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  • il y a 24 minutes
Le principal du collège Joseph-Lakanal, à Aubagne ainsi qu'une professeure ont été touchés par un tir de fusil de chasse dans le bas du corps ce lundi 12 octobre. Les ministres de l'Éducation et de l'Intérieur se rendent sur place.

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Transcription
00:00J'étais sur mon lieu de stage, voilà, j'étais en plein staff, mon fils a pris un téléphone,
00:05donc j'aurais pu ne pas répondre, tant donné que c'était un numéro inconnu.
00:08Il m'a appelé, il était en panique, en pleurs, il m'a dit que le principal s'était fait
00:13tirer dessus,
00:15qu'ils avaient été mis à l'extérieur, mais pas en sécurité, voilà, les enfants étaient dehors,
00:19on ne leur a pas donné plus d'informations, donc du coup, j'ai quitté mon lieu de stage,
00:23je suis venue, je vous dis honnêtement, je suis arrivée en 5 minutes de Marseille,
00:25je ne sais pas comment j'ai fait, voilà, mon fils, quand je suis arrivée,
00:29l'éclatant, pleur, normal, il m'a raconté ce qui s'était passé,
00:33qu'ils ont entendu des coups de feu, ils ont entendu des coups de feu au sein des classes,
00:41les professeurs au début pensaient que c'était juste des travaux,
00:44donc après que l'alarme, elle a été déclenchée, du coup, les enfants, ils ont commencé à sortir.
00:52Mon fils a vu l'élève en question qui a tiré,
00:58il lui a dit, circule, je ne vais rien te faire, passe, je suis bien contente,
01:03parce qu'il aurait pu lui tirer dessus, honnêtement,
01:05et ma fille, pareil, le professeur, elle a entendu, elle pensait que c'était des travaux,
01:11alors elle a dit, on sort, descendez doucement,
01:13et ma fille, elle a vu le sang, elle a commencé à hurler, à courir,
01:16les forces de l'ordre sont arrivées, ont évacué les premiers élèves qui étaient devant,
01:22après, je vous dis, honnêtement, nous, en tant que parents,
01:23on n'a pas été contactés par l'établissement, on n'a été contactés par personne,
01:26si ce n'est pas mes enfants, en plus de ça, ma fille, elle n'avait pas son téléphone,
01:29normalement, je lui ai remis aujourd'hui, j'aurais pu ne pas le donner,
01:33les saccadons sont restés dans les classes,
01:35certains élèves, des parents, un grand soutien aux parents qui des élèves sont encore à l'intérieur,
01:40parce que je ne sais pas comment j'aurais pu, déjà, moi, je tremblais, je n'étais pas bien,
01:43voilà, donc, moi, j'ai récupéré mes enfants en pleurs, voilà,
01:48je prévois, bien sûr, de les faire suivre psychologiquement,
01:51parce que, voilà, je vous dis honnêtement, on voit ça à la télé, en Amérique,
01:56où, je ne pensais pas imaginer ça, c'est un nouvel établissement pour mes enfants,
02:00je pensais que nos enfants existaient en sécurité,
02:02en plus, on habitait à Aubagne, c'est une ville assez tranquille,
02:04ce n'est pas ce genre de choses qui se passent, voilà,
02:08ça se passe bien habituellement, même avec le corps enseignant, l'établissement,
02:11il n'y a aucun souci, donc, voilà, je vous en prie.
02:16Même scène, parce que, pareil, moi, j'ai mes deux enfants qui sont là, sixième et troisième,
02:21et il se trouve que mon garçon, celui qui est en troisième, est en béquille,
02:25il s'est fait une fracture, d'accord ?
02:28Et donc, c'est la même scène, au travail, elle m'appelle en panique,
02:32maman, il se passe un drame, quelqu'un est rentré,
02:34donc, elle ne savait pas que c'était à l'intérieur,
02:37mais, comme je dis, elle m'a raconté celle de sixième,
02:41Ida, que les professeurs ont réagi très rapidement,
02:44bon, c'est une enfant,
02:46elle a paniqué, c'est en pleurs,
02:47et le garçon m'a dit pareil,
02:49donc, ce qui est extraordinaire, c'est qu'on se dit,
02:51finalement, les filles divers n'appartiennent pas qu'aux autres,
02:54ça peut nous arriver,
02:55et vraiment, quand ça arrive dans une ville comme Aubagne,
02:59il y a de quoi s'inquiéter,
03:00mais, je pense que tous les parents sont inquiets,
03:03mais, on attend,
03:04et puis, on a l'espoir que tout se passera bien,
03:06moi, j'ai un seul message,
03:08un seul message, c'est qu'il faudrait que la paix revienne
03:11dans le cœur de nos enfants et dans l'esprit des gens,
03:14parce qu'on ne peut pas vivre comme ça dans la peur,
03:16donc, on espère que tout se passera bien.
03:19Bernadette.
03:21Maman, comment est-ce que vous vous sentez, justement ?
03:23Alors, moi, je suis inquiète,
03:25même si je veux garder le calme,
03:27je suis inquiète,
03:28et j'ai foi que ça va bien se passer,
03:30et j'espère qu'il y aura une bonne prise en sorte de nos enfants,
03:33du corps professoral,
03:34et d'ailleurs, une pensée pour tous ceux qui sont blessés,
03:38voilà, soutien et solidarité.

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