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  • il y a 13 heures
Vous le connaissiez en roi de l’imposture et du canular à la radio, en trublion des trottoirs, alpaguant les bonnes gens ou les piégeant devant les (discrètes) caméras de la télé.. Et bien voici maintenant que Jean-Yves Lafesse se risque sur scène ! Un travail différent, mais dans lequel l’accompagne au moins un des personnages de sa vie d’avant, nous explique ce fidèle de la Fête de l’Humanité pour qui, le plus difficile sera de ne pas oublier.. qu’il y joue !
« Lafesse pour de vrai », le dimanche 11 septembre à l’espace Arts Vivants.

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Transcription
00:02Je vais prendre deux Big Mac, un Big Cheese et deux Coca.
00:07Tu sais Isabelle, maintenant à ton âge, tu peux mettre un soutif.
00:11Où ?
00:12T'es ta première ?
00:14Oui.
00:16Gandhi, t'as oublié d'enlever tes capotes ?
00:18Oui !
00:24Voilà ce qui arrive quand on pète dans le sable.
00:30J'adore votre vitrine.
00:35Attention, elle fait ventouse avec sa bûche.
00:37Jean-Yves Lafayette, bonjour.
00:39Bonjour.
00:39Alors on vient de vous croiser dans la rue là, et puis vous nous avez dit que vous serez peut
00:44-être à la fête de l'Humanité ?
00:45Oui, je vais à la fête de l'Humanité, parce qu'il y a des concerts que j'ai vraiment
00:50envie de voir,
00:51puis j'ai envie de manger, de retrouver des copains là-bas.
00:54Mais on nous a dit aussi que vous alliez jouer à la fête de l'Humanité.
00:57Ah oui, oui, c'est vrai.
00:59Oui, je vais jouer mon spectacle.
01:02J'avais oublié.
01:05Mais c'est grave ou...
01:06Je ne sais pas ça, on vous le dira après.
01:08Mais alors, moi je sais que ça se passe sous le chapiteau de l'espace dédié aux arts vivants.
01:11Comment s'appelle ce spectacle ?
01:13Il s'appelle Pour de vrai.
01:15Sept ans ?
01:16C'est la première fois que tu amènes tes parents au spectacle ?
01:18Elle m'a appris aussi la devise de la banque du sperme.
01:22C'est de Céline Dion, après sa cinquième tentative d'assimilation.
01:26À la banque du sperme, l'espoir renaît.
01:29L'amour avec Robert.
01:32C'était comme la coloscopie.
01:34Une fois que c'était fait, j'étais tranquille, débarrassée pour un an.
01:36On vous a connu dans la rue.
01:38Vous aimez dire que vous avez fait le trottoir pendant des années.
01:41On vous a connu au téléphone.
01:43Donc à chaque fois, avec une forte interaction avec le public, une forte improvisation.
01:47Parce que ce n'est pas trop difficile d'être dans une salle.
01:49J'imagine que vous faites interaction avec le public.
01:53Mais quand même, il y a quelque chose d'un petit peu écrit.
01:56Vous n'êtes plus dans l'improvisation.
01:57Ce n'est pas trop dur, ce n'est pas trop enfermant pour vous ?
02:00Si, ça a été un chemin de croix.
02:04Un calvaire.
02:04Mais nous, les Bretons, on est en granit.
02:08Même si c'est un calvaire.
02:10En fait, c'est compliqué pour moi.
02:12C'est vrai, parce que je me retrouve coincé.
02:14Je sais qu'il y a des portes de secours et tout ça.
02:18Mais je ne les emprunte pas.
02:19Parce que quand on rentre sur scène, c'est comme une arène.
02:22On arrive dedans, on n'a pas le droit de se barrer.
02:25Donc je reste et je raconte un peu l'histoire.
02:28Pourquoi je suis arrivé sur scène ?
02:30Comment je suis arrivé sur scène ?
02:31Et surtout, le gros problème que j'ai sur scène.
02:33Et c'est délicat quand même.
02:34Parce que c'est vrai que je suis né dans l'improvisation.
02:37Je suis tombé dans cette marmite-là.
02:40Et là, je me retrouve avec un texte.
02:42Un texte d'une heure et demie.
02:44Enfin, ça dure un peu plus longtemps, vous verrez.
02:47Mais pour moi, ça revêt tout l'aspect.
02:50Au départ, ça a revêtu l'aspect que je n'aimais pas.
02:53L'aspect scolaire.
02:55C'est-à-dire répétitif, tous les soirs.
02:57Et donc, il a fallu que je trouve les solutions
03:00pour ne pas avoir à le redire, à l'anonner tous les soirs.
03:06Donc, c'est complexe, mais ça fonctionne maintenant.
03:11Il y a toujours l'interactivité.
03:13Il y a toujours aussi un personnage de cette femme
03:16que vous avez inventé pour vos canulars téléphoniques
03:18et qui vous accompagne sur scène.
03:19C'est le problème.
03:21C'est tout le problème.
03:22Je suis habité par une dame qui, maintenant, n'a plus d'âge.
03:27Elle est hors d'âge en été.
03:28Et qui se manifeste au moment où on s'attend le moins.
03:31Et dès qu'elle arrive, évidemment...
03:33Je l'encombre.
03:35Je le plie, vous voyez, dans tous les sens.
03:37J'en fais une petite poule là, une petite cocotte minute,
03:40d'où il ne peut pas ressortir.
03:41Je pose le couvercle dessus.
03:43Et ensuite, c'est à moi, libre à moi.
03:47Voilà le problème.
03:49Je ne peux pas m'en sortir, en fait.
03:51Je suis coincé.
03:52Alors, je compte sur les spectateurs pour m'aider.
03:56On va leur dire, l'appel est lancé.
03:58La Fête de l'Humanité, c'est un lieu que vous connaissez.
04:01Vous nous l'avez dit.
04:02Un lieu que vous appréciez.
04:04Y jouer, c'est une première pour vous.
04:06Comment vous abordez, le fait d'y jouer ?
04:09J'y pense, en fait, tout le temps.
04:10Puisque là, j'ai joué dimanche.
04:13Et avant, on démarre la tournée le 13.
04:16Donc, l'Human, c'est le rendez-vous et le 11.
04:19Moi, en moi, c'est plus qu'un souvenir.
04:22Ça a toujours été un grand moment de joie, de fête.
04:25Je me suis toujours amusé.
04:26À la fête de l'Human, on ne rencontre que des gens sympas.
04:29Et puis, il y a tous ces concerts.
04:31La première fois, j'avais 21 ans, je crois, 22 ans.
04:34J'étais venu voir Genesis avec les copains.
04:36On était monté de Bretagne en deux chevaux.
04:38D'ailleurs, c'est marrant parce qu'on s'est évoqué ce souvenir-là l'autre jour.
04:41Et c'était magnifique.
04:43On les avait vus sur le mur, sur un mur d'un bâtiment.
04:46On était au toit, sur le toit.
04:48C'était magnifique, extraordinaire.
04:50Puis, il y a une ambiance.
04:51C'est encore, je pense, un des derniers lieux.
04:55Un des derniers lieux où on se sent français.
04:59Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire.
05:01C'est-à-dire qu'on conserve cette vertu simple de l'échange et de la convivialité.
05:09Et du vrai dialogue où on met les yeux dans les yeux.
05:12On n'est pas en train de…
05:15Moi, je me sens bien là-bas.
05:16Quand je dis français, ça veut dire…
05:17C'est cette universalité-là, quoi.
05:20Cette normalité-là.
05:22Donc, elle me fait énormément plaisir.
05:24Et je ne voudrais pas mon plaisir.
05:26Ça, c'est sûr.
05:26J'ai hâte d'y être.
05:28Nous aussi.
05:29Merci.

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