pas toujours l'ultra-gauche,
00:49:11c'est aussi parfois l'ultra-droite.
00:49:12Merci, monsieur le ministre.
00:49:15La parole est à présent à monsieur Damien Gérard,
00:49:18écologiste et social.
00:49:20Merci, madame la présidente.
00:49:22Monsieur le Premier ministre,
00:49:23ce jeudi, la fonderie de Bretagne sera placée
00:49:26en liquidation judiciaire.
00:49:29250 emplois supprimés,
00:49:31une usine moderne condamnée,
00:49:33des savoir-faire industriels sacrifiés.
00:49:36Pourtant, ce désastre était évitable.
00:49:39Il est le résultat de vos choix,
00:49:42enfin surtout de votre inaction.
00:49:44Vous avez d'abord favorisé la reprise par Europlasma.
00:49:48Malgré les alertes déjà connues,
00:49:50vous avez laissé faire jusqu'à la catastrophe.
00:49:54Ensuite, vous n'avez utilisé aucun des leviers
00:49:57dont vous disposez.
00:49:59D'abord, Renault.
00:50:01L'Etat détient 15% de son capital.
00:50:03Vous pouviez exiger des commandes garanties.
00:50:06Vous n'avez rien fait.
00:50:09Ensuite, Thalès, la direction générale de l'armement,
00:50:11pouvait favoriser une seconde source d'approvisionnement
00:50:14encore de but.
00:50:15Vous n'avez rien fait.
00:50:17À quoi bon annoncer 8,5 milliards d'euros
00:50:20pour France Munition
00:50:21si vous laissez mourir les usines
00:50:24et les compétences nécessaires à notre défense ?
00:50:26Il restait une dernière solution.
00:50:29La nationalisation provisoire
00:50:31pour sauver l'outil industriel,
00:50:33préserver les compétences,
00:50:35préparer l'avenir.
00:50:36Là encore, vous n'avez rien fait.
00:50:38Vous avez la souveraineté industrielle
00:50:40à la bouche en permanence.
00:50:41Mais quand il faut agir,
00:50:42vous n'êtes nulle part.
00:50:44Vous n'avez pas été là pour Vancorex,
00:50:46ni pour Michelin,
00:50:47pas plus pour ArcelorMittal.
00:50:48La liste est immense.
00:50:50La disparition de ce site moderne,
00:50:52équipé, qui a reçu des millions d'euros
00:50:54d'investissement,
00:50:55est non seulement une catastrophe,
00:50:56mais son abandon
00:50:57est une faute politique majeure
00:50:59et vous en portez la responsabilité.
00:51:02Aujourd'hui, 250 salariés et leurs familles
00:51:05vont payer le prix de votre abandon.
00:51:07Vous avez échoué à sauver leur usine.
00:51:09Vous n'avez pas le droit
00:51:11de les abandonner une seconde fois.
00:51:13Alors, monsieur le Premier ministre,
00:51:14quels moyens, quels engagements
00:51:15et quels calendriers
00:51:16pouvez-vous annoncer
00:51:17pour garantir à ces 250 salariés
00:51:19une formation,
00:51:20une reconversion
00:51:21et un emploi industriel de qualité ?
00:51:24Merci beaucoup, monsieur le député.
00:51:26La parole est à monsieur Roland L'Escure,
00:51:28ministre de l'Economie et des Finances.
00:51:30Merci, madame la présidente,
00:51:31monsieur le député Damien Girard.
00:51:35D'abord, cette histoire
00:51:37des fondruits de Botan,
00:51:38c'est une histoire
00:51:38qui me tient particulièrement à cœur
00:51:39parce que vous ne le saviez peut-être pas.
00:51:41J'étais ministre de l'Industrie
00:51:42quand on a eu des premiers problèmes
00:51:43dans cette usine.
00:51:44J'ai accompagné,
00:51:45quand j'étais à l'Assemblée nationale,
00:51:47mon successeur à l'industrie,
00:51:48monsieur Ferraci,
00:51:49pour organiser la reprise à l'époque
00:51:51par Europlasma,
00:51:52qui a été une déception,
00:51:53je vous le confirme.
00:51:54Malheureusement, à l'époque,
00:51:55il n'y avait pas d'entrepreneurs.
00:51:56Et si on en avait trouvé d'autres,
00:51:58on les aurait accompagnés.
00:52:00On a fait beaucoup
00:52:01pour cette entreprise
00:52:02et Sébastien Martin à l'industrie
00:52:04depuis des mois,
00:52:05se bat jour et nuit
00:52:06pour essayer de trouver un repreneur.
00:52:09Ça n'a malheureusement pas été possible.
00:52:12Là où je suis en désaccord avec vous,
00:52:13évidemment,
00:52:14c'est que vous trouvez que la solution
00:52:15à tous les problèmes industriels,
00:52:17c'est la nationalisation.
00:52:18Moi, je considère
00:52:20que ce n'est pas
00:52:21par la nationalisation d'entreprises
00:52:23qui ont du mal,
00:52:24vous l'avez dit,
00:52:25à trouver des commandes
00:52:26qui ont des enjeux de compétitivité,
00:52:27qu'on va sauver l'industrie française.
00:52:29Alors oui, malheureusement,
00:52:31nos solutions ne fonctionnent pas
00:52:32à tous les coups.
00:52:33Vous avez fonctionné,
00:52:34vous avez mentionné
00:52:35quelques exemples
00:52:35où malheureusement,
00:52:36on n'a pas réussi
00:52:37à sauver l'entreprise.
00:52:38Michelin reste un des champions mondiaux
00:52:40du pneu et tant mieux,
00:52:41reste en France
00:52:42et emploie encore
00:52:43des milliers de salariés
00:52:44en France et dans le monde.
00:52:45Mais c'est vrai que parfois,
00:52:47malheureusement,
00:52:47on n'arrive pas à trouver
00:52:49de repreneurs,
00:52:49on n'arrive pas à trouver
00:52:50de plan d'affaires crédible,
00:52:51on n'arrive pas à trouver
00:52:52de financements
00:52:53qui permettent d'aller plus loin.
00:52:55Et dans ce cas-là,
00:52:56je vous rejoins,
00:52:56c'est le sens
00:52:59de la fin de votre question,
00:53:00la priorité des priorités,
00:53:02ça doit être les salariés.
00:53:03Heureusement,
00:53:04on est dans un territoire,
00:53:05le Morbihan,
00:53:05vous le savez,
00:53:06le chômage est inférieur
00:53:06à la moyenne nationale
00:53:07où il y a des besoins,
00:53:09on doit les accompagner.
00:53:11Les instructions ont été données
00:53:12à la préfète
00:53:12pour pouvoir accompagner
00:53:14les salariés,
00:53:14vous l'avez dit,
00:53:15dans la formation,
00:53:16dans la recherche d'emploi
00:53:17et on s'assurera évidemment
00:53:18que chacun d'entre eux.
00:53:20Renault était prêt
00:53:21à mettre de l'argent,
00:53:22le sujet,
00:53:22ce n'était plus,
00:53:23ça a été le cas dans le passé,
00:53:24le sujet n'était plus les commandes.
00:53:26Maintenant,
00:53:26il faut qu'on accompagne
00:53:27les salariés.
00:53:29Merci beaucoup,
00:53:30monsieur le ministre.
00:53:31La parole est à présent
00:53:32à madame Sophie Errente.
00:53:36Merci madame la présidente.
00:53:37Mes chers collègues,
00:53:38ma question s'adresse
00:53:39à monsieur le ministre
00:53:40de l'économie,
00:53:41des finances,
00:53:41de la souveraineté industrielle,
00:53:43énergétique et numérique.
00:53:44Monsieur le ministre,
00:53:46dans la nuit du 11 au 12 octobre
00:53:48et de nouveau la nuit dernière,
00:53:50des cyberattaques ont frappé
00:53:51les installations frigorifiques
00:53:52de plusieurs enseignes.
00:53:54Des denrées sont détruites,
00:53:56des commerçants pénalisés,
00:53:57des approvisionnements fragilisés,
00:53:59des clients inquiets.
00:54:00Je veux exprimer mon soutien
00:54:03aux commerçants
00:54:03et aux salariés mobilisés
00:54:04au service de nos concitoyens
00:54:06dans ma circonscription
00:54:07de Loire-Atlantique
00:54:08comme dans d'autres départements.
00:54:10Parler de continuum
00:54:11de sécurité exige
00:54:13de protéger
00:54:13nos infrastructures
00:54:15civiles sensibles,
00:54:16dont la chaîne du froid.
00:54:18Les risques qui les menacent
00:54:19doivent orienter
00:54:20nos doctrines de protection
00:54:21et de défense.
00:54:22La force de l'agresseur
00:54:24tient aussi à sa rapidité
00:54:25et à son agilité.
00:54:27Nous devons adapter
00:54:28nos défenses,
00:54:29décider plus vite,
00:54:30coordonner nos réponses
00:54:31et rétablir
00:54:32les activités essentielles.
00:54:34Nos concitoyens
00:54:35n'attendent pas la promesse
00:54:36qu'aucune attaque
00:54:37ne surviendra.
00:54:38Ils attendent
00:54:39que nous soyons préparés
00:54:40et capables
00:54:40de réagir
00:54:41et de réagir vite.
00:54:43Comment mobiliserez-vous
00:54:44les enseignes
00:54:45et leurs prestataires
00:54:46avec l'appui de l'Annecy
00:54:47pour renforcer les contrôles,
00:54:49corriger les failles
00:54:50et assurer la continuité
00:54:52des approvisionnements ?
00:54:53Comment le gouvernement
00:54:54articulera-t-il protection,
00:54:56lutte contre la cybercriminalité
00:54:59et riposte
00:55:00sans préjuger
00:55:01de l'origine
00:55:01de cette attaque ?
00:55:02Notre souveraineté
00:55:03se joue aussi
00:55:04dans notre capacité
00:55:05à protéger
00:55:06ce qui nourrit le pays.
00:55:08Alors,
00:55:09monsieur le ministre,
00:55:10quel choix,
00:55:11quels moyens
00:55:11et quel calendrier
00:55:12pour faire face ensemble
00:55:14et faire face vite ?
00:55:15Je vous remercie.
00:55:16Merci beaucoup,
00:55:17madame la députée.
00:55:18La parole est à monsieur
00:55:19Roland Lescure,
00:55:20ministre de l'économie
00:55:21et des finances.
00:55:22Merci,
00:55:23madame la présidente.
00:55:24Madame la députée
00:55:24Sophie Erhante,
00:55:26vous l'avez dit,
00:55:26on a tous été
00:55:27un peu saisis d'effroi
00:55:28quand on a découvert
00:55:29cette cyberattaque
00:55:31qui a...
00:55:32monsieur...
00:55:33Bah non,
00:55:33non, excusez-moi,
00:55:34mais j'ai bien dit défroi.
00:55:35Quand on a découvert
00:55:36cette cyberattaque
00:55:37qui nous a inquiétés,
00:55:38évidemment,
00:55:38parce qu'elle touche
00:55:39au cœur
00:55:39de la souveraineté alimentaire française
00:55:41et nous a inquiétés
00:55:42sur la capacité
00:55:43de nos chaînes de distribution
00:55:44à bien livrer
00:55:45de la nourriture
00:55:46à tous nos concitoyens.
00:55:47Mon collègue en charge
00:55:48de la consommation
00:55:49et du pouvoir d'achat
00:55:50s'en est assurée.
00:55:50D'abord,
00:55:51il n'y a aucun enjeu
00:55:52d'approvisionnement
00:55:52en France,
00:55:53évidemment.
00:55:55700 centres touchés
00:55:56sur les 10 000
00:55:56qui couvrent
00:55:57l'ensemble du territoire,
00:55:58pas d'enjeu de ce côté-là.
00:56:00Pas d'enjeu non plus
00:56:00pour les 700 centres en question
00:56:02qui ont débranché
00:56:03la plateforme
00:56:03dont je vais parler
00:56:04dans une minute
00:56:04et qui sont en train
00:56:05de réapprovisionner
00:56:06leurs rayons.
00:56:07Mais le défi majeur,
00:56:08vous l'avez dit,
00:56:08c'est celui d'une cyberattaque
00:56:09qui ne touche pas directement
00:56:11les distributeurs
00:56:11mais un de leurs fournisseurs
00:56:13danois
00:56:13qui fournissait
00:56:14une plateforme
00:56:15de régulation
00:56:15des températures
00:56:16et qui a été cyberattaquée.
00:56:18Et ça,
00:56:19évidemment,
00:56:20ça renvoie
00:56:20à la responsabilité
00:56:21de l'ANSI
00:56:22qui doit faire son travail
00:56:22de prévention,
00:56:23de correction,
00:56:24d'enquête
00:56:25et de sanction.
00:56:26Elle le fera.
00:56:27Mais ça nous renvoie
00:56:28aussi tous et toutes
00:56:29à nos responsabilités individuelles.
00:56:31Et la leçon
00:56:32de cette histoire,
00:56:33c'est que vous pouvez avoir
00:56:33une entreprise
00:56:34extrêmement préparée
00:56:35si vos fournisseurs
00:56:36ne le sont pas,
00:56:37vous êtes aussi en risque.
00:56:39Et donc,
00:56:39c'est d'une certaine manière
00:56:41un réveil pour tout le monde
00:56:42qui fait que nous devons
00:56:43tous nous assurer
00:56:44que dans les chaînes
00:56:45de production
00:56:46qui sont les nôtres,
00:56:47en amont et en aval,
00:56:48nos fournisseurs
00:56:49font aussi tout ce qu'il faut faire
00:56:50pour se protéger
00:56:52contre ces cyberattaques.
00:56:53Vous le savez,
00:56:54sous l'égide du Premier ministre,
00:56:56nous avons décidé
00:56:56d'investir davantage
00:56:57dans la protection
00:56:58des ministères.
00:56:59Nous allons tous investir
00:57:00une bonne partie
00:57:01de notre budget
00:57:01et à terme,
00:57:02sans doute 10%
00:57:03des budgets informatiques
00:57:04au minimum
00:57:04sur la cyberprotection.
00:57:06Mais ça concerne
00:57:07tout le monde aujourd'hui.
00:57:08On doit tous,
00:57:09j'allais dire,
00:57:09se réveiller,
00:57:10prendre ça à bras-le-corps
00:57:11et travailler dans ce sens.
00:57:12Merci.
00:57:13Merci beaucoup,
00:57:14Monsieur le ministre.
00:57:15Madame la députée.
00:57:16Oui, merci pour cette réponse,
00:57:17Monsieur le ministre.
00:57:18Il en va aussi
00:57:19du coût
00:57:19de cette protection.
00:57:20Et c'est vrai
00:57:21que les chefs d'entreprise
00:57:22sont assez alarmés
00:57:23sur les solutions
00:57:24qui vont leur être proposées
00:57:25puisque ce sera encore
00:57:26des marges en moins
00:57:28et des coûts en plus.
00:57:29Donc, est-ce qu'on aura
00:57:30peut-être des solutions
00:57:31à leur proposer ?
00:57:32Là, je vous fais confiance
00:57:33pour nous faire
00:57:33ces propositions-là.
00:57:34Merci beaucoup.
00:57:36Merci, Madame la députée.
00:57:37La parole est à présent
00:57:39à Monsieur Jean-Victor Castor
00:57:41pour le groupe GDR.
00:57:45Merci, Madame la présidente.
00:57:47Donc, au nom du groupe GDR,
00:57:49je veux m'associer ici
00:57:50à l'hommage
00:57:51qui a été rendu
00:57:51à Gabriel Serville,
00:57:52président de la collectivité
00:57:53territoriale
00:57:54et parlementaire
00:57:55pendant deux mandats
00:57:56ici.
00:57:58Ma question,
00:57:59j'aimerais la poser
00:58:00au Premier ministre,
00:58:02mais peut-être que c'est
00:58:02la Madame Naïma Mouchou
00:58:03qui répondra.
00:58:04la situation est explosive
00:58:06partout dans nos territoires.
00:58:08Les lycéens sont dans la rue.
00:58:10Les lycéens sont aussi
00:58:11réprimés chez nous.
00:58:13Et personne n'en parle
00:58:14sur les médias ici,
00:58:15y compris dans cette assemblée.
00:58:17Et moi, je tiens
00:58:18vraiment au nom du groupe
00:58:19à porter ma solidarité
00:58:20et le soutien
00:58:21à tous ces lycéens
00:58:22qui se mobilisent.
00:58:23Pourquoi ?
00:58:24Je vais vous parler
00:58:24de la Guyane.
00:58:25En Guyane,
00:58:26les jeunes se lèvent
00:58:27à 4h du matin
00:58:28et rentrent chez eux
00:58:30à 20h.
00:58:32Et au moment
00:58:33où il y a la sécheresse,
00:58:34peut-être même
00:58:34que certains
00:58:35ne pourront même
00:58:35pas aller à l'école.
00:58:37À Camopi,
00:58:37pendant plus de deux ans,
00:58:38des élèves n'ont pas pu
00:58:39aller en classe.
00:58:41C'est ça la réalité
00:58:42de mon pays.
00:58:43Ce qui se passe aussi,
00:58:44c'est que dans le même temps,
00:58:45Madame la ministre
00:58:46ou Monsieur le Premier ministre,
00:58:48vous supprimez
00:58:4960% de la LBU,
00:58:51les deux foyers
00:58:52qui sont importants
00:58:52pour des jeunes,
00:58:53la maison
00:58:54et l'école.
00:58:56Il n'y a pas
00:58:56d'investissement.
00:58:58Vous abandonnez
00:58:59cette jeunesse
00:58:59et vous ne pourrez pas
00:59:01sortir à l'argument
00:59:02pour la Guyane
00:59:03que la population
00:59:04diminue
00:59:04puisque nous avons
00:59:05une croissance démographique
00:59:06hors normes.
00:59:07Et pour autant,
00:59:08les investissements
00:59:10voulaient diminuer.
00:59:11Les collectivités
00:59:12territoriales
00:59:13ont de moins en moins
00:59:13de moyens.
00:59:15Qui plus est,
00:59:17quand vous supprimez
00:59:1860% de la ligne
00:59:19budgétaire unique
00:59:20pour le logement,
00:59:21pour la Guyane,
00:59:22mais c'est aussi
00:59:22la réalité
00:59:23pour les autres territoires
00:59:24d'une outre-mer,
00:59:25vous brisez
00:59:26toute une partie
00:59:27de l'économie
00:59:28parce que le BTP,
00:59:30le logement
00:59:31particulièrement plutôt,
00:59:32ça représente
00:59:3340%
00:59:33de la commande publique.
00:59:34Or la commande publique
00:59:35c'est 80%
00:59:37de l'activité
00:59:38dans nos territoires.
00:59:39Donc,
00:59:40ce n'est pas simplement
00:59:41scandaleux,
00:59:42c'est criminel
00:59:43de supprimer
00:59:4460%
00:59:45de la LBU
00:59:46pour la Guyane.
00:59:48Ce n'est pas acceptable.
00:59:49Vous serez responsable
00:59:51en réalité
00:59:52de ce climat
00:59:53explosif
00:59:54qui a commencé
00:59:55dans nos pays.
00:59:55Merci beaucoup
00:59:56Monsieur le député.
00:59:57La parole est à Madame
00:59:58Naïma Moutchou,
01:00:00ministre des Outre-mer.
01:00:06Merci Madame la Présidente,
01:00:07Mesdames, Messieurs les députés,
01:00:09Monsieur le député Castor.
01:00:12Avec le Premier ministre,
01:00:13nous nous assurcions
01:00:14avec vous
01:00:15à l'hommage
01:00:16qui a été rendu.
01:00:16Merci Madame la Présidente
01:00:17au Président Gabriel Serville.
01:00:19J'étais moi-même
01:00:19à vos côtés en Guyane
01:00:20pour présenter
01:00:21au nom du Président
01:00:21de la République
01:00:22et du gouvernement
01:00:23nos condoléances
01:00:23bien sûr à la famille
01:00:25et aux proches.
01:00:26Sur les deux sujets
01:00:27que vous avez évoqués,
01:00:28Monsieur le député,
01:00:28d'abord sur la jeunesse
01:00:30et sur la mobilisation
01:00:32des lycéens.
01:00:32Je veux dire aux jeunes
01:00:33Guyanais que nous avons
01:00:34entendu leurs revendications
01:00:36et qu'avec le ministre
01:00:37de l'Education nationale,
01:00:38nous sommes au travail.
01:00:39La semaine dernière,
01:00:40nous avons réuni
01:00:41les exécutifs régionaux
01:00:42des territoires ultramarins
01:00:43dans la Guyane
01:00:44pour évoquer les sujets
01:00:46que nous pouvions accélérer
01:00:47voire débloquer.
01:00:48On a parlé bâtis scolaires,
01:00:50on a parlé rénovation,
01:00:51adaptation climatique,
01:00:51bien sûr,
01:00:53et on va regarder
01:00:54territoire par territoire,
01:00:55projet par projet,
01:00:56notamment en Guyane,
01:00:57là où on peut encore
01:00:58mobiliser des financements
01:00:59pour procéder notamment
01:01:01aux rénovations
01:01:01et aux réhabilitations
01:01:03bien conscientes,
01:01:04comme vous l'avez dit,
01:01:05qu'il y a la pression
01:01:06démographique en Guyane,
01:01:08pression particulière
01:01:09comme à Mayotte.
01:01:10C'est le premier point,
01:01:11nous poursuivons ce travail
01:01:12avec le rectorat
01:01:13en lien avec la collectivité
01:01:15territoriale
01:01:16pour pouvoir,
01:01:17dans les prochains jours,
01:01:18encore amplifier
01:01:19les discussions
01:01:20et la réalisation
01:01:21de ces projets.
01:01:22Sur la question du logement,
01:01:24premier point important,
01:01:25monsieur le député,
01:01:26il n'y a pas de coupe budgétaire,
01:01:27il n'y aura pas
01:01:28de diminution de la LBU.
01:01:30Les crédits ont été maintenus
01:01:31au niveau de 2026,
01:01:32234 millions d'euros,
01:01:33contrairement à ce que j'ai entendu,
01:01:35nous avons fait le choix,
01:01:36conscient là aussi
01:01:37des difficultés
01:01:38qui existent
01:01:38en matière de logement
01:01:39dans les Outre-mer,
01:01:40de maintenir
01:01:41un niveau d'enveloppe équivalent.
01:01:42C'est le premier sujet.
01:01:44Deuxième point,
01:01:44il n'y a pas de diminution
01:01:45de cette enveloppe
01:01:46puisque les crédits
01:01:48qui concernaient Mayotte
01:01:49sont désormais inscrits
01:01:51ailleurs.
01:01:51Donc on les retire
01:01:52de la LBU,
01:01:52mais ils existent toujours,
01:01:53ils sont consacrés
01:01:54dans un programme
01:01:55propre à Mayotte.
01:01:56Deuxième point.
01:01:57Troisième point,
01:01:58tous les dispositifs
01:01:59de défiscalisation
01:02:00de crédits d'impôt
01:02:00seront maintenus.
01:02:01Ça représente
01:02:02350 millions d'euros.
01:02:03Et enfin,
01:02:04pour l'année 2026,
01:02:06nous allons poursuivre
01:02:07avec Vincent Jean-Brun
01:02:07notre travail
01:02:08pour renforcer
01:02:10les financements
01:02:10et j'espère que nous pourrons
01:02:12le faire
01:02:12dans le cadre
01:02:12de la fin d'exercice,
01:02:13fin de gestion de 2026.
01:02:14Merci beaucoup
01:02:15Madame la Ministre.
01:02:17La parole est à présent
01:02:19à Monsieur Mathias Renaud
01:02:20pour le Rassemblement National.
01:02:24Merci Madame la Présidente.
01:02:27Ma question s'adresse
01:02:28au ministre de l'Economie.
01:02:31Alors Monsieur le Ministre,
01:02:32c'est la sixième hausse
01:02:33depuis le début de l'année,
01:02:35la sixième hausse
01:02:36du prix du gaz.
01:02:38Il y a eu le mois de mars,
01:02:39il y a eu le mois de mai,
01:02:41il y a eu juillet,
01:02:42il y a eu le 1er septembre,
01:02:431er octobre
01:02:44et donc 1er novembre,
01:02:466,6% d'augmentation
01:02:48des prix du gaz.
01:02:50En tout,
01:02:51ce sera 135 euros
01:02:53en moyenne
01:02:54par facture
01:02:55en 2026,
01:02:57en plus,
01:02:57par rapport à 2025.
01:03:00Alors certes,
01:03:00vous allez me dire,
01:03:01il y a le contexte international.
01:03:03Mais il y a un problème,
01:03:05Monsieur le Ministre.
01:03:06Le problème,
01:03:07c'est que non seulement
01:03:08vous refusez
01:03:09toute baisse des taxes
01:03:10sur l'énergie,
01:03:11que ce soit sur le gaz,
01:03:13sur le carburant
01:03:14ou l'électricité,
01:03:15mais en plus,
01:03:17vous faites des promesses
01:03:18intenables
01:03:19sur le prix de l'électricité.
01:03:21Le Premier ministre
01:03:22a déclaré mercredi,
01:03:23je cite,
01:03:24« Le prix de l'électricité
01:03:25ne doit pas augmenter
01:03:27cet hiver ».
01:03:28Eh bien,
01:03:29cette promesse
01:03:29est intenable.
01:03:31C'est intenable
01:03:32parce que les prix
01:03:33de l'électricité
01:03:34sont indexés
01:03:34sur les prix du gaz
01:03:37à cause de règles
01:03:38européennes défavorables
01:03:40à la France
01:03:40qui obligent
01:03:41les ménages
01:03:42et les entreprises françaises
01:03:43à payer
01:03:44pour les mauvais choix
01:03:44énergétiques
01:03:45de nos voisins.
01:03:47Intenable
01:03:47parce que vous refusez
01:03:48certains leviers,
01:03:49que ce soit la fiscalité
01:03:51ou la sortie
01:03:52des règles européennes
01:03:52de l'électricité,
01:03:53et que nous n'avons plus
01:03:55les moyens
01:03:55d'un bouclier tarifaire,
01:03:57c'est-à-dire de subventionner
01:03:58les factures d'électricité.
01:04:00Alors,
01:04:00ma question est la suivante.
01:04:01En fait,
01:04:02j'ai une question ouverte
01:04:03et une question fermée.
01:04:05La question ouverte,
01:04:06c'est quel levier
01:04:06comptez-vous actionner
01:04:08pour tenir
01:04:09cette promesse
01:04:10intenable ?
01:04:10Et la question fermée,
01:04:12c'est qu'il y a bien
01:04:12une technique
01:04:13qui a été utilisée
01:04:14d'ailleurs par le passé
01:04:14qui consiste
01:04:15à la prochaine proposition
01:04:17de hausse
01:04:17de la Commission
01:04:18de Régulation de l'énergie,
01:04:20refuser cette hausse
01:04:21et pour ensuite
01:04:22la prendre,
01:04:23par exemple,
01:04:23après les présidentielles
01:04:24avec effet rétroactif.
01:04:27Alors,
01:04:28la question,
01:04:28on peut répondre par oui
01:04:29ou par non.
01:04:29Est-ce que vous utiliserez
01:04:31cette dernière technique ?
01:04:32Merci,
01:04:32monsieur le député.
01:04:33La parole est à madame
01:04:34Maude Bréjon,
01:04:35ministre en charge
01:04:37de l'énergie.
01:04:40Merci,
01:04:41madame la présidente.
01:04:42Monsieur le député,
01:04:43d'abord,
01:04:44vous avez raison,
01:04:44la situation est très difficile
01:04:45pour de nombreux Français
01:04:46et ce qui se passe
01:04:48dans le détroit de Hormuz
01:04:49où circulait
01:04:5020% du gaz naturel
01:04:51liquéfié
01:04:52depuis 6 à 7 mois
01:04:54maintenant
01:04:55impacte
01:04:56très durement
01:04:56les factures.
01:04:57Ça impacte
01:04:58les factures de gaz,
01:04:59ça impacte
01:05:00le prix à la pompe,
01:05:01on en parle régulièrement
01:05:02ici,
01:05:03mais ça n'impacte pas
01:05:04et j'y reviendrai,
01:05:05je vais vous répondre,
01:05:06les prix de l'électricité.
01:05:07Depuis le début,
01:05:08on a fait le choix
01:05:09d'une réponse
01:05:09ciblée
01:05:10et respectueuse
01:05:11des finances publiques
01:05:12et attentive
01:05:15aux Français
01:05:16et aux entreprises
01:05:17les plus en difficulté.
01:05:18Le Premier ministre
01:05:20a annoncé
01:05:20il y a deux semaines
01:05:22la reconduction
01:05:22du chèque gros rouleur
01:05:23de 100 euros
01:05:24pour 5,5 millions
01:05:27de Français
01:05:27et 1,2 millions
01:05:28de Français,
01:05:29ceux qui ont déjà
01:05:30bénéficié
01:05:30du premier versement
01:05:33du chèque gros rouleur
01:05:34l'obtiendront
01:05:36automatiquement
01:05:37dans trois jours.
01:05:38Quant à la question
01:05:39de l'électricité,
01:05:40d'abord,
01:05:41l'électricité est en moyenne
01:05:42dépendant du prix du gaz
01:05:43uniquement 25%
01:05:45du temps.
01:05:46Ensuite,
01:05:47l'évolution
01:05:47du prix
01:05:48de l'électricité
01:05:49se fait
01:05:49sur le long terme
01:05:51et notamment
01:05:52sur les derniers mois
01:05:53et pas uniquement
01:05:54sur ce qu'on observe
01:05:56en ce moment
01:05:56sur l'évolution
01:05:57du prix du marché
01:05:58de gros.
01:05:58Et ce qui compte
01:06:00majoritairement,
01:06:00c'est notre capacité
01:06:01à produire de l'électricité
01:06:02nous-mêmes
01:06:03de par notre parc nucléaire
01:06:05qui tourne à plein
01:06:06et c'est comme ça
01:06:07que nous allons réussir
01:06:07à maîtriser les factures.
01:06:08Donc,
01:06:09l'engagement
01:06:10du Premier ministre
01:06:11sur la stabilité
01:06:13totale
01:06:14du prix de l'électricité
01:06:15pendant l'hiver
01:06:15sera évidemment tenu.
01:06:18Merci beaucoup
01:06:19Madame la Ministre.
01:06:21La parole est à présent
01:06:22à Madame Anne-Laure Blain
01:06:23pour le groupe
01:06:23Droite Républicaine.
01:06:26Merci Madame la Présidente.
01:06:28Monsieur le Premier ministre,
01:06:29samedi,
01:06:30les policiers
01:06:31ont enfin délogé
01:06:32les squatteurs
01:06:32qui occupaient
01:06:33l'université de Nantes
01:06:34telle une ZAD.
01:06:35Trois jours.
01:06:36Ils sont restés
01:06:37trois jours,
01:06:38trois jours de ravage
01:06:39laissant l'établissement
01:06:41dans un véritable état
01:06:42de désolation.
01:06:42locaux saccagés,
01:06:45murs tagués,
01:06:46matériel informatique
01:06:47vandalisé,
01:06:48mobilier détruit,
01:06:50une facture
01:06:51à plusieurs millions
01:06:52d'euros
01:06:53d'argent public.
01:06:55Pire encore,
01:06:56des personnels
01:06:57ont été menacés
01:06:59et se sont vus
01:07:00intimidés.
01:07:01Ces faits sont
01:07:02injustifiables.
01:07:04Ils sont inacceptables
01:07:06et sont profondément
01:07:07choquants.
01:07:08Stop à la récupération
01:07:09politique qui entraîne
01:07:11casse et violence
01:07:12entretenue par
01:07:14l'extrême-gauche
01:07:15ne cherchant
01:07:15qu'une seule chose,
01:07:17détruire notre pays.
01:07:19Alors,
01:07:20il est temps.
01:07:21Il est plus que temps
01:07:22que l'Etat
01:07:23tape du poing
01:07:24sur la table
01:07:24et affirme son autorité.
01:07:26Il ne peut y avoir
01:07:28de demi-mesure
01:07:29face à des groupuscules
01:07:30extrémistes et radicaux
01:07:32qui cherchent
01:07:33à faire régner
01:07:34la terreur
01:07:34devant nos lycées
01:07:35et nos facs.
01:07:37Ceux qui ont adoubé
01:07:38les blocages
01:07:39au sein des directions
01:07:40des universités
01:07:42et dans cet hémicycle
01:07:44doivent être mis
01:07:45face à leurs responsabilités.
01:07:48Encourager les saccages
01:07:49est coupable.
01:07:51Il n'est pas possible
01:07:52de demander
01:07:53des millions en plus
01:07:54pour nos étudiants
01:07:55et d'empêcher
01:07:57la grande majorité
01:07:58de ceux qui veulent étudier
01:08:00de le faire,
01:08:00d'aller en cours.
01:08:02Monsieur le Premier ministre,
01:08:03la liberté d'étudier
01:08:05à l'université
01:08:06comme au lycée
01:08:07est sacrée.
01:08:08Vous devez la garantir.
01:08:10Face à la violence,
01:08:12la fermeté
01:08:13ne se décrète pas.
01:08:14Elle se prouve.
01:08:16Est-ce que vous nous assurez
01:08:17que ceux qui saccagent
01:08:18nos universités
01:08:19seront identifiés,
01:08:21poursuivis
01:08:22et contraints
01:08:23de payer l'addition ?
01:08:24Les casseurs
01:08:26doivent payer
01:08:26les dégâts
01:08:27selon un principe
01:08:28très simple
01:08:28casseurs
01:08:29payeurs.
01:08:31Monsieur le Premier ministre,
01:08:33ceux qui piétinent
01:08:33de la France
01:08:34doivent payer.
01:08:35Je vous remercie.
01:08:36Merci, Madame la députée.
01:08:38La parole
01:08:39est à Monsieur Laurent Nunez,
01:08:41ministre de l'Intérieur.
01:08:48Merci beaucoup,
01:08:49Madame la Présidente,
01:08:50Mesdames et Messieurs
01:08:50les députés,
01:08:51Madame la députée.
01:08:52Je puis tout de suite
01:08:54et d'emblée
01:08:54vous rassurer.
01:08:55La main de l'Etat,
01:08:56du ministre de l'Intérieur,
01:08:57des forces de sécurité intérieure,
01:08:58ne tremble pas.
01:08:59Chaque fois qu'il y a
01:09:00des exactions,
01:09:01chaque fois qu'il y a
01:09:01des violences,
01:09:02il y a des interventions.
01:09:03Oui, vous avez raison
01:09:05de dénoncer
01:09:06une partie
01:09:07de la classe politique,
01:09:09une partie
01:09:09de l'ultra-gauche,
01:09:10une grande partie
01:09:11de l'ultra-gauche
01:09:12qui contribue
01:09:13très largement
01:09:13à la commission
01:09:14des exactions
01:09:16auxquelles nous assistons.
01:09:18Dont l'intrusion
01:09:19que vous avez citée,
01:09:20le squat
01:09:21de l'université
01:09:22de Nantes
01:09:23qui a entraîné
01:09:24des dégâts
01:09:24extrêmement importants,
01:09:26des dégâts
01:09:27et autres.
01:09:28Le saccage
01:09:29de certains bureaux
01:09:30syndicaux,
01:09:30du bureau des professeurs,
01:09:32dès que nous avons été requis,
01:09:33dès que nous avons été requis,
01:09:35nous sommes intervenus.
01:09:36Bien évidemment,
01:09:36il faut être requis
01:09:37dans les universités,
01:09:38mais nous le ferons
01:09:40et comptez sur moi
01:09:41pour le faire
01:09:43systématiquement,
01:09:43n'en déplaise
01:09:44à certains bords politiques.
01:09:45Ce n'est pas
01:09:46de la contestation,
01:09:47c'est de l'obstruction,
01:09:48c'est de la destruction
01:09:49de l'outil de travail
01:09:50des étudiants.
01:09:51D'une manière générale,
01:09:53d'une manière générale,
01:09:53madame la députée,
01:09:55qu'il soit bien dit,
01:09:56qu'il soit bien dit,
01:09:56par exemple,
01:09:57aujourd'hui,
01:09:58il y avait des manifestations
01:09:59de voies publiques
01:10:00qui se sont tenues
01:10:01à la demande
01:10:02sur déclaration
01:10:03des organisations intersyndicales.
01:10:05partout où elles ont dégénéré,
01:10:07partout où elles ont dégénéré,
01:10:09c'est le cas en ce moment
01:10:10à Paris
01:10:10où il y a des violences,
01:10:11ça a été le cas à Lyon
01:10:12il y a encore quelques minutes,
01:10:14c'est l'ultra-gauche
01:10:15qui est à la manœuvre.
01:10:17Systématiquement,
01:10:17l'ultra-gauche est à la manœuvre,
01:10:18se constitue en black bloc
01:10:20et fait dégénérer
01:10:21les manifestations.
01:10:22Il faut que cela soit dit clairement.
01:10:24Quand il y a
01:10:24les organisations syndicales,
01:10:26il n'y a pas,
01:10:26comme le disait
01:10:27M. Marc Pena,
01:10:27de manière encore une fois
01:10:28que je juge
01:10:29extrêmement excessive
01:10:30et maladroite,
01:10:31il n'y a pas de répression,
01:10:32il y a un encadrement.
01:10:33Chaque fois que l'ultra-gauche
01:10:34passe à la violence
01:10:35commet des exactions,
01:10:36il y a une réponse
01:10:37et comptez sur ma fermeté
01:10:38pour agir systématiquement.
01:10:41Merci beaucoup,
01:10:42M. le ministre.
01:10:43La parole est à présent
01:10:44Mme Anna Pic
01:10:45pour le groupe socialiste.
01:10:48Merci, Mme la présidente.
01:10:49Ma question s'adresse
01:10:50au ministre de l'Europe
01:10:51et des Affaires étrangères.
01:10:53L'Union européenne
01:10:53va-t-elle céder
01:10:55au chantage de Donald Trump?
01:10:56La semaine dernière,
01:10:57son administration
01:10:58franchissait un nouveau cap
01:10:59dans son offensive
01:11:00contre la Cour pénale
01:11:01internationale
01:11:02en plaçant cette juridiction
01:11:04sur la liste noire
01:11:05du trésor américain.
01:11:07L'ultimatum au tribunal voyou
01:11:09pour reprendre les mots
01:11:10de Marco Rubio
01:11:10est sans ambiguïté.
01:11:12Soit la CPI met fin
01:11:13à ses menaces,
01:11:14soit nous mettrons fin
01:11:15à la CPI.
01:11:16Alors que Poutine
01:11:17frappe toujours plus profondément
01:11:19l'Ukraine
01:11:19et que ses drones
01:11:20font des incursions régulières
01:11:22dans le ciel européen,
01:11:23le président américain
01:11:24lui achète
01:11:254 millions de tonnes de gaz
01:11:26et dans une forme
01:11:27d'ingérence à peine dissimulée,
01:11:29appelle au remplacement
01:11:30de Volodymyr Zelensky
01:11:31à la tête de l'Ukraine.
01:11:33Au Brésil,
01:11:33dans une logique néo-impérialiste
01:11:35parfaitement décomplexée,
01:11:36l'élection présidentielle
01:11:38se déroule
01:11:38sous les injonctions
01:11:39des magas
01:11:40et de leurs bots.
01:11:41A quelques semaines
01:11:42des élections
01:11:43de mi-mandat,
01:11:44Trump en difficulté
01:11:45dans les sondages
01:11:46multiplie pression
01:11:47et scintage
01:11:48sur nos démocraties.
01:11:49Dans sa volonté
01:11:50d'apparaître
01:11:50aux yeux des Américains
01:11:51comme le faiseur
01:11:52de roi et de paix,
01:11:54le président des Etats-Unis
01:11:55tente de démanteler
01:11:56l'ordre international
01:11:57construit
01:11:58au sortir
01:11:58de la Seconde Guerre mondiale,
01:12:00de soumettre
01:12:00les Européens
01:12:01à son bon vouloir,
01:12:02y compris
01:12:03en cherchant
01:12:03à nous obliger
01:12:04à abandonner l'Ukraine.
01:12:06Notre réponse
01:12:07à ces provocations
01:12:08doit être plus ferme.
01:12:09Plus que jamais,
01:12:10l'Union européenne
01:12:11doit réaffirmer
01:12:12son attachement
01:12:13à ses valeurs fondatrices,
01:12:14son soutien
01:12:15indéfectible
01:12:15à la résistance ukrainienne
01:12:17comme à la CPI menacée.
01:12:19Trump,
01:12:20Poutine,
01:12:20Xi Jinping,
01:12:21Netanyahou,
01:12:22Milley,
01:12:22la coalition des autoritaires
01:12:24gagne du terrain
01:12:25et l'Europe doit rester
01:12:26un bastion
01:12:27du droit international,
01:12:28de la démocratie
01:12:29et du respect
01:12:30des droits fondamentaux.
01:12:32Aujourd'hui,
01:12:33les déclarations
01:12:34aux tournures
01:12:34de phrases pesées
01:12:35et sous-pesées
01:12:36ne suffisent plus,
01:12:38Monsieur le ministre.
01:12:39La France prévoit-elle
01:12:40d'appeler l'Union européenne
01:12:42à faire usage
01:12:42du règlement
01:12:43de blocage européen
01:12:44et de l'instrument
01:12:45anti-coercition ?
01:12:47Deux outils
01:12:47à sa disposition
01:12:48pour rappeler
01:12:49à Donald Trump
01:12:50qu'il ne peut remodeler
01:12:52le monde
01:12:52par la peur
01:12:53et le chaos.
01:12:54Je vous remercie.
01:12:55Merci Madame la députée.
01:12:57La parole est à
01:12:57Monsieur Nicolas Faurissier,
01:13:00ministre délégué
01:13:01auprès du ministre
01:13:01des Affaires étrangères.
01:13:04Merci beaucoup
01:13:05Madame la Présidente,
01:13:06Mesdames et Messieurs
01:13:07les députés,
01:13:07Madame la députée
01:13:08Anna Pique.
01:13:09J'entends bien
01:13:10vos propos
01:13:11sur l'analyse
01:13:13que vous faites
01:13:14de l'attitude
01:13:15des Etats-Unis
01:13:16et du président Trump.
01:13:17Vous vous interrogez
01:13:18sur la position
01:13:19de la France
01:13:19et celle de l'Union européenne.
01:13:21Je veux redire
01:13:21encore une fois
01:13:22que la France
01:13:23garde le cap
01:13:24à l'intérieur
01:13:25de l'Union européenne
01:13:25mais aussi,
01:13:26il faut le rappeler,
01:13:26y compris avec les Américains
01:13:28dans le cadre
01:13:29de la présidence
01:13:30du G7
01:13:30puisque c'est la France
01:13:31qui préside le G7
01:13:32et sur tous ces sujets
01:13:34liés à la pression
01:13:36sur la question
01:13:38notamment des carburants
01:13:38et du diesel,
01:13:39à la pression
01:13:40sur un certain nombre
01:13:41de pays
01:13:42et de l'élection en cours,
01:13:45la France
01:13:45comme l'Union européenne
01:13:47ont toujours rappelé
01:13:47que le droit
01:13:48devait prévaloir
01:13:49et c'est d'ailleurs
01:13:49valable aussi
01:13:50sur la Cour pénale
01:13:51internationale.
01:13:52Il n'y a aucune raison
01:13:53que l'Union européenne
01:13:54ne continue pas
01:13:55à soutenir
01:13:56cette institution majeure.
01:13:57Donc nous conservons
01:13:58notre position,
01:13:59nous sommes en mouvement,
01:14:00je voudrais d'ailleurs
01:14:01souligner que
01:14:02sur un certain nombre
01:14:02d'initiatives
01:14:03la coalition des volontaires
01:14:05le déblocage
01:14:06d'un prêt de 90 milliards
01:14:07pour aider l'Ukraine
01:14:09à tenir bon
01:14:10les accords
01:14:11sur la préparation
01:14:13des missiles
01:14:14il y a là
01:14:15un rôle majeur
01:14:16qui a été joué
01:14:16par la France
01:14:17un rôle majeur
01:14:18et ça mérite
01:14:19d'être souligné
01:14:19parce que ça ne l'est pas
01:14:20dit suffisamment
01:14:21et nous continuons
01:14:22évidemment
01:14:23dans cette attitude
01:14:25volontaire
01:14:25stable
01:14:26cohérente
01:14:27et aux côtés
01:14:28de l'Ukraine
01:14:28et du président Zelensky
01:14:31n'ayez crainte
01:14:32sur ce point
01:14:33beaucoup
01:14:34monsieur le ministre
01:14:35la parole est à présent
01:14:37à monsieur Eric Bottorel
01:14:39pour le groupe
01:14:39Ensemble
01:14:39pour la République
01:14:41merci madame
01:14:42la présidente
01:14:43monsieur le premier ministre
01:14:44Sophie Errente
01:14:45l'a évoqué
01:14:46mais je me permets
01:14:47d'insister
01:14:47nous avons connu hier
01:14:49l'une des cyberattaques
01:14:49les plus tangibles
01:14:50les armoires frigorifiques
01:14:51de nombreux supermarchés
01:14:52ont été touchées
01:14:54une faille
01:14:54dans le logiciel
01:14:55d'une société danoise
01:14:56et ce sont des frigos
01:14:57en panne
01:14:58qui chauffent
01:14:58quand ils devraient refroidir
01:15:00des millions de pertes
01:15:01mais cela aurait pu être pire
01:15:02aucun incendie
01:15:03ne s'est déclaré
01:15:04dans la nuit
01:15:04dimanche à lundi
01:15:05attendons toutefois
01:15:06si celui des enfants rouges
01:15:07à Paris
01:15:08n'est pas lié
01:15:09quand la cybercriminalité
01:15:10frappe un grand groupe
01:15:11où les impôts
01:15:12se la agacent
01:15:12voire amusent
01:15:13il y a toujours
01:15:14quelque part
01:15:14un Robin des Bois
01:15:15qui sommeille
01:15:15en chaque français
01:15:16heureux que
01:15:17seuls les puissants
01:15:18soient touchés
01:15:18mais l'intermarché
01:15:19de l'Agnon
01:15:20et les équipes
01:15:20de Jean-Luc Alichon
01:15:21que je salue
01:15:22le Leclerc-Dubourg
01:15:23les produits frais jetés
01:15:24des concitoyens
01:15:25récupérant
01:15:25des denrées avariées
01:15:27avant leur destruction
01:15:28cela parle
01:15:29à toutes et à tous
01:15:30le risque cyber
01:15:31est désormais
01:15:32dans le monde réel
01:15:32une enquête
01:15:33a été confiée
01:15:34à l'OFAC
01:15:34attendons ces conclusions
01:15:36octobre
01:15:37nous sommes dans le cybermois
01:15:38mois de la sensibilisation
01:15:40mais nous attendons
01:15:41aussi Godot
01:15:41la transposition
01:15:43de Nice 2
01:15:43depuis plus de deux ans
01:15:44et qui vient d'être
01:15:45à nouveau repoussée
01:15:45la loi sur la résilience
01:15:47et la cybersécurité
01:15:48n'aurait peut-être
01:15:49pas empêché
01:15:49ces incidents
01:15:50mais elle aurait rappelé
01:15:51quelques fondamentaux
01:15:52d'hygiène numérique
01:15:52l'Annecy
01:15:53mobilisait toute la journée
01:15:54d'hier
01:15:54auprès des responsables
01:15:55du supermarché
01:15:56c'est désormais
01:15:57sa fonction
01:15:5724h sur 24
01:15:59l'article 17
01:16:00de Nice 2
01:16:01lui aurait donné
01:16:01une vue consolidée
01:16:02plus rapide
01:16:02limitant la propagation
01:16:04sans empêcher l'attaque
01:16:05c'est cela aussi
01:16:06la prévention
01:16:07et la société danoise
01:16:08évoque des équipements
01:16:09obsolètes
01:16:10ou sans mise à jour
01:16:11le prestataire
01:16:12de télémaintenance
01:16:12devrait être interrogé
01:16:13les fournisseurs
01:16:14de services gérés
01:16:15secteurs hautement critiques
01:16:16doivent informer
01:16:17leurs clients
01:16:18des mesures appliquées
01:16:19face à une vulnérabilité
01:16:20dès août 2026
01:16:21Team CRAT32
01:16:23recensé 2765
01:16:24interface exposée
01:16:26de Danfos
01:16:26le fabricant danois
01:16:27un tel revêt
01:16:28aurait dû fonder
01:16:29une prescription
01:16:30Nice 2 adoptée
01:16:31l'Annecy aurait pu
01:16:32imposer ses mesures
01:16:33avec des délais
01:16:34Monsieur le Premier ministre
01:16:35hier des hôpitaux
01:16:36cet été la DGFIP
01:16:37aujourd'hui des frigos
01:16:38la chaîne casse toujours
01:16:39par son maillon
01:16:40le plus faible
01:16:40nous sommes attaqués
01:16:42il faut agir
01:16:43plus vite
01:16:43que savez-vous
01:16:44des événements d'hier
01:16:45et quel calendrier
01:16:46pour le projet
01:16:46de loi résilience
01:16:47Merci Monsieur le député
01:16:49la parole est à
01:16:50Monsieur Roland Lesquieu
01:16:50ministre de l'économie
01:16:51et des finances
01:16:53Merci Madame la Présidente
01:16:54Mesdames et Messieurs les députés
01:16:55Monsieur le député
01:16:56Eric Potorel
01:16:56d'abord
01:16:57merci pour votre engagement
01:16:58ça fait presque 10 ans
01:17:00qu'on travaille ensemble
01:17:01et j'ai eu l'occasion
01:17:03pendant ces 10 ans
01:17:04de voir votre implication
01:17:05sur tous les sojets
01:17:06technologiques numériques
01:17:07et singulièrement
01:17:07ceux de cybersécurité
01:17:09donc merci pour votre engagement
01:17:11merci aussi
01:17:12pour votre engagement
01:17:13auprès de votre territoire
01:17:14ce que vous l'avez dit
01:17:15certains commerçants
01:17:16près de chez vous
01:17:16ont été touchés
01:17:17par cette cyberattaque
01:17:18on a l'impression
01:17:19que tout ça vient du ciel
01:17:20mais la réalité
01:17:21c'est que ça affecte
01:17:22le quotidien
01:17:22de nos concitoyens
01:17:23et des commerçants
01:17:25en question
01:17:25j'ai eu l'occasion
01:17:26de le dire tout à l'heure
01:17:28c'est un incident
01:17:28qui vous l'avez dit
01:17:29c'est le cyber-moi
01:17:30doit permettre
01:17:31de nous sensibiliser
01:17:33à tous et toutes
01:17:34sur le fait que
01:17:35même si on fait
01:17:36les bonnes choses
01:17:37il n'est pas forcément acquis
01:17:38que celles et ceux
01:17:39avec lesquels on travaille
01:17:39le fassent autant
01:17:40donc s'il vous plaît
01:17:41chef d'entreprise
01:17:42grand petit moyen
01:17:43assurez-vous
01:17:45que vos fournisseurs
01:17:46que vos clients
01:17:47éventuellement
01:17:47quand vous êtes en relation
01:17:48informatique avec eux
01:17:49fassent le travail
01:17:50également
01:17:51je rappelle
01:17:52qu'on n'a aucun enjeu
01:17:53d'approvisionnement
01:17:54évidemment c'est important
01:17:55d'alimentation en France
01:17:56je rappelle aussi
01:17:56que les 700 magasins
01:17:58touchés
01:17:58ont débranché
01:17:59évidemment le logiciel
01:18:00défectueux
01:18:01et sont en train
01:18:02de remplir
01:18:03leurs rayons
01:18:04si je puis dire
01:18:05c'est quand même
01:18:06un sacré gâchis
01:18:06vous l'avez dit
01:18:07on a détruit
01:18:09des nourritures avariées
01:18:10qui auraient pu
01:18:10évidemment
01:18:11être vendues
01:18:12et consommées
01:18:12et donc ça
01:18:13ça doit nous réveiller tous
01:18:14ça doit aussi
01:18:15nous permettre
01:18:16de rappeler
01:18:16vous l'avez dit
01:18:17combien le projet
01:18:18de loi résilience
01:18:18peut nous aider
01:18:19à résoudre
01:18:19certaines failles
01:18:20dans les interstices
01:18:21et vous le savez
01:18:22on avait prévu
01:18:23qu'il soit examiné
01:18:24à l'Assemblée nationale
01:18:25la semaine dernière
01:18:26c'est un autre projet
01:18:27de loi important
01:18:27qui a pris le dessus
01:18:28et c'est normal
01:18:29c'est celui
01:18:29sur les violences
01:18:31sexistes et sexuelles
01:18:32on espère
01:18:33je dirais
01:18:34à l'occasion
01:18:34des vicissitudes
01:18:35du débat budgétaire
01:18:36qu'on pourra trouver
01:18:37une fenêtre
01:18:38pour le faire passer
01:18:39mais en tout cas
01:18:40le gouvernement
01:18:40est mobilisé
01:18:41pour que ce projet de loi
01:18:41soit examiné
01:18:42et voté
01:18:43parce que vous l'avez dit
01:18:44on en a bien besoin
01:18:45merci beaucoup
01:18:46monsieur le ministre
01:18:47la séance des questions
01:18:48gouvernement est terminée
01:18:49la séance est suspendue
01:18:51elle reprendra
01:18:52à 16h30
01:18:53merci à tous
01:18:53merci à tous

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