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  • il y a 2 jours
Ce sont plus de 250.000 fonctionnaires, selon les syndicats, qui ont défilé partout en France ce jeudi 9 mai afin de dire non au projet de loi visant à réformer leur statut et qui arrive à l’Assemblée nationale le 13 mai prochain. Une manifestation qui a réuni tous les leaders syndicaux à Paris.

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Transcription
00:03Ce qui est en cause c'est le statut, ni plus ni moins, parce qu'à élargir encore l'embauche
00:09d'agents de la fonction publique en contrat à durée déterminée,
00:14on a déjà beaucoup trop de contractuels dans la fonction publique, donc on voit bien que l'idée elle est
00:20derrière d'échapper au statut.
00:22Il a beau dire qu'il ne remet pas en cause le statut, il y aura de moins en moins
00:25d'agents de la fonction publique sous statut.
00:27Donc de fait le statut disparaît, là il y a un véritable enjeu parce que le statut ce sont les
00:33droits et obligations des fonctionnaires,
00:35c'est l'assurance de la continuité du service public, de l'égalité de traitement du citoyen.
00:46Au moment même où nous connaissons le procès de France Télécom et de la souffrance au travail,
00:50ce qu'on voit aujourd'hui c'est que le gouvernement est en train de remplacer le statut de la
00:53fonction publique par le contrat.
00:54Le contrat à la place du statut, tout ça veut dire qu'on va mettre en concurrence les agents entre
00:59eux,
01:00les fonctionnaires et non fonctionnaires, on va créer de la souffrance et on va faire perdre le sens des missions.
01:04C'est la fonction publique, c'est l'intérêt général qu'on abandonne.
01:09Je suis quand même très inquiète et quand même très en colère des propos d'Olivier Dussopt ce matin,
01:15qui avant même que les mobilisations aient lieu, dit circuler il n'y a rien à voir, on ne discute
01:19plus.
01:19Je crois que ce n'est pas responsable de la part d'un gouvernement, alors qu'il y a une
01:22unité totale,
01:24alors qu'il y a un besoin de service public qui s'exprime dans le pays,
01:26de balayer d'un revers de main une nouvelle fois les organisations syndicales,
01:31ce qu'elles représentent et ce qu'elles portent.
01:33Tous ensemble, tous ensemble, on est !
01:36Nous on a réussi à mettre dans la rue parents et enseignants de la maternelle au lycée
01:40et on voit quand même que ça oblige le président à bouger puisqu'il a fait des annonces lors de
01:45son allocution.
01:46Par exemple pour limiter les effectifs en grande section, en CP, CE1 à 24,
01:50alors nous on voit bien qu'il y a un loup là-dedans puisque, en vérité, c'est une très
01:54bonne nouvelle si ça se fait,
01:56sauf que déjà il faudrait recruter 10 000 enseignants et il y en aura 1000 de mois à la rentrée
02:00prochaine dans le premier degré,
02:01donc on voit mal comment on va y arriver d'ici la fin du quinquennat
02:04et par ailleurs ça va se traduire par une augmentation des effectifs dans les autres niveaux.
02:08Donc c'est essentiellement de la communication, mais malgré tout les mobilisations obligent le pouvoir à bouger.
02:17Moi j'invite Jean-Michel Blancard à venir dans notre école,
02:20dans toutes les écoles, voilà, publiques, pour voir comment ça fonctionne,
02:23parce que j'ai l'impression qu'il ne sait pas comment ça fonctionne.
02:26Il était étonné qu'il y ait des CM2 à 30 élèves,
02:29nous ce n'est pas quelque chose qu'on découvre, c'est quelque chose qu'on vit.
02:32Il n'y a plus de sens, il n'y a plus de sens, voilà.
02:35Nous on attend du concret, mais qu'ils viennent dans nos écoles pour qu'on puisse discuter,
02:38pour qu'on lui montre ce que c'est que des enfants.
02:41Peut-être qu'ils ne savent pas bien ce que c'est que des enfants en fait, voilà.
02:44Et des enseignants motivés, voilà, c'est ça.
02:50Merci d'avoir regardé cette vidéo !

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