00:02Une quinzaine de parlementaires communistes se sont rassemblés lundi 3 juillet devant l'hôtel de ville de Versailles,
00:08à quelques centaines de mètres du château où se tenait le Congrès pour protester contre la présidentialisation du régime.
00:16Une centaine de militants étaient présents à ce rassemblement, drapeau du Parti communiste français à la main et bonnet phrygien
00:23sur la tête.
00:24Alors que les parlementaires dénonçaient une dérive monarchique et appelaient à créer les conditions d'un travail commun avec les
00:31députés de la France insoumise.
00:33Moi je dirais que c'est un Congrès qui a pour moi une dimension symbolique extrêmement forte.
00:39C'est le président de la République qui veut accentuer son pouvoir, le pouvoir de l'exécutif sur le législatif.
00:50Ça accompagne d'ailleurs des mesures qui sont prises au niveau de l'Assemblée nationale, avec le rouleau compresseur du
00:59groupe majoritaire,
01:01que ce soit au niveau de la répartition des postes au bureau ou dans les commissions.
01:05Ce sont les ordonnances pour faire passer en force des textes extrêmement régressifs.
01:11C'est la perspective de lois qui seront étudiées en urgence.
01:15C'est la remise en cause du droit d'amendement qui est aussi dans les tuyaux.
01:22C'est-à-dire qu'en fait on assiste à une vaste opération d'affaiblissement du pouvoir législatif au profit
01:31d'un pouvoir grandissant du président de la République.
01:34C'est-à-dire c'est pousser les effets pervers, je dirais, de la Ve République jusqu'à leur extrémité
01:43la plus forte.
01:43Monsieur Macron, avec ce comportement aujourd'hui, aggrave les défauts de cette constitution qui est complètement dépassée aujourd'hui,
01:50qu'il faut revoir de fond en comble.
01:51On est dans un système hyper présidentiel avec des pouvoirs concentrés au sommet de l'État.
01:55Et le Parlement de plus en plus au fil des années a vu ses prérogatives se réduire.
02:00C'est un Parlement croupion de plus en plus.
02:02Et aujourd'hui c'est une illustration spectaculaire de cette tendance à la réduction des pouvoirs du Parlement,
02:07ce qu'on ne peut pas accepter.
02:08D'où la réaction qu'on a voulu avoir en venant devant cette mairie de Versailles,
02:12dire que la République c'est aussi le Parlement, la légitimité des parlementaires, députés et sénateurs dans le pays,
02:18qui ont leur mot à dire dans les affaires de la gestion de la société française.
02:21Nous, notre rôle c'est d'être le porte-voix de toutes celles et ceux,
02:26et ils sont des millions qui ne se sont pas retrouvés dans l'élection de Monsieur Macron,
02:31qui ont voulu effectivement rejeter l'éventualité de Marine Le Pen, président de la République,
02:36mais qui pour autant ne souscrivaient pas aux projets politiques de Monsieur Macron,
02:42et ils sont très très très majoritaires dans le pays.
02:44Et donc nous nous portons cette fois.
02:47Et il faut prendre cette fonction, qui est la fonction de parlementaire, au sérieux.
02:51Nous sommes là pour contrôler le Parlement, nous sommes là pour écrire ou voter et voter des lois.
02:58France insoumise, communiste, socialiste de gauche, d'autres encore républicains sur certains sujets,
03:05il y a des majorités qui peuvent se dégager.
03:07Il faut travailler, y compris au Parlement, avec toutes les sensibilités,
03:11à construire l'alternative dont cette société a besoin.
03:14On essaie avec Monsieur Macron, le ni droite ni gauche, de franchir l'étape supplémentaire,
03:19la troisième voie que le capitalisme recherche depuis quelques décennies,
03:22peut-être qu'ils l'ont trouvée avec Monsieur Macron.
03:24Donc il y a besoin plus que jamais d'une véritable alternative à ce système libéral qu'on nous impose
03:29du haut en bas.
03:30Travailler avec un front le plus large possible, c'est-à-dire en ce qui nous concerne les députés communistes,
03:37avec le groupe de la France insoumise, et aller au-delà encore, auprès d'autres parlementaires qui sont des progressistes,
03:44et avec lesquels il faut qu'on travaille des convergences pour résister ensemble.
03:49Je pense que l'intelligence, c'est le rassemblement, et que tout ce qui divise, c'est tueur d'espoir.
03:57Donc moi je regrette qu'on ait deux choses différentes aujourd'hui, j'aurais préféré qu'on n'en ait
04:00qu'une seule,
04:01comme j'aurais préféré qu'on ait un groupe, mais enfin les choses sont là.
04:04Mais il faut travailler tout le temps à se parler, et à chercher ce qui met du commun,
04:10parce que les hommes et les femmes qui se sont rassemblés le 23 avril sur la candidature Jean-Luc Mélenchon,
04:14ils ont envie de ça continuer, ils ont envie qu'il se passe quelque chose, qu'il se crée du
04:17neuf à gauche.
04:18Et donc pour ça, il faut être rassemblés.
04:20Moi je mettrai toute mon énergie pour que les tréunions, les passerelles, se bâtissent
04:24entre tous ceux qui veulent faire face, en force de résistance, au gouvernement Macron,
04:30et à son projet qui est simple.
04:32Sur les frontons de nos hôtels de ville, il y a d'indiquer liberté, égalité, fraternité.
04:37Emmanuel Macron propose de remplacer cela par liberté, égalité, si t'as du blé.
04:42Pour nous, ça c'est inacceptable, impossible, et ça nécessite une réaction à la hauteur et un rassemblement à la
04:48hauteur.
04:48Merci.
04:51Merci.
04:53Merci.
04:55Merci.
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05:02Merci.
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