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  • il y a 1 semaine
Olivier Favier, reporter indépendant a passé trois ans au contact des migrants. Il a réuni dans son livre « Chroniques d'exil et d'hospitalité. Vies de migrants, ici et ailleurs » (éditions le Passager Clandestin) des analyses, des entretiens, des reportages, des portraits, nourris d’une insatiable curiosité pour ces hommes, femmes et enfants trop souvent réduits à des statistiques.

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Transcription
00:01Olivier Favier bonjour. Alors vous publiez chronique d'exil et d'hospitalité vie de
00:07migrants ici et ailleurs aux éditions le passager clandestin alors ce livre est plutôt étonnant
00:12par rapport à ce qu'on peut lire sur la question c'est vrai qu'il s'ouvre d'abord
00:16sur une histoire
00:17personnelle peut-être on en parlera sur une histoire de chiffres un peu comme tous les livres
00:21une histoire d'histoire aussi vous nous rappeler la grande histoire et comment elle se répète et
00:27ensuite beaucoup beaucoup de portraits de rencontres de témoignages que vous avez écouté et que vous
00:34nous restituer alors si on doit peut-être donner un mot pour qualifier ce livre c'est la curiosité la
00:41vôtre à la fois parce que la partie documentée documentaire est très précise vous avez vraiment
00:49été chercher les bons chiffres fait les bons rapprochements y compris géopolitique et aussi
00:54la curiosité envers ces personnes que vous avez rencontré que vous avez écouté mais d'où vous
01:00vient cette curiosité il ya plusieurs plusieurs origines effectivement il ya l'histoire de mon
01:05grand père immigré italien qui serait aujourd'hui on aurait considéré aujourd'hui qu'il est un mineur
01:11isolé étranger puisqu'il arrive à 16 ans en france ça c'était un point de départ et c'était
01:15quelqu'un
01:15pour moi un héros le premier texte s'appelle portrait d'un migrant héros de mon enfance pour
01:23le reste effectivement je pense que quand on a commencé à écouter ces histoires là on les
01:27regarde on les écoute d'une manière il ya effectivement des choses très dures dont on
01:31entend mais il ya aussi des choses qui suscitent l'admiration l'intérêt la curiosité j'ai fait des
01:38voyages assez extraordinaire juste en écoutant les personnes qui m'ont raconté leur voyage vous
01:44souvenez du premier que vous avez à qui vous avez parlé je crois si je ne me trompe pas que
01:50c'est abacard qui s'appelle pas vraiment abacard en fait on a changé son prénom il a donné le
01:56prénom
01:57qu'on lui avait donné ici qui est soudanais que j'avais rencontré à la chapelle et parmi plein de
02:03gens et puis je les retrouvez dans un dortoir à côté de l'église saint bernard et on s'est
02:08reconnu
02:08et puis je lui ai proposé de faire un entretien et on s'est retrouvé sur une table et on
02:14a commencé à discuter il m'a raconté toute son histoire depuis son enfance en fait jusqu'à son
02:20arrivée à paris qui c'était pas la première histoire que j'entendais mais je pense que c'était
02:25la première histoire que j'entendais avec autant de détails je crois que vous le qualifiez d'ami
02:29dans le livre si je ne me trompe pas vous dites mon ami abacard il ya des liens qui se
02:34sont tissés
02:34avec lui oui avec lui avec beaucoup de c'est vrai que de toute façon enfin le fait d'entendre
02:39une
02:39histoire très longue déjà tout le monde n'accepte pas de se confier je pense qu'effectivement quand
02:44on on accepte de confier son histoire à quelqu'un d'autre c'est qu'il se passe quelque chose
02:49assez
02:50rapide et c'est vrai que plusieurs reprises je me suis retrouvé comme ça avec des gens avec qui j
02:56'ai
02:56commencé à parler en 15 secondes 20 secondes on savait qu'on était copains et c'était assez assez
03:01surprenant très joli aussi comme mais il ya ismaïl aussi un syrien que je cherchais quelqu'un d'autre en
03:07fait
03:08que j'ai dont j'avais déjà entendu un petit bout de témoignage et c'était pour pour bastama que
03:13je
03:13faisais un série de portraits et puis et puis il ya quelqu'un qui les et qui je cherchais donc
03:20ce
03:20ce garçon et puis qui m'a dit mais non mais c'est lui qu'il faut que tu que
03:24tu interroges et puis en
03:26dix secondes on était on était bas que les chemises en fait voilà et il m'a raconté son histoire
03:32qui n'était
03:33pas la plus une histoire qui s'est relativement bien passé dans la mesure où il n'y a pas
03:37eu de
03:39de décès ou de blessures etc mais c'était une histoire très très dure mais c'était très étrange
03:46parce qu'il me racontait ça puis des épisodes absurdes dans dans son parcours et en même temps
03:53par moment il se mettait à rigoler et voilà et on avait comme si effectivement tout ça était une comédie
03:58et c'était très étrange en fait de la calais en plein avant et me raconter ça avec par moment
04:05une certaine légèreté c'était assez surprenant en fait et à chaque fois ce qu'on retient aussi bien
04:09quand vous parlez de ceux qui sont devenus vos amis c'est vraiment la personnalité on oublie presque
04:15les cases où on les met d'habitude c'est à dire c'est pas des érythréens qui est ceci
04:19cela
04:19évidemment il ya les histoires terribles qu'ils ont vécu les noyades de leurs proches sur des
04:24bateaux le fait d'être entassé comme des animaux dans des camions par des passeurs à qui ils ont
04:30demandé de les faire fuir l'horreur qu'ils vivaient qu'elles soient économiques ou politiques ou la
04:35guerre tout ça se mêle évidemment les catégories n'ont plus une plus grande et n'ont plus grande
04:40efficience à ce niveau là mais on voit des on voit des peintres on voit des gens qui parlent cinq
04:47langues on voit des choses qui ont des et des gens qui ont des choses à nous apprendre
04:52ah ben c'est des parcours qui sont qui sont des parcours d'aventure des parcours épique des
04:58parcours moi j'ai en écoutant ces histoires j'avais l'impression d'être plongé dans des
05:04dans des grands romans du 19e siècle dans des pièces de shakespeare dans des pièces de brecht
05:09dans du théâtre antique enfin on retrouve tous les grands thèmes de l'humanité que ce soit l'amour
05:16la mort la trahison la séparation la tragédie au sens voilà du destin qui s'abat sur vous et une
05:26capacité c'est alors il ya une dimension tragique une dimension épique justement brechtienne presque
05:31c'était vraiment des parcours où des parcours d'initiation surtout quand on parle de jeunes ce
05:37qui m'a beaucoup impressionné c'est que les jeunes que j'ai pu rencontrer quand j'ai fait des
05:41interviews
05:41avec eux avaient entre les 17 et 20 ans et on est face à des personnes qui ont une maturité
05:48une des
05:48capacités d'analyse y compris politiques qui sont juste impressionnantes et hallucinantes vous êtes
05:55aussi allé rencontrer des gens qui accueillent parfois même contre la loi oui alors il ya pas
06:01mal de oui il ya quelques quelques portraits j'aurais voulu en faire plus parce qu'il ya des vraiment
06:05des
06:05cas de figure extrêmement intéressant extrêmement nombreux mais des deux côtés j'ai envie de dire
06:10enfin du côté des migrants évidemment il ya énormément de choses y compris des choses que
06:14je n'ai pas pu raconter on pourrait remplir des livres entiers sur cette question là et pour les
06:21figures de l'accueil je vois que j'ai les choses sont fait un petit peu de un peu par
06:26par opportunité
06:27en fait c'est à dire des choses dont on entend parler je pense par exemple au père rifa parce
06:32que je
06:33j'ai grandi à saint etienne et que c'est une des grandes figures aujourd'hui de cette ville c
06:38'est un prêtre à la
06:39retraite qui dans son église l'église sainte claire à montrénault qui est un quartier périphérique de
06:45saint etienne banlieue réputée un peu compliqué on va dire et et ce prêtre à la retraite un jour a
06:51vu débarquer une famille qui ne savait pas où dormir et puis raconte en général des choses comme
06:57ça en disant mais quand quelqu'un frappe à votre porte vous faites quoi vous le laissez dehors non monsieur
07:02on laisse rentrer et il a cette manière assez simple en fait de raconter tout ce qu'il a fait
07:07et aujourd'hui il se retrouve avec entre 60 et 70 personnes dans son église dont en général trois
07:12quatre personnes dans son appartement propre il a 700 euros de retraite il s'arrange pour faire
07:17vivre à peu près tout le monde comme ça essayer de trouver des solutions pour des papiers et il se
07:21retrouve évidemment avec des tas de problèmes y compris judiciaire parce qu'il est accusé d'aide au
07:30séjour illégal entre autres choses mais il trouve des tas de prétextes c'est à dire que c'était les
07:35normes de sécurité qui n'étaient pas respectées donc voilà c'est toujours cette même manière assez
07:39simple et bon parce que les gens quand ils dorment dehors ils sont en sécurité il ya une phrase magnifique
07:45dans ce livre je crois que c'est un chauffeur de bus ou de taxi qui vous l'a dit
07:50de bus voilà vous
07:52discutez avec lui je crois que c'est à saint-etienne il vous dit bon bah on empêche les gens
07:58d'aller se
07:58battre en syrie bon bah c'est très bien donc on n'a pas le droit de faire le mal
08:02mais on empêche
08:03aussi les gens d'aider on n'a pas le droit de faire le bien on a juste le droit
08:07d'être indifférent et ça
08:08résume tellement bien la situation que voilà c'est une vérité ça c'est les cadeaux de en fait c
08:16'est quand
08:16on écrit des reportages on finit par par écouter tout ce qui se passe et à se dire bon à
08:22partir du
08:22moment on est on est parti pour pour pour faire un reportage finalement le dès qu'on est dans le
08:29bus
08:29finalement on est déjà dans le dans cette situation là et donc j'étais tout seul dans le bus avec
08:34ce
08:34monsieur qui d'ailleurs m'a dit après ça m'avait beaucoup impressionné qui m'a dit qu'il était
08:37allé
08:38au procès du périphare pour le soutenir et et ça m'a fait penser je me disais c'est jacou
08:43le croquant je
08:44souvenir du monde mon père a été figurant quand il avait 16 ans comme beaucoup de jeunes de mon
08:50brison où il était dans le dans le procès justement de jacou le croquant et j'ai pensé à ça
08:56parce que
08:56je me suis dit finalement voilà c'était un moment où il ya quelqu'un qui d'un coup ce
09:01se révolte contre
09:03les puissants mais d'une manière très très structuré très posé très juste et qui entraîne le
09:11consensus derrière lui et ce qui n'est pas évident aujourd'hui parce que effectivement l'hospitalité
09:16n'est pas très partagé non plus faut pas mais à partir du moment où on a quelqu'un une
09:20figure qui
09:21pose des choses de manière très juste et très simple et très intelligente parce que la simplicité
09:25c'est une forme d'intelligence qui qui est très élaboré je dirais bon on peut finalement entraîner
09:34entraîner les gens derrière soi puis se faire comprendre qu'effectivement ce qu'on est en train de
09:38faire est quelque chose de qui va dans le dans le sens de tous autre sujet de ce livre mais
09:44qui
09:44est aussi une belle découverte vous parlez des figures de l'immigration qu'on ne voit pas qui
09:50sont effacées celle des femmes alors celle des enfants non on en parle un petit peu en ce moment
09:55mais pas depuis très longtemps enfin des enfants et des adolescents surtout qui sont un peu là ils sont
10:00pas assez ou trop trop nombreux comme vous dites dans le livre et puis aussi une communauté tibétaine
10:07de conflant saint honorine qui fin qui a échoué pas tout à fait échoué je dis ça parce qu'ils
10:12sont
10:12logés sur un bateau pour certains et vous pouvez nous en dire un mot parce que c'est vrai qu
10:17'on eux ils
10:17sont complètement invisibles alors les tibétains en fait se sont retrouvés à conflant saint honorine
10:23là c'est une le bateau je serre qui est un bateau d'une congrégation et qui accueille les gens
10:29sans
10:30domicile fixe en fait donc a priori la l'idée au départ c'était plutôt d'accueillir les gens de
10:35du voisinage en fait donc j'ai vu par exemple une fois débarquer une dame et sa fille voilà qui
10:41a eu un problème de tension familiale et elle avait quitté le domicile familial et chercher une place
10:46pour la nuit donc ça c'était un petit peu je dirais le profil traditionnel de ce bateau qui existe
10:52depuis
10:53les années 30 et et petit à petit donc sont arrivés effectivement des migrants au départ des somaliens
11:00et des tibétains puis c'est les tibétains en fait qui ont pris le dessus en quelque sorte et puis
11:05finalement quand les tibétains arrivent les gens disent les tibétains il faut qu'ils aillent là-bas
11:09tel endroit donc on les voit en général un petit peu jardin des halls quelques jours ou quelques quelques
11:15heures parfois et puis on directement à conflant saint honorine après ce qui s'est passé c'est que ce
11:20bateau
11:21peut accueillir une soixantaine de personnes et que lorsque j'y suis allé il y avait 160 personnes
11:25donc il y en avait qui dormaient dans des toiles de tente sur le pont il y a deux ponts
11:29un pont
11:29autoroutier un pont qui est un pont pour les villes les piétons et les bicyclettes donc ils dormaient
11:36là et certains dormaient dans les sous bassements du pont dans des conditions des endroits on peut
11:40pas se tenir debout où il y a de l'humidité c'était même pour y accéder il fallait c
11:45'était vraiment très
11:47compliqué quoi c'est un peu une performance physique donc oui vous avez été aussi chercher
11:51des figures pas forcément dont on a déjà parlé ou dont on sait que voilà ça va dire quelque chose
11:57à quelqu'un et pareil pour les femmes vous êtes allé tenter de rencontrer des femmes des femmes qui
12:01en tout cas sont assez invisibles en ce qui concerne les figures des exilés qu'on voit à la télévision
12:09par exemple mais c'était un petit peu alors c'était très étrange et que c'était quelque chose qui
12:13était
12:14pour moi évident du départ que je voulais effectivement parce que je savais que leur
12:19parcours était plus dur et du départ je savais aussi que ça allait être très difficile parce
12:23que je suis un homme parce qu'il ya des cultures où effectivement on ne parle pas pour les échanges
12:27entre les hommes et les femmes sont pas forcément sont très codifiés sont pas forcément évident entre
12:31un homme et une femme qui ne se connaissent pas parce que souvent aussi elles ont un niveau
12:35scolaire qui est plus faible que les hommes donc elle parle pas ni enfin elle parle ni le français
12:40ni l'anglais donc de temps en temps je pouvais bénéficier suivant les circonstances d'un
12:44traducteur notamment de l'arabe mais c'était pas toujours le cas c'était pas majoritairement
12:47le cas et pour finir effectivement ce sont des parcours qui sont très durs qui parfois
12:56sont accompagnés de violences sexuelles quand je dis parfois c'est un euphémisme parce que c'est
13:00souvent et évidemment ce sont des choses qu'on a plus de mal à raconter à un homme donc j
13:05'avais
13:06cumulé un petit peu on va dire les les difficultés des handicaps et puis sont des
13:11doutes pas c'est un petit peu moins vrai maintenant mais les femmes restent aujourd'hui majorité minoritaire
13:16elles l'ont elles ont été très minoritaire pendant longtemps c'est à dire qu'effectivement on avait
13:19une essentiellement une population d'hommes seuls et puis des jeunes voilà et souvent c'est des
13:24jeunes garçons donc il y avait beaucoup moins de filles et beaucoup moins de femmes dans ces
13:28parcours voilà et et puis elles sont aussi plus facilement quand même accompagnés dans la mesure
13:36par exemple ou à la chapelle des femmes y en avait très peu quand il y en avait en général
13:40elles
13:40étaient assez vite quand même récupérées par l'association aujourd'hui c'est beaucoup moins
13:45le cas à calais il ya beaucoup de femmes qui sont qui vivent dans le bidonville alors dans des
13:49dans des conditions un petit peu meilleures dans des caravanes etc mais ou dans un foyer d'accueil
13:56mais enfin le foyer d'accueil ne suffit plus enfin voilà et vous avez réussi à en approcher
13:59quand même oui quelques unes je pense notamment à ta annie qui était alors c'était une histoire
14:04un peu particulière parce que ta annie j'en avais entendu parler c'était une des deux femmes qui
14:09étaient sur le camp de la chapelle juste avant l'évacuation de juin 2015 et et on m'en avait
14:17parlé et puis elle avait été voilà pris en charge pour une association elle n'était plus à paris
14:23donc je n'avais pas pu la rencontrer et puis c'est grâce à claude mouchard qui est un poète
14:27qui est
14:28directeur de la revue poésie qui qui est en contact avec toute la communauté soudanaise d'orléans que je
14:34suis rencontré donc je suis allé chez claude et on a fait un entretien avec un monsieur soudanais
14:41qui est installé depuis longtemps en orléans et qui a servi d'interprète qui parlait beaucoup
14:44c'est qu'il racontait beaucoup plus de choses que ce qu'elle racontait elle ce qui n'était pas
14:47facile
14:47pour ça arrive mais l'inverse est aussi problématique par vous en tout cas en tant que traducteur d'ailleurs
14:53vous devez être très au fait de ces de ces choses là alors préciser aussi pour conclure que chronique
15:00d'exil et d'hospitalité c'est un livre mais c'est d'abord des textes des reportages des chroniques
15:07parues
15:08sur votre site dormira jamais point org donc vous avez rassemblé un petit peu toutes ces chroniques qui
15:15avaient trait à l'exil aux témoignages etc dans un livre oui alors c'est des chroniques oui
15:21effectivement qui sont parues pour l'essentiel sur sur ce site il y en a quelques-unes qui étaient
15:25parues aussi comme article sur le site de bastamag et puis l'introduction donc l'histoire de mon grand
15:32père je l'ai écrite après et l'idée effectivement pour moi c'était un peu une exploration je n
15:38'ai pas
15:39écrit ces textes en fait pour en faire un livre au départ mais il y avait une idée de continuité
15:43quand
15:44même ce qui fait qu'il n'y a pas de répétition j'avais pas de répétition particulière d'un
15:48texte à
15:48l'autre c'était vraiment je me disais bon voilà je poursuis un travail de texte en texte après
15:54évidemment il ya eu un travail de l'agencement de réécriture de notes d'ajout de mise à jour
16:01aussi sur des histoires qui évidemment qu'on se continue après l'entretien donc il se passe
16:05encore des choses et qui sont parfois aussi très intéressante à raconter voilà et justement aussi c'est
16:10on va terminer comme on a commencé sur la curiosité parce que c'est entre 2013 et 2015 à peu
16:17près au
16:17début 2016 2016 voilà que ces textes tiennent donc évidemment il ya des choses qui se sont passées depuis les
16:23choses évoluent ou se répètent enfin en tout cas c'est des événements qui sont passés donc peut-être ça
16:29va
16:29inviter aussi les lecteurs à aller chercher ceux qui sont devenus ou pas forcément ou comment une situation
16:37une loi a évolué quelque part vous souhaitez ça peut-être aussi ah ben je pense que aujourd'hui et
16:43d'autant que effectivement les arrivées sont de plus en plus nombreuses et qu'il ya par exemple
16:48qu'on parlait des jeunes beaucoup plus de jeunes qui vont qui sont arrivés ces derniers temps et il
16:52va y en avoir beaucoup cette année je pense qu'il est très important effectivement qui a à large large
16:59implication des personnes quelque part vous leur donnez l'exemple avec ce livre voilà l'exemple de la
17:06attention qu'on peut porter je suis à des humains j'irai pas jusque là mais je pense qu'il
17:13est ce qui
17:14est important au delà de tous les types d'aide qu'on peut apporter qui sont de l'aide matérielle
17:19et
17:19de l'aide humanitaire au sens général du terme ou de l'aide juridique ou une aide politique aussi
17:25parce que c'est voilà c'est important et je peux je pose pas les choses comme trop souvent le
17:30fait
17:30malheureusement je pense que toutes les aides sont complémentaires et importantes je pense
17:36que ce qui est important surtout c'est de créer des réseaux et de créer du lien interpersonnel voilà
17:44il suffit d'imaginer si un jour je sais pas pour nous un exemple qui pourrait arriver une énorme
17:50accident nucléaire en france et qu'on se retrouve tous au japon bah voilà on sera peut-être content qu
17:56'un
17:56japonais viennent parler avec nous et nous considère un peu comme quelqu'un de ses amis ou de sa famille
18:02et qu'on puisse recréer un du lien interpersonnel réel pas simplement une aide anonyme voilà merci beaucoup
18:10olivier fabier merci à vous

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