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  • il y a 2 jours
Suivez en Exclusivité ce temps fort de la vie politique et parlementaire sur LCP-Assemblée nationale !
Tous les mardis, LCP-Assemblée nationale propose une grande session d'actualité parlementaire à l'occasion des Questions au Gouvernement à l'Assemblée nationale. Interviews, duplex, reportages... un panorama complet avant d´entrer dans l'Hémicycle où les députés questionnent les membres du Gouvernement.

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Transcription
00:00Bonjour à tous, on se retrouve dans un instant sur LCP pour les questions au gouvernement.
00:05On reviendra sur le mouvement des lycéens mais également sur le vote de la loi intégrale.
00:10A tout de suite.
00:23Bienvenue pour les questions au gouvernement.
00:25Séance à suivre en direct en intégralité comme chaque mardi.
00:28Ce sera à partir de 15h dans l'hémicycle.
00:31Restez avec nous, juste après on accueille en plateau des lycéens pour échanger avec des députés.
00:36C'est la séance citoyenne.
00:38Pour tout comprendre de l'actualité ici au Parlement,
00:41nous retrouverons depuis la salle des 4 colonnes Stéphanie Despierre et Thibaut Enoch.
00:46On retrouvera également tout au long de cette émission Clément Perrault
00:49qui se trouve en direct du cortège parisien.
00:51Clément Perrault, justement, vous suivez la manifestation parisienne.
00:55Dans quelle ambiance aujourd'hui pour cette nouvelle journée de mobilisation ?
01:00Ambiance festive, Elsa, il est 14h.
01:02C'est le moment où la manif doit s'élancer pour prendre la direction des Invalides.
01:07Donc manifestation parisienne.
01:09Il y a là des lycéens venus de toute l'île de France mais ils ne sont pas tout seuls.
01:12Il y a également des étudiants, des enseignants grévistes, aussi des syndicalistes.
01:16Cette présence des adultes dans les cortèges, elle est importante.
01:19Elle permet d'encadrer, d'organiser aussi parfois, de sécuriser le cortège.
01:23Tous les lycéens ne sont pas forcément très habitués à manifester.
01:26Il y a aussi des leaders politiques qui sont là.
01:28Il y a quelques instants, j'ai vu le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon,
01:32arriver avec une nuée de journalistes et de militants autour de lui.
01:35Il y a également des députés de gauche, LFI ou écologistes.
01:39A noter aujourd'hui la présence de l'activiste suédoise Greta Thunberg.
01:42Elle était ce matin dans un lycée à Saint-Denis.
01:45Elle est attendue cet après-midi dans le cortège qui va maintenant s'élancer dans quelques instants.
01:51Ils étaient un peu plus de 50 000 la semaine dernière.
01:53Ils espèrent être au moins aussi nombreux aujourd'hui.
01:56Merci beaucoup Clément.
01:58Clément Perrouot qu'on retrouvera tout au long de cette émission dans le cortège parisien.
02:02Ici en plateau, on a le plaisir d'accueillir deux invités.
02:05Christopher Weisberg, bonjour.
02:06Bonjour.
02:07Député Ensemble pour la République des Français établi hors de France.
02:10Votre circonscription c'est l'Amérique du Nord.
02:12Gabriel Catala, bonjour.
02:13Bonjour, député La France Insoumise du Nouveau Front Populaire.
02:16Alors, le gouvernement essaye de déminer un peu cette crise des lycéens.
02:20Vous l'avez entendu, plusieurs annonces sur les remplacements de professeurs,
02:24sur éventuellement une rallonge dans le débat budgétaire.
02:27Christopher Weisberg, est-ce que ça va dans le bon sens ?
02:29Est-ce que le gouvernement peut apporter des réponses à ces lycéens ?
02:32Oui, je pense que c'est important.
02:34C'est qu'il n'y a rien de pire quand on a des revendications importantes,
02:37que ça ne débouche pas sur des vraies réponses.
02:40Et je pense qu'on commence à avoir un chemin.
02:42Après, évidemment, il y a un cadre budgétaire.
02:44Vous savez, j'ai écouté l'autre jour un élève qui disait
02:46« on n'a qu'à avoir que des professeurs et plus de gendarmes à la place ».
02:49Mais en fait, moi, je suis sur la loi intégrale et on a aussi besoin de gendarmes.
02:53Donc évidemment, ce que je veux dire, c'est qu'à un moment,
02:55il faut aussi qu'on arrive à avoir des propositions qui soient concrétisées,
02:58mais qui permettent aussi de faire mener tous les combats
03:01qu'on a à mener jusqu'à la fin du quinquennat.
03:02Et qui soient budgétés.
03:03On sent que c'est important pour le Premier ministre.
03:05Gabriel Catala, il y a eu différentes annonces,
03:07une réflexion autour de Parcoursup pour des améliorations,
03:10ces 3000 postes de remplaçants qui vont être affectés en urgence,
03:14des discussions aussi sur le budget de l'éducation nationale.
03:16Est-ce que vous pouvez obtenir, vous, des victoires politiques,
03:18vous qui vous associez à ce mouvement des lycéens ?
03:21Après 10 ans de macronisme, je pense qu'il faut regarder la réalité en face.
03:25C'est-à-dire que ces annonces sont, une nouvelle fois, une vaste arnaque.
03:28Et c'est pour ça que vous avez de nouveau des dizaines de milliers de personnes
03:30qui seront dans la rue cet après-midi et sûrement samedi.
03:33Ce que demandent les lycéens, c'est l'abrogation totale de Parcoursup,
03:37la rénovation du bâti scolaire, des embauches massives dans l'éducation nationale.
03:42Vous avez dans le budget de M. Jeffrey la suppression de 1588 postes d'enseignants
03:47pour l'année prochaine.
03:48Donc j'aimerais savoir où M. Lecornu va nous sortir du chapeau.
03:513 000 postes remplaçants qui, en l'état, n'existent pas.
03:554 000 postes d'enseignants avaient déjà été supprimés cette année.
03:57Alors ces 3 000 postes, apparemment, ils existent,
03:59ils n'étaient pas encore tout à fait bien affectés ?
04:01Non, ces 3 000 postes n'existent pas.
04:03Et vous avez surtout une revendication centrale qui est la fin de la répression.
04:07Puisque le mouvement des lycéens et des étudiants est, au moment où on se parle,
04:12davantage réprimé que le mouvement des gilets jaunes.
04:14C'est-à-dire qu'en 10 jours de mouvement, vous avez eu plus de 6 000 mineurs,
04:20enfants placés en garde à vue.
04:22Donc 86% sont des enfants.
04:25Et la France est aujourd'hui même pointée par les Nations Unies pour sa répression.
04:28Et il faut que cela cesse.
04:29Je vous ferai réagir, Christophe Weisberg,
04:31mais je vous propose de rejoindre dans la manifestation Clément Perrault.
04:34Il y avait des députés présents.
04:36Je crois que vous allez peut-être aussi vous y rendre plus tard dans l'après-midi.
04:39Même si là, vous êtes sur ce plateau.
04:40Léa Ballage El-Marie qui est au micro de Clément Perrault.
04:44Léa Ballage El-Marie, pourquoi cette présence aujourd'hui ?
04:47Je te rappelle que vous êtes députée écologiste de Paris.
04:50Mais écoutez, comme la semaine dernière, je suis en soutien au mouvement lycéen,
04:53en soutien à ces revendications qui sont très claires et très légitimes.
04:57Des emplois du temps qui permettent simplement de s'adapter
04:59pour que les lycéens aient le temps de réviser,
05:01le temps de faire des activités scolaires.
05:03Bref, un temps pour vivre aussi.
05:04Et puis c'est aussi le nombre d'élèves par classe
05:07qui est bien trop important dans les lycées français.
05:09Et puis c'est enfin Parcoursup, cette machine à broyer, à désespérer,
05:13qu'il faut absolument abroger.
05:14C'est ça aussi la demande des lycéens et nous la soutenons.
05:17Alors j'ai vu il y a quelques instants Jean-Luc Mélenchon passer juste devant nous.
05:20Il y a beaucoup de députés de la France Insoumise qui sont présents.
05:23Il y a aussi des députés écologistes, les socialistes semblent plus discrets.
05:26Est-ce qu'il y a une émulation à gauche finalement entre les partis
05:28pour être celui qui sera le plus présent auprès des lycéens ?
05:31Je crois qu'il y a une émulation dans toute la population.
05:34Réalité qui soutient largement ce mouvement citoyen.
05:37Les parents qui sont présents, des profs.
05:39J'ai croisé tout à l'heure un prof retraité qui était là en disant
05:41« Moi ça fait des années que je parle d'école publique et je la défends encore aujourd'hui »
05:45alors que je ne suis plus concernée, que j'ai des petits-enfants et que je n'ai pas d
05:48'enfants au lycée.
05:49Donc c'est en réalité un émoi et un soutien de l'ensemble de la population
05:52et on s'en fait les relais politiques.
05:54Est-ce que toute la gauche est là ?
05:55Je crois que oui.
05:56En tout cas, nous le démontrerons aussi dans les votes sur le budget
05:59puisque nous avons tous déposé des amendements
06:01pour renforcer les moyens de l'université
06:03et renforcer les moyens des lycées et des collèges en France.
06:06Merci à vous.
06:06Merci.
06:07Motion de rejet prête.
06:08Merci beaucoup Christopher Weisberg.
06:11On voit satisfaire les lycéens aujourd'hui.
06:14Ils ont chiffré la facture.
06:15Ce serait 10 milliards d'euros à peu près.
06:17Vous, ce que vous dites, c'est quoi ?
06:18C'est que le gouvernement n'a pas cet argent ?
06:20Il ne pourra pas mettre ces 10 milliards d'euros sur la table ?
06:23Il faudra trouver d'autres solutions ?
06:24Non, mais je ne dis absolument pas ça.
06:25Moi, je veux qu'on ait un débat sur le projet de loi de finances.
06:27Ce qui est, eux, la France insoumise,
06:30ils vont voter une motion de rejet préalable sur le budget.
06:33Donc, si vous voulez, à la différence des gens
06:34qui sont toujours à se plaindre,
06:36qui sont d'un cynisme sidérant
06:37parce qu'à la fin, ils vont s'abstenir aussi sur la loi intégrale
06:40parce que tout est une arnaque avec eux.
06:42Moi, je suis pour qu'on ait des débats
06:44et qu'on mette des plus et des moins.
06:45Mais évidemment qu'il faut mettre des moyens supplémentaires.
06:47C'est ce que Sébastien Lecornu vous a dit.
06:49Il a donné rendez-vous aux parlementaires en disant
06:51« Vous savez, c'est un budget, le budget de l'éducation nationale.
06:55Débattons-le dans l'hémissile.
06:56Voyons quel consensus il peut en sortir.
06:59Est-ce que vous y êtes favorable, Gabriel Catala,
07:00alors qu'une motion de rejet va certainement être votée
07:03par une partie de la gauche ? »
07:04« La motion de rejet, elle est sur les recettes,
07:05elle n'est pas sur les dépenses. »
07:06« Mais vous savez que si on ne vote pas les recettes,
07:08on ne vote pas les dépenses. »
07:09« Ça ira tout de suite au Sénat. »
07:11« Je retourne la question à monsieur.
07:12Est-ce que monsieur est prêt à voter le rétablissement
07:15de l'impôt de solidarité sur la fortune,
07:16en forcée, qui rapporterait 10 milliards
07:18et qui permettrait donc de financer le chèque pour les étudiants ?
07:21Est-ce que vous voteriez le rétablissement de l'ISF ?
07:23Est-ce que vous voteriez la taxe Zuckmann ?
07:25Est-ce que vous voteriez la taxe sur les superfoufils ?
07:27Parce que c'est bien gentil de dire qu'il faut qu'il y ait un débat,
07:29mais lorsqu'il faut voter des nouvelles recettes
07:31et lorsqu'il faut voter des nouvelles dépenses,
07:33il n'y a personne.
07:33Et d'ailleurs, dans le budget présenté par monsieur Jeffrey
07:36de l'Éducation nationale,
07:37qu'il a présenté comme étant en augmentation,
07:39il y a en réalité une baisse d'un demi milliard d'euros
07:42des suppressions de postes.
07:43Et nous, les parlementaires,
07:44vous savez que nous sommes contraints par l'article 40
07:46qui empêche certains amendements
07:48et qui nous empêche certains débats.
07:49Donc la balle est dans le camp du gouvernement
07:52qui n'écoute aucune des revendications des lycéens.
07:55Et c'est pour ça que je félicite les lycéens et les étudiants
07:57de continuer à se mobiliser.
07:58Un tout petit dernier molet dessus, Christopher Weisberg,
08:00parce que sur la question du budget,
08:02Sébastien Lecornu dit qu'on peut discuter tout,
08:04mais sans impôts supplémentaires
08:06et en restant dans la fourchette de 5% de déficit.
08:08Les règles du jeu, elles sont quand même assez serrées côté Matignon.
08:11Vous avez bien remarqué qu'aujourd'hui,
08:12il n'y a pas de majorité absolue pour le gouvernement.
08:15Donc le gouvernement, il se fait battre sur beaucoup d'amendements
08:17et je l'ai battu la semaine dernière sur pas mal de choses
08:20quand on était sur la loi intégrale.
08:22C'est notre job en fait.
08:23Et moi, ce que je remarque avec la France Insoumise,
08:25c'est qu'ils passent leur vie dans les cortèges,
08:27mais ils ne travaillent pas en fait à l'Assemblée nationale.
08:29Parce que quand il faut voter des textes,
08:31ils disent motion de rejet préalable.
08:32Voilà, c'est ça la réalité de la France Insoumise.
08:33Nous sommes présents dans les cortèges
08:35et plus nombreux à l'Assemblée que vous.
08:36C'est pas vrai.
08:37Après, vous voulez rejeter le texte, vous ne voulez pas le travailler.
08:40On verra ce qui se passe.
08:41Ça ce soir, ce sera sur la motion de rejet autour de 21h30.
08:43On suivra évidemment sur les réseaux sociaux d'LCP
08:46ce qui va se passer dans l'hémicycle.
08:47On revient à la loi intégrale.
08:49Tous les deux, vous étiez très investis sur la question.
08:51Vous avez présidé, Christopher Weisberg,
08:53la commission spéciale.
08:54Stéphanie Despierre, avant de voter,
08:56avant le scrutin sur le texte,
08:57il y aura toute une série de deuxième votes.
09:00On appelle ça des nouvelles délibérations.
09:01Oui, le visage du texte n'est pas encore complètement dessiné.
09:04A l'initiative du gouvernement,
09:05il y aura huit dispositions qui vont faire l'objet
09:08d'un second vote cet après-midi,
09:09avant le vote de la loi dans son intégralité,
09:12notamment sur deux articles importants.
09:14Le congé pour les salariés victimes de violences sexuelles ou sexistes.
09:17L'idée, c'est de libérer du temps pour aller chez le médecin,
09:20pour porter plainte.
09:24Ce congé est prévu dans le texte initial.
09:26Le gouvernement y est favorable,
09:27mais l'Assemblée a voté contre, vendredi.
09:30Le RN, très mobilisé dans l'hémicycle ce jour-là,
09:33a permis ce rejet.
09:34Il devrait donc être réintégré cet après-midi.
09:38Autre thème soumis à une deuxième délibération,
09:41la création d'unités spécifiques dédiées à ce type de violence
09:44au sein de la police judiciaire.
09:46C'est l'article 3 de la loi.
09:48Le gouvernement est contre,
09:49mais il a quand même été validé dans une version amoindrie,
09:52car il se heurte au manque de moyens,
09:54au manque de formation dans la police.
09:55Eh bien, cet après-midi, il va encore être remanié
09:58et la création de ces unités devrait être validée.
10:02Vous l'avez compris, cette proposition de loi intégrale
10:04contient énormément d'articles.
10:06Il y en avait 69 au départ,
10:07il y en a plus d'une centaine désormais.
10:10Elle avait été co-signée par 250 députés
10:13de tout bord ici à l'Assemblée.
10:14Elle devrait être votée très largement cet après-midi,
10:18malgré l'abstention de la France insoumise.
10:19Les résultats sont attendus vers 18h.
10:22Merci beaucoup Stéphanie Despierres.
10:24Alors, on reviendra sur vos positions de vote.
10:26Sur la question du congé,
10:28vous allez être admis à re-voter,
10:29puisque ce congé a été supprimé dans l'hémicycle.
10:32Il s'agit d'accorder des jours de congé,
10:34justement, pour les salariés qui sont victimes de ces violences.
10:37Gabriel Catala, est-ce que le gouvernement a eu raison
10:39de demander une nouvelle délibération ?
10:40Est-ce que vous pensez que ce congé va pouvoir être validé
10:42dans la loi tout à l'heure ?
10:43Alors, c'est surtout que des députés ont eu tort
10:46de voter contre ce nouveau congé
10:48et que nous sommes obligés de repasser par une nouvelle délibération.
10:51Nous, nous souhaitions une version à maxima,
10:53c'est-à-dire 10 jours de congé,
10:55c'est câble que les violences aient eu lieu
10:57dans le cadre du travail ou hors du cadre du travail,
11:00puisque cela implique les mêmes démarches
11:01pour les femmes victimes de violences.
11:04Mais là où je déplore l'absence de nouvelles délibérations,
11:07c'est sur les femmes étrangères.
11:09On y reviendra.
11:10Voilà, il est favorable.
11:11Elle a donné des avis favorables aux amendements de suppression,
11:14y compris aux amendements du RN,
11:15et là, il n'y a pas de nouvelle délibération.
11:16Voilà, on va refaire si vous le voulez bien.
11:17On va prendre les sujets les uns après les autres.
11:19Sur ce congé, Christopher Weisberg,
11:21il est impératif de le remettre.
11:22Est-ce que vous avez entendu ?
11:24Certains, même dans vos rangs,
11:25ont dit que ça allait être compliqué pour les entreprises,
11:27les désorganiser.
11:28Vous vous dites non, ce congé,
11:29il est indispensable pour les victimes ?
11:30La loi qu'on va voter cet après-midi,
11:32c'est une loi qui est extrêmement radicale.
11:34C'est une loi intégrale,
11:35qui est très attendue par les associations,
11:37et qui n'est pas neutre.
11:38Qui seront présentes aussi au moment du vote dans l'Assemblée.
11:41Qui seront présentes tout à l'heure.
11:42Ce n'est pas une loi neutre,
11:43parce que c'est une loi qui va accorder des droits très importants,
11:45et évidemment, il va y avoir des enjeux
11:47pour les entreprises pour s'adapter.
11:48Donc, qu'il y ait des débats là-dessus, c'est normal.
11:50Mais on va avoir plus de 100 articles
11:53sur une des lois qui est la plus attendue,
11:55une loi intégrale,
11:55dont le modèle, c'était l'Espagne, il y a 20 ans.
11:58On va faire probablement beaucoup plus qu'eux
12:00et beaucoup mieux qu'eux.
12:01Et les mélenchonistes,
12:03qui n'ont pas participé au texte,
12:04parce qu'ils n'ont pas signé le texte,
12:05à la fin, ils vont s'abstenir.
12:06On ne sait pas vraiment pourquoi,
12:07parce qu'on va avoir des secondes délibérations.
12:09Et peut-être que là, vous allez les voter,
12:11les secondes délibérations.
12:12Alors, réponse Gabriel Canala,
12:13puisque vous confirmez que votre groupe va s'abstenir.
12:16En commission, vous aviez voté pour le texte.
12:18Exactement.
12:18Pourquoi là, vous vous apprêtez à voter la question ?
12:21En commission, nous avions voté pour,
12:23puisque nous avions obtenu des avancées.
12:25Notamment sur les femmes étrangères,
12:26qui étaient davantage protégées
12:28et qui pouvaient être restées sur le territoire
12:31lorsqu'elles sont victimes de violences sexuelles,
12:33sans déposer plainte,
12:35mais en prouvant qu'elles ont été victimes par tout moyen.
12:38L'intégralité des articles sur les femmes étrangères,
12:41qui sont les plus vulnérables,
12:42ont été supprimés en séance.
12:44C'est ce qui explique votre changement de vote
12:46entre la commission et la séance tout à l'heure ?
12:48Je vais tout expliquer.
12:48Par des amendements du RN,
12:51du Bloc central et des LR.
12:53Et ces suppressions ont été votées
12:55avec l'avis favorable de Madame Berger,
12:57qui soutient prétendument le texte.
13:00Et certains députés qui avaient soutenu le texte,
13:03qui l'avaient signé,
13:04sont les mêmes qui ont voté pour la suppression.
13:06C'est là qu'il y a quand même une grande hypocrisie.
13:07Ensuite, vous avez eu un recul sur les cours criminels,
13:10puisqu'en commission, nous avions remporté
13:12la vocation des cours criminels sur les nuances sexuelles.
13:14On va parler de l'article 62.
13:16On revient sur les cours criminels juste après.
13:18Christopher Weisberg.
13:19Cet article 62, il interdisait de prononcer des OQTF,
13:23les obligations de qui faisait le territoire français,
13:25à l'encontre d'un étranger ayant déposé plainte
13:27pour des faits de violences.
13:28On sait que dans ces cas-là,
13:29une personne qui n'a pas de papier
13:30peut être particulièrement vulnérable.
13:33Je rappelle que vous, à titre personnel,
13:34vous vouliez le maintien de cette interdiction,
13:37mais elle a disparu du texte.
13:39Et certains disent, voilà pourquoi on vote.
13:41Ça abstient aujourd'hui.
13:42Ça, c'est un ensemble d'arguments dont l'absence de budget aussi.
13:45Notamment sur ce point.
13:46Il va faire plus de 120 articles.
13:50Il va y avoir des dispositions surtout,
13:51dans la santé, dans l'éducation,
13:52on pourrait en parler longtemps.
13:53Sur les juridictions spécialisées,
13:55on va quand même aller très très loin
13:56et on pourrait avoir un débat sur la manière dont on le fait.
13:59Mais sur la protection des femmes étrangères,
14:01est-ce que vous regrettez ?
14:02Moi, personnellement, j'ai même ajouté au texte
14:03des points sur les femmes françaises de l'étranger.
14:05Je suis député des Français d'étranger.
14:06Je sais qu'une femme qui vit à l'étranger dans certains pays,
14:09c'est extrêmement difficile d'avoir une protection.
14:11Donc vous auriez souhaité le maintien dans le texte ?
14:13Moi, j'aurais voulu le maintien.
14:15Il y a des députés de droite, il y a des députés de gauche.
14:17Finalement, cette disposition est sortie du texte.
14:19Je le déplore à titre personnel.
14:20Je le comprends.
14:21Mais pour autant,
14:22est-ce que je vais jeter le bébé avec l'eau du bain
14:24sur un texte aussi important, aussi massif ?
14:26Bien sûr que non.
14:27Et c'est ça la folie des mélanchonistes.
14:29Ce sont des gens qui sont tellement radicaux
14:30que dès qu'il n'y a pas exactement un point qu'ils souhaitaient,
14:33ils s'abstiennent.
14:33Alors, Gabriel Canala disait qu'il y avait différents points.
14:36Être féministe, c'est s'intéresser à toutes les femmes,
14:39y compris les plus vulnérables.
14:41Et lorsqu'une loi s'appelle loi intégrale,
14:43alors qu'en réalité,
14:44elle ne comporte quasiment aucune mesure
14:46pour les plus vulnérables,
14:47pour les étrangères,
14:48pour les femmes LGBT,
14:49pour les femmes racisées,
14:51pour les femmes en situation de handicap,
14:52lorsqu'il n'y a rien pour enrayer la fabrique des agresseurs,
14:55ce qui devrait être notre sujet numéro un,
14:57c'est-à-dire sur la prévention,
14:58lorsque la loi n'est associée à aucun budget pour 2027,
15:03il n'y a pas les 3 milliards d'euros,
15:04et bien la loi n'a d'intégral que le nom.
15:07C'est ce que nous disons.
15:07Ne vous éragez pas simplement comme féministes
15:09et pas les autres,
15:10parce que la coalition féministe,
15:11elle est en soutien du texte,
15:12et c'est elle qui a écrit le texte
15:14avec des parlementaires qui sont associés,
15:15et vous n'y étiez pas.
15:16Donc vous n'avez pas la belle
15:18du genre de féminisme
15:19plus que les associations féministes
15:21qui soutiennent le texte.
15:22Une grande partie des associations
15:23sera dans l'hémicycle,
15:24elles diront après,
15:25ce qu'elles comprennent de ce bilan
15:27dans le texte.
15:28Je vous propose un détour
15:29par la salle des 4 colonnes
15:30pour retrouver Thomas Ménager,
15:31c'était le responsable du texte
15:32pour le Rassemblement National.
15:34On le retrouve au micro de Thibaut Enoch.
15:35Bonjour Thomas Ménager.
15:36Bonjour.
15:37Responsable du texte
15:38pour le Rassemblement National.
15:40Cet après-midi doit avoir lieu
15:42à une deuxième délibération
15:43sur la création d'un congé spécifique
15:45pour les salariés victimes
15:46de violences sexuelles.
15:47Votre groupe a voté compte vendredi.
15:49Vous allez maintenir cette position aujourd'hui ?
15:51Oui, nous allons maintenir notre position
15:52parce qu'elle aujourd'hui
15:53est intenable pour les entreprises françaises.
15:55Nous, on a une contre-proposition.
15:56On renvoie aux partenaires sociaux
15:58de fixer entre 1 et 10 jours
16:00par branche, par des négociations.
16:01Et on veut aussi,
16:03ce qui a été refusé par les autres groupes,
16:04dans la majorité des groupes,
16:07des dons de congés,
16:08comme ça existe déjà pour les proches aidants.
16:10C'est-à-dire quelque chose
16:10de beaucoup plus souple
16:11qui permet d'accompagner
16:12les femmes victimes
16:14de violences conjugales,
16:15mais étant donné quelque chose
16:16qui est aussi entendable,
16:19qui peut être mis en place
16:20par les entreprises,
16:21alors même qu'aujourd'hui,
16:21on a des faillites en cascade.
16:22Et de faire payer
16:24et reposer sur l'employeur
16:2610 jours payés à sa charge,
16:28c'est aujourd'hui une bonne intention,
16:30mais qui est difficilement
16:31applicable sur le terrain.
16:32Alors le vote solennel
16:33sur l'ensemble du texte
16:33doit avoir lieu en fin d'après-midi.
16:35Quelle va être la position
16:36de votre groupe ?
16:37On a eu énormément de victoires
16:38lors du passage dans l'hémicycle,
16:40avec la suppression,
16:41ce qui était pour nous
16:41des lignes rouges,
16:42les nouvelles filières d'immigration,
16:44les articles 62 et suivants,
16:46qui ont été supprimés,
16:46notamment grâce à la mobilisation
16:48du Rassemblement National.
16:49Donc on attendra
16:50de voir la réalité
16:50de toutes les secondes délibérations.
16:52Mais il n'y a plus aujourd'hui
16:54d'intérêt à s'opposer
16:56à ce texte
16:57et de permettre la navette
16:58et de permettre
16:59que le Sénat
16:59vienne améliorer ce texte
17:01parce qu'il répond
17:02à un enjeu important
17:03de lutte contre les violences
17:05sexuelles et sexistes
17:06qui est attendu par les Français,
17:08qui répond aussi
17:08à l'affaire Liana,
17:10à un certain nombre de drames
17:11pour lesquels les Français
17:12attendent des réponses.
17:13Et il y a un certain nombre
17:14d'avancées que nous avons soutenues
17:15parce que le Rassemblement National
17:15déjà a voté
17:16et soutenu deux tiers
17:17des mesures de cette loi intégrale.
17:19Commission, vous étiez abstenu.
17:20Vous pourriez aller
17:21jusqu'à un vote pour
17:21cet après-midi ?
17:22On attendra de voir
17:23le vote définitif
17:24pour savoir.
17:25Ce qui est certain,
17:26c'est qu'on ne s'opposera pas,
17:27on ne votera pas contre ce texte
17:28et on verra,
17:29puisque le débat n'est pas terminé,
17:30puisqu'il y a la seconde délibération,
17:31quelle sera la position
17:32de notre groupe
17:33dans les prochaines heures.
17:33Merci beaucoup,
17:34Thomas Ménager.
17:35Merci beaucoup,
17:36Thibaut Enoch.
17:37Je vous fais réagir
17:38l'un et l'autre,
17:38Christopher Weisberg,
17:39entre la Commission
17:40et la séance.
17:41Vous allez donc peut-être
17:42gagner le vote pour
17:43du Rassemblement national
17:44qui s'était abstenu
17:45et l'abstention
17:46de la France insoumise.
17:47Le vote pour en commission
17:49de la France insoumise
17:50va devenir une abstention
17:51dans l'hémicycle.
17:52Est-ce que vous regrettez
17:54que les choses aient changé
17:55comme ça
17:55entre la Commission
17:56et l'hémicycle ?
17:56Bien sûr, c'est hallucinant.
17:57C'est hallucinant de se dire
17:58que les mélanchonistes
18:00et les lepénistes
18:00qui n'ont pas participé
18:01à la rédaction de cette loi,
18:03qui n'ont pas participé
18:04à la Commission,
18:04qui ne sont pas signataires
18:05de ce texte,
18:06ont prétendu travailler
18:07sur le texte
18:07pendant la Commission
18:08et finalement,
18:09ils vont s'abstenir.
18:10Ça prouve bien ce que je dis.
18:11Ce n'est que de la posture
18:12et c'est d'un cynisme absolu.
18:15Alors, Christopher Weisberg
18:16parle de cynisme.
18:17Vous...
18:17Je fais une petite correction.
18:19Et je vous précise
18:20jusqu'à l'image
18:20qu'on voit en direct
18:21parce qu'on est sur
18:22deux actualités,
18:22la loi intégrale,
18:23les lycées,
18:24on est même sur le budget.
18:25Jean-Luc Mélenchon
18:26est le candidat
18:27à la présidentielle
18:27de la France insoumise
18:28dans le cortège parisien
18:30entouré d'un certain nombre
18:31de députés.
18:32Gabriel Catalat,
18:32je vous laisse poursuivre.
18:33Je fais une petite correction.
18:35Le député du Rassemblement National
18:37vient de dire
18:37que le Rassemblement National
18:38envisage de voter
18:39pour ce texte
18:40parce qu'ils ont obtenu
18:41des victoires
18:42avec la suppression
18:43de toutes les dispositions
18:45sur les femmes étrangères,
18:46là aussi avec l'aval
18:47du Bloc Central
18:48et de Madame Berger.
18:49C'est donc lamentable
18:50parce que cela permettrait
18:52au Rassemblement National
18:53de redorer son blason
18:54en matière de lutte
18:56contre les violences
18:57faites aux femmes
18:57et aux enfants
18:58alors que c'est le parti
18:59qui est historiquement
19:01sexiste, homophobe, raciste
19:03et qui n'a que faire
19:04du sort des femmes
19:04et des plus vulnérables.
19:05Est-ce que vous pensez
19:06que votre abstention
19:07elle va être bien comprise
19:08Gabriel Catalat ?
19:08Mon abstention
19:09elle va être très bien comprise
19:10parce que je vais bien l'expliquer
19:11et ma collègue va très bien l'expliquer
19:12également à la tribune.
19:13Je l'ai expliqué aussi tout à l'heure.
19:16Lorsque le Rassemblement National
19:17envisage de voter pour un texte
19:20alors que c'est un parti
19:21qui se réjouit
19:22de dispositions
19:23qui ne coûtent rien,
19:24qui se réjouit
19:25de mesures répressives
19:27et qui se réjouit
19:27que le texte
19:28ne réponde pas
19:29aux situations
19:31auxquelles font face
19:32les femmes les plus vulnérables
19:33c'est que c'est très mauvais signe.
19:35Et donc là où c'est triste
19:36c'est que ce vote
19:37va éventuellement
19:38permettre
19:39au Rassemblement National
19:41de se racheter une virginité
19:43sur les droits des femmes
19:44alors que c'est historiquement
19:45un parti
19:46qui s'est prononcé
19:46contre l'IVG
19:48contre la PMA
19:49contre toutes les avancées
19:50pour les droits des femmes
19:51et qui s'apprête aujourd'hui
19:52en pleine campagne présidentielle
19:54à voter pour
19:54avec cynisme
19:55pour redorer son blason.
19:56Et on a entendu que vous le regrettiez
19:57Christopher Weisberg
19:58en tout cas la position
19:58des insoumis
19:59sur la question
20:00des cours criminels
20:02elles sont maintenues
20:04ces cours criminels
20:05au début dans le texte de loi
20:06il s'agissait de les supprimer
20:07avec des juridictions spécialisées
20:09il va y avoir
20:09une nouvelle délibération
20:10dites-nous
20:11quel est l'objectif du texte
20:13à la fin ?
20:13Mais le texte
20:14c'est très clair
20:14on va créer des juridictions spécialisées
20:16pour que 90% des viols
20:18dans ce pays
20:18qui sont classés sans suite
20:19puissent avoir
20:20un chemin privilégié
20:21avec des spécialistes
20:22avec des magistrats
20:23qui sont spécialistes
20:24de ces questions-là
20:25pour qu'on inverse
20:26ce rapport
20:27qui est sidérant
20:28et donc évidemment
20:29il y a eu un débat
20:29notamment il y a eu un débat
20:31sur les jurys populaires
20:32moi je pense qu'aujourd'hui
20:34on a trouvé un bon équilibre
20:35pour qu'on garde
20:36des juridictions spécialisées
20:37qui généralement
20:38sont plus allantes
20:39sur les peines
20:40que les jurys populaires
20:41tout en gardant quand même
20:43et plus rapide évidemment
20:44ce qui est quand même
20:44l'enjeu principal du texte
20:46tout en gardant aussi
20:47la solennité
20:48des jurys populaires
20:48qui sont très importants
20:49dans les cours d'assises
20:50et justement
20:51vous Gabriel Catala
20:52vous vouliez la suppression
20:53de ces cours criminels
20:55pour vous
20:55il fallait que ce soit
20:56que des cours d'assises
20:57on le sait parfois
20:58on peut le déplorer
20:59mais un jugement
21:00en cours d'assises
21:00ça peut prendre
21:01plusieurs années
21:02les cours criminels
21:03sont peut-être aussi
21:04un peu plus rapides
21:05alors non
21:06ça n'a rien à voir
21:06parce que le délai
21:07d'audiencement
21:07est devenu le même
21:08une cour criminelle
21:09permet de gagner
21:09une demi-journée
21:10c'est-à-dire que
21:11le moment où les jurés
21:12sont choisis
21:13est supprimé
21:14mais ça ne change rien
21:15au niveau de l'attente
21:16pour les victimes
21:16d'avoir un procès
21:17et ça ne change rien
21:18au fait que 90%
21:19des viols
21:20sont classés sans suite
21:21comme le dit monsieur
21:21c'est plutôt des non-lieux
21:23après une instruction
21:24puisque le combat
21:25il est sur les enquêtes
21:27pour que des dossiers
21:28soient solides
21:29et qu'ensuite
21:30il puisse y avoir
21:30un procès
21:32avec des enquêtes minimales
21:34en cas de violence sexuelle
21:35et sexuelle
21:35le problème des cours criminels
21:37c'est qu'elles ont fait
21:37du viol un sous-crime
21:38c'est-à-dire que
21:38tous les crimes
21:39le meurtre
21:40et les autres crimes
21:40sont jugés
21:41avec un jury d'assises
21:42ce qui fait participer
21:43la société
21:44et les citoyens
21:45à la justice
21:46alors que les viols
21:47sont jugés
21:47en cours criminels
21:48ce qui à la base
21:49avait été créé
21:50pour que cela coûte
21:50moins cher
21:52juridiction spécialisée
21:53c'est le contraire
21:55des cours d'assises
21:56il faut savoir
21:57c'est que les cours d'assises
21:57elle a un jury populaire
21:58qui n'est pas spécialisé
21:59et qui a des biais
22:01d'inconscience
22:01c'est justement
22:02ce à quoi on essaye
22:02de lutter dans ce texte
22:03il n'y a aucune juridiction
22:03spécialisée pour les crimes
22:04puisque les cours criminels
22:05sont maintenus
22:06et que le dispositif
22:07qui est prévu dans le texte
22:09il ne s'adresse
22:09qu'au tribunal correctionnel
22:10c'est-à-dire au délit
22:11et là aussi
22:12les magistrats
22:13ont pointé
22:1712 juges
22:18pour 100 000 habitants
22:19soit deux fois moins
22:20que dans le reste de l'Europe
22:21et bien rien ne changera
22:22et vous n'aurez pas
22:23de juridiction spécialisée
22:24et comme les mélenchionistes
22:26ne voteront pas le budget
22:27il n'y aura pas plus de moyens
22:28et dans le budget
22:28vous n'avez pas
22:29de magistrat supplémentaire
22:30pour permettre le fonctionnement
22:31de ces juridictions spécialisées
22:31on voit bien le débat
22:32qui existe aussi
22:33j'imagine
22:34et qui existe
22:35à travers de la société
22:36sur les jurys populaires
22:37versus les jurys spécialisés
22:38on voit bien
22:39qu'à travers cette délibération
22:41ça va être plus ou moins
22:42tranché tout à l'heure
22:43il n'y a pas de jurys spécialisés
22:43madame
22:44sur les jurys
22:45les magistrats spécialisés
22:46sur la question du budget
22:47elle a occupé
22:49tous vos débats
22:49il y a le ministre
22:50des comptes publics
22:51à la fin
22:51qui a un peu fait les comptes
22:53qui a dit
22:53voilà il faut aussi
22:54attendre la navette
22:55on va voir ce qui se passe
22:55au Sénat
22:56il estime le gouvernement
22:58de 3 à 4 milliards
22:59les mesures
23:00qui ont été adoptées
23:01il dit ça
23:01c'est en rythme de croisière
23:03une fois qu'elles seront
23:03toutes mises en oeuvre
23:04est-ce que ça suffit
23:06d'après vous
23:07est-ce que les engagements
23:08financiers seront tenus
23:09dans la loi
23:09les associations et débats
23:10elles avaient comptabilisé
23:11autour de 3 milliards
23:12le ministre du budget
23:14est venu nous voir
23:14le dernier jour
23:15de l'examen du texte
23:16pour dire que ce serait
23:16plus que ça
23:17ce serait probablement
23:184 milliards
23:184 milliards et demi
23:19selon les dernières dispositions
23:20parce qu'il y a la question
23:21des violences contre les femmes
23:22et de la violence
23:23contre les enfants
23:24les enfants et les femmes
23:25mais on peut parler
23:26de sincérité
23:26on a un gouvernement
23:27qui annonce un chiffre
23:28encore plus important
23:28que ce qui était
23:30présenté par les associations
23:31alors aujourd'hui
23:32il faut qu'on le vote
23:33le budget
23:33il faut qu'on mette
23:34par exemple
23:35s'il n'y a pas de budget
23:36à la fin
23:36parce que les mélanchonistes
23:38les lepénistes
23:39auront voté
23:39pour ne pas avoir de budget
23:41on restera à moyens constants
23:42et donc il n'y aura pas
23:43plus de magistrats
23:43comme c'est prévu
23:44aujourd'hui dans le budget
23:45alors s'il y a un budget
23:46par 49,3
23:47le gouvernement peut rajouter
23:49dans les ordonnances
23:49le gouvernement peut aussi
23:51transformer sa copie
23:53Gabriel Catalage
23:54sur cette question
23:55de ces milliards
23:56on sait que le chiffrage
23:57est très compliqué
23:58aussi à faire
23:58les associations
23:59parlaient de 3 milliards
24:00dans la lutte
24:01contre les violences
24:02contre les femmes
24:02alors justement
24:03le calcul est compliqué
24:05à faire
24:05parce qu'encore une fois
24:06il pèse sur les associations
24:07alors que vous remarquerez
24:08que lorsqu'il faut ajouter
24:096 milliards à l'armée
24:10là un ministère
24:11est capable de le chiffrer
24:12les 3 milliards
24:13c'est la fourchette basse
24:14pour les violences faites aux femmes
24:16ça n'inclut pas
24:16les violences faites aux enfants
24:17c'est ce que les associations
24:18ont mentionné
24:18mais là où la manœuvre
24:20de madame Berger
24:20est très subtile
24:21c'est qu'elle a annoncé
24:22l'inscription à l'ordre du jour
24:23au Sénat
24:23de cette loi dite intégrale
24:25en janvier
24:26comme ça le gouvernement
24:27pourra dire
24:27qu'il n'a pas besoin
24:28de prendre des engagements budgétaires
24:30pour la loi de finances
24:31pour 2027
24:32mais qu'il faut attendre
24:33la fin du vote
24:35pour que ce soit financé
24:36et moi j'aimerais bien
24:37qu'on me montre
24:38où sont ces 3 milliards et quelques
24:39dans le budget
24:40parce que dans le budget
24:41de la justice
24:41le budget de la justice judiciaire
24:42il baisse de 28 millions
24:43le budget de l'aide régionale
24:45baisse
24:45le budget de l'éducation nationale
24:47censé financer
24:48les VAR
24:49l'entretien individuel
24:50etc.
24:51baisse d'un demi milliard
24:52le budget pour les associations
24:53il baisse en comptant l'inflation
24:54et donc il n'y a pas
24:55ces 3 milliards dans le budget
24:56Sur cette question du budget
24:57Christopher Weisberg
24:58c'est vrai qu'on a
24:58un texte
24:59où la question des moyens
25:01est posée
25:01dans quasiment tous les articles
25:03et on voit qu'en fait
25:04en France
25:04les moyens
25:05on renvoie à la question budgétaire
25:06au PLF
25:07projet de loi de finances
25:08très compliqué
25:09dans une assemblée
25:11etc.
25:12comment on peut être sûr
25:13comme disait Gabriel Catala
25:14qu'à la fin des fins
25:14on s'y retrouve ?
25:16Non mais attendez
25:17Gabriel Catala
25:18elle connaît très bien
25:18le système
25:19notre système
25:20le budget
25:21c'est le moment dans l'année
25:22où on discute des moyens
25:24on discute avec une méthode
25:25qui est qu'on d'abord
25:26on parle des recettes
25:27les dépenses
25:28ça fait partie du moyen
25:29parce que justement
25:30c'est une question de priorité
25:32comme il n'y a pas d'argent magique
25:33contrairement à ce que disent
25:33les mélenchonistes
25:34il faut mettre des plus
25:35cédéments un moment ou un autre
25:36pour l'armée visiblement
25:36le gouvernement a dit
25:37au moment des deux articles
25:39qui étaient consacrés au budget
25:40que l'estimation
25:41qui était faite
25:42aujourd'hui
25:43était moindre
25:44que celle
25:45qu'on devait atteindre
25:46qui est de 4 milliards et demi
25:47donc maintenant
25:49il faut qu'on aille
25:49qu'on ait ce discours
25:51sur le budget
25:51il faut qu'on examine ce budget
25:53et il faut qu'on mette
25:54des plus
25:55des postes supplémentaires
25:55dans l'éducation
25:56parce que l'entretien individuel
25:58à l'école
25:58pour 12 millions d'élèves
25:59ça va demander
26:00beaucoup plus de moyens
26:01plus de juges
26:02plus de policiers
26:03ce qui n'est pas annuel
26:04pour l'instant
26:04question de moyens
26:05justement
26:06la réalité c'est qu'évidemment
26:07il y a aussi une montée
26:08en puissance
26:09donc la première année
26:09ça va être temps
26:10la deuxième année temps
26:11c'est comme ça
26:11c'est comme ça que ça marche
26:12Gabriel Catala
26:13le texte de loi
26:14va certainement être adopté
26:16il ira ensuite au Sénat
26:17j'imagine que vous craignez
26:19que le Sénat de droite
26:20n'aille pas forcément
26:22dans votre sens
26:22pour toutes ces mesures
26:23évidemment
26:24le Sénat
26:24qui est de plus
26:25un groupe d'extrême droite
26:27depuis le dernier renouvellement
26:29va essayer
26:29d'ajouter des mesures
26:31de surenchart pénale
26:32de décricoter
26:33les mesures
26:33qui vont dans le bon sens
26:34les sénateurs
26:36j'en ai aucun doute
26:37vont présenter
26:37des amendements
26:38sur le travail
26:39qui sont ceux du MEDEF
26:40comme l'a fait
26:40le bloc central
26:41et les LR
26:42ici dans l'hémicycle
26:43et donc on peut craindre
26:44le pire
26:45pour le Sénat
26:46et c'est pour ça
26:47qu'on doit avoir
26:48un discours de vérité
26:49vis-à-vis des associations
26:50et qu'elles doivent
26:51poursuivre le combat
26:52pour essayer de sauvegarder
26:53ce qui peut être sauvegardé
26:55mais je reviens
26:56sur le budget
26:56c'est bien gentil
26:58de dire que le gouvernement
26:59ferait ceci cela
27:00mais moi dans le budget
27:01je vois qu'il y a
27:031588 enseignants en moins
27:04qu'il n'y a pas
27:05un seul médecin scolaire
27:06en plus
27:06qu'il n'y a que 287 magistrats
27:08ce qui est en dessous
27:09de ce qui a été annoncé
27:11et ce qui ne correspond pas
27:12à des magistrats
27:13qui seront chargés
27:14des violences sexuelles
27:15que pour les enquêteurs
27:16il n'y a pas d'enquêteurs
27:17supplémentaires
27:18pour les violences sexuelles
27:18et donc ça ne sert à rien
27:20de mentir à des associations
27:21Christopher Weisberg
27:22il y a deux chambres
27:24en France
27:24l'Assemblée nationale
27:25et le Sénat
27:27quel est le message
27:28que vous souhaitez adresser
27:29aujourd'hui au sénateur ?
27:30Non mais de toute façon
27:31moi ce qui me sidère
27:32c'est des députés
27:33qui sont là
27:33et qui vont s'abstenir
27:34sur un texte
27:35qui ne vont pas voter le budget
27:36qui vous disent
27:37qu'en plus le risque
27:38c'est qu'au Sénat
27:38on le détricote
27:39le problème c'est qu'il n'y aura
27:40pas de Sénat
27:41si vous vous abstenez
27:41sur le texte
27:42et qu'il n'y a pas de texte
27:43à la fin
27:43Mais si puisque le Rassemblement
27:44national qui est un parti raciste
27:46et sexiste va voter un texte
27:47avec vous
27:48devrait être content
27:48au fond
27:49donner la main au RN
27:50c'est dramatique
27:51c'est très cynique
27:52je suis d'accord avec vous
27:53et après sur le Sénat
27:54je vais être très clair avec vous
27:56nous on est arrivés
27:56avec un texte très ambitieux
27:58justement parce qu'on savait
27:59qu'au Sénat
28:00il y a un risque
28:00avec une majorité
28:01qui est plus à droite
28:02c'est la démocratie
28:03on a joué notre jeu à fond
28:04il est temps maintenant
28:05de voter ses secondes délibérations
28:07d'avoir un beau texte
28:08qui sort de l'Assemblée nationale
28:09et d'éviter
28:10d'avoir des gens
28:10qui s'abstiennent
28:11au moment où il faut
28:12franchir cette étape
28:13allez je rappelle que
28:14justement le vote
28:15de la loi intégrale
28:16sera à suivre
28:17sur nos réseaux sociaux
28:18et sur notre chaîne YouTube
28:19je vous remercie infiniment
28:20Christophe Weisberg
28:21merci beaucoup
28:22Gabriel Catala
28:23c'était notre premier sujet
28:24on en parle aussi
28:25il y a beaucoup de sujets
28:26aujourd'hui à l'Assemblée nationale
28:27la manifestation des lycéens
28:29on va retrouver tout de suite
28:30Clément Perrault
28:31il est en direct
28:32du cortège parisien
28:35oui Elsa
28:36je me trouve en ce moment
28:36au boulevard du Port Royal
28:38le cortège s'était lancé
28:39à 14h
28:40une foule danse
28:42à nouveau
28:42une ambiance festive
28:43alors moi j'étais déjà
28:44à la manifestation
28:44pour LCP
28:45il y a une semaine
28:46ce qui me frappe aujourd'hui
28:47c'est qu'il y a peut-être
28:48en proportion
28:49davantage d'adultes
28:50moins de lycéens
28:51on voit beaucoup d'étudiants
28:52beaucoup d'enseignants
28:53des syndicalistes
28:54aussi simplement peut-être
28:55des citoyens solidaires
28:57de ce mouvement
28:58il y a aussi
28:59des personnalités politiques
29:00bien sûr
29:01qui sont présentes
29:02dans le cortège
29:03j'ai pu voir
29:03Jean-Luc Mélenchon
29:04le leader de la France Insoumise
29:06qui en tenait
29:06une Marseillaise
29:08en compagnie des cadres
29:08de son parti
29:10il y a également
29:10des députés
29:11avec leurs écharpes
29:12tricolores
29:13notamment des députés LFI
29:14mais aussi
29:15des écologistes
29:16ce matin
29:17il y avait Greta Thunberg
29:18l'activiste suédoise
29:20qui était en Seine-Saint-Denis
29:21devant un lycée bloqué
29:22elle doit également
29:23rejoindre le cortège
29:24cet après-midi
29:25sur les affiches
29:26des lycéens
29:27on voit les revendications
29:28pour de meilleures conditions
29:30d'études
29:31contre parcours sub
29:32mais on voit aussi
29:32des affiches
29:33anti-police
29:34anti-extrême droite
29:34la foule se dirige
29:36vers les invalides
29:37ils étaient un peu plus
29:38de 50 000 à Paris
29:39la semaine dernière
29:39ils espèrent être au moins
29:41autant cette semaine
29:42pour ne pas donner
29:42de signes d'essoufflement
29:45et bienvenue à vous
29:46si vous nous rejoignez
29:47sur LCP
29:47nous sommes à moins de 30 minutes
29:49de la séance des questions
29:50au gouvernement
29:50à suivre en direct
29:51en intégralité
29:52restez avec nous
29:54ensuite nous accueillons
29:55des lycéens en plateau
29:56pour débattre
29:57avec des députés
29:58ce sera la séance citoyenne
29:59tout au long de cette émission
30:01vous retrouvez
30:01avec à leur micro
30:02les députés
30:03qui vont interpeller
30:04le gouvernement
30:04Stéphanie Despierres
30:05et Thibaut Enoch
30:06ils sont salles
30:07des 4 colonnes
30:08et puis Clément Perrault
30:09et lui au coeur
30:10du cortège
30:11de la manifestation parisienne
30:13Thibaut Enoch
30:14quels sont les thèmes du jour ?
30:16Le thème qui va dominer
30:17cette séance
30:18c'est bien sûr
30:18ce mouvement lycéen
30:20et étudiant
30:21au moins 6 questions
30:22vont être posées
30:24au gouvernement
30:25sur le sujet
30:25on parlera des moyens
30:26de l'éducation nationale
30:27on parlera de parcours sup
30:30avec une question
30:30de la France insoumise
30:31qui demande son abrogation
30:33de son côté
30:34le groupe Horizon
30:35reviendra sur la fusillade
30:37survenue au collège
30:38Lacanale
30:39à Aubagne
30:40le parquet de Marseille
30:41a ouvert une enquête
30:43le ministre de l'éducation nationale
30:45en dira peut-être plus
30:47Il y aura d'autres thèmes
30:49Thibaut aujourd'hui ?
30:50Oui contrairement
30:51à un mardi dernier
30:51où ce mouvement lycéen
30:52avait occupé presque
30:53l'intégralité de la séance
30:54cette fois il laisse place
30:55un peu d'autres thèmes
30:57le gouvernement
30:58sera notamment interrogé
31:00sur la cyberattaque
31:01ayant visé
31:02la grande distribution
31:04il sera aussi
31:05question du cancer du sein
31:07et de la campagne
31:07de sensibilisation
31:09octobre rose
31:10une campagne
31:11qui cette année
31:12s'accompagne
31:12d'une polémique
31:13la présidente du groupe
31:14LFI
31:15Mathilde Panot
31:16ayant refusé
31:17d'arborer
31:18le ruban rose
31:19il en sera
31:20certainement question
31:22Merci beaucoup Thibaut
31:24avant d'évoquer la séance
31:25on voulait vous montrer
31:26cette image
31:27c'était ce matin
31:28dans l'hémicycle
31:29de l'Assemblée nationale
31:30une plaque
31:31a été dévoilée
31:32dans l'hémicycle
31:33en hommage
31:34à Aimé Césaire
31:35Aimé Césaire
31:36figure de la littérature
31:37député de la Martinique
31:39pendant plus de 40 ans
31:40il y a plusieurs plaques
31:42dans l'Assemblée nationale
31:43qui commet remords
31:43justement des députés
31:44en présence
31:46notamment des députés
31:46de la Martinique
31:47des descendants
31:48d'Aimé Césaire
31:49et de la présidente
31:50de l'Assemblée nationale
31:53voilà donc
31:54pour cette plaque
31:55inaugurée
31:56en hommage
31:56à Aimé Césaire
31:57on va revenir
31:58sur les thèmes
31:58de la séance
31:59avec nos deux invités
32:00Michael Taverne
32:01bonjour
32:01député Rassemblement National
32:03du Nord
32:04Nicolas Turquois
32:04bonjour
32:05député Les Démocrates
32:06de la Vienne
32:07nous allons nous interroger
32:09sur la filière automobile
32:10c'est le salon de l'auto
32:11en ce moment
32:12on va retrouver
32:12le député Romain Daubier
32:13député Horizon
32:14il est au micro
32:15de Stéphanie Despierres
32:16celle des 4 colonnes
32:17bonjour Romain Daubier
32:18en plein salon de l'automobile
32:19vous voulez parler de ce secteur
32:21qu'allez-vous demander
32:21au gouvernement
32:22bonjour
32:23effectivement
32:24on va parler au gouvernement
32:25non pas du salon de l'automobile
32:27l'idée c'est pas
32:27de défendre un salon
32:28mais bien de défendre
32:30une filière industrielle
32:31en France
32:31et en Europe
32:32qui représente
32:334000 entreprises
32:34330 000 salariés
32:36et il ne vous aura pas échappé
32:37qu'il y a des mutations
32:38notamment technologiques
32:39avec la voiture électrique
32:40et les batteries
32:42qui transforment
32:42toute cette filière
32:43et on va le dire une chose
32:45une concurrence
32:45pas forcément loyale
32:46des Chinois
32:48donc la question
32:48c'est tout simplement
32:49quelle est la position
32:50du gouvernement
32:52par rapport aux discussions
32:53qui est en ce moment
32:53sur l'accélération
32:54de l'industrie
32:55et le projet de règlement
32:57de l'Union Européenne
32:58sur ce sujet
32:58quelle est la position
32:59de la France
33:00pour défendre
33:00notre industrie
33:01et notre industrie automobile
33:03Vous voulez plus de protection
33:05vous quant à la concurrence étrangère ?
33:06Je pense que l'Union Européenne
33:08a longtemps été naïf
33:09ce qu'on veut
33:10c'est dans un marché
33:11ne plus être naïf
33:12et après vous avez deux sujets
33:13soit vous renfermez
33:14sur vous-même
33:15c'est un peu la position
33:16du Rassemblement National
33:17qui est de mettre
33:17des droits de douane
33:18qui à la fin
33:19enchérit le coût
33:20de la voiture
33:21pour le consommateur
33:22et crée des chômeurs
33:23moi d'avoir des taxes
33:24à Bruxelles
33:24ça ne m'intéresse pas
33:25ce qui m'intéresse
33:26en revanche
33:26d'avoir des industries
33:27partout en France
33:28et notamment dans le département
33:29de l'Inde dont je suis élu
33:31et que les entreprises
33:32produisent
33:33peut-être pour des voitures
33:34de marques françaises
33:36peut-être comme le fait
33:37Silentis
33:37pour des voitures
33:38de marques étrangères
33:39mais dans l'usine
33:40qu'on puisse produire sur place
33:41parce que c'est de l'emploi local
33:42c'est de l'emploi industriel
33:43et souvent les employés
33:44dans l'industrie
33:45sont mieux payés
33:46que dans ceux de services
33:47et il y a un savoir-faire
33:49qu'il faut garder
33:50Merci beaucoup
33:51Merci beaucoup
33:53député Modem
33:54évidemment
33:54Mickaël Taverne
33:56est-ce que vous
33:56Rassemblement National
33:57ce que vous voulez
33:58c'est des taxes
33:58partout sur les voitures
34:00et qu'elles soient plus chères
34:01pour le consommateur
34:01Alors vous savez
34:02je vais proposer
34:04au collègue Romain Daubier
34:05de consulter le rapport
34:07de la commission d'enquête
34:07d'Alexandre Loubet
34:08du groupe Rassemblement National
34:10qui a travaillé justement
34:11sur la réindustrialisation
34:12en France
34:13et notamment
34:14sur la filière automobile
34:15avec des mesures claires
34:17c'est-à-dire
34:18assouplir
34:19les normes
34:20les réglementations
34:20il faut également
34:22un patriotisme économique
34:24avec prioriser
34:26les entreprises françaises
34:27et européennes
34:28sur les marchés publics
34:29on a également
34:30les baisses
34:31françaises et européennes
34:31pour bien comprendre
34:32Mickaël Taverne
34:33pas que françaises
34:34non non
34:34françaises et européennes
34:35et ensuite
34:36il faut aider justement
34:38les industriels
34:39à réindustrialiser
34:40en France
34:41avec notamment
34:41la baisse
34:42des coûts de production
34:43la baisse
34:44de certaines taxes
34:45la CFE
34:46la CVAE
34:47la C3S
34:48qui pénalisent
34:49nos entreprises
34:50dans la compétitivité
34:51Nicolas Turquois
34:52est-ce que nos entreprises
34:53elles sont empêchées
34:54par à la fois
34:55les normes
34:56et le coût du travail
34:56comme le dit
34:57le Rassemblement National
34:59en tous les cas
34:59il faut mettre
35:00un certain nombre
35:00de mesures
35:01de protection
35:02par rapport
35:03à des pays
35:03comme la Chine
35:04qui ont des conditions
35:06de productivité
35:07par rapport à la main d'oeuvre
35:07qui ne sont pas du tout
35:08celles qu'on a en Europe
35:09et donc d'avoir
35:11une barrière tarifaire
35:13qui met à niveau
35:13il y a eu des accords
35:14qui viennent d'être signés
35:16ça me semble
35:17tout à fait légitime
35:18parce que si
35:19on offre
35:20le marché européen
35:21à la Chine
35:22demain il n'y aura plus
35:23de producteurs européens
35:24et après-demain
35:25la Chine pourra faire
35:25ce qu'elle veut
35:26en matière de prix
35:27on l'a déjà vu
35:27on peut parler
35:28des engrais
35:29avec la Russie
35:30c'était une démarche
35:31qui était similaire
35:33il faut se protéger
35:34un marché ouvert
35:35mais pas un marché offert
35:36alors on va parler
35:37des voitures thermiques
35:38et des voitures électriques
35:39sur les voitures thermiques
35:40il y a eu une interdiction
35:41en 2035
35:43est-ce qu'il faut
35:44la maintenir
35:45Michael Taverne
35:46est-ce qu'il faut revenir
35:47sur cette interdiction
35:48alors vous savez
35:49que nous avons critiqué
35:50la fin du moteur thermique
35:51en 2035
35:51d'ailleurs les Allemands
35:53l'ont assoupli
35:54c'est-à-dire qu'ils se sont dit
35:55que c'était pas une bonne mesure
35:57et j'ai cru comprendre
35:58que le président de la République
35:59quand il était en déplacement
36:00en Allemagne
36:00a dit la même chose
36:00donc comme quoi
36:02au Rassemblement National
36:02nous avons des idées
36:04pragmatiques
36:05objectives
36:05parce que nous sommes
36:06concurrencés
36:07comme ça a été dit
36:08par les Chinois
36:08mais pas que par les Chinois
36:10et en tout cas
36:10il faut arrêter
36:11systématiquement
36:12de mettre en concurrence
36:14des filières
36:15qui pourraient justement
36:17faciliter
36:17la réindustrialisation
36:18en France
36:18Nicolas Turquois
36:19sur cette question
36:20de l'interdiction
36:21des moteurs thermiques
36:22je crois que
36:24les conditions
36:27les conditions de marché
36:29notamment avec le prix
36:30des carburants
36:31vont accélérer
36:32la marche
36:32on le voit
36:33je connaissais pas mal
36:34de personnes
36:35dans mon entourage
36:36qui avaient une réticence
36:37en se disant
36:37oui mais l'électrique
36:38ça coûte cher
36:39vous pensez que de toute façon
36:40les véhicules thermiques
36:42vont de toute façon
36:43disparaître
36:43je vois qu'il va vers l'électrique
36:45d'autant plus
36:45qu'il commence à y avoir
36:46de l'électrique
36:46d'occasion
36:47parce qu'il faut reconnaître
36:48que l'électrique
36:48est plus cher
36:49et puis les gens
36:50avaient un certain
36:52blocage psychologique
36:52en disant
36:55l'autonomie
36:56etc
36:56comme on voit
36:56comment ça se recharge
36:57quand on a des amis
36:59qui ont testé
37:00qui l'utilisent
37:01au quotidien
37:02c'est en train
37:03de se démocratiser
37:04et d'accélérer
37:04extrêmement vite
37:05Michael Taverne
37:06c'est vrai que
37:07cette interdiction
37:07des véhicules thermiques
37:08on voit maintenant
37:09que finalement
37:10les gens se détournent
37:11aussi des véhicules thermiques
37:13pour des questions écologiques
37:14mais maintenant
37:14pour des questions économiques aussi
37:16puisque ça coûte très cher
37:17de faire un plein
37:18oui bien sûr
37:19mais il y a aussi
37:20une augmentation
37:20de l'électricité
37:21et puis
37:22est-ce que nous sommes
37:22suffisamment
37:25équipés
37:25de bornes recharges
37:26ça c'est également
37:28la question qu'il faut se poser
37:29mais je rappelle que
37:30il y en a de plus en plus
37:31on le voit sur les aires
37:32d'autoroutes par exemple
37:33venez dans les zones rurales
37:34je peux vous assurer
37:35qu'on n'en voit pas beaucoup
37:36et en tout cas
37:37ce qui est certain
37:37c'est qu'aujourd'hui
37:38on a des véhicules chinois
37:39qui inondent le marché
37:40alors sur cette question
37:41Nicolas Turquois
37:42est-ce que la France
37:44a finalement laissé
37:45le marché de la voiture électrique
37:46à la Chine
37:47est-ce que la France
37:48a fait ses mauvais choix
37:49avec des véhicules
37:50plus grands
37:51plus spacieux
37:52mais donc beaucoup plus chers
37:53que les véhicules chinois
37:54je ne suis pas l'expert
37:57de tout le marché
37:58en la matière
37:59et je ne veux pas
38:00mettre en avant
38:01telle marque ou telle marque
38:02mais la réalité
38:03pour connaître un petit peu
38:04le fabricant Renault
38:06que ce soit sur leur R5
38:08ou leur Mégane électrique
38:10il y a un vrai engouement
38:11et donc je vois
38:12qu'il y a quand même
38:13des véhicules français
38:15qui sont
38:16qui trouvent leur public
38:18en France
38:19et je trouve que c'est
38:20de très bonne augure
38:21et puis sur la question
38:23en milieu rural
38:24en milieu rural
38:25les gens ont la possibilité
38:26ont souvent de la place
38:27contrairement
38:28et donc je vois
38:29de plus en plus de gens
38:30parce que installer
38:31une borne électrique
38:31c'est de l'ordre
38:32de 1500 euros
38:33et de gens qui font ce pas là
38:34parce que quand on voit
38:35le prix des carburants
38:36et les queues
38:37qu'il y a auprès
38:38de certaines stations
38:39qui offrent des prix
38:40plus intéressants
38:41il y a une vraie réflexion
38:42je vois un tournant
38:43Sur cette question
38:44de l'électrification
38:45Michael Tavinde
38:46comment justement
38:47concurrencer la Chine
38:48je crois qu'au salon
38:50de l'automobile
38:50quand on s'y promène
38:52il y a énormément
38:53de constructeurs
38:53et de voitures chinoises
38:54Vous savez la France
38:55a été la championne du monde
38:57de l'énergie décarbonée
38:59avec le nucléaire
39:00et malheureusement
39:01ces 10 dernières années
39:02le président Macron
39:02a décidé d'abandonner
39:04cette filière nucléaire
39:05donc ça c'est également
39:06un problème
39:07Il a décidé en tout cas
39:08de la relancer maintenant
39:09Oui il a décidé
39:10mais c'est quand même
39:10lui qui a amorcé
39:12justement la dénucléarisation
39:14avec la fermeture
39:15de Fessenheim
39:15mais je rappelle juste
39:16qu'aujourd'hui
39:17pour concurrencer
39:18les Chinois
39:19il faut également
39:20aider nos entreprises
39:22à investir en France
39:23notamment avec
39:23la baisse d'impôts
39:25les baisses
39:25de coûts de production
39:26et puis surtout
39:27assouplir également
39:28certaines normes
39:29je prends par exemple
39:30le ZAN
39:30qui devrait être
39:31Le zéro artificialisation nette
39:34dans des projets industriels
39:36de demain
39:37Les normes
39:38Nicolas Turquois
39:39on entend
39:39beaucoup de constructeurs
39:41dire que c'est de plus en plus compliqué
39:42effectivement
39:42d'installer des usines
39:43quoi qu'il y a aussi
39:44pardon
39:45des usines de batterie
39:46qui sont installées
39:47j'ai l'impression
39:48que la France essaye
39:48de dérouler le tapis rouge
39:50aussi pour ce genre de projet
39:51J'entends le zéro artificialisation nette
39:53et il y a un certain nombre
39:54de complexités qui arrivent
39:56mais pour les entreprises
39:57il y avait quand même
39:58des possibilités
39:59il y a eu des gros projets
40:00qui se sont faits
40:01sur les batteries
40:02et notamment
40:02les aides à l'achat
40:04tiennent compte
40:04de l'origine des batteries
40:06c'est ça le critère déterminant
40:07on a un retard
40:09sur les batteries
40:09par rapport
40:10à la maîtrise chinoise
40:12ça il faut le noter
40:13et par rapport
40:14aux métaux rares
40:15et donc
40:17je trouve que
40:18sur ce sujet
40:18il y a plein de sujets
40:19qui ne vont pas bien en France
40:20mais sur ce sujet là
40:21il y a une voie
40:22qui est empruntée
40:23qui me semble
40:23quand même
40:24assez intéressante
40:25Allez on va passer
40:26à un autre thème
40:27il nous a occupé
40:28la semaine dernière
40:29il va vous réoccuper
40:30dans quelques instants
40:31c'est les manifestations lycéennes
40:33on va retrouver
40:33la députée
40:34la France Insoumise
40:35Marie Messmer
40:36elle est au micro
40:36de Thibaut Enoch
40:37celle des 4 colonnes
40:38Bonjour Marie Messmer
40:39Bonjour
40:40Vous allez interroger
40:41le gouvernement
40:41sur le mouvement lycéen
40:43et l'une de ses revendications
40:45un mot qu'on retrouve
40:45beaucoup sur les pancartes
40:46Parcoursup
40:47Oui tout à fait
40:48en effet en ce moment
40:49c'est des mobilisations
40:49partout en France
40:50donc on est en journée
40:52de questions au gouvernement
40:52je vais interroger
40:53directement le gouvernement
40:54sur une des préoccupations
40:55principales et communes
40:56des lycéens et des étudiants
40:57Parcoursup
40:58qui génère à la fois
40:59angoisse, stress
40:59mais aussi
41:00dont la littérature est prolixe
41:01pour montrer les inégalités scolaires
41:03et discriminations
41:04que ça provoque
41:05les parents aussi
41:06sont très touchés
41:07en termes d'angoisse
41:08vis-à-vis de Parcoursup
41:08c'est 8 sur 10 quasi
41:09qui sont en situation d'angoisse
41:11donc aujourd'hui
41:12je vais lui demander
41:12de prendre ses responsabilités
41:13et de me répondre
41:15et aussi aux députés
41:16qui seront présents
41:17en fait d'engager une procédure
41:18pour la bourgation
41:19de Parcoursup
41:20j'ai déjà déposé
41:21une proposition de loi
41:22en juillet 2025
41:22aujourd'hui
41:23je la redépose dans le contexte
41:25il est temps qu'ils prennent
41:25ses responsabilités
41:26sinon les lycéens
41:28étudiants
41:29et les parents
41:29eux qui vont écouter
41:31la réponse aujourd'hui
41:32du ministre
41:33prendront aussi
41:33leur responsabilité
41:34dans la rue
41:34et dans les urnes
41:35le gouvernement propose
41:36des améliorations
41:37vous n'y croyez pas
41:37vous voulez une abrogation
41:38je ne sais pas
41:39quelle amélioration
41:40vous avez entendu
41:40parce que moi
41:41je n'ai pas du tout entendu
41:42à part dire qu'ils allaient
41:42commencer à y réfléchir
41:43mais ça fait 2 ans
41:44qu'on les entend réfléchir
41:45ça fait 2 ans que je suis députée
41:46j'ai interrogé le gouvernement Barnier
41:48le gouvernement Barryrou
41:49à chaque fois
41:49ils disaient qu'il y avait des problèmes
41:50mais ils n'ont jamais rien fait
41:51la preuve
41:52c'est que j'ai proposé
41:53une proposition de loi
41:54en juillet 2025
41:55et depuis rien du tout
41:56c'est pour ça que je suis obligée
41:57maintenant de la redéposer
41:58merci beaucoup Marie Messmer
42:00on écoutera votre question
42:01et la réponse du gouvernement
42:02merci Thibaut Henoch
42:04alors c'est assez rare
42:05que le rassemblement national
42:06soit aligné
42:07avec la France insoumise
42:08dans la critique de Parcoursup
42:09vous aussi
42:10vous demandez l'abrogation
42:11Michael Taverne ?
42:11oui bien sûr
42:12parce que c'est un dispositif
42:13qui ne fonctionne pas
42:14mais en fait
42:15nous sommes en train de payer
42:16cette bien-pensance
42:17c'est-à-dire qu'il fallait envoyer
42:19tous nos jeunes faire des études
42:20et on a dénigré
42:21la filière professionnelle
42:23donc on voit par exemple
42:24moi j'ai beaucoup de retours
42:26dans ma circonscription
42:26où des jeunes qui demandent
42:27à faire histoire-géographie
42:29ils se retrouvent quasiment
42:30aux Beaux-Arts
42:30donc c'est un dispositif
42:32qui ne fonctionne pas
42:33et d'ailleurs
42:33on a alerté également
42:34le gouvernement
42:34depuis maintenant
42:36un certain nombre d'années
42:37et en tout cas
42:37avec le rassemblement national
42:38et Marine Le Pen
42:39nous abrogerons Parcoursup
42:40Nicolas Turquois
42:42Parcoursup
42:43est-ce que c'est le monstre
42:44que certains lycéens
42:46certains députés décrivent ?
42:47pour beaucoup de parents
42:49c'est un peu synonyme d'angoisse
42:50est-ce que vous vous rappelez
42:50comment c'était avant ?
42:51où il fallait déposer
42:52des dossiers
42:53dans toutes les écoles
42:53où on voulait aller
42:54et de quel moment
42:56on était choisi
42:57on le savait extrêmement tard
42:58alors dire que Parcoursup
43:00fonctionne
43:00j'ai moi-même
43:01un certain nombre
43:01de jeunes
43:02de ma circonscription
43:03qui se retrouvent
43:04sans solution
43:05aujourd'hui
43:06donc il y a
43:07des dysfonctionnements
43:08il y a des règles
43:09de fonctionnement
43:10Parcoursup
43:11qui me questionnent
43:12donc il faudrait
43:13une analyse
43:13mais le côté
43:15avoir à déposer
43:16dans toutes les écoles
43:17et ne pas savoir
43:18ce que devient son sujet
43:19était aussi problématique
43:20donc qu'il y ait
43:21une réflexion sur le sujet
43:23mais il y avait
43:23le côté
43:24entre guillemets
43:25pratique
43:25de pouvoir déposer
43:26d'un seul moment
43:27et partout en France
43:29c'était l'idée
43:30je crois
43:30de pouvoir ouvrir
43:31toutes les possibilités
43:32Michael Tamer
43:33par quoi on le remplace
43:34si on abroge
43:34Parcoursup
43:35parce qu'il y aura
43:36toujours autant
43:37de gens qui ont le bac
43:39toujours autant
43:39de gens qui veulent
43:40faire des études supérieures
43:41toujours pas suffisamment
43:42de place
43:42toujours une sélection
43:43à l'entrée
43:43Mais bien sûr
43:44mais en fait
43:44c'est une série de mesures
43:45c'est à dire
43:46qu'il faut revenir
43:46au système d'avant
43:47vous savez
43:47ce qui était problématique
43:48c'était le tirage au sort
43:49pourquoi ?
43:50parce qu'on avait pas suffisamment
43:51de place
43:51pas suffisamment de moyens
43:52et comme je le disais
43:53on a dénigré
43:54la filière professionnelle
43:56et on disait à nos jeunes
43:58allez-y
43:59faites des études
43:59et puis on se retrouve
44:00avec des jeunes
44:01avec basse plus 4
44:03basse plus 5
44:03en histoire-géographie
44:04et en fait
44:05ils ne savent pas
44:05ce qu'ils veulent faire
44:07à la suite de leurs études
44:08et ça c'est problématique
44:09On va retrouver
44:10un nouveau député
44:11qui va interroger
44:12dans un instant
44:13le gouvernement
44:14le socialiste
44:15Marc Pena
44:15celle des 4 colonnes
44:16au micro de Stéphanie
44:18Bonjour
44:18qu'allez-vous demander
44:19au gouvernement ?
44:19Eh bien je vais lui parler
44:21des 7000 interpellations
44:23on en est à 7000
44:24qui dans notre pays
44:25touchent des mineurs
44:27touchent essentiellement
44:28la jeunesse
44:29lycéens ou étudiants
44:30les conditions
44:31de leur garde à vue
44:32est-ce que leurs droits
44:33sont respectés ?
44:35leurs droits fondamentaux
44:36leurs droits
44:37les plus fondamentaux
44:37pourquoi ?
44:38pour 90% des cas
44:40ils sont relâchés
44:41dans les heures qui viennent
44:42parce que la justice
44:43n'a finalement rien
44:44ou pas grand chose
44:45à leur reprocher
44:46que signifient
44:47ces interpellations ?
44:48Que veut le gouvernement
44:49face à ce mouvement
44:51lycéen ?
44:51Veut-il véritablement
44:53l'apaisement ?
44:54On voit que ça peut conduire
44:55à des drames
44:55l'absence d'apaisement
44:57Veut-il au contraire
44:59que la situation
45:00pourrisse
45:00jusqu'aux vacances
45:01et que la seule réponse
45:03soit la répression ?
45:04Merci beaucoup
45:05Merci beaucoup Stéphanie Despierres
45:07plus de 6000 interpellations
45:09Michael Taverne
45:10ce chiffre questionne la gauche
45:13beaucoup d'interpellations
45:14ne donnent lieu
45:15à aucune poursuite judiciaire
45:16est-ce que ça veut dire
45:17que la police
45:19a interpellé en masse
45:20lors du mouvement lycéen ?
45:22Vous savez
45:23la police interpelle
45:24à partir du moment
45:25où il a commission
45:25d'une infraction pénale
45:26et ensuite
45:27c'est l'enquête
45:28qui détermine
45:29s'il y a condamnation
45:29ou pas
45:30et M. Pena
45:32est un ami
45:33de la France Insoumise
45:34donc il y a un moment
45:35il y a une instrumentalisation
45:37de la France Insoumise
45:37il y a des casseurs
45:38je rappelle
45:39qu'il y a 147 personnels
45:41de l'éducation nationale
45:42blessés
45:43il y a eu des dizaines
45:44de millions d'euros
45:44de dégâts
45:45Mais les 6000 personnes
45:46interpellées
45:46dont 90% de mineurs
45:48ce ne sont pas forcément
45:49ni des casseurs
45:50ni des gens
45:50qui ont blessé
45:51des enseignants
45:52Mais ça c'est l'enquête
45:52qui le dira
45:53en tout cas
45:54les policiers
45:54constatent une infraction
45:55ils font leur travail
45:57ils interpellent
45:58et ensuite
45:58c'est à la justice
45:59de faire son travail
45:59Nicolas Turquois
46:00est-ce que ce chiffre
46:01vous questionne
46:02ce nombre d'interpellations ?
46:05Il y a plusieurs choses
46:06qui me questionnent
46:07il y a d'abord
46:08une forme de récupération politique
46:09il y a une vraie souffrance
46:11d'une partie de la jeunesse
46:12qui se pose des questions
46:13pour des questions
46:15d'orientation
46:15l'IA
46:16va aussi beaucoup
46:17perturber
46:18leur avenir
46:19des places
46:20pour la suite
46:21ça c'est un vrai sujet
46:22mais
46:23il y a eu
46:24un certain nombre
46:24d'appels
46:25à la violence
46:26M. Bakayoko
46:28ses propos
46:29la violence
46:30était compréhensible
46:30ça je n'accepte pas
46:32parce que la violence
46:33amène forcément
46:34des catastrophes
46:35mais sur ces interpellations
46:37Nicolas Turquois
46:38j'arrive sur
46:39les questions
46:40de maintien de l'ordre
46:40il y a quelque chose
46:41qui me questionne
46:42je n'en suis pas
46:43un spécialiste
46:44mais là on a affaire
46:46il y a dans le lot
46:47de tous ces manifestants
46:48il y a des jeunes
46:48voire des très jeunes
46:49des 14-15 ans
46:50et
46:52malgré les provocations
46:54on va dire
46:55de certains éléments extérieurs
46:57ou de certains adultes
46:58dedans
46:58je crois qu'il faut avoir
46:59une attitude
46:59qui soit adaptée à ça
47:01parce qu'il y a des
47:02de la retenue
47:03par exemple
47:04est-ce que vous avez pensé
47:04que la réponse
47:05a été proportionnée
47:06pendant ce mouvement lycéen
47:08il y a un certain nombre
47:09de choses
47:09qui me posent question
47:09j'ai été heurté
47:12parce que
47:12j'aurais pu être
47:13les parents
47:13de ces jeunes là
47:15je vois bien
47:15comment on se fait
47:16emmener dans le mouvement
47:17et
47:18il y a des familles
47:20qui ont vécu un drame
47:20voilà
47:21moi ça me
47:22ça me questionne
47:23et
47:23j'aimerais
47:24qu'on approfondisse
47:25ce sujet
47:25Mickaël Taverne
47:26sans parler
47:27évidemment
47:27des drames
47:28qui ont touché
47:28certains lycéens
47:29sur ces interpellations
47:31vous dites
47:32et on a vu
47:33des images
47:33de dégradation
47:34très importantes
47:35mais c'est pas forcément
47:36les mêmes jeunes
47:37qui se retrouvent
47:38gardés à vue
47:38dans un commissariat
47:39est-ce que c'est la place
47:40d'un jeune
47:41qui manifeste
47:42qu'à 15-16 ans
47:43de passer une nuit
47:44en garde à vue
47:45il y a eu différents témoignages
47:46où les parents
47:47attendent devant
47:47sans forcément savoir
47:48ce qui se passe
47:49etc
47:50vous savez
47:51ces situations
47:51je les connais par coeur
47:53je rappelle que vous étiez
47:54un policier
47:55et qui plus est
47:56en compagnie républicaine
47:57de sécurité
47:58donc des mouvements
47:59comme celui-ci
48:00j'en ai connu
48:01un certain nombre
48:01c'est pas toujours facile
48:03et les policiers
48:04moi je veux saluer
48:05leur professionnalisme
48:06et leur discernement
48:07parce que c'est pas facile
48:08parce que vous avez
48:08des groupes de casseurs
48:09qui s'immiscent
48:10dans un mouvement
48:11qui est légitime
48:12avec des revendications
48:14et dès qu'il y a
48:15la commission
48:16d'infraction pénale
48:17les policiers vont en contact
48:18pour aller interpeller
48:18présenter à la justice
48:19mais ensuite
48:20il y a des éléments
48:21qui peuvent s'interpeller
48:23il y a des suiveurs
48:24également
48:24donc vous savez
48:25il faut être prudent
48:26si les policiers
48:27ont interpellé
48:28ça veut dire
48:28qu'ils ont constaté
48:29une infraction pénale
48:31que les délinquants
48:32soient majeurs
48:33ou mineurs
48:34donc ils rendent compte
48:35à l'officier de police judiciaire
48:36et ensuite
48:37c'est les enquêteurs
48:38et les magistrats
48:39qui prennent une décision
48:41mais quand on voit
48:41qu'il y en a beaucoup
48:42qui sont relâchés
48:42quasiment
48:43au bout de quelques heures
48:45on se dit
48:46que l'infraction pénale
48:47n'était pas forcément
48:47très bien détaillée
48:48constatée
48:49lors des différents textes
48:50que ce soit Riposte
48:52que ce soit le narcotrafic
48:53que ce soit la police municipale
48:54au groupe Rassemblement National
48:56nous avons fait des propositions
48:57justement
48:58pour que les services d'enquête
49:01soient dans les mouvements
49:02pour qu'on puisse caractériser
49:04une infraction pénale
49:05vous savez qu'il y a une loi
49:06casseur-payeur
49:07qui va arriver
49:08c'est une proposition
49:08du Rassemblement National
49:09mais en tout cas
49:10nous nous avons proposé
49:11des mesures
49:12pour mettre en place
49:13des gardes fous
49:13pour que les auteurs
49:15soient parfaitement identifiés
49:16par les moyens technologiques
49:17notamment
49:17Nicolas Turquois
49:19puisque on voit bien
49:20que dans les manifestations
49:21il y a de plus en plus
49:22d'adultes aussi
49:23qui sont présents
49:23et quand on entend
49:24les parents qui témoignent
49:25c'est pour protéger
49:26leurs enfants
49:28éventuellement
49:28de débordements
49:29d'éventuels casers
49:30mais il y a beaucoup
49:30de parents qui disent
49:31c'est aussi pour protéger
49:32mes enfants
49:33des forces de l'ordre
49:35j'imagine que vous l'avez
49:36aussi entendu
49:37dans votre circonscription
49:38c'est pour ça
49:38je reviens à mon premier propos
49:39il y a plein de lycées
49:40j'en ai dans ma circonscription
49:41où il y a des manifestations
49:42elles se sont bien passées
49:43parce que
49:45la police
49:45en l'occurrence
49:46c'était des services de police
49:47ont fait un travail
49:48de dialogue
49:49et parce qu'il n'y a pas eu
49:50cette récupération politique
49:52qui a été faite
49:52il y a un mouvement
49:54qui a des vrais sujets
49:55à porter
49:56c'est aussi la façon
49:57dont on le porte
49:58c'est ce que je disais au début
49:59quand on quelque part
50:00appelle à la violence
50:01je vois les attitudes
50:03j'ai vu ce matin
50:04monsieur Boyard
50:05dans ses attitudes
50:06et bien ça peut contribuer
50:09à des dérapages
50:10qui sont gravissimes
50:12pour bien
50:12les insoumis
50:14n'ont pas appelé
50:15à ce que le mouvement
50:16devienne violent
50:17ils ont encouragé
50:19les manifestations
50:20encouragé les lycéens
50:21à manifester
50:21écoutez les propos de monsieur Boyard
50:22hier en commission
50:23des affaires sociales
50:24où sur le sujet
50:25de la sécurité sociale
50:26du budget
50:27il en rigole
50:28il dit je ferais mieux
50:29mon temps serait plus utile
50:30à aller bloquer des lycées
50:31entre un blocage de lycée
50:33et une violence
50:34Nicolas Turquois
50:34attention peut-être
50:35à pas
50:36bon c'est un débat
50:38comme on n'a pas
50:38de député insoumis
50:39sur le plateau
50:40je me permets de le rappeler
50:41Mickaël Taverne
50:42est-ce que vous avez le sentiment
50:44aussi dans votre circonscription
50:45qu'effectivement
50:46les forces de l'ordre
50:47ont aussi parfois
50:49inquiété certains parents
50:50ou certains jeunes
50:51qui avaient le sentiment
50:52de manifester
50:53dans un calme relatif
50:55alors pas dans ma circonscription
50:57il y a eu quelques incidents
50:59sur la circonscription
51:01de Maubeuge
51:01beaucoup de suiveurs
51:03par contre le lendemain
51:04c'était essentiellement
51:04des casseurs
51:06qui ne sont pas
51:08scolarisés
51:08et connus
51:09des services de police
51:10et de justice
51:10par contre dans la ruralité
51:11l'avantage
51:12c'est que
51:13les services
51:14de sécurité
51:15ont anticipé
51:17le mouvement
51:17alors que là
51:18manifestement
51:19il y avait déjà
51:20des appels
51:20sur les réseaux sociaux
51:21et le ministère
51:22de l'intérieur
51:22a été un peu léger
51:24un peu souple
51:25sur les dispositifs
51:26mis en place
51:27je rappelle que
51:27plusieurs lycéens
51:28ont été
51:29grievement blessés
51:30il y a plusieurs enquêtes
51:31de l'IGPN
51:31la police
51:32des polices
51:32comme on dit
51:33sur les revendications
51:34des lycéens
51:35maintenant
51:35on parle des emplois
51:36du temps
51:37on parle de parcours sub
51:38on parle aussi
51:39d'une génération
51:39qui a peut-être
51:40le sentiment
51:40d'une grande angoisse
51:41elle a connu
51:42on le rappelle
51:42quand même
51:43le Covid
51:43des guerres
51:44est-ce que
51:45vous la comprenez
51:45est-ce que
51:46le gouvernement
51:47a des réponses
51:47à la hauteur
51:48des attentes
51:49Nicolas Turquois
51:49alors
51:51il y a des vraies angoisses
51:53la première
51:54que moi j'avais entendue
51:55c'était la question
51:56des bâtiments
51:56les bâtiments
51:57sont une compétence
51:58des conseils régionaux
51:59et on voit
52:00des très grandes
52:00différences territoriales
52:02moi ça me pose question
52:03vous dites
52:03c'est aux régions
52:04de gérer
52:04les lycéens
52:06aller voir vos régions
52:06pour leur demander
52:07la rénovation
52:08du bâtiment
52:08parce que
52:09forcément
52:10médiatiquement
52:11c'est toujours
52:11à l'état
52:12de faire face
52:13à tous les sujets
52:14il y a un moment donné
52:15il y a des territoires
52:16qui sont en désespérance
52:17quand on voit
52:18leur bâtiment
52:18je vois la Seine-Saint-Denis
52:19alors c'est compliqué
52:20parce que c'est un territoire
52:21qui est en croissance
52:22démographique
52:23ce qui n'est pas le cas ailleurs
52:24mais quand on va voir
52:26les lycéens
52:27dans ma région
52:29c'est pas des bâtiments
52:30dont ils se plaignent
52:30ils peuvent parfois
52:31se plaindre
52:31des horaires à la cantine
52:33parfois se plaindre
52:34des temps de transport
52:35parce que
52:36quand vous venez
52:37de la ruralité
52:38vous rajoutez
52:38une heure et demie
52:39d'un côté
52:39le matin et le soir
52:40ça c'est des sujets
52:41qu'il faut organiser
52:43et puis il y a la question
52:44des profs manquants
52:45ça c'est un sujet
52:45qui m'interpelle
52:46quand mes enfants
52:47étaient au lycée
52:47ça c'était un sujet
52:48qui me mettait
52:49moi-même en tension
52:51sur lequel il faut être vigilant
52:52Sur la question
52:53des bâtiments
52:53effectivement
52:54il y a beaucoup
52:55de vidéos par exemple
52:56où des lycéens
52:57montrent la présence
52:58de rats
52:59de cafards
52:59d'infiltration
53:00d'inondation
53:01etc
53:02est-ce qu'effectivement
53:03ça peut donner le sentiment
53:04à ces lycéens
53:05de ne pas avoir
53:06toutes les chances
53:07pour réussir leur avenir ?
53:08Écoutez
53:09il y a plusieurs sujets
53:10ça c'est une maladie française
53:11vous allez dans certaines écoles
53:13effectivement
53:13les conditions
53:13sont absolument indignes
53:14vous allez dans certains
53:15commissaires de police
53:16où Bria Gendarmerie
53:17c'est exactement la même chose
53:18dans certains centres
53:19d'incendie de secours
53:20c'est la même chose
53:20en fait pendant longtemps
53:22on a été un petit peu
53:24déconnecté
53:24de la réalité
53:25en tout cas
53:25les différents gouvernements
53:26qui se sont succédés
53:27mais il n'y a pas que ce sujet là
53:28les professeurs par exemple
53:30ils ne sont pas assez payés
53:31en moyenne
53:3218% de moins
53:33que la moyenne
53:33des pays de l'OCDE
53:34ça ce sont des revendications
53:36également
53:36mais il y a l'autorité à l'école
53:37quand vous voyez ce qui se passe
53:38aujourd'hui
53:39147 personnels
53:40d'éducation nationale blessés
53:41ça ne donne pas spécialement envie
53:43d'être prof aujourd'hui
53:44Sur les profs
53:45le fait de les augmenter
53:46est-ce qu'il y a un consensus
53:47de la classe politique
53:49on a l'impression
53:49qu'en tout cas
53:49tous les candidats
53:50la présidentielle
53:51proposent plus ou moins
53:52une augmentation
53:52pour les enseignants
53:53Alors d'abord
53:54il y a eu un certain nombre
53:54d'augmentations
53:55ces dernières années
53:56on partait de bas
53:56ça c'est une réalité
53:58mais on peut tout promettre
54:00si en face
54:01il n'y a pas un budget
54:02qui est équilibré
54:02aujourd'hui
54:03on vient de
54:04entre 2000
54:06ces 5 dernières années
54:07on prend 50 milliards
54:08de plus d'intérêts
54:09de la dette
54:0950 milliards
54:10c'est des centaines
54:10de lits c'est rénové
54:11c'est des profs
54:12qui peuvent être augmentés
54:13il faut qu'on se saisisse
54:14du sujet de la dette
54:16c'est un sujet
54:16qui est très cher
54:17à mon groupe politique
54:17Justement Michael Taverne
54:18c'est un peu ce que le gouvernement va dire
54:20on peut donner plus à l'éducation
54:21mais il faudra montrer
54:22là où vous faites des économies
54:23et surtout à la fin
54:24il faudra que le budget soit adopté
54:26Ah oui mais bien sûr
54:26c'est la raison pour laquelle
54:27nous avons présenté
54:28un contre-budget
54:29Marine Le Pen
54:30Jordan-Bardel
54:30la semaine dernière
54:31et Jean-Philippe Tanguy
54:32tout à l'heure
54:33donc nous avons
54:34des mesures
54:35qui sont financées
54:36et nous allons parler
54:37bien évidemment
54:38de notre budget
54:39pendant ces débats parlementaires
54:40Merci beaucoup
54:41Michael Taverne
54:42Merci Nicolas Turquois
54:43je vous laisse rejoindre l'hémicycle
54:44séance dans 2 minutes 30
54:46à peu près
54:46à suivre en direct
54:47en intégralité
54:48on va retrouver
54:49depuis le cortège parisien
54:51Clément Perrouot
54:52vous êtes dans la manifestation
54:53nouvelle journée de mobilisation
54:54Clément
54:56Nouvelle journée de mobilisation
54:58effectivement
54:58encore une foule
54:59assez dense
55:00pour ce rassemblement
55:01difficile de dire en l'état
55:02s'ils sont plus ou moins nombreux
55:04que lors des manifestations
55:05précédentes
55:06ce qui saute aux yeux
55:06par contre
55:07c'est qu'il y a
55:07en proportion
55:08beaucoup plus d'adultes
55:09aujourd'hui
55:10il y a des syndicalistes
55:11il y a des enseignants
55:13il y a également des étudiants
55:14et c'est un signe
55:14que le mouvement
55:15pourrait s'élargir
55:17dans les prochains jours
55:18les prochaines semaines
55:19en tout cas il y a aussi
55:19de nombreuses personnalités politiques
55:21on a pu voir
55:22Jean-Luc Mélenchon
55:23le leader de la France insoumise
55:25l'activiste suédoise
55:26également
55:26Greta Thunberg
55:27qui était ce matin
55:28en Seine-Saint-Denis
55:29elle était annoncée
55:29dans le cortège
55:30cet après-midi
55:31pour le moment
55:32je ne l'ai pas vue
55:33de mon côté
55:34en tout cas
55:34la foule est en train
55:35de se diriger
55:36vers les invalides
55:37une foule
55:37pour l'instant
55:38très pacifique
55:39avec les étudiants
55:40les lycéens
55:41pardon
55:41qui revendiquent
55:42davantage de moyens
55:44pour leurs établissements
55:44des meilleurs emplois du temps
55:46également la fin
55:47de Parcoursup
55:48ce sont leurs principales revendications
55:51Merci beaucoup
55:52Clément Perrault
55:52pour vos images
55:53en direct
55:54de la manifestation parisienne
55:55on a vu évidemment
55:56beaucoup d'adultes
55:57beaucoup de pancartes
55:58aussi pour reprendre
55:59les slogans
55:59des mobilisations lycéennes
56:01retour à l'Assemblée nationale
56:02nous sommes dans la salle
56:03des pas perdus
56:04à quelques instants
56:05la séance des questions
56:07au gouvernement
56:07va commencer
56:08je vous propose
56:09de retrouver Thibaut Henoch
56:10Thibaut
56:10vous avez le menu
56:11de cette séance des questions
56:12le thème principal
56:13qui va dominer cette séance
56:15Elsa
56:15c'est évidemment
56:16ce mouvement
56:16des lycéens
56:17et des étudiants
56:18qui se poursuit
56:19au moins 6 questions
56:21sur le sujet
56:21vont être posées
56:22au gouvernement
56:23on parlera des moyens
56:25de l'éducation nationale
56:26à quelques heures
56:27du début de l'examen
56:28du budget 2027
56:29dans l'hémicycle
56:30il sera aussi question
56:31de Parcoursup
56:32à travers une question
56:33de la France insoumise
56:35qui demande son abrogation
56:37il y aura aussi
56:38d'autres thèmes
56:39notamment la cyberattaque
56:40ayant visé
56:40la grande distribution
56:41ou encore
56:42la lutte contre
56:43le cancer du sein
56:44avec la campagne
56:45de sensibilisation
56:46Octobre Rose
56:47voilà pour le menu
56:50merci Thibaut Henoch
56:51tout de suite en direct
56:52sur LCP
56:52les images
56:53de Stephen Martin
56:54le passage de la présidente
56:55de l'Assemblée nationale
57:18dans un instant
57:19les questions au gouvernement
57:20sur LCP
57:21restez avec nous
57:22après la séance
57:23des lycéens
57:23des lycéens
57:24nous retrouvent en plateau
57:24ils vont dialoguer
57:26discuter
57:26avec deux députés
57:28sur leurs revendications
57:29tout de suite
57:30la séance des questions
57:31au gouvernement
57:32on se retrouve juste après
57:33de la séance des lycéens
57:36de l'Assemblée nationale

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