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  • il y a 3 semaines
Le 24 avril 2026, Ça commence aujourd’hui sur France 2 donne la parole à Luc, fan de Johnny Hallyday depuis l’âge de 10 ans. Il raconte la place essentielle qu’a occupée Johnny dans sa vie et explique comment ses chansons l’ont accompagné dans les moments difficiles, jusqu’à « réparer les bleus à l’âme ». Un témoignage sur le lien profond qui unit Johnny Hallyday à ses fans, près de dix ans après sa disparition.

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Musique
Transcription
00:00Alors Luc, vous êtes donc un grand fan de Johnny Hallyday.
00:03Comment vous pourriez me décrire l'amour que vous portez à cet artiste qu'on aime tant tous ?
00:08C'est un artiste que j'ai découvert à l'âge de 10 ans, c'est daté.
00:12La vidéo est datée le 7 mars 1974.
00:14Alors on va tout de suite la regarder cette image, ces images.
00:17En effet, c'est le jour où votre vie a basculé, votre vie artistique.
00:42Qu'est-ce que vous avez ressenti en ayant ces images ?
00:44Ça a été une révélation pour moi.
00:46Vous aviez 10 ans et est-ce que vous avez eu l'occasion de le rencontrer par la suite ?
00:50Déjà quand vous étiez enfant ?
00:52Oui absolument, parce qu'en 1976, je suis allé voir Sylvie Vartan.
00:56Mes parents aimaient Sylvie Vartan.
00:57Moi j'y suis allé dans l'espoir de voir Johnny, il n'était pas là.
01:00Par contre, j'avais une lettre pour lui.
01:02J'ai eu l'occasion, c'était au palais des congrès de Paris, d'entrer dans les coulisses.
01:05Ça a duré une trentaine de secondes.
01:06Comment vous avez eu cette occasion-là ?
01:08Je suis passé dans les coulisses.
01:09Ah, vous vous êtes faufilé quoi !
01:10J'avais 12 ans, à cette époque-là, on les s'est passé un an de 12 ans je pense.
01:13Oui, c'était plus simple.
01:15J'avais une lettre que j'ai remise entre les mains de Sylvie Vartan,
01:18qui l'a accueillie avec beaucoup de sympathie,
01:20et qui m'a dit quelque chose comme il la lira, je lui donnerai.
01:24Et quatre mois après, j'ai reçu une invitation à rencontrer Johnny dans un studio d'enregistrement.
01:30Incroyable, il l'a vraiment lu alors ?
01:31Tout à fait, il faut croire qu'il l'a lu.
01:33On était une dizaine de personnes, j'étais le seul enfant,
01:36donc je peux penser que c'est grâce à la lettre qu'il m'a invité.
01:38C'est génial !
01:40Et il est arrivé, j'étais pétrifié, je ne lui ai pas dit un mot,
01:43mais par contre j'étais en face de lui lorsqu'il a parlé à tout le monde,
01:46et il me faisait beaucoup de clins d'œil, il me caressait la tête.
01:49Vous étiez plus petit, c'est adorable !
01:51J'étais avec ma mère, je n'étais pas tout seul évidemment,
01:54et le grand souvenir que je retiens de lui, outre son humanité,
01:59c'est que j'ai réalisé qu'il faisait un métier ce jour-là,
02:02parce qu'il a parlé à ma mère, je l'ai entendu parler,
02:05et j'ai réalisé que c'était un métier.
02:07Jusque-là, pour moi, Johnny, c'était une divinité, il arrivait comme ça,
02:10je me demandais même s'il existait,
02:12et là ma mère lui pose des questions, quels sont vos projets,
02:14il répond, et là je comprends que c'est un métier passionnant,
02:16mais un métier quand même, un travail.
02:17Alors, vous avez quel âge aujourd'hui, Luc ?
02:20On ne le dit pas ?
02:2162.
02:2262, c'est-à-dire que depuis vos 12 ans,
02:26vous n'avez jamais cessé d'aimer cet artiste ?
02:28Ah non, jamais, jamais.
02:30Vous l'avez vu combien de fois sur scène ?
02:31Oh, à peu près une trentaine de fois.
02:33Oh là là !
02:33Ça paraît beaucoup, mais sur 57 ans de carrière,
02:36bon, je l'ai connu avec 4 ans de carrière,
02:37ce n'est pas tant que ça finalement.
02:39Vous en avez vu qu'ils l'ont vu des centaines de fois,
02:41mais à chaque fois, c'était un événement.
02:43Quel était le plus grand concert,
02:45le concert le plus spectaculaire, selon vous, de Johnny ?
02:48C'est quand il fête ses 50 ans au Parc des Princes en 1993
02:51et qu'il décide de traverser la foule.
02:54Tout le monde l'attend sur scène,
02:55il n'attend qu'à un hélico ou quoi que ce soit,
02:57et en fait, il traverse la foule.
02:58On a des images, je me souviens très bien de ces images.
03:00On n'avait jamais vu ça.
03:02Sur la vidéo, on voit le deuxième ou troisième jour,
03:05mais le premier jour,
03:06il n'y avait pas cette personne autour de lui,
03:08ça a dû mettre 30 minutes avant qu'il atteigne la scène.
03:11Et d'ailleurs, tout le monde avait peur pour sa sécurité,
03:13on se demandait s'il allait pouvoir faire le concert.
03:16Tellement était forte la ferveur autour de lui.
03:18Tout le monde voulait le toucher.
03:20Et c'est son entrée de scène la plus mémorable, je trouve.
03:22Alors, cette veste, comment elle est arrivée entre vos mains ?
03:25C'était une vente ?
03:26Tout de suite, j'ai flashé.
03:28Vous avez reconnu que vous l'aviez déjà vue sur Johnny ?
03:31C'est une pochette de disque de Hommage jolie Sarah.
03:34On le voit dans un film, j'ai tout donné,
03:36de François Hachenbach en 71.
03:38J'avais beaucoup, beaucoup d'images de cette veste
03:40et c'est quelque chose que je voulais par-dessus tout.
03:43Et la chance a voulu que je puisse me connecter,
03:46cliquer au bon moment et avoir cette veste.
03:48Donc, c'était un grand moment de bonheur, forcément.
03:50Et vous l'avez récupérée combien de temps après ?
03:53Alors, quelques temps après,
03:54mais il y a eu en fait une petite histoire,
03:56la grande histoire.
03:56La grande histoire, c'est celle de Johnny avec cette veste.
03:59Lorsque je suis allé dans l'hôtel des ventes,
04:02il s'avère que ce n'était pas la bonne veste.
04:04C'était une erreur.
04:05C'est-à-dire que c'était une copie ?
04:06Ce n'est pas une copie,
04:07c'était une chemise qui ressemblait à la veste,
04:10qui avait dû faire partie d'une série achetée par Johnny,
04:12mais ce n'était pas la veste.
04:14Donc, ça a été un psychodrame terrible
04:15parce que j'étais tellement persuadé de l'avoir,
04:17ce n'était pas la bonne veste.
04:19Il y avait deux solutions.
04:20Je suis remboursé, je repars, mais c'est terrible.
04:21J'ai cru l'avoir, je ne l'aurais jamais.
04:26Faitement, à retrouver à Cannes, à l'istra, j'en suis certain.
04:30Et quelques mois après, il m'a dit, je l'ai retrouvée.
04:32Il m'envoyait la photo, il avait retrouvé la veste.
04:34Et c'est pour ça, c'est une petite histoire dans la grande.
04:36Oui, ça se mérite.
04:38Là, c'est vraiment ça.
04:39On était contents, finalement, que ça se soit passé comme ça.
04:41Et vous me dites, je vis avec elle tous les jours.
04:43Vous la portez ?
04:43Non, alors, je n'ai porté qu'une seule fois
04:46parce qu'au-delà, ce serait un sacrilège, si vous voulez.
04:48Sérieusement ?
04:49Mais elle est où, alors, cette veste ?
04:50Elle est sur un portant comme ça ?
04:52Un portant, dans une arme,
04:53mais dans un apportement secondaire que nous avons.
04:55Et c'est quand on y va qu'on la voit.
04:57Mais pourquoi vous la mettez dans une armoire ?
04:59Mettez-la dans une vitrine ?
05:00Non, ce n'est pas un objet banal.
05:02De toute façon, on l'a hanté tout le temps.
05:04Mais c'est justement parce que cette veste n'est pas banale
05:06qu'on a envie de la voir exposée chez soi,
05:08comme là, on l'a fait.
05:09Comment elle a évolué, cette passion, avec le temps ?
05:11Elle s'est toujours enrichie, cette passion.
05:13Ça ne s'est jamais tarie.
05:15Encore aujourd'hui, vous avez des livres qui sortent sur Johnny,
05:18de gens qui l'ont connu de près.
05:19Bon, sa vie, on la connaît à peu près.
05:21On a des livres aujourd'hui qui sortent de gens
05:23qui l'ont vraiment connu de près,
05:24des gardes du corps, des attachés de près, des avocats.
05:26Et on apprend, l'homme qu'il était de plus en plus,
05:29ça confirme tout l'intérêt que j'ai eu pour lui.
05:32C'était un artiste hors normes, mais aussi un homme remarquable.
05:34Est-ce que votre femme est fan de Johnny ?
05:36Elle est devenue.
05:38Elle a eu le choix, surtout.
05:39Je pense que quand on a un conjoint qui est fan de Johnny,
05:42on ne peut pas ne pas aimer Johnny.
05:44Ce n'est pas possible.
05:45D'ailleurs, quand on est avec un fan de Johnny,
05:47il est dans la famille.
05:49Pas forcément dans le couple.
05:50Mais quand on est fan de Johnny, il fait partie de la famille.
05:52Oui, c'est ça.
05:53Johnny, on en parle quand même.
05:53D'ailleurs, on ne dit jamais de Johnny.
05:54On dit Johnny, on sait de qui il s'agit.
05:56Oui, c'est ça.
05:57C'est tonton de Johnny.
05:58Il fait partie de la famille.
05:59Moi, c'est peut-être un grand frère.
06:01Vous auriez pu partager l'avis de quelqu'un
06:03qui n'aimait pas trop de Johnny ?
06:04C'est impossible.
06:05Non, ce n'est pas possible.
06:06En même temps, quelqu'un qui n'aime pas Johnny,
06:08attention, je respecte tous les goûts,
06:10mais ça renseigne un peu sur la personne.
06:14C'est quelqu'un qui a un goût de bip, quoi.
06:16Sans la critiquer, elle peut aimer.
06:18Mais si elle n'aime pas Johnny,
06:19ça veut dire qu'il y a certaines contre-valeurs
06:21qu'on ne peut pas partager.
06:22Et est-ce que votre épouse a parfois été jalouse
06:24de cette passion ?
06:25Non, jamais.
06:26Mais elle aime bien Johnny.
06:27De toute façon, quand on ne connaît pas Johnny,
06:31dès qu'on le connaît, je pense qu'on l'aime automatiquement.
06:33On ne peut pas faire autrement qu'aimer Johnny.
06:35D'ailleurs, les proches disent que quand on voyait le personnage,
06:37en quelques minutes, on était conquis.
06:40Il y a des rassemblements de fans où vous allez ?
06:42Ça se vit très personnellement, très intérieurement.
06:45C'est intime, finalement.
06:47Peut-être que certains partagent des faits.
06:50Moi, c'est plutôt intime, c'est plutôt personnel.
06:52Oui, c'est ça, c'est dans votre cœur.
06:53De toute façon, je pense qu'on a tous son histoire avec Johnny.
06:55Je n'ai pas la prétention d'incarner tous les fans de Johnny,
06:58mais on a tous son histoire avec Johnny.
07:00Oui, c'est vrai.
07:00Moi, je vous parle d'une veste,
07:01quelqu'un qui a pu croiser Johnny,
07:02un regard, c'est un moment d'éternité.
07:04On se souvient tous du moment où on a appris la mort de Johnny.
07:07Vous en souvenez ?
07:08Vous étiez où, Laurent ?
07:10À l'hôpital.
07:11C'est vrai.
07:11C'était le 5 décembre 2017.
07:13Moi, je me souviens, j'étais dans ma cuisine
07:15et quand j'ai écouté, j'ai allumé la radio,
07:19j'entendais que Johnny.
07:21Et je me suis dit,
07:22qu'il passe des musiques entières à cette heure-là,
07:24c'est qu'il y a quelque chose qui s'est passé.
07:26Et j'ai pleuré.
07:27J'ai trouvé que c'était une vraie page qui se tournait.
07:29Ça m'a beaucoup émue.
07:30Et vous, alors, vous étiez où ?
07:32Moi, j'étais chez moi tôt le matin.
07:34Bon, maintenant, il y avait quand même des signes annonciateurs.
07:35On se doutait qu'on aurait sans doute voulu qu'il passe la fin d'année quand même.
07:41Mais Johnny, quand même, a quelque chose d'immortel en lui.
07:44Et il a eu une œuvre tellement considérable
07:46qu'on ne peut pas dire qu'il nous manque quelque chose artistiquement.
07:50Il y a tellement d'abombs, plus d'un millier de chansons, d'innombrables.
07:53Il est toujours là, quoi.
07:54Oui, il est toujours là.
07:55D'ailleurs, je ne peux pas dire qu'il a disparu.
07:57Il n'a pas disparu.
07:58Il est plus là que jamais, Johnny.
08:00Vous avez été au funérail ?
08:01Non.
08:02Non, vous n'en avez pas éprouvé le besoin non plus d'aller à Paris ?
08:04Oui, je travaillais ce jour-là.
08:06D'accord.
08:06Mais quand on a Johnny dans son cœur, on n'a pas besoin d'être là tout le temps.
08:10Vous l'avez regardé à la télévision ?
08:11Oui, bien sûr.
08:12Oui, tout à fait.
08:13Vous avez pensé quoi de cette descente des Champs-Elysées ?
08:16Je pensais que c'était, je ne dirais pas à la mesure,
08:19mais à la démesure du personnage.
08:20C'était totalement mérité.
08:22Et votre cœur pourrait se diviser en plusieurs artistes ?
08:25C'est-à-dire qu'outre Johnny, il y a quelqu'un d'autre avec lequel vous avez…
08:29Il y a des dizaines d'artistes que j'aime, de par le fait que je suis musicien.
08:32Mais justement, c'est parce que j'aime beaucoup d'artistes
08:35que Johnny apparaît toujours comme le meilleur pour moi,
08:38à tout point de vue, même si d'autres artistes sont absolument merveilleux.
08:40Mais lui, pour moi, il est au plus haut.
08:42Personne ne supporte la comparaison ?
08:45Non.
08:45Déjà, il a été français.
08:46Il y a beaucoup d'artistes internationaux avec lesquels on n'a pas grand-chose en commun.
08:49Mais Johnny, c'était un phénomène de société.
08:52Ce n'est pas qu'un artiste.
08:53Vous en parlez très bien.
08:54S'il y avait un autre objet que vous rêveriez de posséder,
08:58peu importe son prix d'ailleurs, vous aimeriez avoir quoi dans votre rêve ?
09:02De Johnny ?
09:03En fait, j'ai déjà une veste jean qui appartient à Johnny,
09:07mais il en a tellement eu qu'on ne sait pas laquelle c'est.
09:10Je dirais que ça, ça me suffit.
09:11Je n'ai pas besoin de plus.
09:12Le reste, c'est le ressenti quotidien.
09:15Et vous écoutez beaucoup à la maison du Johnny ?
09:17Oui, énormément.
09:18Ah oui, c'est ça.
09:18De toute façon, même quand on n'en écoute pas,
09:20on a toujours des chansons qui nous trottent dans la tête.
09:22Johnny, c'est quelqu'un qui réparait les bleus à l'âme, si vous voulez.
09:26D'ailleurs, dans une interview, Johnny explique très humblement
09:29qu'il n'est que chanteur,
09:30qu'il ne se prend pas pour autre chose qu'un chanteur.
09:32Il n'est pas chercheur, il n'est pas médecin.
09:34Si j'avais eu l'honneur de lui parler,
09:36très respectueusement, je lui aurais dit qu'il se trompait
09:37parce que je pense qu'il soignait beaucoup de gens.
09:39Pas des maladies, mais des problèmes d'humeur.
09:42C'est joli ça, ça répare les bleus.
09:44Ça peut être un médicament, un artiste.
09:46Bien sûr, bien sûr que ça peut être un médicament.
09:48Et là, ça me fait penser un peu au concept d'addiction positive,
09:52c'est-à-dire que c'est du plaisir, de la récompense.
09:55Vous voyez, il y a des choses addictives,
09:58mais pas maladives, avec plaisir, récompense
10:01et plein d'émotions positives induites par l'artiste.
10:03Vous êtes fan de qui, vous ?
10:05Moi, je suis fan de Kiss, vous savez.
10:07Ah oui, c'est vrai, Kiss.
10:08Je m'opère toujours avec Metallica, vous.
10:09J'aime beaucoup Metallica, mais je suis fan de Kiss absolu,
10:12un peu comme vous.
10:13Moi aussi, j'ai plein d'objets.
10:14C'est vrai ? C'est quoi votre objet le plus…
10:16Celui dont vous êtes le plus fier, Laurent ?
10:19J'ai une basse de Jen Simons qui est mon idole.
10:24C'est une basse en forme de hache.
10:27C'est un petit trésor.

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