- il y a 2 semaines
La possible arrivée au pouvoir de l'extrême droite, dans un pays traditionnellement dirigé par la social-démocratie, sonne comme un coup de tonnerre non seulement en Suède, mais dans toute l'Europe.
Comment analyser les résultats des législatives en Suède ? Quelles sont les causes de cette percée historique de l'extrême-droite ? Quelles conséquences ? Comment les forces de gauche vont-elles réagir ?
Décryptage avec la députée européenne suédoise Malin BJÖRK, membre du groupe "La Gauche" au Parlement européen.
Un entretien réalisé par Jean Jacques Régibier, journaliste de l'Humanité.
📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/
Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr
Comment analyser les résultats des législatives en Suède ? Quelles sont les causes de cette percée historique de l'extrême-droite ? Quelles conséquences ? Comment les forces de gauche vont-elles réagir ?
Décryptage avec la députée européenne suédoise Malin BJÖRK, membre du groupe "La Gauche" au Parlement européen.
Un entretien réalisé par Jean Jacques Régibier, journaliste de l'Humanité.
📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/
Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonjour Maline Bjork, vous êtes députée européenne suédoise, membre du groupe La Gauche au Parlement européen.
00:07Nous allons parler, si vous le voulez bien, avec vous, merci d'être avec nous sur ce plateau,
00:10des élections législatives en Suède, de la situation politique en règle générale dans votre pays,
00:15mais également de la montée des extrêmes droites en Europe.
00:20Et là, c'est la députée européenne qui parlera.
00:23Alors, je voudrais qu'on revienne simplement sur les résultats des législatives en Suède.
00:28Je précise que nous sommes le mardi 13 septembre et qu'il est 14h.
00:31C'est-à-dire que tout n'est pas absolument définitif, mais tout de même.
00:36Et comment lisez-vous précisément, vous, ces résultats ?
00:39Parce qu'ici, en Europe, en règle générale, on dit montée de l'extrême droite,
00:44montée d'un parti qui n'a pas peur de s'appeler les démocrates, d'ailleurs.
00:48Comment est-ce que vous lisez plus précisément le résultat des législatives en Suède, s'il vous plaît ?
00:53En fait, ce qui a été...
00:56Donc, pour nous, c'est une grande déception parce que, comme vous le savez,
01:00c'est l'extrême droite qui est devenue deuxième plus grand parti
01:05et le plus grand parti sur le côté droite.
01:10Et ça, c'est un échec...
01:11Le parti, précisons-le quand même, le parti social-démocrate reste le premier parti.
01:16Donc, à 30%.
01:17Et eux, ils font une bonne élection.
01:19Mais deuxième parti, c'est l'extrême droite.
01:22Et troisième, c'est la droite, le parti traditionnel de droite.
01:25Mais c'est quand même historique parce que le parti de droite,
01:29ils ont toujours été le deuxième parti dans la figuration saidoise.
01:35Et nous avons tout essayé pour que cette coalition de droite et extrême droite,
01:40avec une partie libérale aussi, avec eux, n'emporte pas ces élections.
01:46On a formé, disons, un cordon sanitaire qui n'a pas...
01:52Je veux dire, entre les partis qui voulaient résister à l'extrême droite,
01:57ça veut dire que mon parti, la gauche, les verts, les social-démocrates
02:02était une partie sociale libérale, le centre patriote.
02:06On avait dit, nous, notre but, ces élections,
02:10on a des agendas différents pour plein de choses,
02:13mais on s'accorde sur une chose,
02:15on ne va jamais laisser le pouvoir être prise après ces élections
02:20avec l'aide de l'extrême droite.
02:23Et donc, au moins, ça méritait pour ces élections
02:26que ce soit clair pour les électeurs.
02:29Ce barrage a cédé.
02:31C'est ce barrage qui a cédé.
02:32Mais ça a cédé.
02:33En fait, le barrage avait cédé déjà quand la droite a dit,
02:38bon, on va s'appuyer sur l'extrême droite pour prendre le pouvoir.
02:44Et ça, ils avaient fait il y a deux ans déjà.
02:47Et il faut bien l'entendre.
02:49Nous, on va s'appuyer sur l'extrême droite pour prendre le pouvoir.
02:54Et ils ont réussi avec une marge de 0,2.
03:01Donc, ce n'est pas que, oui, on va voir ce qu'on peut négocier
03:03avec l'extrême droite.
03:04On va s'appuyer sur eux pour prendre le pouvoir.
03:06Et c'est ça qui est le premier ministre qu'on aura.
03:09Il sera premier ministre seulement, seulement parce qu'il a le soutien
03:13de l'extrême droite.
03:14Et ça, c'est très, je veux dire, c'est pour ça qu'on est très, très inquiets.
03:20Très, très, je veux dire aussi, on doit bien réfléchir comment on va faire
03:27dans les prochains jours et semaines et peut-être les années à venir.
03:31– Alors, ce n'est pas seulement une montée, j'allais dire, quantitative
03:37des votes en faveur de ce bloc de droite, mais c'est aussi le fait
03:41que le groupe d'extrême droite est en position de force
03:45à l'intérieur de ce groupe aujourd'hui.
03:47C'est-à-dire, c'est lui qui mène la valse aujourd'hui.
03:48– Oui, il y a des expressions dans toutes les langues,
03:52mais quand tu essaies de dompter, ou tu crois que c'est toi
03:56qui contrôles le jeu, en fait, c'est eux.
03:59– C'est ça. – C'est l'extrême droite qui contrôle la droite
04:01et tous ceux qui se sont mis autour d'eux, et ils sont, la preuve,
04:06c'est eux qui ont gagné ces élections dans le sens, sur le côté spectre droite,
04:10c'est eux qui sont le premier parti maintenant, tu t'adaptes à leur agenda,
04:15à leurs propos, à leur haine, à leur non-respect pour les droits des personnes,
04:20alors on finit par les faire croître.
04:25– Alors ça, c'est clair, c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'autre alternative,
04:28absolument aucune autre, il est clair que droite et extrême droite
04:32vont gouverner ensemble, il n'y a aucun doute là-dessus.
04:34– Non, en fait, oui, il n'y a aucun doute que ce candidat pour premier ministre
04:41de parti droite, disons, classique, lui, il va être premier ministre
04:47avec le soutien de l'extrême droite.
04:50La question, c'est, est-ce que l'extrême droite va aller dans le gouvernement ?
04:54Est-ce que ça sera où ? Est-ce qu'ils vont former un tout petit gouvernement,
04:58avec juste deux parties, et avoir le soutien, soutien et un accord,
05:05comme nous on appelle un accord gouvernemental,
05:07qui te permet de régner, même en minorité.
05:10Les social-démocrates et les écolos ont fait ça pendant des années en Suède,
05:13donc c'est une formule qui existe aussi, mais n'empêche que pour faire ton budget,
05:19pour faire tes lois, pour faire tes projets, tu dois,
05:22et pour être élue première ministre, tu dois t'appuyer sur quelqu'un,
05:26et c'est là toute leur influence, et ils vont se vendre très cher,
05:30ils le disent eux-mêmes, donc on voit déjà sur le plan climatique,
05:35sur les droits sociaux, sur tout ce qui est médias, le secteur culturel,
05:43l'aide au développement, toutes ces questions que l'extrême droite essaie d'attaquer.
05:49Précisément, comment est-ce que vous expliquez cette montée,
05:51effectivement historique, dans un pays comme la Suède ?
05:55Comment vous l'expliquez ?
05:56On sait que le groupe d'extrême droite a fait une campagne
06:00pratiquement uniquement sur anti-migrants, en gros,
06:03pas que, peut-être, vous allez nous le dire.
06:06Qu'est-ce qui explique, selon vous, qu'on en soit arrivé là où on en est aujourd'hui ?
06:10En fait, mon propre parti, la gauche, les écolos qui arrivent juste à peine
06:17d'arriver au seuil pour avoir des places au Parlement,
06:23les socials d'un cadre font une bonne élection,
06:24mais je crois qu'on est tous en train de se demander
06:26qu'est-ce qu'on aurait pu faire différemment, etc.
06:30Je pense que les médias ont une grande influence sur le débat
06:35et sur les questions qui deviennent porteurs dans une élection.
06:39Nous n'avons pas réussi à mettre le climat,
06:43les questions d'économie et les questions de l'État prévédant,
06:50les questions de la sécurité sociale, l'école, santé, etc.
06:58Ce qui est au cœur des préoccupations des gens,
07:00mais on n'a pas réussi à mettre ça sur l'agenda des débats,
07:05de ce qu'on entend, des flashs d'infos, etc.
07:09Et du coup, sur ce plan-là, c'était dominé,
07:12mais dominé par la violence, la criminalité, la migration.
07:19Et avec l'agenda de l'extrême droite, on essaie de faire un amalgame
07:26de crimes d'immigration.
07:29Ils essaient de mettre ces mots ensemble.
07:32Et ça, c'est un projet qui date d'une dizaine d'années,
07:36mais ils sont vraiment percés avec cette stratégie dans ces élections en Suède.
07:40Et pour une grande partie de la population en Suède,
07:44beaucoup de Suédois maintenant, avec d'origine immigrée,
07:48c'est vraiment une période menaçante qui s'annonce.
07:53Parce qu'ils ont été, comme on dit, scapegoated.
07:57Ils ont été dans la ligne de mire, de tir,
08:01pour toute cette haine, toute cette narration
08:07qui finalement n'est pas réelle, mais ça devient réelle.
08:11Et du coup, on a aussi des choses à faire, du travail à faire
08:15pour construire une société qui est inclusive.
08:21C'est la question que j'allais vous poser.
08:23Bien sûr, il est trop tôt pour la poser.
08:24Mais à gauche, vous réfléchissez, vous analysez,
08:29d'autant que c'était un peu prévisible ce qui vient de se passer.
08:33Ça avait été un peu prévu.
08:35Est-ce que vous avez déjà des lignes précises un peu fortes
08:39pour essayer de renverser la tendance ?
08:43Qui est inscrite maintenant dans les institutions,
08:45c'est-à-dire dans le gouvernement.
08:47Nous, on se dit, mais on se dit ça déjà dans la campagne électorale
08:51et depuis 3-4 ans.
08:53Il faut que nous, on arrive à parler des questions d'économie,
08:59de sécurité sociale, la santé, les écoles, le financement,
09:04la redistribution des richesses.
09:06Des questions qui sont fondamentales si on veut faire avancer un pays,
09:10un État-providence.
09:12Et ça, on n'a pas réussi à mettre ces questions sur l'agenda.
09:16Mais ce n'est pas faute d'avoir essayé.
09:18Donc il faut se demander comment on peut faire ça mieux.
09:21Aussi, les questions du climat, notre parti, c'est une partie gauche,
09:25écologiste et socialiste.
09:27On a une politique très importante pour le climat et pour l'environnement.
09:31On n'a pas réussi à mettre ces questions sur l'agenda.
09:34Et je pense qu'on n'a certainement pas fait tout bien et on a des questions à nous poser.
09:43Mais la grande responsabilité de cette prise de pouvoir de l'extrême droite en Suède,
09:49c'est la droite.
09:50C'est tous ceux qui sont adaptés à leur discours, qui sont rejetés là,
09:54mais comme des naïfs ou complètement avec plein de volonté pour certains.
09:59Et qu'ils ont confirmé leur image de la réalité, confirmé tout leur débat.
10:04Ils ont rajouté, ils ont essayé de faire pire qu'eux.
10:10Et du coup, tout ce qu'ils font, c'est confirmer leur agenda.
10:13Et même les social-démocrates ont été sur ce terrain.
10:17Et je pense que ça a aussi joué dans la faveur de l'extrême droite et la droite.
10:24Même si les social-démocrates augmentent dans ces élections,
10:28la façon dont ils ont mené leur campagne, en s'adoptant un peu quand même,
10:32comme au Danemark et d'autres pays où les social-démocrates ont glissé sur ce terrain-là.
10:37Et voilà, c'est ça.
10:40Quelles sont les réactions dans le pays ?
10:41J'allais dire les réactions en dehors même du simple débat électoral.
10:47Quelles sont les réactions ? Comment réagissent les ans ?
10:49Quelle est l'ambiance dans le pays après un résultat comme celui-ci ?
10:52Qui est quand même, encore une fois, on le rappelle, tout à fait nouveau, tout à fait original.
10:57Moi, je vois et je ressens que les gens ont...
11:01Il y en a qui sont vraiment abattus par ces résultats.
11:06Non seulement parce qu'on a beaucoup travaillé,
11:09mais aussi parce que les quatre ans qui s'annoncent vont être durs.
11:13C'est dur quand tu crois dans les droits humains,
11:15quand tu crois dans la démocratie, dans la pluralité,
11:18quand tu crois en la valeur de chacun et chacune,
11:22quand tu veux que la politique vis-à-vis les réfugiés,
11:28vis-à-vis ceux qu'on a déjà accueillis soit correct et soit digne,
11:33tout ça, ça va être très difficile.
11:36Et les gens ont vraiment aussi...
11:38Il y a toute une partie de la population,
11:40des personnes racistes, pour être très précise,
11:43ils ont peur.
11:44Parce que c'est qui autour de toi
11:46qui trouve que tu es le problème pour toute question ?
11:51Qui trouve que toi, tu dois...
11:52La pièce qui doit être exclue ou qui doit être éjectée ?
11:57C'est très menaçant.
11:59Donc on a beaucoup de travail à faire aussi pour...
12:02Comment on dit ?
12:03Souder, souder et de rendre...
12:07Pour surmonter cette difficulté.
12:10Donc les réactions sont très, très lourdes.
12:13Je n'ai jamais vu, après une élection en Suède,
12:16une réaction aussi où on a vraiment toutes ces émotions.
12:22Et entre eux, c'est aussi la peur.
12:26Ou l'inquiétude.
12:27Bien sûr.
12:27On le disait tout à l'heure, c'est un bouleversement.
12:30C'est un moment historique en Suède, bien entendu.
12:33Mais du coup, c'est aussi un moment historique important en Europe.
12:37Puisque la Suède était considérée...
12:39Enfin, elle n'était pas considérée.
12:40C'était un pays, en gros, social-démocrate depuis très longtemps.
12:44Qui était plutôt quand même orienté à gauche.
12:46Le fait qu'elle passe d'un seul coup dans un régime, quand même,
12:50comme vous le dites, très, très, très dominé par la droite
12:54et l'extrême droite, surtout à l'heure actuelle.
12:57C'est aussi un événement européen.
12:59Ce n'est pas le seul.
13:01On est en train d'imaginer ce qui va se passer dans quelques jours en Italie.
13:06L'Espagne, on voit un groupe d'extrême droite
13:09qui est également menaçant, pour employer le terme que vous employez tout à l'heure.
13:14Comment vous réagissez ?
13:16Comment vous analysez cette situation
13:19qui, du coup, n'est plus seulement que la situation suédoise,
13:22mais en même temps, la Suède est un élément extrêmement important dans ce contexte-là.
13:27Ce contexte général de montée des extrêmes droites en Europe.
13:30Il faut appeler les choses telles qu'elles sont aujourd'hui.
13:33Oui.
13:33Écoutez, ça veut dire qu'on a encore un pays
13:37où la droite traditionnelle a cédé.
13:40A cédé.
13:41Mais qui a cédé jusqu'au point
13:44où on veut s'appuyer et construire son pouvoir
13:47sur la base de l'extrême droite.
13:50Et ça, évidemment,
13:51que ça aura des conséquences au niveau européen.
13:54La Suède va être dans la présidence
13:55de l'Union européenne
13:58l'année prochaine, en printemps.
14:00Ça aura des conséquences
14:02sur les politiques climatiques
14:03au niveau européen,
14:05sur les politiques de migration, etc.
14:07Donc ça, c'est clair.
14:09Et je pense,
14:11quand j'étais aujourd'hui
14:12écoutée la première ministre finlandaise
14:15en plénière,
14:18donc je me dis,
14:19mais on aurait pu avoir
14:20une première ministre,
14:22social-démocrate et femme,
14:24flanquée par les partis
14:26gauche et vert.
14:28Et à la place,
14:30moi, je me retrouve
14:31avec un gouvernement,
14:32un homme
14:33qui s'appuie
14:34sur des politiques racistes
14:38et de l'extrême droite.
14:39Évidemment,
14:41maintenant,
14:42on ne peut pas se reposer,
14:44on ne peut pas se baisser les bras.
14:46Au contraire,
14:47je pense qu'il faut encore plus s'organiser.
14:49Peut-être qu'on doit organiser
14:51aussi très concrètement
14:54dans les villes,
14:55dans les territoires,
14:58essayer d'être pressant,
14:59encore plus pressant,
15:00parce que les forces progressistes
15:02et positives
15:04doivent être encore plus pressants
15:05dans la vie des gens,
15:06je pense.
15:07Ça devient un combat.
15:08Et juste pour dire
15:08qu'on a fait des très bonnes élections
15:10à Stockholm,
15:11la plus grande ville,
15:12très bonnes élections
15:13à Göteborg,
15:13la deuxième ville,
15:14et troisième ville,
15:15Malmö.
15:16Donc, peut-être,
15:17cette pressence
15:17auprès des gens
15:21sera encore plus importante.
15:22Indique vers toutes les forces des régions.
15:25J'imagine qu'au sein de votre groupe,
15:27alors je parle du groupe européen
15:28à la gauche,
15:30évidemment,
15:30cette question-là,
15:31vous en parlez,
15:32il y a déjà des réactions.
15:33Qu'est-ce que vous dites ?
15:34Est-ce qu'il y a des axes déjà ?
15:35Comment vous voyez les choses ?
15:38Ça devient une question européenne,
15:39c'est ça ?
15:40Oui, c'est une question européenne
15:42parce que c'est encore un pays
15:44et un pays qu'on espérait,
15:47on croyait peut-être dans l'image ici,
15:50être à l'abri de ça.
15:51Mais nous,
15:53qui travaillons,
15:54on sait que cette dérive
15:56de la droite
15:57vers l'extrême droite,
16:00elle est réelle
16:00et elle se passe
16:01depuis un bout du temps.
16:04Mais moi,
16:05jusqu'à dimanche,
16:06je ne pensais pas
16:07qu'ils allaient prendre le pouvoir.
16:09Et donc,
16:10je pensais sincèrement
16:12qu'ils n'allaient pas
16:13prendre le pouvoir.
16:14Mais peut-être que c'est une bonne chose aussi
16:15de penser que le pouvoir,
16:17ça doit,
16:18il ne doit pas appartenir
16:20à ces gens-là.
16:21Donc,
16:22il faut le reprendre.
16:23Il faut le reprendre.
16:24Et ça,
16:25c'est tout un travail politique
16:26qu'on doit faire
16:26avec les mouvements,
16:28avec les citoyens,
16:29citoyennes.
16:30et ça,
16:31je suis certaine
16:34qu'on ne va pas laisser
16:35les choses comme ça.
16:37Merci beaucoup à vous,
16:38Maline Bjork,
16:39de nous avoir répondu
16:41avec précision,
16:42de nous avoir donné
16:43votre éclairage
16:44et vos éléments d'analyse
16:45sur cette question
16:45qui, encore une fois,
16:47concerne très directement
16:48la Suède,
16:48mais concerne également
16:49l'Europe.
16:50On va avoir à en reparler bientôt.
16:52Merci beaucoup à vous.
16:53Merci à vous
16:54qui nous avez suivis.
16:55On continuera,
16:56bien sûr,
16:56avec vous,
16:57les députés de la gauche,
16:58à suivre ces questions
16:59de montée d'extrême droite
17:00en Europe.
17:01A bientôt,
17:01au revoir.