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Un déjeuner partagé avec la député "La France insoumise" du Rhône Anaïs Belouassa-Cherifi, pour parler de l'ordonnance verte, un dispositif permettant aux femmes enceintes de certaines villes d'obtenir des cours de cuisines et des paniers de légumes à prix réduit.
Au menu également, alerte aux pénuries d'eau potable. Certaines communes sont obligées de ravitailler les habitants avec des camions-citernes. Reportage à Sainte-Marie-du-Mont près de Chambéry.

Carole Tolila et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.

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Transcription
00:03Générique
00:06...
00:20Bonjour à tous, bienvenue dans Politique à table,
00:23le temps d'un repas.
00:24On parle politique, territoire, mais aussi souvenirs.
00:26On va découvrir la personne qui se cache derrière vos députés.
00:30Et pour cela, je suis avec l'homme redoutable en matière de quiz,
00:35mais aussi avec un bon coup de fourchette.
00:38Bonjour Jean-Pierre Montané.
00:39Bonjour Carole.
00:40Et aujourd'hui, nous avons le plaisir d'accueillir Anaïs Béloissa-Cherifi,
00:45députée de la première circonscription du Rhône de la France insoumise,
00:50et ce depuis 2024.
00:51Bonjour.
00:52Bonjour.
00:53Bonjour, et vous allez inaugurer notre nouvelle rubrique,
00:55l'amuse-bouche, c'est un fruit qui vient d'arriver sur nos étals.
00:59Généralement, il se mange plutôt cuit, en pâte ou en confiture,
01:02mais vous, pour la surprise, pour l'apéritif,
01:04je vais vous le proposer cru,
01:06et vous allez me dire, parce qu'il y en a qui le mangent cru,
01:08et vous me direz ce que vous en pensez.
01:10Alors, je vais vous dire ça.
01:11C'est très innovant, effectivement.
01:14On connaît la batte de coin, on connaît la compote,
01:16mais moins cru.
01:20On va dire que ça rappelle des souvenirs,
01:23puisque mes parents ont un coin dans leur verger,
01:25et des fois, justement, on s'amusait à croquer,
01:28à même le fruit avec ma sœur,
01:30et je me souviens de ce goût un peu âpre.
01:33Excusez-moi, mais...
01:34Non, mais c'est vrai, c'est pour ça qu'on le mange cuit,
01:36mais Carole, dans certains pays, notamment du Maghreb,
01:39il y en a qui le mangent cru,
01:40et c'est un formidable fruit qui est très bon pour la digestion.
01:43Eh bien, justement, on va découvrir ça tout au long de cette émission,
01:45vous allez apprendre plein de choses,
01:46et d'ailleurs, nous partons sur le sommaire.
01:49Pour cette émission, le menu que vous nous avez choisi,
01:52ce sont les quenelles de brochets,
01:53sorties d'un bouchon lyonnais,
01:54et en dessert, une tarte au mirabel.
01:57Un déjeuner, donc, entre Lyon et la Lorraine.
02:00Dans le dessous des plats,
02:01focus sur l'ordonnance verte,
02:03un dispositif qui permet aux femmes enceintes
02:05d'obtenir des cours de cuisine
02:07et des paniers bio à prix réduits.
02:09Dans les pieds dans le plat, Carole,
02:10alerte aux pénuries d'eau potable.
02:12Certaines communes sont obligées de se ravitailler
02:15et de ravitailler les habitants
02:16avec des camions-citernes.
02:18Reportage à suivre, près de Chambéry.
02:20Alors, pour le coin, on le garde cru ou cuit, selon vous ?
02:24Cuit.
02:25Ouais, plutôt cuit.
02:26D'accord.
02:27Et on va apprendre plein de choses sur vous.
02:28Déjà, on sait que vous aimez le coin.
02:30Et maintenant, c'est tout de suite
02:31Cuisine et Confidence.
02:38Anaïs Belouassa-Chérifi,
02:40insoumise en politique, ça ne fait pas de doute.
02:42Mais en cuisine, on va voir.
02:44D'origine algérienne,
02:46donc pour caricaturer,
02:47biberonné à la chorba,
02:48vous êtes né en Moselle,
02:50la terre des chenébalés,
02:51j'espère que je prononce bien,
02:52ces petites boules de pommes de terre
02:53nappées de sauce à la crème et aux champignons.
02:55Avant d'arriver, il y a quelques années,
02:58à Lyon, capitale,
02:59Carole de la gastronomie et pays,
03:00du redoutable tablier de sapeurs.
03:02Vous savez ce que c'est que le tablier de sapeurs ?
03:03Non, je ne sais pas du tout.
03:04C'est préparé avec du gras double de bœuf.
03:06Bon appétit.
03:07Alors, parmi ces trois cuisines,
03:09ces trois ambiances,
03:10quel dilemme pour vous ?
03:11Laquelle choisir pour notre menu du jour ?
03:13En restant insoumise,
03:15c'est-à-dire en refusant de vous soumettre
03:16à une obligation culinaire ou géographique ?
03:19Ce qui est sûr,
03:19c'est que le choix de cette quenelle de brochet
03:21fait se passer plusieurs messages.
03:23Refus d'obéir forcément à vos racines,
03:25sinon on serait sur le point de déguster un bon couscous.
03:27Résistance vis-à-vis de votre terre natale,
03:29pas de ragoût d'anguille.
03:31Au final, quand même,
03:32vous n'êtes pas si insoumise que ça,
03:33car vous faites allégeance
03:34à votre territoire d'adoption,
03:36donc à votre circonscription.
03:38Bref, un signal de fidélité expédié
03:41à dessein sans doute
03:42à vos électeurs, c'est ça non ?
03:44Je dirais plutôt à mon histoire avec Lyon.
03:47Vous l'avez dit, je suis une lyonnaise d'adoption
03:49et au fur et à mesure
03:51de mes découvertes culinaires,
03:54j'ai découvert la quenelle de brochet.
03:56Et c'est vrai qu'au début, c'est impressionnant.
03:59On ne sait pas tellement ce que c'est.
04:00On voit cette quenelle
04:01qui est cuisinée d'une manière assez rigoureuse
04:04parce que c'est très difficile
04:05à faire la quenelle de brochet.
04:07Et en fait, c'est l'histoire de Lyon,
04:09de ses rivières,
04:11de son département limitrophe lin
04:13avec la sauce nantua.
04:15Et c'est surtout l'histoire du brochet
04:17qui est un poisson de rivière
04:19qui est très présent
04:20dans le Rhône et dans la Saône
04:22et qui était pêché à l'époque,
04:25donc début du 19e, 20e siècle
04:27et qui était très difficile à cuisiner
04:29parce qu'il y avait plein de petites arêtes.
04:31Donc, ils ont décidé
04:32de broyer tout ça
04:33et d'en faire une pâte.
04:34Et donc, c'est devenu la quenelle
04:36et c'est très difficile à cuisiner
04:37parce que vous devez la pocher.
04:39Donc, vraiment, il faut que ça reste bien...
04:41Vous êtes une experte.
04:43Vous êtes en train de spoiler
04:45mes trois choses à savoir.
04:48Surtout que les gens derrière leur télé
04:49se demandent si elle est bonne.
04:50Donc, je vais vous inviter quand même aussi
04:52à la goûter.
04:52Je vais la goûter.
04:53Je vais la goûter,
04:54mais c'est parce que j'ai beaucoup observé
04:56en cuisine quand je travaillais
04:57dans le bouchon lyonnais
04:59et la mère Jean.
05:00J'étais vraiment étonnée
05:01de la manière dont ça se faisait
05:02et surtout,
05:04quand on servait la quenelle de brochet
05:05parce qu'il faut que ce soit
05:0620 à 25 minutes au four
05:07à plus de 200,
05:09c'est vraiment...
05:09Il ne fallait pas se brûler.
05:10Donc, on arrivait avec les plats très chauds
05:13et on faisait attention, attention
05:14et c'est vrai que ça permettait
05:16au soufflé vraiment
05:17de prendre une dimension importante.
05:19Donc, on va goûter ça.
05:20On vous laisse goûter
05:21et on remercie le restaurant Le Bourbon
05:23que vous connaissez bien
05:24qui est juste en face
05:24de l'Assemblée nationale
05:25d'avoir cuisiné pour nous.
05:27Alors, on a eu un petit cours
05:28sur la quenelle déjà.
05:29On a une experte,
05:29on en parlera.
05:30On ne sait pas si vous la faites vous-même.
05:31J'ai quand même un petit mot à dire,
05:32c'est que souvent,
05:33chez les traiteurs lyonnais,
05:34on les achète toutes faites.
05:36Elles sont sous vide
05:37et ensuite, ça permet
05:38de les pocher directement
05:39ou de les faire cuire.
05:40C'est plus facile.
05:41Elle est bonne ?
05:42Est-ce que vous aimez cette sauce ?
05:44Est-ce que c'est la sauce traditionnelle ?
05:46Nantua ?
05:47Nantua.
05:48Nantua.
05:50J'ai un doute.
05:52Parce que normalement,
05:53la sauce Nantua,
05:54c'est vraiment,
05:54on sent la bisque des crevisses.
05:57Là, je sens bien le crémeux.
05:59Donc, c'est une quenelle généreuse.
06:01Mais les crevisses, je ne sais pas.
06:04Alors, elle est un peu rose.
06:05Je dirais qu'il y a un peu d'écrevisse,
06:07mais ce n'est pas une sauce à Lyon.
06:08Ils les font un peu plus fortes.
06:09Ça sent vraiment les crevisses
06:10et le poisson.
06:11Elle est délicieuse quand même, j'avoue.
06:13Moi, j'aime bien la quenelle en salade.
06:15Est-ce que vous connaissez ?
06:16Alors, ça, j'ai vu.
06:17Et voilà.
06:18En quenelle ?
06:18En salade.
06:19C'est assez marrant à faire
06:20et c'est très frais l'été.
06:22En fait, vous allez découper des lamelles
06:23et vous faites revenir à la poêle
06:24et vous servez ça dans une salade.
06:26C'est une autre façon d'utiliser la quenelle
06:27pour quelque chose d'un peu plus novateur,
06:29frais et étonnant.
06:31Exactement.
06:31Des fois, on fait ça avec la polenta aussi.
06:33C'est des textures qui sont assez similaires, en fait.
06:36Alors, ces quenelles étaient faites
06:37par la mère Jean, la mère Fillou,
06:40la mère Brasier,
06:41qui étaient des mères,
06:41qui cuisinaient.
06:42Est-ce que ce n'était pas,
06:43je fais un petit pont avec votre étiquette politique,
06:46ce n'était pas déjà des insoumises,
06:48ces femmes qui ont un peu cassé
06:50les codes de la cuisine,
06:51cassé le côté masculin des chefs ?
06:53Eh bien, moi, je suis assez d'accord
06:56avec votre remarque.
06:57C'est vrai que dans l'histoire
06:58de la culture lyonnaise,
07:01la gastronomie lyonnaise,
07:02les prémices, on va dire,
07:03de la capitale de la gastronomie,
07:05ce sont les mères lyonnaises.
07:07La mère Jean en était une.
07:09C'est un des plus vieux bouchons lyonnais.
07:10Il a ouvert en 1923,
07:12selon les archives,
07:14mais même si on pense
07:15que ça a été ouvert
07:15un tout petit peu avant.
07:17Et ces femmes, en fait,
07:18travaillaient avant
07:19en tant que cuisinières
07:20dans des familles bourgeoises
07:22et donc ont décidé ensuite
07:24d'ouvrir leur table
07:26dans des petits restaurants
07:29qui étaient aussi des épiceries.
07:30Ce qui était assez étonnant
07:32à la mère Jean,
07:32c'est que, par exemple,
07:33c'est un espèce de couloir
07:34et c'est resté authentique.
07:36Vous avez des étals
07:37où la mère Jean,
07:38avant, vendait des produits,
07:39donc des produits,
07:41des denrées alimentaires
07:42et ensuite,
07:43vous avez plein de tables
07:45qui sont enfilées
07:46et vraiment,
07:46les gens mangent en proximité.
07:48Et c'est ça,
07:48l'esprit des bouchons lyonnais.
07:49C'est vraiment la convivialité,
07:51des plats savoureux,
07:52des plats familiaux
07:54et généreux
07:54ce qu'on est en train
07:55de manger là.
07:56Et on va dire
07:57que les mères lyonnaises,
07:58elles ont été vraiment
07:59aux prémices de la gastronomie.
08:01On parle notamment
08:02d'Eugénie Brazier
08:03qui est vraiment
08:03une mère lyonnaise emblématique
08:05et qui a réussi
08:06à cumuler six étoiles
08:07au Michelin, quand même,
08:08dans deux établissements
08:09différentes,
08:10donc 3-3.
08:10Mais c'est vraiment
08:13important pour nous
08:14de rappeler cette histoire
08:15parce qu'y compris
08:16pendant la Seconde Guerre mondiale,
08:17ce sont ces mêmes femmes
08:18qui ont tenu
08:19les restaurants,
08:21les épiceries lyonnaises
08:22pendant que les hommes
08:22étaient partis à la guerre.
08:24Très intéressant.
08:25Alors vous, justement,
08:25vous y avez travaillé.
08:26Qu'est-ce que vous avez appris
08:28au sein de ces établissements ?
08:29Vous étiez d'ailleurs en salle,
08:30à la plonge, en cuisine ?
08:31Alors moi,
08:32j'ai fait plusieurs restaurants
08:34parce que j'aime beaucoup
08:36la restauration.
08:37Pour moi,
08:37quand on fait de la cuisine,
08:39quand on dépose une assiette
08:40sur la table,
08:41on donne un petit bout
08:42de bonheur.
08:42Et c'est ça que j'aime
08:43dans la cuisine,
08:44c'est ce que aussi
08:45m'a transmis ma grand-mère
08:46et ma mère quand on fait
08:47des plats,
08:48on met de l'amour dedans
08:49et la cuisine, pour moi,
08:50c'est de l'amour.
08:51Et donc,
08:52la mère Jean,
08:53c'est aussi la convivialité,
08:55la proximité.
08:56Et moi,
08:56j'étais étonnée,
08:57vraiment,
08:58de connaître tous les repas,
09:00tous les plats lyonnais.
09:01Vous avez le tablier de sapeur,
09:03vous l'avez évoqué tout à l'heure.
09:05La cervelle de canut ?
09:06La cervelle de canut
09:07que nous,
09:08on faisait tous les matins.
09:09Donc,
09:09c'est avec de la faiscelle,
09:10du vin blanc,
09:11des échalotes.
09:12Enfin, voilà.
09:12Donc aussi,
09:12on mettait la main à la pâte.
09:14Il y a aussi les tripes
09:15et puis le saucisson brioché
09:18et pistaché.
09:19Donc, voilà.
09:20Donc, moi,
09:20ça m'a beaucoup appris
09:21tous les plats,
09:22en fait,
09:22lyonnais.
09:23Et je peux vous dire
09:23que c'était un peu dur l'été
09:24parce que quand il faisait
09:25très chaud à Lyon,
09:26d'aller servir des quenelles
09:28ou des tripes et tout.
09:29Alors, on transpirait,
09:30on avait évidemment très chaud.
09:31Mais les gens venaient
09:32pour manger la gastronomie lyonnaise
09:34et ça,
09:34c'était super.
09:36Alors,
09:36quand...
09:36Ah, pardon.
09:37Allez-y, Carole.
09:38Alors,
09:38vous parlez de votre grand-mère.
09:39Elle vous a appris
09:39à cuisiner les plats
09:40typiquement algériens.
09:42Est-ce qu'il y a un plat
09:42qui vous ramène
09:43directement à elle ?
09:44Oh, il y en a plein.
09:45Et je vais peut-être
09:46en parler avec émotion
09:47parce que tout à l'heure,
09:48vous avez parlé de la chorba
09:49et malheureusement,
09:50ma grand-mère est décédée
09:51depuis quelques années maintenant
09:53et c'est vrai que la chorba,
09:55ça a toujours été
09:56mon plat préféré.
09:57Et depuis qu'elle est décédée,
09:59malheureusement,
09:59je n'ai jamais retrouvé
10:00le goût et les saveurs
10:02de cette chorba
10:03qu'on faisait ensemble.
10:05Et ce qui est dommage
10:06avec nos grands-mères
10:07et aussi avec nos mères,
10:08c'est que la transmission
10:10des recettes
10:11de nos pays
10:13se fait très mal
10:14parce que c'était vraiment
10:15au pif au maître.
10:16Il n'y a pas de recette écrite.
10:18Oui, grammaire
10:18avec toutes les proportions.
10:18Et donc, en fait,
10:19c'est que des souvenirs,
10:21voilà,
10:21et des manières aussi
10:23de pétrir les pâtes.
10:25En fait, voilà,
10:26moi, c'était plutôt...
10:27Donc moi, je suis cabile,
10:29donc c'est plutôt des plats
10:30qui ne sont pas forcément
10:32très généralisés
10:32dans le Maghreb,
10:33mais voilà,
10:34il y a aussi les fulfuls
10:35qui sont des purées de poivrons
10:37avec une galette
10:38de semoule.
10:40Il y a la charba,
10:41il y a la dolma,
10:42il y a tous ces plats-là
10:43qui me rappellent évidemment
10:44les saveurs d'antan
10:46et mes voyages en Algérie
10:47avec ma famille.
10:49Alors, vous savez cuisiner,
10:50on l'a compris maintenant
10:50avec toutes vos explications
10:51d'expertes,
10:52mais vous avez donc,
10:53je disais,
10:53trois salles,
10:54trois ambiances,
10:55la Lorraine,
10:55le Lyon et l'Algérie.
10:56Quand vous vous mettez
10:57à cuisiner,
10:58qu'est-ce que vous préférez
10:59et qu'est-ce que vous préparez
11:00en priorité ?
11:02Je vais vous étonner
11:03parce que je considère
11:05que la cuisine,
11:07c'est de la rigueur.
11:08Et moi,
11:08je suis cuisinière,
11:10mais je suis avant tout
11:10pâtissière.
11:11Et j'adore faire de la pâtisserie.
11:14Bon, maintenant,
11:14avec mon mandat,
11:14malheureusement,
11:15j'ai un peu moins de temps,
11:16mais c'est vraiment...
11:17La pâtisserie,
11:18c'est la rigueur.
11:18Si vous trompez
11:19de 3 à 4 grammes...
11:20C'est de la chimie aussi,
11:21dit-on.
11:21Voilà, exactement.
11:22Et donc,
11:23c'est vrai que j'ai une appétence
11:24particulière pour la pâtisserie
11:26et la pâtisserie française.
11:28Moi, j'adore faire
11:28des paribraises.
11:29Alors, si on en parlera
11:30au dessert...
11:31Je ne vous spoil pas.
11:32Mais là,
11:33en termes de salé,
11:34vous faites un peu de salé quand même.
11:35Oui.
11:36Alors, moi,
11:36j'aime bien...
11:37Alors, ma grande spécialité,
11:39moi, c'est les lasagnes.
11:40Et je fais la pâte...
11:41Vous faites avec votre mère,
11:42je crois.
11:43Alors, ma grand-mère,
11:48c'est la pâte,
11:48donc vous rouliez
11:49et vous tirez la pâte
11:50et nous,
11:51on devait tirer la pâte
11:52pendant qu'elle roulait.
11:53Et donc, c'est comme ça,
11:53notamment,
11:54que je fais mes lasagnes.
11:54Laminé la pâte.
11:55Voilà, c'est ça.
11:55Travaille d'équipe.
11:56Voilà.
11:57Et pour le restaurant de votre mère,
11:58votre mère a ouvert un restaurant.
12:00Tout à fait.
12:00Vous avez décidé
12:01de faire la pâte à lasagne
12:02quand vous êtes avec elle.
12:03C'est drôle, quand même,
12:04d'oser faire ça.
12:05Alors, ma mère,
12:06c'est vrai que...
12:08Enfin, chez moi,
12:08on adore la cuisine
12:10parce qu'on considère
12:10que c'est donné du bonheur
12:13et, en fait,
12:14elle s'est lancée
12:15à un défi, oui,
12:15à 50-50,
12:16d'ouvrir un établissement
12:17et je pense que ça a toujours
12:18été son rêve
12:19et je suis très contente
12:21et très, vraiment,
12:23presque émue
12:23de savoir
12:24qu'elle a réalisé son rêve
12:25et, en fait,
12:26elle l'a fait
12:26dans un petit village de Léros
12:28où il n'y avait plus
12:29aucun commerce
12:30et donc, du coup,
12:31ce restaurant,
12:32ce bar,
12:33c'est devenu un lieu
12:34où les gens
12:35peuvent se retrouver.
12:36Elle a revitalisé le village.
12:38Oui, exactement.
12:39Et les anciens du village
12:40sont très contents
12:41parce qu'eux ont vu
12:42ce restaurant ouvert
12:43quand ils étaient jeunes
12:44et donc peuvent se retrouver.
12:46Elle fait des tournois
12:47de belote avec eux.
12:48Enfin, vraiment,
12:48c'est très sympa.
12:50Et donc, oui,
12:50l'été, des fois,
12:51quand elle a besoin de moi,
12:52je vais l'aider.
12:53Et vous faites
12:54la pâte aux lasagnes ?
12:54Je vais en cuisine.
12:56Des fois,
12:57à la plonge aussi
12:57mais surtout au service.
12:59Alors, les lasagnes,
12:59elles sont traditionnelles,
13:00végétariennes ?
13:02Traditionnelles.
13:02OK.
13:03Et pour la pâte,
13:03c'est avec ou sans oeuf ?
13:05Avec oeuf.
13:06Avec oeuf.
13:06Mais je pensais
13:07que vous alliez nous sortir
13:08une recette algérienne
13:09ou du cabine,
13:10une recette de Moselle,
13:11une recette d'olée
13:12et finalement,
13:12vous sortez votre joker,
13:13c'est l'Italie.
13:14Vous aimez aussi
13:14la cuisine italienne.
13:15Mais qui n'aime pas
13:16la cuisine italienne ?
13:17J'aime la cuisine savoureuse.
13:19Pour moi,
13:19il faut des saveurs.
13:20La tomate,
13:21c'est très proche.
13:22Enfin, toute la base
13:23de la cuisine algérienne,
13:25c'est la tomate.
13:26Vous faites revenir
13:26de la tomate
13:27avec de l'huile d'olive,
13:28avec des oignons.
13:29Voilà.
13:30Le couscous,
13:30c'est la même base.
13:31Les plats en sauce cabine,
13:33c'est la même base aussi.
13:34Donc, en fait,
13:35tout est méditerranéen
13:36d'une certaine manière.
13:38Vous étiez faite
13:38pour cette émission
13:39et vous avez d'ailleurs
13:40hésité à faire
13:41une école de cuisine.
13:42On le sent,
13:42c'est votre passion.
13:43Est-ce que vous avez
13:44regretté à un moment donné ?
13:46Je ne sais pas.
13:47Je ne sais pas
13:47parce que malheureusement,
13:50je n'ai plus le temps
13:51de cuisiner
13:52à mon grand regret
13:54parce que,
13:55évidemment,
13:55ça me manque.
13:56Ça me manque
13:57de pouvoir avoir
13:57le temps de recevoir.
13:59Il y a quelques semaines,
14:00j'ai fait un couscous
14:01pour mes amis
14:01qui en voulaient un
14:03depuis longtemps.
14:04Donc, le matin,
14:04je me suis levée
14:05très trop
14:06pour aller au marché,
14:08pour aller chercher
14:08mes légumes.
14:09Après,
14:09à partir de 8h30,
14:10je suis partie
14:10en circonscription
14:11faire tous mes rendez-vous.
14:12Vers 17h30,
14:13je suis rentrée chez moi
14:14et je me suis mis au fourneau
14:16mais heureusement
14:16que je suis quelqu'un
14:17de très organisé
14:18parce que le couscous,
14:19il faut évidemment
14:20bien tout faire.
14:22Et puis,
14:22il y a aussi la question
14:22de la semoule.
14:23Moi, la semoule,
14:24je ne la fais pas au micro-ondes
14:25ou je ne la fais pas
14:26avec de l'eau.
14:27C'est à la vapeur,
14:27dans la couscoussière
14:28et vous travaillez...
14:29Fine ?
14:30Bien sûr, fine.
14:30Fine ?
14:31Pas moyenne ?
14:32Ah non, jamais.
14:32Vous ne verrez jamais manger.
14:33C'est costofine.
14:35Oui,
14:35et c'est très dur
14:36et vous brûlez souvent les mains
14:37mais je revois ma grand-mère
14:39lever la semoule
14:41pour la faire évoluer
14:43et c'est vraiment
14:44des très bons souvenirs.
14:45On se replonge
14:46dans ces souvenirs,
14:46dans ces cas-là.
14:47Et est-ce que vous pouvez
14:48ouvrir peut-être
14:48un resto comme votre mère
14:49plus tard ?
14:50Vous le souhaitez ?
14:51Alors,
14:52peut-être,
14:53je ne sais pas.
14:54Je ne sais pas
14:55si j'aurai vraiment
14:56la carure pour faire ça
14:58parce que c'est un engagement
15:00de tous les jours
15:01quand vous êtes restaurateur.
15:02Vous n'avez pas de pause
15:03et puis vous avez
15:04des horaires découpés.
15:05Moi,
15:05je travaillais en coupure
15:07à la mergente
15:08donc c'est-à-dire
15:08que je commençais
15:09à 10h le matin
15:09et je finis à 15h.
15:11Vous avez une pause
15:12entre 15h30 et 17h
15:14et puis après,
15:14à 17h30,
15:15vous retournez
15:16jusqu'à 23h30 par exemple
15:18mais du coup,
15:19c'est vraiment un rythme
15:20qui est très important
15:21et qui est très dur
15:22en fait,
15:22la restauration.
15:23Donc franchement,
15:24moi,
15:24je suis assez admirative
15:25de tous les gens
15:26qui travaillent dans la restauration.
15:27On passe aux 3 choses
15:28à savoir avec vous,
15:29Jean-Pierre ?
15:30Oui,
15:303 choses à savoir,
15:31Carole,
15:31pour faire des quenelles
15:32de brochets
15:33comme Paul Bocuse
15:34parce qu'il les faisait
15:36très bien aussi
15:36avec les fameuses mères
15:38qu'on a citées.
15:40Alors,
15:42Anaïs nous a déjà
15:43pas mal parlé
15:44de ces quenelles
15:44donc elle ne va pas
15:46apprendre grand-chose.
15:47Commençons par le brochet
15:48dont vous coupez
15:49en morceaux la chair
15:50avant de la mixer
15:51très finement.
15:52Il ne faut pas avoir peur.
15:53On met les bouts
15:53de brochet dans un mixeur
15:54et on tourne.
15:56On assaisonne
15:56sel, poivre,
15:57muscade
15:58et c'est là
15:59que ça se complique.
15:59On va passer la chair
16:00à travers un tamis
16:01afin d'obtenir
16:02une texture très soyeuse
16:04et puis ça va aussi
16:05arrêter les petites arêtes
16:06dont on a parlé tout à l'heure
16:07qui sont dans la chair
16:08avant de le remixer
16:09cette chair
16:10avec des blancs d'œufs
16:11et cette fameuse panade
16:14bien froide
16:14préparée en amont.
16:15Vous connaissez la panade ?
16:16Non, je ne crée pas la panade.
16:17Je suis dans la panade.
16:19Là, maintenant.
16:19L'expression vient de là
16:21parce que ce n'est pas facile à faire.
16:22C'est du lait
16:23dans lequel vous mélangez
16:24du beurre puis de la farine.
16:25Il faut garder sur le feu
16:27afin d'obtenir une pâte desséchée
16:29qui a la consistance
16:29d'une pâte à pain.
16:30On mixe tout ça.
16:32On rajoute des œufs
16:33et du beurre
16:34avec le brochet.
16:35On filme
16:35et on réfrigère.
16:37Ensuite,
16:37on a une belle pâte
16:38comme ça
16:38avec des cuillères,
16:39deux cuillères.
16:40Vous faites ce qu'on appelle
16:41vous façonnez
16:42ces fameuses quenelles
16:43que vous faites pocher
16:45dans une eau frémissante
16:46entre 12 et 15 minutes.
16:48Puis après,
16:48on les dispose dans un plat
16:49et on les mange,
16:51on les sert
16:51avec une sauce nantua.
16:52On en a parlé,
16:53une sauce béchamel
16:54ou même,
16:55je ne sais pas,
16:55vous avez d'autres recettes
16:56à votre répertoire.
16:58En général,
16:58c'est nantua.
16:59C'est le grand classique.
17:00Sauce aux écromisses.
17:01C'est marrant
17:01parce que vous faisiez le geste
17:02et c'est vrai que ça paraît simple
17:04quand on le voit faire.
17:05Moi, j'ai essayé.
17:05Ce n'est pas si évident que ça.
17:07Est-ce que vous le faites chez vous ?
17:08Non, j'avoue que non.
17:10J'avoue que
17:11comme la quenelle de brochet,
17:12c'est vraiment
17:13le moment où on va
17:14dans un bouchon.
17:15Je préfère manger ça
17:16dans un restaurant lyonnais
17:17plutôt que le faire moi.
17:19Parce que ça prend
17:20beaucoup de temps.
17:21C'est ce que je disais.
17:21Même à la cuisson,
17:22c'est 25 minutes
17:23à plus de 200 degrés déjà.
17:25Et puis,
17:26c'est un geste qui est technique.
17:27Donc,
17:28vous prenez deux cuillères
17:29et puis,
17:29ce que vous disiez
17:30tout à l'heure
17:30sur la pâte,
17:32ça me fait penser
17:33notamment à la technique
17:34de la pâte à choux
17:35quand vous devez
17:36justement la chauffer
17:37pour enlever
17:37toute l'humidité
17:38qu'il y a dedans
17:39et c'est ce qui permet
17:40de gonfler en fait
17:41le produit.
17:42C'est de la pâtissière
17:43qui va direct.
17:45Mais encore une fois,
17:46si vous voulez vous initier
17:47à la quenelle
17:48et si vous passez par Lyon,
17:49il y a des traiteurs excellents
17:50qui font de remarquables quenelles
17:51et qui sont prêts à l'emploi
17:53et c'est beaucoup plus facile
17:53et c'est délicieux.
17:54Vous pouvez aller
17:55au Alpolbocuse aussi.
17:56Là,
17:57vous avez vraiment
17:57tous les artisans
17:59de la gastronomie lyonnaise
18:00à un endroit.
18:01La bataille des Lyonnais.
18:03Totalement.
18:03Pour ce repas,
18:04vous avez choisi
18:05de l'eau,
18:06tout simplement.
18:06Est-ce qu'à chaque fois,
18:07c'est de l'eau à table
18:08chez vous,
18:09eau plate,
18:09pétillante ?
18:11Moi,
18:11je suis plutôt
18:13eau plate.
18:14En fait,
18:14j'ai un gros défaut,
18:15c'est que je ne bois
18:16jamais d'eau dans la journée
18:17et donc si je n'en bois pas
18:18au moment du repas,
18:19c'est vraiment très mauvais.
18:21Vous n'êtes pas
18:21à deux litres d'eau
18:22comme ça recommandait ?
18:22Non, franchement non.
18:23J'oublie tout le temps
18:24et donc vraiment,
18:25c'est une discipline
18:26que j'ai,
18:27boire de l'eau à table.
18:28Mais bien sûr,
18:29quand on est dans
18:29un bouchon lyonnais,
18:31moi,
18:32je vais boire peut-être
18:36je veux quelque chose
18:37de plus léger,
18:38je vais plutôt prendre
18:39un Juliennas,
18:40un Morgon,
18:40voilà.
18:41En fait,
18:42Lyon est positionné
18:43dans une vallée viticole
18:44qui est quand même
18:45très importante.
18:46Vous avez toute la vallée
18:47de l'œuf sud
18:49où là,
18:49vraiment,
18:50on va avoir des vins
18:50très tanniques,
18:51très forts
18:52et donc la vallée
18:53plutôt Beaujolaise
18:54où là,
18:54ça va être plutôt fruité,
18:56rond et c'est vraiment bien
18:57pour accompagner
18:58les repas lyonnais.
18:59Mais j'ai vu
19:00sur vos réseaux sociaux
19:01que vous faisiez des apéros,
19:02des apéros de rentrée
19:03pour rencontrer les gens.
19:04Du coup, là,
19:04qu'est-ce que vous servez finalement ?
19:06Alors,
19:07généralement,
19:07c'est du vin blanc
19:10parce que les Lyonnais
19:11aiment bien le vin blanc,
19:12surtout le dimanche matin
19:13quand ils vont faire le marché
19:14avec des petites vitres
19:16et bien sûr,
19:17des jus de fruits
19:19qu'on achète
19:19dans des épiceries bio.
19:22Voilà.
19:22Tout simplement.
19:23Tout simplement.
19:23Alors avant,
19:24c'est vrai,
19:24l'eau,
19:24c'était un peu
19:25la seule alternative
19:25au vin
19:26ou à l'alcool
19:27et si vous ne voulez pas
19:27boire d'alcool
19:28en mangeant comme ça
19:29au quotidien,
19:30ce qui est tout à fait respectable,
19:32il y a l'eau.
19:32Mais maintenant,
19:33il y a une foison
19:34de boissons non-alcoolisées.
19:35Ça ne vous tente pas
19:36ces boissons,
19:36ces kombucha,
19:37ces boissons un peu fermentées ?
19:39Vous n'aimez pas ?
19:40Vous préférez l'eau
19:41un peu austère ?
19:42Non,
19:43franchement,
19:43en fait,
19:44si,
19:44je peux en boire comme ça
19:45mais vraiment,
19:46ça ne va pas être
19:47ma boisson de prédilection.
19:49Moi,
19:50j'aime bien
19:50soit les sirops aussi,
19:53le sirop de violette.
19:54Pour moi,
19:54ça me rappelle beaucoup l'enfance.
19:56C'est quelque chose
19:56qu'on boit beaucoup en Lorraine.
19:57Allô quoi ?
19:58Je ne connais pas,
19:59je vais tester.
20:00C'est vrai,
20:00j'ai jamais goûté.
20:01De toute façon,
20:01ça va arriver souvent
20:02cette année dans cette émission.
20:03C'est le moment,
20:04en tout cas,
20:04de jouer avec nous
20:05et on passe tout de suite
20:06au quiz.
20:12Vous êtes brune,
20:13donc comme dit la chanson,
20:15vous ne comptez pas
20:16pour des prunes,
20:17comme la mirabelle,
20:18celle de votre enfance,
20:19en Moselle.
20:21Alors,
20:21sauriez-vous nous dire
20:22si ces informations,
20:23si ces affirmations,
20:25pardon,
20:25sont vraies ou fausses ?
20:26On dit secouer
20:27comme un prunier,
20:28mais pour faire tomber
20:30les mirabelles mûres,
20:31on emploie en Moselle
20:32le verbe hocher.
20:34Je dirais vrai,
20:35moi.
20:36Vrai,
20:37c'est un synonyme
20:38de secouer,
20:39verbe qu'on emploie surtout
20:40pour dire hocher la tête
20:42qui signifie remuer
20:43pour approuver
20:43ou refuser,
20:44mais on hoche le prunier
20:46pour faire tomber
20:46les prunes,
20:47les mirabelles.
20:48La saison de la mirabelle
20:49est relativement longue
20:50de juillet à octobre.
20:52Alors ça,
20:52vous devriez savoir.
20:53Faux.
20:54Oui, faux.
20:55Assez courte,
20:56au contraire.
20:56Fin août.
20:57Quatre à six semaines,
20:58mi-août à fin septembre.
21:00Une mirabelle
21:01est considérée
21:01comme mûre
21:02lorsque la queue
21:03se détache du fruit.
21:05Oui.
21:06Non.
21:07Moi,
21:08c'est comme ça
21:08que j'arrivais
21:09à les avoir par terre.
21:10Ah oui,
21:10ça,
21:11c'est la flémardise.
21:12Mais lorsque le noyau
21:14s'enlève tout seul.
21:15Alors lorsque le noyau
21:16s'enlève tout seul,
21:17c'est qu'elle est vraiment
21:18très mûre.
21:19Et enfin,
21:20quatre,
21:21D,
21:21lors d'une visite à Metz
21:22au 16e siècle,
21:24Catherine de Médicis,
21:25accompagnée de son fils
21:26Charles X,
21:27ont reçu en cadeau
21:28de bienvenue
21:29un pot de confiture
21:30de mirabelle.
21:31Vrai ou faux ?
21:33Elle est vraie.
21:34Non,
21:34mais c'était compliqué là.
21:36C'était des mirabelles confites.
21:38Révisez votre histoire.
21:39Je tentais sur
21:40l'hospitalité
21:42mozélane.
21:43Non,
21:43mais je vous pardonne
21:43parce que c'était très compliqué.
21:44Impossible à savoir.
21:45Deux réponses sur quatre,
21:46c'est déjà très bien.
21:47On passe à un autre quiz.
21:49Et cette fois-ci,
21:49c'est sur les CV
21:50des grands chefs.
21:51Mais vous êtes incolables,
21:52je suis sûre.
21:53Paul Bocuse
21:54n'a pas sa statue de cire
21:56au musée Grévin.
21:57Vrai ou faux ?
21:58Faux.
21:59Faux ?
21:59Il l'a,
22:00effectivement.
22:01Il est le premier chef
22:02à faire son entrée au musée.
22:03Elle a été inaugurée
22:04en 1991.
22:07Bocuse a,
22:07dès les années 70,
22:09son propre potager
22:10pour alimenter son restaurant.
22:11Tout à fait,
22:12c'est vrai.
22:12Ah, bien joué,
22:13vrai.
22:14Il était tout à fait
22:15pionnier en la matière.
22:16La célèbre mère
22:18brasier de Lyon
22:19a été,
22:20bon,
22:21je n'ai même pas envie
22:21de lire la question,
22:22vous savez la réponse.
22:23Vrai.
22:23La première chef
22:24effectivement
22:25à obtenir
22:26trois étoiles
22:27pour ses deux restaurants.
22:29Bravo,
22:29effectivement,
22:30vous aviez la réponse.
22:31Et enfin,
22:32Georges Blanc,
22:33chef deux étoiles
22:34à Vaunas
22:35et le petit-fils
22:36de la mère Blanc,
22:38deux étoiles également,
22:39et consacré
22:40dans les années 30,
22:41meilleure cuisinière
22:43du monde.
22:43Vrai ou faux ?
22:44J'aurais tendance
22:45à dire vrai.
22:46C'est vrai.
22:46Est-ce que vous savez
22:47qui a décerné ce titre
22:49pour que ce soit plus corsé
22:50pour vous ?
22:51Non,
22:52je ne sais pas,
22:52je vais vous dire une bêtise
22:53et je ne préfère pas
22:54parce que j'ai eu
22:54un sans faute.
22:56Kurnansky,
22:57donc c'est lui,
22:59cet auteur,
22:59qui a remis
23:00cette médaille.
23:01Et Georges Blanc
23:01est aussi le fils
23:02d'une grande cuisinière,
23:04Paulette Blanc.
23:06Voilà,
23:06vous avez très bien
23:07répondu à mon quiz
23:084 points
23:09plus 2 points
23:10avec Jean-Pierre.
23:11Bravo,
23:12on a une excellente élève.
23:13Une encyclopédie
23:14sur la cuisine lyonnaise,
23:15bravo,
23:16je dis chapeau.
23:17Pour une lyonnaise
23:18d'adoption quand même,
23:19vous voyez.
23:20Et on passe maintenant
23:21au-dessous des plats.
23:28Après le sport,
23:29ce sont désormais
23:30les légumes bio
23:31qui sont prescrits
23:32sur ordonnance.
23:33L'ordonnance verte,
23:35c'est un dispositif
23:35mis en place
23:36il y a 4 ans,
23:37au départ à Strasbourg
23:38et qui aujourd'hui
23:39a fait des bébés
23:40partout en France.
23:41On fait le point
23:42sur cette belle initiative
23:44à Villejuif
23:45dans le Val-de-Marne
23:46avec Maïté Frémont
23:47et Juliette Prunier.
23:49Alors,
23:50on fait une ratatouille
23:51et une salade
23:52méditerranéenne.
23:54Ophélie,
23:54la diététicienne,
23:55propose ce matin-là
23:56un atelier de cuisine
23:58tout en couleur,
23:59de la courgette,
24:00du poivron,
24:00des tomates,
24:01garantie sans perturbateur
24:03endocrinien.
24:04Vu que c'est des légumes bio,
24:06l'avantage,
24:07c'est qu'on peut garder la peau.
24:08Ces recettes d'Orcas,
24:10enceinte de 6 mois,
24:11ne les a jamais goûtées
24:12ni même cuisinées.
24:14Alors,
24:14elle écoute les conseils.
24:17Curcuma,
24:17si jamais.
24:18Un atelier de cuisine
24:20prescrit par son médecin.
24:22Cela peut paraître étonnant,
24:23mais elle est ici
24:24grâce à l'ordonnance verte
24:25délivrée par un professionnel
24:27de santé.
24:29Je dis que c'est assez intéressant.
24:31Pourquoi pas
24:31de participer,
24:33de découvrir des choses
24:34que je ne connaissais pas.
24:36J'ai bien fait.
24:38Et pour profiter de ce programme,
24:40il suffit d'habiter
24:41à Villejuif.
24:43L'idée,
24:44c'est de toucher les personnes
24:45en situation de précarité
24:48le plus possible.
24:50Offrir aux classes
24:51les plus populaires
24:52des ateliers gratuits
24:53de sensibilisation,
24:55mais aussi
24:55leur distribuer
24:57tous les 15 jours
24:58un panier de légumes bio
24:59et locaux
25:00et cependant,
25:01en 7 mois,
25:02à prix réduit.
25:03Aujourd'hui,
25:04il y a potimarron,
25:05courgettes,
25:08aubergine.
25:10Cette jeune maman
25:11paiera son panier 5 euros,
25:13valeur en épicerie
25:14estimée à plus de 20.
25:16J'ai découvert les blettes,
25:17par exemple,
25:18j'ai découvert les concombres
25:19jaunes et ronds,
25:21j'ai découvert
25:21les poivrons violets.
25:23C'est sympa,
25:24ça me permet aussi
25:25de découvrir des légumes
25:26que je ne connaissais pas
25:27et que je ne cuisinais pas
25:28du tout au Parable.
25:30Comme elle,
25:30plus de 800 femmes
25:32participent à cette initiative,
25:34proposée par une vingtaine
25:35de villes en France.
25:39Anaïs Bédouassa,
25:40chérie fille,
25:41j'imagine que ce système
25:42doit vous séduire.
25:44Effectivement,
25:44on a envie que les mères
25:46et les femmes enceintes
25:47mangent mieux,
25:47mais aujourd'hui,
25:48il y a quand même
25:48une hausse du prix d'achat
25:50et notamment des légumes.
25:51Qu'est-ce que vous en pensez,
25:53vous, personnellement ?
25:54Je pense déjà
25:54que cette initiative,
25:56elle est louable
25:57et qu'elle pose
25:58une problématique
25:58qui est celle
25:59de l'alimentation saine
26:00et la question
26:01de la santé publique.
26:03Les deux sont évidemment liés,
26:05encore plus lorsque
26:06vous êtes enceinte
26:07ou que vous avez
26:08des enfants en bas âge
26:09ça permet un développement,
26:11ça permet aussi
26:12d'être en bonne santé
26:13et d'avoir toutes
26:14les vitamines possibles
26:15pour se développer
26:16quand on a des enfants
26:17notamment en bas âge
26:18ou in utero.
26:20Moi, je tiens à dire
26:22et je profite
26:23d'être ici pour le dire
26:24qu'il y a une situation
26:26qui est assez inquiétante
26:27sur la question
26:28de l'aide alimentaire
26:28dans notre pays
26:29et que ce soit
26:30pour les femmes enceintes,
26:32que ce soit
26:32pour les enfants
26:33qui sont de plus en plus
26:34nombreux à en être bénéficiaires,
26:36c'est qu'on observe
26:37que les banques alimentaires,
26:39les associations
26:40d'aide alimentaire
26:41ont peu de moyens
26:44ou en tout cas
26:45moins de moyens
26:46qu'avant
26:46et donc se dirigent
26:47plutôt vers des denrées
26:48périssables
26:49plutôt que des fruits
26:50et de légumes
26:51et vous l'avez dit
26:52notamment avec
26:53la canicule
26:54qui a eu cet été
26:55sur justement
26:56les productions agricoles
26:57qui sont de 8% en baisse,
27:00du coup on a une inflation
27:01sur ces produits-là
27:02qui sont normalement
27:03enfin des produits
27:03pour toutes et tous
27:05et j'ai en mémoire
27:06par exemple
27:06la question du retour
27:07du scorbut en France
27:09et notamment
27:10des hospitalisations
27:11pédiatriques
27:12liées au scorbut
27:12c'est-à-dire
27:13pendant 2-3 mois
27:14vous n'avez pas mangé
27:14de fruits et de légumes
27:15et donc vous avez
27:16une carence telle
27:17que vous êtes hospitalisé
27:18et ça concerne en priorité
27:19les enfants malheureusement.
27:20Mais les légumes
27:21ça bondit de 17%
27:22dans les prix négociés
27:24au marché de Rangis
27:25en août
27:25donc c'est vrai
27:26on nous dit de manger
27:275 fruits et légumes par jour
27:28mais c'est compliqué
27:29quand on est dans une situation
27:30de précarité
27:31qu'est-ce qu'on doit
27:33mettre en place ?
27:33Est-ce qu'il faut
27:34cet accompagnement
27:35généralisé pour les femmes
27:36enceintes ?
27:37Évidemment je pense
27:37qu'il faut pérenniser
27:39ces dispositifs-là
27:40par exemple
27:41c'est vrai que c'est répandu
27:43dans plusieurs villes
27:44et fort heureusement
27:45c'est que
27:45enfin on a compris
27:46que la question
27:47de l'alimentation
27:49c'est une question
27:50de prévention
27:50de santé
27:52d'éducation
27:53aussi à l'alimentation
27:54on voyait dans votre reportage
27:56une femme qui dit
27:57j'ai découvert les blettes
27:58j'ai découvert
28:00les courgettes jaunes
28:01et c'est évidemment
28:03aussi des apprentissages
28:04de la cuisine
28:05et ça c'est ça
28:05qui est aussi intéressant
28:06dans la dimension
28:07que montre ce reportage
28:08et ses dispositifs
28:09c'est que ça permet
28:10de sortir aussi
28:11d'une zone de confort
28:12et que lorsque
28:13vous n'avez pas eu la chance
28:14on va dire
28:15dans votre enfance
28:16d'avoir eu des fruits
28:17et des légumes
28:18ou en tout cas
28:18de voir vos parents
28:20peut-être cuisiner
28:20ces fruits et légumes
28:21vous avez un apprentissage
28:23à l'alimentation
28:23qui est différent
28:24et donc qui s'oriente
28:25plus vers
28:27une alimentation saine
28:29biologique
28:29équilibrée
28:30et je pense que
28:31le coût pour la société
28:33de ce dispositif
28:35pour moi
28:36on est gagnant
28:37à la fin
28:37puisque
28:38comme vous avez
28:39des gens
28:40qui vont manger sainement
28:41qui ne vont pas multiplier
28:42des maladies
28:43par exemple
28:44cardiovasculaires
28:44de type diabète
28:45ou même des maladies chroniques
28:47ou même des cancers
28:48quand vous consommez
28:50énormément de fibres
28:51de céréales complètes
28:52et tout
28:52vous avez justement
28:53une possibilité
28:54de vous prévenir
28:56de toutes ces maladies
28:56donc en fait
28:57c'est une politique
28:58à deux pieds
28:58j'ai envie de vous dire
28:59Alors vous êtes élue
29:00à Lyon
29:01justement
29:02est-ce que vous avez
29:02envie de mettre ça
29:03en place à Lyon
29:03et aussi j'en profite
29:04parce que ça faisait
29:05partie de votre programme
29:05l'alimentation
29:06ça vous tient à coeur
29:07et notamment
29:08pour les cantines
29:09vous vouliez
29:09que la cantine soit gratuite
29:11et qu'il y ait
29:11des petits déjeuners gratuits
29:12où est-ce qu'on en est
29:13puisque c'était
29:14une proposition
29:14de votre programme
29:15Alors
29:16j'ai eu l'occasion
29:17d'en reparler
29:18au dernier conseil municipal
29:20à monsieur Doucet
29:21sur la question
29:21justement
29:22de l'alimentation
29:23pour les enfants
29:24je l'ai dit
29:25en préambule
29:26il y a une augmentation
29:27des prix
29:28des légumes
29:28et des fruits
29:29donc vous avez
29:30des familles
29:31qui sont précaires
29:31et qui sont
29:32dans un système
29:32de privation
29:33et donc
29:34pour moi
29:35l'école
29:35ça doit être
29:36le lieu
29:36où justement
29:37vous faites en sorte
29:38que les enfants
29:39aient justement
29:40une alimentation
29:41équilibrée
29:41et saine
29:41par exemple
29:42c'est 20%
29:43des enfants
29:43dans notre pays
29:44qui vont à l'école
29:44le ventre vide
29:45donc déjà
29:46ça permet
29:47d'être dans
29:47de bonnes conditions
29:48d'apprentissage
29:49et ensuite
29:50pour moi
29:50d'avoir
29:51la cantine
29:52biologique
29:53gratuite
29:53et équilibrée
29:54ça permet
29:55d'être en prévention
29:56de santé publique
29:57par exemple
29:58c'est Londres
29:58qui a mis
29:59la gratuité
30:00justement
30:01de la cantine scolaire
30:02pour les enfants
30:03et grâce à ça
30:04ça fait baisser
30:05de 11%
30:05l'obésité
30:06chez les enfants
30:07mais du coup
30:07vous arrivez
30:08à le mettre
30:08en place à Lyon
30:08ou pas ?
30:09moi
30:10j'ai plaidé
30:11auprès de monsieur Doucet
30:13qui est le maire de Lyon
30:13pour mettre ça en place
30:15y compris
30:16pour passer en régie publique
30:17c'est ça aussi
30:18que je voulais vous entendre
30:19tout à fait
30:19c'est-à-dire intégrer
30:20que ça soit la ville
30:21qui gère la cantine
30:22tout à fait
30:22parce que
30:23en gros
30:24aujourd'hui
30:24on a des monopoles
30:26des entreprises
30:26de type Elior
30:28qui font des marges
30:29quand même
30:30très importantes
30:30en ce qui concerne
30:31justement la distribution
30:33des repas
30:34dans les écoles
30:35et donc pour moi
30:37c'était quand même
30:37important d'avoir
30:38une régie publique
30:39c'est-à-dire
30:39un service public
30:40de l'alimentation
30:41qui permette à la fois
30:42d'avoir de l'alimentation
30:43pour les enfants
30:45avoir des potagers
30:46au même type
30:48que monsieur
30:48Paul Bocuse
30:49à côté de son restaurant
30:51mais ça permet aussi
30:52d'avoir une politique
30:53de l'alimentation
30:54pour toutes et tous
30:54par exemple
30:55le portage de repas
30:56pour les personnes
30:57qui sont âgées
30:58chez elles et chez eux
30:59et donc d'avoir aussi
31:00une bonne alimentation
31:02à moindre coût
31:03pour ces personnes âgées
31:04chez elles et chez eux
31:05Je reviens sur l'ordonnance verte
31:07et je repose un peu
31:07la question de Carole
31:08parce qu'il y a hélas
31:10pour l'instant
31:10que quelques villes
31:11et territoires pionniers
31:12mais pas grand chose
31:13du côté de votre circonscription
31:15même si LFI
31:16dans certaines communes
31:16a adopté ce système
31:17d'ordonnance verte
31:18vous attendez quoi ?
31:19C'est compliqué à mettre en place ?
31:21Par ailleurs
31:22c'était une proposition
31:23de Grégory Doucet
31:24pendant la campagne municipale
31:26de donner des paniers
31:27biologiques
31:28et équilibrés
31:30aux femmes enceintes
31:30donc j'imagine
31:31qu'il va peut-être
31:32mettre ça en place
31:34au cours de son mandat
31:35ou peut-être
31:36après l'exercice budgétaire
31:37Mais en derrière
31:38vous le poussez à le faire ?
31:40Je vous l'ai dit
31:41je l'ai interpellé
31:41au dernier conseil municipal
31:43justement sur la question
31:44plutôt là
31:44j'avais axé enfant
31:45parce que c'est vraiment
31:47une prérogative
31:49normalement de la mairie
31:50de pouvoir proposer
31:52d'une alimentation saine
31:53en tout cas
31:54revenir en régie publique
31:55ou en tout cas
31:56juste avoir
31:57des petits déjeuners
31:58gratuits pour les enfants
31:59avoir un fruit
32:00un produit laitier
32:02des céréales
32:03enfin voilà
32:03de participer
32:05à la mise en place
32:06de bonnes conditions
32:07d'apprentissage
32:08pour nos enfants
32:08mais je suis d'accord
32:10avec vous
32:10pour moi c'est quelque chose
32:11à mettre en place
32:12évidemment
32:13Comme on parle de l'école
32:14j'ai envie de parler
32:14de votre parcours
32:15vous avez un parcours
32:15d'excellence
32:16vous avez un
32:17si
32:17licence en sciences politiques
32:19vous n'avez pas vu
32:20mes bulletins
32:21bon en tout cas
32:22en tout cas
32:22vous avez plutôt réussi
32:23un master 2
32:23en affaires publiques
32:24à Paris 1
32:25à Panthéon Sorbonne
32:26ça doit rendre fière
32:27votre famille
32:27et surtout pour la petite anecdote
32:28je sais que votre grand-père
32:30était analphabète
32:31que quand vous êtes arrivée
32:32au CP
32:32vous voulez qu'il aille à l'école
32:33avec vous
32:34je trouve ça extrêmement touchant
32:36quand même
32:36je voudrais quand même
32:37que vous vous replongez
32:38dans ce moment là
32:39qu'est-ce que vous preniez
32:41comme repas
32:41pendant vos études
32:42surtout quand vous étiez étudiante
32:44voilà je vais vous décevoir
32:45parce que là vous dites
32:46bien manger
32:47des pâtes
32:48que des pâtes
32:49c'était pas produit justement
32:51panier de légumes
32:52non
32:53produits frais
32:54ça n'existait peut-être pas
32:56alors ça n'existait pas
32:57donc moi j'ai été étudiante
32:592013-2014
33:00j'ai eu mon bac en 2013
33:02donc maintenant ça fait 13 ans
33:05je crois que ça n'existait pas
33:06c'est un dispositif
33:07justement d'aide alimentaire
33:08y compris pour les jeunes
33:10mais d'avoir une aide alimentaire
33:11qui est plutôt axée
33:12vers des produits biologiques
33:14équilibrés
33:15des fruits et des légumes
33:16et c'est vrai qu'en plus moi
33:17comme je suis en balleuse
33:19et je faisais beaucoup de sport
33:21les pâtes
33:22c'était un moyen aussi
33:23voilà
33:24de me caler
33:25de me caler
33:26les sucres lents surtout
33:27oui
33:27quand je rentrais de l'entraînement
33:28mais c'était avant tout
33:30pour des éléments financiers en fait
33:34parce qu'un paquet de packs
33:35à l'époque
33:35on pouvait en avoir pour un euro
33:37et puis ça nous faisait trois repas
33:38et donc du coup
33:39avec un peu de pesto à l'intérieur
33:40et puis voilà
33:41ça nous faisait
33:42mes repas
33:43merci beaucoup pour cette anecdote
33:45et on va en faire une autre
33:46ça s'appelle la brève de comptoir
33:47vous avez l'habitude de cette rubrique
33:54j'aimerais parler à nouveau
33:56du restaurant de votre mère
33:57vous avez aussi une soeur
33:59alors est-ce que ça vous arrive
34:00d'être entre femmes
34:01en cuisine
34:02et de servir toutes les trois
34:05j'ai envie de vous dire
34:06que généralement
34:06il n'y a pas beaucoup d'hommes
34:08qui rentrent dans notre cuisine
34:09c'était la question d'après
34:10est-ce que le petit frère
34:11a le droit de rentrer dans la cuisine ?
34:13oui parce qu'il est sympa
34:14il aide
34:14mais en fait
34:15il y a quand même
34:17chez nous
34:18un régime un peu
34:20de femmes quoi
34:21c'est nous qui dirigeons
34:23les cuisines
34:24le territoire
34:25exactement
34:26et c'est vrai que
34:27moi quand je suis en cuisine
34:29je ne veux pas que les gens rentrent
34:30je ne veux pas qu'ils touchent
34:31j'ai une organisation propre à moi
34:36et je pense que je tiens ça
34:37de ma mère
34:37et de ma grand-mère aussi
34:38et c'est vrai par contre
34:39que quand on cuisine
34:41ensemble
34:42en fait on a le même logiciel
34:43vu qu'on a appris à cuisiner
34:44de la même manière
34:45on sait qui s'occupe de quoi
34:46comment
34:47et en fait voilà
34:48ça roule
34:48c'est une organisation
34:50et évidemment ma mère
34:51quand elle a ouvert son restaurant
34:53bon c'est cuisiné à d'autres
34:54échelles
34:55donc c'est pas du tout
34:56la même chose qu'une cuisine familiale
34:58donc c'est aussi un challenge
34:59d'une certaine manière
35:00c'est combien de repas
35:00pour qu'on se rende compte
35:01par jour
35:02ça dépend
35:02par exemple le soir
35:03lui elle doit être
35:04à 30-40 couverts
35:05ah oui il faut les faire
35:06oui oui
35:06et c'est moi qui cours en salle
35:08avec les plats
35:09je veux dire
35:11mais oui oui
35:12et la carte
35:12c'est le mélange justement
35:13de vos racines
35:15non
35:16on a parlé des lasagnes
35:17mais est-ce qu'il y a un couscous
35:18alors oui
35:19mais elle fait une soirée spéciale
35:20pour ça
35:20parce que c'est vraiment demandé
35:21par tout le village
35:22tout le temps
35:23donc oui
35:24elle fait
35:24souvent c'est des vendredis
35:26peut-être une fois par mois
35:27et donc vraiment souvent
35:28bah là il y a beaucoup de monde
35:29parce qu'ils sont très contents
35:30de venir manger le couscous
35:31de ma mère
35:33nouveau reportage
35:33qui va vous plaire aussi
35:34en tout cas
35:35vous faire réagir
35:36on parle de changement climatique
35:38et sécheresse
35:39on met les pieds dans le plat
35:46alors le reportage
35:47que vous allez voir
35:48ce soir mesdames ne se passe
35:48ne se passe ni en Inde
35:49ni au Texas
35:50mais dans le massif
35:51de la Chartreuse
35:52en France
35:52asséché
35:53et assoiffé
35:54par les derniers épisodes
35:55de canicule
35:56et de sécheresse
35:56au point
35:57que la petite commune
35:59de Saint-Marie-du-Pont
36:00organise des distributions
36:01d'eau potable
36:02à l'aide
36:03oui
36:03de camions
36:04citerne
36:05récit
36:06de Maïté Frémont
36:08c'est un nouveau rituel
36:10deux fois par semaine
36:11Mehdi se rend
36:12en contrebas du hameau
36:13pour récupérer l'eau
36:14de cette borne incendie
36:16l'objectif
36:17est de remplir
36:17son camion citerne
36:19à l'origine dédiée
36:20au transport de lait
36:21il y a 30 ans
36:22ils n'utilisaient pas
36:24des camions citerne
36:24pour alimenter
36:25les communes
36:26donc ouais
36:27je pense que
36:28la sécheresse
36:29c'est pas une blague
36:30Mehdi file ensuite
36:31sur les routes de montagne
36:33avec ses 15 000 litres d'eau
36:35direction
36:35Sainte-Marie-du-Mont
36:36perchée
36:37à 1000 mètres d'altitude
36:39pour remplir
36:40la source
36:41d'un petit village
36:42de 250 habitants
36:44aujourd'hui
36:45en mode survie
36:46moins de pluie
36:47une sécheresse inédite
36:49nous on l'observe
36:50les populations
36:51de montagne
36:51l'observe
36:52le changement climatique
36:53on en est vraiment
36:54victime au quotidien
36:55et là
36:56ce qu'il nous manque
36:57c'est de la pluie
36:58il n'y a pas plu
36:58de façon conséquente
37:00depuis environ 3 mois
37:02et donc la ressource
37:03en eau manque
37:03il faut par conséquent
37:05trouver d'autres solutions
37:06des habitants
37:08contraints de s'approvisionner
37:09en eau par camion
37:10une solution d'urgence
37:12qui crée
37:12un profond sentiment
37:14d'injustice
37:15peut-être qu'à Sainte-Marie-du-Mont
37:16on va être sensibilisé
37:17parce que justement
37:18on se fait monter de l'eau
37:19donc on est vraiment
37:20dans la problématique
37:21mais je pense que la sensibilisation
37:23elle doit se faire
37:25elle doit se faire
37:26de partout
37:27en fait
37:27dans tout village
37:28comme à Sainte-Marie
37:29de nombreux réseaux
37:31d'eau potable
37:31sont mis sous tension
37:32près d'un million
37:34d'habitants
37:34seraient aujourd'hui
37:35au bord de la panne sèche
37:38Alors cette petite commune
37:40n'est hélas pas un cas isolé
37:41plus près de vous
37:42dans le Rhône
37:42vous avez entendu parler
37:43de communes
37:44avec des situations
37:45identiques
37:46ou des situations
37:46au bord de la rupture
37:47où l'eau potable
37:49est au compte-gouttes
37:50Evidemment cet été
37:51on a eu un été
37:52qui était caniculaire
37:53et donc tout le monde
37:54a été touché
37:55à peu près de la même manière
37:56malheureusement
37:56par cette sécheresse
37:58et je crois que le reportage
37:59que vous montrez
38:00n'est évidemment pas
38:01un cas isolé
38:02malheureusement
38:04Je trouve qu'on est quand même
38:05dans une situation
38:06où on essaye de trouver
38:08des solutions
38:09un peu de bricolage
38:10face à cette crise de l'eau
38:11de l'assainissement de l'eau
38:13du traitement de l'eau
38:14de la distribution de l'eau
38:16et c'est malheureux
38:18qu'en fait
38:18cette question de l'eau
38:20elle arrive maintenant
38:21quand quelque part
38:22on est au bord du précipice
38:23en ce qui concerne
38:24l'eau en tant que bien commun
38:26et vous savez pertinemment
38:27que j'appartiens
38:28à la famille politique
38:29et au groupe
38:30dont maintenant
38:31monsieur le sénateur
38:32Gabriel Amard
38:32est un des précurseurs
38:34en la question de l'eau
38:35comme bien commun
38:37sur lequel il travaille
38:38depuis des années
38:38et évidemment que
38:39Jean-Luc Mélenchon
38:40a essayé de mettre
38:41la question de l'eau
38:42en bien commun
38:43comme une question
38:43qui est politique
38:45parce que l'eau
38:45c'est quelque chose
38:46qui nous constitue
38:47toutes et tous
38:48nous avons besoin d'eau
38:49c'est vital
38:50et donc comment on fait
38:51pour justement
38:52ne pas être en pénurie
38:53comment on fait
38:54pour préserver
38:55nos nappes phréatiques
38:56aussi
38:57comment on fait en sorte
38:58qu'elles ne soient pas
38:59polluées aussi
38:59par on va dire
39:01l'agro-industrie
39:03et toutes ces questions
39:04de pifas aussi
39:06dans le Rhône
39:06on est très touché par ça
39:07donc c'est une question
39:08qui est très transversale
39:10et qui est de bien commun
39:11alors vous avez raison
39:12vous parlez de bricolage
39:13c'est du rafistolage
39:14on essaie de connecter
39:15des eaux
39:16sur d'autres réseaux
39:17on construit
39:17des réserves d'eau
39:18mais quelles idées
39:19émergent à LFI
39:20pour éviter
39:20pareilles pénuries
39:21qui vont être
39:22on le sait
39:23de plus en plus courantes
39:24Ah bah là c'est une situation
39:25enfin c'est une question
39:27qui est globale pour moi
39:29parce que la question
39:31de la distribution de l'eau
39:33n'est pas simplement
39:34une question juste
39:35on distribue l'eau
39:35et de l'eau saine
39:36c'est la question
39:37du cycle de l'eau derrière
39:38c'est comment on fait en sorte
39:40justement dans un changement
39:41climatique qui est présent
39:42de préserver nos nappes phréatiques
39:44pour faire en sorte
39:45qu'elles ne soient pas polluées
39:46comme je vous l'ai dit précédemment
39:47et d'avoir des systèmes
39:48de distribution
39:49et d'assainissement de l'eau
39:50qui fonctionnent partout
39:52on a une grande chance en France
39:53c'est que quand même
39:54l'assainissement
39:55et la distribution
39:56est quand même
39:56majoritairement public
39:58et donc il y a aussi
39:59des politiques publiques
40:00et un investissement budgétaire
40:01à faire en ce sens
40:02par exemple à Lyon
40:03sur la métropole de Lyon
40:04on est quand même chanceux
40:06puisque c'est une régie publique
40:08donc vous avez
40:09les premiers mètres cubes
40:10gratuits
40:10et puis au-delà
40:11des mètres cubes
40:12qui sont nécessaires
40:14pour la vie commune
40:15la vie en général
40:16vous payez un forfait
40:17en fonction du nombre
40:19de personnes dans votre foyer
40:20donc je pense que c'est
40:22ce vers quoi on doit aller
40:24et sur aussi
40:25la question
40:26de la production agricole
40:27vous avez des productions
40:30agricoles
40:31qui sont très intensives
40:32notamment
40:32le maïs
40:33en Alsace
40:34et qui
40:35a pour conséquence
40:36que les nappes phréatiques
40:39on va dire
40:40sont contaminées
40:41un peu
40:41par les pesticides
40:43par les produits
40:44utilisés
40:45et donc du coup
40:45ça a des conséquences
40:46quand même
40:47sur la distribution
40:48ensuite
40:48et donc c'est à tout ça
40:49qu'il faut penser
40:50et notamment
40:51je lisais une chose
40:52très intéressante
40:53mais là c'est un constat
40:55vous n'avez toujours pas
40:56apporté de solution
40:58très intéressante
40:58c'est la question
40:59de la culture
41:00de l'interculture
41:01c'est à dire
41:02quand vous avez
41:02des cultures intensives
41:03sur des mois
41:04pour justement
41:05faire en sorte
41:05que l'azote
41:07qui est résiduel
41:07sur les terres
41:08ne tombe pas
41:08dans les nappes phréatiques
41:09il faut faire
41:10de l'interculture
41:11et ça c'est des choses
41:12qui sont développées
41:13aussi dans le monde
41:13agricole
41:14et qui est intéressant
41:15de penser justement
41:15pour faire en sorte
41:16qu'on ait des terres
41:18qui puissent se régénérer
41:19et ne soient pas polluées
41:20bien évidemment
41:21mais pour moi
41:22c'est régie publique
41:23de l'eau
41:23on fait en sorte
41:24d'avoir aussi
41:25des régies
41:27qui fonctionnent
41:28et qui sont
41:29enfin
41:29qui ont un tarif
41:31quand même
41:32avec un investissement
41:33public
41:34qui est important
41:34dès 2017
41:35quand Jean-Luc Mélenchon
41:37est arrivé
41:37à l'Assemblée nationale
41:39c'est une proposition
41:40de loi
41:40qu'il a portée
41:41au bien commun
41:42faire en sorte
41:43d'inscrire dans la constitution
41:44l'eau
41:45pour garantir
41:46l'accès à toutes et tous
41:46et pour développer
41:47des politiques publiques
41:48autour
41:48notamment nous
41:49pendant la campagne
41:50présidentielle
41:51je vous en parlerai
41:52après
41:52sur la question
41:53des éco-régions
41:54mais je fais juste
41:55un retour en arrière
41:56donc on a eu
41:57bien commun
41:58en 2017
41:59Jean-Luc Mélenchon
42:00qui a proposé
42:00justement
42:01cette proposition
42:02de loi
42:02à l'Assemblée nationale
42:03on a été
42:04le premier parti politique
42:05en 2022
42:06à faire
42:06un meeting
42:07que sur la question
42:08de l'eau
42:09et on l'avait fait
42:09à l'époque
42:10en réalité virtuelle
42:11et on essayait
42:13justement
42:13dès 2022
42:14de mettre
42:15cette thématique
42:16dans la campagne présidentielle
42:18parce que nous savions
42:19que la question
42:19du changement climatique
42:21allait avoir pour conséquence
42:22qu'on allait se retrouver
42:24dans cette situation-là
42:24donc pour nous
42:26c'était
42:27enfin c'est une question
42:28qui est en nous
42:30entre guillemets
42:30parce qu'on considère
42:31que l'eau c'est un bien commun
42:32et qu'on va
42:35en avoir besoin
42:35et donc il faut
42:36prévoir toutes les politiques
42:37publiques
42:38pour mettre en place
42:39une qualité de l'eau
42:40pour toutes et tous
42:40On parle beaucoup
42:41de petites communes
42:42aujourd'hui
42:42qui sont privées d'eau
42:43mais quid des grandes villes
42:44est-ce qu'à Lyon
42:45par exemple
42:45c'est un sujet
42:46qui est abordé
42:47un jour
42:47Lyon qui serait
42:48sous le coup
42:49d'une pénurie
42:50d'eau potable
42:50pour ses habitants
42:51est-ce que c'est discuté
42:52est-ce que c'est envisagé
42:53puisqu'il faut prendre
42:54un peu d'avance
42:54dans ces cas-là
42:56Alors quand même
42:56Lyon
42:57Il y a le Rhône
42:58vous allez me dire
42:58mais il est en crise hydrique
43:00Le Rhône
43:01et la Saône
43:02quand même
43:04Le Rhône
43:05qui prend
43:06sa source
43:08dans les montagnes
43:09la même chose
43:09pour la Saône
43:11mais
43:13je ne pense pas
43:13que la question
43:14des fleuves
43:15et des rivières
43:15sont une question
43:16qui solutionnent
43:18la question de l'eau
43:19La question de l'eau
43:20c'est la question
43:20du cycle de l'eau
43:21et donc du fait
43:22qu'on ne touche pas
43:24à nos nappes phréatiques
43:25Par exemple
43:26la question des méga-vacines
43:27pour moi
43:28c'est retirer
43:29la possibilité
43:30à certains
43:31de pouvoir
43:33avoir de l'eau
43:33c'est-à-dire
43:34on privatise l'eau
43:35dans des méga-vacines
43:36donc des espèces
43:37de piscines géantes
43:38à des fins
43:40purement agricoles
43:41alors que
43:43on sait très bien
43:44que quand on met
43:44par exemple
43:45de l'eau
43:45et qu'il fait chaud
43:46dans un récipient
43:47et bien elle s'évapore
43:49alors que ce n'est pas le cas
43:50dans les nappes phréatiques
43:51donc des fois
43:51on a des pratiques
43:52notamment
43:52qui sont
43:53je pense
43:54écocides
43:56et qui ne contribuent pas
43:57à la régénérescence
43:59de ce cycle de l'eau
44:00et donc
44:01c'est évidemment
44:01des questions
44:02qui sont scientifiques
44:03sur les nappes
44:04sur la distribution
44:04et puis bien évidemment
44:06à Lyon
44:07on est une grande ville
44:08donc je ne dis pas
44:09qu'on serait
44:10on sera exonéré
44:12de toute difficulté
44:13en ce qui concerne l'eau
44:14mais
44:15on a quand même
44:16une grosse problématique
44:17de pifas
44:18à Lyon
44:19donc de polluants
44:20éternels
44:20dans l'eau
44:22et les communes
44:23qui sont limitrophes
44:23à Lyon
44:24comme Pierre-Bénith
44:25Faisin
44:26etc
44:26c'est ça qui a touché
44:27et on a aussi
44:28justement des usines
44:29qui malheureusement
44:30déversent
44:31leurs déchets
44:32industriels
44:33dans le Rhône
44:35par exemple
44:35et ça c'est
44:36évidemment délétère
44:37puisque vous devez
44:38ensuite utiliser
44:39cette même eau
44:40pour la distribuer
44:40aux citoyens
44:41et aux citoyennes
44:42vous savez que par exemple
44:43à Pierre-Bénith
44:43ils ne peuvent plus
44:44utiliser leur eau
44:46pour faire leur potager
44:47dans leur jardin
44:48Alors l'eau j'imagine
44:49comme vous la consommez
44:50beaucoup
44:50vous ne prenez pas
44:51de l'eau en bouteille
44:52Non moi
44:53j'avoue
44:54j'avoue
44:55j'ai un petit truc
44:55moi j'ai une petite
44:58carafe filtrante
44:58Ok
45:00ça c'est aussi pratique
45:01mais le fait
45:02que vous considérez
45:03l'eau comme un bien commun
45:04on a toute la polémique
45:05autour de l'eau en bouteille
45:06et l'appropriation
45:07des sources
45:08qu'est-ce que vous
45:08vous en pensez ?
45:10Nous on a toujours été
45:11assez clair sur le sujet
45:12c'est que
45:13notamment quand on a vu
45:14les scandales
45:16des eaux
45:17polluées
45:17dans les bouteilles
45:18en plastique
45:19et bien évidemment
45:19on a été les premiers
45:20à dire tout ça
45:21mais vraiment
45:23j'insiste sur une chose
45:24c'est que
45:25pour nous
45:25on ne peut pas
45:26enfin l'eau c'est vital
45:27on ne peut pas dire
45:28à des gens
45:29vous avez le droit
45:30vous n'avez pas le droit
45:31vous devez payer davantage
45:32ou enfin
45:34évidemment que
45:34l'eau en bouteille
45:35c'est présent
45:36Mais ça c'est un peu
45:36des incantations
45:37Mais non c'est pas des incantations
45:38Non mais des incantations
45:39des constats
45:40et effectivement
45:40personne n'a envie
45:41de privatiser l'eau
45:44évidemment
45:44mais après il faut encore
45:45que les ressources
45:45soient gérées
45:47distribuées
45:48et disponibles
45:49D'une certaine manière
45:51c'est privatisé
45:51mais quand vous mettez
45:52des régies publiques
45:53comme à Lyon
45:54quand vous faites en sorte
45:57de garantir
45:57des premiers mètres cubes
45:59gratuits
45:59pour des usages
46:00qui sont des usages
46:01proportionnés
46:02ça permet justement
46:04d'avoir des usages
46:05qui soient en lien
46:06avec le nombre de personnes
46:07dans le foyer par exemple
46:08et c'est pas une question
46:09de laver sa voiture
46:10ou remplir sa piscine
46:11c'est de l'eau
46:12dont on a besoin
46:12donc quand vous avez
46:13des régies publiques
46:14qui notamment
46:15contrôlent d'une certaine
46:16manière
46:16l'utilisation de l'eau
46:18ça participe aussi
46:19à réduire les effets
46:21d'utilisation néfaste
46:24de l'eau
46:24alors qu'on en a besoin
46:25alors qu'on va être en pénurie
46:26et alors que ça va être
46:27de mal en pire
46:28Vous avez un dessert
46:30devant vous
46:30et j'imagine que vous avez
46:31très envie de le goûter
46:32nous passons au péché mignon
46:39Alors voici venu le temps
46:40du sucré
46:41votre coeur je sais
46:42a balancé entre les baklava
46:44petite touche orientale
46:45mais au final
46:46vous avez tranché dans le vif
46:47c'est la tarte aux mirabelles
46:48de votre enfance
46:49qui a gagné
46:50la mirabelle
46:51c'est quand même
46:51un phénomène dans l'Est
46:52on ne jure que
46:54par cette petite prune
46:55comment vous expliquez
46:56cet engouement
46:56pour la mirabelle
46:57dans l'Est de la France
46:58c'est vraiment le totem
47:00de l'Est de la France
47:01Alors déjà c'est parce que
47:03on trouve des mirabelles
47:04que dans l'Est
47:05c'est pas un produit
47:05qui est beaucoup répandu
47:07quand même
47:09sur l'ensemble du territoire
47:10Ce qui est un peu en fou
47:11on en trouve ailleurs
47:12Oui
47:12on en trouve ailleurs
47:13mais pardon
47:14à je ne sais pas
47:15combien d'euros le kilo
47:16Nous
47:17en Lorraine
47:17on marche
47:19Sur les mirabelles
47:19Non mais
47:21nous je me souviens
47:21qu'on s'arrêtait
47:22au bord de la route
47:23il y avait plein de mirabelliers
47:24hop on secouait un peu l'arbre
47:25et puis ensuite
47:26on récupérait
47:27On le hochait
47:28Voilà
47:28on le hoche
47:29mais en tout cas
47:30c'est quand même un truc
47:31qui est très répandu
47:33en Lorraine
47:33et c'est un fruit
47:35qui fleurit
47:39pas très longtemps
47:40dans l'année
47:40donc il y a un truc
47:41quand même assez exclusif
47:43On le mange maintenant
47:46c'est entre fin août
47:47enfin mi-août
47:48et mi-septembre
47:49et encore
47:50enfin en tout cas
47:51moi dans le jardin
47:52de mes parents
47:52c'est ça
47:53mais du coup
47:54voilà c'était
47:55et après tout le monde
47:56se mettait à la cuisine
47:56alors beaucoup
47:57confiture
47:58tout
47:59enfin on y est
47:59tout se passait quoi
48:00pour l'avoir toute l'année
48:02exactement
48:02pour avoir ce goût d'été
48:03mais par contre
48:04vous avez choisi ce dessert
48:05alors qu'on est en octobre
48:06effectivement ce n'est plus la saison
48:08est-ce que ça vous arrive
48:09de manger des produits
48:11qui sont hors saison
48:12parce que peut-être
48:13que là c'est le péché mignon
48:14et que vous aviez très envie
48:15d'avoir ce dessert
48:16mais j'imagine que vous faites
48:17quand même attention
48:17et que vous allez au marché
48:18apparemment
48:19donc vous choisissez
48:19plutôt des fruits de saison
48:20oui plutôt des fruits de saison
48:22après c'est vrai que là
48:23c'était l'occasion
48:24de se faire plaisir
48:26et j'avoue que
48:26comme je n'ai pas eu l'occasion
48:28de monter en Lorraine
48:30cet été
48:31je n'ai pas eu l'occasion
48:32de manger de la tarte
48:33à les mirabelles
48:33donc là je suis super contente
48:35c'est la tarte à la tarte
48:36c'est intéressant ce que vous dites
48:36parce qu'effectivement
48:37on a vu que la saison était courte
48:38mais alors moi
48:39j'ai encore vu des mirabelles
48:40il n'y a pas longtemps
48:41sur les étals
48:41le réchauffement climatique
48:42peut-être que c'est
48:43le réchauffement climatique
48:44je ne sais pas
48:45mais en tous les cas
48:46c'est encore de saison
48:50ce n'est pas tout à fait
48:51du même goût
48:52parce que vers la fin
48:53de la saison
48:54elles deviennent
48:54un peu granuleuses
48:56alors que la mirabelle
48:58c'est une chair
48:58qui est quand même
49:00ferme
49:00donc là
49:02elles ont l'air
49:03très bonnes
49:03et très fermes
49:04et c'est vraiment
49:04très très bon
49:07ça pallie le manque
49:08de cet été ?
49:08oui
49:09parfait
49:09j'ai quand même
49:10une autre question
49:11pour vous
49:11parce qu'il paraît
49:12qu'à Noël
49:12vous êtes en charge
49:13des desserts
49:14un au chocolat
49:15un aux fruits
49:16est-ce que c'est
49:17toujours le cas
49:18et quel est
49:19le dessert choisi ?
49:20alors oui
49:21effectivement
49:21c'est moi
49:22qui m'occupe
49:22des desserts
49:23et donc je fais
49:24des bûches
49:25ok
49:26chocolat et fruits
49:27les deux
49:27voilà
49:27mais je les fais
49:28en entremets
49:28en fait
49:29je ne fais pas
49:30des bûches roulées
49:31avec de la crème au beurre
49:32je vais plutôt faire
49:33des mousses aux fruits
49:35donc aux fruits rouges
49:36par exemple
49:37avec un petit insert
49:38donc vous savez
49:38c'est la petite gelée
49:39que vous mettez au milieu
49:41voilà
49:42framboises
49:43fraises
49:43et j'aime beaucoup
49:44parce que souvent
49:46les périodes de fêtes
49:47de fin d'année
49:48c'est aussi le moment
49:49où on peut manger
49:49des fruits exotiques
49:51donc moi j'adore
49:52fruits de la passion
49:52donc souvent je fais aussi
49:53fruits de la passion
49:54mangue
49:54et donc oui
49:55je m'occupe souvent
49:57de ça
49:58mais je suis très contente
49:59ça me fait plaisir
50:00on aurait pu choisir
50:01un livre de pâtisserie
50:02pour terminer cette émission
50:03mais moi je vous ai choisi
50:04Manon Fleury
50:05est-ce que vous connaissez
50:06Manon Fleury ?
50:07Une chef pas comme les autres
50:08ça vient de sortir
50:09c'est un album jeunesse
50:10Manon Fleury
50:11elle a eu une étoile
50:12au guide Michelin
50:13c'est une chef engagée
50:15elle a notamment fait
50:16je vous l'offre
50:17merci beaucoup
50:20pour parler des violences
50:21dans la restauration
50:22et elle a eu aussi
50:23une brigade de femmes
50:24dans son restaurant
50:25donc elle a vraiment
50:26aidé les femmes
50:27à aller dans ce milieu là
50:27c'est un livre intéressant
50:29c'est aux éditions
50:30sans dessus dessous
50:31c'est écrit par Anne-Fleur Multon
50:32et avec les illustrations
50:34de Lola Pénicaud
50:35voilà je vous laisse
50:36le découvrir
50:37et on passe maintenant
50:38à la touche musicale
50:40de cette émission
50:40vous avez choisi
50:42Tonton Dublède
50:43de Rimka
50:44avec le groupe 113
50:45on va écouter cette chanson
50:47mais dites-nous
50:48qu'est-ce que cette chanson
50:49dit de vous ?
50:50Je voulais pas vous décevoir
50:51il fallait qu'il y ait
50:52une petite histoire
50:55de souvenirs
50:55et de mes oreilles
50:57de mes origines
50:58pardon franco-algériennes
51:01cette chanson
51:02c'est symptomatique
51:03de ce qui se passe
51:04pour nous
51:05quand arrive l'été
51:07c'est-à-dire que
51:08tout le monde s'organise
51:10voilà on prend
51:11des petits cadeaux
51:13on prend des petites choses
51:14pour les amener
51:15en Algérie
51:16pour nos familles
51:17et bon
51:18voiture à ras du sol
51:19c'est ce qu'il dit
51:20et donc du coup
51:22c'est vrai que
51:22ça me rappelle
51:23quand on partait
51:24avec ma famille
51:24mes cousins
51:25mes grands-parents
51:25mes grands-parents
51:26nous amenaient
51:27beaucoup en Algérie
51:28ça vous rappelle
51:29parce que vous
51:29n'y allez plus cet été
51:30vous n'avez pas été au blague
51:31généralement j'y vais
51:32tous les deux ans
51:33mais là je n'y suis pas allée
51:35depuis trois ans maintenant
51:38mais pour vous plonger
51:40justement dans l'Algérie
51:41on écoute quand même
51:42cette musique
51:42dégustez parce que
51:43c'est bientôt la fin de l'émission
51:44donc vraiment dégustez
51:45votre tarte
51:46écoutez un peu cette musique
51:47je suis originaire de Béjaïa
52:01Béjaïa sur la côte
52:03Béjaïa c'est vraiment
52:05la ville qui lie
52:07la montagne
52:08et la mer
52:09et donc vous avez
52:10des grandes montagnes
52:11et c'est là où
52:12la culture berbère
52:13elle a pris racine aussi
52:15et donc voilà
52:17verre de sélecto
52:18voilà je vous fais
52:19petite confidence
52:20je bois aussi un peu
52:21de sélecto
52:22qui est une boisson
52:22très sucrée
52:23merci madame la députée
52:25on pouvait continuer
52:26cette émission des heures
52:27vous êtes une experte
52:28c'était un plaisir
52:29de vous avoir
52:30merci
52:30nous on va passer
52:31à faire la vaisselle
52:32Jean-Pierre
52:32il est temps de se quitter
52:34et vous donc de retourner
52:35dans l'hémicycle
52:36merci à Maison du Monde
52:37d'avoir dressé
52:38une si belle table
52:39pour nous
52:40qui est partenaire
52:41de l'émission
52:42et nous on vous dit
52:43à très bientôt
52:44merci de nous avoir suivis
52:45sur la chaîne parlementaire
52:48le soleil se couche
52:49et tout le monde rentre chez soi
52:50c'est l'heure du repas
52:51et Dieu la teille
52:52pour d'autres la chicha
52:53j'ai passé un bon mois
52:54dans ce qu'on appelle
52:55le tiers monde
52:55et si j'avais assez dosé
52:57je ramènerais tout le monde
52:58mais je peux pas fermer les yeux
52:59sur ce qui se passe vraiment
53:01j'ai 10 mensonges
53:02disparues aux enfants
53:03et aux mamans
53:03et je suis rentré à la cité
53:05en Ardeya
53:06content de revoir mes potos
53:07et ma chef
53:08et ma chef
53:08et ma chef
53:08et ma chef
53:10Sous-titrage FR ?

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