Passer au playerPasser au contenu principal
Peu après l'annonce de la victoire du président sortant sur Marine Le Pen, ils étaient plusieurs centaines de manifestants à se rassembler place de la République à Paris, malgré un fort déploiement des forces de l'ordre et la présence de la BRAV ( Brigades de répression des actions violentes motorisées).

Les manifestants ont déployé une banderole proclamant "Ce qu'on n'aura pas par les urnes, on l'aura par la rue" avant de reprendre aux cris de "Macron nous fait la guerre et sa police aussi".

Envie de se battre
"C'est un soulagement en demi teinte car on n'a pas Le Pen au pouvoir mais on se retrouve avec Macron pour 5 ans de plus mais on a envie de se battre" nous explique Inès, étudiante de 23 ans et militante socialiste.

Pour Manon, le combat continue : "j'aimerai bien qui y ait une opposition partout, dans la rue, dans les lieux de travail, à l'Assemblée nationale et qu'on arrive à fédérer notre colère dans quelque chose de constructif et collectif".

Un rassemblement qui s'est déroulé dans le calme malgré quelques tensions plus tard dans la nuit.

📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ
Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/
Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr #présidentielle2022 #macron #politique

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00C'est un soulagement en demi-teinte, on va dire, parce que d'un côté, on n'a pas Le
00:03Pen au pouvoir,
00:03donc on sait que l'extrême droite, quand elle a le pouvoir, elle ne le rend pas.
00:06Donc dans tous les pays, ça s'est vu, soulagé par rapport à ça, mais déçu quand même,
00:11parce que forcément, on se retrouve avec 5 ans en plus de Macron, et on sait très bien ce que
00:16ça a donné.
00:16Donc forcément, on ne peut pas être content aujourd'hui quand on est de gauche,
00:19on ne peut que être déçu et par contre avoir la niaque et avoir envie de se battre, parce qu
00:22'il n'y a que ça à faire en fait.
00:34On vit une période qui n'est vraiment pas facile pour la gauche, de façon générale,
00:38parce que d'un côté, la montée du Front National et de ses idées rancent,
00:42et de l'autre côté, encore un quinquennat Macron, sur lequel on sait qu'on se prépare déjà à être
00:46dans la rue,
00:47parce que les 5 dernières années, on montrait l'incapacité de Macron à tenir une politique sociale,
00:52donc ceux qui pensaient qu'il était de gauche, désolé, non, depuis longtemps on le savait,
00:57mais on le sait encore mieux après 5 ans de mandat.
00:59Simplement montrer que même s'il a gagné ce présidentiel, il n'a pas gagné déjà sans rien,
01:03il a gagné avec l'aide de la gauche, et qu'il doit rendre des comptes, en fait, clairement,
01:07parce que voilà, tout ce programme qu'il a présenté, et tout ce qu'il a annoncé sur la réforme
01:12des retraites,
01:1365 ans, sur la réaction de l'université, sur les différentes réformes, en fait,
01:17qui vont venir casser encore plus le service public et nos conquêtes sociales,
01:20ben juste, non, on n'est pas d'accord, et on s'opposera pendant tout son quinquennat là-dessus,
01:25en espérant aussi qu'il y ait l'union de la gauche pour l'élicitative,
01:27histoire d'avoir un vrai contre-pouvoir.
01:29Parce que je pense qu'on a une responsabilité collective sur les épaules,
01:31que ce soit tous les partis de gauche, du PS à la LFI, au Parti communiste, au NPA, aux écolos,
01:36enfin, au moment où on a tous une responsabilité, c'est, en fait,
01:38de ne pas laisser le peuple de gauche dans la merde pendant encore 5 ans.
01:41Il y a des gens qui, vraiment, en fait, souffrent des politiques qui sont mises en place par le gouvernement,
01:44qui souffrent de la priorité, de plein de choses, en fait.
01:47Et si on n'arrive pas à tenir la barre et à vraiment incarner un contre-pouvoir, en fait,
01:51ben, simplement, toutes ces personnes-là, on leur dit qu'elles n'ont pas d'importance et qu'on ne
01:54les écoute pas.
01:58Et je suis désolée, quand Sarkoël était élu,
02:00et ben, il y avait de la colère, ça veut dire qu'il y avait de la vie,
02:03ça veut dire qu'on était vraiment dans notre chair, en colère,
02:06contre tout ce que la campagne de Sarkoël avait généré,
02:08et que maintenant, on se paye des Le Pen à je ne sais pas combien.
02:11Et quand on se paye ça, et ben, voilà, il y a quoi ?
02:13Il y a nous, on vient là, quoi, pour sauver l'honneur.
02:15Mais vous voyez bien, il ne va rien se passer.
02:17Il y a des flics partout.
02:18Ils s'attendent à quoi ?
02:19Ils s'attendent à ce qu'il y ait le bordel, mais ils vivent où ?
02:21Ils ont gagné.
02:22Il n'y a plus de colère.
02:23Après, c'est ce qu'on se disait tout à l'heure avec Sandra.
02:25La magie de l'événement, on ne sait pas quand elle arrive.
02:28On ne sait pas quand elle arrive.
02:29Et on peut avoir l'impression qu'il ne se passe rien,
02:32et que les gens sont déprimés, et résignés.
02:37Et en fait, on ne sait pas pourquoi, d'un coup, la colère, elle va revenir.
02:40Peut-être.
02:41Ça fait chier depuis le début, parce qu'on est allé voter,
02:43parce qu'on a eu la trouille que ce soit plus serré.
02:46Et finalement, on ne s'était pas si serré, on aurait aimé ne pas voter.
02:49Enfin, quel soulagement, de toute façon.
02:51Bien sûr, c'est un soulagement qui a duré une demi-seconde, quoi.
02:56Parce qu'on parle de barrage, mais on n'a jamais vu un barrage
02:58qui faisait gagner 11 points au Front National en 5 ans, en fait.
03:01C'est le contraire d'un barrage.
03:03Moi, j'aimerais bien qu'il ait une opposition partout, en fait.
03:07Dans la rue, dans les lieux de travail, dans les grèves, à l'Assemblée, partout.
03:11Et qu'on fédère notre colère, et qu'on recommence à mettre en dialogue espoir et colère.
03:17C'est-à-dire qu'on transforme notre colère dans quelque chose de constructif, de collectif.
03:28On est tous là pour montrer à Macron qu'on est remonté contre lui.
03:32Peu importe le résultat, on s'attendait à l'un des deux, et les deux sont très mauvais.
03:36Il y a 15% de budget en moins dans les universités françaises depuis le mandat de Sarko.
03:41C'est clairement une volonté de mettre à mal aussi l'enseignement supérieur public et de la recherche français.
03:47Et ça au profit des écoles supérieures privées.
03:51Aujourd'hui déjà, les universités de Assas et de Nice ont le statut d'université expérimentale.
03:56On sait déjà qu'est-ce qu'il veut expérimenter.
03:57C'est la privatisation de certaines formations en les rendant payantes, en les rendant sélectives, etc.
04:03C'est massacrer l'enseignement secondaire, les collèges et les lycées,
04:07en par exemple dégradant le système de remplacement des professeurs, etc., des titulaires.
04:14Ça annonce que du mauvais.
04:15Eux, ils sont très bien organisés, à nous, nous organiser.

Recommandations