- il y a 1 semaine
Rencontre avec Shu Aiello, co-réalisatrice de UN PAESE DI CALABRIA, un documentaire sensible et beau qui raconte à plusieurs voix la vie de Riace, un village du sud de l’Italie, devenu depuis plusieurs décennies un havre de paix pour les réfugiés, à qui il doit sa renaissance grâce à l'arrivée de ces nouveaux visages, nouveaux travailleurs, nouveaux enfants...Une réponse imparable aux politiciens qui prônent la haine, le racisme et la ségrégation !
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00:00...
00:18Chou Aiello, bonjour.
00:20Bonjour.
00:21Alors, vous êtes la co-réalisatrice de ce film
00:24Paisé in Calabria,
00:26un village de calabres, c'est ça ?
00:28Ce village, c'est un village un petit peu
00:32utopique, on va dire,
00:33puisque c'est un village qui, contrairement à tout ce qu'on
00:35entend partout, a décidé d'accueillir
00:37des étrangers qui arrivent
00:39par la mer, et ça depuis plusieurs
00:41décennies. Comment vous avez trouvé
00:43ce village ? Alors, avant toute chose,
00:45je précise que je suis d'origine calabraise,
00:48d'un petit village qui n'est pas loin du tout
00:49de Riace. Mais c'est pas comme ça
00:51que j'ai découvert Riace.
00:53C'est par une émission
00:55de Daniel Mermet,
00:56il y a longtemps de ça,
00:58une bonne dizaine d'années,
01:00qui racontait cette histoire
01:01que j'ai gardée dans un coin de ma tête.
01:04Et Catherine,
01:05ma co-réalisatrice,
01:08et moi, avions depuis
01:09longtemps l'envie de faire quelque chose sur le sud
01:11de l'Italie, puisqu'on en vient toutes les deux.
01:13Sur l'émigration, bien sûr,
01:15puisqu'on est toutes les deux des descendants
01:17d'émigrés, mais on ne voulait pas
01:19se limiter à ça, parce que ce qui nous a intéressé,
01:21c'était de parler de l'immigration
01:22aujourd'hui. Et donc, on est
01:25allé à Riace. Et après cette émission,
01:27voir si ce que nous avait
01:29raconté Daniel Mermet, qui nous enchantait
01:31toujours, était vraiment vrai.
01:33Et c'était vraiment vrai. Donc, on a découvert
01:35le village de Riace et ses habitants.
01:38Et on a décidé de faire un film sur eux.
01:41Vous avez été bien accueillis ?
01:42Oui, nous avons été bien accueillis, parce que
01:44Riace est un village d'accueil.
01:47Maintenant, on était deux femmes.
01:49Ça, c'est pas évident, d'arriver
01:50dans un petit village du sud de la Calabre,
01:53femme seule, comme ça.
01:55Donc, je dois dire que la première
01:56fois qu'on a traversé la rue du village
01:59dans un silence
02:00pesant, et sous le regard
02:02des messieurs qui jouaient
02:04aux cartes dans les bars,
02:06on s'est dit, c'est pas simple.
02:08Ça a un petit côté western, comme ça.
02:10Et puis, petit à petit, c'était
02:13au contraire adorable.
02:14On a parlé avec les gens.
02:16On est venus souvent.
02:17On a tissé des liens,
02:19de véritables liens avec
02:20ces gens-là.
02:21Et puis, c'était parti.
02:23Alors, votre film, déjà,
02:24il y a une lumière incroyable
02:26qui s'en dégage et une lumière
02:27à plusieurs sens, puisqu'il y a aussi
02:29beaucoup la lumière divine,
02:31entre guillemets, puisque
02:32dans les idées reçues, on dit
02:34oui, si des gens qui n'ont pas
02:35la même religion arrivent,
02:37ça va être le grand remplacement, etc.
02:39Là, on voit que c'est tout le contraire,
02:41que c'est vraiment une sorte
02:44d'eucharistie, au bon sens du terme,
02:46que chacun vient prier dans sa langue,
02:48dans sa religion, dans l'Église,
02:50qu'il participe aux processions,
02:52aux fêtes.
02:53C'est quelque chose de très beau,
02:55même pour les gens qui ne sont pas
02:56du tout religieux.
02:56Mais on retrouve le sens du mot
02:58religion, c'est-à-dire le lien.
03:00C'est très exactement ça,
03:02très exactement ce que vous venez
03:03de décrire.
03:04Nous, ça nous a frappés.
03:06On a vu que l'Église
03:07était un lieu de vie, en fait.
03:09C'était un lieu de rencontre.
03:10Et ça, très vite.
03:12Le premier jour où on était à Riace,
03:14on est rentré par curiosité
03:15dans l'Église.
03:16Il y avait une chorale qui répétait.
03:18On nous a donné une feuille
03:18pour chanter avec la chorale,
03:20tout de suite.
03:21Et puis, on a vu que tous les gens
03:23de Riace, donc les immigrés aussi,
03:26rentraient de façon très naturelle.
03:29Il y a une sorte de religiosité à Riace,
03:32une sorte de ferveur qui est particulière,
03:34qui est presque archaïque,
03:35elle est presque païenne, en fait.
03:37Vous avez vu les fêtes.
03:40C'est des grands moments de liesse populaire
03:44et de rencontres entre les gens.
03:48Donc ça, ça nous a beaucoup touchés.
03:51Et c'est ça qui a fait le thème
03:53de notre film.
03:54Ce qui nous intéresse,
03:56c'est les accueillants, en fait.
03:58C'est comment des gens accueillent
04:00comme ça avec toute la simplicité
04:02de leur caractère hospitalier
04:06et en même temps,
04:08à quel point ils gardent la force
04:09de leur tradition.
04:10Donc ils n'ont pas du tout l'impression
04:11d'être dépossédés quand ils voient
04:13arriver des étrangers.
04:15Alors, ce village de Riace,
04:17cette tradition d'accueil,
04:18elle a démarré comment ?
04:19Je crois que c'est un bateau
04:20avec 200 personnes venues du Kurdistan
04:23qui s'est échoué tout près
04:25et qui a été le déclic.
04:26Mais qui a porté cette politique d'accueil ?
04:29Oui, effectivement,
04:30c'est une barque avec 200 Kurdes
04:33qui est arrivée sur les plages de Riace.
04:36200 personnes qui fuyaient la Turquie
04:38et qui ne savaient absolument pas où aller.
04:41Donc, qui ont été dirigées
04:43vers le premier village.
04:44Et c'était Riace.
04:46Il y avait un jeune conseiller municipal,
04:48Domenico Lucano,
04:50qui était conseiller municipal d'opposition
04:52et qui a vu dans l'arrivée
04:55de ces 200 personnes
04:56l'occasion de rebâtir le village.
04:59Et il a réussi à convaincre la mairie
05:02qui était force à Italie,
05:03Berlusconienne pourtant.
05:04Il a réussi à les convaincre
05:06que c'était une opportunité
05:07à ne pas louper.
05:09Et c'est comme ça qu'ils se sont mis ensemble
05:11à rebâtir le village,
05:13à reconstruire les maisons,
05:15déjà pour que les gens puissent se loger,
05:17mais aussi en s'associant dans un projet
05:19qu'ils ont appelé Chita Futura,
05:22donc la ville future,
05:23et qui non seulement allait pratiquer
05:26une tradition d'accueil,
05:27mais aussi retaper le village
05:29pour des touristes qui passeraient
05:31pour y faire revenir des gens.
05:33C'était le but.
05:34Et ça a marché en ce qui concerne les touristes ?
05:36Parce qu'aujourd'hui,
05:37il y a plus de 2000 personnes
05:38qui vivent dans ce village.
05:39C'est-à-dire que tous les gens
05:40qui y sont passés ne sont pas restés,
05:43mais certains se sont quand même installés.
05:45Donc, il y a un joyeux mélange
05:47qui peuple les rues,
05:48mais on n'a pas vu beaucoup de touristes
05:49dans votre film.
05:51Pourtant, vous avez filmé en plusieurs fois
05:52à toutes les saisons.
05:54Non, il y a des touristes,
05:55il y en a quelques-uns.
05:57Bon, c'est un tourisme solidaire,
05:58c'est pas un tourisme de masse.
06:00Donc, c'est des gens qui viennent louer
06:01les maisons dans le village,
06:03les mêmes maisons que celles
06:05dans lesquelles habitent les autres gens.
06:07Donc, effectivement,
06:08c'est un couple par-ci,
06:09une famille par-là.
06:11Ils ne sont pas très visibles,
06:12mais ils sont là.
06:13Donc, le tourisme a marché.
06:15Il y a beaucoup de curiosités aussi
06:17envers Riach.
06:18Donc, pas mal de gens
06:19qui viennent passer la journée au village.
06:22Les immigrés kurdes,
06:24les premiers,
06:24ont ouvert des boutiques d'artisanat,
06:27de vente de laine,
06:28de choses comme ça.
06:29Donc, ça aussi,
06:30ça fait une petite animation touristique.
06:33Et puis, après,
06:34il y a, bien sûr,
06:35ces familles qui se sont installées.
06:37Donc, aujourd'hui,
06:38il y a 2000 personnes
06:39qui vivent à Riach.
06:41Et parmi ces 2000 personnes,
06:43il y a des familles
06:44qui sont là depuis 20 ans maintenant.
06:46Donc, ces familles kurdes,
06:48plus des familles soudanaises
06:49qui sont arrivées peu de temps après
06:51et qui sont maintenant
06:52vraiment les enfants du village.
06:55Oui, d'ailleurs,
06:55vous filmez une fresque
06:57où on voit tous les pays.
06:58Je crois qu'il y a 22 nationalités.
07:00C'est ça ?
07:01C'est ça.
07:01C'est ça.
07:02Ils repeignent cette fresque
07:04chaque année
07:04pour ne pas oublier le pays.
07:07Et alors,
07:07la figure du maire,
07:09parce qu'il est devenu maire,
07:10ce jeune conseiller municipal,
07:12il a été élu maire.
07:13Ça fait donc 16 ans,
07:15je crois,
07:15qu'il est maire maintenant.
07:17Il a quand même une opposition
07:19puisque vous avez filmé
07:20les élections aussi.
07:21Et puis,
07:22une opposition plus insidieuse
07:23qui est bien sûr
07:24la mafia calabraise.
07:27Et il apporte
07:28des réponses citoyennes
07:30à la mafia,
07:30ce qui est assez
07:31une exception dans le coin.
07:32C'est totalement une exception.
07:34Riace,
07:35le premier village
07:36qui s'est porté
07:36partie civile
07:37contre la mafia
07:38est dans le sud de l'Italie.
07:40On sait ce que ça veut dire
07:41quand on dit ça.
07:42C'est la première fois
07:44que ça se passait.
07:45Et c'est la meilleure parade
07:47à la loi du silence.
07:48Parce qu'effectivement,
07:50ça devient difficile
07:50d'intimider tout un village
07:52alors qu'intimider des personnes
07:54pour la mafia,
07:55c'est plus facile.
07:56Il a quand même dû résister
07:57à des tentatives
07:59d'intimidation
08:00assez importantes.
08:02On avait empoisonné ses chiens.
08:04Oui, oui,
08:05il recevait des lettres de menaces.
08:07On a tiré à balles réelles
08:08sur le petit restaurant
08:09que tenait sa femme.
08:11Rien de très grave
08:13parce que l'enjeu économique
08:14pour la mafia
08:15n'est pas très important.
08:16C'est un enjeu symbolique.
08:17Mais on continue là.
08:19Il a eu une cabale
08:20contre lui
08:21sur les réseaux sociaux
08:23qui a été assez énorme
08:25ces derniers temps.
08:26Il a été obligé
08:27de convoquer
08:28une grande réunion
08:29au village
08:29pour dire
08:30si toutes les choses
08:31dont on m'accuse
08:32sont vraies,
08:32s'il y a une personne
08:33qui peut me dénoncer,
08:35qu'elle se lève
08:36et je démissionne
08:36tout de suite.
08:37Et quand il s'est arrivé
08:38au lieu de la réunion,
08:40tout avait été saccagé.
08:41Et ça, c'était il y a six mois.
08:43Donc c'est dire
08:44que cette présence
08:44est toujours là,
08:45insidieuse
08:46et assez menaçante.
08:49Et puis l'opposition
08:50qu'on a vue
08:51dans les élections,
08:52ça c'est autre chose.
08:53C'est en fait
08:54la mairie d'avant
08:55qui se présente
08:56contre lui.
08:58Mais il n'y a aucun enjeu
09:00par rapport
09:00à l'accueil des migrants.
09:02C'est-à-dire que même
09:03chez les opposants,
09:04il n'y aurait jamais
09:04l'idée de dire
09:06qu'il ne faut plus
09:07accueillir des migrants
09:07parce que ça a été
09:08une telle transformation
09:09du village
09:10et une telle aubaine
09:12pour tout le monde
09:12que personne,
09:14quoi que pensent les gens,
09:15personne n'irait dire ça.
09:17Ça, c'est une belle réussite.
09:18Alors par contre,
09:19la mafia a quand même
09:21cette politique d'accueil
09:22dans le viseur
09:23parce que c'est autant
09:24d'esclaves en moins
09:25pour aller travailler
09:26dans les champs.
09:26Oui, c'est très exactement ça.
09:28Dans tout le sud
09:29de l'Italie
09:29et bien avant
09:31qui est ce qu'on appelle
09:32maintenant
09:32la pression migratoire,
09:34bien avant,
09:35la mafia payait des passeurs
09:36pour faire venir des gens
09:37qui travaillaient
09:38dans les Orangeries,
09:39ne les payaient quasiment pas.
09:40C'était vraiment
09:41pratiquement de l'esclavage
09:42en effet.
09:44Et elle a été déjà
09:46ébranlée sur ses bases
09:46parce qu'il y a eu
09:47une grande révolte
09:48à Rosarnot,
09:49une ville de Calabre
09:52et où la répression
09:54a été assez terrible.
09:55Les immigrés
09:56qui travaillaient
09:57dans les champs
09:57se sont révoltés
09:58et la mafia
09:59envoyait des jeunes
10:00leur tirer dessus
10:01comme vraiment,
10:03comme sur des lapins.
10:04Il y a eu des morts
10:04et là,
10:06il y a eu quand même
10:07une réaction
10:08du gouvernement italien
10:09qui s'est dit
10:10ça va trop loin
10:11et qui a commencé
10:12quand même
10:12à protéger
10:13un peu ses gens.
10:14Donc,
10:15ce n'est pas rien.
10:16Ce sont des terres
10:17difficiles.
10:19Alors,
10:19est-ce que Riace
10:20fait des émules ?
10:21Est-ce que ce petit village,
10:22cet exemple
10:22qui a réussi
10:23donc à faire
10:24de l'accueil
10:25quelque chose
10:26d'évident
10:26et d'évidemment
10:28positif,
10:29est-ce que
10:29les villages
10:30qui l'entourent,
10:31les villes
10:31un peu plus loin
10:32qui sont elles aussi
10:33désertées
10:34ont tendance
10:35à vouloir imiter
10:36Riace ?
10:37Alors,
10:38il y a eu
10:38quelques tentatives.
10:41Il y a des petits villages
10:42tout près de Riace
10:43qui sont un peu
10:44des mères amies
10:44de Domenico
10:45qui se partagent
10:46maintenant la tâche
10:47parce qu'il y a
10:47beaucoup de monde.
10:49Il y a d'autres
10:50initiatives
10:50comme celle
10:51de la mer
10:51de Lampedusa
10:52qui, bon,
10:53elles font face
10:54à l'urgence
10:55mais qui sont des gens
10:56très bienveillants
10:57également.
10:57Il y a quelques villages
10:59même dans le nord
10:59de l'Italie
11:00qui ont pratiqué
11:01cet accueil-là
11:03et il y a là
11:04très récemment
11:05le président
11:06de la région
11:06Basilicate
11:07et donc une petite région
11:08au-dessus
11:09de la Calabre
11:11qui nous disait
11:12quand on a été reçu
11:14en Italie
11:14pour présenter le film
11:16qui nous disait
11:17qu'il voudrait tenter ça
11:18à l'échelle
11:18de toute sa région.
11:20Donc,
11:20il y a 500 villages
11:22qui souhaitaient réunir
11:23pour essayer
11:24de pratiquer
11:24un accueil important
11:25parce que c'est aussi
11:26une région
11:27qui est très très isolée
11:29où il y a très peu
11:30de monde dans les villages.
11:31Ce film,
11:32on montre bien sûr
11:33les accueillants,
11:34la citatrice,
11:36le maire,
11:38les gens d'église,
11:40etc.
11:41Mais il y a aussi
11:41une sorte de contrepoint
11:43qui est cette vieille femme.
11:45Je l'appelle
11:45la centenaire.
11:46Moi, je ne sais pas
11:46si elle a 100 ans
11:47mais elle a une tête
11:48de centenaire,
11:48cette vieille italienne
11:49qui a du mal à marcher
11:50mais on sent
11:50qu'elle est en communion
11:52avec les pierres du village.
11:54Et puis cette voix,
11:55moi j'attribue la voix
11:56à cette centenaire,
11:57ce n'est peut-être pas le cas
11:58ou en tout cas
11:59c'est peut-être la sœur
11:59de celle qui raconte
12:00qu'elle est partie.
12:01Alors pourquoi avoir voulu
12:02justement,
12:03en contrepoint
12:04de ces histoires
12:05de gens qui arrivent,
12:06raconter aussi
12:07l'histoire de quelqu'un
12:08qui est parti,
12:09qui pourrait être
12:09la grand-mère
12:11de ceux qui arrivent ?
12:12Oui, c'est un peu le cas.
12:15Bon, en toute confidence,
12:16cette voix a été écrite
12:19d'après une cassette
12:20que ma grand-mère
12:22elle-même avait laissée
12:23racontant son départ
12:24de la Calabre.
12:25Donc ça,
12:26c'était le point de départ
12:27et de ça,
12:28on a fait un souvenir
12:29un petit peu plus universel
12:30parce que la grand-mère
12:31de Catherine,
12:32c'était à peu près
12:32la même histoire
12:33et parce que
12:34cette vieille dame,
12:36Rosa,
12:37que nous avons filmée,
12:39avait vu partir ses sœurs
12:40aussi de la même façon.
12:42Et pour nous,
12:43c'était vraiment
12:43très important
12:44de rappeler
12:45qu'on était
12:45des enfants d'immigrés,
12:47que les hommes
12:49et les femmes
12:50ont toujours voyagé
12:52et qu'on se demande
12:53pourquoi maintenant
12:55on est dans un tel état
12:57de peur
12:57par rapport à un phénomène
12:59qui dure depuis
13:00à peu près 2000 ans.
13:01Donc on avait envie
13:02de le dire,
13:03il y a des millions
13:03d'Italiens
13:04qui sont partis
13:04partout dans le monde
13:05et Dieu merci
13:07n'ont pas été accueillis
13:08comme on accueille
13:08les migrants aujourd'hui.
13:10Merci beaucoup.
13:11Sous-titrage Société Radio-Canada