00:00Au moment où vous parlez, on voit l'arrivée à l'instant du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez,
00:05accompagné de l'éducation nationale, Edouard Geffray.
00:07Ils sont donc arrivés sur place, et à l'heure, effectivement, Amandine Attalaya.
00:11Le message, c'est quoi que l'État veut envoyer ?
00:14Le message, c'est déjà de saluer, comme l'a dit le président de la République,
00:18l'extrême sang-froid dont toutes les équipes éducatives ont fait preuve,
00:22et de réaffirmer que l'école peut être protégée.
00:28Il y a des propositions qui sont sur la table, qui peuvent être discutées.
00:33Par exemple, celles des portiques de détection de métaux, qui coûtent, cela dit, très cher à l'entrée.
00:39Sont-ils utiles ou pas ? Faut-il les multiplier ?
00:43On voit qu'ils auront aussi à répondre, tous les deux, à toute la classe politique de droite,
00:49mais aussi aux parents, aux policiers, qui disent qu'il y a un problème d'insécurité croissant aujourd'hui à
00:56l'école.
00:57Et il se trouve que ce drame arrive en parallèle, et n'a rien à voir, mais arrive en parallèle,
01:03après deux semaines, enfin plus même, trois semaines presque très compliquées,
01:08de blocage des lycées, où déjà on avait parlé beaucoup de violence, encore une fois déconnectée,
01:15mais de violence aux abords des établissements scolaires.
01:17Et que ce soit pour ces problèmes-là ou pour ce qui a pu arriver, il y a beaucoup de
01:24professeurs qui,
01:25et c'est normal aujourd'hui, peuvent avoir peur tout simplement d'aller enseigner,
01:32parce qu'il y a eu des drames antérieurs aussi, avec des élèves qui étaient rentrés dans des établissements,
01:37avec des couteaux, parce qu'il y a eu des blessés et des morts,
01:40que ce soit parmi les enseignants ou parmi les élèves.
01:45Aujourd'hui, on a échappé au pire, ça aurait pu être vraiment, vraiment dramatique,
01:49avec ces coups de feu tirés au sein de l'établissement,
01:52avec un fusil de chasse par un collégien de 14 ans, c'est extrêmement jeune.
01:55Donc le message est à minima de réaffirmer la présence forte de l'État aujourd'hui.
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