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[CORONAVIRUS] En direct avec Stéphane Peu, député communiste de Seine-Saint-Denis, qui réagit à la « loi d’urgence pour faire face à l’épidémie de Covid-19 ».
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00:00Bonjour Stéphane Peux.
00:01Bonjour.
00:02Alors, vous êtes député communiste de Seine-Saint-Denis,
00:05vous êtes en direct pour l'Humanité,
00:07qui informe tous les jours sur l'actualité du pays, du monde,
00:10et sur l'épidémie du coronavirus.
00:13Alors, le week-end dernier, le Parlement a définitivement adopté
00:16la loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19.
00:20Vous avez largement participé au débat,
00:23les députés communistes ont voté contre. Pourquoi ?
00:27Alors, il y avait deux lois.
00:29Nous avons voté pour la loi de finances rectificatives,
00:32qui donne des moyens supplémentaires pour faire face à la période.
00:35Par contre, nous avons voté contre la loi d'urgence.
00:39Bien évidemment, il n'était pas question pour nous
00:43de contester le caractère d'urgence et les mesures exceptionnelles
00:46qui doivent être prises dans la période.
00:49Mais nous considérons que ces dispositions d'urgence
00:55ne sont pas en phase avec l'état d'esprit du pays,
00:57qui est un état d'esprit, qu'il s'agisse des forces politiques,
01:01syndicales ou de l'ensemble de la population française,
01:05tout le monde est mobilisé, tout le monde est prêt
01:08à faire les efforts nécessaires.
01:12Et donc, pour que dans un pays comme le nôtre,
01:15avec l'histoire qui est la sienne,
01:18avec les traditions démocratiques qui sont les nôtres,
01:21avec ce pays qui a inventé la République, le peuple souverain,
01:26il nous semble que les mesures d'urgence doivent,
01:30pour qu'elles rencontrent l'adhésion de la population dans son entier,
01:35rester avec un minimum de contrôle démocratique.
01:37Ce qui, d'ailleurs, avait été fait en 1955,
01:42quand il y a eu la première loi sur l'état d'urgence
01:47qui a été votée au moment de la guerre d'Algérie,
01:53des lois d'urgence pour faire face à cette guerre,
01:57à l'époque considérée comme telle par nos gouvernants,
02:01elle était prise pour 12 jours,
02:04avec une recondition tous les 12 jours,
02:07par l'Assemblée nationale.
02:09Là, c'est un état d'urgence sanitaire
02:12qui est pris pour deux mois
02:14et qui, au terme des deux mois,
02:17devra être conduit de mois en mois
02:19par un vote du Parlement,
02:22ce qui nous paraît très largement insuffisant.
02:27Par ailleurs, nous avons formulé la demande
02:31que, pendant l'état d'urgence,
02:34les forces politiques représentées au Parlement
02:37puissent être régulièrement réunies
02:40autour du Premier ministre,
02:41comme ça s'est fait.
02:42D'ailleurs, il y a quatre reprises
02:46depuis maintenant trois semaines.
02:50Ça nous a été refusé.
02:52Il s'agissait de formaliser un peu
02:55ce qui se fait de manière informelle
02:58depuis trois semaines.
02:59Ça nous a été refusé.
03:01Et puis, par ailleurs, nous étions attachés
03:03aussi à ce que la démocratie sociale,
03:05c'est-à-dire les relations
03:07entre les partenaires sociaux,
03:09puissent continuer de se dérouler
03:12avec les moyens maintenant
03:13qui sont à notre disposition
03:15pour communiquer à distance,
03:16comme nous le faisons à l'instant.
03:19Voilà.
03:20Donc, je pense qu'il y avait
03:24la possibilité de concilier
03:26l'état d'urgence sanitaire
03:27dans lequel est notre pays
03:28et que nous ne contestons pas
03:30avec un minimum
03:32de contrôle démocratique et social
03:35sur l'activité du pays.
03:36Non pas par méfiance,
03:38mais parce que nous considérons
03:39que faire vivre la démocratie politique
03:42et sociale
03:42pendant cette période
03:43d'urgence sanitaire,
03:44c'est la condition sine qua non
03:46de l'adhésion du peuple tout entier
03:49aux mesures qui sont prises
03:51et aux comportements
03:52qui doivent être adoptés.
03:54Alors, vous pointez aussi
03:56des autorisations pour les entreprises
03:58à déroger au Code du travail
04:00en pleine épidémie.
04:01Cela concerne la prise
04:03et l'acquisition de congés,
04:04de RTT,
04:05mais aussi la tenue
04:07des instances représentatives
04:08du personnel,
04:09la durée légale du travail
04:10ou encore le travail de nuit,
04:11le travail dominical
04:12pour ceux qui continuent de travailler.
04:14Ces dérogations sont-elles
04:16justifiées face à l'urgence ?
04:18Non, parce que si vous voulez,
04:20en fait, le problème,
04:21c'est un problème d'état d'esprit.
04:23D'abord,
04:24sur les questions économiques
04:25et sociales,
04:26on ne fait absolument pas confiance
04:28à ce gouvernement.
04:29Il a eu de cesse
04:30depuis qu'il est aux affaires
04:32de casser le Code du travail,
04:36de réduire les organisations syndicales
04:38à la portion de congru,
04:40à ne pas écouter
04:40les mobilisations sociales,
04:42à commencer d'ailleurs
04:43par les mobilisations sociales
04:44de l'hôpital public
04:45qui durent, je le rappelle,
04:47quand même depuis des mois
04:47et des mois
04:48et qui n'ont pas eu
04:49d'interlocuteurs.
04:51Il a fallu des mois
04:52de grève aux urgences
04:53pour que la ministre de la Santé
04:55daigne recevoir
04:57les urgentistes
04:58et les infirmières en colère.
05:00Pareil dans les EHPAD,
05:01enfin bon, vous connaissez
05:02et je pense que les lecteurs
05:04de l'Humanité connaissent bien
05:05la situation de l'hôpital public.
05:08Donc un gouvernement
05:09qui s'est distingué
05:10dans sa façon de gérer les affaires
05:12par le mépris
05:13des mobilisations sociales,
05:15d'une part,
05:16et puis par sa volonté
05:18d'aligner à tout prix
05:20notre pays
05:22au mépris de son histoire
05:24et des conquises sociaux
05:25sur ce qui se fait
05:27de plus libéral
05:29et de plus individualiste,
05:32forcément,
05:33on regarde de près
05:35les mesures,
05:36même en période d'état d'urgence,
05:38qui touchent à l'économique
05:40et au social.
05:40Or,
05:42il se trouve que
05:43la veille
05:44de notre débat
05:45à l'Assemblée nationale
05:46sur ces mesures,
05:48l'ensemble des organisations
05:49syndicales de salariés
05:51et patronales
05:53se sont réunies,
05:54ont publié un communiqué commun
05:56qui témoigne bien,
05:57à nos yeux,
05:58de l'état d'esprit
05:59qui prédomine dans le pays.
06:01C'est-à-dire que tout le monde,
06:02comme dans toutes les périodes de crise,
06:04tout au long de notre histoire,
06:05tout le monde veut se retrousser
06:06les manches et faire face.
06:08Tout le monde.
06:10Et donc,
06:11il faut que dans le pays,
06:12comme dans les collectifs de travail,
06:14ce soit le dialogue qui prime,
06:16ce soit la volonté commune
06:19des uns et des autres,
06:20quel que soit son rang dans l'entreprise,
06:22de faire face à l'urgence.
06:24Et personne ne fera défaut.
06:26Personne.
06:27Regardez les éboueurs
06:29qui, tous les matins,
06:31les camionneurs,
06:32les caissières,
06:33en plus, bien sûr,
06:34les policiers,
06:36tout le monde.
06:37a envie de faire face
06:39et d'être à son poste
06:40pour faire front
06:41face à cette épidémie.
06:43Donc,
06:43il faut
06:46prôner des solutions
06:47de l'unité,
06:48du rassemblement,
06:50de la mobilisation de tous
06:51et pas,
06:52à tout prix,
06:53donner des pouvoirs discrétionnaires,
06:57attentatoires
06:58aux libertés
06:59et aux droits sociaux.
07:00d'abord,
07:01parce que ce n'est pas utile,
07:02ce n'est pas l'état d'esprit.
07:03Mais si vous voulez,
07:04nous avons un gouvernement
07:05qui a pensé,
07:07parce que c'est la start-up nation,
07:09ils ont pensé que subitement,
07:11en arrêtant,
07:13en mettant tout le monde
07:14au confinement,
07:14tout le monde allait télétravailler
07:16parce qu'ils ne savent pas
07:16que ce pays fonctionne d'abord
07:19et avant tout
07:20avec les petites mains.
07:21Celles qui ne télétravaillent pas,
07:22celles qui mettent les mains
07:23dans le cambouis,
07:24si je puis dire,
07:25si je peux utiliser cette expression.
07:26D'abord,
07:27ils ont pris des mesures
07:28par méconnaissance totale
07:30de la réalité
07:30ou mépris
07:31ou distanciation
07:33avec la réalité
07:35de ce qu'est le monde du travail
07:36dans notre pays
07:37et aujourd'hui,
07:38ils veulent à tout prix
07:40avoir des mesures autoritaires.
07:42Mais ce n'est pas
07:43l'état d'esprit du pays
07:44et ce n'est pas comme ça
07:45que ça fonctionne.
07:46On ne fait pas face
07:47à une crise
07:49comme celle que l'on connaît
07:50avec des mesures autoritaires.
07:52Elles sont inutiles
07:53et elles sont
07:56contre-productives
07:57parce que les gens
07:58ont envie de se mobiliser.
07:59Ils ont surtout envie
07:59d'avoir les moyens
08:01de pouvoir
08:02être à leur poste de travail
08:04en sécurité.
08:05C'est ce qu'on dit
08:07communément
08:08les employeurs
08:09et les salariés
08:10dans une déclaration commune
08:11et c'est dans cet état d'esprit
08:13que nous étions.
08:15Alors,
08:15dans ces conditions,
08:16l'appel à l'Union nationale
08:18décrété par Emmanuel Macron
08:20est-il toujours valable
08:21à vos yeux ?
08:23Oui,
08:23bien sûr qu'il faut
08:24l'unité nationale
08:24et nous,
08:26députés communistes
08:27et militants communistes,
08:28d'ailleurs,
08:29nous l'avons dit
08:29et redit,
08:30nous serons au rendez-vous
08:31comme nous l'avons toujours été
08:33dans l'histoire de ce pays
08:34quand il fallait
08:36faire
08:37primer
08:38l'intérêt national
08:39sur toute autre considération.
08:41Il n'y a pas
08:41de problème
08:43là-dessus.
08:44Mais il faut
08:45encourager
08:47le formidable
08:48élan citoyen
08:49qui se manifeste
08:50tous les soirs
08:51à 20h,
08:52mais à tous les jours
08:53de la journée
08:53dans toutes les villes
08:54de France
08:55et dans tous les villages
08:56de France,
08:56il faut encourager
08:57cet immense élan citoyen
08:59pour essayer
09:00de lui donner
09:01de la force,
09:02de lui donner
09:02les moyens
09:03de s'exprimer
09:04et ne pas
09:06le mépriser
09:07ou fabriquer
09:09au bénéfice
09:10de la crise
09:11des effets
09:12d'Aubaine
09:13pour ceux
09:13qui sont,
09:14qui voudraient
09:15profiter de cette situation
09:16pour licencier
09:17abusivement,
09:20pour réduire
09:21ou reprendre
09:22les congés
09:22ou les RTT
09:23abusivement
09:24ou pour agir
09:25de manière autoritaire.
09:27Je le répète,
09:27ce n'est pas
09:28l'état d'esprit
09:29ni des salariés
09:31ni de la majorité
09:32des employeurs
09:34et donc,
09:35voilà,
09:35il faut faire attention.
09:38Puis moi,
09:38dans ma circonscription,
09:39j'ai beaucoup de gens
09:40au chômage partiel
09:41qui sont
09:42les petites mains
09:43notamment des commerces,
09:44des bars,
09:45des restaurants,
09:46des commerces
09:47non essentiels
09:50et franchement,
09:51ils m'ont tous dit,
09:52si en plus
09:53d'être au chômage partiel
09:54à 70%
09:55du salaire brut,
09:57parce qu'on a demandé
10:00dans les séances
10:01à l'Assemblée
10:01que ce soit
10:02100% du salaire
10:03qui soit pris en charge,
10:05mais si en plus
10:06d'être au chômage partiel
10:07avec 100%
10:08du salaire brut,
10:09c'est-à-dire
10:09des pertes
10:10de pouvoir d'achat
10:11considérables
10:12pour des gens
10:12qui sont souvent
10:13avec des salaires
10:14extrêmement modestes,
10:15si en plus de ça
10:16on leur dit
10:17les congés payés
10:18c'est terminé
10:19ou ils vous seront imposés
10:21pendant cette période
10:22de confinement
10:23pour que ça coûte
10:24moins cher
10:25au budget
10:26soit des allocations
10:28chômage
10:28soit de la sécurité sociale,
10:30alors que le président
10:31de la République
10:31a cru bon
10:32de dire
10:33que le pays
10:34fera face
10:35à cette crise
10:35quoi qu'il en coûte,
10:36c'est totalement incompréhensible
10:38et ça crée
10:39de la division
10:41là où il faut
10:42à tout prix
10:42rechercher de l'unité.
10:44Donc l'unité nationale
10:45nous y sommes favorables
10:47mais ça se fait pas
10:50n'importe comment
10:51ça se fait
10:51en ayant
10:53de la considération
10:54pour tous nos concitoyens
10:55quelle que soit
10:56leur situation sociale.
10:58Alors le Parlement
11:00a aussi adopté
11:00d'autres mesures
11:02certaines vont-elles
11:03dans le bon sens
11:04je pense
11:05particulièrement
11:06au soutien
11:06à la trésorerie
11:08des entreprises
11:08au report
11:09des loyers
11:10factures d'eau
11:11de gaz
11:11d'électricité
11:12pour les professionnels.
11:15Non mais ça
11:15c'est très bien
11:16d'ailleurs
11:17si on a voté
11:18pour la loi
11:18de finances
11:19rectificative
11:20c'est parce qu'elle
11:21comporte
11:21beaucoup de
11:22dispositions
11:23de ce type
11:24c'est très bien
11:24bien sûr
11:25que l'entreprise
11:27qui ne peut pas
11:28fonctionner
11:29elle doit
11:30pouvoir avoir
11:31des reports
11:32de charges
11:32nous avons même
11:33demandé
11:34à ce qu'il puisse
11:35être étudié
11:35des annulations
11:36de charges
11:37parce que vous
11:38comprenez bien
11:38que quand il n'y a pas
11:40de chiffre d'affaires
11:41bon
11:42et la reprise
11:43on ne sait pas
11:44quand est-ce qu'elle
11:44aura lieu
11:45la reprise
11:45de l'activité
11:46on ne sait pas
11:46quand est-ce qu'elle
11:47aura lieu
11:47dans quelles conditions
11:48avec quel état
11:49d'esprit
11:49du pays
11:50mais je ne suis pas
11:51certain
11:51personne ne peut
11:52être certain
11:53qu'elle se fasse
11:54par un rétablissement
11:58à la levée
11:59de l'état d'urgence
11:59dans un dynamisme
12:02économique
12:02exactement
12:03identique
12:04à ce qui
12:04préexistait
12:05à la crise
12:06donc il faut
12:07faire des reports
12:08faire des facilités
12:10d'emprunts
12:12c'est ce qui est fait
12:12avec les emprunts
12:14pour les trésoreries
12:15des entreprises
12:16garanties à 90%
12:17par l'état
12:18à la banque publique
12:19d'investissement
12:20mais
12:22bon je pense
12:23qu'il faudra
12:24aller plus loin
12:25d'ailleurs le gouvernement
12:26ne s'est pas interdit
12:27de revenir vers le parlement
12:28pour aller
12:28tout ou partie
12:29vers des annulations
12:30de cotisations sociales
12:33ou de loyers
12:35enfin j'ajoute quand même
12:37que dans cet effort
12:39qui est demandé
12:40à la nation
12:41toute entière
12:42il y a deux grands secteurs
12:44qui sont
12:44à notre avis
12:45beaucoup trop silencieux
12:47c'est les banques
12:48et ce sont les assurances
12:49parce que vous avez remarqué
12:51il y a une immense pétition
12:53qui a été initiée
12:54par des restaurateurs
12:54pour que les assurances
12:56puissent considérer
12:59cette pandémie
13:00comme une catastrophe
13:01naturelle
13:02et qu'à ce titre
13:03les assurances
13:05prennent en charge
13:07nous avons suggéré
13:08pour notre part
13:09à travers des amendements
13:10qui ont été malheureusement
13:11refusés
13:11que les fonds de capitalisation
13:13des assurances
13:14qui sont considérables
13:15puissent être mises
13:15à contribution
13:16pour contribuer
13:19à la prise en charge
13:20au titre
13:21des catastrophes naturelles
13:22de certaines pertes
13:23d'exploitation
13:24pareil pour les banques
13:25nous avons demandé
13:27que les banques
13:28qui vont être garanties
13:29à 90%
13:30par l'état
13:31via la banque publique
13:32d'investissement
13:33ne profitent pas
13:34de cette crise
13:34pour faire des prêts
13:37avec des taux d'intérêt
13:39sans commune mesure
13:40avec le niveau
13:41de l'inflation
13:42et on sait
13:45que si on ne l'encadre pas
13:47certaines
13:48peuvent être tentées
13:49de le faire
13:50bon
13:51aujourd'hui
13:51dans un quotidien
13:53du matin
13:53il y a le président
13:55des organisations bancaires
13:56qui s'exprime
13:57enfin
13:58enfin
13:59et qui brise un peu
14:01le silence
14:01assourdissant
14:02des milieux bancaires
14:03mais enfin
14:04bon
14:05pour autant
14:06son interview
14:06n'est pas totalement
14:07rassurante
14:08donc je pense
14:09que la loi
14:10de finances rectificatives
14:11et la loi d'urgence
14:12auraient dû dire
14:12des choses
14:14sur le sujet
14:15des banques
14:16et des assurances
14:16de façon à ce que
14:17tout le monde
14:18soit mis à contribution
14:20on ne peut pas demander
14:21aux ouvriers
14:21du bâtiment
14:22d'aller bosser
14:23à tout prix
14:24même quand les
14:26chantiers
14:27ne sont pas
14:28indispensables
14:29à la lutte
14:29contre le Covid-19
14:30et puis de l'autre côté
14:31ne donnaient
14:32aucune contrainte
14:34ou aucune ligne
14:36directrice
14:36au secteur bancaire
14:37au secteur
14:38des assurances
14:39qui sont pourtant
14:39essentiels
14:40dans la période
14:41et concernant
14:43les mesures
14:44annoncées
14:44pour l'hôpital public
14:46vous paraissent-elles
14:47suffisantes ?
14:49pas du tout
14:49c'est d'ailleurs
14:50j'ai été amené
14:52à faire
14:53l'intervention
14:54liminaire
14:54de notre groupe
14:55devant le premier ministre
14:59samedi matin
15:00excusez-moi
15:00parce que ça a été
15:02trois jours
15:03un peu intenses
15:04jour et nuit
15:05samedi matin
15:08et nous lui avons dit
15:11nous l'état d'urgence
15:12ok
15:13avec les limites
15:16du contrôle démocratique
15:17que j'évoquais
15:18en début d'interview
15:20mais comment peut-on
15:21considérer
15:23qu'on fasse une loi
15:24de finances rectificative
15:25qu'on décrète
15:26l'état d'urgence sanitaire
15:27et qu'on dise rien
15:29sur un hôpital public
15:31qui est exsangue
15:32et qu'on ne prenne pas
15:32des mesures d'urgence
15:33financières
15:34pour l'hôpital public
15:36bien sûr
15:36il va y avoir
15:37des mesures d'urgence
15:40pour faire venir
15:42des masques
15:42des respirateurs
15:43bon
15:44c'est la moindre
15:46des choses
15:46et encore
15:47il y a beaucoup
15:48de retard
15:48à l'allumage
15:49mais
15:50sur les ouvertures
15:51de lits
15:52sur les recrutements
15:53de personnel
15:54on a des personnels
15:55hospitaliers
15:56qui sont en burn-out
15:57mais ils sont en burn-out
15:58avec l'épidémie
15:59mais ils étaient déjà
16:00en burn-out
16:01avant l'épidémie
16:02c'était déjà
16:03extrêmement tendu
16:05pareil dans les EHPAD
16:06donc nous demandons
16:08et nous allons
16:09continuer de le faire
16:10à l'Assemblée
16:11cette semaine
16:12nous demandons
16:13qu'à côté
16:14de l'état d'urgence
16:15sanitaire
16:15à côté de la loi
16:16de finances rectificatives
16:19notamment pour les milieux
16:20économiques
16:20il y ait une loi
16:22de finances
16:22de la sécurité sociale
16:24rectificative
16:25pour débloquer
16:26des moyens
16:27en urgence
16:28à l'hôpital public
16:29pour faire face
16:30de manière pérenne
16:31à la crise sanitaire
16:32dans notre pays
16:35alors concernant
16:36le confinement
16:37plus précisément
16:38les amendes
16:40en cas de non-respect
16:41passent de 135 euros
16:43à 1500 euros
16:44en cas de récidive
16:45et jusqu'à
16:463750 euros
16:48et 6 mois
16:49de prison ensuite
16:50cela vous semble-t-il
16:51proportionné
16:54bon
16:54c'est déjà
16:55un peu plus proportionné
16:56que la première proposition
16:58qui a été faite
16:59par la ministre
17:00de la justice
17:02elle était tellement
17:03disproportionnée
17:04d'ailleurs
17:04qu'elle n'a même pas
17:05réussi à la défendre
17:07convenablement
17:08dans l'hémicycle
17:08donc il a fallu
17:09qu'on fasse
17:10une interruption
17:12de séance
17:12pour la corriger
17:13bon
17:16il faut que chacun
17:17s'autodiscipline
17:19et ceux
17:19qui ne respectent pas
17:20les règles
17:21c'est comme
17:22avec toutes les règles
17:24quand on ne respecte
17:25pas les règles
17:26on est
17:27sanctionné
17:28bon
17:29il faut des sanctions
17:30proportionnelles
17:33la proposition
17:34qui est faite
17:35l'est un peu plus
17:36que la première
17:38bon
17:39néanmoins
17:40c'est ce que j'ai dit
17:41au moment
17:42du débat
17:43sur ce sujet
17:44nous on acceptera
17:46les sanctions
17:47la plus grande
17:49proportionnalité
17:50de ce qui
17:50finalement a été
17:52soumis au vote
17:52des députés
17:53mais
17:54il n'y a pas
17:56de sanctions
17:56sans les moyens
17:57de contrôler
18:00et de vérifier
18:02la sanction
18:03or ces moyens
18:04ce sont les policiers
18:05or aujourd'hui
18:06les policiers
18:06ils disent
18:07nous n'avons pas
18:08de masque
18:09nous ne pouvons pas
18:10travailler
18:11dans de bonnes conditions
18:12donc donnons
18:13à nos policiers
18:14et à nos gendarmes
18:15les moyens
18:16d'effectuer
18:17leur mission
18:17qui est essentiel
18:18comme est essentiel
18:20tous les services
18:22d'urgence
18:22notamment des services
18:23publics
18:24qui vont
18:25des hospitaliers
18:26aux policiers
18:27aux gendarmes
18:27en passant par
18:28les éboueurs
18:29les services de propreté
18:31ceux qui travaillent
18:31dans les crèches
18:32ceux qui
18:32les enseignants
18:33qui font l'école
18:34à distance
18:34je peux les énumérer
18:35d'ailleurs
18:36on mesure
18:37souvent dans
18:38cette période là
18:40à quel point
18:40nos services publics
18:41sont essentiels
18:43à la vie
18:43du pays
18:44on le vérifie
18:45avec les électriciens
18:47à chaque fois
18:47qu'il y a des tempêtes
18:48ou des épisodes
18:52climatiques
18:54extraordinaires
18:55mais là
18:55nous le vérifions
18:56avec toute une série
18:57de services publics
18:58voilà
18:59donc il faut
19:00oui
19:00il faut des sanctions
19:01il faut faire respecter
19:03la règle
19:04ce que j'ai dit
19:05au ministre de l'Intérieur
19:06samedi soir
19:08moi je constate
19:09dans ma ville
19:10de Saint-Denis
19:11qu'il faut à la fois
19:12des policiers
19:12pour faire respecter
19:13les sanctions
19:14puis aussi par exemple
19:15pour filtrer
19:17les entrées au marché
19:17bon
19:18on garde les marchés
19:19alimentaires
19:20on ne peut pas
19:21laisser les gens
19:22entrer dans le marché
19:22alimentaire
19:23comme d'habitude
19:24autrement
19:24on est dans la promiscuité
19:25la plus totale
19:26donc il faut faire
19:27un filtrage
19:28on fait rentrer
19:29les gens au fur et à mesure
19:29pour qu'il n'y ait pas
19:31une concentration
19:32de personnes
19:33qui ne soit pas
19:33compatible
19:34avec les mesures
19:36de précaution
19:37et pour cela
19:38il faut des policiers
19:39municipaux
19:39nationaux
19:40etc
19:42mais ce que j'observe
19:44dans beaucoup de cités
19:45de Saint-Denis
19:45c'est que
19:45si dans les premiers jours
19:47il y avait beaucoup
19:48d'indisciplines
19:50sachant que le confinement
19:51dans un petit appartement
19:53HLM
19:55quand on est à 4 ou 5
19:57est plus difficile
19:57que quand on est 2
19:58dans une maison de campagne
19:59de Gupias
20:00donc ceux qui donnent
20:02des leçons
20:02depuis leur maison de campagne
20:07devraient être un peu plus
20:08respectueux
20:10mais pour autant
20:11moi ce que je constate
20:12c'est que
20:13l'immense majorité
20:14de nos concitoyens
20:16est conscient du risque
20:17et que finalement
20:20c'est le contrôle social
20:21qui s'exerce
20:22et qui est le plus efficace
20:23et je vois
20:24dans beaucoup de quartiers
20:26populaires de Saint-Denis
20:27c'est les gens
20:29qui disent à ceux
20:29qui ne respectent pas
20:30les règles
20:31écoutez respectez-la
20:32parce que si vous vous en foutez
20:34vous d'attraper la maladie
20:36nous on ne s'en fout pas
20:37et donc voilà
20:38donc on vous demande
20:40d'arrêter le match de basket
20:42d'éteindre le scooter
20:43et de rentrer à la maison
20:44et ça marche largement
20:46aussi bien
20:46que pensez les policiers
20:47qui le font
20:48mais voilà
20:50alors voyez-vous
20:51une contradiction
20:51entre les mesures
20:53de confinement
20:53qui se durcissent
20:54et la poursuite
20:55de l'activité
20:56des entreprises
20:56alors que 45%
20:58des travailleurs
20:58restent en activité
20:59alors que leur activité
21:01n'est pas forcément
21:02indispensable
21:03dans leur entreprise
21:05oui non mais ça
21:06c'est un des gros points
21:08de désaccord
21:08que nous avons exprimé
21:12attention
21:15on ne peut pas donner
21:16de leçons
21:17parce qu'on sait
21:17que la situation
21:18est compliquée
21:19elle est inédite
21:19bon il faut être
21:21modeste
21:23dans ses opinions
21:25mais
21:28on peut quand même
21:29s'instruire
21:29de ce qui se passe
21:30à l'étranger
21:32notamment dans les pays
21:33qui ont eu
21:34l'épidémie avant nous
21:35regardez les Italiens
21:36les Italiens
21:38ils viennent de décider
21:39de stopper
21:40toutes les activités
21:41économiques non essentielles
21:43parce que c'est à ce prix
21:44qu'on freine vraiment
21:46la propagation
21:48du virus
21:49et qu'on retarde
21:50qu'on lisse
21:51dans le temps
21:52le pic épidémiologique
21:54que tout le monde redoute
21:56puisque
21:56ce qu'on redoute
21:57par dessus tout
21:58c'est un pic épidémiologique
22:00qui oblige
22:01à trier
22:03à l'hôpital public
22:05donc
22:06toutes les mesures
22:07qui visent
22:07à le retarder
22:09à l'odyssée
22:09à l'aplanir
22:10le plus possible
22:12pour que l'on ne soit
22:13jamais
22:13en situation
22:14d'être obligé
22:16de faire
22:16ce qui est le plus horrible
22:17dans le domaine
22:18de la santé
22:19c'est à dire
22:20trier ceux qu'on sauve
22:21mais ceux qu'on sauve pas
22:23pour cela
22:24il faut des mesures
22:25de confinement
22:26beaucoup plus drastiques
22:27et donc
22:28il y a des injonctions
22:30contradictoires
22:30du gouvernement
22:31qui perdurent
22:32et c'est regrettable
22:33entre
22:34rester chez vous
22:35sauver des vies
22:37rester chez vous
22:37et puis
22:38d'un autre côté
22:39aller travailler
22:41voilà
22:42c'était
22:43pratiquement
22:44ça a été très flagrant
22:45dans le milieu
22:46dans le secteur du bâtiment
22:47avec des propos
22:49de madame Pénicaud
22:49qui sont une honte
22:50absolue
22:51et qui ont été vécues
22:52par les salariés
22:53du bâtiment
22:54et par aussi
22:55les entrepreneurs
22:56du bâtiment
22:56comme un mépris
22:58de classe
22:59disons-le
23:01totale
23:01à l'encontre
23:02de ces millions
23:03de personnes
23:04le bâtiment
23:04c'est une filière
23:05extrêmement importante
23:07oui
23:08tous les chantiers
23:09qui ne sont pas
23:11nécessaires
23:11pour lutter
23:12contre le Covid-19
23:13doivent être arrêtés
23:15et toutes les activités
23:16économiques
23:17qui ne sont pas
23:18essentielles
23:18pour lutter
23:18pour l'épidémie
23:20contre l'épidémie
23:21doivent être
23:23annulées
23:23aujourd'hui
23:25il y a 40%
23:26de gens
23:26qui sont au télétravail
23:2945%
23:29qui sont au travail
23:3015%
23:31qui sont au chômage
23:31parfaite
23:32les 45%
23:33qui sont au travail
23:34ne sont pas tous
23:35le moins s'en faut
23:36dans des secteurs
23:39essentiels
23:39et donc
23:40il faut aller plus loin
23:43et
23:45confiner
23:46toutes les activités
23:48non essentielles
23:49et arrêter
23:50les polémiques
23:51méprisantes
23:52à l'encontre
23:52de certaines professions
23:53je pense notamment
23:54au secteur du bâtiment
23:55mais ce n'est pas les seuls
23:57alors la loi d'urgence
23:59votée au parlement
24:00concerne aussi
24:00les élections municipales
24:03les dispositions
24:04retenues
24:05avec un report
24:06en juin
24:06du second tour
24:07du dépôt des listes
24:08et de l'installation
24:09des majorités élues
24:10au premier tour
24:11sont-elles satisfaisantes
24:13selon vous ?
24:14globalement oui
24:15globalement oui
24:16nous nous avions
24:19c'est toujours
24:20ça peut toujours
24:21paraître un petit peu
24:24indécent
24:24de parler élections
24:26quand on est
24:27dans une situation
24:28d'urgence
24:29sanitaire
24:30comme nous le sommes
24:30en ce moment
24:31mais bon
24:32il faut faire face
24:32à toutes les situations
24:36nous nous étions
24:38attachés
24:38que dans les 60%
24:39de communes
24:41en France
24:43sur les 35 000
24:44où le vote
24:46a tranché
24:48le sujet démocratique
24:50au premier tour
24:51que ce soit confirmé
24:52et que ces villes
24:53même si l'installation
24:55des maires
24:55et des exécutifs
24:56municipaux
24:57est retardée
24:58et se fera
24:59à la sortie
25:00de l'état
25:01d'urgence sanitaire
25:02les résultats
25:03de ces conseils
25:05municipaux élus
25:06dès le premier tour
25:07doivent être confirmés
25:08c'est les 60%
25:09des communes
25:09et la loi le fait
25:11et c'était pour nous
25:12quelque chose
25:13d'important
25:14après le deuxième tour
25:15écoutez
25:16le deuxième tour
25:16on verra
25:20soit on peut le faire
25:22avant la fin juin
25:23et on peut considérer
25:25qu'on fait
25:26les deuxièmes tours
25:26sur la base
25:27des résultats du premier
25:28du 15 mars dernier
25:32soit ça dure
25:33l'épidémie dure
25:35on peut pas les faire
25:36avant le 30 juin
25:37et auquel cas
25:38on sera dans un écart
25:40de temps
25:40beaucoup trop long
25:41avec la période estivale
25:43par dessus
25:43pour les faire
25:47sur la base
25:47des résultats
25:48du 15 mars
25:49et il faudra refaire
25:50pour ces communes là
25:51uniquement pour ces communes là
25:53qui n'ont pas été élus
25:54au premier tour
25:56des nouvelles élections
25:57plus tard
25:58d'accord
25:59alors pour terminer
26:00l'épidémie mondiale
26:01du coronavirus
26:02a un impact immense
26:04sur nos pratiques
26:05et nos modèles économiques
26:06sociaux
26:06mais aussi démocratiques
26:08cette crise
26:09peut-elle servir
26:10à les améliorer
26:12à terme
26:15il serait
26:17impensable
26:18pour nous
26:18il y a
26:20beaucoup d'éléments
26:21dans cette crise
26:21que nous avons
26:23dont nous étions
26:25dont nous étions
26:26conscients
26:26le fait de délocaliser
26:28à tout prix
26:28les activités économiques
26:32notamment
26:33sur des produits
26:34économiques
26:34qui sont liés
26:36à la souveraineté
26:37de notre pays
26:37et on a touché
26:39du doigt
26:39la question du médicament
26:41mais c'est valable
26:43de beaucoup
26:44d'autres secteurs
26:45économiques
26:45bien sûr
26:45que la mondialisation
26:47libérale
26:48à tout prix
26:48pour aller chercher
26:49des coûts de manœuvre
26:50les plus bas
26:50des coûts de matière
26:51première
26:52les plus bas
26:52pour toujours
26:53peser à la baisse
26:55sur le coût du travail
26:56dans la production
26:57des biens
26:58et des marchandises
26:59est quelque chose
27:00qui ne pourra pas tenir
27:01et qui atteint
27:02ses limites
27:03donc c'est une crise
27:06qui révèle
27:07à la fois
27:08l'impérieuse nécessité
27:10d'avoir des secteurs
27:11publics forts
27:13et peut-être étendue
27:14à d'autres activités
27:17économiques
27:18que celles couvertes
27:19aujourd'hui
27:19par le secteur public
27:23qu'il faut revoir
27:24les questions
27:24de la mondialisation libérale
27:25et de la financiarisation
27:27à outrance
27:29donc bien sûr
27:30ça devrait interroger
27:32les modèles
27:32et c'est d'une certaine manière
27:34une faillite
27:35des modèles économiques
27:37mais
27:40il faudra être vigilant
27:41parce qu'on a dit
27:43un peu la même chose
27:44après la crise
27:46des subprimes
27:46en 2008
27:47que l'explosion
27:49d'une bulle financière
27:51dans un pays
27:52pour lier
27:53à un problème économique
27:55d'un pays
27:56qui était la crise
27:56des crédits immobiliers
27:58totalement extravagants
27:59aux Etats-Unis
28:00pour financer
28:01l'accès au logement
28:03des Américains
28:04a eu
28:06une conséquence mondiale
28:07dont on se souvient encore
28:09c'était en 2008
28:10et on avait dit
28:11plus jamais ça
28:12plus jamais
28:13la financiarisation
28:14n'interromande
28:15plus jamais
28:16des bulles spéculatives
28:17et puis
28:1710 ans après
28:19enfin 12 ans après
28:20on est reparti
28:21de plus belle
28:22de plus belle
28:23et d'ailleurs
28:24avant la crise
28:24sanitaire
28:25on entendait
28:27un certain nombre
28:28d'économistes
28:28dire qu'on était
28:29qu'on allait au devant
28:31d'une nouvelle crise
28:32financière
28:33donc ne faisons pas
28:35avec cette crise
28:36sanitaire
28:38qui est beaucoup plus
28:39catastrophique
28:40sur le plan
28:40des conséquences
28:42humaines
28:43que la crise
28:44financière
28:44notamment par la mort
28:47de milliers
28:48et de milliers
28:49de personnes
28:49dans le monde
28:51ne faisons pas
28:52comme en 2008
28:53c'est à dire
28:54passer
28:55passer la vague
28:57du tsunami
28:57repartir
28:58comme si de rien
28:59n'était
28:59donc nous
29:00nous serons là
29:01présents
29:02les députés
29:03communistes
29:04le mouvement social
29:05le mouvement syndical
29:05pour dire
29:06et pour montrer
29:07des voix
29:08comme il y a
29:09beaucoup d'autres
29:09mobilisations
29:10et d'autres
29:12chercheurs
29:13universitaires
29:15mouvements
29:15associatifs
29:16et syndicals
29:17qui disent
29:17qu'il faut
29:17relocaliser
29:18qu'il faut
29:21desserrer
29:21l'emprise
29:21de la finance
29:22sur le monde
29:22économique
29:23qu'il faut
29:24mutualiser
29:26les biens
29:27et la production
29:29qu'il faut plus
29:29de place
29:30et de moyens
29:30à des secteurs
29:31publics
29:32qui garantissent
29:32la stabilité
29:33mais voilà
29:34ce sera un combat
29:35c'est à dire
29:37Emmanuel Macron
29:38a beau dire
29:38le jour d'après
29:39ne pourra pas
29:41ressembler
29:41au jour d'avant
29:43attention
29:44qu'il n'en tire
29:45pas la conclusion
29:45que le jour d'après
29:47doit ressembler
29:48à avant-hier
29:50oui
29:51et puis le risque
29:52de voir l'épidémie
29:53instrumentalisée
29:53par ceux
29:54qui veulent toujours
29:55plus s'accaparer
29:56les richesses
29:57et le pouvoir politique
29:58oui
29:58et puis ça peut être aussi
29:59bon
30:00toutes les hypothèses
30:01sont mises à jamais
30:02ça peut être aussi
30:03un formidable
30:04moyen
30:04pour imposer
30:05une cure d'austérité
30:06sans précédent
30:07au pays
30:08enfin bon
30:08donc il n'y a pas
30:09il n'y a pas
30:10d'évidence
30:11que les conclusions
30:13qui seront tirées
30:14de cette crise
30:15soient des conclusions
30:17qui aillent vers
30:18plus de bien commun
30:20plus de services publics
30:24moins de financiarisation
30:27de l'économie
30:28ce n'est pas
30:28ce ne sera pas naturel
30:30voilà
30:31donc ce sera
30:31une grande controverse
30:34je l'espère
30:35la plus productive
30:37possible
30:38en termes d'idées
30:39et de manières
30:40de faire différentes
30:41mais ce sera
30:42une controverse
30:43il faudra
30:44l'alimenter
30:46et profitons-en
30:48pour lire
30:48et réfléchir
30:49pendant cette période
30:50pour être bien
30:51bien armé
30:52intellectuellement
30:53pour faire face
30:53dans les jours
30:54qui viennent
30:55merci beaucoup
30:56Stéphane Peux
30:57donc vous étiez
30:59en direct
30:59sur l'humanité
31:00qui informe
31:01tous les jours
31:02sur l'actualité
31:02du pays
31:03du monde
31:03et sur l'épidémie
31:04du coronavirus
31:06merci monsieur le député
31:07à très bientôt
31:08pour un nouveau live
31:09au revoir
31:09merci
31:10merci
31:11merci
31:11merci