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  • il y a 1 semaine
"Halte aux spoliations" est le titre du dixième ouvrage de Gérard Le Puill, paru en mai dernier. Journaliste professionnel depuis 35 ans, Gérard Le Puill est un spécialiste des sujets environnementaux, climatiques et agricoles. Dans son dernier livre, il est question de ces enjeux. Mais pas que. Il y aborde aussi la situation des retraités, des corps hospitaliers ou encore des gilets jaunes.

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Transcription
00:00Aïto Spoliation est le titre du dixième ouvrage de Gérard Lepuil, paru en mai dernier.
00:05Journaliste professionnel depuis 35 ans, Gérard Lepuil est un spécialiste des sujets environnementaux, climatiques et agricoles.
00:10Dans son dernier livre, il est question de tous ses enjeux, mais pas que.
00:13Il aborde aussi la situation des retraités, des corps hospitaliers et encore des gilets jaunes.
00:17Bonjour Gérard.
00:18Bonjour.
00:18Votre livre se présente sous la forme d'une lettre adressée au président Macron.
00:21Pourquoi avoir choisi ce registre ?
00:23Parce que j'ai trouvé que le président Macron s'attaquait comme jamais auparavant.
00:30Aux avantages acquis par un certain nombre de gens, à commencer par les retraités,
00:35puisqu'ils ont gagné leur pension en cotisant durant une vie de travail.
00:41Et la première décision qu'il prend, c'est de réduire les pensions en augmentant la CSG de 1,7%.
00:49Et non content de faire cela, les deux années suivantes, il nous promet seulement 0,3% de revalorisation,
00:58ce qui compte tenu d'une inflation annuelle de 1,5% en moyenne, réduit encore le pouvoir d'achat
01:06des retraités.
01:06Et je pense qu'il a fait cela parce qu'il a pensé qu'ils avaient moins de moyens que
01:12les actifs pour se défendre.
01:13D'ailleurs, j'ai remarqué qu'il avait aussi pris la même décision vis-à-vis des familles qui perçoivent
01:20des allocations familiales,
01:21pour les 0,3% sur deux ans, et vis-à-vis des locataires qui perçoivent l'allocation personnalisée au
01:28logement.
01:29Donc c'est aussi pour cela que j'ai voulu m'adresser directement à lui.
01:33Justement, votre premier chapitre, il évoque la situation des retraités.
01:36Est-ce une manière, au fond, de dire qu'on juge une société à la manière dont on traite les
01:39anciens, dont il traite ses anciens ?
01:40Oui, pour une bonne partie, oui, parce que je n'avais jamais vu cela auparavant.
01:46Et non seulement il maltraite les retraités, mais il promet aussi de réduire les pensions des actifs actuels,
01:55puisque la réforme des retraites qui vient en débat va faire de sorte que l'âge pour toucher une retraite
02:04décente,
02:04au lieu d'être de 62 ans. Certes, on pourra partir à 62 ans, mais si on veut toucher une
02:10pension correcte,
02:11il faudra plutôt travailler jusqu'à 64, 65 ou 66 ans, selon l'âge auquel on a commencé à travailler.
02:18Donc là aussi, on s'attaque aux futurs retraités et on s'attaque aux actifs en même temps, d'ailleurs.
02:24Aujourd'hui, le capitalisme, il est en crise sur le plan social, écologique et institutionnel.
02:28On a vu ça avec la crise des Gilets jaunes. Macron, dès 2017, avec son livre programme, disait « Combattre
02:33les excès ».
02:34Est-ce qu'au fond, vous ne voyez pas une contradiction entre les paroles et ce qu'il fait réellement
02:38avec ces mesures ?
02:39Il y a beaucoup de contradictions, évidemment, entre les promesses formelles d'Emmanuel Macron
02:44et les décisions concrètes qui sont prises depuis qu'il est président de la République.
02:51Par exemple, il a raison de dire que l'action des Gilets jaunes n'est pas née spontanément
02:58et que ça vient de relativement loin.
03:00C'est tellement vrai que dans le livre que j'avais écrit avec mon fils en 1990
03:05et qui s'intitule « La décennie des nouveaux pauvres », dont je donne quelques extraits dans l'ouvrage qui
03:11vient de paraître,
03:12eh bien, je prévoyais qu'un jour se produirait un événement de ce genre.
03:17Je n'avais pas prévu que les gens iraient sur les ronds-points avec des Gilets jaunes,
03:21mais j'avais anticipé qu'il y aurait un jour une révolte contre une politique de spoliation du monde du
03:27travail.
03:28Et comme cette spoliation s'est accélérée depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Élysée,
03:34eh bien, évidemment, ça a explosé au cours de l'étonne 2018.
03:38Est-ce qu'au fond, l'arrogance, on va dire, qui est coutume chez Emmanuel Macron,
03:41enfin, toutes ces petites phrases, n'a pas accéléré justement ce processus de révolte ?
03:45Si, en parlant comme il parle, il braque un certain nombre de gens.
03:49Cela étant, ce qui est en cause, c'est plus sa politique que la façon dont il la présente.
03:56Il peut toujours plaider des erreurs, mais fondamentalement,
04:00c'est une politique destinée à servir les intérêts des puissants.
04:05Et ce n'est pas étonnant quand on sait quel a été le parcours d'Emmanuel Macron.
04:10Après avoir été énarque, il a travaillé plusieurs années à la banque Rothschild,
04:17et là, son travail consistait à faire de sorte de mettre en place des fusions-acquisitions
04:25qui, d'ailleurs, lui ont rapporté beaucoup d'argent.
04:28Donc, sa vision de l'économie est celle-là, celle des grandes sociétés multinationales.
04:33Et la piétaille, si je puis dire, le monde du travail,
04:38eh bien, ça apparaît à ses yeux comme des coûts à réduire en permanence.
04:42– À propos de l'écologie, les Verts en France et dans les autres pays ont réalisé de bons scores
04:46aux élections européennes,
04:47ce qui acte une prise de conscience au niveau des masses.
04:50Maintenant, la question et tout le débat est de savoir comment engranger une véritable transition écologique.
04:55Selon vous, quelle est la voie d'avenir pour l'agriculture ?
04:57Et par quelle politique peut-on concilier fin du monde et fin du mois ?
05:00– C'est une question très compliquée et à laquelle les décideurs politiques ne savent pas répondre pour l'instant,
05:08je trouve.
05:09S'agissant de l'agriculture, par exemple, moi, je pense que l'avenir est à l'agroécologie,
05:16c'est-à-dire une agriculture qui fasse travailler la nature de manière intelligente.
05:23On a oublié cela en privilégiant la technologie depuis la mise en place du marché commun agricole
05:30et la mise en concurrence des pays membres de l'Union européenne.
05:35On a sacrifié l'agronomie en pensant s'en sortir, en promouvant la technologie.
05:42On a de ce fait spécialisé l'agriculture, des zones céréalières à certains endroits,
05:48de l'élevage dans d'autres, ce qui fait que ça se traduit par les pollutions là où il y
05:54a trop d'élevage
05:55et par d'autres pollutions et un appauvrissement des sols là où on ne fait que de la céréale en
06:01rotation courte, par exemple.
06:02Et donc, ce que je préconise, moi, et ce que disent aussi de nombreux agronomes aujourd'hui,
06:09c'est que l'agroécologie, ça doit être, comment dire, une agriculture très diversifiée
06:16qui progressivement se convertissent à l'agriculture biologique,
06:20mais qui fassent de sorte que sur une même exploitation, on ait une diversité de production.
06:28Par exemple, pour nourrir le bétail, l'Union européenne, dont fait partie la France,
06:34importe chaque année 40 millions de tonnes de soja ou de tourteaux de soja,
06:39alors que ces protéines végétales, on pourrait les produire dans l'Union européenne.
06:46Mais c'est ce qu'on appelle la division internationale du travail,
06:50selon les avantages comparatifs préconisés par David Ricardo il y a deux siècles.
06:55Sauf qu'il y a deux siècles, il y avait un milliard d'habitants sur Terre.
06:59Aujourd'hui, il y a près de 8 milliards.
07:02Et on nous parle de 9,5 milliards en 2050.
07:06Donc on ne peut pas continuer comme ça.
07:07— Et justement, par rapport à la concurrence des loyaux que vous avez évoquées tout à l'heure,
07:11comment peut-on, à l'échelle européenne, essayer de faire en sorte d'harmoniser justement
07:15ces salaires qui font la baisse pour les agriculteurs ?
07:18— Les revenus des agriculteurs, oui, sont à la baisse, parce que 1.
07:24Les pays de l'Union européenne sont en concurrence tous les uns contre les autres.
07:28Et pire encore, la Commission européenne, avec l'accord des pays membres d'ailleurs,
07:33ne cesse de négocier des accords de libre-échange avec les pays tiers.
07:39Par exemple, la Commission vient de discuter d'un accord de libre-échange avec les États-Unis
07:44qui permettra à ce pays d'exporter 35 000 tonnes de viande bovine en Europe tous les ans
07:52et négocie également avec les pays du Mercosur pour que ces pays aussi nous exportent de la viande
07:59alors qu'ils nous exportent déjà la nourriture du bétail.
08:01On ne peut pas continuer comme ça.
08:03Et donc on a intérêt à mettre des taxes aux frontières communes de l'Union européenne
08:08et faire en sorte que la production européenne elle-même relève davantage de l'économie circulaire,
08:17c'est-à-dire qu'il y ait de l'élevage un peu partout
08:19et que l'on recycle comme il faut les déjections animales pour fertiliser les sols, par exemple,
08:25parce que, comme je le disais tout à l'heure, les terres à céréales s'appauvrissent énormément en matière organique
08:31parce qu'il n'y a plus de matière organique produite par les animaux, du fumier, par exemple.
08:37Et donc là aussi, ça pose des problèmes pour les décennies à venir
08:41et donc pour la nourriture des générations qui viennent maintenant.
08:45On produit des produits en France de qualité.
08:48Et à côté de ça, les Français achètent des produits qui viennent de l'étranger
08:53parce qu'ils coûtent généralement moins cher.
08:55Comment faire justement pour insuffler une dynamique pour les agriculteurs français ?
09:01Alors la situation n'est pas simple parce qu'au sein de l'Union européenne,
09:06la concurrence est libre et il n'y a pas de tarifs douaniers.
09:09Et donc un pays qui mettrait des tarifs douaniers, il aurait des mesures de rétorsion.
09:13La question qui se pose, c'est sans doute d'identifier la viande,
09:18de dire d'où elle vient et le consommateur, à partir de là, il choisit.
09:23Et sans doute n'empêchera-t-on pas des importations,
09:27mais on pourrait quand même faire de sorte que la restauration collective, par exemple,
09:33privilégie la production nationale.
09:36D'une part, ça permet de faire en sorte que les produits alimentaires
09:40voyagent beaucoup moins qu'ils ne le font aujourd'hui.
09:44Et ça permettrait aussi d'éviter d'avoir des scandales sanitaires
09:50comme ceux qu'on vient d'avoir avec les steaks hachés,
09:52que France Agrimaire avait acheté à une entreprise polonaise,
09:58ou du moins avait autorisé des entreprises françaises à acheter à une entreprise polonaise
10:04pour servir les Restos du Coeur, le Secours populaire, le Secours catholique et d'autres associations.
10:09Je crois que là, il y a des choses à faire, effectivement, oui.
10:13Aujourd'hui, il y a un débat qui vient d'apparaître récemment dans la sphère politique.
10:16C'est est-ce que faut-il interdire les vols d'avions à l'intérieur de l'Hexagone, on va
10:22dire ?
10:23Les trajets d'avions faits de France, par exemple Paris-Marseille.
10:26Est-ce qu'un vol Paris-Marseille doit avoir encore lieu alors qu'il y a le train ?
10:28Moi, je pense que l'utilisation du train est beaucoup plus pertinente partout où il y a le TGV
10:34pour aller d'une grande ville de France à une autre.
10:38Est-ce que des mesures d'interdiction sont de nature à régler le problème ?
10:43Je ne suis pas sûr. Ce que je regrette, moi, c'est que la SNCF n'ait pas joué son
10:51rôle
10:51sur tout le territoire depuis une trentaine d'années.
10:56Certes, on a investi beaucoup dans le TGV.
10:58Malgré ça, le TGV se trouve en concurrence avec l'avion.
11:03Et en même temps, je dirais, on a sous-investi et dans le transport ferroviaire des marchandises
11:09et dans les lignes entre les petites villes.
11:13Et c'est ça qui, finalement, fait de sorte qu'on utilise énormément la voiture et les camions
11:20et la pollution, pour l'essentiel, la pollution imputable au transport
11:24vient beaucoup plus des voitures et des camions que des avions.
11:27Yann Brossat, il proposait, pendant les élections européennes,
11:31de taxer plus les vols aériens, c'est-à-dire taxer plus les avions par rapport aux voitures
11:37pour des questions de justice sociale, tout simplement parce qu'il constatait
11:40que c'était les riches, en moyenne, qui polluaient plus. Vous en pensez quoi ?
11:44Oui, ça peut se faire. Ça peut se faire.
11:47Mais pour la voiture, par exemple, si on finançait le covoiturage pour aller au travail,
11:53je pense que beaucoup de gens choisiraient d'aller au travail en covoiturage.
11:59Mais ce qu'on constate, c'est que le covoiturage, il sert surtout à aller d'une grande ville
12:03à une autre parce que ça coûte moins cher que de prendre le train.
12:06Et donc, là encore, c'est le bilan carbone du transport qui est en augmentation,
12:12alors que le moyen de transport le plus sobre, c'est le train.
12:15À propos du climat, quelle lecture faites-vous des orages de grêle très intenses
12:20qui sont aboîtis sur plusieurs départements de la région Auvergne-Rhône-Alpes, samedi dernier ?
12:24J'observe ces choses-là depuis un certain nombre d'années.
12:27Je vois que ces incidents climatiques majeurs augmentent en nombre,
12:34mais surtout en intensité.
12:36Et c'est facile à comprendre parce que plus il y a de réchauffement,
12:39plus il y a d'évaporation et après, il suffit qu'un contact d'air chaud et d'air froid
12:45se rencontre pour qu'on ait des phénomènes comme ceux qu'on a eus dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.
12:53Et évidemment, on l'a vu et sur les vignes et sur les arbres fruitiers, sur les serres.
12:59Alors cela veut dire que c'est des choses qui vont se produire de plus en plus souvent,
13:05de même que les gelées tardives, par exemple, sur les vignobles ou sur les arbres fruitiers,
13:09parce que l'hiver étant doux, des fois la végétation repart de bonne heure,
13:15tandis que des gelées tardives sont toujours possibles.
13:18Et donc, alors on me dira, on peut s'assurer.
13:21Oui, sauf que les prix des denrées étant ce qu'il est, c'est difficile de trouver de l'argent
13:26pour s'assurer.
13:27Et puis, on peut penser aussi que, comme il faut rembourser de plus en plus,
13:32puisqu'il y a de plus en plus d'accidents climatiques,
13:34le prix des assurances va devenir hors de prix.
13:37Et donc, sans soutien de l'État ou de l'Union européenne,
13:40il sera difficile aux paysans de débourser les sommes nécessaires pour s'assurer.
13:45Donc, c'est quelque chose de préoccupant, oui.
13:47À propos de l'Union européenne, quelque chose qui aussi peut paraître préoccupant,
13:51c'est le fait que les partis d'extrême droite montent de plus en plus un peu partout en Europe.
13:58Et plusieurs associations écologiques ont constaté que toutes les lois pour l'environnement,
14:04en général, sont votées contre les conservateurs et les partis connotés à l'extrême droite.
14:09Oui, évidemment. C'est le dernier de leurs soucis.
14:13Même si, dans cette campagne, tout le monde a parlé peu ou prou d'environnement,
14:18c'était par précaution plus que par conviction.
14:21Et ça me ramène à votre question du début.
14:26Même le discours d'Europe Écologie-Les Verts, moi, il ne m'a pas convaincu.
14:31Par exemple, quand Yannick Jadot dit « Nous voulons sortir du nucléaire et sortir des énergies fossiles » en 2050,
14:39moi, je pose la question « Comment on convertit l'économie ? »
14:43Est-ce qu'ils pensent qu'on va avoir des voitures électriques pour tout le monde ?
14:46Ou est-ce qu'il faut diminuer considérablement la circulation automobile ?
14:51Ce qui est, mon opinion.
14:52Et on sait aussi que l'Allemagne, ayant fait le choix de sortir du nucléaire, par exemple,
14:58a vu ces émissions de gaz à effet de serre augmenter.
15:02Parce que, bien qu'ayant développé considérablement les énergies renouvelables,
15:07eh bien l'Allemagne, comme les énergies renouvelables ne sont qu'alternatives
15:12et ne tournent pas tout le temps,
15:14eh bien relance en permanence la production d'électricité à partir du charbon et du lignite.
15:20Et donc augmente ces émissions de gaz à effet de serre au lieu de les diminuer.
15:24Et c'est encore plus compliqué dans un pays comme la France où le nucléaire...
15:29Alors on peut toujours discuter, est-ce qu'on a eu raison d'aller jusqu'à 75% de nucléaire
15:33?
15:33Il reste qu'on hérite de cette situation.
15:36Et, à mon avis, il faut la gérer de la manière la plus intelligente possible.
15:41Et la manière la plus intelligente possible de la gérer,
15:46c'est de faire durer les centrales sous le contrôle rigoureux de l'autorité de sûreté nucléaire,
15:52de manière à faire monter progressivement les énergies renouvelables au fur et à mesure
15:58et sans trop investir d'un coup,
16:01parce que ça se traduirait autrement par un doublement ou un triplement du prix de l'électricité pour les ménages.
16:07Parce que ça aussi, personne n'en parle.
16:09À propos de Yannick Jadot, justement, il a profité, on va dire, de tous ces enjeux climatiques,
16:14des manifestations des jeunes, etc.
16:15Il en a récupéré les fruits électoralement.
16:17Mais est-ce qu'au fond, il est le candidat le plus écolo, sachant que, premièrement,
16:21il ne veut pas rompre les traités de libre-échange ?
16:22Et deuxièmement, il ne se dit pas, comment dire, anti-libéral vraiment, réellement.
16:28Est-ce que c'est un peu contracte-vitoire si on veut engranger, comment dire, une transition écologique véritable ?
16:32Je ne veux pas accabler Yannick Jadot, mais j'ai constaté ce que vous énumérez là.
16:38J'ai même eu l'occasion de lui dire, à l'occasion de certaines conférences de presse,
16:42que les paris qu'il faisait n'étaient pas tenables.
16:45Mais on verra bien ce qui la viendra.
16:47Merci Gérard.
16:48On peut retrouver votre livre, votre dernier livre, Aïtos Polation, aux éditions Croquant.
16:53Oui, tout à fait.
16:54Et merci de m'avoir accordé sa tendre parole pour en parler.
16:58Sous-titrage Société Radio-Canada

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