00:00On apprenne aujourd'hui, mais d'abord cet adolescent de 14 ans qui ouvre le feu sur ses professeurs,
00:03qui vise d'autres élèves, on pensait que ça n'arrivait qu'aux Etats-Unis,
00:06et pourtant c'est à Aubagne que ça s'est produit hier.
00:09Plus rien n'en dit la violence.
00:10Comment mettre fin à ce cycle de violence débridée, Louis Alliot ?
00:14Alors sur ce cas, apparemment, il s'agit quand même d'un litige bien particulier,
00:17qui n'a rien à voir avec les revendications lycéennes,
00:21simplement, on peut s'interroger sur le fait que le principal du collège,
00:27l'ancien principal du collège n'avait voulu aucune mesure de sécurité.
00:31Aucun portique ?
00:32Aucun portique, et donc il faut rappeler quand même, je pense aujourd'hui,
00:36qu'il faut évidemment à l'entrée des collèges et des lycées,
00:39un arsenal de mesures qui permettent de filtrer les objets qui rentrent.
00:43Il n'y a plus que ça qu'on peut proposer des portiques,
00:45on ne peut pas proposer le rétablissement de l'autorité ?
00:47En plus du reste, mais là pour le coup, comme mesure d'urgence,
00:51je pense que c'est une des solutions,
00:53mais c'est vrai que c'est la société et la jeunesse qui deviennent de plus en plus violentes,
00:57et il faut s'interroger sur les causes et les conséquences de cela.
01:01L'école ne peut pas tout faire, a dit hier Édouard Jeffray,
01:04effectivement ministre de l'Éducation nationale.
01:06Les parents ont un rôle qu'ils ne tiennent plus,
01:08ils ont démissionné les parents en France, Louis Alliot ?
01:10Ils sont de plus en plus absents, parce que je pense qu'aujourd'hui,
01:14les jeunes sont un peu laissés, avec les réseaux sociaux notamment,
01:18avec tout ce qui leur est amené à connaître en dehors du cercle familial,
01:23l'abaissement de la cellule familiale aussi.
01:26Et donc effectivement, j'ai l'impression qu'une certaine jeunesse
01:29fait sa vie en quelque sorte sur des réseaux parallèles,
01:33et on se retrouve dans des situations très compliquées aujourd'hui,
01:36et ça touche les villes d'ailleurs comme la campagne.
01:38Les professeurs ne sont pas épargnés non plus.
01:40Alors, lors des mobilisations lycéennes, on l'a dit, ça n'a rien à voir,
01:43ils ont été pour certains roués de coups, aspergés d'essence.
01:47On est encore une fois là sur des professeurs qui sont des cibles,
01:50comme les policiers ?
01:51Ils le sont devenus, au fur et à mesure,
01:53les professeurs sont devenus des cibles,
01:56ce n'est pas la première fois, on est un pays où on a eu...
01:59Malheureusement, on a quand même moragé pour les assassinats
02:01de Dominique Bernard et Samuel Paty.
02:03Exactement, et Samuel Paty, et pourtant on voit toujours des résistances
02:05sur les inaugurations que l'on peut faire les uns et les autres
02:09sur des collèges ou des lycées Samuel Paty.
02:11Donc on voit bien que le problème est toujours là,
02:13qu'il n'est pas réglé, et que les gouvernements successifs
02:17ont reporté les problèmes d'une année sur l'autre sans rien régler.
02:20D'ailleurs, c'est marrant parce qu'on voyait l'autre jour,
02:22je crois, sur votre chaîne, un reportable sur Lionel Jospin
02:24concernant la crise des lycées,
02:26et c'était exactement les mêmes mots que les ministres aujourd'hui.
02:29On va faire un plan d'urgence, on va faire ceci, on va faire cela.
02:32Bon, on voit bien qu'on ne fait rien, ou pourquoi pas grand-chose,
02:35et que la situation est systématiquement la même
02:37au fur et à mesure que nous avassons.