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  • il y a 9 heures
SCROLL, c'est tous les mois avec Mélissa Amnéris et Mathilde Gros.

0:00 Intro
2:08 Ruralité : agir à son échelle pour faire gagner la gauche - Avec Lumir Lapray
41:10 Némésis, Nous Vivrons, Marilyn Manson... les pires moments du 8 mars
1:07:55 Comment la Gen Z dédramatise l'avortement par l'humour

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Transcription
00:00:00Salut tout le monde !
00:00:01Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien.
00:00:03Bienvenue sur la deuxième de Scroll.
00:00:05On est en live chez l'Humanité.
00:00:07Et oui, aujourd'hui, on est en live à midi.
00:00:09Donc c'est pas du tout qu'on fait la conclue.
00:00:10C'est pour votre post-déj, en fait.
00:00:12On fait la conclue à Mathieu Burgalassi et tout.
00:00:15On fait la conclue. Je sais pas, mais ça va être compliqué.
00:00:17Normalement, on est là à 10h30.
00:00:19C'était ce qui était prévu.
00:00:20Sauf que je ne me suis tout simplement pas réveillée.
00:00:23Parce que j'ai pas mis de réveil.
00:00:25J'ai terminé d'écrire les sujets hier à 5h du matin.
00:00:28Est-ce que c'est le stress des élections municipales ?
00:00:30Ouais, je pense que c'est ça.
00:00:31Il y a un truc, là.
00:00:32J'ai reçu les programmes hier, en plus de ma boîte aux lettres.
00:00:35Du coup, je les ai lus.
00:00:36Puis ça m'a endormi.
00:00:37Et puis c'était compliqué.
00:00:38Non, j'ai aucune excuse, en vrai.
00:00:40J'ai juste aucune excuse.
00:00:42Donc merci à tous ceux qui sont là.
00:00:44Et puis peut-être que finalement, on va se trouver un nouvel.
00:00:45C'est la meuf qui essaie de...
00:00:47C'est cool !
00:00:48Vous pouvez pas nous regarder à 10h.
00:00:49Et que là, vous pourrez.
00:00:50Donc c'est plutôt sympa, finalement.
00:00:52Un peu moins matinale, cette fois-ci.
00:00:54Une grâce matinale, quoi.
00:00:57Mais on est quand même là, du coup, de midi à 14h.
00:00:59Ça a un peu chamboulé le programme, du coup.
00:01:01Puisque normalement, on commence par faire un petit débrief.
00:01:04On a chacune un sujet.
00:01:05Et puis on termine sur un entretien avec une invitée.
00:01:08Une invitée qui, elle, est arrivée à l'heure.
00:01:12Salut, Lumir !
00:01:12Bonjour, Lumir !
00:01:14Comment tu vas ?
00:01:15Ça va et vous, les meufs ?
00:01:16Ça va très bien.
00:01:17Donc désolée, déjà, de t'avoir fait attendre.
00:01:19T'inquiète.
00:01:19Pendant tout ce temps.
00:01:20J'en ai profité pour boire des cafés avec les super gens de l'Huma.
00:01:23C'est incroyable.
00:01:24C'est bien aimable.
00:01:25Avec notre super machine à café.
00:01:28Elle fait des superbes cafés.
00:01:29Voilà, finalement, c'est tout ce qu'on attend.
00:01:31Donc on va commencer cette fois-ci par l'entretien.
00:01:34Donc l'interview de Lumir,
00:01:35qui est venue pour nous parler des élections municipales.
00:01:37Parce que comme tu l'as bien dit, Mathilde, c'est bientôt.
00:01:39Est-ce que ça te dit juste qu'on fait notre petite intro YouTube ?
00:01:42Ouais.
00:01:42Comme ça, je nous remets sur la bonne cam.
00:01:45Ah oui, pardon.
00:01:46Disclaimer, c'est la première fois que je gère les cams.
00:01:48Ouais, je l'ai plus de l'us.
00:01:49La réelle va être un petit peu approximative,
00:01:51mais on va s'en sortir, les amis.
00:01:52Et si vous voulez savoir pourquoi,
00:01:53c'est parce que le logo de Luma, il était trop sur ma tête.
00:01:57Donc du coup, on a mis la petite entre le logo.
00:01:58Voilà, moi, vu que je suis un mètre 12, ça passe.
00:02:01Voilà.
00:02:02Donc on fait la petite intro pour YouTube.
00:02:03Dites bonjour à YouTube, le chat.
00:02:05C'est parti.
00:02:06Salut tout le monde.
00:02:07On se retrouve avec Lumir Lapré.
00:02:09On t'avait déjà reçu, Lumir,
00:02:11pour parler de ton livre « Ces gens-là »
00:02:13que j'ai fortuitement juste ici.
00:02:16Mais quel bazar !
00:02:17Eh oui !
00:02:18Et ça s'appelait « Le sous-titre, c'était plongé dans cette France
00:02:20qui pourrait tout faire basculer ».
00:02:22Aujourd'hui, par contre, on te reçoit
00:02:23pour parler des actions municipales qui arrivent très très vite
00:02:27et plus particulièrement de Victoire Populaire.
00:02:30Tout à fait.
00:02:31Est-ce que tu peux nous expliquer déjà un petit peu
00:02:33qu'est-ce que c'est Victoire Populaire ?
00:02:34Parce qu'il y a peut-être plusieurs personnes qui te suivent
00:02:35sous ton nom, Lumir Lapré.
00:02:37On peut suivre tes aventures sur ton compte Instagram.
00:02:39On pourra en reparler, je pense.
00:02:41Mais qu'est-ce que c'est du coup Victoire Populaire ?
00:02:42Alors Victoire Populaire, c'est un mouvement citoyen de gauche
00:02:45qui est indépendant des partis de gauche,
00:02:46mais dont l'objectif, c'est de faire élire
00:02:48des personnes qui portent nos idées,
00:02:50donc le renouveau démocratique,
00:02:52la transition écologique, la justice sociale et fiscale,
00:02:54à tous les échelons politiques en France.
00:02:57Par contre, nous, on ne présente pas de candidats.
00:02:59Donc concrètement, ce qu'on fait,
00:03:00c'est qu'on va, par notre métier,
00:03:03c'est-à-dire surtout la mobilisation de terrain,
00:03:05c'est ça notre expertise chez Victoire Pop,
00:03:07on a ce qu'on appelle des conversations intentionnelles.
00:03:11En gros, on parle à des gens pour recréer de la confiance
00:03:14autour de ce que c'est la politique
00:03:15et pour lutter contre cette idée que c'est tous les mêmes,
00:03:18que voter, ça ne sert à rien, etc.
00:03:20Et pour convaincre nos voisins, nos voisines
00:03:23d'aller voter à gauche à chacune des élections.
00:03:27Tu le dis bien, il y a un peu cette dimension de voisin-voisine.
00:03:30C'est quand même quelque chose qui est assez recentré
00:03:32sur l'humain et sur la proximité.
00:03:34Tout à fait.
00:03:34Parce que du coup, ce n'est pas trop sur des grandes villes,
00:03:36on est plutôt sur de la ruralité ou en région.
00:03:39En fait, il y a vraiment tout.
00:03:40On a des groupes locaux très actifs à Paris, Marseille et Lyon.
00:03:45Et puis, on a aussi des gens qui s'agitent en Saône-et-Loire,
00:03:51dans le Pays-Basque.
00:03:52Vraiment, il y a partout où il y a des gens de gauche,
00:03:54c'est-à-dire dans toute la France.
00:03:56J'espère.
00:03:56On a des actions prévues.
00:03:58Et après, ça prend forcément des formes un peu différentes.
00:04:00Parce que c'est vrai que si tu habites à Lyon,
00:04:03il y a un groupe local avec des dizaines et des dizaines de personnes
00:04:05qui fait des actions toute l'année,
00:04:07qui peuvent être des actions vraiment à visée électorale,
00:04:10donc de l'inscription sur les listes électorales.
00:04:11On a eu une grande campagne qui s'appelait Chaque voix compte,
00:04:13où on a inscrit, je n'ai plus les chiffres en tête,
00:04:16mais des milliers de gens sur les listes électorales.
00:04:18Et puis après, dans des endroits plus ruraux,
00:04:20on a aussi eu de la conversation autour de c'est quoi la politique,
00:04:24ça sert à quoi, pourquoi est-ce que ça sert encore d'aller voter.
00:04:27Et là, c'est beaucoup plus resserré autour des voisins, des voisines.
00:04:32En effet, là où le groupe local, il établit dans des grandes villes
00:04:36des zones où, nous, ce qu'on appelle des zones prioritaires,
00:04:39c'est-à-dire des zones où il y a beaucoup de jeunes,
00:04:42par exemple, parce qu'ils font leurs études,
00:04:43donc on n'est pas sûrs d'où ils sont inscrits et où ils votent.
00:04:45Il y a beaucoup de personnes issues de l'immigration
00:04:49qui potentiellement viennent d'avoir leur papier
00:04:50et donc n'ont pas eu toutes les infos sur comment on vote, etc.
00:04:54Ok. Moi, d'ailleurs, ma question, c'était tout ce que tu dis là,
00:05:00qu'on est quand même à quatre jours du scrutin.
00:05:03Normalement, cet entretien va sortir en replay le plus vite possible.
00:05:06Qu'est-ce qu'on peut faire au niveau interpersonnel aujourd'hui ?
00:05:10Ouais. On peut faire plein de trucs. Déjà, la base des bases, on peut aller voter.
00:05:13Oui.
00:05:14Non, non, mais je le redis.
00:05:16On peut vérifier son inscription sur la liste électorale,
00:05:18ça prend une demi-seconde littéralement.
00:05:20Vous tapez « Vérifiez mon inscription, liste électorale »,
00:05:22vous mettez votre nom, votre prénom, votre date de naissance,
00:05:23votre commune de vote, et ça vous sort.
00:05:25Est-ce que vous êtes inscrit ou est-ce que vous n'êtes pas inscrit ?
00:05:28Deux. Encore maintenant, vous pouvez, si vous n'êtes pas là,
00:05:30faire une procuration.
00:05:32Ça prend une demi-seconde, vraiment, enfin, trois minutes.
00:05:35Donc vraiment, vous tapez « Procuration » sur Google,
00:05:38vous vous connectez avec France Connect,
00:05:40vous mettez votre nom, votre prénom, votre date de naissance,
00:05:42votre commune de vote, le nom, le prénom, la date de naissance,
00:05:44la commune de vote de la personne qui va aller voter pour vous.
00:05:47Si vous n'en avez pas, vous pouvez nous contacter sur Victoire Populaire.
00:05:50Elle votera à gauche, par contre, je vous préviens.
00:05:52Et si on est contacté par quelqu'un qui veut voter autre chose,
00:05:55ça m'arrête, voilà.
00:05:56Non, débrouillez-vous, débrouillez-vous, débrouillez-vous.
00:05:57Mais trouvez-vous des amis, chacun son dos.
00:06:01Et je le redis, parce que parfois, on ne sait pas toujours,
00:06:04la personne n'est pas obligée d'être inscrite dans votre bureau de vote.
00:06:07Par contre, elle doit aller voter dans votre bureau de vote.
00:06:09Mais je vais donner un exemple.
00:06:10Moi, je vote à Mont-Luel, dans l'Ain,
00:06:12superbe ville où il y a une liste géniale qui s'appelle
00:06:14« Mieux vivre à Mont-Luel », que je vous recommande.
00:06:17Le tchat, si vous êtes du 0-1, dites-le.
00:06:19C'est ça, exactement.
00:06:20Et donc, la personne qui va aller voter pour moi,
00:06:22elle habite à Dagneux, qui est une autre commune,
00:06:24mais elle peut aller voter pour moi à Mont-Luel,
00:06:25il faut juste qu'elle aille dans mon bureau de vote à moi.
00:06:28Donc, si vous votez, prenez une procu.
00:06:30Prenez une procu, vraiment.
00:06:31Donc, comment on fait pour prendre des procu
00:06:33et savoir à qui on va...
00:06:34À qui a besoin qu'on lui prenne une procu ?
00:06:36On fait ce que nous, on appelle du pote à pote.
00:06:38C'est très simple.
00:06:40Vous appelez trois potes,
00:06:42dont vous n'êtes pas sûr, sûr, sûr qu'ils vont aller voter,
00:06:44et vous leur dites « Hé, coucou,
00:06:46tu sais qu'il y a des élections municipales,
00:06:49est-ce que tu as prévu d'aller voter, oui ou non ? »
00:06:51Donc là, nous, on est toujours sur toutes ces conversations intentionnelles,
00:06:54on établit un peu un spectre.
00:06:55Il y a les gens qui sont 100% d'accord avec nous,
00:06:56sûrs d'aller voter.
00:06:57Bon, ben, eux, on leur dit
00:06:58« Est-ce que tu peux rappeler à trois potes d'aller voter ? »
00:07:00C'est ce qu'on appelle la méthode du flocon,
00:07:02qui a été vachement utilisée dans la campagne d'Obama en 2008.
00:07:07En gros, tu as un cœur,
00:07:09tu as des ramifications.
00:07:11Des ramifications,
00:07:13et l'idée, c'est qu'en fait, tu es huit branches,
00:07:15et au bout d'un moment, ça va créer un autre flocon,
00:07:16parce que sur les huit gugus que tu contactes,
00:07:20il y en a bien un qui va se mettre aussi à faire le même taf,
00:07:23et ça finit par faire une boule de neige.
00:07:26Et ça, c'est les gens qui sont déjà chauds d'aller voter,
00:07:28donc parlez-leur de ce que ça s'appelle le vote tripling.
00:07:31En gros, une personne égale trois voix,
00:07:33parce que toi, tu vas voter,
00:07:34mais tu as convaincu deux autres personnes d'y aller.
00:07:37Et puis, à l'autre bout,
00:07:38il y a les gens qui ne vont pas aller voter.
00:07:40Moi, j'ai des potes comme ça,
00:07:41qui ont cramé leur cadre d'électeur,
00:07:42notamment pendant les Gilets jaunes.
00:07:43Bon, eux, ce n'est pas forcément leur délire.
00:07:46Vous, ce qui vous intéresse, c'est l'entre-deux.
00:07:47Les gens qui, si vous ne leur rappelez pas d'aller voter,
00:07:49ne vont pas y aller.
00:07:50Les gens qui ne savent pas ce qu'ils font.
00:07:52En fait, avoir ces conversations,
00:07:54ça permet aussi d'ancrer dans la tête
00:07:56ce qu'on appelle un plan de vote.
00:07:58La science électorale nous dit que
00:07:59si jamais tu as fait un plan de vote dans ta tête,
00:08:02tu as 30% de chances de plus d'aller voter,
00:08:04ce qui est énorme.
00:08:06Et pourquoi ?
00:08:07C'est parce qu'en fait,
00:08:08c'est comme, par exemple, je ne sais pas,
00:08:09vous avez un pote qui part en vacances
00:08:11et qui vous dit,
00:08:12« Ouais, tu pourras venir me chercher à la gare ? »
00:08:16Et vous répondez « Ouais, ouais, on s'en reparle. »
00:08:18Ou vous répondez « Ok, tu arrives à quelle heure ? »
00:08:20« Ok, je serai là, je viens de chercher. »
00:08:22Il y a un truc qui vous engage vraiment
00:08:23parce que vous avez fait un plan dans votre tête
00:08:25où vous avez organisé votre journée autour de ça.
00:08:27Et vous avez un plan où, si vous vous rappelez,
00:08:29où il vous le rappelle,
00:08:30vous allez venir le chercher.
00:08:32Mais se projeter dans sa journée de vote,
00:08:35ça change tout.
00:08:36Donc concrètement, demandez à votre pote.
00:08:37« Tu vas aller voter à quelle heure ? »
00:08:39« Tu veux qu'on aille boire un café après ? »
00:08:40« Tu veux qu'on y aille ensemble ? »
00:08:42« Trop cool, fier de toi, machin. »
00:08:44Parce qu'en fait, ça rend l'action d'aller voter
00:08:47une action priorisée dans la journée.
00:08:50Ça apparaît peut-être un peu...
00:08:51« Oui, ça l'inscrit dans un déroulement, en fait. »
00:08:54« Exactement. »
00:08:55« Donc tu projettes déjà mentalement. »
00:08:57« Exactement. »
00:08:58« Et puis on peut le rendre un peu plus fun aussi,
00:08:59comme tu le dis, en disant « Bon, c'est l'occasion de revoir des amis. »
00:09:02« Exactement, on y va ensemble. »
00:09:04« En général, on habite dans la même ville. »
00:09:05« C'est l'occasion de revoir les potes du lycée. »
00:09:06« Pourquoi pas ? »
00:09:07« Moi, c'est ce que je vais faire. »
00:09:07« Je vais aller chercher mes potes du lycée pour aller voter. »
00:09:10« On habite tous dans la même ville encore, donc autant en profiter. »
00:09:12« Tu parlais de plusieurs profils de personnes. »
00:09:14« Il y a aussi des profils de personnes qui pensent que ça ne sert à rien. »
00:09:17« Les élections municipales, c'est vrai que ce n'est pas celles qui ont le plus le vent en
00:09:20poupe. »
00:09:20« Est-ce que tu peux rappeler à quoi ça sert d'élire un maire ? »
00:09:23« Et en quoi c'est utile, notamment dans le climat actuel, mais aussi en termes généraux, juste politiquement ?
00:09:29»
00:09:29« Carrément. »
00:09:30« C'est là où, moi, je pense que dans un contexte de défiance hyper fort face à la politique,
00:09:34qui vient beaucoup de la conviction assez profonde de plus en plus de nos potes,
00:09:40de nos voisins, voisines, que la politique n'a pas d'impact sur leur vie quotidienne. »
00:09:44« Vous savez, ceux qui disent, que ce soit lui ou un autre, moi, je serai toujours en galère. »
00:09:48« C'est tous les mêmes, etc. »
00:09:50« C'est de rappeler que vous, vous alliez voter ou pas, il y a quelqu'un qui va être
00:09:54élu. »
00:09:55« Et cette personne, elle va prendre des décisions qui vont vous impacter. »
00:09:59« Et a fortiori, le ou la mère de votre commune. »
00:10:02« Un truc qui peut paraître un peu loin, genre, je ne sais pas, les sénatoriales, les élections européennes,
00:10:06alors même que, j'espère qu'on reparlera des sénatoriales, parce qu'en septembre, je ne sais pas si vous
00:10:10savez,
00:10:11mais il y a des élections sénatoriales. En septembre, le Sénat est renouvelé de moitié. »
00:10:14« C'est une dinguerie. »
00:10:15« Et c'est aussi pour ça que les municipales sont très importantes. »
00:10:18« Exactement, parce que qui vote pour le Sénat ? Les maires et les conseillers municipaux. »
00:10:22« Et le Sénat, en quelques mots, c'est l'après de l'Assemblée nationale. »
00:10:25« Exactement. En fait, toutes les lois qui sont proposées par l'Assemblée, on entend beaucoup parler des députés,
00:10:30parce qu'il y a les débats, les députés sont beaucoup plus visibles dans les appareils politiques,
00:10:36donc ils sont plus dans les médias, etc. Mais vous pouvez proposer tout ce que vous voulez à l'Assemblée
00:10:40nationale.
00:10:41Si le Sénat ne vote pas derrière, ça n'a rien. Et le Sénat, c'est bien plus conservateur que
00:10:46l'Assemblée encore.
00:10:48Donc posez-vous la question de si des turbos fachos sont élus en masse dimanche.
00:10:54Qui va voter pour les sénateurs ? Ce sont ces gens.
00:11:00Et du coup, le maire, juste pour finir sur à quoi concrètement ça sert,
00:11:04les compétences du maire, c'est vraiment les compétences de votre vie quotidienne.
00:11:08Si vous avez des enfants, combien ça va vous coûter leur cantine ? Est-ce qu'ils vont y manger
00:11:12?
00:11:13Si vous avez des anciens, c'est pareil pour l'EHPAD.
00:11:16Si vous vous déplacez dans votre commune, donc j'imagine que c'est quand même tout le monde,
00:11:20ça ressemble à quoi, la mobilité ? Est-ce qu'il y a des piscilles cyclables ?
00:11:22Est-ce qu'il y a des bus gratuits ? Est-ce qu'il y a des places de parking
00:11:25?
00:11:26Est-ce qu'on rénove les bâtiments municipaux ?
00:11:28Je ne sais pas, si vous allez faire du basket ou si vous allez à la piscine.
00:11:32Est-ce que le gymnase est rénové pour que vous puissiez continuer à jouer au basket l'été,
00:11:37alors qu'on sait qu'on va faire face à de plus en plus de vagues de chaleur ?
00:11:40C'est aussi la manière dont on prend les décisions.
00:11:43Parce que le logement, bien évidemment, merci.
00:11:45Le logement, absolument. Notamment le parc d'habitat à loyer modéré, mais pas que.
00:11:56C'est aussi le PLU, donc le plan local d'urbanisme.
00:11:58Est-ce qu'on construit ou pas ? Est-ce qu'on construit des pavillons, des lotissements ?
00:12:02Ou est-ce qu'on construit de l'habitat collectif ?
00:12:05Est-ce qu'on rénove l'ancienne gare ou l'ancien hangar pour en faire un truc qu'on va
00:12:10privatiser ?
00:12:11Ou est-ce qu'on va en faire un terrain pour les jeunes pour qu'ils fassent du skate et
00:12:15qu'ils kiffent ?
00:12:17Est-ce qu'on va soutenir des assauts locaux ou pas ?
00:12:19Et ça, je tiens quand même à le dire.
00:12:21C'est une décision municipale.
00:12:22Exactement. Les subs, il suffit de regarder ce que font les mairies RN.
00:12:28On sait, maintenant, ça y est, ça fait deux mandats qu'on a des maires RN dans plusieurs endroits.
00:12:34Bon, ben, cherchez pas. Les subs pour la culture, ça saute.
00:12:38Les subs pour même le secours populaire.
00:12:42Enfin, c'est zinzin.
00:12:43C'est-à-dire, on parle de personnes qui ont besoin de l'aide alimentaire pour donner à bouffer à
00:12:48leurs gosses.
00:12:49Ils n'ont plus de locaux.
00:12:51Enfin, donc, en fait, ça, ça change.
00:12:54Et ça, c'est pour votre côté très pratico-pratique du quotidien.
00:12:58Mais il y a aussi, pour moi, le sujet des sénatoriales.
00:13:01Ça, c'est sûr, dont on parlait.
00:13:03Parce que c'est eux qui vont voter pour le Sénat.
00:13:04Et puis, pour moi, il y a aussi le fait que c'est la dernière grosse élection avant la présidentielle.
00:13:10Et que si l'extrême droite arrive au pouvoir en 2027, il nous faudra des maires antifascistes.
00:13:20Concrètement, c'est quoi un maire antifasciste ?
00:13:22Est-ce que c'est un maire qui va protéger les voisins voisines qui n'ont pas de papier,
00:13:26les voisins voisines trans, les voisins voisines qui sont syndiqués ?
00:13:31Ou est-ce que c'est des maires qui vont jeter toutes les personnes vulnérables sous le bus,
00:13:35qui vont filer les listes électorales,
00:13:37qui vont mobiliser leur police municipale pour accompagner une police de l'immigration ?
00:13:42On l'a vu aux États-Unis, Minneapolis, par exemple,
00:13:45qui a été le théâtre d'énormes tensions, manifestations, voire de meurtres,
00:13:50de la part de la police de l'immigration.
00:13:52Ce n'est pas la même chose si le maire est en mode
00:13:54« Allez-y, allez-y, venez, tenez, nous, on vous facilite le fait de kidnapper nos voisins. »
00:13:59Ou si le maire, il dit « Non, en fait, non, nous, notre police municipale,
00:14:03elle va protéger nos voisins voisines, on s'en cale de si jamais ils ont des papiers ou pas. »
00:14:07Parce que ce n'est pas un crime de ne pas avoir de papier.
00:14:09Ce n'est pas la même chose.
00:14:10Mais justement, pour revenir à l'extrême droite,
00:14:13toi, il y a une grosse partie de ton militantisme
00:14:16qui est d'essayer de faire en sorte que les gens changent d'avis.
00:14:19Parce qu'il y a une dizaine de millions d'électeurs du Rassemblement national en France.
00:14:26On va devoir essayer d'en faire changer d'avis certains si on veut gagner.
00:14:30Comment on s'y prend sur le terrain municipal, dans la forme locale ?
00:14:34Alors, déjà, je pense qu'il faut reclarifier sur qui on essaye de faire changer d'avis.
00:14:39Un parti qui passe de 10% à 42%, ça veut dire qu'il engrange des adeptes petit à petit.
00:14:46Moi, je ne parle pas aux gens qui sont radicalisés dans l'idéologie raciste, masculiniste, suprémaciste.
00:14:53Des gens qui ont décidé de faire du racisme, du masculinisme,
00:14:56le prisme structurel de leur rapport au monde.
00:14:59Les gens qui ne veulent pas que leurs enfants jouent avec des enfants rebeux.
00:15:03Qui ne veulent pas que leurs enfants se marient avec des juifs.
00:15:08Moi, je n'ai rien à leur dire à ces gens.
00:15:10On est adversaires, on est ennemis, même, je le dirais.
00:15:13Donc, eux, ils ne vont pas changer d'avis.
00:15:15D'accord ? Parce qu'ils ont fait un choix qui découle d'une idéologie cohérente, politique, machin.
00:15:22Ils ont choisi un camp.
00:15:24Moi, je parle de tous les gens que je connais, que je côtoie, qui sont mes potes, qui sont perdus.
00:15:30Et en fait, souvent, on a tendance à croire qu'un vote, c'est choisir une équipe définitivement.
00:15:37Ce que je peux comprendre, notamment quand on est à gauche et qu'on est militant,
00:15:40parce que, oui, moi, par exemple, je vote à gauche à toutes les élections.
00:15:45Mes habitudes de consommation, les enrogements en vacances, ce que je lis,
00:15:51tout ça, c'est façonné par mon idéologie politique.
00:15:54C'est vrai.
00:15:55Ce n'est pas le cas de tout le monde du tout.
00:15:57Il faut quand même le rappeler.
00:15:58Moi, chez mes potes, si on prend les trois idéologies dominantes,
00:16:02qui sont les néolibéraux, les racistes, et notre camp qui est, à mon sens,
00:16:08le camp de la solidarité et de l'égalité entre les gens,
00:16:11ces trois explications du monde, elles cohabitent au sein de la même personne.
00:16:15Ce n'est pas binaire, ce n'est pas genre, ah, j'ai choisi,
00:16:17et du coup, je vois toute la vie à travers le prisme de néolibéralisme,
00:16:21démerde-toi, quand on veut, on peut, moi, je me suis fait tout seule, nan, nan.
00:16:25Chez mes potes, face à une situation du quotidien, qui est, par exemple,
00:16:30l'immigration, ça, c'est un sujet qu'on aborde,
00:16:33enfin, que moi, j'aborde avec mes potes régulièrement,
00:16:35je suis sûre que si je demande à mes potes, est-ce qu'il y a trop d'immigrés
00:16:37en France, tout le monde dit oui.
00:16:39Moi, ma question, c'est pourquoi tu dis ça ?
00:16:41Si ton sujet, c'est, je ne veux pas me mélanger avec eux,
00:16:45toi, dans ta tête, tu as lâché la rampe de l'égalité entre les hommes,
00:16:50les personnes, les êtres humains.
00:16:52Là, c'est ce que tu disais, là, on arrête de se parler.
00:16:54Par contre, si tu me dis, l'immigration, plus il y a d'immigration,
00:16:59plus il y a de concurrence sur le marché du travail, en fait,
00:17:01parce que c'est ça, le néolibéralisme, c'est de dire,
00:17:04on est en compétition pour tout, et c'est l'expérience concrète
00:17:07de beaucoup de classes populaires, notamment chez nous.
00:17:09T'es en concurrence pour un médecin traitant,
00:17:10le nombre de fois où moi, j'ai entendu, on ne prend pas de nouveaux patients.
00:17:13C'est quoi, sinon, une concurrence entre des patients ?
00:17:15C'est ça. T'es en concurrence pour le boulot,
00:17:18notamment pour, chez moi, en tout cas, je viens du rural industriel,
00:17:21pour la cédéisation, l'intérim t'inquiète, il y en a pour tout le monde.
00:17:25Mais moi, dans les entrepôts de logistique où j'ai bossé l'été,
00:17:2752% de taux d'intérim.
00:17:29On ne va pas me faire croire que tout le monde a envie d'être en intérim.
00:17:30Quand t'es en intérim, tu peux pas faire de crédit,
00:17:32tu peux pas t'installer, tu peux pas te marier, c'est bon.
00:17:35T'es en concurrence pour ce qu'on appelle le marché matrimonial,
00:17:39pour aussi juste te marier, parce que, chez nous,
00:17:41les filles partent plus parce qu'elles font plus d'études.
00:17:43En fait, ta vie est une mise en concurrence permanente,
00:17:46organisée par le capitalisme.
00:17:48Mais ça, personne ne te le dit.
00:17:51Aujourd'hui, les structures de politisation qu'il y avait au quotidien,
00:17:53c'est-à-dire le syndicat, le parti, l'association d'éducation populaire,
00:17:57elles ont disparu chez nous.
00:17:59Donc, tu constates que c'est de la mise en concurrence.
00:18:02Donc, on te dit, on va amener plus de gens qui, historiquement,
00:18:06notamment dans le rural agricole, on le voit, sont payés comme de la merde.
00:18:10Et tu te dis, attends, mais ils vont prendre mon taf.
00:18:12Et puis, c'est obligé.
00:18:13L'argument qui est mis en ce moment en avance sur les médias,
00:18:16qui est repris par les droites, l'extrême droite, etc.,
00:18:18de vous allez perdre votre taf si l'immigration vient.
00:18:21Exactement.
00:18:21Et donc, en fait, comme les gens, ils sont déjà dans un contexte
00:18:23de mise en concurrence permanente de leur existence,
00:18:25ils se disent, j'avoue, mais du coup, moi, je veux pas plus de concurrence.
00:18:30Déjà, je perds constamment au jeu du capitalisme,
00:18:32parce que c'est ça, pour beaucoup de mes proches.
00:18:34Encore une fois, je ne nie pas qu'il y a du vote RN idéologique.
00:18:38Vraiment.
00:18:39Ce que je constate chez beaucoup de mes proches,
00:18:41c'est que ce vote, il découle d'une expérience du monde,
00:18:44qui est une expérience de violence, de mise en concurrence, notamment.
00:18:48Et donc, du coup, ils se disent, mais en fait, c'est vrai.
00:18:51Quand t'as un discours politique qui vient valider ton expérience à toi,
00:18:55tu te dis, ah bah voilà enfin des gens qui sont pas des bisounours,
00:18:58voilà enfin des gens qui disent la vérité,
00:19:00que personne n'ose dire, etc.
00:19:02Là, au moins, je pense que dans leur cœur, vient aussi...
00:19:06C'est ce qu'ils disent parfois, mais ils disent d'autres choses.
00:19:08Ils disent aussi, quand on creuse, bien sûr que si c'était mes enfants,
00:19:12moi aussi, je partirais.
00:19:14Bien sûr que dans la 7e puissance mondiale, on devrait pouvoir accueillir...
00:19:17Personne devrait dormir dehors.
00:19:19Non, c'est pas normal qu'il y ait des enfants qui dorment dehors.
00:19:21Ça, ils le disent aussi.
00:19:23Donc, moi, la question, c'est comment est-ce que cette vision du monde,
00:19:26elle gagne dans leur cœur et dans leur esprit ?
00:19:28Et elle ne peut arriver qu'en discutant, qu'en disant...
00:19:31Par exemple, moi, j'ai beaucoup de conversations autour de qui a du pouvoir sur ta vie.
00:19:37Parce que pour moi, ça, c'est ma conviction profonde,
00:19:40le vote RN, chez des gens qui ne sont pas radicalisés,
00:19:43il vient d'une incompréhension, d'une erreur sur qui est responsable de tes problèmes.
00:19:49Tes problèmes, ils sont légitimes.
00:19:51Enfin, nous, on nous a socialisés,
00:19:54on nous a fait vivre dans une vie où, par exemple, on ne peut pas vivre sans voiture.
00:19:57Là, le prix de l'essence,
00:19:59mais on va péter un plomb.
00:20:02Les gilets jaunes, ça va être...
00:20:04Si le litre, il passe à 4 balles,
00:20:07les gens, ils vont péter un plomb.
00:20:10Et donc, la question, c'est à cause de qui le litre, il passe à 4 balles ?
00:20:14Et quand on a ces conversations autour de qui a du pouvoir sur ta vie,
00:20:18c'est quand la dernière fois que tu as pleuré...
00:20:19Moi, c'est une question que je pose aux gens avec qui je discute.
00:20:22C'est quand la dernière fois que tu as pleuré de rage, d'impuissance, de désespoir ?
00:20:25C'est jamais à cause d'une personne trans,
00:20:27c'est jamais à cause d'un migrant.
00:20:28C'est parce que soit l'administration t'a failli,
00:20:32c'est-à-dire que ton enfant, il est en situation de handicap,
00:20:34il n'a pas d'AESH,
00:20:35donc tu te demandes ce qu'il va faire,
00:20:37parce que tu le vois être en difficulté,
00:20:39tu ne peux pas l'aider, tu es désespéré.
00:20:42Tu vois tes anciens à l'EHPAD maltraités
00:20:45parce qu'il n'y a pas assez de thunes
00:20:46et que pourtant, ils ont cotisé toute leur vie.
00:20:48Et tu te dis, mais c'est injuste en fait.
00:20:51Ou c'est ton patron ?
00:20:53C'est ton patron !
00:20:55Qui c'est qui refuse de te CDI-ser ?
00:20:57Ce n'est pas parce que la nana en face de toi,
00:20:59à la chaîne, elle a eu un CDI et pas toi,
00:21:00que c'est à elle qu'il faut lui en vouloir.
00:21:02Pourquoi il n'y a qu'un CDI ?
00:21:05Et ça, c'est des conversations qui fonctionnent.
00:21:08Parce que petit à petit,
00:21:10en ayant ces conversations,
00:21:11on laisse aussi la porte ouverte aux gens
00:21:14de faire leur propre chemin.
00:21:16Je ne sais pas si les gens qui nous écoutent
00:21:18se sont déjà embrouillés dans leur vie quotidienne,
00:21:20j'imagine, en couple, avec leur famille.
00:21:22Est-ce que vous avez essayé, dans une embrouille,
00:21:25de dire, en fait, tu es vraiment trop con,
00:21:27tu n'as rien compris, je vais t'expliquer.
00:21:30Est-ce que ça fonctionne ?
00:21:31Ou est-ce que de dire...
00:21:32En fait, tu sais, je t'aime,
00:21:35je t'aime, c'est la base de cette conversation,
00:21:36c'est que je t'aime.
00:21:37Par contre, ça, ce n'est pas possible.
00:21:38Tu ne peux pas refaire ça.
00:21:39Tu ne peux pas redire ça.
00:21:40Ça, ça, ça, ça, ça me heurte.
00:21:43Voilà ce que ça fait quand tu fais ça, en fait.
00:21:46Il y a une conversation qui se passe mieux que l'autre.
00:21:47Oui.
00:21:48Mais c'était justement aussi là où je voulais arriver.
00:21:52C'est que j'ai l'impression,
00:21:53en tant que militante, journaliste,
00:21:55tout ça, dans des sphères progressistes,
00:21:58que dans les milieux urbains,
00:22:00vu qu'on est peut-être un peu plus nombreux,
00:22:02enfin, en tout cas, on est plus...
00:22:04Comment ? Plus à côté.
00:22:05Donc, on peut plus facilement se retrouver.
00:22:07Il y a très vite des effets de bulles
00:22:09qui se mettent en place.
00:22:10Parfois, des luttes, je ne dis pas mal placées,
00:22:12parce que toutes les luttes, je pense,
00:22:13ont leur importance.
00:22:14Mais où, vraiment, il y a un peu une course aussi
00:22:17à la pureté militante.
00:22:19Et voilà, ça nous fait des effets de bulles.
00:22:20Est-ce que toi, avec tout le travail
00:22:22que tu as fait sur la ruralité,
00:22:23tu as des conseils, justement, dans ces discussions
00:22:25pour éviter ça, pour ne pas avoir peur
00:22:27d'aller à la, on va dire,
00:22:29la confrontation bienveillante
00:22:30que tu as décrite tout à l'heure ?
00:22:31Oui, je pense que déjà, les effets de bulles,
00:22:34ils sont aussi formés par les zinzins capitalistes
00:22:38qui nous gouvernent,
00:22:39notamment par le biais des bulles algorithmiques.
00:22:42Enfin, on en est toutes et tous victimes.
00:22:43Je crois que ce n'est pas forcément de notre faute.
00:22:46Il faut quand même le dire.
00:22:48Là où, et je pense aussi qu'il faut rappeler
00:22:52que moi, je ne dis pas que tout le monde
00:22:54doit faire le travail que je fais.
00:22:56Si tu fais partie d'une communauté
00:22:57qui est mise en danger dans ta chair,
00:22:59dans ta vie, dans ton avenir,
00:23:01par l'accession de l'extrême droite au pouvoir,
00:23:03et que ton sujet, ce n'est pas que les gens
00:23:04arrêtent de voter pour,
00:23:05mais je comprends.
00:23:07Mais vraiment, je ne suis pas en train de dire
00:23:09que c'est la seule...
00:23:10Bien sûr qu'il faut lutter contre l'abstention,
00:23:12bien sûr qu'il faut faire passer le vote des étrangers,
00:23:14bien sûr, enfin, tu vois, moi, ce que je fais,
00:23:16pour moi, c'est une brique dans comment est-ce
00:23:18qu'on regarde le pouvoir.
00:23:19Donc déjà, je tiens à le dire
00:23:21parce que je ne pense pas que ça soit la seule option
00:23:23et il faut être réaliste aussi.
00:23:25On ne va pas regagner tout le monde.
00:23:27C'est sûr.
00:23:28Maintenant, quand on habite dans une zone rurale,
00:23:31on est...
00:23:34on côtoie beaucoup plus au quotidien
00:23:36des gens qui ne votent pas comme nous.
00:23:38Ça, c'est...
00:23:38On est obligé.
00:23:39Il y a une seule école,
00:23:40un seul club de foot,
00:23:41un seul club de foot,
00:23:42un seul PMU.
00:23:44Forcément...
00:23:44C'est un peu mathématique.
00:23:45Au quotidien, tu côtoies des gens
00:23:47qui ne votent pas comme toi.
00:23:48Dans ta famille, tu côtoies...
00:23:49Aussi, parce qu'il faut le rappeler,
00:23:50quand même, les classes populaires
00:23:51et les petites classes moyennes,
00:23:52elles sont bien plus hétérogènes que les élites.
00:23:54Donc, dans une même famille,
00:23:56tu as des gens qui sont proprio,
00:23:57des gens qui sont locataires,
00:23:59tu as des gens qui sont petits fonctionnaires
00:24:00et des gens qui sont petits patrons,
00:24:02tu as des gens qui sont ouvriers,
00:24:03des gens qui sont agriculteurs, enfin...
00:24:05Donc, les gens,
00:24:06ils n'ont pas les mêmes intérêts,
00:24:07ils n'ont pas les mêmes quotidiens,
00:24:08ils n'ont pas les mêmes employeurs, enfin...
00:24:09Donc ça, ça crée déjà des tensions un peu.
00:24:11Moi, ce que je pense,
00:24:12et la raison pour laquelle je fais ce boulot
00:24:14et que je donne des conseils de...
00:24:15Donc, en gros, écoutez,
00:24:17ne pas...
00:24:18En fait, c'est comme une conversation
00:24:19avec des gens que vous aimez,
00:24:20avec qui vous n'êtes pas d'accord
00:24:21sur un truc intime, OK ?
00:24:23C'est la même chose.
00:24:24Parfois, on place la politique
00:24:25en dehors de l'intime.
00:24:27Mais la politique, c'est de l'intime.
00:24:29Enfin, je veux dire,
00:24:30si les féministes nous ont appris une chose,
00:24:32c'est que l'intime est politique.
00:24:33Et que le rapport à la politique,
00:24:36surtout quand on n'est pas politisé
00:24:38au sens idéologique,
00:24:39il est très quotidien,
00:24:41il est très charnel.
00:24:42Il est...
00:24:42Est-ce que tu as un accident du travail ?
00:24:44Combien de kilomètres tu dois faire
00:24:45pour aller accoucher ?
00:24:46Qu'est-ce que mangent tes enfants à l'école ?
00:24:47Enfin, tout ça, c'est très...
00:24:49C'est très intime, c'est très charnel.
00:24:51Et donc, pour moi,
00:24:52la politique, elle doit infuser nos vies.
00:24:55Donc, ayez des conversations politiques
00:24:57comme vous avez des conversations
00:24:59au quotidien avec les gens que vous aimez,
00:25:01qui peuvent être des conversations
00:25:02où il y a des frottements, des tensions.
00:25:04Donc, ça commence toujours par écouter,
00:25:06essayer de comprendre le point de vue de l'autre.
00:25:08Encore une fois, le sujet n'est jamais de vous renier.
00:25:12C'est pas de...
00:25:12Mais encore une fois,
00:25:13c'est comme dans une conversation de couple
00:25:15ou avec vos parents.
00:25:16Enfin, si la personne, elle fait quelque chose
00:25:17que vous trouvez très problématique,
00:25:19le sujet, c'est pas de...
00:25:21de mettre de l'eau dans votre vin
00:25:22en disant,
00:25:23« Bah, tu peux un peu me crier dessus, c'est un peu... »
00:25:25Non.
00:25:26Par contre, c'est de dire,
00:25:27« Moi, je t'aime et j'ai pas envie
00:25:28qu'on arrête d'être en relation,
00:25:30quelle que soit notre relation.
00:25:32Par contre, j'ai besoin de comprendre
00:25:33pourquoi tu fais ça.
00:25:34Et une fois que j'ai compris,
00:25:34j'ai besoin de t'expliquer ce que ça me fait.
00:25:37Et est-ce qu'on peut se mettre d'accord
00:25:38sur ce que nous, on appelle
00:25:39le plus petit nominateur commun ? »
00:25:41Donc, des valeurs communes.
00:25:43Par exemple,
00:25:44quand on parle de l'immigration avec mes potes,
00:25:46on arrive sur...
00:25:47Je reformule beaucoup pour dire,
00:25:49« Du coup, on est d'accord
00:25:50que tu trouves que c'est pas normal
00:25:51que dans le pays le plus riche
00:25:54de l'histoire de l'humanité,
00:25:55il y a des enfants qui dorment dehors.
00:25:56Ça, t'es d'accord, c'est pas normal. »
00:25:58Et tu crantes des trucs comme ça.
00:26:00Et on crante, et on crante, et on crante.
00:26:02Et du coup, t'es pas non plus d'accord
00:26:04que c'est pas normal
00:26:05que les patrons,
00:26:06ils puissent embaucher au noir
00:26:09des gens qui payent deux fois moins que toi.
00:26:11D'accord ?
00:26:11T'es pas d'accord ?
00:26:12Et une fois qu'on a cranté
00:26:13des trucs sur lesquels on est d'accord,
00:26:14on dit, « Ok, alors maintenant,
00:26:16c'est la faute à qui, tout ça ? »
00:26:18C'est là que ça devient un peu plus compliqué.
00:26:21Et c'est pour ça qu'il faut poser
00:26:22des questions du quotidien.
00:26:23Qui a du pouvoir sur ta vie ?
00:26:25Qui a le pouvoir de te nuire ?
00:26:27Et qui a le pouvoir de rendre ta vie
00:26:29plus positive ?
00:26:30C'est quand, la dernière fois,
00:26:31qu'un individu a rendu ta vie difficile ?
00:26:35Et ça, ça aide aussi les gens
00:26:37à prendre conscience des mécanismes
00:26:39de domination à l'œuvre.
00:26:41Il faut leur laisser une porte de sortie aux gens.
00:26:44Comme la fierté,
00:26:45c'est une émotion qui est très importante.
00:26:48Et la honte qui est son pendant,
00:26:49ce sont des émotions qui sont structurantes
00:26:51dans le vote RN.
00:26:53Le RN l'a bien compris.
00:26:55Je vous rappelle, il y a pas longtemps,
00:26:57tout le sujet autour de Jordan Bardella
00:26:59qui n'a pas fait d'études.
00:27:00Mais le problème de Jordan Bardella,
00:27:02c'est pas qu'il n'a pas fait d'études,
00:27:03c'est que c'est un fasciste.
00:27:04C'est ça le problème de Jordan Bardella.
00:27:06Mais nous, notre camp,
00:27:08on doit aussi apprendre
00:27:11à avoir des conversations
00:27:12qui ne nous centrent pas,
00:27:13nous et notre manière d'être au monde,
00:27:16c'est-à-dire éduqués, avec des livres.
00:27:18En fait, moi, je suis désolée,
00:27:19mais je ne vais pas apprendre
00:27:21ce que c'est la domination
00:27:22à un ouvrier, à la chaîne.
00:27:24Non.
00:27:25Par contre, on peut pour autant,
00:27:27100% pas être d'accord
00:27:29sur à qui la faute,
00:27:31qui domine.
00:27:32Et ça, c'est une conversation
00:27:33que j'ai envie d'avoir
00:27:34avec lui et avec elle.
00:27:36Mais c'est ça qui est dingue,
00:27:36c'est qu'en fait,
00:27:37ce que tu racontes depuis tout à l'heure,
00:27:38ça montre vraiment,
00:27:39dans la réalité,
00:27:41dans nos vies quotidiennes,
00:27:42comment les médias,
00:27:45soutenus par les droites,
00:27:46l'extrême droite
00:27:46et toutes les sphères Bolloré,
00:27:48etc.,
00:27:49ont réussi à rendre réelle
00:27:51cette fracture
00:27:52entre plusieurs milieux sociaux
00:27:53en France.
00:27:54Tu vois, toi et moi,
00:27:55on vient vraiment
00:27:56de deux milieux
00:27:56totalement différents.
00:27:57Comme tu dis,
00:27:58tu viens de ruralité industrielle,
00:27:59moi, je viens des banlieues parisiennes,
00:28:01je viens du 93.
00:28:02Et donc, forcément,
00:28:03on n'a pas les mêmes conversations.
00:28:04Là, tu me parles de conversations
00:28:05qui, moi, me sont totalement inconnues.
00:28:06C'est une façon que je ne connais pas
00:28:08parce que moi,
00:28:08quand je vais parler d'immigration
00:28:09avec mes potes,
00:28:10on est tous issus de l'immigration.
00:28:11Ben oui,
00:28:12je n'ai pas un seul de mes potes
00:28:13qui n'est pas,
00:28:14enfin, quasiment,
00:28:15qui n'est pas issu de l'immigration.
00:28:16Enfin, franchement,
00:28:16il faudrait que je cherche.
00:28:17Ou alors,
00:28:17ce seraient des personnes
00:28:18qui sont issues des Outre-mer
00:28:20et qui vont vivre
00:28:21une certaine discrimination
00:28:22qui est la même que les nôtres.
00:28:23Enfin, bref,
00:28:23on est des personnes racisées
00:28:24si je peux le dire autrement.
00:28:26Et donc, forcément,
00:28:26c'est hyper intéressant
00:28:27et c'est pour ça
00:28:27que je trouvais aussi intéressant
00:28:28de t'inviter,
00:28:29ou même ton livre,
00:28:30de comprendre, en fait,
00:28:31comment s'est orchestré tout ça
00:28:33et comment, du coup,
00:28:34on va devenir ennemis
00:28:36sans s'être jamais parlé.
00:28:38C'est quelque chose
00:28:38qu'on a vu,
00:28:40notamment,
00:28:40quand il y a eu
00:28:41les mouvements agriculteurs,
00:28:42là, il n'y a pas longtemps,
00:28:43qui étaient totalement légitimes
00:28:45avec des choses horribles
00:28:46qui se passent.
00:28:46Et franchement,
00:28:47je ne suis pas assez informée
00:28:48là-dessus,
00:28:48parce qu'encore une fois,
00:28:49c'est une réalité
00:28:50qui n'est pas la mienne
00:28:51et je pense qu'on a encore
00:28:52des biais trop égocentriques
00:28:54qu'on devrait travailler,
00:28:55moi, la première.
00:28:57Mais on a quand même vu
00:28:58certaines vidéos passées
00:28:59d'agriculteurs
00:29:00qui nous remettaient
00:29:00la faute dessus.
00:29:01Et là, quand je dis non,
00:29:02c'est les personnes de banlieue,
00:29:03les personnes issues
00:29:04d'immigration, etc.
00:29:05Et de l'autre côté,
00:29:06comme si on se renvoyait la balle
00:29:08et c'est vrai qu'on oublie
00:29:09qui est le premier puissant.
00:29:11C'est quoi pour toi ?
00:29:12Petite parenthèse,
00:29:13n'hésitez pas à suivre
00:29:14les activités
00:29:15de la Confédération Paysanne
00:29:16si vous voulez être
00:29:17avec des agriculteurs
00:29:18qui portent des revendications
00:29:20progressistes.
00:29:20Il existe ça même.
00:29:21Bien sûr.
00:29:22Et ne tombons pas nous-mêmes
00:29:23dans cette sphère,
00:29:25ce tourbillon médiatique
00:29:26de penser que du coup,
00:29:27tous les agriculteurs
00:29:28seraient comme ça,
00:29:29tous les personnes de ruralité
00:29:30seraient comme ça
00:29:30et seraient forcément
00:29:31des fachos,
00:29:33des racistes qui votent RN
00:29:33pendant qu'eux pensent
00:29:35que tous les gens
00:29:36de banlieue,
00:29:36c'est juste des racailles
00:29:38qui viennent tout casser
00:29:39et profiter de la France.
00:29:40Mais c'est hyper compliqué
00:29:41de sortir de ça.
00:29:42Donc là,
00:29:42toi,
00:29:42tu parles d'un espèce
00:29:44de lieu communautaire
00:29:46où c'est normal,
00:29:47tu vas parler aux personnes
00:29:48qui sont à côté de chez toi
00:29:49et c'est aussi plus sain,
00:29:51en tout cas plus safe,
00:29:53plus sécurisant
00:29:54puisque tu n'es pas,
00:29:55comme tu l'as dit,
00:29:56tu ne fais pas partie
00:29:56d'une communauté minorisée
00:29:57qui peut être en danger
00:29:58face à eux.
00:29:58Oui, bien sûr.
00:29:59Mais comment on peut renouer
00:30:00le dialogue
00:30:01entre ces deux communautés,
00:30:02entre ma communauté
00:30:03et ta communauté,
00:30:04là où les réseaux,
00:30:05on a l'impression
00:30:06qu'on est tous liés,
00:30:07qu'on est tous à la portée
00:30:08l'un de l'autre.
00:30:08En fait,
00:30:09on est dans des bulles.
00:30:11Je pense que,
00:30:11merci beaucoup
00:30:12d'avoir dit ça
00:30:13parce que je pense
00:30:13que c'est le projet,
00:30:16de toute manière,
00:30:16on se rappelle,
00:30:16il y a 52 milliardaires
00:30:17en France,
00:30:18dans une démocratie,
00:30:19tu ne peux pas organiser
00:30:20un système qui te profite.
00:30:22Donc en fait,
00:30:23le diviser pour mieux régner,
00:30:24c'est immémoriel.
00:30:26La race est inventée
00:30:28par le capitalisme
00:30:29en tant que la race sociale
00:30:30est inventée
00:30:31par le capitalisme
00:30:32pour diviser.
00:30:33si on prend la situation,
00:30:35par exemple,
00:30:38dans l'Amérique coloniale,
00:30:41enfin,
00:30:41les États-Unis coloniaux,
00:30:43l'esclavage,
00:30:44de base,
00:30:45ça n'est pas héréditaire.
00:30:46Le tout début
00:30:49de la plantation,
00:30:51du système plantation
00:30:52dans le sud des États-Unis,
00:30:54c'est des gens qui viennent,
00:30:55qui sont des serfs,
00:30:56en gros,
00:30:57pendant 7, 8, 9 ans
00:30:58pour payer leur passage,
00:30:59qui travaillent
00:31:00et puis qui,
00:31:01après,
00:31:02gagnent leur liberté.
00:31:04Mais là,
00:31:05les mecs,
00:31:06les planteurs,
00:31:07ils se disent,
00:31:07attends,
00:31:07on est trois,
00:31:08ils sont des milliers,
00:31:10le jour où ils se rendent compte
00:31:12qu'on est en train
00:31:13de leur bouffer
00:31:14la laine sur le dos
00:31:14et qu'en fait,
00:31:15ils sont à notre service
00:31:16et qu'ils s'allient,
00:31:17on est mort.
00:31:18Donc,
00:31:19qu'est-ce qu'ils font ?
00:31:20Ils inventent
00:31:21la race sociale
00:31:21en disant,
00:31:22maintenant,
00:31:23l'esclavage
00:31:24va être héréditaire,
00:31:25donc tu vas naître
00:31:26esclave
00:31:26quand t'es noir
00:31:27et les blancs
00:31:28vont vous donner
00:31:28des petits privilèges.
00:31:30Alors,
00:31:30tu crèves la dalle quand même
00:31:30mais au moins,
00:31:31tu es blanc.
00:31:32Et ça,
00:31:33je veux dire,
00:31:33c'est pas moi qui l'invente,
00:31:34Webb Dubois,
00:31:35qui est le plus grand sociologue,
00:31:37le premier sociologue afro-américain,
00:31:39le dit bien,
00:31:39c'est ce qu'on appelle
00:31:40le salaire de la blanchété.
00:31:41En fait,
00:31:42ça n'est pas un salaire matériel
00:31:44mais,
00:31:45t'es blanc.
00:31:46Donc,
00:31:48et c'est là,
00:31:50encore une fois,
00:31:50aujourd'hui,
00:31:51c'est ce que le RN
00:31:51nous propose,
00:31:53nous.
00:31:53Je parlais de fierté
00:31:54tout à l'heure.
00:31:56dis,
00:31:57t'es français ?
00:31:58Ouais.
00:31:59Mais ça n'a aucun sens.
00:32:01C'est une fierté passive,
00:32:03tu n'as rien fait
00:32:03pour la gagner.
00:32:04Moi,
00:32:05je suis intéressée
00:32:05par comment est-ce
00:32:06qu'on recrée
00:32:06de la fierté collective.
00:32:08Je pense qu'on peut
00:32:09tout à fait
00:32:10utiliser les codes
00:32:11de la ruralité
00:32:12qui,
00:32:12parfois,
00:32:13il me semble,
00:32:13ne sont pas si éloignés
00:32:15des codes,
00:32:16en fait,
00:32:16c'est des codes
00:32:17de classe populaire.
00:32:18Donc,
00:32:19qu'elles soient
00:32:19bonlieues d'art
00:32:20ou rurales,
00:32:21être quelqu'un
00:32:22sur qui compter,
00:32:23participer au collectif,
00:32:25être fiable,
00:32:26être au service.
00:32:28Tout ça,
00:32:29c'est des codes
00:32:30qui sont très forts
00:32:31chez nous.
00:32:32Voilà,
00:32:32t'es le gars
00:32:33qu'on appelle
00:32:33pour aller déménager,
00:32:35t'es...
00:32:35Alors,
00:32:35ça va avec,
00:32:36parfois,
00:32:36des codes
00:32:37qui sont réappropriés
00:32:37par le masculinisme,
00:32:38la force physique,
00:32:40etc.
00:32:40Mais,
00:32:40en fait,
00:32:41on peut les twister,
00:32:43ces trucs,
00:32:43en disant,
00:32:44moi,
00:32:44je suis désolée,
00:32:45oui,
00:32:45ça me parle,
00:32:46ne pas prendre
00:32:46au pot commun
00:32:47sans y avoir mis,
00:32:48si c'est pas un truc
00:32:48de solidarité
00:32:49et donc pas un truc
00:32:50de gauche,
00:32:50je ne sais pas
00:32:51ce que c'est.
00:32:51Donc,
00:32:52comment est-ce que nous,
00:32:53on repolitise ces valeurs
00:32:54aussi pour dire,
00:32:55eh,
00:32:56les gens qui nous divisent
00:32:58en haut
00:32:59et qui pensent
00:32:59qu'on est assez cons
00:33:01pour tomber dans le panneau,
00:33:03on va arrêter
00:33:04de les croire,
00:33:04en fait.
00:33:05On va s'allier
00:33:06avec les gens
00:33:06qui partagent
00:33:07les mêmes conditions
00:33:08matérielles
00:33:08que nous.
00:33:09C'est-à-dire,
00:33:10par exemple,
00:33:11tu posais la question
00:33:12de comment on fait ça.
00:33:13Moi,
00:33:13je crois beaucoup
00:33:13au syndicalisme
00:33:14parce que sur une chaîne,
00:33:16il y a,
00:33:17en tout cas chez moi,
00:33:18dans la France périurbaine,
00:33:20dans un entrepôt de logistique,
00:33:21tu as une chaîne,
00:33:22tu as moitié,
00:33:24moitié des hommes,
00:33:24des femmes.
00:33:25Parmi les femmes,
00:33:25moi,
00:33:26j'étais une femme,
00:33:26donc j'étais à la chaîne,
00:33:27les hommes sont plutôt caristes
00:33:28ou ils portent des trucs lourds.
00:33:30Sur la chaîne,
00:33:31tu as moitié de souches,
00:33:32donc des blanches,
00:33:34moitié des personnes racisées.
00:33:35Parmi les personnes racisées,
00:33:37tu as des femmes voilées,
00:33:38tu as des femmes des pays de l'Est,
00:33:40ça parle dans toutes les langues
00:33:41et elles ont le même travail.
00:33:44Et donc,
00:33:45je suis désolée,
00:33:46mais si tu gagnes une pause chaleur
00:33:48parce qu'il fait 36 degrés
00:33:49et que les nanas s'évanouissent,
00:33:51enfin,
00:33:51je l'ai vu,
00:33:52moi,
00:33:54tu gagnes une pause chaleur
00:33:55pour tout le monde.
00:33:56Et pour moi,
00:33:57il faut qu'on arrive à prouver ça
00:33:59parce que finalement,
00:33:59on ne se bat pas contre le vote RN.
00:34:01Le vote,
00:34:02c'est le résultant d'une vision du monde
00:34:04qui part du principe
00:34:05que les autres,
00:34:06pour moi,
00:34:07qui est née du libéralisme,
00:34:08on nous a dit
00:34:08les autres servent à rien.
00:34:09Quand on veut,
00:34:10on peut.
00:34:10Moi,
00:34:11je me suis fait tout seul,
00:34:12machin.
00:34:14qui est devenu
00:34:15le moment
00:34:15où tu n'arrives plus
00:34:16à te faire tout seul.
00:34:17Les autres sont un danger.
00:34:18Si je n'arrive plus
00:34:19à me faire,
00:34:19c'est à cause des autres.
00:34:20Là où nous,
00:34:21on propose un renversement
00:34:22ontologique quand même
00:34:23qui est de dire,
00:34:24non, non,
00:34:24les autres sont notre force.
00:34:26Le collectif va nous sauver.
00:34:28Et ça,
00:34:29je crois,
00:34:29en tout cas chez moi,
00:34:30je ne sais pas comment c'est chez toi,
00:34:31mais chez moi,
00:34:33on dit beaucoup,
00:34:33je suis comme Saint-Thomas,
00:34:34je ne crois que ce que je vois.
00:34:35Les grands discours,
00:34:36c'est bon,
00:34:36nous l'as suffisamment fait.
00:34:37Maintenant,
00:34:37il faut des preuves.
00:34:38Et donc,
00:34:39c'est pour ça que je fais le métier
00:34:40que je fais,
00:34:40qui est un métier
00:34:41d'organisation collective
00:34:42pour reconstruire du pouvoir
00:34:44au plus près
00:34:45de la vie quotidienne des gens.
00:34:47Parce que je suis assez sûre
00:34:48que demain,
00:34:49tu te mets en grève
00:34:51et tu organises la résistance
00:34:53au niveau de ton usine
00:34:54et tu gagnes,
00:34:56ça va être plus compliqué
00:34:57quand on va essayer
00:34:58de t'expliquer
00:34:59que ton ennemi,
00:35:00c'est Armen,
00:35:01ton voisin
00:35:02ou Fatima
00:35:04qui travaille en face de toi
00:35:05sur la chaîne.
00:35:05Parce que tu vas dire,
00:35:06atatata,
00:35:06qui c'est qui a mis
00:35:07à la caisse de grève ?
00:35:09Ce n'est pas Bernard Arnault.
00:35:11Contre qui on était ?
00:35:12Mais ce n'était pas contre Fatima,
00:35:14en fait.
00:35:14Donc,
00:35:15oui,
00:35:15OK,
00:35:16il y a parfois
00:35:17des tensions culturelles,
00:35:18il y a des trucs
00:35:18qu'on ne fait pas pareil,
00:35:19on ne prie pas le même dieu,
00:35:20etc.
00:35:21Mais en vrai de vrai,
00:35:22qui était là
00:35:22pour garder les gosses
00:35:23quand il fallait faire grève ?
00:35:25Ce n'était pas Bernard Arnault
00:35:26et ce n'étaient pas les patrons.
00:35:27Et donc ça,
00:35:28je pense qu'il faut le faire
00:35:28et il faut le repolitiser.
00:35:30Et c'est pour ça aussi
00:35:30que chez Victoire Populaire,
00:35:33on a monté un programme
00:35:33qui s'appelle
00:35:34la Village Academy
00:35:35dans le cadre des municipales
00:35:36pour accompagner
00:35:37des listes de gauche
00:35:38ou progressive,
00:35:39parce que chez nous,
00:35:40il n'y a pas toujours
00:35:40les étiquettes de parti,
00:35:42dans des villes
00:35:42de moins de 9000 habitants
00:35:44parce que c'est dur
00:35:45d'être de gauche
00:35:47à la campagne aujourd'hui.
00:35:49Moi,
00:35:50j'ai eu ma tronche,
00:35:51et j'ai eu des candidats
00:35:51en 2022,
00:35:52donc j'ai ma tronche
00:35:53avec les gros logos
00:35:53France Insoumise,
00:35:54machin,
00:35:55partout dans ma circo.
00:35:57Il faut...
00:35:58Ce n'est pas anodin.
00:35:59C'est très isolant
00:36:00comme expérience.
00:36:01Alors ça,
00:36:02ça dépend comment c'est géré.
00:36:04Il faut avoir
00:36:04un grand sens de la vanne.
00:36:06Voilà.
00:36:07Il faut accepter
00:36:08qu'on est dans un moment
00:36:09de conquête,
00:36:11de reconquête,
00:36:12sans vouloir faire de...
00:36:13De mauvais jeu, voilà.
00:36:15Mais de reconquête
00:36:15des cœurs et des esprits
00:36:17de nos proches.
00:36:17Et donc que ça,
00:36:18ça ne peut passer
00:36:19que par la fierté
00:36:21d'être qui on est
00:36:23et de proposer
00:36:23notre vision du monde.
00:36:25C'est exactement
00:36:25ce qu'a fait l'ERN.
00:36:26Non, mais je suis désolée,
00:36:27mais l'ERN dans les années 70,
00:36:29c'est quoi ?
00:36:29C'est les losers.
00:36:31C'est des losers de Vichy,
00:36:32c'est les losers
00:36:33de l'Algérie française,
00:36:34c'est les losers
00:36:35de la monarchie.
00:36:36Et c'est des gens,
00:36:36ils n'ont pas digéré
00:36:37à 1789.
00:36:39Non, mais...
00:36:39Eh bien,
00:36:40le vieux,
00:36:40il a dit,
00:36:41dans 50 ans,
00:36:42on sera majoritaire.
00:36:44Eh bien,
00:36:44on y est.
00:36:45Et donc moi,
00:36:46mon point,
00:36:46il est de dire
00:36:47comment est-ce qu'on
00:36:47accompagne des gens
00:36:48qui sont déjà sur place
00:36:50sans avoir besoin
00:36:51d'emmener des néoruraux,
00:36:52de dire des gens
00:36:54qui partagent nos valeurs,
00:36:55la solidarité,
00:36:57la coopération,
00:36:58la lutte,
00:36:59dire chez moi,
00:37:00quand je veux,
00:37:01je la mets au patron,
00:37:02moi,
00:37:03on ne me roule pas dessus,
00:37:04etc.
00:37:04Mais ça,
00:37:05si ce n'est pas un truc
00:37:06de syndicalisme,
00:37:06je ne sais pas ce que c'est.
00:37:08Eh bien,
00:37:08ces gens-là,
00:37:09il faut les remettre
00:37:10dans des espaces de politisation
00:37:11autour de nos valeurs.
00:37:13Et je pense qu'il ne faut pas
00:37:14avoir honte
00:37:14et qu'il faut même
00:37:15porter fièrement
00:37:16le fait que nous sommes
00:37:17les héritiers du socialisme,
00:37:19nous sommes les héritiers
00:37:19du syndicalisme.
00:37:20Oui,
00:37:21c'est nous qui avons fait la sécu,
00:37:22c'est nous qui avons fait
00:37:23les congés payés,
00:37:24c'est nous qui avons fait
00:37:24la fin du travail des enfants.
00:37:25Et en fait,
00:37:26on n'en a pas fini.
00:37:27Et on est encore là.
00:37:28Et on est là
00:37:28en tant que gens de gauche,
00:37:30en tant que syndiqués,
00:37:31en tant qu'engagés.
00:37:32Et on va nulle part.
00:37:33Et on est chez nous.
00:37:34Et on va gagner,
00:37:35nous aussi.
00:37:37À la fin,
00:37:37c'est nous qu'on va gagner.
00:37:40Mais écoute,
00:37:41merci Lumière,
00:37:41je crois que ça sera
00:37:42le mot de la fin.
00:37:44Parce qu'on est un peu
00:37:45pris par le temps.
00:37:46C'est bien malheureux
00:37:47parce qu'on aurait bien
00:37:48discuté encore une heure
00:37:49avec toi.
00:37:50Et je pense que c'est hyper important
00:37:51toutes ces conversations,
00:37:52notamment sur
00:37:54comment est-ce qu'on
00:37:55tisse des nouvelles relations
00:37:57entre nous.
00:37:58parce que je crois profondément
00:37:59qu'elle vient aussi
00:38:01des stéréotypes
00:38:02qui nous sont...
00:38:03Enfin, je veux dire,
00:38:03il y a un projet
00:38:05de propagande
00:38:06financée, organisée,
00:38:07structurée
00:38:08pour qu'on se déteste
00:38:09les uns les autres
00:38:09et pour qu'on ne voit pas
00:38:11en les uns les autres
00:38:12des frères,
00:38:13des camarades,
00:38:14des alliés.
00:38:15Et ça,
00:38:16je pense que ça doit
00:38:17beaucoup, beaucoup
00:38:18nous occuper
00:38:18parce qu'au-delà
00:38:19des guéguerres
00:38:20qu'il peut y avoir,
00:38:21partisanes, etc.,
00:38:22il y a des gens.
00:38:23Et les gens,
00:38:24ils ont très envie
00:38:25de se connaître souvent.
00:38:27Donc, je pense
00:38:27qu'il y a plein de choses
00:38:28très belles
00:38:29qui nous attendent
00:38:30et faisons-le, quoi.
00:38:31Merci, merci
00:38:32pour ce message d'espoir.
00:38:33Ça fait du bien,
00:38:34surtout vu le climat actuel.
00:38:36Je pense qu'on oublie
00:38:36de remettre à l'honneur
00:38:38ces choses-là,
00:38:39ces choses positives.
00:38:40C'est ce qu'on s'était promis
00:38:40la dernière fois.
00:38:41On avait reçu Léane Alestra
00:38:42le mois dernier
00:38:43où on s'était dit,
00:38:44bon, là, cette fois-ci,
00:38:44il faut qu'on parle
00:38:45de choses un peu plus positives,
00:38:47populaires,
00:38:48qui font les choses
00:38:49pour avancer vers le mieux
00:38:51et pas juste regarder
00:38:52derrière ce qui peut arriver,
00:38:54même si ça fait très peur.
00:38:54Donc, merci, merci.
00:38:55On lui parlait
00:38:56d'alternatives désirables.
00:38:57Oui, exactement.
00:38:58Et tu vois, là,
00:38:58on accompagne 350 listes
00:39:00de gauche en ruralité
00:39:01et ils sont à fond.
00:39:03Ils sont à fond.
00:39:04Et ça concerne tout le monde aussi.
00:39:05Je rappelle quand même,
00:39:06moi, dans mon département,
00:39:07il y a plus de 10 % d'immigration.
00:39:08Cette idée que la ruralité,
00:39:10c'est une zone blanche
00:39:12où il n'y a pas de couple gay,
00:39:14pas de couple mixte,
00:39:15pas de personnes trans,
00:39:16pas de gens de gauche,
00:39:18ça, c'est un fantasme
00:39:19de l'extrême droite.
00:39:20D'accord ?
00:39:20C'est leur France refuge
00:39:22où ils vont venir se cacher
00:39:23pour s'échapper
00:39:24du multiculturalisme.
00:39:25C'est faux.
00:39:25Nous aussi,
00:39:26on est transversés
00:39:27et transpercés
00:39:27par les dynamiques du monde.
00:39:29Nous aussi,
00:39:29on est plus réels
00:39:30et on a tellement
00:39:31de trucs à faire ensemble.
00:39:32Et je pense vraiment,
00:39:34sincèrement,
00:39:35que l'échelon local,
00:39:36c'est aussi l'échelon
00:39:37où on peut le faire
00:39:37parce qu'on parle
00:39:38de vie quotidienne.
00:39:39Et moi, je suis trop fière.
00:39:40Je sais jamais,
00:39:41il y a des gens
00:39:41qui nous écoutent,
00:39:42qui se présentent au municipal.
00:39:43Merci, vous êtes vraiment
00:39:44les héros et les héroïnes
00:39:45du quotidien.
00:39:46Merci d'avoir fait campagne.
00:39:47Merci de faire nos idées.
00:39:49Et merci de m'avoir dessus.
00:39:50Merci à toi.
00:39:51D'ailleurs,
00:39:52on a plein de messages
00:39:52dans le chat
00:39:53qui te remercient,
00:39:54notamment pour ces gens-là.
00:39:56Je me permets
00:39:56de le remettre
00:39:57à l'écran deux minutes.
00:39:58Merci de l'avoir lu.
00:39:59Merci de le faire.
00:39:59Vraiment, offrez-le,
00:40:01lisez-le.
00:40:01C'est vraiment très chouette.
00:40:03Et si la Modo
00:40:04peut mettre
00:40:06l'insta de Victoire Populaire
00:40:07dans le chat,
00:40:08ça pourrait être cool.
00:40:09Village Académie,
00:40:10sachant que là,
00:40:11c'est la fin
00:40:12de la formation.
00:40:15Mais en fait,
00:40:15tout ce qu'on a créé,
00:40:16toutes les ressources,
00:40:17la boîte à outils,
00:40:18la communauté,
00:40:18elle va rester vivante.
00:40:19Il y a les sénatoriales
00:40:20qui arrivent en septembre.
00:40:21Dans la moitié
00:40:22des départements français,
00:40:23il y aura des élections.
00:40:23Nous, on sera là
00:40:24pour faire gagner la gauche.
00:40:26Et j'espère que vous serez avec nous.
00:40:28Mais oui.
00:40:29On se voit du coup
00:40:30pour les sénatoriales.
00:40:32Je t'invite à visiter
00:40:32le plateau Lumière.
00:40:33Merci beaucoup.
00:40:35Restez avec nous,
00:40:35tout le monde.
00:40:36On va continuer
00:40:38avec Mélissa,
00:40:39qui, je crois,
00:40:39va nous faire
00:40:39un petit débrief
00:40:40sur le 8 mars.
00:40:42Oui, un petit débrief
00:40:43sur le 8 mars.
00:40:43Juste avant,
00:40:44mon calme,
00:40:44elle vient de partir Lumière.
00:40:45On profite pour rappeler
00:40:46quand même,
00:40:46parce qu'il faut aller voter
00:40:47du coup dimanche 15.
00:40:49Donc, n'oubliez pas
00:40:50d'aller le faire.
00:40:52Le petit rappel.
00:40:53Mais qu'est-ce qui s'est passé
00:40:54dimanche dernier ?
00:40:55Puisque finalement,
00:40:56il se passe beaucoup de choses
00:40:57tous les week-ends.
00:40:58Donc, je vais faire
00:40:58ma petite intro YouTube
00:40:59pour qu'on fasse
00:41:00le débrief du 8 mars.
00:41:02Alors, attendez,
00:41:03je relis mes notes
00:41:04parce que du coup,
00:41:04je ne peux plus relire mes notes
00:41:05parce que je suis arrivée
00:41:05directement ici
00:41:07en catastrophe.
00:41:09Alors,
00:41:09ce week-end du 8 mars,
00:41:11plus de 200 000 personnes
00:41:12ont marché au travers
00:41:13de toute la France
00:41:14en l'honneur...
00:41:15Ah, look, je vais la refaire.
00:41:17Vas-y, je vais la refaire.
00:41:19Nouvelle intro YouTube.
00:41:21Ce week-end du 8 mars,
00:41:22plus de 200 000 personnes
00:41:23ont marché au travers
00:41:24de toute la France
00:41:25à l'occasion
00:41:26de la journée internationale
00:41:27des droits des femmes.
00:41:30Je n'y arriverai pas,
00:41:30je ne vais pas la refaire,
00:41:30ce n'est pas grave.
00:41:31Elle sera là,
00:41:32elle sera comme ça.
00:41:34Donc, déjà, la veille,
00:41:35il y avait une marche de nuit
00:41:36qui était faite
00:41:37par des féministes
00:41:38un petit peu plus radicales.
00:41:39À Paris,
00:41:40il y a quand même eu
00:41:40plus de 130 000 personnes
00:41:42qui ont marché
00:41:43le lendemain.
00:41:44Donc, il s'est passé
00:41:44quand même beaucoup de choses.
00:41:45C'était assez positif.
00:41:46Énorme dispositif policier
00:41:48sur la marche de nuit
00:41:49du 7 mars
00:41:50où vraiment,
00:41:51ça se passait vers
00:41:52Ménilmontant.
00:41:53Pour les Parisiens
00:41:54qui vont aussi,
00:41:54j'ai vu toute la rue
00:41:55de Ménilmontant
00:41:55où il y avait des camions
00:41:56entiers de CRS.
00:41:58Oui, oui.
00:41:58Voilà, tu parles
00:41:59de tout de suite
00:42:00le plus négatif.
00:42:01J'étais partie
00:42:01sur quelque chose
00:42:02d'un petit peu plus positif.
00:42:02Désolée, désolée, pardon.
00:42:04Où c'est vrai que,
00:42:05en fait, ça fait longtemps
00:42:05que les marches
00:42:07en ce moment féministes
00:42:08sont perturbées
00:42:09par l'extrême droite,
00:42:10notamment Némésis
00:42:11et Nous Vivrons.
00:42:12Donc, cette année,
00:42:13c'était quand même
00:42:13un petit peu plus positif
00:42:15où, du coup,
00:42:16Némésis n'était pas là.
00:42:18Nous Vivrons
00:42:18n'a pas réussi
00:42:19à infiltrer le cortège.
00:42:21Donc, il y a eu
00:42:21une marche, voilà,
00:42:22un petit peu plus
00:42:23paisible, entre guillemets,
00:42:25sur le gros
00:42:25de ce qu'on a vu.
00:42:26Mais on va essayer
00:42:26de voir ce qui s'est passé
00:42:27un petit peu plus
00:42:28en interne.
00:42:29J'ai fait mes petites recherches.
00:42:30On a un petit peu regardé
00:42:31en zoomant
00:42:32ce qui s'est passé
00:42:33ce dimanche 8 mars
00:42:35puisque, même si c'est vrai
00:42:37que c'était un record de marche,
00:42:38je crois que c'est la première fois
00:42:39où on réunit autant de personnes,
00:42:41près de 200 000
00:42:41selon les associations.
00:42:42Quand c'est les policiers
00:42:43qui donnent les chiffres,
00:42:44c'est toujours un petit peu moins.
00:42:45Mais 200 000 personnes
00:42:46au travers de toute la France,
00:42:47130 000 à la capitale,
00:42:48c'est quand même énorme.
00:42:48Mais même là,
00:42:49je n'ai plus exactement
00:42:50le chiffre de la police,
00:42:50mais le chiffre de la police,
00:42:52je crois qu'ils ont dit
00:42:5230 000 à Paris.
00:42:54Et 130 000 selon...
00:42:55Ah non, j'avais lu 100 000, moi.
00:42:57Peut-être dans toute la France.
00:42:58De ce que j'ai lu,
00:42:59je crois que la police
00:43:00a dit 30 000
00:43:00et la CGT, 130 000.
00:43:03Mais gars,
00:43:03il faut se mettre d'accord.
00:43:04Au bout d'un moment.
00:43:05Je ne sais pas,
00:43:05faites au moins une moyenne,
00:43:06un truc, quoi.
00:43:08Là, ça ne va pas du tout.
00:43:10Mais du coup,
00:43:10ce que je vous ai préparé,
00:43:11c'est un petit top 3
00:43:13de ce qui s'est passé
00:43:14pour le 8 mars,
00:43:15à l'occasion du 8 mars.
00:43:16Un top 3 des pires moves.
00:43:19Parce que oui,
00:43:19il y a quand même eu
00:43:20des villages féministes,
00:43:21il y a eu des débats,
00:43:22des organisations très positives.
00:43:24Et pour ça,
00:43:24on vous en remercie.
00:43:25C'est pour ça qu'on a reçu
00:43:25Lumière juste avant
00:43:26qui nous parlait
00:43:27de choses un petit peu
00:43:27plus positives.
00:43:28Pour essayer de donner
00:43:29un petit peu de bonne humeur.
00:43:30La réalité nous rattrape
00:43:31et on peut quand même parler
00:43:32en essayant de les clasher
00:43:33un petit peu.
00:43:33Et moi, c'est un petit peu
00:43:34jouissif chez moi
00:43:35de les clasher.
00:43:35C'est pour ça que des fois,
00:43:36je parle de négatif,
00:43:37mais ça m'apporte...
00:43:38Je suis mal à la scène,
00:43:38je suis toxique en fait.
00:43:41Ridiculiser les...
00:43:42Enfin, là,
00:43:42ce ne sont pas des adversaires.
00:43:50On vous invite à aller regarder
00:43:51les vidéos que fait
00:43:52notre humoriste maison
00:43:54Valadista,
00:43:54qui s'emploie pas mal
00:43:56à ridiculiser les fachos.
00:43:58Voilà.
00:43:59Donc, est-ce que...
00:44:00Déjà, toi, tu y étais ?
00:44:02Alors...
00:44:02Non, moi, je n'y étais pas.
00:44:03Et je vais faire mon coming out
00:44:04de mauvaise militante
00:44:06parce que j'avais un copain
00:44:07qui avait organisé
00:44:07une partie géante de loups-garous.
00:44:10C'est une très mauvaise lucide !
00:44:11Je sais, je sais,
00:44:12mais il était trop content,
00:44:13il voulait être MJ.
00:44:14J'ai dit, bon, écoute, voilà.
00:44:16Mais je suis passée
00:44:16à la marche de nuit du 7 mars.
00:44:18T'étais à la marche de nuit.
00:44:19Voilà.
00:44:19Bon, c'est déjà ça.
00:44:20T'étais là à la marche de nuit.
00:44:20Mais bon, il y avait
00:44:21beaucoup de personnes
00:44:21qui étaient là
00:44:22pour couvrir quand même la marche.
00:44:24Et on a eu pas mal
00:44:24d'archives, de vidéos.
00:44:26Et merci à toutes les personnes
00:44:27qui peuvent couvrir tout ça.
00:44:28On va commencer
00:44:29par la troisième place.
00:44:31En troisième place,
00:44:32qu'est-ce que j'ai pu mettre
00:44:33en troisième place
00:44:34pour les pires moves
00:44:35du 8 mars ?
00:44:36Eh bien, on a le défilé
00:44:38de Marilyn Monson.
00:44:40Donc, oui, au-delà
00:44:41d'être le 8 mars,
00:44:42c'est aussi la Fashion Week.
00:44:44Donc, pendant que
00:44:44près de 130 000 personnes
00:44:46défilées dans les rues de Paris,
00:44:48à côté,
00:44:48pas très loin,
00:44:49il y avait un défilé
00:44:51où, bah, défilé,
00:44:53quelqu'un d'assez problématique.
00:44:55On met les images.
00:45:03Bon, je vais pas tout vous mettre.
00:45:05Juste, voilà.
00:45:09De qui est cet homme ?
00:45:12Normalement, si vous êtes
00:45:13un millenial,
00:45:13vous avez la ref.
00:45:15Petit quiz,
00:45:15qui est cet homme ?
00:45:17Alors, ce monsieur
00:45:18qui fait un petit peu peur
00:45:19s'appelle Marilyn Monson.
00:45:21C'est un chanteur
00:45:22de métal états-unien
00:45:23qui n'est pas que chanteur
00:45:26puisque c'est aussi
00:45:26un artiste controversé
00:45:27pour pas mal d'accusations.
00:45:30Donc, j'ai remis le nez
00:45:31un petit peu là-dedans.
00:45:32Il a quand même eu 12 femmes
00:45:33qui ont parlé contre lui,
00:45:35qui ont témoigné
00:45:36sur les réseaux sociaux,
00:45:37qui ont pris la parole
00:45:38après le témoignage
00:45:39d'une jeune femme en 2021.
00:45:40Il y en a 4 qui ont porté plainte
00:45:42et pas pour des faits minimes,
00:45:45mais quand même pour des choses...
00:45:47Quand j'ai fait le débrief,
00:45:50c'est quand même assez chaud
00:45:52puisqu'on est quand même
00:45:53sur violences conjugales,
00:45:54séquestration,
00:45:55grooming,
00:45:55agressions sexuelles,
00:45:56viols et trafics d'êtres humains
00:45:58par plusieurs femmes.
00:45:59Donc, c'est pas juste...
00:46:01Ouais, on veut détruire des carrières,
00:46:04machin, juste pour une main au cas vu.
00:46:06C'est ça.
00:46:07C'est un rendez-vous
00:46:07qui était sur les mains au cas vu.
00:46:09Apparemment, on parle que de ça.
00:46:10On est quand même sur du gros dossier.
00:46:10Mais dans l'échelle du problématique,
00:46:12on est sur quand même beaucoup...
00:46:14Enfin, sur des crimes, quoi.
00:46:15Voilà.
00:46:16Et ça, il y a aussi
00:46:17une des plaignantes
00:46:18qui est de confession juive,
00:46:19qui l'accuse aussi d'antisémitisme,
00:46:21où elle se faisait insulter
00:46:22très souvent avec des mots
00:46:24que je ne répéterai pas ici,
00:46:25et qui lui demandait
00:46:27de ramener et de lui faire
00:46:28une collection d'objets nazis
00:46:30avec des croix gammées dessus.
00:46:31Donc, c'est aussi le genre de collection
00:46:32que ce monsieur aurait,
00:46:34selon les témoignages des plaignantes.
00:46:37Donc, voilà.
00:46:37Donc, en décembre dernier,
00:46:38les plaintes ont été classées
00:46:39sans suite,
00:46:40notamment pour prescription,
00:46:41puisqu'il y a des délais de prescription
00:46:43qui sont encore plus courts,
00:46:44parfois, aux États-Unis.
00:46:46Et il y en a une
00:46:46qui vient d'être réouverte,
00:46:48là, au mois de janvier.
00:46:49Donc, ce monsieur qui défile
00:46:50est quand même en plein procès.
00:46:51Voilà.
00:46:52Ce n'est même pas juste classé.
00:46:53Il est en plein procès.
00:46:54Et qui a eu la bonne idée
00:46:56de le faire défiler ?
00:46:57Je ne sais pas
00:46:57si c'était le nom de la marque.
00:46:58Non, je n'ai pas du tout
00:46:59le nom de la marque.
00:47:00Alors, c'est « Enfants riches déprimés ».
00:47:02Ah, mais oui, si, oui.
00:47:04Après, qu'est-ce qu'on attendait
00:47:05d'une marque qui s'appelle
00:47:07« Enfants riches déprimés » ?
00:47:08Je ne sais pas ce qu'on attendait
00:47:09« Népo Baby ».
00:47:09C'est plus « Gossy Girl », les gars.
00:47:11C'est fini.
00:47:12On a arrêté de romantiser
00:47:13la old money, en fait.
00:47:15Ça ne marche plus, quoi.
00:47:16Donc, non, il neigait pas à Paris,
00:47:18Louis-Marc, c'était une mise en scène.
00:47:20Et justement, c'est le même défilé,
00:47:21je crois, où il y a des mannequins
00:47:24qui est nus dans la fausse neige.
00:47:26Enfin, qui est enchaînée par le coup.
00:47:29En fait, c'est une marque
00:47:29qui est très dans la controverse.
00:47:33C'est ça, dans la...
00:47:34Et la provoque, les volets...
00:47:35Enfin, que ton argument provoque,
00:47:37que ce soit la violence faite aux femmes.
00:47:39Et franchement, en dehors du fait,
00:47:42si c'est un problème,
00:47:43trouvez autre chose.
00:47:43Soyez plus originaux, les gars, quoi.
00:47:45En fait, oui, c'est ça.
00:47:46C'est qu'en fait, leur DA,
00:47:47c'est vraiment des mannequins
00:47:48qui sont maquillés pour avoir l'air déprimés.
00:47:49Pour le coup, dans la DA de « Enfants déprimés »,
00:47:51des personnes très grunge,
00:47:53donc dans une certaine minceur.
00:47:55Il y a vraiment ce truc-là, très punk.
00:47:56Mais on peut être punk,
00:47:58on peut être grunge,
00:47:59sans forcément inviter des personnes
00:48:01qui sont accusées de séquestration,
00:48:03de trafic d'êtres humains,
00:48:04de viol, de grooming, etc.
00:48:06Donc, ouais, pas le meilleur move
00:48:07pour un 8 mars.
00:48:08Et puis, la marque, apparemment,
00:48:10n'y voit pas de soucis,
00:48:11puisque ça a quand même fait réagir
00:48:12sur les réseaux sociaux.
00:48:13Oui, parce qu'est-ce qu'ils ont répondu
00:48:14au shitstorm qu'il y a eu ?
00:48:16En fait, pas de réponse,
00:48:17à part une photo sur leur Instagram
00:48:19où ils postent, du coup,
00:48:21la photo de Marilyn Manson
00:48:23qui est en train de défiler.
00:48:25Donc, pas de réponse,
00:48:26mais une photo qui en dit long
00:48:28sur leur positionnement
00:48:29et juste, en fait,
00:48:30qu'ils n'en ont rien à foutre
00:48:31d'inviter ce genre de personnes-là.
00:48:32Bien sûr.
00:48:33Et puis, j'imagine que tu as un truc,
00:48:35tant que ça fait parler de nous, en plus.
00:48:37Oui, c'est ça.
00:48:38Puis, je pense que c'est aussi
00:48:39cet effet où, du coup,
00:48:41là, on en entend parler.
00:48:42Moi, je ne connaissais pas
00:48:42du tout ces marques-là.
00:48:43Peut-être que ça va donner envie
00:48:44à certaines personnes
00:48:45parce que les mascûts,
00:48:46on dira trop bien
00:48:47une nouvelle marque
00:48:48qui a le vent en pompe
00:48:49pour nos idées.
00:48:51Mais en tout cas, voilà,
00:48:52c'était mon top 3.
00:48:53Eh bien, écoute,
00:48:54troisième position,
00:48:54je pense que c'est déjà assez costaud.
00:48:56Oui, c'est déjà pas mal.
00:48:57Tu commences très fort.
00:48:58C'est quoi le top 2, du coup ?
00:48:59Le top 2, on va partir sur
00:49:01Nous vivons.
00:49:01Du coup, on est forcément obligés
00:49:03d'en parler.
00:49:04Donc, c'est un collectif
00:49:05qui se réclame de la lutte
00:49:06contre l'antisémitisme,
00:49:08mais qui fait constamment
00:49:09l'amalgame entre les femmes juives
00:49:10et les femmes israéliennes.
00:49:12Donc, finalement,
00:49:12un contre-son-camp, ma foi,
00:49:15assez compliqué
00:49:16qui ne nous aide pas.
00:49:17Bien au contraire,
00:49:18nous vivrons ce revendique sioniste.
00:49:20Donc, clairement,
00:49:21sur leur pancarte,
00:49:22c'est écrit.
00:49:23En tête de cortège,
00:49:24c'est écrit comme ça.
00:49:25Sans y mettre aucune critique
00:49:26face au gouvernement
00:49:27de Benjamin Netanyahou,
00:49:29face aux politiques génocidaires
00:49:30et d'apartheid actuelles.
00:49:32Donc, c'est assez difficilement
00:49:33entendable,
00:49:34surtout en ce moment
00:49:35qu'on voit que la guerre
00:49:36au Moyen-Orient
00:49:36qui a été déclenchée
00:49:37par les frappes israélo-étatsuniennes
00:49:39a fait près de 2 000 morts déjà.
00:49:44C'est compliqué de voir ça
00:49:45en tête de cortège.
00:49:45– Il me semble que, hier,
00:49:47sur le Liban,
00:49:47on était à 570 morts,
00:49:49dont 86 enfants.
00:49:50– Oui, c'est ça.
00:49:50En fait, je regardais France Info,
00:49:52hier, qui a fait un article.
00:49:54Et si on est vraiment
00:49:54sur le total de la guerre au complet,
00:49:57donc en comptabilisant aussi
00:49:59les frappes israéliennes,
00:50:00mais qui sont bien moindres
00:50:01par rapport aux frappes
00:50:01étatsuniennes et israéliennes,
00:50:03que ce soit les victimes au Liban,
00:50:04en Iran et à toute la guerre
00:50:06au Moyen-Orient,
00:50:06on est sur à peu près
00:50:072 000 victimes.
00:50:08Donc c'est quand même
00:50:09assez massif.
00:50:11Et nos vivrons
00:50:14ne parlent juste pas,
00:50:15enfin en tout cas,
00:50:16essayent de dire que nous,
00:50:17juste on ne parle pas,
00:50:18on est juste là
00:50:18pour les femmes juives,
00:50:19on est juste là
00:50:20pour la lutte
00:50:20contre l'antisémitisme.
00:50:22Sauf qu'il y a quand même
00:50:23la Provence qui a,
00:50:24j'ai vu,
00:50:26j'ai dit récolté,
00:50:27mais qui a pu partager
00:50:29les propos
00:50:30d'une des piliers marseillaises
00:50:32du collectif,
00:50:32qui disait,
00:50:33chez nous,
00:50:34il y en a qui sont
00:50:35pour Netanyahou
00:50:36et d'autres qui ne le sont pas.
00:50:37Donc en fait,
00:50:38on a l'impression
00:50:38que pour elles,
00:50:39ce n'est pas un sujet,
00:50:40ou en tout cas,
00:50:40elles peuvent s'octroyer le droit
00:50:42que ce ne serait pas un sujet
00:50:43de faire une critique
00:50:44du gouvernement israélien.
00:50:44Et que Netanyahou
00:50:45ne serait pas l'ennemi des femmes,
00:50:46au final,
00:50:47tout en menant des politiques
00:50:48d'extrême droite.
00:50:50Exactement.
00:50:51Mais c'est quand même
00:50:52leur mot d'ordre,
00:50:54c'est de dire,
00:50:54on se réclame
00:50:55d'aucun extrême droite,
00:50:57sauf que ce qui a fait
00:50:57un petit peu tiquer,
00:50:58c'est qu'en tête
00:51:00de son cortège,
00:51:01au-delà d'avoir
00:51:01le mot sioniste,
00:51:03il y avait aussi
00:51:04une personne
00:51:06qui n'est pas de gauche,
00:51:08on va dire ça comme ça.
00:51:09Je vous mets la photo.
00:51:11Alors, attends.
00:51:12Et il me semble
00:51:12qu'on ne parle pas seulement
00:51:13de Jérôme Gage.
00:51:15Il y avait plusieurs personnes,
00:51:17mais il y avait aussi
00:51:17ce monsieur.
00:51:18Ce monsieur que vous voyez
00:51:20à l'écran.
00:51:21Donc, ce monsieur,
00:51:22c'est David Reynard
00:51:23qui est tout bonnement
00:51:24l'éditeur de Albert Camus
00:51:26qui a écrit...
00:51:27Non, pas Albert.
00:51:28Albert Camus.
00:51:29Renaud Camus.
00:51:30Je ne voulais pas
00:51:30vraiment sur ça.
00:51:31Excusez-moi.
00:51:32Qui est l'éditeur
00:51:32de Renaud Camus
00:51:33qui est l'éditeur
00:51:34du Grand Remplacement,
00:51:36donc le théoricien
00:51:36du Grand Remplacement.
00:51:37Cette théorie
00:51:38que vous entendez partout
00:51:38sur les plateaux,
00:51:40c'est lui qui l'a édité.
00:51:41Donc, finalement,
00:51:42ça a fait forcément
00:51:43encore plus tâche
00:51:44de voir ça
00:51:46et ça ne rentre pas
00:51:46dans leur truc
00:51:48de dire on n'est pas
00:51:48d'extrême droite.
00:51:49qui est un antisémite
00:51:50en plus,
00:51:51enfin,
00:51:52qui est d'un antisémitisme crasse,
00:51:54qui reçoit des arguments
00:51:56antisémites
00:51:57de la Troisième République,
00:51:58à l'ancienne,
00:51:59je veux dire.
00:52:00Forcément, oui,
00:52:01il faut se récupérer,
00:52:03s'accaparer
00:52:04les mécaniques racistes
00:52:06de l'époque
00:52:06pour pouvoir les mettre
00:52:07sur d'autres communautés
00:52:08aujourd'hui.
00:52:09Ce n'est que du recyclage,
00:52:10le racisme.
00:52:11Ils n'ont rien inventé
00:52:12de nouveau,
00:52:13malheureusement.
00:52:13Donc, il était en tête
00:52:14de cortège.
00:52:15Nous vivrons a réagi
00:52:16en disant,
00:52:17on a vu que ce monsieur
00:52:18s'était perdu
00:52:19dans notre cortège.
00:52:20Quand nous l'avons vu,
00:52:21nous lui avons demandé
00:52:22de se diriger
00:52:24vers d'autres lieux.
00:52:25Donc, c'est la réponse
00:52:26qu'il a pu donner
00:52:27Nous vivrons.
00:52:28Sauf que...
00:52:29On dirait Alice Cordier
00:52:30qui dit quand elle fait du rap.
00:52:32C'est vraiment...
00:52:32C'est une bonne déa.
00:52:33Sauf que ce qu'on a pu voir
00:52:34grâce à l'enquête
00:52:36de certains tweetos,
00:52:37c'est que David Reynark
00:52:38a aussi édité un livre
00:52:40dont une des piliers
00:52:41du collectif a collaboré,
00:52:43un livre collaboratif.
00:52:45Donc, en fait,
00:52:45il y a des liens
00:52:46entre David Reynark
00:52:47et les fondatrices,
00:52:49ou en tout cas,
00:52:49les membres,
00:52:50piliers du collectif
00:52:51Nous vivrons.
00:52:52Donc, bref,
00:52:53ça commence à se voir.
00:52:54À Marseille aussi,
00:52:55dans ta ville,
00:52:56c'était pas non plus
00:52:57tout beau, tout rose
00:52:58puisqu'ils avaient aussi
00:53:00leur brebis galeuse
00:53:01si on pas baisait ça comme ça.
00:53:02Parce que bon,
00:53:02est-ce que c'est le troupeau
00:53:03ou une brebis galeuse ?
00:53:04Finalement,
00:53:05on commence à hésiter.
00:53:07Il y avait...
00:53:07C'est-à-dire que c'est bien pratique
00:53:08de dire brebis galeuse
00:53:09pour pas qu'on avate le troupeau.
00:53:11Oui, c'est ça.
00:53:13Mais il y avait cette dame-là.
00:53:15On fait aussi un petit quiz.
00:53:17Est-ce que vous la reconnaissez ?
00:53:18Attention, attention, attention.
00:53:19Je vous mets...
00:53:20Moi, j'ai toujours combattu
00:53:22le Rassemblement National.
00:53:23Je continuerai à toujours
00:53:24le combattre.
00:53:25Vous partagez les valeurs ?
00:53:27Non.
00:53:27Mes valeurs,
00:53:28c'est le mérite,
00:53:30le travail,
00:53:31la famille,
00:53:33la patrie.
00:53:34Et effectivement aussi...
00:53:35Je crois que vous avez dit
00:53:36travail, famille, patrie ?
00:53:37Oui.
00:53:38Oui, c'est le slogan
00:53:39du monsieur Pétain, ça.
00:53:40Oui, d'accord.
00:53:41Mais moi, c'est mon slogan
00:53:42et se sont mis la l'air.
00:53:43Ah, d'accord, OK.
00:53:43OK ?
00:53:44Oui, voilà.
00:53:45Mais moi, c'est sûr,
00:53:46mon slogan et se sont mis la l'air.
00:53:47C'est généreux, franchement.
00:53:49Donc, il y avait aussi Martine Bassal
00:53:51qui était présente
00:53:52à leur cortège marseillais.
00:53:55Donc, finalement,
00:53:55voilà,
00:53:56l'argumentation de
00:53:57« nous ne nous revendiquons
00:53:59d'aucune extrême droite ».
00:54:00Non, mais attends,
00:54:02quand tu as quelqu'un
00:54:02qui a cité Pétain
00:54:03et que tu te dis
00:54:04« collectif contre l'antisémitisme »,
00:54:08la gîme a cité contre
00:54:09les contre-sonquants.
00:54:11Les contre-sonquants,
00:54:12ça commence à être…
00:54:13Il faut faire gaffe aux claquages,
00:54:14là,
00:54:14les deux vignes pour le jour.
00:54:16Mais au-delà de ça,
00:54:17c'est compliqué chez nos virons
00:54:18puisque, du coup,
00:54:19elles étaient là le 8 mars.
00:54:20Donc, merci quand même
00:54:21à tous les antifas
00:54:22et les personnes
00:54:23qui les ont empêchées
00:54:24de rentrer dans le cortège
00:54:25et de ne pas s'infiltrer
00:54:26avec ce genre de propos.
00:54:28N'oublions pas, quand même,
00:54:29qu'il y a d'autres collectifs
00:54:30de femmes juives
00:54:31qui sont dans les marches.
00:54:33Moi, je pense notamment
00:54:33à Kessem
00:54:34qui sont des juifs décoloniales.
00:54:36Bien entendu,
00:54:37il y a quand même
00:54:37un sujet à avoir
00:54:38sur les angles morts
00:54:39de la lutte antisémite,
00:54:41sur les angles morts
00:54:42qu'on peut avoir
00:54:42face aux femmes juives
00:54:43dans les luttes féministes
00:54:45au pluriel.
00:54:46Dans l'intersectionnalité.
00:54:47Dans l'intersectionnalité.
00:54:48Ça, c'est un vrai sujet.
00:54:49Mais on ne peut pas
00:54:50le laisser être instrumentalisé
00:54:51par des collectifs
00:54:52comme nous vivrons
00:54:53qui essayent
00:54:54de se dédouaner
00:54:55de toutes choses.
00:54:56En fait, on peut être
00:54:57pro-netagne ou on peut
00:54:58ne pas l'être.
00:54:59Mais nous, juste,
00:55:00on défend les femmes juives
00:55:00sous couvert qu'en plus
00:55:02toutes les femmes israéliennes
00:55:03seraient des femmes juives.
00:55:03Enfin bref, c'est un gloubi-boulga
00:55:05sans nom, très compliqué.
00:55:07Donc n'hésitez pas
00:55:08à suivre d'autres collectifs
00:55:10juifs, juives.
00:55:12Si la moto peut mettre
00:55:13peut-être l'instat de Kessem.
00:55:14Oui, peut-être l'instat de Kessem.
00:55:15C'est quand même intéressant.
00:55:17Si vous le trouvez,
00:55:17la modération,
00:55:17ça serait trop cool.
00:55:18Et puis elles étaient là à Paris,
00:55:19elles étaient là à Marseille
00:55:20et il y a eu des tensions
00:55:21avec nous vivrons
00:55:21puisqu'elles essayaient quand même
00:55:23de faire en sorte
00:55:23que leur propre combat
00:55:24ne soit pas instrumentalisé.
00:55:28Mais du coup, voilà,
00:55:29c'était quand même
00:55:30une deuxième position
00:55:32assez présente.
00:55:34au 8 mars.
00:55:35La première.
00:55:36La première.
00:55:37À votre avis, la première.
00:55:39Comme d'habitude,
00:55:40Némésis.
00:55:41Voilà.
00:55:42On ne les présente plus,
00:55:44malheureusement.
00:55:45Contrairement aux années passées,
00:55:46Némésis, cette fois-ci,
00:55:47n'a pas défilé
00:55:48avec les organisations féministes.
00:55:52Donc ça, c'était une très bonne nouvelle.
00:55:53C'était une première victoire.
00:55:54C'était une victoire.
00:55:57de le lire quelques semaines avant.
00:55:59Les associations,
00:56:00les activistes,
00:56:01on a appelé vraiment
00:56:02à ce qu'elles ne rentrent pas
00:56:04dans la marche
00:56:04comme les années passées
00:56:05où elles s'incrustaient quand même.
00:56:06Mais il y a même en ce moment
00:56:07une pétition sur change.org
00:56:09pour la dissolution de Némésis
00:56:10que vous pouvez aller signer.
00:56:11Je crois qu'hier,
00:56:12on était à 170 000 signatures.
00:56:13C'est encore pas assez.
00:56:15Même si c'est déjà ça,
00:56:16je pense que c'est
00:56:16certaines pressions
00:56:17qui ont fait qu'elles ne sont pas venues.
00:56:19Mais elles ont eu
00:56:20leur propre rassemblement
00:56:22dans le 16e arrondissement.
00:56:23Parce que quoi d'autre
00:56:24que le 16e pour faire
00:56:27leur petit rassemblement
00:56:28où elles étaient aussi
00:56:30bien entourées.
00:56:31Donc elles n'avaient pas forcément
00:56:32l'éditeur de Renaud Camus
00:56:34ou Martine Vassal.
00:56:36Mais elles avaient d'autres personnes
00:56:37qui étaient là
00:56:38en essayant de faire
00:56:39leur petit communication.
00:56:40Parce que là,
00:56:40après le féminisme washing,
00:56:42on peut vous présenter
00:56:43le fémo nationalisme washing.
00:56:46Parce qu'il y avait
00:56:47plusieurs personnes.
00:56:48Et d'ailleurs, Luma,
00:56:49vous vous êtes fait huer.
00:56:50Mais oui, on s'est fait huer.
00:56:51Vous vous êtes fait huer.
00:56:52Mais c'est un badge d'honneur
00:56:54de se faire huer
00:56:54par ces gens-là, franchement.
00:56:56J'ai le lien juste ici.
00:56:58Il me semble que notre directeur
00:57:00a répondu sur Twitter
00:57:01si vous voulez en parler.
00:57:04Enfin, regardez ce qu'il a à dire.
00:57:06Attends.
00:57:09T'as eu le leçon.
00:57:10Némésie, c'est la cible centrale
00:57:12des attaques de LFI
00:57:12qui va même jusqu'à demander
00:57:14sa dissolution.
00:57:15Et qui fait le sale boulot ?
00:57:17Le journal L'Humanité.
00:57:19L'Humanité, celui-là même
00:57:21qu'il y a un an de cela.
00:57:24L'Humanité qui, il y a un an de cela,
00:57:27avait lancé la pétition de soutien
00:57:29à la jeune garde.
00:57:30Oui, voilà.
00:57:31Donc, l'Humanité, finalement,
00:57:33vous n'êtes pas...
00:57:33Vu le nombre qu'ils étaient,
00:57:34vous n'êtes pas les bienvenus.
00:57:35Vous n'êtes pas les bienvenus.
00:57:36Oui, parce que tu parles du nom,
00:57:37mais c'est vrai que c'est intéressant.
00:57:38Parce qu'il y a un article de Luma
00:57:40qui a été sorti,
00:57:40que vous pouvez aller lire sur ça.
00:57:42Il y avait près de 200 personnes
00:57:44qui étaient à ce rassemblement-là,
00:57:45quasi toutes vêtues de blancs
00:57:47avec des casquettes roses.
00:57:49Et les casquettes roses,
00:57:49c'est le premier contre son camp.
00:57:50Franchement, en fait,
00:57:51j'aurais pu faire un top 3
00:57:52que de Némésie,
00:57:53parce qu'il y a plusieurs choses
00:57:54à dire sur ce rassemblement-là.
00:57:55Le premier truc qui tique, quand même,
00:57:57c'est juste...
00:57:58Mais on ne va même pas encore
00:57:58rentrer dans le fond.
00:57:59Juste sur la forme, s'il vous plaît.
00:58:02C'est cette casquette-là,
00:58:03la casquette rose,
00:58:04où il y a écrit
00:58:04« Make feminism great again ».
00:58:06Donc, en hommage...
00:58:07On a la photo juste ici,
00:58:08si tu veux l'afficher à l'écran.
00:58:10Ah oui, pardon.
00:58:11Donc, ce n'est pas du tout
00:58:12une invitation pour aller l'acheter,
00:58:13mais c'est juste pour vous montrer
00:58:14quand même le merch de Némésie,
00:58:16qui se revendique encore
00:58:18en féministe,
00:58:19en faisant hommage, du coup,
00:58:21au slogan de Donald Trump,
00:58:22« Make America great again »,
00:58:25avec « Make feminism great again »,
00:58:27alors que Donald Trump
00:58:28est un homme condamné
00:58:29pour violences sexuelles
00:58:30et un homme cité
00:58:32dans les dossiers Epstein.
00:58:33Donc, le féminisme,
00:58:34encore une fois,
00:58:35on y repassera.
00:58:35Mais est-ce qu'on doit encore
00:58:37justifier le fait
00:58:38que Némésie n'est pas féministe ?
00:58:40Je ne sais pas.
00:58:41Mais ça, c'est quand même déjà...
00:58:42Rien que sur la forme,
00:58:45ça fait un petit peu soupir.
00:58:46Oui, non, mais c'est affreux.
00:58:47En plus, blanc sur rose,
00:58:48on ne voit rien.
00:58:49C'est vrai qu'on voit rien.
00:58:50Rien que pour la D.A.
00:58:51La D.A. est terrible, quoi.
00:58:52Mais alors,
00:58:53je me permets juste
00:58:54de répondre dans le chat
00:58:55à Matt McBug
00:58:56qui nous demande
00:58:57si on va parler
00:58:57de la pression
00:58:58que Darmanin met
00:58:58sur les juges
00:58:59des cours criminels
00:59:00pour qu'ils traitent
00:59:00les viols en une journée.
00:59:02Donc, sans témoins
00:59:03et ni experts,
00:59:04vraiment pressurisés
00:59:06au possible tout ça.
00:59:08Alors, on ne va pas
00:59:08en parler aujourd'hui,
00:59:09ce n'est pas forcément
00:59:10le sujet,
00:59:10mais par contre,
00:59:11je t'invite à aller
00:59:12sur le site de l'UMA
00:59:13où je crois que c'est nous
00:59:15qui avons sorti l'info.
00:59:16Enfin, c'est notre cellule
00:59:16d'investigation.
00:59:17Donc, tu pourras trouver
00:59:19toutes les infos là-bas,
00:59:20Matt McBug.
00:59:21Non, non, je t'en prie.
00:59:22Non, non, mais c'est très important
00:59:23de parler de ça,
00:59:23surtout qu'on sait
00:59:24que ça pourrait très bien
00:59:25servir à un certain Darmanin
00:59:27d'avoir ce genre
00:59:28de procédure judiciaire
00:59:29bâclée, encore plus bâclée
00:59:30et qui ne ferait qu'augmenter
00:59:32les classements sans suite
00:59:33et les non-lieux
00:59:34qui sont déjà
00:59:35une écrasante majorité.
00:59:37Donc, oui,
00:59:37ce serait une très,
00:59:39très grosse perte,
00:59:40une très grosse régression
00:59:41pour les luttes
00:59:42pour les droits des femmes.
00:59:43Donc, merci d'en parler
00:59:44et c'est vrai qu'on devrait
00:59:45en faire un sujet.
00:59:46Peut-être à terme.
00:59:47L'équipe qui est là
00:59:47est déjà sur le terrain
00:59:49pour en parler.
00:59:50Mais je crois qu'on a fait
00:59:50une vidéo aussi sur YouTube.
00:59:52Enfin, on en a parlé,
00:59:53en tout cas,
00:59:53si ça vous intéresse.
00:59:54Mais du coup,
00:59:55revenons à ces personnes-là
00:59:56qui sûrement seraient contentes
00:59:57que cette loi passe
00:59:59et que seraient alliées
01:00:00de Darmanin
01:00:00puisqu'elles n'ont strictement
01:00:02rien à foutre des femmes.
01:00:03Les violences vides aux femmes,
01:00:04elles n'ont rien à faire.
01:00:05Tellement rien à foutre
01:00:06que là, en fait,
01:00:07d'habitude,
01:00:07leur positionnement,
01:00:08c'est de soutenir
01:00:09que les femmes blanches
01:00:10qui sont agressées
01:00:11par des hommes étrangers.
01:00:14Là, cette fois-ci,
01:00:14ça a un petit peu changé.
01:00:15c'est qu'elles ont rendu hommage
01:00:17à un homme.
01:00:17Elles ont rendu hommage
01:00:18au néo-nazi Quentin de Ranque.
01:00:26Voilà.
01:00:26C'était la minute de silence
01:00:28en l'honneur de Quentin de Ranque
01:00:30qui s'est tenue, du coup,
01:00:31pendant une minute.
01:00:32Et il y avait ces portraits
01:00:33que vous pouvez voir ici,
01:00:34au fond,
01:00:34partout dans leur rassemblement.
01:00:38Donc, c'est un petit peu...
01:00:41C'est-à-dire que pour un 8 mars,
01:00:43pour une Journée internationale
01:00:44des droits des femmes,
01:00:45est-ce que c'est étonnant
01:00:46de la part de Némésie ?
01:00:47Ce n'est pas du tout étonnant.
01:00:48Mais c'est qu'en fait,
01:00:49voilà, ça commence vraiment...
01:00:50C'est-à-dire que...
01:00:51Si vous étiez encore sceptiques
01:00:52sur l'idée qu'ils n'en ont rien
01:00:53à foutre des femmes...
01:00:54Elles nous ont quand même habituées,
01:00:55en termes de communication,
01:00:57à être un peu plus malides.
01:00:58De rien.
01:00:59Donc, après,
01:01:00on ne peut que se réjouir
01:01:01de les voir être
01:01:02de plus en plus incohérentes
01:01:03avec ce qu'elles disent défendre.
01:01:04Voilà, exactement.
01:01:06Donc, sur l'esplanade,
01:01:08ceux qui ont pu monter
01:01:09pour parler,
01:01:10il y a plusieurs personnes.
01:01:11Il y a notamment
01:01:15Maréchal Le Pen.
01:01:15Il y a aussi eu Thierry Mariani.
01:01:17Donc, on parlait
01:01:18des municipales tout à l'heure.
01:01:19Thierry Mariani,
01:01:20qui est un député européen
01:01:22et candidat et reine
01:01:23à la mairie de Paris,
01:01:24a aussi fait preuve
01:01:26de sa présence,
01:01:27l'honneur de sa présence
01:01:28pour Némésie.
01:01:29Il a tweeté aussi,
01:01:30tout fièrement,
01:01:31qu'il était là,
01:01:32qu'il les soutenait.
01:01:33Il était content, voilà,
01:01:34aux côtés de Marion Maréchal Le Pen.
01:01:36Ils étaient là tous ensemble,
01:01:38très, très, très contents.
01:01:39Et du coup,
01:01:40je me suis demandé,
01:01:40mais est-ce que Thierry Mariani,
01:01:44il en a déjà, lui,
01:01:45peut-être eu déjà
01:01:46quelque chose à foutre
01:01:47des femmes ?
01:01:47Puisqu'on a le féminisme
01:01:49waché dont on a l'habitude,
01:01:50mais peut-être que même
01:01:50Némésie peut se faire waché.
01:01:53Finalement,
01:01:53c'est un plateau
01:01:55tendu au fer
01:01:56aux gens du Vérène,
01:01:57aux gens de l'extrême droite
01:01:58pour s'y regarder
01:01:59et récupérer le féminisme.
01:02:01Et puis maintenant,
01:02:01les gens qui récupèrent
01:02:02le féminisme
01:02:03peuvent eux-mêmes
01:02:03se faire récupérer
01:02:04et faire partie
01:02:05de la stratégie de communication
01:02:06des gens qui sont candidats
01:02:07à la mairie de Paris.
01:02:08Mais je pense que c'était
01:02:09aussi leur but,
01:02:10c'est-à-dire d'intégrer,
01:02:11évidemment.
01:02:12C'est un marche-pied
01:02:13pour les extrêmes droits.
01:02:14Donc forcément,
01:02:14tous ceux qui n'ont jamais
01:02:15été d'élus de féministes
01:02:17peuvent aujourd'hui
01:02:17se revendiquer féministes
01:02:18grâce à Némésie,
01:02:19ce qui est une porte d'entrée
01:02:21au féminisme waché
01:02:22et au fémon nationalisme.
01:02:23C'est aujourd'hui
01:02:23ce qui se passe
01:02:24avec Marion Maréchal-Le Pen,
01:02:25mais d'habitude,
01:02:25elles sont plutôt entourées
01:02:26de femmes.
01:02:26Là, aujourd'hui,
01:02:27il y avait aussi un homme,
01:02:28puisque forcément,
01:02:29c'est un homme
01:02:29qui est candidat
01:02:30à la mairie de Paris,
01:02:31Thierry Mariani.
01:02:32Et je ne le connaissais pas trop.
01:02:33La dernière fois,
01:02:33on a plus parlé
01:02:34de Sarah Knafo,
01:02:36de son programme, etc.
01:02:37Mais c'est quoi, du coup,
01:02:38le programme de Thierry Mariani
01:02:39qui est quand même
01:02:40candidat à la mairie de Paris ?
01:02:41Donc, ce n'est pas rien.
01:02:42Si demain,
01:02:42la mairie de Paris
01:02:43tombe aux mains
01:02:44de Reconquête
01:02:44ou du RN,
01:02:45ce serait quand même
01:02:45une défaite
01:02:46qui serait très, très inquiétante.
01:02:49Donc, Thierry Mariani,
01:02:51aujourd'hui,
01:02:51à l'époque,
01:02:52il était député
01:02:53à l'Assemblée nationale.
01:02:54Il n'en avait déjà
01:02:54rien à foutre à l'époque
01:02:55parce que du coup,
01:02:55j'ai fait ma petite enquête.
01:02:56Je me suis dit,
01:02:56mais attends,
01:02:57mais est-ce que ce mec-là,
01:02:57il était, je ne sais pas,
01:02:58à un moment donné,
01:02:59avant, il était
01:03:00plus de droite,
01:03:02il était peut-être
01:03:02un petit peu
01:03:03essayé de faire genre...
01:03:04Oui, parce qu'avant,
01:03:05il était LR.
01:03:06Avant, il était LR.
01:03:07Avant, il était LR
01:03:07avant de devenir RN.
01:03:09Et puis, finalement,
01:03:09non, depuis 2014,
01:03:11il n'en a strictement
01:03:11rien à foutre
01:03:12du droit des femmes
01:03:13puisque à l'occasion
01:03:14du vote de la loi
01:03:15du 4 août 2014
01:03:17pour l'égalité réelle
01:03:18entre les femmes
01:03:19et les hommes,
01:03:19c'est une loi
01:03:20qui regroupe
01:03:21pas mal
01:03:22de solutions,
01:03:26d'amendements
01:03:27qui viseraient
01:03:28à rendre plus réelle,
01:03:30comme le nom de la loi
01:03:31l'indique,
01:03:31l'égalité entre les femmes.
01:03:33En fait, il s'est juste
01:03:34abtenu.
01:03:34Il n'a juste pas voté.
01:03:36Donc, comme dans la quasi-totalité
01:03:38des lois
01:03:38qui concernaient les femmes,
01:03:40quand il y a eu aussi
01:03:41une loi qui visait
01:03:42à protéger les TDS,
01:03:43là, il a voté
01:03:44carrément contre.
01:03:45Donc, il n'en avait
01:03:45strictement rien à foutre.
01:03:47Et puis, pareil,
01:03:47depuis 2019,
01:03:48Mariani,
01:03:49il n'est plus
01:03:49à l'Assemblée nationale,
01:03:50mais il est au Parlement
01:03:50européen.
01:03:51Et visiblement,
01:03:52lui et son groupe,
01:03:53ils n'en ont toujours
01:03:53à rien à foutre
01:03:54du droit des femmes
01:03:55puisqu'on s'abstient toujours
01:03:56au RN.
01:03:57C'est quand même bien
01:03:57de le rappeler
01:03:58parce qu'on parle beaucoup
01:03:58de l'Assemblée nationale,
01:03:59mais il y a aussi
01:03:59le Parlement européen
01:04:01où il se passe
01:04:01beaucoup de choses.
01:04:02Un petit résumé
01:04:03de bon pote
01:04:04qui a pu faire
01:04:04une enquête là-dessus.
01:04:05En mars 2023,
01:04:06le RN s'est abstenu
01:04:07sur la directive européenne
01:04:08sur la transparence
01:04:09et l'égalité des rémunérations
01:04:11visant à appliquer
01:04:12l'égalité salariale.
01:04:13En juin 2023,
01:04:14les députés européens
01:04:15du RN se sont abstenus
01:04:16sur la résolution
01:04:17sur MeToo
01:04:18et le harcèlement
01:04:18visant à lutter
01:04:19contre les violences sexistes
01:04:20au sein des institutions
01:04:21de l'Union européenne.
01:04:22Il ne faudrait pas
01:04:23essayer d'amoindrir
01:04:25ce genre de choses-là
01:04:26dans leurs propres institutions.
01:04:28Visiblement,
01:04:28non, Darmanin
01:04:29veut encore plus
01:04:29faire accélérer
01:04:30le fait qu'on peut
01:04:31agir en toute impunité
01:04:32et être jugé
01:04:33de façon accélérée.
01:04:34C'est vraiment
01:04:35un doigt d'honneur
01:04:36tellement gros
01:04:37que je trouve aux victimes.
01:04:39Le même mois,
01:04:39toujours en juin 2023,
01:04:41ils se sont encore abstenus.
01:04:42Mais comme je dis,
01:04:43c'est juste
01:04:44rien à foutre.
01:04:45Ce n'est même pas
01:04:46leur programme.
01:04:46On ne veut même pas
01:04:46regarder ce qu'il se passe
01:04:47pour les droits des femmes.
01:04:49Ils se sont abstenus
01:04:50lors du vote
01:04:51sur la Convention
01:04:51du Conseil de l'Europe
01:04:53sur la prévention
01:04:53et les luttes
01:04:54contre les violences
01:04:54à l'égard des femmes
01:04:55et la violence domestique
01:04:56qui, là,
01:04:57alloue des fonds européens
01:04:58pour combattre ces violences.
01:04:59Donc, même quand c'est
01:04:59pour donner de l'argent,
01:05:01même si ce n'est pas vous
01:05:01qui votez directement,
01:05:03mais juste pour donner
01:05:04de l'argent aux gens
01:05:05qui font le coup de vous,
01:05:06là aussi,
01:05:07ils n'en ont rien à foutre.
01:05:08En avril 2024,
01:05:09encore une fois,
01:05:10ils se sont abstenus
01:05:11sur l'inclusion
01:05:11du droit à l'avortement
01:05:12dans la charte
01:05:13des droits fondamentaux
01:05:17Encore une fois,
01:05:18abstention sur la résolution
01:05:20« Ma voix, mon choix »
01:05:21donc « My voice, my choice »
01:05:24pour un avortement sûr
01:05:26et accessible
01:05:26dans l'Union européenne.
01:05:29Quoi dire de plus ?
01:05:30J'ai essayé de regarder
01:05:31son programme un petit peu.
01:05:33Je l'ai lu.
01:05:34C'est encore une fois
01:05:35que du renforcement policier
01:05:36pour lutter contre les VSS.
01:05:38Aucune formation en vue.
01:05:40Aucun dispositif réel.
01:05:42Je crois qu'il parle
01:05:43d'ouvrir une maison
01:05:44pour les femmes victimes
01:05:45de violences conjugales.
01:05:46Il en existe déjà.
01:05:47Ce n'est pas le fait
01:05:48d'en ouvrir encore plus
01:05:49mais le fait de donner
01:05:49des moyens surtout
01:05:50à ces infrastructures-là
01:05:52qui existent
01:05:52mais qui ont du mal
01:05:53à survivre
01:05:53et qui ont de plus en plus
01:05:54de restrictions budgétaires
01:05:55et de coupes budgétaires
01:05:56actuellement.
01:05:57C'est encore une fois
01:06:00vraiment un bras d'honneur.
01:06:01Ce n'est même plus
01:06:01un bras d'honneur.
01:06:01C'est un bras d'honneur
01:06:02aux femmes
01:06:03avec Némésis
01:06:04qui leur déroule
01:06:06le tapis rouge.
01:06:07Évidemment.
01:06:07Et moi,
01:06:08ce qui m'a toujours espantée
01:06:09pour utiliser
01:06:11les termes de chez moi
01:06:12de Narbonne,
01:06:13c'est que ces mecs
01:06:14qui se revendiquent,
01:06:15qui disent lutter
01:06:17contre les violences
01:06:18faites aux femmes
01:06:18quand elles seraient faites
01:06:19par des OQTF,
01:06:20tout ça,
01:06:21sur les droits des femmes
01:06:22les plus basiques,
01:06:23c'est-à-dire des trucs
01:06:23juste disposés
01:06:25de ces droits reproductifs,
01:06:26ils sont contre en fait.
01:06:28C'est des anti-vigées primaires.
01:06:31Encore une fois,
01:06:32gymnastique mental
01:06:32pour nous faire croire
01:06:33que ces gens-là
01:06:34seraient du côté des femmes.
01:06:36Non mais de toute façon,
01:06:37on le répète ici
01:06:38tout le temps à chaque fois.
01:06:38C'est juste une façon
01:06:40d'avancer des pions.
01:06:41On le disait très bien
01:06:41l'un d'un fois
01:06:41avec Léane Alestra
01:06:42et son livre
01:06:43Les Vigilantes,
01:06:44d'avancer des pions
01:06:44pour faire remonter
01:06:45les idées fascistes,
01:06:46les idées du RN
01:06:47et ne faire gagner
01:06:48que les femmes
01:06:49qui pourraient ressortir
01:06:51un petit peu vaincurisses,
01:06:54vainqueurs
01:06:55d'une politique
01:06:57d'extrême droite.
01:06:58Donc les femmes blanches,
01:06:59cis, hétéros, privilégiées
01:07:01qui je pense
01:07:02vont se prendre aussi
01:07:03à un moment donné
01:07:03dans la gueule
01:07:04un retour de bâton
01:07:05assez conséquent.
01:07:06Mais ce serait forcément
01:07:09juste un petit karma.
01:07:12Tout à fait.
01:07:13Je n'ai rien d'autre
01:07:14à ajouter.
01:07:15Je te propose
01:07:16qu'avant que je parte
01:07:17prendre mon train,
01:07:19on passe au sujet 2.
01:07:21Si tu avais fini,
01:07:22je ne voulais pas
01:07:23tu me passer la balle.
01:07:25C'était la bonne transition
01:07:27c'est que justement
01:07:27je finissais sur le droit
01:07:29à l'avortement
01:07:29pas pour rien
01:07:30parce que c'est ton sujet.
01:07:32Marianne s'est abstenue
01:07:33sur ma voix, mon choix.
01:07:35Et toi je crois
01:07:35que tu veux nous en parler.
01:07:36Bah ouais, moi je voulais
01:07:36vous parler aujourd'hui
01:07:38de...
01:07:39Alors je vais refaire
01:07:39ma petite intro YouTube après
01:07:40mais je ne sais pas
01:07:41si vous avez vu passer
01:07:42en fait une polémique
01:07:43qui est sortie
01:07:44suite à un commentaire
01:07:45de la pop star
01:07:46Zara Larsson
01:07:47qu'elle a fait
01:07:48sur une fan
01:07:48qui faisait une blague
01:07:50sur TikTok.
01:07:52Bref,
01:07:52petite intro YouTube.
01:07:55La Gen Z
01:07:55fait des blagues
01:07:56sur l'avortement
01:07:57et on va vous expliquer
01:07:59pourquoi en fait
01:08:00c'est plutôt
01:08:00une très bonne chose.
01:08:02Du coup je voulais
01:08:03vous parler tous ensemble
01:08:04de la polémique
01:08:05qui a éclaté
01:08:05suite à un commentaire
01:08:07de Zara Larsson
01:08:07sur TikTok.
01:08:08Si vous ne connaissez pas
01:08:09Zara Larsson
01:08:10c'est une pop star suédoise
01:08:11qui est assez vocale
01:08:13sur...
01:08:13Enfin qui n'hésite pas
01:08:14en fait à prendre position
01:08:15sur des sujets
01:08:16qui lui tiennent à cœur
01:08:17au premier rang
01:08:18desquels la Palestine
01:08:19et le féminisme.
01:08:21Et le 2 mars dernier
01:08:22il y a une fan
01:08:24qui a posté
01:08:26ce...
01:08:27Alors je retrouve
01:08:28mes onglets
01:08:29qui a posté
01:08:31ça
01:08:31ce TikTok.
01:08:34Ouais.
01:08:35qui a posté
01:08:35ce TikTok.
01:08:36I didn't know
01:08:37I was pregnant here
01:08:38but at least
01:08:38my baby got to hear
01:08:40Midnight Sun
01:08:40before I aborted it.
01:08:42Genre je ne savais pas
01:08:43que j'étais enceinte
01:08:43à ce moment-là
01:08:44mais au moins
01:08:45mon bébé a pu entendre
01:08:46Midnight Sun
01:08:47qui est un titre
01:08:47de Zara Larsson
01:08:48avant que je l'avorte.
01:08:50Que je l'avorte.
01:08:51Et ce à quoi
01:08:52Zara Larsson a répondu
01:08:53I killed the performance
01:08:55then you killed it
01:08:56after the performance.
01:08:57c'est un truc
01:08:58vraiment genre
01:08:59assez anodin
01:09:00très nonchalant
01:09:01qui peut
01:09:02je peux comprendre
01:09:03en vrai
01:09:03que ça puisse choquer
01:09:04mais
01:09:05bon
01:09:06on est en train
01:09:06de...
01:09:07enfin vraiment
01:09:07c'est des trucs
01:09:07qui sont
01:09:08de plus en plus
01:09:10où les gens
01:09:11l'utilisent de plus en plus
01:09:11pour rigoler dans la Gen Z
01:09:12et pour dédramatiser
01:09:13le sujet.
01:09:14et à la suite de ça
01:09:16elle s'est pris
01:09:17un backlash
01:09:18mais vraiment terrible
01:09:20où personne pensait
01:09:22qu'une petite vanne
01:09:23comme ça
01:09:23allait vraiment
01:09:25déclencher
01:09:25ce qu'il allait suivre
01:09:26parce qu'elle a pas eu
01:09:27que des pro-life en fait
01:09:28elle a eu
01:09:28enfin des autoproclamés pro-life
01:09:30elle a eu aussi
01:09:31des gens qui lui disaient
01:09:32mais non
01:09:33c'est trop grave
01:09:34tu peux pas rire de ça
01:09:35tout ça
01:09:35et elle a eu une réponse
01:09:36que j'ai trouvée
01:09:37vachement intelligente
01:09:39je vais mettre tout de suite
01:09:41donc ça
01:09:42qui a été mise
01:09:43en valeur
01:09:44par le média Période
01:09:45donc voilà
01:09:45pourquoi pensez-vous
01:09:46que l'avortement
01:09:47est acceptable
01:09:47seulement lorsque c'est
01:09:48une décision très difficile
01:09:49quand c'est douloureux
01:09:51sur le plan émotionnel
01:09:52ou physique
01:09:52pourquoi est-ce que
01:09:53c'est moralement acceptable
01:09:54lorsque les femmes
01:09:55doivent souffrir
01:09:56donc moi c'est une réponse
01:09:57que j'ai beaucoup aimée
01:09:59je sais pas toi
01:09:59ce que t'en penses
01:10:01mais ouais
01:10:02non mais c'est vrai
01:10:02que ça ouvre un prix
01:10:03moi je peux
01:10:04on est dans le chat
01:10:05tu vois qui disent
01:10:05c'est assez violent
01:10:06comme jeu de mots
01:10:07et tout
01:10:07et c'est vrai que c'est
01:10:08c'est de l'humour noir
01:10:09très cynique
01:10:10et soit on est client
01:10:11parce qu'on n'est pas client
01:10:11de ce genre d'humour
01:10:12moi je sais que j'ai un peu
01:10:13du mal avec
01:10:15l'humour cynique
01:10:16ou morbide
01:10:17mais en fait
01:10:18ça ouvre un débat
01:10:19hyper intéressant
01:10:20c'est vrai
01:10:20qu'on va tabouiser
01:10:22en fait le sujet
01:10:22de l'avortement
01:10:23comme d'ailleurs
01:10:23tous les sujets
01:10:26qui sont liés
01:10:27à l'intimité des femmes
01:10:28qui sont liés
01:10:29au corps des femmes
01:10:30et juste à notre
01:10:31santé globale
01:10:32ou à comment on fonctionne
01:10:33que ce soit les règles
01:10:35que ce soit la sexualité
01:10:36tout est tabou
01:10:37mais c'est vrai
01:10:39que du coup
01:10:40ça va forcément
01:10:41servir cette idée-là
01:10:42que l'avortement
01:10:43ne doit être
01:10:44qu'un drame
01:10:45ne doit être
01:10:46que vraiment
01:10:46quelque chose
01:10:47le droit d'avorter
01:10:48si tu souffres
01:10:48en fait
01:10:48voilà si tu souffres
01:10:49etc etc
01:10:50et c'est la porte ouverte
01:10:51à ce qui se passe
01:10:52après aux Etats-Unis
01:10:53de dire
01:10:53non mais c'est que
01:10:54si c'est médicalement
01:10:55un danger
01:10:55c'est que si
01:10:56vraiment
01:10:57enfin après on va rajouter
01:10:58tellement de si
01:10:58que finalement
01:10:59on ne va plus être
01:11:00maîtresse de notre
01:11:01propre corps
01:11:01alors que oui
01:11:02il y a juste
01:11:03ce truc-là
01:11:03de aussi accepter
01:11:05que si on peut avorter
01:11:06juste parce qu'on ne veut pas
01:11:07avoir d'enfant
01:11:08qu'on n'est pas censé avoir
01:11:08d'autres justifications derrière
01:11:10et c'est d'ailleurs
01:11:11une très bonne justification
01:11:12ne serait-ce que pour
01:11:14l'enfant qui serait à naître
01:11:16qui n'est pas encore un enfant
01:11:17d'ailleurs dans le ventre
01:11:18des femmes
01:11:18à ce moment-là
01:11:19mais qui ne serait pas
01:11:22bienvenu sur terre
01:11:22et je pense que
01:11:23beaucoup beaucoup
01:11:24de maltraitance
01:11:25aurait pu être évité
01:11:26c'est pas une raison
01:11:27de maltraitant son enfant
01:11:28qu'on ne peut pas avorter
01:11:28mais aurait pu être évité
01:11:30si on ne forçait pas
01:11:31des personnes
01:11:31qui ne sont pas aptes
01:11:32à être parents
01:11:33qui ne sont pas aptes
01:11:33financièrement
01:11:34émotionnellement
01:11:34etc etc
01:11:35à enfanter contre le regret
01:11:37et le but là
01:11:37de ce sujet
01:11:38c'est pour ça que je voulais
01:11:39l'envoyer
01:11:39c'est évidemment pas
01:11:40de dire que l'avortement
01:11:42ça ne peut jamais
01:11:43être un trauma
01:11:44mais il faut aussi
01:11:45se poser des questions
01:11:46sur pourquoi c'est un trauma
01:11:48pour les personnes
01:11:48qui avortent
01:11:49très souvent
01:11:49c'est parce que
01:11:50les personnes sont
01:11:51culpabilisées
01:11:52et mal accueillies
01:11:53ou vont galérer
01:11:54à trouver des soignants
01:11:55qui pratiquent ce soin
01:11:56parce que oui
01:11:57l'avortement en fait
01:11:57c'est un soin
01:11:58et ensuite
01:12:00évidemment pour d'autres
01:12:01ça peut être une épreuve
01:12:02très très difficile
01:12:03et ça
01:12:03il n'est pas du tout
01:12:04question de remettre
01:12:05ça en cause
01:12:06mais sans être en fait
01:12:08mais l'avortement aussi
01:12:09c'est pas que ça
01:12:10c'est un droit
01:12:10à disposer de son corps
01:12:11et sans être un bon moment
01:12:13non plus
01:12:13un IVG
01:12:14c'est jamais un bon moment
01:12:15mais en fait
01:12:16c'est pas forcément
01:12:17un problème
01:12:18et quelque chose
01:12:18qui va marquer
01:12:19à vie
01:12:20la personne
01:12:20et pour moi
01:12:21je trouve que
01:12:21c'est important
01:12:24d'avoir cette capacité
01:12:26à faire de l'humour
01:12:27quel qu'il soit
01:12:28il peut être moins provoque
01:12:29je l'entends totalement
01:12:30mais je pense que
01:12:31c'est important
01:12:31d'avoir cette vision
01:12:32pour dire
01:12:33en fait
01:12:33il y a une femme
01:12:35et minorité de genre
01:12:36sur trois
01:12:36qui a recours
01:12:37à l'avortement
01:12:40dans sa vie
01:12:41mais c'est aussi un moyen
01:12:42de dédramatiser
01:12:44on réagit tous
01:12:45et tout différemment
01:12:47face à un décès
01:12:48ou des choses comme ça
01:12:50tu te fais virer
01:12:51un truc un peu triste
01:12:52dans ta vie
01:12:52il y en a qui vont juste
01:12:54rire dessus
01:12:54quand on voit
01:12:55l'humour des médecins
01:12:55l'humour des chirurgiens
01:12:57et tout
01:12:57qui sont tout le temps
01:12:58en train de faire des blagues
01:13:00je pense que
01:13:01c'est aussi peut-être
01:13:02un mécanisme de défense
01:13:03pour beaucoup de personnes
01:13:03je préfère en rire
01:13:05pour dédramatiser
01:13:06et faire en sorte
01:13:07que je vais mieux le vivre
01:13:08pour beaucoup de personnes
01:13:09et c'est aussi
01:13:09parce que c'est une injonction
01:13:10de le vivre mal
01:13:11et de forcément aller mal
01:13:12après ça
01:13:13moi j'ai eu la chance
01:13:14de jamais avoir recours à ça
01:13:15c'est un truc qui me fait hyper peur
01:13:17parce que quand tu recueilles
01:13:18le témoignage de tes potes
01:13:19c'est en général
01:13:20quelque chose qui fait mal
01:13:21t'es mal accueilli
01:13:22comme tu le disais
01:13:23de toute façon
01:13:23oui c'est quelque chose
01:13:24qui fait mal
01:13:25enfin voilà
01:13:25ça déjà
01:13:26on repense à Marion Maréchal
01:13:29encore elle
01:13:29qui avait reparlé
01:13:30des avortements de confort
01:13:33ouais
01:13:33je sais pas
01:13:34quelle est sa définition
01:13:35du confort
01:13:35mais on a clairement
01:13:36pas la même
01:13:37et en fait
01:13:39c'est exactement
01:13:40ce que tu disais
01:13:41sur l'humour carabin
01:13:42moi ça m'a aussi
01:13:43vachement marquée
01:13:44de voir que
01:13:45toute une partie des gens
01:13:46qui étaient offusqués
01:13:47qui avaient
01:13:48tu sais les élèves
01:13:48du fameux humour noir
01:13:52c'est eux
01:13:52qui disent
01:13:53qu'on peut plus rien dire
01:13:54et c'était les premiers
01:13:54là qui étaient offusqués
01:13:56en mode
01:13:56oh non
01:13:56une blague sur ça
01:13:57ça va trop loin
01:13:59vous en choisissez
01:14:00les gars
01:14:01mais c'est tout
01:14:01qu'on n'a jamais
01:14:02désolé je vais te sortir
01:14:03un peu de tatra
01:14:04mais on n'a jamais
01:14:05le bon débat
01:14:07sur le droit
01:14:07à l'avortement
01:14:08sur
01:14:09parce qu'il y en a
01:14:10qui vont avoir
01:14:10les pro-life
01:14:11dire que c'est directement
01:14:12une vie
01:14:12c'est un humain
01:14:13dès la première
01:14:15seconde
01:14:15quand on est encore
01:14:16dans la division
01:14:18cellulaire
01:14:18etc
01:14:19il y a ce débat là
01:14:20mais là on va faire
01:14:21tout un débat
01:14:22sur Zara Larsson
01:14:23alors que par exemple
01:14:23moi je trouve qu'il y a un débat
01:14:24qui est hyper intéressant
01:14:25c'est ce qui s'est passé
01:14:26avec l'histoire
01:14:27Pierre Palmade
01:14:28l'affaire Pierre Palmade
01:14:29où il n'y a pas eu
01:14:31de
01:14:31je ne sais pas si tu as suivi
01:14:32mais en gros
01:14:33il y a une femme
01:14:34qui a été victime
01:14:35de l'accident de voiture
01:14:36qui était enceinte
01:14:36de 6 mois
01:14:37qui a perdu l'enfant
01:14:38et qui est en train
01:14:39de perdre en justice
01:14:40parce qu'en fait
01:14:41il n'y a pas de jurisprudence
01:14:43il y a un flou juridique
01:14:44où l'enfant à naître
01:14:46n'existe pas
01:14:47et du coup en fait
01:14:48c'est marrant
01:14:48on n'entend pas les pro-life
01:14:50sur ça
01:14:50on n'entend pas
01:14:52parler là-dessus
01:14:52alors qu'en fait
01:14:53c'est hyper intéressant
01:14:54parce que là
01:14:55l'enfant à naître
01:14:56et je me permets
01:14:57de l'appeler comme ça
01:14:57parce que là
01:14:58c'était un
01:15:01il avait 6 mois
01:15:02c'était plus constitué
01:15:04déjà en termes médicaux
01:15:05même si on n'est pas
01:15:06c'était pas possible
01:15:06de l'aborter
01:15:07et on n'est pas médecin
01:15:09mais aussi
01:15:10il y avait une grande
01:15:11dimension psychologique
01:15:12c'est à dire que
01:15:12la personne qui portait
01:15:14cet enfant
01:15:14la mère
01:15:16c'était projeté
01:15:17dans son rôle de mère
01:15:18c'était voilà
01:15:18il y avait vraiment
01:15:19ce truc
01:15:19c'était pas
01:15:21enfin oui
01:15:21c'était en fait
01:15:23l'enfant existait
01:15:24de manière psychologique
01:15:25il était peut-être pas là
01:15:27dans la réalité matérielle
01:15:28mais dans la réalité
01:15:29psychologique
01:15:30de ses parents
01:15:30il était là
01:15:31moi mon père
01:15:32il est né à 6 mois
01:15:33par exemple tu vois
01:15:33donc aujourd'hui
01:15:34c'est possible
01:15:35de naître prématuré
01:15:36à 6 mois
01:15:36encore plus avec
01:15:37les technologies actuelles
01:15:39où oui
01:15:39t'es sous-pouveuse
01:15:40t'as quelques problèmes
01:15:40de santé etc
01:15:41mais tu peux être viable
01:15:43et vivre en naissant
01:15:44à 6 mois
01:15:45et comme tu le dis
01:15:45très bien
01:15:45la mère était prête
01:15:47à l'accueillir
01:15:48et là par contre
01:15:49il n'y a rien
01:15:50il y a un flou juridique
01:15:51il y a l'avocat
01:15:52qui est passé à la télé
01:15:53il l'expliquera mieux que moi
01:15:54où en fait
01:15:55il y a une couverture
01:15:57pour les fœtus
01:15:58quand ils ont en dessous
01:16:00de 3 mois
01:16:00parce que là
01:16:00il faut bien cadrer
01:16:02est-ce qu'on peut avorter
01:16:03est-ce qu'on peut pas avorter
01:16:04est-ce que machin etc
01:16:05donc il faut un statut juridique
01:16:06pour ça
01:16:07il y a un statut juridique
01:16:08quand l'enfant naît
01:16:09puisque c'est à partir du moment
01:16:11que tu deviens
01:16:12une personne sociale
01:16:14mais par contre
01:16:14entre ces moments-là
01:16:16il y a un flou
01:16:16il n'y a pas de jurisprudence
01:16:18et donc tu n'existes pas
01:16:19la loi n'a rien prévu
01:16:20pour ces cas-là
01:16:20donc il est où
01:16:22le vrai débat finalement ?
01:16:23Bien sûr
01:16:23mais on le sait très bien
01:16:25que de toute façon
01:16:25les anti-VG
01:16:26ne sont pas du tout
01:16:28ils se font défenseurs
01:16:29des enfants
01:16:30tout ça
01:16:31pas du tout
01:16:32dès que l'enfant
01:16:34est sorti
01:16:35du ventre de sa mère
01:16:36ou dès que le fœtus
01:16:37n'est plus
01:16:38qu'on ne peut plus avorter
01:16:40que les délais sont passés
01:16:42ils n'ont rien à faire
01:16:43oui c'est pas eux
01:16:44qui vont aller militer
01:16:45pour aider les femmes
01:16:47célébrataires
01:16:47mot de parental
01:16:48je ne les ai jamais vues
01:16:49dans les foyers de l'AZEU
01:16:50ou quoi que ce soit
01:16:50c'est genre
01:16:51exactement
01:16:53pour finir sur Zara Lawson
01:16:54je voudrais quand même
01:16:55juste parler du petit carousel
01:16:58du comte Adelphi Téfrance
01:17:00qui vraiment sort des analyses
01:17:02que je trouve super intéressantes
01:17:03donc je vous invite
01:17:04à aller voir ce qu'ils font
01:17:05et voilà
01:17:06donc ce qu'on disait
01:17:07la logique de tolérer l'avortement
01:17:08à condition qu'ils soient vécues
01:17:09comme une épreuve
01:17:10n'est pas marginale
01:17:11elle structure une grande partie
01:17:12du discours dit modéré
01:17:13sur la question
01:17:14y compris dans les pays
01:17:15où l'IVG est légal
01:17:16en France
01:17:17jusqu'à la loi du 2 mars 2022
01:17:18les femmes étaient légalement tenues
01:17:20d'observer un délai de réflexion
01:17:21obligatoire
01:17:22avant toute interruption
01:17:22volontaire de grossesse
01:17:23comme si leur première décision
01:17:25était par définition
01:17:27insuffisamment mûrie
01:17:28et c'est vrai que ça
01:17:29l'abandon de ce délai
01:17:32de réflexion
01:17:33c'est une grande avancée
01:17:34féministe qu'on a eue
01:17:36il n'y a pas si longtemps
01:17:37et c'est extrêmement soulageant
01:17:40parce que beaucoup de femmes
01:17:42qui avortent en fait
01:17:43sont sûres de leur décision
01:17:44et de devoir être mise
01:17:47dans cette ambiance
01:17:51de culpabilité
01:17:51de se dire
01:17:52ah je devrais peut-être
01:17:53ressentir de la gêne
01:17:54je devrais me poser des questions
01:17:55alors que
01:17:56c'est totalement ok
01:17:57de ne pas se poser des questions
01:17:58sur la discussion
01:17:59je pense qu'en tant que femme
01:18:01on se les est toutes posées avant
01:18:04de est-ce que
01:18:05j'avorterais ou pas
01:18:06enfin moi la question
01:18:08je me la suis déjà posée
01:18:09mais évidemment
01:18:10encore une fois
01:18:10j'ai eu la chance
01:18:11de ne pas avoir eu recours à ça
01:18:13mais je sais que
01:18:15si demain je tombe enceinte
01:18:16alors que ce n'était pas prévu
01:18:17et que je ne voulais pas
01:18:18et on le rappelle
01:18:19la majorité des cas
01:18:20c'était des personnes
01:18:20qui étaient sous contraception
01:18:22donc si ça arrive
01:18:23je sais que
01:18:24j'aurai recours à l'IVG
01:18:25pas de gaieté de coeur
01:18:26mais j'y aurai recours
01:18:27et je l'ai déjà pensé
01:18:28je l'ai déjà planifié
01:18:30parce qu'on se projette
01:18:31en tant que femme
01:18:31tous les mois
01:18:32on a nos règles
01:18:34et toutes les personnes menstruées
01:18:35on a toutes les personnes
01:18:36qui peuvent procréer
01:18:37donc on a quand même
01:18:38ce rappel là
01:18:39tous les mois
01:18:39la nature nous rappelle
01:18:40qu'il faut que tu y penses
01:18:42et que la question
01:18:43à un moment donné
01:18:44va falloir que tu te la pauses
01:18:45et puis qui n'a pas eu peur
01:18:46d'être tombée enceinte
01:18:48enfin
01:18:48oui qui n'a pas fait
01:18:50les femmes et personnes menstruées
01:18:52on a toutes eu ce truc
01:18:54enfin je ne connais pas
01:18:55une personne dans mon entourage
01:18:56qui n'ait pas eu
01:18:57je dis
01:18:57peut-être que je suis enceinte
01:18:58et c'était pas
01:18:59et bon maintenant
01:19:00j'ai des copines
01:19:01tu vois qui tombent enceintes
01:19:02et c'est totalement voulu
01:19:03et tout
01:19:03mais toutes mes copines
01:19:05sont passées par là
01:19:05bref
01:19:06tout ça aussi
01:19:08pour recentrer un petit peu
01:19:10et pour parler
01:19:12de l'Europe
01:19:13en fait
01:19:13pour faire tout ça
01:19:14pour moi c'est un prétexte
01:19:15pour vous faire aussi
01:19:16un petit point
01:19:16sur le droit à l'avortement
01:19:18en Europe
01:19:18alors on en est où
01:19:19j'ai trouvé cette petite carte
01:19:22des amis d'Amnesty
01:19:24qui est assez parlante
01:19:25parce qu'elle mixe
01:19:26beaucoup de trucs en fait
01:19:28donc vous voyez
01:19:29là on voit la Pologne
01:19:30qui est en gros rouge
01:19:32qui tâche
01:19:32et ce qui est intéressant
01:19:34c'est qu'en fait
01:19:35ils n'ont pas seulement pris
01:19:36les pays
01:19:38où l'avortement
01:19:38était interdit
01:19:39comme en Pologne
01:19:40on rappelle
01:19:40en Pologne
01:19:41c'est interdit
01:19:42sauf si ça met en danger
01:19:44la vie de la mère
01:19:45la vie de l'enfant
01:19:46et encore
01:19:47voilà
01:19:48les...
01:19:49comment
01:19:49c'est...
01:19:52ces conditions
01:19:53sont appréciées
01:19:54de manière très bizarre
01:19:56et qui occasionnent
01:19:57parfois la mort
01:19:57de femmes
01:19:58qui cherchent
01:19:58à avoir recours
01:19:59à ce soin là
01:20:00et en cas de viol
01:20:01et d'inceste
01:20:02voilà
01:20:02mais en fait
01:20:03il y a aussi
01:20:04d'autres problèmes
01:20:05notamment en Italie
01:20:06en Italie
01:20:07c'est légal
01:20:08mais par contre
01:20:09il y a un taux
01:20:10d'objection de conscience
01:20:11dans certains
01:20:12l'objection de conscience
01:20:13c'est quand un médecin
01:20:14dit je ne veux pas
01:20:15réaliser soin
01:20:15pour des problématiques
01:20:17personnelles
01:20:19et dans certaines régions
01:20:20il y a 84%
01:20:22des médecins
01:20:23qui sont objecteurs
01:20:24de conscience
01:20:24sur l'avortement
01:20:25donc en fait
01:20:26le résultat
01:20:27c'est
01:20:28ah oui oui oui
01:20:29vous avez la liberté
01:20:30d'avorter
01:20:31mais vous n'avez pas le droit
01:20:32enfin ce droit
01:20:33n'est pas garanti
01:20:34et on le rappelle
01:20:34c'est l'Italie
01:20:35c'est les potes du RN
01:20:36au Parlement européen
01:20:37absolument
01:20:37absolument
01:20:38après l'Italie
01:20:39ils ne sont plus dans le même groupe
01:20:40mais c'est dans le même groupe
01:20:41pendant un très très long moment
01:20:42maintenant ils sont avec Orban
01:20:42même avant Mélanie
01:20:44l'Italie était un pays
01:20:47extrêmement conservateur
01:20:48sur la question
01:20:48et ce taux d'objecteurs
01:20:49de conscience
01:20:51n'a pas trop bougé
01:20:53mais bon
01:20:54là je vous ai montré
01:20:55la carte de l'Europe continentale
01:20:57mais aussi du coup
01:20:58on voulait parler
01:20:59des bonnes nouvelles
01:20:59à la base
01:21:00et bon
01:21:00ça peut vous paraître
01:21:02une petite victoire
01:21:02comme ça
01:21:03mais il y en a quand même
01:21:04eu une
01:21:04au sein de l'Union Européenne
01:21:06avec l'initiative
01:21:07l'ICE
01:21:08donc le bon ICE
01:21:09pas le mauvais ICE
01:21:10des Etats-Unis
01:21:11de My Voice My Choice
01:21:13ce dont tu as parlé tout à l'heure
01:21:16donc
01:21:16qu'est-ce que c'est
01:21:18My Voice My Choice
01:21:19c'est un collectif
01:21:20de militantes féministes
01:21:21de toute l'Union Européenne
01:21:23qui a décidé
01:21:24de déposer
01:21:26en fait
01:21:26une initiative citoyenne européenne
01:21:29donc ICE
01:21:29qu'est-ce que c'est
01:21:30une initiative citoyenne européenne
01:21:32c'est un dispositif
01:21:33qui fonctionne
01:21:34via une pétition
01:21:35en gros
01:21:36et ça permet
01:21:37aux citoyens européens
01:21:37d'interpeller
01:21:38la Commission Européenne
01:21:39donc l'organe exécutif
01:21:40de l'Union Européenne
01:21:41qui fait les lois
01:21:42à proposer
01:21:43de nouvelles législations
01:21:44sur un sujet donné
01:21:45dès qu'un million
01:21:47de signatures
01:21:47sont récoltées
01:21:48donc il faut
01:21:50qu'il y ait
01:21:50un million de signataires
01:21:51au moins
01:21:52provenant d'au moins
01:21:53un quart
01:21:54des Etats membres
01:21:55et donc là
01:21:56la victoire
01:21:57c'est qu'en fait
01:21:57ces militantes
01:21:58elles ont réussi
01:21:59à avoir
01:22:00leur million
01:22:01elles sont même
01:22:02allées au-delà du million
01:22:03elles ont eu
01:22:03un million d'eux
01:22:04de signatures
01:22:05donc c'est plutôt cool
01:22:06même s'il fallait
01:22:06en avoir un petit peu plus
01:22:07parce qu'il y en a
01:22:08qui peuvent être invalidées
01:22:09c'est ça exactement
01:22:10là
01:22:11pour donner un update
01:22:12de où ça en est
01:22:14c'est en cours d'examen
01:22:15par les Etats membres
01:22:16donc on verra
01:22:17si c'est validé ou pas
01:22:18normalement
01:22:18ça sera validé
01:22:19et voilà
01:22:20et la suite
01:22:21enfin
01:22:22la suite
01:22:22ça sera
01:22:23de porter
01:22:24des propositions
01:22:25à la Commission
01:22:26donc si ça vous intéresse
01:22:28je vous remets
01:22:29le petit lien
01:22:30pour rejoindre
01:22:31leur campagne
01:22:31et pour
01:22:33savoir comment ça se passe
01:22:34pour être informé
01:22:35des dernières actus
01:22:36et pour
01:22:37si vous voulez
01:22:38aussi
01:22:38enfin il n'est pas trop tard
01:22:39pour
01:22:40pour signer
01:22:41c'est encore ouvert
01:22:42pour signer
01:22:42pour signer non
01:22:43mais par contre
01:22:43pour déclarer son soutien
01:22:45et après
01:22:46s'il y a peut-être besoin
01:22:47de récolter des signatures
01:22:48tout ça
01:22:49je pense qu'il y aura
01:22:50un autre sujet après
01:22:52ou si ça ça passe
01:22:52et j'espère que ça passera
01:22:53et ça fait déjà un long moment
01:22:54qu'elles sont sur le sujet
01:22:55voilà
01:22:55moi j'avais déjà aussi
01:22:56repartagé pas mal de fois
01:22:58la pétition d'ailleurs
01:22:59j'embrasse Sarah Durieux
01:23:00qui est derrière tout ça
01:23:01avec d'autres femmes
01:23:03Périne aussi
01:23:04qui est derrière tout ça
01:23:04qui font un énorme taf
01:23:06on se rend pas compte
01:23:06du taf que c'est
01:23:07pour faire passer ce genre de
01:23:08dites-vous que vous
01:23:09vous avez la
01:23:09on a la flemme déjà
01:23:10de faire nos papiers
01:23:11pour l'URSAF et les impôts
01:23:12imaginez ça là
01:23:13quand c'est des procédures
01:23:14du Parlement européen
01:23:16et c'est ça que je trouve
01:23:17trop bien
01:23:18c'est que
01:23:18en fait
01:23:19elles sont aussi
01:23:20ces meufs
01:23:20ces militantes
01:23:21ces militantes infatigables
01:23:22et
01:23:22tu vois ça va bien
01:23:24avec ce que disait
01:23:25l'oumire tout à l'heure
01:23:25c'est à dire
01:23:26la théorie du flocon de neige
01:23:27c'est en fait
01:23:28que cette initiative
01:23:29ça s'est un peu passé
01:23:30comme la loi du plomb
01:23:30la pétition contre la loi du plomb
01:23:32où c'était plein de stories
01:23:33de
01:23:34ah
01:23:35ou de post
01:23:36identifie 5 personnes
01:23:37pour qui
01:23:38ça prend juste un clic
01:23:39voilà
01:23:39et ça a vraiment essayé
01:23:40de créer ces boules de neige
01:23:41et ça montre aussi
01:23:43on est dans le scroll
01:23:44c'est
01:23:45ce dont on veut parler
01:23:46à quel point les réseaux sociaux
01:23:47bon
01:23:47il y a des trucs horribles
01:23:49dont on
01:23:50qu'on vous raconte
01:23:50qu'on essaie de
01:23:51pas juste que ça soit
01:23:52des images en l'air
01:23:53on essaie de les analyser
01:23:54mais il y a aussi
01:23:55un potentiel
01:23:56en fait
01:23:57en termes de militantisme
01:23:59sur les réseaux
01:24:00là
01:24:00on pourrait pas penser
01:24:01que c'est pas énorme
01:24:02tout ça
01:24:03mais en fait
01:24:03c'est juste une remobilisation
01:24:05aussi
01:24:05et moi j'ai tendance à penser
01:24:07et je pense que
01:24:08c'était ce que partageait
01:24:09l'oumire
01:24:09et que tu partages aussi
01:24:10que les petites victoires
01:24:11mine de rien
01:24:12en fait
01:24:12ça en appelle d'autres
01:24:13et qui sont peut-être
01:24:14plus grandes
01:24:15je sais pas ce que vous en pensez
01:24:17dans le chat
01:24:17célébrer
01:24:18ça fait du bien
01:24:19d'avoir ce
01:24:19ça peut paraître
01:24:20ouais
01:24:21un peu ridicule
01:24:22ou trop petit
01:24:23mais quand on a eu
01:24:24la nouvelle de dire
01:24:25que Némésis
01:24:25ne serait pas là
01:24:26c'est une victoire
01:24:28quand on voit
01:24:28que Ma Post My Choice
01:24:29est en train de gagner
01:24:30c'est une victoire aussi
01:24:32quand il y a eu
01:24:33les législatives
01:24:34et que c'était
01:24:35moins grave
01:24:37que ce à quoi
01:24:37on s'attendait
01:24:38et que le RN
01:24:39n'a pas eu
01:24:39de majorité
01:24:40dans tout cas
01:24:41comment les législatives
01:24:42sont faites
01:24:43c'était aussi un soulagement
01:24:44et on a besoin de ça
01:24:45on a besoin de ça
01:24:46au quotidien
01:24:47pour continuer à se dire
01:24:48ok c'est possible
01:24:49et on va y aller
01:24:50et c'est aussi pour ça
01:24:51que je pense
01:24:51qu'on arrive
01:24:52nous à remotiver
01:24:53les personnes à voter
01:24:53peut-être que des personnes
01:24:54disent ok
01:24:54ça peut servir à quelque chose
01:24:57même si c'est pas
01:24:58tous les jours
01:24:59tu as mis ta bouche à l'envers
01:25:00non mais si
01:25:01c'est ma bouche à l'envers
01:25:03de sourire de genre
01:25:03j'espère
01:25:04parce que vraiment
01:25:07donc moi
01:25:07pour tout vous raconter
01:25:09moi je gère
01:25:09les réseaux sociaux
01:25:09à l'humanité
01:25:10donc des bêtises
01:25:11de commentaires
01:25:12je vois passer
01:25:12ça peut nous faire
01:25:13un peu perdre
01:25:14et toi j'imagine
01:25:15que sous tes contenus
01:25:16tu dois en voir
01:25:17aussi des commentaires
01:25:19qui sont encore plus durs
01:25:20parce qu'ils te visent
01:25:20parfois
01:25:22souvent
01:25:24donc je pense
01:25:25que ça fait du bien
01:25:25de se dire
01:25:26qu'il y a des espaces
01:25:27sains à aménager
01:25:28voilà
01:25:29ce sera mon mot de la fin
01:25:30est-ce que t'es en train
01:25:31à quelle heure ?
01:25:32dans pas longtemps
01:25:32à 14h45
01:25:33donc il va falloir
01:25:34que je décolle
01:25:35mais par contre
01:25:36avant qu'on parte
01:25:37je voulais vous dire
01:25:38un petit mot
01:25:39parce que
01:25:40en fait d'habitude
01:25:41le jeudi
01:25:41c'est le dernier stream
01:25:42de la semaine
01:25:42là ça ne sera pas
01:25:44le dernier stream
01:25:44de la semaine
01:25:46parce que dimanche
01:25:47il y a les élections
01:25:48il y a le premier tour
01:25:49des municipales
01:25:50donc on va pas vous laisser
01:25:51avec les plateaux
01:25:52des commentateurs
01:25:53c'est nul
01:25:54il faut bien débriefer
01:25:55donc on fait notre soirée électorale
01:25:57sur Twitch
01:25:58à partir de 20h30
01:25:59pour qu'on ait quand même
01:26:00un peu des résultats
01:26:01à vous donner
01:26:01pas faire de la supposition
01:26:04et du meublage
01:26:05pendant 30 minutes
01:26:05donc voilà
01:26:06ça sera ici
01:26:06à partir de 20h30
01:26:08moi je voulais juste montrer
01:26:09cette carte là
01:26:10si jamais
01:26:11avant de partir
01:26:12il y a toujours la carte
01:26:13de Street Press
01:26:13qui fait un travail
01:26:14incroyable
01:26:14carrément
01:26:15j'ai vu juste après
01:26:16toi tu as un train
01:26:16moi j'ai un tournage
01:26:17pour Street Press
01:26:17juste après
01:26:18n'hésitez pas à checker ça
01:26:19si c'est le dernier truc
01:26:20qui peut vous motiver
01:26:21à aller voter
01:26:22ou motiver vos potes
01:26:23votre entourage
01:26:23à aller voter
01:26:24c'est cette petite carte
01:26:25de Nutri-Score
01:26:26mais de
01:26:26en fait à quel point
01:26:27il y a un danger
01:26:28un risque d'extrême droite
01:26:29dans vos villes
01:26:31dans vos régions
01:26:32donc vous avez juste
01:26:33à zoomer
01:26:34et vous voyez
01:26:34où est-ce que ça peut être
01:26:35très dangereux
01:26:36voilà là par exemple
01:26:38à Salbrie
01:26:39en Loire-et-Cher
01:26:39et bien il y a un risque
01:26:41de victoire
01:26:41de l'extrême droite
01:26:42en 2026
01:26:42au maximum
01:26:43donc c'est là
01:26:44avec Alexandre Avril
01:26:46qui est un petit
01:26:47un golden boy
01:26:48de Pierre du milliardaire
01:26:50d'extrême droite
01:26:50et exilé fiscal
01:26:51Pierre-Edouard Sterrin
01:26:53donc il y a un peu de moyens
01:26:54donc il ne faut pas hésiter
01:26:55et des fois c'est jaune
01:26:56et quand c'est jaune
01:26:56des fois c'est à quelques voix
01:26:57c'est à des centaines de voix
01:26:58que ça se passe
01:26:59et que les gens
01:27:00réussissent à élire leur liste
01:27:02donc on le rappelle
01:27:03allez voter dimanche
01:27:05et on se retrouve
01:27:05à l'UMA
01:27:06pour faire un débrouille
01:27:07de cette soirée-là
01:27:08et alors on me dit
01:27:09dans l'oreillette
01:27:10qu'on va raid aussi
01:27:11Ribot
01:27:11donc voilà
01:27:12expliquez-lui ce qu'on a fait
01:27:13je ne suis pas sûre
01:27:13qu'ils connaissent encore
01:27:14l'émission
01:27:14donc n'hésitez pas
01:27:15à lui expliquer
01:27:16ce qu'on a fait
01:27:17et c'est toujours sympa
01:27:18et aussi petit truc
01:27:21petit truc habituel
01:27:22que vous fêtez au d'habitude
01:27:23si vous aimez ce qu'on fait
01:27:24n'hésitez pas à sub à la chaîne
01:27:26n'hésitez pas à vous abonner
01:27:27si vous avez les moyens
01:27:28à nous faire des dons
01:27:29vous avez toutes les commandes
01:27:30pour ça dans le chat
01:27:31et si vraiment
01:27:32vous ne pouvez pas
01:27:33faire quoi que ce soit
01:27:34financièrement
01:27:35parce qu'on est dans la France
01:27:36de Macron
01:27:36et que les temps sont durs
01:27:37n'hésitez pas
01:27:38à vous abonner à nos réseaux
01:27:39et comme ça
01:27:41vous scrollez en avant-première
01:27:43et vous êtes au courant
01:27:43de tout ce qu'on fait
01:27:45voilà
01:27:45salut tout le monde
01:27:46merci à tous
01:27:47bye bye
01:27:48salut
01:27:48salut tout le monde
01:28:15salut tout le monde
01:28:18salut tout le monde
01:28:30salut tout le monde
01:28:33salut tout le monde
01:28:38salut tout le monde
01:28:40salut tout le monde
01:28:42salut tout le monde
01:28:43salut tout le monde
01:28:43salut tout le monde
01:28:43salut tout le monde
01:28:45salut tout le monde
01:28:48salut tout le monde

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