- il y a 22 heures
Jeudi 8 octobre, les députés de la commission de la défense auditionnent Fabien Mandon, chef d'État-major des armées, sur le projet de loi de finances pour 2027, quelques heures après l'audition de la ministre des Armées. Le budget de la Défense, présenté en conseil des ministres le 1er octobre, est l'un des seuls en hausse pour l'année 2027. Le gouvernement assure avoir doublé le budget consacré à la Défense en 10 ans. Retrouvez les temps forts de l'audition du chef d'État-major des armées par les députés de la commission de la défense.
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00:00:08Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte. Dans ce numéro, direction la Commission de la Défense pour
00:00:14l'audition de Fabien Mandon.
00:00:16C'est le chef d'état-major des armées. Il est interrogé par les députés sur le budget 2027, sachant
00:00:22que la Défense, c'est un des secteurs préservés.
00:00:2536 milliards d'euros supplémentaires prévus d'ici à 2030. Regardez.
00:00:30Entre 2017 et 2027, nous aurons tout de même doublé les moyens de la mission Défense.
00:00:38Dès lors, il est de notre mission à nous, parlementaires, de comprendre ce que vous comptez faire de cet effort
00:00:46budgétaire,
00:00:47en quoi il est nécessaire, quels sont les besoins qu'il faut combler, quelles sont les priorités que vous allez
00:00:54mettre en œuvre.
00:00:56Toutes ces questions, nous nous les posons et mes collègues ne manqueront pas d'aller dans le détail et de
00:01:03vous les poser.
00:01:04Toujours dans votre ordre du jour numéro 12, vous soulignez, toutefois, les nouveaux outils ne suffiront pas à eux seuls
00:01:16à l'emporter
00:01:18et qu'il faut que ça dépend aussi autant de deux qualités majeures qu'il convient de privilégier, l'imagination
00:01:26et la volonté.
00:01:27Et je trouve que c'est exactement, peut-être ce que nos organisations, mais bien au-delà de la Défense,
00:01:35ont besoin, on le sent,
00:01:37la puissance publique a besoin aussi de cette imagination et de cette volonté pour aller au-delà.
00:01:42Alors ça, ça nous ramène aussi à la loi de programmation militaire et à ce que nous avions porté aussi
00:01:48dans son rapport à Annexer,
00:01:49autour de l'audace, cette nécessité de baisser les normes, etc.
00:01:54Et donc, sur ce point, n'hésitez pas aussi à nous faire part de ce qui a pu être fait
00:02:00de façon à avancer,
00:02:02de façon plus incisive et plus efficace.
00:02:06Donc je vous cède la parole respectueusement. Je vous en prie.
00:02:09Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les rapporteurs, Mesdames et Messieurs les députés,
00:02:13c'est pour moi un véritable plaisir de vous retrouver.
00:02:16On avait eu l'occasion d'avoir une première interaction il y a un an, quand on me confiait ces
00:02:23responsabilités.
00:02:24J'avais pu alors vous expliquer les missions, les objectifs que j'ai fixés aux armées sous l'autorité du
00:02:30Président de la République.
00:02:33On avait eu ensuite un échange un peu avant l'été sur la préparation de la loi de programmation militaire.
00:02:40Ce travail de transparence m'avait conduit à caractériser l'accélération de la dégradation de notre environnement
00:02:48et à vous recommander d'agréer l'accélération du renforcement de notre défense,
00:02:55une trajectoire qui était prévue jusqu'à 2030, qu'on voulait rapprocher, en particulier sur les toutes prochaines années,
00:03:03pour faire face à ces nouveaux défis et, in fine, protéger notre pays, protéger ses intérêts partout et protéger les
00:03:11Français.
00:03:13On a pu débattre de ces priorités de loi de programmation militaire.
00:03:17On a questionné les différents domaines d'investissement, le modèle d'armée.
00:03:22On a eu des débats très intéressants entre étendre la surface ou accroître la profondeur.
00:03:30Je vous avais alors dit que j'ai privilégié les munitions, les stocks, l'entraînement,
00:03:37l'investissement dans des nouveaux domaines de combat, le spatial,
00:03:40et puis des domaines qui sont souvent négligés, de logistique, de capacité, de soutien d'une action militaire importante,
00:03:49puisque c'est, même si tout est fait pour l'éviter, le scénario le plus engageant que l'on doit
00:03:55anticiper.
00:03:57Merci pour le vote de cette loi de programmation militaire actualisée.
00:04:02Je pense que c'est un choix courageux.
00:04:05On est pleinement conscients dans les armées françaises du contexte dans lequel cet effort est réalisé.
00:04:10Cela nous oblige au quotidien de poursuivre ces efforts à notre niveau, partout où c'est possible,
00:04:19tout en permettant une amélioration de la défense des Français.
00:04:23Donc le premier point d'engagement sur lequel j'aimerais revenir, c'est celui de cet été,
00:04:29la lutte contre les feux de forêt.
00:04:30Au-delà des feux de forêt, c'est la gestion des catastrophes naturelles,
00:04:33qui aujourd'hui engage les armées.
00:04:35Il y a eu un rapport important réalisé par M. Thiriot,
00:04:38qui fait le tour complet des enjeux associés et des conséquences à en tirer.
00:04:44C'est un effet direct du réchauffement climatique, du dérèglement climatique,
00:04:49des questions environnementales qui ne peuvent pas être absentes des réflexions sur la défense.
00:04:55Compte tenu de l'intensité exceptionnelle de ces feux, qui ont touché toute la France,
00:05:00mais dont on a vu l'ampleur particulière en Gironde,
00:05:03les armées françaises ont engagé immédiatement 2000 soldats
00:05:07pour aller à la fois combattre contre le feu,
00:05:10et j'ai pu constater les mots et l'émotion de nos pompiers professionnels
00:05:15qui ont été impressionnés et qui ont même eu peur
00:05:20en voyant l'intensité des feux et la rapidité de leurs déplacements,
00:05:26et des soldats qui ont, notamment dans les régiments de génie,
00:05:32avec des tractopelles, réalisé pendant parfois plus de 31 heures d'affilée,
00:05:36au contact du feu, des pare-feux pour sécuriser des villages,
00:05:40des installations essentielles pour le fonctionnement de notre pays et notre souveraineté.
00:05:49J'ai rencontré des soldats qui ont été déployés en Gironde
00:05:55dans les zones qui devaient être évacuées,
00:05:57et ils m'ont parlé du côté rassurant pour les habitants
00:06:00qui devaient laisser leur maison, leur vie derrière eux,
00:06:05en ne sachant pas s'ils pourraient revenir,
00:06:08de pouvoir rejoindre un village où on avait aménagé un accueil temporaire,
00:06:14ou retrouver des amis s'ils en avaient dans la région,
00:06:17et qui étaient rassurés de voir des militaires toquer à leurs portes
00:06:21pour leur dire, voilà, préparez les choses, on va vous protéger.
00:06:25C'est un engagement qui a suscité beaucoup d'enthousiasme chez nos militaires
00:06:30qui ont vu beaucoup de sens dans cette mission de protection directe de nos citoyens.
00:06:39Moi, je tiens à souligner le travail des armées dans leur ensemble,
00:06:42des gens qui travaillent souvent dans l'ombre,
00:06:44quand on parle des défis de soutien, de profondeur, de logistique,
00:06:48c'est le commissariat des armées, les lits picots, ce qu'on appelle les lits picots,
00:06:53donc ces lits de campagne qui ont été envoyés en quantité impressionnante vers le sud-ouest,
00:07:00c'est le service du commissariat des armées qui a su les trouver,
00:07:04les acheminer, en commander, recompléter,
00:07:07tous les équipements de campagne, les toiles de campagne, les vivres,
00:07:12tout ça, ce sont des services des armées qui ont été mobilisés,
00:07:14c'est aussi le service de santé des armées qui, en parfaite coordination
00:07:19avec les services de santé civils locaux, ont évacué 10% des personnes
00:07:25qui avaient besoin d'aide, une assistance médicale pour les déplacer
00:07:29et notamment les 10% des personnes qui en avaient le plus besoin, les plus fragiles.
00:07:36Quand on parle d'agilité, l'adaptation, c'est aussi notre A400M,
00:07:41grâce au travail aussi des équipes d'Airbus qui avaient imaginé un kit capable de recevoir
00:07:47des produits de lutte contre les feux de forêt,
00:07:50nos mécaniciens, nos experts, nos équipages ont travaillé d'arrache-pied
00:07:56pour que très rapidement, la A400M puisse faire des premières missions,
00:08:01larguer du retardant, il est capable de le faire 2 jours,
00:08:04il sera capable de le faire 2 jours et 2 nuits,
00:08:06et ça a été un apport supplémentaire parce qu'en crise, on sait que chaque goutte compte
00:08:11et la A400M est adaptée, ça fonctionne pour ça.
00:08:15On a aussi utilisé nos drones, nos drones de surveillance,
00:08:19pour surveiller l'évolution du feu parce qu'on n'avait jamais observé cette intensité,
00:08:25on avait des phénomènes aérologiques nouveaux
00:08:28qui ne permettaient pas de prédire l'évolution géographique du feu
00:08:33et donc nos drones en haute altitude ont été utiles pour avoir
00:08:38pas une vue microscopique, ce que permettent des petits drones comme on les trouve à la FNAC,
00:08:42mais une vue d'ensemble et aider nos autorités à lutter contre les feux
00:08:48et sauver ce que l'on pouvait sauver.
00:08:50Je tiens à souligner la contribution de partenaires comme la Belgique,
00:08:56la Suisse, l'Allemagne, la Roumanie qui ont envoyé des moyens militaires,
00:08:59des hélicoptères notamment, on a eu des moyens civils
00:09:03déployés par l'Australie, la Croatie, le Portugal, la République tchèque,
00:09:06la Slovaquie, la Suède, la Turquie.
00:09:09Cette solidarité n'était pas due.
00:09:13Et je pense que la qualité et le leadership français
00:09:17exercé en Europe depuis des années
00:09:19et qui s'est traduit récemment par les travaux sur la garantie de sécurité pour l'Ukraine,
00:09:25la coalition des volontaires.
00:09:26On a à Paris un état-major de pays européens,
00:09:29mais aussi l'Australie,
00:09:32aussi la Turquie,
00:09:35mais le Japon, le Canada.
00:09:37En fait, c'est dans ces moments-là que les liens qu'on a créés
00:09:39se matérialisent par un coup de téléphone pour dire
00:09:42« Est-ce que tu as besoin d'aide ? »
00:09:43« Oui, je le fais tout de suite. »
00:09:47Construire cette solidarité en Europe,
00:09:49qui a été ma deuxième priorité,
00:09:52aujourd'hui, je pense que c'est utile
00:09:54et qu'il faut l'entretenir.
00:09:56Mon deuxième point, c'est pour les Français,
00:09:59puisque le budget que l'on prépare à voter va servir à ces missions.
00:10:02C'est une menace terroriste qui n'a pas disparu.
00:10:05Les Français se sont habitués,
00:10:07mais en tout cas, ça reste pour moi toujours quelque chose,
00:10:09une mission exceptionnelle.
00:10:11On patrouille dans les rues des grandes villes,
00:10:14partout où la menace peut exister,
00:10:16pour sécuriser les lieux de culte, les écoles,
00:10:19tous les sites sensibles et participer à la protection de notre pays.
00:10:24Je pense aussi à la Guyane,
00:10:27où on poursuit la protection de nos ressources,
00:10:30halieutiques, avec la lutte contre la pêche illégale,
00:10:33mais aussi leur paillage,
00:10:34à la fois parce qu'on pille les ressources de la France,
00:10:38mais aussi parce qu'on provoque des désastres écologiques
00:10:40avec le mercure associé.
00:10:44L'outre-mer va rester un axe d'effort dans l'année 2027.
00:10:49On a réalisé des missions importantes à Mayotte,
00:10:52aux Éparses,
00:10:54à la Réunion, en Polynésie, en Nouvelle-Calédonie,
00:10:56aux Antilles.
00:10:57Vos armées ont poursuivi leur mission
00:10:59pour défendre notre souveraineté,
00:11:01participer à la lutte contre les narcotrafiques
00:11:03qui sont croissants dans les espaces sud du Pacifique,
00:11:09et aussi pour marquer notre présence et notre détermination.
00:11:12Au-delà de notre territoire,
00:11:16c'est notre continent
00:11:17et une guerre qui se poursuit à nos portes
00:11:20puisque la Russie n'a pas exprimé aujourd'hui
00:11:25de volonté de stopper son agression sur l'Ukraine,
00:11:28cette guerre terrible
00:11:29où l'Ukraine tient grâce à une détermination exceptionnelle.
00:11:35Elle a envie d'exister encore demain sur la carte
00:11:38face à un pays qui veut la supprimer de la carte.
00:11:41Sa population est héroïque.
00:11:43À chaque fois qu'elle est en difficulté,
00:11:45elle trouve des solutions.
00:11:46Elle mise sur la technologie,
00:11:48en particulier les drones.
00:11:51J'ai eu l'occasion de vous dire
00:11:52à quel point elle était imaginative.
00:11:55Aujourd'hui, elle produit 20 millions de drones par an.
00:11:59Elle produit plus de drones que la Russie.
00:12:02Elle tire plus de drones que la Russie
00:12:04et compense ses faiblesses humaines
00:12:06par de la technologie et de la science.
00:12:10Elle produit vite.
00:12:12Elle produit à bas coût.
00:12:14C'est quelque chose qui doit nous inspirer.
00:12:18Son défi, c'est aujourd'hui d'arrêter les missiles russes
00:12:20produits en plus grande quantité par la Russie
00:12:23qui a compris que c'était un point faible de l'Ukraine.
00:12:27Et donc l'aide des pays occidentaux
00:12:29est vitale pour l'Ukraine en ce moment.
00:12:32L'Ukraine a besoin de notre aide pour tenir,
00:12:35en particulier dans le domaine de la défense aérienne
00:12:38où les systèmes réalisés en Europe, en France,
00:12:44qui s'appellent le système santé,
00:12:47sont efficaces et très recherchés par les Ukrainiens.
00:12:52Aujourd'hui, mon regard est qu'il n'y a aucune rupture
00:12:58du front attendue à court terme.
00:13:02On est sur une cicatrice ouverte
00:13:04où chaque mois, près de 40 000 soldats sont tués,
00:13:07mis hors de combat.
00:13:08C'est un combat d'usure.
00:13:10Chaque kilomètre carré conquis,
00:13:12il est au prix de pertes immenses.
00:13:15Et si statistiquement, la Russie progresse
00:13:17de quelques kilomètres carrés par mois,
00:13:19elle est très loin d'être en mesure
00:13:20de conquérir à court terme
00:13:22les oblastes qu'elle revendique.
00:13:25Mais si on prend du recul sur cette guerre,
00:13:27le cœur du combat aujourd'hui, c'est déporter.
00:13:29C'est un combat qui touche les villes,
00:13:32qui touche les infrastructures énergétiques,
00:13:35qui touche l'industrie.
00:13:37C'est ce que les militaires appellent
00:13:38la profondeur des deux pays.
00:13:41Vladimir Poutine semble accepter
00:13:45le niveau de pertes extraordinaire
00:13:47que subit la Russie depuis des mois et des années
00:13:50et tous les effets induits par la guerre,
00:13:52y compris les attaques sur son économie.
00:13:55Il est dans une logique de poursuite de la guerre
00:13:58et son objectif immédiat,
00:13:59c'est de saper ce qui va permettre
00:14:02à la société ukrainienne et aux armées ukrainiennes
00:14:04de tenir cet hiver.
00:14:08Énergie, eau, infrastructures critiques, villes.
00:14:14Moscou sait que sans aide internationale,
00:14:16l'Ukraine est en danger.
00:14:18Et donc, la Russie a entamé des actions fortes
00:14:20sur le continent européen pour faire peur,
00:14:24pour encourager les entreprises ou les pays
00:14:26qui aujourd'hui fournissent de l'aide à l'Ukraine
00:14:29de cesser ou de réduire.
00:14:31C'est le sens des actions dites hybrides.
00:14:35Ces actions hybrides sont des actions faites
00:14:37souvent en dissimulant le commanditaire,
00:14:41en essayant de ne pas impliquer directement Moscou.
00:14:46Mais nos services de renseignement
00:14:48et le travail qui est mené avec nos alliés
00:14:51a conduit notamment les Allemands
00:14:54à désigner les services de renseignement russes
00:14:57comme responsables de l'attaque à Leipzig.
00:14:59Donc Leipzig, plateforme,
00:15:01où des avions servaient à aider l'Ukraine.
00:15:06On a vu l'Estonie également accuser Moscou
00:15:08d'avoir commandité un sabotage mi-août 2026
00:15:12contre une société de drones terrestres à Tallinn.
00:15:16Et je lisais une responsable des services du Danemark
00:15:21désignée également Moscou
00:15:22derrière des attaques subies au Danemark.
00:15:26Ces attaques s'inscrivent dans une stratégie
00:15:28et il faut les prendre très au sérieux.
00:15:30C'est ce que nous faisons en renforçant notre défense
00:15:34et je pense que l'année 2026 et l'année 2027
00:15:36vont nous imposer de poursuivre
00:15:40le renforcement de sa défense.
00:15:43On poursuit notre travail avec les Britanniques
00:15:45sur la coalition des volontaires
00:15:47pour garantir la sécurité de l'Ukraine
00:15:50et au-delà de l'Ukraine,
00:15:51notre propre sécurité après cette guerre.
00:15:55Je l'avais dit, c'est la première fois
00:15:57que les pays européens se réunissent
00:15:58pour concevoir un plan et une manœuvre
00:16:01sans les Américains dans la pièce
00:16:03pour leur propre sécurité.
00:16:05Ce travail est toujours sur la table,
00:16:08c'est actif et on va réaliser
00:16:10dans les prochains jours
00:16:12un exercice en Pologne
00:16:15pour tester ces plans,
00:16:17pour montrer qu'il y a toujours cette volonté
00:16:20de garantir la sécurité sur notre continent
00:16:22une fois que les conditions seront remplies.
00:16:27Le Proche et Moyen-Orient,
00:16:28j'ai parlé du prix à la pompe
00:16:30et du coût de l'énergie,
00:16:31c'est naturellement une grande préoccupation.
00:16:34Mon Proche-Orient très vaste,
00:16:36secoué par de nombreuses crises,
00:16:38je pense au Liban en premier,
00:16:40puisqu'on est aujourd'hui
00:16:42dans des discussions à l'ONU
00:16:44sur l'arrêt de la mission de l'ONU,
00:16:48mission ancienne,
00:16:49on y engage des soldats depuis plus de 50 ans,
00:16:51on a aujourd'hui 700 Français casques bleus sur place
00:16:55et cette mission de la Finule,
00:16:57sauf si la décision est prise de la prolonger,
00:17:01devrait cesser à la fin de l'année.
00:17:03C'est une rupture importante
00:17:05et donc nous menons un travail
00:17:07de réflexion sur la préfinule
00:17:09alors qu'Israël poursuit
00:17:11sa politique de terre brûlée
00:17:14sur toute la partie sud du Liban
00:17:17pour créer un espace tampon
00:17:19où les villages sont rasés,
00:17:22la chaux est déposée sur les terres
00:17:23pour créer cet espace tampon
00:17:25au nord d'Israël.
00:17:26L'objectif pour nous,
00:17:28c'est de repenser l'aide
00:17:30aux armées libanaises
00:17:31qui sont une colonne vertébrale
00:17:33de la sécurité du Liban
00:17:34pour permettre à Israël,
00:17:37au Liban et à la Syrie
00:17:39de vivre en sécurité.
00:17:40Les Français, comme je vous l'ai dit,
00:17:44continuent de vivre
00:17:45les conséquences de l'attaque
00:17:47entre l'Iran, Israël et les Etats-Unis.
00:17:50C'est une crise qui s'est étendue
00:17:51à l'ensemble de la région.
00:17:52Elle a conduit au blocage
00:17:54du détroit d'Ormouz
00:17:58dont dépend une grande part du monde
00:17:59en termes d'approvisionnement.
00:18:02On a été fidèles à nos engagements
00:18:04et à notre parole
00:18:06en engageant de nombreux soldats
00:18:08dans la région.
00:18:09On a toujours des demandes en cours
00:18:10de la part de partenaires régionaux
00:18:12pour augmenter les moyens de sécurité
00:18:16à leur profit.
00:18:18Ça fait maintenant huit mois
00:18:19qu'ils sont sous la pression
00:18:21des missiles et des drones iraniens.
00:18:24Le blocus reste en place.
00:18:26On a un Iran qui reste en mesure
00:18:29de détruire les navires
00:18:30qui tentent de passer le détroit.
00:18:33Naturellement, les économies s'adaptent.
00:18:35Des voies de contournement
00:18:37se mettent en place.
00:18:38Et l'Iran perd peu à peu
00:18:40la capacité de grippe
00:18:42qu'il avait sur ces trafics pétroliers,
00:18:45ces trafics gaziers
00:18:46dans le détroit d'Ormouz.
00:18:47Mais ça reste un défi.
00:18:49Et la France a mis au point
00:18:52un travail de mission internationale
00:18:54avec les Britanniques
00:18:56pour permettre la libre circulation
00:18:58dans le détroit d'Ormouz.
00:19:00Les conditions aujourd'hui
00:19:01ne sont pas remplies,
00:19:02mais nous sommes prêts à le faire
00:19:04et de nombreux moyens
00:19:05sont prépositionnés dans la zone.
00:19:07Je mentionne également l'Irak
00:19:09puisque depuis cet été,
00:19:11il y a beaucoup de changements.
00:19:11Le Premier ministre irakien
00:19:12a demandé à l'ensemble
00:19:14des forces étrangères
00:19:15d'avoir quitté l'Irak
00:19:17avant le 30 septembre.
00:19:19Ça a fait l'objet d'un dialogue.
00:19:21On a mesuré à quel point
00:19:22l'Irak était attaché
00:19:24à la coopération de défense
00:19:26avec la France.
00:19:26Il a acquis de nombreux moyens français
00:19:30produits par nos entreprises.
00:19:32Ils ont envie de continuer,
00:19:33mais pour l'instant,
00:19:34on met notre coopération
00:19:35entre parenthèses
00:19:37pour permettre aux autorités irakiennes
00:19:39de mener les réformes internes
00:19:41qu'elles souhaitent réaliser
00:19:43et on reprendra ces coopérations
00:19:46dès que possible.
00:19:48Je passerai juste très rapidement
00:19:51sur le continent africain
00:19:52qui est naturellement essentiel.
00:19:54C'est notre voisin,
00:19:55mais où les phénomènes
00:19:56sont ceux que je vous avais décrits
00:19:58avant l'été,
00:19:58je ne reviendrai pas dessus.
00:20:00Mais au total,
00:20:00vous avez aujourd'hui
00:20:01près de 30 000 soldats français
00:20:04déployés au-delà de l'Hexagone
00:20:06pour participer
00:20:07à la protection de notre pays,
00:20:09la protection de nos intérêts
00:20:10et être capables d'agir rapidement.
00:20:13Alors, dans ce contexte,
00:20:15quels sont les enjeux
00:20:16pour le projet de loi de finances ?
00:20:17Je dirais simplement
00:20:18qu'il faut mettre en œuvre maintenant
00:20:20la loi de programmation
00:20:22qui a été votée cet été.
00:20:26Ça paraît évident.
00:20:27En fait, on a beaucoup travaillé
00:20:29tous ensemble
00:20:29pour définir cette loi de programmation.
00:20:32Je pense que c'est quelque chose
00:20:33de très positif pour notre pays.
00:20:35Et donc, le premier budget 2027
00:20:37doit être voté pour y aller.
00:20:41C'est quelque chose
00:20:42qui paraît évident.
00:20:44Moi, je vois que ce que je constate,
00:20:46c'est que les Français
00:20:49vivent cette accélération
00:20:50de la dégradation
00:20:51de notre environnement
00:20:52et vivent les crises.
00:20:54Ce n'est pas un phénomène passager.
00:20:56Et je suis impressionné
00:20:58par le nombre de questions
00:20:59qui me sont posées aujourd'hui
00:21:00à chaque fois que j'ai l'occasion
00:21:02de rencontrer nos concitoyens,
00:21:05les chefs d'entreprise,
00:21:06les chefs d'établissement,
00:21:09les enfants qui,
00:21:10dans les écoles
00:21:11où je peux m'en rendre,
00:21:13m'interrogent.
00:21:13Ils sont conscients
00:21:14de ce qui se passe.
00:21:15Il y a beaucoup de bon sens.
00:21:18Il y a une volonté d'action
00:21:19en France.
00:21:20Et donc,
00:21:21il ne faut pas décevoir
00:21:22cette mobilisation
00:21:23parce que derrière,
00:21:24c'est leur sécurité
00:21:25qui est en jeu.
00:21:26Et je vois cette mobilisation
00:21:27sous deux angles.
00:21:28Celui de la réserve.
00:21:31Moi, je compte
00:21:32sur cette réserve.
00:21:33C'est un élément essentiel
00:21:35pour notre défense
00:21:35dans cette période.
00:21:37La réserve,
00:21:38c'est des gens
00:21:38qui apportent des compétences
00:21:39que nous n'avons pas
00:21:41ou que nous n'avons pas
00:21:42en quantité adaptée
00:21:43pour gérer certaines crises.
00:21:46C'est une capacité
00:21:47de défense nationale
00:21:48et c'est un lien
00:21:49très fort
00:21:50entre nos armées,
00:21:52notre défense
00:21:53et la société française.
00:21:56C'est une forme
00:21:56d'engagement
00:21:57extrêmement précieux,
00:21:58très complémentaire
00:22:00des armées professionnelles.
00:22:01En fait,
00:22:01pour moi,
00:22:02il n'y a qu'une armée.
00:22:03Il n'y a pas
00:22:03les réservistes d'un côté
00:22:04et les professionnels
00:22:05de l'autre.
00:22:06C'est une armée
00:22:06qui compte sur la réserve.
00:22:09Mais on a jusqu'à aujourd'hui
00:22:13travaillé beaucoup
00:22:14sur l'aspect quantitatif.
00:22:16ce que je veux entreprendre,
00:22:18c'est une approche
00:22:19beaucoup plus qualitative
00:22:20de la réserve.
00:22:22Il faut que l'on s'occupe
00:22:25davantage de chaque réserviste,
00:22:27suivi individuel,
00:22:30parcours,
00:22:31valorisation
00:22:32avec des capacités
00:22:33à encadrer.
00:22:35On a un régiment,
00:22:36région parisienne,
00:22:37qui est constitué
00:22:38de réservistes,
00:22:38qui est un très bel exemple.
00:22:40et je pense que c'est
00:22:41quelque chose
00:22:42qui va nous inspirer
00:22:43pour la suite.
00:22:45Je veux qu'on confie
00:22:47des responsabilités
00:22:47aux réservistes.
00:22:48Je veux qu'ils aient
00:22:49des parcours qualifiants.
00:22:53Mais on doit le faire
00:22:54aussi avec des entreprises.
00:22:57Pour que ce modèle fonctionne,
00:22:59il faut qu'il y ait
00:23:00un contrat moral clair
00:23:01avec les entreprises.
00:23:02Je mesure la difficulté
00:23:04pour des petites entreprises
00:23:05de libérer leur personnel.
00:23:07Mais on ne peut pas
00:23:09compter sur des gens
00:23:10moins de 10 jours par an.
00:23:11Et donc,
00:23:12il faut renouveler
00:23:13ce dialogue
00:23:13avec les entreprises.
00:23:15Bon,
00:23:16on a ouvert 4882 postes
00:23:19à la réserve en 2026.
00:23:21On va être à 5007
00:23:22l'année prochaine.
00:23:24Ce que le budget va permettre,
00:23:25c'est ça.
00:23:27Les délais moyens,
00:23:28puisque vous m'aviez
00:23:29interrogé l'année dernière,
00:23:30de paiements
00:23:32entre la convocation
00:23:33et le paiement,
00:23:34c'est 51 jours aujourd'hui.
00:23:36Donc,
00:23:36on peut toujours faire mieux.
00:23:37On va s'améliorer.
00:23:38Mais on est sortis
00:23:39de l'ornière.
00:23:40C'est plus satisfaisant.
00:23:43Deuxième point,
00:23:43le service national.
00:23:45Je vous en ai déjà parlé.
00:23:48J'ai pu rencontrer
00:23:50les jeunes
00:23:51qui ont choisi
00:23:52le service national
00:23:53et qui ont rejoint
00:23:54les armées
00:23:55depuis le 1er septembre.
00:23:58Les premiers retours
00:23:59sont excellents.
00:24:02J'ai vu des femmes
00:24:04et des hommes
00:24:04voulant participer
00:24:05à la défense
00:24:06en quête de sens,
00:24:07très dynamiques,
00:24:08attentifs.
00:24:09Ils sont très directs,
00:24:10volontaires,
00:24:11décomplexés,
00:24:12ce qui est positif.
00:24:14Ils viennent
00:24:15de très nombreux horizons,
00:24:17nombreux
00:24:18depuis les Outre-mer,
00:24:21avec,
00:24:21pour l'armée de l'air,
00:24:2240%
00:24:23de jeunes filles
00:24:24qui ont décidé
00:24:25de suivre le service national.
00:24:26C'est au-dessus
00:24:27de ce qu'on a observé
00:24:27pour la marine
00:24:28et l'armée de terre.
00:24:29c'est très encourageant
00:24:30en termes d'équilibre.
00:24:32Ils découvrent
00:24:33pour beaucoup
00:24:34l'effort physique
00:24:35et les courbatures,
00:24:37ce qui nous renseigne
00:24:38sur la santé
00:24:40de ces jeunes.
00:24:42Et,
00:24:42surprise pour moi,
00:24:44ils ont trouvé
00:24:44des chaussures
00:24:45que je trouve
00:24:45très confortables
00:24:46et ils ont trouvé
00:24:46dures
00:24:47parce que c'est
00:24:48une génération basket.
00:24:50Donc,
00:24:52c'est assez intéressant.
00:24:54Ils vivent ensemble.
00:24:56ils acceptent
00:24:57de ne plus avoir
00:24:58leur téléphone
00:24:58sur eux
00:24:59parce qu'en fait,
00:25:00ils sont occupés.
00:25:01Ils ont accès
00:25:03à leur téléphone
00:25:03pour communiquer
00:25:04avec leurs amis,
00:25:05leurs familles
00:25:06dans un moment donné
00:25:07de la journée
00:25:08mais ça ne leur pose
00:25:08pas de difficultés.
00:25:09Ils sont occupés.
00:25:11Au plan financier,
00:25:15ils vont faire
00:25:16des missions utiles
00:25:16sur le territoire
00:25:17français uniquement.
00:25:19Au plan financier,
00:25:19c'est 225 millions
00:25:20d'euros
00:25:21qui sont nécessaires
00:25:22dans le PLF
00:25:232027
00:25:24pour le service national
00:25:26à peu près
00:25:27la moitié
00:25:27pour les infrastructures
00:25:29109 millions d'euros
00:25:30parce qu'on doit
00:25:31anticiper
00:25:31la poursuite
00:25:34de l'évolution
00:25:35de ce service national.
00:25:36On aura 4000
00:25:37jeunes en 2027
00:25:39mais on vise
00:25:40de monter
00:25:41à 10 000
00:25:42en 2030
00:25:42si ces tendances
00:25:43sont confirmées.
00:25:45Et donc,
00:25:46pour les accueillir
00:25:47dans de bonnes conditions,
00:25:48il faut investir aujourd'hui.
00:25:49On ne peut pas
00:25:50se permettre
00:25:50d'accueillir
00:25:52les jeunes
00:25:53dans de mauvaises conditions.
00:25:53ce que je souhaite,
00:25:55c'est qu'on entretienne
00:25:57la rusticité
00:25:58mais la dignité
00:26:00également.
00:26:01Sur les enjeux,
00:26:03pour moi,
00:26:03accroître les stocks
00:26:04de munitions,
00:26:05c'est un impératif.
00:26:07Vous aurez
00:26:084 milliards d'euros
00:26:09de crédit
00:26:09pour les munitions.
00:26:11Au-delà de ces crédits,
00:26:12parce que moi,
00:26:13je ne marche pas
00:26:14avec des euros.
00:26:16La défense,
00:26:16elle ne se fait pas
00:26:17avec des euros,
00:26:17elle se fait avec
00:26:18des vraies choses,
00:26:19des hommes et des femmes
00:26:20qui sont engagés
00:26:21et des équipements
00:26:22et des munitions
00:26:23dans les stocks.
00:26:24Pour moi,
00:26:25le point d'attention,
00:26:26c'est les délais
00:26:27de production,
00:26:28les coûts,
00:26:31la rapidité
00:26:32de la maintenance
00:26:33pour les missiles complexes.
00:26:34Et donc,
00:26:35dans cet effort
00:26:36de budget,
00:26:37il y a un aspect
00:26:37d'accompagnement industriel,
00:26:39mais la défense
00:26:40ne peut pas
00:26:40prendre tout
00:26:41à sa charge.
00:26:43Partout dans le monde,
00:26:44aujourd'hui,
00:26:44les pays demandent
00:26:46des munitions.
00:26:48L'Ukraine
00:26:50est prête
00:26:51à commander
00:26:51tous les missiles
00:26:52à ce terre
00:26:53qui seraient productibles.
00:26:54Et donc,
00:26:55je suis dans
00:26:56la même situation
00:26:57et je pense
00:26:59que les industries
00:27:00peuvent prendre des risques.
00:27:01Certains en prennent.
00:27:03C'est des belles évolutions,
00:27:04mais on peut faire mieux.
00:27:07L'entraînement
00:27:07de nos forces,
00:27:08c'est ma deuxième priorité.
00:27:10Là aussi,
00:27:11s'entraîner
00:27:11pour un soldat,
00:27:12c'est bien sûr
00:27:12être sur le terrain,
00:27:13c'est manœuvrer,
00:27:15tirer avec une opposition
00:27:17sérieuse,
00:27:18intégrer des nouvelles
00:27:18technologies aussi
00:27:19comme les drones.
00:27:20Je sais,
00:27:20M. le Président,
00:27:21à quel point
00:27:21c'est important pour vous.
00:27:23Ça l'est aussi pour moi
00:27:23et pour les trois chefs
00:27:25d'état-major d'armée.
00:27:27On doit se préparer
00:27:28à la guerre de demain,
00:27:29pas celle d'hier.
00:27:31Et donc,
00:27:31les drones,
00:27:32ce n'est pas uniquement
00:27:32une question de matériel.
00:27:34Ce n'est pas une nouvelle arme
00:27:36dans la panoplie.
00:27:37C'est beaucoup plus que ça.
00:27:38En fait,
00:27:40dans un contexte
00:27:41de démographie,
00:27:43à la baisse,
00:27:45les drones
00:27:46et les robots
00:27:47équipés d'intelligence artificielle,
00:27:49tout ça dans un cadre
00:27:50d'éthique
00:27:50qu'il faut absolument
00:27:52contrôler,
00:27:53mais sont
00:27:54partie intégrante
00:27:55de la capacité
00:27:56de combat
00:27:57des armées françaises
00:27:58à l'avenir.
00:27:59Et donc,
00:27:59il faut aller au-delà
00:28:00de premiers équipements
00:28:02échantillonnaires.
00:28:03il faut vraiment
00:28:04se douter
00:28:04d'unité
00:28:07ayant ces équipements
00:28:08pour tester
00:28:09des concepts,
00:28:10tester des doctrines,
00:28:12développer
00:28:12des nouvelles manières
00:28:13de combattre,
00:28:14tout en s'assurant
00:28:15que la décision ultime,
00:28:17parce que c'est une décision grave,
00:28:18du combat,
00:28:19reste totalement maîtrisée
00:28:21par notre pays.
00:28:27Sur la préparation opérationnelle,
00:28:30on va atteindre
00:28:329,4 milliards d'euros
00:28:35en 2027.
00:28:36J'ai dit
00:28:38qu'on devait
00:28:38s'entraîner davantage
00:28:40et donc,
00:28:40j'ai porté
00:28:42un effort
00:28:42de 963 millions
00:28:44d'euros supplémentaires
00:28:46en 2027
00:28:48par rapport à 2026.
00:28:49Et mon espoir
00:28:50et mon exigence,
00:28:51c'est que cet effort
00:28:53ne soit pas consommé
00:28:54par la maintenance.
00:28:57On fait un effort
00:28:58de maintenance,
00:28:58on va augmenter
00:28:59de 11%
00:29:01le budget de maintenance
00:29:02de nos équipements
00:29:04en 2027
00:29:05par rapport à 2026.
00:29:08C'est 919 millions d'euros,
00:29:10c'est beaucoup d'argent.
00:29:12Il ne faut pas
00:29:13que les entreprises
00:29:14qui pourraient tenter,
00:29:16voyant l'augmentation
00:29:17des budgets,
00:29:18d'augmenter le coût
00:29:19de MCO,
00:29:20liquide la capacité
00:29:21à mieux s'entraîner
00:29:23par des surcoûts.
00:29:25Et j'y suis très attentif,
00:29:26la tendance en ce moment
00:29:27n'est pas bonne.
00:29:30On va poursuivre
00:29:31les grands programmes
00:29:32d'armement.
00:29:32La ministre des Armées
00:29:33vous l'a détaillée,
00:29:35je vous propose
00:29:35de ne pas revenir dessus
00:29:36parce que je vois
00:29:37le temps qui passe.
00:29:38J'aimerais peut-être
00:29:40vous dire
00:29:41que
00:29:45forcément,
00:29:46la défense,
00:29:47c'est avant tout
00:29:47les femmes et les hommes
00:29:48qui ont décidé
00:29:49de s'engager.
00:29:50Chacune de mes visites
00:29:52aux forces
00:29:53conforte le constat
00:29:54que je fais.
00:29:55On a des soldats
00:29:57extraordinaires.
00:29:59On a une jeunesse
00:30:01remarquable,
00:30:01engagée.
00:30:03Les jeunes
00:30:04qui aujourd'hui
00:30:05portent l'uniforme
00:30:06dans les armées
00:30:07sont admirables
00:30:09et me rendent
00:30:09extrêmement confiant
00:30:10sur l'avenir.
00:30:11Ils sont le cœur
00:30:12et l'âme de notre pays.
00:30:13C'est leur courage
00:30:14qui fait qu'ils prennent
00:30:15des risques
00:30:17importants
00:30:17pour que notre pays
00:30:18soit protégé.
00:30:19Ils méritent
00:30:20et je sais
00:30:21que vous leur accordez
00:30:22toute l'attention
00:30:23de la nation
00:30:24et je sais
00:30:25que la nation
00:30:25leur témoigne
00:30:26beaucoup de reconnaissance
00:30:27à chaque fois
00:30:28qu'elle en a l'occasion.
00:30:29Le moral de nos hommes
00:30:30est aujourd'hui bon.
00:30:31Ils mesurent
00:30:32les effets du doublement
00:30:33du budget de la défense
00:30:34sur les dix dernières années.
00:30:36Si vous allez
00:30:36sur les bases,
00:30:37dans les régiments,
00:30:39dans les ports,
00:30:39on le voit,
00:30:41l'infrastructure
00:30:42est neuve.
00:30:43Tout n'est pas neuf
00:30:44mais l'infrastructure
00:30:45est en bon état.
00:30:46Les équipements
00:30:46sont modernes.
00:30:47Les gens sont bien équipés.
00:30:50Il y a des progrès
00:30:51immenses qui ont été réalisés.
00:30:53La qualité
00:30:54de l'activité opérationnelle
00:30:55est là.
00:30:55Et je sais
00:30:56que le rattrapage
00:30:58des grilles indiciaires
00:30:59a permis
00:30:59de rendre
00:31:00cet engagement soutenable
00:31:01dans des familles
00:31:02qui concentrent
00:31:03souvent de grands sacrifices
00:31:04pour concilier
00:31:07la poursuite
00:31:08d'une carrière
00:31:08pour un conjoint
00:31:09puisqu'aujourd'hui
00:31:10les couples
00:31:11dans les armées
00:31:12sont modernes
00:31:14et les deux
00:31:14travaillent
00:31:15très souvent.
00:31:16Et également
00:31:18l'accès aux soins
00:31:19puisque quand on déménage
00:31:20régulièrement,
00:31:21trouver à nouveau
00:31:22un pédiatre,
00:31:23un docteur,
00:31:24c'est quelque chose
00:31:25qui n'est pas facile.
00:31:26En 2027,
00:31:28ce que les militaires
00:31:31que je rencontre
00:31:31et les entités
00:31:33de concertation
00:31:34que nous avons
00:31:35me remontent.
00:31:36C'est vraiment
00:31:36une attente
00:31:37sur la réforme
00:31:38prime pension.
00:31:39C'est quelque chose
00:31:40que nous avons budgété
00:31:41dans le projet
00:31:43de loi de finances
00:31:442027
00:31:44et sur lequel
00:31:45j'appelle
00:31:47votre attention.
00:31:48C'est pour moi
00:31:49un aspect clé
00:31:50de fidélisation.
00:31:53Et notre démographie
00:31:55impose d'être
00:31:56à la hauteur
00:31:57des femmes
00:31:57et des hommes
00:31:58qui aujourd'hui
00:32:00s'engagent
00:32:00avec beaucoup de courage
00:32:02dans le contexte actuel.
00:32:04Fidéliser,
00:32:04c'est aussi valoriser,
00:32:05responsabiliser.
00:32:07Responsabiliser,
00:32:08c'est faire confiance
00:32:09au terrain,
00:32:09accepter l'erreur
00:32:10parfois,
00:32:11mais encourager
00:32:14cette énergie
00:32:14qu'il y a
00:32:15au plus près,
00:32:16au plus près du besoin,
00:32:17au plus près de la mission.
00:32:19Et donc,
00:32:19150 millions d'euros
00:32:21pour des adaptations
00:32:22en initiative locale
00:32:24vont être donnés
00:32:25en subsidiarité
00:32:26aux trois armées.
00:32:28C'est quelque chose
00:32:29que je suis en train
00:32:29de mettre en place
00:32:30sous l'autorité
00:32:31de la ministre
00:32:31avec le délégué général
00:32:33pour l'armement.
00:32:34J'y crois énormément.
00:32:36Il y a une très grande
00:32:38pertinence
00:32:39de ce principe
00:32:39et je pense que ça va
00:32:40dans le sens
00:32:42des responsabilités
00:32:43attendues par la jeunesse.
00:32:44Au bilan,
00:32:48on a un niveau
00:32:49d'engagement
00:32:49aujourd'hui
00:32:50très fort
00:32:50de nos armées.
00:32:51Ça ne va pas s'arrêter
00:32:51du jour au lendemain.
00:32:53On a
00:32:55des moyens militaires
00:32:56qui sont engagés
00:32:57avec une énergie
00:32:59qui coûte
00:33:00de plus en plus cher
00:33:01et qui est un des éléments
00:33:02dimensionnants
00:33:03de nos budgets.
00:33:04On a également
00:33:05une aide à l'Ukraine
00:33:06qu'il est impératif
00:33:07de maintenir
00:33:08pour que l'Ukraine tienne
00:33:09ses notre sécurité
00:33:10pas immédiate
00:33:12mais de court terme.
00:33:16Avec l'évolution
00:33:17que nous voyons
00:33:18sur 2026
00:33:19pour les dépenses
00:33:20certainement 2027
00:33:22le niveau
00:33:23des surcoûts
00:33:23va nécessiter
00:33:24une couverture
00:33:25interministérielle
00:33:26selon les termes
00:33:27définis dans la loi
00:33:28de programmation militaire
00:33:29en cours.
00:33:32En tout cas
00:33:33les armées
00:33:34sont extrêmement conscientes
00:33:35des efforts
00:33:36réalisés par les Français.
00:33:39Elles sont conscientes
00:33:40des risques
00:33:40pour la sécurité
00:33:42de notre pays
00:33:42et on agit
00:33:44aujourd'hui
00:33:46résolument
00:33:46dans cet esprit
00:33:47avec cet double impératif
00:33:49être économe
00:33:50vertueux
00:33:51exemplaire
00:33:52mais efficace.
00:33:53Et c'est ce que
00:33:54le budget 2027
00:33:55va permettre.
00:33:57C'est un budget
00:33:58qui donne aux armées
00:33:59la capacité
00:33:59de protéger notre pays
00:34:00de protéger nos intérêts
00:34:02concitoyens
00:34:03sur le court
00:34:04mais aussi
00:34:04sur le moyen terme.
00:34:05Je n'en ai pas parlé
00:34:06mais il y a des moyens
00:34:07des investissements
00:34:08d'innovation
00:34:09parce que la construction
00:34:10de la défense
00:34:11se fait sur du temps
00:34:12long
00:34:13et le vote
00:34:14du budget 2027
00:34:16est impératif
00:34:17parce que la défense
00:34:18ne s'accommode pas
00:34:19des à-coups.
00:34:21Et donc
00:34:21on a besoin
00:34:23de cette continuité
00:34:23de l'effort
00:34:24qui a été entrepris
00:34:25déjà
00:34:25il y a près de 10 ans.
00:34:26Je vous remercie
00:34:27beaucoup.
00:34:29Merci
00:34:30mon général
00:34:31pour ce propos
00:34:32liminaire.
00:34:33Mes chers collègues
00:34:34nous allons passer
00:34:35aux questions
00:34:35des orateurs
00:34:37de groupe
00:34:37et nous commençons
00:34:38par Caroline
00:34:38Colombier
00:34:39pour le Rassemblement
00:34:40National.
00:34:41Dans ce monde
00:34:41conflictuel
00:34:42les armées françaises
00:34:43sont preuves
00:34:43d'excellence
00:34:44et de solidité
00:34:45et je me permets
00:34:46donc au nom
00:34:47de mon groupe
00:34:47RN et de sa présidente
00:34:49de féliciter
00:34:50l'ensemble des militaires
00:34:51et leurs chefs
00:34:51bien sûr.
00:34:52Le budget 2027
00:34:53reprend l'essentiel
00:34:54de l'actualisation
00:34:55de la LPM
00:34:56et nous espérons
00:34:57que son exécution
00:34:58ne sera bien sûr
00:34:59pas affectée
00:35:00par les habituelles
00:35:00gels ou surgel
00:35:01de Bercy.
00:35:02Malgré nos réserves
00:35:04sur les limites
00:35:04de la LPM
00:35:05le Rassemblement
00:35:05National a toujours
00:35:06pris ses responsabilités
00:35:07avec le budget
00:35:08des armées
00:35:09pour ne pas mettre
00:35:10vos missions en péril.
00:35:12Dans notre contre-budget
00:35:13présenté mardi
00:35:14il est le seul poste
00:35:15à ne pas être concerné
00:35:16par des mesures d'économie
00:35:17et ainsi nous préférons
00:35:18consacrer les 24 milliards
00:35:19d'euros que la Commission
00:35:20européenne entend obtenir
00:35:21de la France
00:35:22dans le prochain budget
00:35:23européen pour financer
00:35:24nos armées
00:35:25le capacitaire
00:35:26le MCO
00:35:28ou la RH.
00:35:29Général
00:35:30vous n'êtes pas comptable
00:35:31des décisions politiques
00:35:31mais la dichotomie
00:35:32est flagrante
00:35:33entre la communication
00:35:34et la réalité.
00:35:35Le budget bien qu'augmenté
00:35:36reste en dessous
00:35:38du poids de forme
00:35:38énoncé par le Premier ministre
00:35:40lui-même
00:35:41notamment en comparaison
00:35:42avec le budget allemand.
00:35:43La Macronie nous a enlisés
00:35:44dans des coopérations
00:35:45hors sol
00:35:46si bien que nous ne savons
00:35:47toujours pas
00:35:47quel char du futur
00:35:48d'autres armées de terre
00:35:49que les trois fégades
00:35:51de premier rang promise
00:35:52ne verront le jour
00:35:53que dans la future LPM
00:35:54et que la chasse
00:35:55reste encore sous-dimensionnée.
00:35:57Mais c'est sur les sujets RH
00:35:58que je sollicite
00:35:59votre avis, général.
00:36:01Alors que les objectifs
00:36:02annuels de recrutement
00:36:03sont difficilement respectés,
00:36:05quel est votre regard
00:36:06sur l'employabilité
00:36:06des jeunes
00:36:07du service national
00:36:10confrontés au choc
00:36:11de militarité
00:36:12et enfin sur la fidélisation
00:36:13vous venez de nous parler
00:36:14également
00:36:14quel levier identifiez-vous
00:36:16dans ce PLF
00:36:17pour maintenir
00:36:18sur le long terme
00:36:19nos militaires en service.
00:36:20Je vous remercie.
00:36:21Merci beaucoup madame
00:36:23pour vos mots
00:36:24pour les armées.
00:36:26Je répondrai
00:36:28sur l'aspect RH.
00:36:32La fidélisation
00:36:33vous avez raison
00:36:35c'est un point majeur.
00:36:37J'en ai parlé
00:36:38dans mon propos liminaire
00:36:42des choses ont été faites.
00:36:44Je pense que tout le travail
00:36:45qui a été mené
00:36:46sur la simplification
00:36:47des primes
00:36:48ce qu'on appelait
00:36:49la NPRM
00:36:50puis le travail
00:36:52sur la revalorisation
00:36:55indiciaire
00:36:55donc la solde
00:36:57le salaire
00:36:58en langage civil
00:37:01des plus petits gradés
00:37:03militaires du rang
00:37:04au départ
00:37:05puis de nos sous-officiers
00:37:07puis de nos officiers
00:37:10dernièrement
00:37:10c'est quelque chose
00:37:12d'extrêmement positif.
00:37:14Il faut qu'on boucle
00:37:15cet aspect
00:37:16par la réforme
00:37:17des primes pensions
00:37:18et donc ça
00:37:19c'est une des mesures
00:37:20qui est inscrite
00:37:20pour décembre 2027
00:37:22sur laquelle
00:37:25on entend bien
00:37:26les discussions actuelles.
00:37:28il y a toujours
00:37:29la tentation
00:37:30d'une étude technique
00:37:31qui conduirait
00:37:33à revoir un peu
00:37:34les curseurs
00:37:34et finalement
00:37:36pour des réformes
00:37:37très attendues
00:37:38de la gommer rapidement.
00:37:40Moi je tiens
00:37:41c'est quelque chose
00:37:42de très attendu
00:37:43à chaque fois
00:37:43que je me déplace
00:37:45les gens ont entendu
00:37:48Sébastien Lecornu
00:37:48quand il était
00:37:49ministre des armées
00:37:50s'engager
00:37:51sur cette mesure
00:37:52et donc aujourd'hui
00:37:53il y a une attente
00:37:53forte de réalisation.
00:37:54c'est pour moi
00:37:56clé.
00:37:56Mais c'est aussi
00:37:59l'attention
00:38:00des...
00:38:01Mais je sais
00:38:01que les gens
00:38:02sont extrêmement
00:38:03boïsés.
00:38:03C'est l'attention
00:38:04les démarches
00:38:05d'élus locaux
00:38:06qui facilitent
00:38:08les démarches.
00:38:08On voit qu'il y a
00:38:09des synergies
00:38:09très bonnes
00:38:11avec des élus locaux
00:38:12pour justement
00:38:13faciliter l'arrivée
00:38:14de familles
00:38:14qui sont un peu
00:38:15déracinées
00:38:15qui ne connaissent
00:38:16pas une région
00:38:16qui cherchent
00:38:17un établissement.
00:38:19L'intégration
00:38:20dans les clubs
00:38:20de musique
00:38:21sportif
00:38:22éducatif
00:38:23voilà
00:38:24parce que
00:38:24quand des parents
00:38:25doutent
00:38:26sur l'avenir
00:38:28de leurs enfants
00:38:28en général
00:38:29ils se posent
00:38:30des questions
00:38:31sur le maintien
00:38:32de ce statut
00:38:33militaire
00:38:33qui est fantastique
00:38:35qui comporte
00:38:35des obligations
00:38:36importantes.
00:38:39En recrutement
00:38:40aujourd'hui
00:38:41on va
00:38:42sur un recrutement
00:38:43de 2150 personnes
00:38:45l'année prochaine
00:38:47ça s'ajoute
00:38:49aux 4000
00:38:50jeunes
00:38:51de service national
00:38:52et un travail
00:38:53comme je vous l'ai dit
00:38:54sur la réserve.
00:38:55Au bilan
00:38:56les armées
00:38:57ont une capacité
00:38:58d'attraction
00:38:58très importante
00:38:59exceptionnelle
00:39:00les armées françaises
00:39:01sont exceptionnelles
00:39:02en Europe
00:39:03beaucoup de pays
00:39:04n'arrivent pas
00:39:04à recruter.
00:39:06Si vous regardez
00:39:07les chiffres
00:39:09d'attraction
00:39:10de jeunes allemands
00:39:11sur le service national
00:39:12pourtant
00:39:14le gouvernement allemand
00:39:15a fait un travail
00:39:15majeur
00:39:16pour attirer
00:39:17ces jeunes
00:39:18pour les équiper
00:39:20pour les payer
00:39:22il n'y a pas
00:39:23cet enthousiasme
00:39:23et c'est là
00:39:24que je trouve
00:39:25qu'on a une culture
00:39:26extraordinaire
00:39:27en France
00:39:29on a
00:39:31des discussions
00:39:32je pense
00:39:35familiales
00:39:35qui permettent
00:39:36à des enfants
00:39:37aujourd'hui
00:39:37de dire
00:39:38j'ai envie
00:39:38d'aider mon pays
00:39:39et qu'ils le font
00:39:41et qui viennent
00:39:42de tous les territoires
00:39:43j'ai rencontré
00:39:43des gens
00:39:44qui venaient
00:39:45des Antilles
00:39:46de Nouvelle-Calédonie
00:39:48il y a deux jours
00:39:49j'étais sur
00:39:50une frégate
00:39:51d'un jeune
00:39:52qui avait quitté
00:39:53les Seychelles
00:39:54pour venir
00:39:55rejoindre Toulon
00:39:57s'engager
00:39:58dans la marine
00:39:58donc on a
00:40:00une très belle jeunesse
00:40:01il faut leur envoyer
00:40:02des signaux positifs
00:40:03et quand il y a
00:40:04des attentes exprimées
00:40:05les considérer
00:40:05avec attention
00:40:08Merci mon général
00:40:09la parole est à
00:40:10François Cormier-Bouddijon
00:40:11pour le groupe
00:40:12Ensemble pour la République
00:40:14Merci monsieur le président
00:40:15mon général
00:40:16c'est toujours un plaisir
00:40:17de recevoir
00:40:18un chef d'état-major
00:40:19des armées
00:40:19à la commission
00:40:20de la défense
00:40:21surtout quand celui-ci
00:40:22a commandé
00:40:23dans le Cher
00:40:23dans le Berry
00:40:24à la base d'Avor
00:40:25au nom de notre groupe
00:40:27Ensemble pour la République
00:40:28je voudrais tout d'abord
00:40:29dire notre gratitude
00:40:31et notre soutien
00:40:32à l'ensemble
00:40:33des hommes et des femmes
00:40:34des personnels civils
00:40:35et militaires
00:40:36qui s'engagent
00:40:36dans nos armées
00:40:38avec cette mission
00:40:39bien spécifique
00:40:39que vous avez souligné
00:40:40tout à l'heure
00:40:41je voudrais aussi saluer
00:40:42nos concitoyens
00:40:43qui consentent
00:40:44à l'impôt
00:40:45pour nous permettre
00:40:46de voter depuis 2019
00:40:47deux lois de programmation
00:40:48militaire historique
00:40:49pour assurer
00:40:50notre sécurité collective
00:40:52la défense
00:40:53de notre patrie
00:40:53notre idéal
00:40:55comme vous le disiez
00:40:55tout à l'heure
00:40:56avec un budget
00:40:57multiplié par deux
00:40:58en dix ans
00:40:59pour former
00:41:00équiper
00:41:00soutenir nos militaires
00:41:01avec des systèmes
00:41:02les plus modernes
00:41:04et les plus souverains
00:41:05possibles
00:41:05et j'aimerais justement
00:41:06vous interroger
00:41:08sur l'un de ces systèmes
00:41:10en cours de développement
00:41:11Arcadia
00:41:13Arcadia
00:41:13a été conçu
00:41:15comme une alternative
00:41:16souveraine
00:41:16et interopérable
00:41:17au MyWen
00:41:19Smart System
00:41:19de Palantir
00:41:20c'est-à-dire
00:41:21un système
00:41:21de commandement
00:41:22interarmé
00:41:23centré
00:41:23sur la donnée
00:41:24et boosté
00:41:26par l'IA
00:41:27ça n'est pas
00:41:28un logiciel isolé
00:41:29c'est un écosystème
00:41:30numérique
00:41:31de commandement
00:41:31et de contrôle
00:41:32des opérations
00:41:33l'objectif
00:41:35c'est de connecter
00:41:35les données
00:41:36issues des différentes
00:41:36armées
00:41:37capteurs
00:41:37système de renseignement
00:41:38et système d'armes
00:41:39afin de construire
00:41:40une situation
00:41:41opérationnelle
00:41:41commune
00:41:42et donc
00:41:43d'accélérer
00:41:44la boucle
00:41:45observée
00:41:45orientée
00:41:46décidée
00:41:46agir
00:41:49Arcadia
00:41:49cherche donc
00:41:50à créer
00:41:50une infrastructure
00:41:51numérique
00:41:52de combat français
00:41:53susceptible
00:41:53de fonctionner
00:41:54du niveau
00:41:55stratégique
00:41:56au niveau
00:41:57tactique
00:41:58un réseau
00:41:59dans lequel
00:41:59différents
00:42:00capteurs
00:42:00peuvent alimenter
00:42:01différents
00:42:01décideurs
00:42:02et différents
00:42:04effecteurs
00:42:06Maywen
00:42:06a été choisi
00:42:07par l'OTAN
00:42:08et donc
00:42:09Arcadia doit
00:42:10simultanément
00:42:10être une alternative
00:42:12à Maywen
00:42:12mais également
00:42:13être capable
00:42:13de dialoguer
00:42:14avec Maywen
00:42:15assurer notre
00:42:16autonomie nationale
00:42:17sans rupture
00:42:18avec l'interopérabilité
00:42:20OTAN
00:42:20donc quelques questions
00:42:21mon général
00:42:22à quelle date
00:42:23pensez-vous
00:42:23être en mesure
00:42:24de déployer
00:42:24Arcadia
00:42:25dans nos forces
00:42:26et puis
00:42:26dans la mesure
00:42:27où plusieurs alliés
00:42:28semblent vouloir
00:42:30se désengager
00:42:31de ne pas d'entir
00:42:32Arcadia
00:42:33peut-il devenir
00:42:34une solution
00:42:34partagée
00:42:35concourant
00:42:35à l'autonomie
00:42:36stratégique
00:42:37européenne
00:42:37que nous prenons
00:42:38je vous remercie
00:42:40merci
00:42:40mon général
00:42:41la parole est à vous
00:42:42monsieur le député
00:42:44merci beaucoup
00:42:45et un plaisir
00:42:45d'entendre
00:42:47le Béry
00:42:47à travers vous
00:42:48Béry
00:42:49qui reste très cher
00:42:50naturellement
00:42:51c'est une terre
00:42:52de défense
00:42:54riche de son industrie
00:42:55de ses centres
00:42:56de la DGA
00:42:57de ses centres
00:42:58de la marine
00:42:59de l'armée de terre
00:42:59et de l'armée de l'air
00:43:00et de l'espace
00:43:04vous avez mis
00:43:05le doigt
00:43:06sur un aspect
00:43:07majeur
00:43:08qui est finalement
00:43:09l'arrivée
00:43:10de l'intelligence
00:43:10artificielle
00:43:11dans les armées
00:43:12françaises
00:43:13et dans
00:43:14les armées
00:43:16européennes
00:43:16les armées
00:43:17de l'OTAN
00:43:19les Etats-Unis
00:43:20qui ont en général
00:43:21un peu d'avance
00:43:22dans ces domaines
00:43:23de high tech
00:43:24qui ont aujourd'hui
00:43:25les grands champions
00:43:26de l'IA
00:43:28ont forcé
00:43:29la porte
00:43:30à l'OTAN
00:43:31en imposant
00:43:32un système
00:43:33propriété
00:43:34américaine
00:43:35développé
00:43:36par les américains
00:43:36dont la conception
00:43:38et les algorithmes
00:43:39ne nous sont pas connus
00:43:44parce que je pense
00:43:45qu'au niveau
00:43:45militaire
00:43:46américain
00:43:48il y avait
00:43:49ce sentiment
00:43:51d'urgence
00:43:51d'intégrer des solutions
00:43:53dans la façon
00:43:54de planifier
00:43:54avec un potentiel
00:43:56unique
00:43:57de l'intelligence
00:43:58artificielle
00:43:58là où les européens
00:44:00n'avaient pas encore
00:44:01de solution
00:44:03je pense
00:44:04qu'il faut
00:44:04refuser
00:44:06de dépendre
00:44:07de solutions
00:44:08américaines
00:44:09notre ADN
00:44:11c'est celui
00:44:11de la souveraineté
00:44:12et l'intelligence
00:44:13artificielle
00:44:14la capacité
00:44:16à maîtriser
00:44:16les données
00:44:17demain
00:44:18ce sera
00:44:19au coeur
00:44:19des enjeux
00:44:20de souveraineté
00:44:21et on ne peut pas
00:44:22s'en remettre
00:44:23ni à la Chine
00:44:24ni aux Etats-Unis
00:44:26il faut une solution
00:44:27européenne
00:44:27donc Arcadia
00:44:29en pratique
00:44:30c'est un système
00:44:32qui n'a pas été
00:44:33conçu
00:44:35dans des bureaux
00:44:36et ensuite
00:44:38réalisé
00:44:38dans des ateliers
00:44:39ce sont des opérationnels
00:44:41qui se sont mis
00:44:41autour de la table
00:44:43avec des gens
00:44:43qui savaient
00:44:44programmer
00:44:45et qui petit à petit
00:44:47ont construit
00:44:48des outils
00:44:49utiles
00:44:50à leurs besoins
00:44:53par exemple
00:44:53dans la marine
00:44:54je vous donne
00:44:55ce cas là
00:44:56qui marche
00:44:57sur Arcadia
00:44:59on a
00:45:00au moment
00:45:00de la crise
00:45:01d'Hormuz
00:45:03déployé
00:45:04quasiment 80%
00:45:05de nos bateaux
00:45:06de combat
00:45:08entre
00:45:08l'Atlantique
00:45:09et
00:45:10l'océan Indien
00:45:12et la mer Rouge
00:45:15dans une crise
00:45:15dont on ne connait
00:45:16pas
00:45:17la fin
00:45:18dont on ne sait
00:45:19pas à quel moment
00:45:20l'Iran
00:45:20acceptera
00:45:21de rentrer
00:45:21dans une négociation
00:45:22les Etats-Unis
00:45:23également
00:45:25tous les jours
00:45:26c'est un vrai
00:45:27casse-tête
00:45:28pour
00:45:30garantir
00:45:30la maintenance
00:45:32de ces navires
00:45:33qui s'usent à la mer
00:45:35qui sont aujourd'hui
00:45:36très employés
00:45:37gérer des équipages
00:45:39qui ont aussi
00:45:40une usure humaine
00:45:42d'être à la mer
00:45:43et donc
00:45:44la marine
00:45:44qui avait
00:45:45une gestion
00:45:46manuelle
00:45:47de ces hypothèses
00:45:49donc en fait
00:45:49le suivi individuel
00:45:50de chaque bateau
00:45:51sur un grand tableau
00:45:52et à chaque fois
00:45:54qu'on déplaçait
00:45:54la maintenance
00:45:55on changeait
00:45:57le retour
00:45:57de l'équipage
00:45:58et on pouvait jouer
00:46:00sur les temps
00:46:00de maintenance
00:46:01un vrai casse-tête
00:46:02vous imaginez
00:46:03aujourd'hui
00:46:04c'est
00:46:05moins d'une minute
00:46:06de travail
00:46:07par l'intelligence
00:46:08artificielle
00:46:09vous définissez
00:46:11les paramètres
00:46:12vous dites par exemple
00:46:12j'accepte que mes bateaux
00:46:14partent
00:46:146 mois
00:46:15en mer
00:46:15je veux que mon équipage
00:46:17récupère à 4 mois
00:46:18je m'accorde
00:46:19une maintenance
00:46:21de telle longueur
00:46:21parce que je consens
00:46:22à réduire
00:46:23certaines opérations
00:46:24votre planification
00:46:262 minutes après
00:46:26est faite
00:46:27ce qui vous permet
00:46:28de réfléchir
00:46:29beaucoup plus
00:46:30aux grandes questions
00:46:31qui ont
00:46:32combien de temps
00:46:33comment j'anticipe
00:46:35la manœuvre navale
00:46:37ça on l'a appliqué
00:46:38dans beaucoup de domaines
00:46:39je vous donne
00:46:39ce cadre d'usage
00:46:41pour répondre
00:46:41à la question
00:46:42de quand on pourra
00:46:43l'employer
00:46:43en fait on emploie
00:46:44déjà Arcadia
00:46:45pour des applications
00:46:46données
00:46:46on en a fait
00:46:47la démonstration
00:46:48au niveau européen
00:46:49on a exposé
00:46:51notre système
00:46:51à l'OTAN
00:46:53et on a des marques
00:46:54d'intérêt en Europe
00:46:55parce que beaucoup
00:46:56de nos partenaires
00:46:57un voit que c'est
00:46:58très pratique
00:47:00voit que c'est
00:47:01une alternative
00:47:01à Meven
00:47:02tout le monde
00:47:02est frileux
00:47:03à l'idée
00:47:03de confier
00:47:04ces données
00:47:05à un système
00:47:06qu'elles ne maîtrisent
00:47:06pas
00:47:07et donc
00:47:11on est en train
00:47:12de développer
00:47:12une solution
00:47:14européenne
00:47:14ça n'est absolument
00:47:15pas contre
00:47:16Meven
00:47:16en fait
00:47:17Meven est venu
00:47:18parce qu'il n'y avait
00:47:18pas d'autre solution
00:47:20sur une approche
00:47:20je pense
00:47:21qui était très pragmatique
00:47:22de la part
00:47:24du commandement opérationnel
00:47:25à l'OTAN
00:47:26maintenant
00:47:27mon exigence
00:47:27c'est que les systèmes
00:47:30que l'Europe
00:47:31que la France
00:47:31va concevoir
00:47:32puissent se connecter
00:47:34avec des principes
00:47:35d'interopérabilité
00:47:37au système
00:47:38de l'OTAN
00:47:38et qu'on ne devienne
00:47:39pas prisonnier
00:47:40de solutions
00:47:41étrangères
00:47:42qui nous sont imposées
00:47:43c'est fondamental
00:47:44pour notre capacité
00:47:45à agir demain
00:47:46par ailleurs
00:47:47sur l'intelligence
00:47:48artificielle
00:47:48on va
00:47:49continuer d'investir
00:47:51vous vous souvenez
00:47:51de ce projet
00:47:52Asgard
00:47:52qui est du calcul
00:47:53la puissance de calcul
00:47:55avec l'intelligence
00:47:56artificielle
00:47:56plus on a de puissance
00:47:57de calcul
00:47:58plus elle se perfectionne
00:47:59et elle devient fine
00:48:01dans
00:48:02l'analyse numérique
00:48:03qui nous est donnée
00:48:04et donc on va
00:48:05continuer à faire ça
00:48:06c'est bon
00:48:06pour notre souveraineté
00:48:08Merci mon général
00:48:09la parole
00:48:10il y a Geneviève
00:48:11Dariussec
00:48:12pour le groupe
00:48:13Les Démocrates
00:48:15Général
00:48:15je
00:48:16d'abord je vous remercie
00:48:18bien sûr
00:48:18de votre présence
00:48:20et de venir devant nous
00:48:21nous exposer
00:48:22toutes ces
00:48:24évolutions passionnantes
00:48:25je voulais
00:48:26d'abord
00:48:27au nom de mon groupe
00:48:27moi aussi rendre hommage
00:48:28aux soldats bien sûr
00:48:30qui sont morts
00:48:31pour la France
00:48:31dans des missions
00:48:32toujours complexes
00:48:34et l'on sait
00:48:35l'engagement
00:48:36de nos soldats
00:48:37est fort
00:48:38et j'ai une pensée
00:48:40pour les familles
00:48:42de ces soldats décédés
00:48:44je voulais aussi
00:48:45avoir des remerciements
00:48:46appuyés
00:48:46pour tous ceux
00:48:47qui ont participé
00:48:48aux incendies
00:48:49alors je ne suis pas
00:48:49de Gironde
00:48:50mais je suis des Landes
00:48:51et puis je n'étais pas
00:48:51très loin
00:48:52aussi de la Gironde
00:48:54oui ils sont intervenus
00:48:55avec beaucoup d'efficacité
00:48:57beaucoup d'engagement
00:48:58sur ces incendies
00:49:00et d'ailleurs
00:49:01il faudra aussi
00:49:02à notre niveau
00:49:03au niveau du ministère
00:49:04des armées
00:49:04s'interroger
00:49:06sur la protection
00:49:08des sites
00:49:08et la protection
00:49:10des sites industriels
00:49:11également
00:49:11en relation sensible
00:49:13en relation
00:49:14avec la défense
00:49:15et puis
00:49:16vous avez parlé
00:49:17des Australiens
00:49:17qui nous ont confié
00:49:19leur Chinook
00:49:19sur la base
00:49:20aérienne 118
00:49:21à Mont-de-Marsan
00:49:22qui a été
00:49:23d'une efficacité
00:49:24très très importante
00:49:26et qui a été
00:49:26utilisée
00:49:27dès le lendemain
00:49:28de son arrivée
00:49:30pour éteindre
00:49:31des feux
00:49:31et on peut saluer
00:49:33nos amis australiens
00:49:35bon doublement
00:49:36du budget
00:49:37depuis
00:49:38si on en vient
00:49:38au budget
00:49:39depuis 2017
00:49:41bon c'est lié
00:49:42très simplement
00:49:43à la vision
00:49:43du président
00:49:44de la république
00:49:44et à sa volonté
00:49:47et qui est une volonté
00:49:48d'affermir
00:49:49la sécurité
00:49:50de notre pays
00:49:51de faire évoluer
00:49:53nos armées
00:49:53de les faire entrer
00:49:54aussi dans le 21ème siècle
00:49:56avec toutes les bonnes conditions
00:49:58et je crois
00:50:00qu'on peut lui rendre
00:50:01cet hommage
00:50:02et il a eu
00:50:03la bonne vision
00:50:04nous avons voté
00:50:06bien sûr
00:50:06avec mon groupe
00:50:07la LPM
00:50:07la LPM
00:50:08actualisée
00:50:09et nous savons
00:50:10que nous avons
00:50:11besoin de voter
00:50:12ce budget
00:50:142027
00:50:14je voudrais
00:50:15très simplement
00:50:16et sans
00:50:17faire
00:50:18que vous me disiez
00:50:19très factuellement
00:50:20ce qu'entraînerait
00:50:21un non-vote
00:50:22du budget
00:50:23bon les conséquences
00:50:24d'un
00:50:24d'un non-vote
00:50:27sont pluriel
00:50:29d'abord
00:50:30on a parlé
00:50:30des hommes
00:50:31et des femmes
00:50:33d'un service national
00:50:34qui marche
00:50:35de démarches
00:50:37qui sont déjà entreprises
00:50:38pour que
00:50:38on réponde
00:50:40à la volonté
00:50:40à cet appel
00:50:41de jeunes
00:50:43qui veulent le faire
00:50:444000
00:50:45en 2027
00:50:50on a parlé
00:50:51des réservistes
00:50:51aujourd'hui
00:50:52on refuse
00:50:54des réservistes
00:50:57on a des concitoyens
00:50:58qui ont envie
00:50:59d'apporter
00:51:00leur contribution
00:51:01à la défense
00:51:03depuis le mois de juillet
00:51:05en fait
00:51:05on a
00:51:06tous les postes
00:51:08qui étaient ouverts
00:51:09sont occupés
00:51:10on refuse
00:51:11du monde
00:51:12sans budget
00:51:15on n'augmentera pas
00:51:17la réserve
00:51:18on ne pourra pas
00:51:19donner suite
00:51:20à cette volonté
00:51:20d'engagement
00:51:21des jeunes
00:51:21comme dans l'ensemble
00:51:22des réservistes
00:51:23les 2150 personnes
00:51:25que l'on doit recruter
00:51:26ne seront pas recrutées
00:51:28alors au-delà
00:51:29d'un recrutement
00:51:30c'est en fait
00:51:31la préparation
00:51:32de quelqu'un
00:51:32qui aura son utilité
00:51:34sur les prochaines années
00:51:36et on travaille
00:51:37sur le temps long
00:51:38avec la ressource humaine
00:51:39c'est-à-dire que cette encoche
00:51:40que vous créez
00:51:42c'est quelque chose
00:51:42qui va avoir des conséquences
00:51:44sur plusieurs générations
00:51:46ça c'est valable
00:51:47sur la dimension humaine
00:51:49la dimension des équipements
00:51:51ce qui ne sera pas commandé
00:51:52c'est comme quand on va
00:51:54je veux dire
00:51:56pour nos concitoyens
00:51:57vous n'allez pas
00:51:58à la boulangerie
00:51:59un jour
00:52:00vous n'avez pas de pain
00:52:01c'est tout
00:52:02donc si vous n'avez pas
00:52:03de budget
00:52:04ce qu'on avait prévu d'acheter
00:52:06on ne l'achètera pas
00:52:07et donc on ne l'aura pas
00:52:08et ça manquera
00:52:09parce qu'en fait
00:52:09tout ce qu'on a
00:52:10tout ce qu'on a prévu
00:52:11c'est tout l'enjeu
00:52:13des discussions
00:52:13qu'on a pu avoir
00:52:14avant l'été
00:52:16en fait on a
00:52:17on a présenté
00:52:18chaque élément
00:52:19de cette copie
00:52:20conscient des efforts
00:52:23pour les français
00:52:25il n'y a rien de trop
00:52:27aujourd'hui
00:52:29les 6 milliards
00:52:32supplémentaires
00:52:33sur le budget
00:52:33on ne pourra pas
00:52:34les consacrer
00:52:35ça veut dire
00:52:3580 camions-citernes
00:52:373 patrouilleurs
00:52:39des obus
00:52:40d'artillerie
00:52:41qui ne seront pas
00:52:41commandés
00:52:43c'est
00:52:44l'aviation de chasse
00:52:45j'ai entendu
00:52:47les questionnements
00:52:48par rapport aux coopérations
00:52:49en fait les investissements
00:52:50qu'on a réalisés
00:52:51dans le domaine
00:52:52de l'aviation
00:52:53et des chars
00:52:53avec l'Allemagne
00:52:54ce n'est pas des investissements
00:52:56perdus
00:52:57nos entreprises
00:52:58étaient dans ces coopérations
00:53:00elles ont
00:53:00avancé des travaux
00:53:02nécessaires
00:53:02quoi qu'il en soit
00:53:04sur le futur
00:53:06de notre aviation
00:53:07sur le futur
00:53:08des chars de combat
00:53:09donc en fait
00:53:12sur les équipements
00:53:13c'est renoncer
00:53:14à ce qu'on devrait avoir
00:53:15c'est prendre du retard
00:53:16c'est des encoches
00:53:18pour des entreprises
00:53:19très compliquées
00:53:20à gérer
00:53:21les grandes
00:53:22peuvent s'en remettre
00:53:24mais les petites
00:53:25les petites PME
00:53:26les sous-traitants
00:53:27qui aujourd'hui
00:53:28ont tout anticipé
00:53:29pour réussir
00:53:31de nos voeux
00:53:32on appelle
00:53:32une augmentation
00:53:33des cadences de production
00:53:35une accélération
00:53:36une réduction des coûts
00:53:36on a des petites entreprises
00:53:38qui ont investi pour ça
00:53:40qui se sont préparées
00:53:42à l'année
00:53:42à venir
00:53:43si elles ne sont pas payées
00:53:44un
00:53:46elles sont en grande difficulté
00:53:47deux
00:53:48c'est de l'économie en moins
00:53:50dans vos territoires
00:53:51et de l'économie en moins
00:53:52dans un territoire
00:53:53c'est des villages entiers
00:53:54qui en souffrent
00:53:56alors
00:53:57et les montants sont importants
00:53:58dans la période actuelle
00:54:00donc
00:54:00je pense que
00:54:01pour la défense
00:54:02mon regard de chef militaire
00:54:03c'est
00:54:04ne renoncez pas
00:54:06à moderniser votre défense
00:54:08dans cette période
00:54:09parce que les risques
00:54:09sont réels
00:54:10le danger est là
00:54:11l'accélération
00:54:12la dégradation du contexte
00:54:14est une réalité
00:54:14et ça ne va pas changer
00:54:16et on a besoin de ça
00:54:17et deux
00:54:19notre pays
00:54:20c'est un investissement
00:54:22utile pour notre pays
00:54:23parce qu'il y a des retombées
00:54:24directes partout
00:54:25dans nos territoires
00:54:27et ne mettons pas
00:54:28en difficulté
00:54:29un tissu industriel
00:54:31qu'on est en train
00:54:31d'essayer de développer
00:54:33d'adapter
00:54:34de muscler
00:54:35pour être capable
00:54:36de faire face
00:54:37aux défis à venir
00:54:38et on le joue
00:54:39cette année
00:54:40donc
00:54:43je n'ai pas cité
00:54:44des projets
00:54:45qui ont une utilité
00:54:47il y a un côté
00:54:48extrêmement mobilisateur
00:54:51comme le nouvel hôpital
00:54:52à Marseille
00:54:54voilà
00:54:55on a besoin
00:54:56tout ce qu'on a conçu
00:54:57dans cette année
00:54:58a un impact
00:54:59bien sûr
00:54:59pour notre défense
00:55:00mais au-delà
00:55:01de notre défense
00:55:01c'est la vie
00:55:02c'est la vie
00:55:03de nos territoires
00:55:04qui est en jeu
00:55:06merci
00:55:07la parole est à
00:55:08Jean-Louis Thiriot
00:55:09pour la droite républicaine
00:55:11merci monsieur le président
00:55:13mon général
00:55:14inutile de vous dire
00:55:15que notre groupe
00:55:18qui s'est mobilisé
00:55:19pour l'actualisation
00:55:20de la loi
00:55:20de programmation militaire
00:55:21sera évidemment
00:55:22tout aussi mobilisé
00:55:24pour ce budget
00:55:26ne pas le voter
00:55:27ce serait un mauvais coup
00:55:29à la France
00:55:30et un mauvais coup
00:55:31à notre BITD
00:55:32à toutes les PME
00:55:34les 4000 PME
00:55:35de notre BITD
00:55:36et évidemment avant tout
00:55:37aux femmes
00:55:38et aux hommes
00:55:39qui servent dans nos armées
00:55:40auxquelles nous nous sommes
00:55:41tous associés
00:55:42pour rendre hommage
00:55:44une fois n'est pas coutume
00:55:46plutôt que de parler
00:55:46de géopolitique
00:55:49ou de capacitaires
00:55:53je souhaite vous entretenir
00:55:54de manœuvres RH
00:55:55et d'un sujet
00:55:58que je sens monter
00:55:59et qui aujourd'hui
00:56:00inquiète beaucoup
00:56:00vous avez dit
00:56:02fort justement
00:56:03que la fidélisation
00:56:05de nos forces
00:56:06et capitales
00:56:07les armées
00:56:07c'est le sang
00:56:10et l'acier
00:56:10c'est à dire
00:56:11le cœur battant
00:56:12de nos hommes
00:56:12ce que nous avons fait
00:56:13avec le rattrapage
00:56:14de la grille indiciaire
00:56:16était évidemment
00:56:17essentiel
00:56:18le sujet
00:56:19prime pension
00:56:20est absolument
00:56:21essentiel
00:56:22et j'ai découvert
00:56:24alors je ne suis pas du tout
00:56:24un spécialiste
00:56:25mais c'est arrivé
00:56:26il y a assez peu de temps
00:56:27à l'initiative
00:56:28d'un certain nombre
00:56:29de militaires
00:56:30qui ont attiré
00:56:30mon attention
00:56:31là-dessus
00:56:33deux articles
00:56:35du PLFSS
00:56:36qui prévoient
00:56:38pour
00:56:39les personnes
00:56:41prenant leur retraite
00:56:42avec trois enfants
00:56:43ou plus
00:56:44une disparition
00:56:46de la hausse
00:56:47de 10
00:56:47et 5%
00:56:49avec
00:56:49une prime
00:56:51forfaitaire
00:56:52qui
00:56:53notamment
00:56:54pour certains corps
00:56:55et je pense en particulier
00:56:56au corps des officiers
00:56:57où il y a
00:56:57apparemment 15%
00:56:58d'officiers
00:56:59qui ont trois enfants
00:57:00ou plus
00:57:01se retrouverait
00:57:02demain
00:57:02largement
00:57:03pénalisé
00:57:04donc comment on fait
00:57:06d'un côté
00:57:06pour rendre
00:57:07plus
00:57:08fidèle
00:57:10et deuxièmement
00:57:11face à cette
00:57:13mesure
00:57:14je la soumets
00:57:15je l'évoquerai
00:57:16en commission
00:57:17des affaires sociales
00:57:18mais je pense que
00:57:19c'est un vrai sujet
00:57:20qui peut réellement
00:57:22handicaper
00:57:22notre manœuvre RH
00:57:23pour des gens
00:57:24qui hésitent
00:57:25à rester dans
00:57:25l'institution
00:57:26ou à en sortir
00:57:27nos armées
00:57:28notre richesse
00:57:29ce sont les femmes
00:57:30et les hommes
00:57:31qui les servent
00:57:32merci beaucoup
00:57:33monsieur le
00:57:34ministre
00:57:35monsieur le député
00:57:35pour cette
00:57:36question très importante
00:57:38pour moi
00:57:40puisqu'effectivement
00:57:42le PLFSS
00:57:43vient d'être
00:57:44déposé
00:57:45c'est quelque chose
00:57:46que j'ai découvert
00:57:47c'est des mesures
00:57:48que j'ai vraiment
00:57:49découvert récemment
00:57:50et qui naturellement
00:57:51ont appelé
00:57:52l'attention
00:57:53et ont fait réagir
00:57:53énormément
00:57:55les militaires
00:57:57mais j'aimerais
00:57:58lui donner
00:57:59un peu de
00:57:59peut-être
00:58:01remettre en perspective
00:58:02de ce que
00:58:03j'ai compris
00:58:05sachant que
00:58:07dès que nous l'avons
00:58:08su avec la ministre
00:58:09des armées
00:58:09nous avons demandé
00:58:10une étude
00:58:10d'impact
00:58:12pour en mesurer
00:58:13les effets
00:58:16et que
00:58:17avec madame
00:58:18Vautrin
00:58:19on est vraiment
00:58:20très engagé
00:58:20pour permettre
00:58:24un choix
00:58:24qui soit éclairé
00:58:25et je
00:58:26en fait
00:58:27ces articles
00:58:31consistent
00:58:31à revoir
00:58:32la manière
00:58:32dont on définit
00:58:33le calcul
00:58:35des retraites
00:58:36pour des familles
00:58:37qui ont plus
00:58:38de trois enfants
00:58:39en fait
00:58:39quand on calcule
00:58:40les retraites
00:58:41pour des familles
00:58:42avec des bascules
00:58:43d'efforts
00:58:44qui peuvent être
00:58:45imaginées
00:58:46et je ne discuterai
00:58:48pas de ça
00:58:48parce que ça
00:58:48ce sont des choix
00:58:49politiques
00:58:50et il ne m'appartient
00:58:51pas
00:58:53d'en discuter
00:58:55en revanche
00:58:57j'ai fait
00:58:58un point
00:58:59sur
00:58:59ce que cela
00:59:00voudrait dire
00:59:01pour les personnels
00:59:02dont j'ai la responsabilité
00:59:04de très nombreux
00:59:05civils
00:59:05de la défense
00:59:06et les militaires
00:59:07naturellement
00:59:08la condition militaire
00:59:09étant naturellement
00:59:10ce que je porte
00:59:13l'impact
00:59:13est majeur
00:59:15l'impact
00:59:16est majeur
00:59:19dans un ministère
00:59:20où
00:59:21quand on parle
00:59:22de familles
00:59:23qui ont trois enfants
00:59:24et plus
00:59:24ce sont souvent
00:59:25des gens
00:59:25qui ont déjà
00:59:26un parcours de vie
00:59:28ce sont donc
00:59:29des cadres
00:59:29des sous-officiers
00:59:31très expérimentés
00:59:33on sait que
00:59:33dans le système
00:59:35militaire
00:59:35et c'est ce que
00:59:36nous envient
00:59:36de très nombreux
00:59:37pays
00:59:37nous avons
00:59:38des sous-officiers
00:59:39remarquables
00:59:40on investit
00:59:41énormément
00:59:42dans leur formation
00:59:43c'est eux
00:59:44qui ont des compétences
00:59:44qu'ils entretiennent
00:59:45pendant des dizaines
00:59:46d'années
00:59:46et qui transmettent
00:59:48aux jeunes
00:59:48le savoir-faire
00:59:49quand on s'est rendu
00:59:50avec le président
00:59:51de la république
00:59:52auprès des jeunes
00:59:53du service national
00:59:54on a rencontré
00:59:55des adjudants-chefs
00:59:56expérimentés
00:59:57qui transmettaient
00:59:58à ces jeunes
00:59:59qui savaient
01:00:00les encadrer
01:00:01en fait ce sont
01:00:02les gens
01:00:02qui sont touchés
01:00:02par cette
01:00:04cette mesure
01:00:05parce que
01:00:07le profil social
01:00:08des armées
01:00:08est souvent
01:00:09d'avoir des enfants
01:00:10ce qui est plutôt
01:00:11une joie
01:00:16et ce qui est
01:00:17de la puissance
01:00:17la démographie
01:00:19en termes militaires
01:00:20est un élément
01:00:21que l'on considère
01:00:22dans la puissance
01:00:23d'un pays
01:00:24en tout cas
01:00:26on a beaucoup
01:00:27de cadres
01:00:27qui ont
01:00:28donc expérimenté
01:00:29sous-officiers
01:00:30j'en ai parlé
01:00:30également des officiers
01:00:32mais j'aimerais pas
01:00:33que ce soit réduit
01:00:34aux seuls officiers
01:00:36c'est donc
01:00:36la colonne vertébrale
01:00:37des armées
01:00:38qui aujourd'hui
01:00:39découvre
01:00:40cette mesure
01:00:44les armées
01:00:45sont pas les seules
01:00:45touchées
01:00:45je pense que dans l'état
01:00:46beaucoup de gens
01:00:47vont réagir
01:00:48et donc je m'inscris pas
01:00:49dans
01:00:50je vais pas m'inscrire
01:00:52uniquement en défense
01:00:53des militaires
01:00:53je pense que c'est
01:00:54quelque chose
01:00:54qui doit être débattu
01:00:55en tout cas
01:00:56les conséquences
01:00:57pour les armées
01:00:58sont pour moi
01:00:59désastreuses
01:01:02les effets
01:01:03parce qu'on a
01:01:03des gens à éclairer
01:01:05on a parlé ensemble
01:01:06pendant peut-être
01:01:07un quart d'heure
01:01:08de fidélisation
01:01:10comment faire
01:01:11autant d'efforts
01:01:12dans un sens
01:01:13pour fidéliser
01:01:13et par une mesure
01:01:15que l'on découvre
01:01:17créer
01:01:17des conditions
01:01:19d'un départ massif
01:01:20de ceux qui sont
01:01:21la tête
01:01:21et la colonne vertébrale
01:01:23des armées françaises
01:01:25ça n'a pas de sens
01:01:27ça n'a pas de sens
01:01:29vous donnez un chiffre
01:01:32parce que les gens
01:01:32vont faire ce calcul
01:01:33et je vois la réaction
01:01:35déjà
01:01:37un sous-officier expérimenté
01:01:40va faire un calcul
01:01:41qui va lui faire dire
01:01:42que sur son espérance
01:01:43de vie moyenne
01:01:45on est dans un différentiel
01:01:47s'il part avant le mois de juillet
01:01:50il conserve l'équivalent
01:01:51de 80 à 90 000 euros
01:01:53supplémentaires
01:01:55pour des officiers
01:01:56c'est beaucoup plus
01:01:59c'est pour certains profils
01:02:01un écart de pension
01:02:02de l'ordre de 10 à 15%
01:02:05donc c'est pas quelque chose
01:02:06qui peut se faire comme ça
01:02:09moi je suis inquiet
01:02:10en tant que chef militaire
01:02:11parce que j'entends déjà
01:02:13des cadres me dire
01:02:14mais si c'est ça
01:02:16je pars
01:02:17alors on peut se dire
01:02:18la jeunesse prendra la suite
01:02:20mais perdre ses cadres
01:02:21dans un moment
01:02:22où on a besoin de défense
01:02:23alors que notre pays
01:02:24consente des efforts
01:02:25immenses
01:02:26pour la protection
01:02:28de ses intérêts
01:02:29pour sa défense
01:02:30c'est tout le sens
01:02:31de notre réunion aujourd'hui
01:02:32tout le sens du débat
01:02:33du vote
01:02:34d'un projet de loi de finances
01:02:36je ne comprends pas
01:02:37et c'est strictement
01:02:39l'opposé
01:02:40de ce qu'a voulu
01:02:40le président de la république
01:02:42qu'il a rappelé
01:02:43le 13 juillet
01:02:44à Brienne
01:02:45il est attaché
01:02:46à la condition militaire
01:02:48il ne veut pas
01:02:49que ce genre de mesure
01:02:51affecte la défense française
01:02:53la défense pour les français
01:02:54et donc
01:02:55je m'en remets
01:02:56totalement
01:02:57à la sagesse
01:02:58du gouvernement
01:02:59et du parlement
01:03:00pour écarter cette mesure
01:03:02pour les armées
01:03:03et peut-être au-delà
01:03:04parce que
01:03:04ça n'est pas une mesure
01:03:06dédiée aux armées
01:03:07c'est une mesure
01:03:07qui touche l'ensemble
01:03:08des personnes en France
01:03:12Merci
01:03:13mon général
01:03:14pour ces
01:03:15ces explications
01:03:17très claires
01:03:18et effectivement
01:03:18une étude d'impact
01:03:20me semble indispensable
01:03:21c'est le minimum
01:03:22minimum
01:03:23avant de faire
01:03:24quoi que ce soit
01:03:25bref
01:03:26nous passons
01:03:27à la question suivante
01:03:29je vais laisser la parole
01:03:30à Daniel Grenon
01:03:32mon général
01:03:33le ministre chargé
01:03:35de l'Europe
01:03:36Benjamin Haddad
01:03:37a récemment
01:03:38confirmé
01:03:39que des discussions
01:03:40étaient en cours
01:03:41avec l'Ukraine
01:03:42pour lui fournir
01:03:43des rafales
01:03:44et former ses pilotes
01:03:45or
01:03:47dans son avis budgétaire
01:03:48sur le PLF 2025
01:03:50notre commission
01:03:52alertait déjà
01:03:53sur le risque
01:03:54de voir
01:03:54notre flotte
01:03:55passer sous le seuil
01:03:56de 185 avions
01:03:57de chasse
01:03:59nécessaires
01:04:00au respect
01:04:00de nos contrats
01:04:02opérationnels
01:04:04surtout
01:04:05le général
01:04:05Jérôme Belanger
01:04:06chef d'état-major
01:04:07de l'armée de l'air
01:04:08et de l'espace
01:04:09estime désormais
01:04:11que ce format
01:04:12est insuffisant
01:04:13il considère
01:04:14que 230 avions
01:04:16de combat
01:04:16sont nécessaires
01:04:17à la seule armée
01:04:18de l'air
01:04:19et de l'espace
01:04:20notamment pour assurer
01:04:22dans la durée
01:04:23de la protection
01:04:23de notre espace aérien
01:04:25la dissuasion
01:04:26nucléaire
01:04:27nos missions
01:04:27d'intervention
01:04:28et la formation
01:04:29de nos équipages
01:04:30dans ce contexte
01:04:32et alors que nous
01:04:32examinons le budget
01:04:33de nos armées
01:04:35je souhaite vous poser
01:04:36une question
01:04:36très concrète
01:04:37pouvons-nous céder
01:04:39des rafales
01:04:40à l'Ukraine
01:04:41sans affecter
01:04:42notre capacité
01:04:43à assurer
01:04:44nos propres missions
01:04:45et nos engagements
01:04:46au sein de l'OTAN
01:04:48et surtout
01:04:49le budget prévu
01:04:50permet-il
01:04:53de remplacer
01:04:54des éventuels
01:04:55appareils cédés
01:04:56et notre outil
01:04:57industriel
01:04:58est-il aujourd'hui
01:04:59capable
01:05:00de les produire
01:05:00suffisamment
01:05:01rapidement
01:05:02je vous remercie
01:05:07merci
01:05:07moi en général
01:05:08je vous en prie
01:05:11merci beaucoup
01:05:11monsieur le député
01:05:12c'est vraiment
01:05:13une question
01:05:14importante
01:05:14parce qu'en fait
01:05:14au delà de votre question
01:05:15c'est celle
01:05:16de l'aide à l'Ukraine
01:05:17et des efforts
01:05:18pour aider les Ukrainiens
01:05:21avec deux
01:05:22peut-être deux aspects
01:05:24je distinguerai
01:05:25la formation
01:05:27qui est un effort
01:05:28que l'on fait
01:05:28dans beaucoup de domaines
01:05:29on accueille
01:05:30des Ukrainiens
01:05:31dans nos unités
01:05:33on a des formateurs
01:05:34déployés en Pologne
01:05:35qui forment
01:05:37et justement
01:05:37je parlais
01:05:38de nos sous-officiers
01:05:40qui forment
01:05:41à l'encadrement
01:05:42les soldats ukrainiens
01:05:43qui sont curieux
01:05:45de ce savoir-faire français
01:05:47donc la formation
01:05:48c'est quelque chose
01:05:49qui naturellement
01:05:50a un effet
01:05:51mais qu'on sait
01:05:52totalement
01:05:53absorber
01:05:54parce que
01:05:54on parle de
01:05:55un, deux pilotes
01:05:57de Rafale
01:05:58pour l'Ukraine
01:05:59si l'Ukraine veut
01:06:00se doter de Rafale
01:06:04les avions
01:06:05c'est autre chose
01:06:07et aujourd'hui
01:06:09la discussion
01:06:09qui
01:06:10vous vous souvenez
01:06:11de cette visite
01:06:12du président Zelensky
01:06:13sur la base
01:06:14de Villa Kublé
01:06:15la discussion
01:06:16est plutôt
01:06:17que les Ukrainiens
01:06:19achètent
01:06:20des Rafales
01:06:21et aujourd'hui
01:06:22vous avez besoin
01:06:23pour former
01:06:24un mécanicien
01:06:25ou un pilote
01:06:25de Rafale
01:06:26il faut plusieurs années
01:06:28donc c'est le temps
01:06:29qui je pense
01:06:30sera nécessaire
01:06:31pour que
01:06:32nos entreprises
01:06:35produisent
01:06:36les Rafales
01:06:36qui iront
01:06:37à l'Ukraine
01:06:38donc la question
01:06:39du Rafale
01:06:40pour l'Ukraine
01:06:40c'est pas une question
01:06:41d'aujourd'hui
01:06:42c'est pas une question
01:06:43du combat
01:06:43en ce moment
01:06:44sur le front
01:06:45en Ukraine
01:06:46et c'est pas du tout
01:06:47une idée
01:06:48de transférer
01:06:49des Rafales
01:06:50des escadrons français
01:06:51vers l'Ukraine
01:06:52c'est plutôt
01:06:53la préparation
01:06:55de nouvelles armées
01:06:57en Ukraine
01:06:57une Ukraine
01:06:58qui aujourd'hui
01:06:58a une petite
01:06:59armée de l'air
01:07:00qui n'était pas
01:07:01dimensionnée
01:07:02pour faire face
01:07:02à la Russie
01:07:03et qui veut
01:07:04se doter
01:07:05d'une armée
01:07:05de l'air solide
01:07:06et je trouve
01:07:07que c'est un signal
01:07:07extrêmement positif
01:07:09de voir que
01:07:10les Ukrainiens
01:07:10considèrent le Rafale
01:07:12alors qu'il y a
01:07:13des campagnes
01:07:13de désinformation
01:07:14contre cet appareil
01:07:15qui est remarquable
01:07:17les Ukrainiens
01:07:18voient dans le Rafale
01:07:19un avion adapté
01:07:20pour se protéger
01:07:21à l'avenir
01:07:22donc il nous demande
01:07:23de former
01:07:23des premiers pilotes
01:07:24c'est quelque chose
01:07:24qui va prendre du temps
01:07:26le temps qu'il commande
01:07:27ça c'est toutes les discussions
01:07:29sur le budget
01:07:31le temps qu'il commande
01:07:32les Rafales
01:07:32que
01:07:34Dassault
01:07:35et je propose
01:07:36d'interroger
01:07:37monsieur Eric Trappier
01:07:39mais je sais
01:07:40qu'il a
01:07:41déjà intégré
01:07:42ces éléments
01:07:43et qu'il est capable
01:07:44de produire
01:07:46ces appareils
01:07:47pour l'Ukraine
01:07:49merci
01:07:50mon général
01:07:51la parole
01:07:52il y a
01:07:52Emmanuel Fernandez
01:07:53pour le groupe
01:07:55La France Insoumise
01:07:56Nouveau Front Populaire
01:07:57au général
01:07:58depuis 2017
01:07:59le budget des armées
01:08:00a doublé
01:08:00vous l'avez évoqué
01:08:01évidemment
01:08:02il atteindra
01:08:02l'année prochaine
01:08:0363,4 milliards d'euros
01:08:05dans le même temps
01:08:05le budget de l'état
01:08:07est amputé
01:08:07de 43 milliards d'euros
01:08:09autant de coupes
01:08:09dans les dépenses publiques
01:08:11gel des APL
01:08:12et de la prime d'activité
01:08:13gel du point d'indice
01:08:14des fonctionnaires
01:08:14gel partiel
01:08:15des pensions
01:08:16des retraités
01:08:16ponctions sur les collectivités
01:08:18territoriales
01:08:19600 millions d'euros
01:08:20de coupes
01:08:20sur l'allocation scolaire
01:08:21de rentrée
01:08:221,2 milliard d'euros
01:08:23d'économies
01:08:23sur l'hôpital
01:08:24et les EHPAD
01:08:24800 millions
01:08:25sur l'éducation nationale
01:08:26et l'enseignement supérieur
01:08:28et côté recettes
01:08:29évidemment
01:08:29aucune contribution spécifique
01:08:31n'est demandé
01:08:31aux plus riches
01:08:32l'augmentation du budget
01:08:34de la défense
01:08:34se fait donc
01:08:35au détriment
01:08:35des autres services publics
01:08:37ce qui revient
01:08:37à se tirer
01:08:39une balle dans le pied
01:08:40j'ai bien en tête
01:08:41votre souhait
01:08:42que la population
01:08:42accepte de souffrir
01:08:44économiquement
01:08:44et même
01:08:45que les parents
01:08:46acceptent l'idée
01:08:47de perdre leurs enfants
01:08:48faisant ainsi preuve
01:08:49de force d'âme
01:08:50mais avec mon groupe LFI
01:08:51nous pensons précisément
01:08:53que les choix budgétaires
01:08:54du gouvernement
01:08:54affaiblissent gravement
01:08:56le pays
01:08:56et mettent profondément
01:08:57à mal
01:08:58la cohésion nationale
01:08:59croyez-vous
01:09:00réellement
01:09:01que cette violente
01:09:02cure d'austérité
01:09:03aux conséquences quotidiennes
01:09:04douloureuses
01:09:04voire insoutenables
01:09:05pour des millions
01:09:06de personnes
01:09:07couplées
01:09:07d'ailleurs actuellement
01:09:08à une violente répression
01:09:09de la jeunesse mobilisée
01:09:10soit réellement
01:09:11de nature
01:09:12à encourager
01:09:13cette force d'âme
01:09:14que vous appelez
01:09:15de vos voeux
01:09:16concernant
01:09:17le contenu même
01:09:17du projet
01:09:18de loi de finances
01:09:192027
01:09:19comme déjà dit
01:09:21durant les débats
01:09:21sur l'actualisation
01:09:22de la loi de programmation
01:09:23militaire
01:09:23on repousse
01:09:24la question
01:09:25du format
01:09:25essentiel
01:09:26à après 2027
01:09:28et on essaye
01:09:29péniblement
01:09:29d'atteindre
01:09:30les objectifs
01:09:30fixés en 2013
01:09:32le doublement
01:09:33du budget des armées
01:09:34aura donc servi
01:09:35surtout à combler
01:09:36les lacunes
01:09:37d'un modèle
01:09:37qu'on nous présentait
01:09:38pourtant comme complet
01:09:39l'actualisation
01:09:41de la LPM
01:09:41comportait
01:09:42quelques avancées
01:09:43sur des segments
01:09:45où nos dépendances
01:09:46sont critiques
01:09:46je pense
01:09:47au catapulte
01:09:48du porte-avions
01:09:49nous sommes dépendants
01:09:50des Etats-Unis
01:09:50la LPM mentionnait
01:09:52également une étude
01:09:53de faisabilité
01:09:54pour une solution
01:09:54souveraine
01:09:55mais elle n'apparaît pas
01:09:56dans le PAP
01:09:57alors où en est-on
01:09:59et concernant
01:10:00l'alerte avancée
01:10:01seuls quelques millions
01:10:02sont prévus
01:10:03dans le P144
01:10:05le programme 144
01:10:06au sein des études
01:10:07dès lors
01:10:08que peut-on attendre
01:10:09pour la fin 2027
01:10:10concrètement
01:10:11je vous remercie
01:10:12merci
01:10:12bon
01:10:13monsieur le député
01:10:14je prends bien
01:10:16vos questions
01:10:17sur les aspects
01:10:18de choix budgétaires
01:10:19je suis chef
01:10:20d'état-major des armées
01:10:21donc je laisserai
01:10:22ces responsabilités
01:10:23au gouvernement
01:10:23sur l'aspect
01:10:25souveraineté
01:10:28je comprends
01:10:29l'inquiétude
01:10:31qu'il peut y avoir
01:10:31sur certains choix
01:10:34est-ce qu'on peut être
01:10:35souverain à 100%
01:10:36non
01:10:36c'est une illusion
01:10:38aujourd'hui
01:10:39tout ce qui est fabriqué
01:10:40dépend d'approvisionnement
01:10:42donc on a
01:10:43on a un choix
01:10:44de défense
01:10:46de loi de programmation
01:10:48militaire
01:10:48dans lequel on a
01:10:49fait aucune concession
01:10:50sur ce qui est vital
01:10:52pour notre défense
01:10:53sur lequel on a
01:10:54accepté des concessions
01:10:55quand on n'avait pas de choix
01:10:56ou quand
01:10:58l'effort
01:10:59qui aurait été demandé
01:11:00aux français
01:11:01aurait été certainement
01:11:02disproportionné
01:11:02par rapport à ce dont on parlait
01:11:05que les câbles
01:11:06du porte-avions
01:11:08pour propulser
01:11:08nos avions
01:11:09soient faits aux Etats-Unis
01:11:11j'aurais préféré
01:11:12qu'ils soient faits en France
01:11:12mais il n'y a pas d'entreprise
01:11:13qui sache le faire
01:11:14et je pense que
01:11:16si on était vraiment bloqué
01:11:17on saurait le fabriquer
01:11:18mais
01:11:20dépenser encore plus d'argent
01:11:21pour un câble
01:11:22sur un pont d'envol
01:11:24ça ne m'embête pas
01:11:25dans la mesure où
01:11:25je pense qu'on peut
01:11:27tous en être très fiers
01:11:29on vient d'assister
01:11:30mardi matin
01:11:31à un tir
01:11:32depuis un de nos sous-marins
01:11:34nucléaires
01:11:35au large de la Bretagne
01:11:38d'un missile
01:11:39M51
01:11:40qui sert notre dissuasion nationale
01:11:42dans une absolue souveraineté
01:11:45absolue souveraineté
01:11:46donc la souveraineté
01:11:48ça doit être quelque chose
01:11:49je pense qu'on aborde
01:11:50aussi de manière
01:11:51pragmatique
01:11:52parce que
01:11:53si on défendait un modèle
01:11:55où tout devrait être fait
01:11:57en France
01:11:58par des français
01:11:59ça nous coûterait
01:12:00beaucoup
01:12:01beaucoup
01:12:01beaucoup plus cher
01:12:02et on ne peut pas
01:12:05développer
01:12:06de la solidarité
01:12:08entre nous
01:12:09une solidarité
01:12:10qui est nécessaire
01:12:11le jour où il y aurait un problème
01:12:12il faudrait être solidaire
01:12:13avec nos voisins
01:12:14si le réflexe
01:12:15c'est de ne jamais rien faire
01:12:17avec eux
01:12:18donc
01:12:18on est souverain
01:12:20sur ce qui doit être
01:12:21absolument souverain
01:12:23et on accepte
01:12:26de développer des choses
01:12:28avec nos voisins
01:12:29ou d'acheter sur étagère
01:12:30certains éléments
01:12:31si le coût pour les français
01:12:33était disproportionné
01:12:34par rapport à l'enjeu
01:12:36pour notre défense
01:12:37et c'est ce qu'on a proposé
01:12:38dans la loi de programmation
01:12:39militaire
01:12:43Merci mon général
01:12:44la parole est à Catherine Hervieux
01:12:46pour le groupe
01:12:47écologiste et social
01:12:49Vous avez évoqué
01:12:50dans vos propos
01:12:52l'importance
01:12:54de voter le budget
01:12:552027
01:12:56suite au vote
01:12:57de la LPM
01:12:58rectificative
01:12:59Vous avez aussi évoqué
01:13:00le fait
01:13:01qu'on était partout
01:13:03que la France
01:13:03était un des seuls pays
01:13:05à pouvoir assurer
01:13:06une présence
01:13:07sur toutes les latitudes
01:13:09du globe
01:13:11mais en regard
01:13:12et par rapport
01:13:13parce que nous savons aussi
01:13:15que la LPM
01:13:16rectificative
01:13:17et même la LPM
01:13:18qui avait été
01:13:19travaillée précédemment
01:13:21n'englobait pas forcément
01:13:24l'ensemble
01:13:25des besoins
01:13:27en regard
01:13:28de ce que vous mettez
01:13:29en avant
01:13:29du déploiement partout
01:13:31et avec les nouveaux besoins
01:13:32que nous avons
01:13:33identifiés
01:13:35ces derniers mois
01:13:36vous en avez listé
01:13:37dans tous les domaines
01:13:39est-ce que ça vous semble
01:13:41pas un peu
01:13:42enfin pas
01:13:43je ne vais pas
01:13:44utiliser un terme
01:13:46un peu trop
01:13:47trivial
01:13:48mais est-ce que
01:13:49vous ne pensez pas
01:13:49que
01:13:52en regard
01:13:53de l'ambition
01:13:53affichée
01:13:54les moyens
01:13:54restent en deçà
01:13:57merci
01:13:57mon général
01:13:58la parole est à vous
01:14:04en fait
01:14:04non pas du tout
01:14:06non pas du tout
01:14:08on peut pas
01:14:10on peut pas parler
01:14:11dans l'absolu
01:14:12on vient de parler
01:14:13des ressources humaines
01:14:15on vient de parler
01:14:16des ressources humaines
01:14:17là c'est du très concret
01:14:18les armées françaises
01:14:19votre défense
01:14:20aujourd'hui
01:14:21elle est faite
01:14:22bien sûr
01:14:23par tout un pays
01:14:23mais
01:14:24ceux qui sont engagés
01:14:25aujourd'hui
01:14:26c'est bien
01:14:26des femmes
01:14:27et des hommes
01:14:28qui ont passé
01:14:29la porte
01:14:30d'un bureau
01:14:30de recrutement
01:14:31qui ont choisi
01:14:32de s'entraîner
01:14:34de se former
01:14:35pour nous défendre
01:14:38est-ce qu'on saurait
01:14:39recruter
01:14:4010 000 jeunes
01:14:41aujourd'hui
01:14:42l'année prochaine
01:14:44non
01:14:45on saurait pas
01:14:46est-ce qu'on saurait
01:14:48produire
01:14:49100 000 chars
01:14:50100 000 avions
01:14:51100 000
01:14:51non
01:14:53en fait
01:14:54tout le travail
01:14:55qui a été mené
01:14:55justement dans la proposition
01:14:57de loi de programmation
01:14:57militaire
01:14:59c'est
01:14:59c'est un travail
01:15:01d'équilibre
01:15:01qui soit réaliste
01:15:03pour que ce que l'on
01:15:04présente
01:15:05aux français
01:15:06ce que l'on vous présente
01:15:08soit réalisable
01:15:09soit soutenable
01:15:10dans la durée
01:15:13on peut
01:15:14on peut imaginer
01:15:15plus d'efforts
01:15:18un chef militaire
01:15:19va jamais refuser
01:15:20d'avoir plus de moyens
01:15:21pour assurer la défense
01:15:22d'un pays
01:15:23c'est évident
01:15:23mais je pense que
01:15:25on a trouvé
01:15:26le bon compromis
01:15:27d'une croissance
01:15:28qui est importante
01:15:30parce que
01:15:31l'effort
01:15:32de plus de 6 milliards
01:15:33d'une année
01:15:34sur l'autre
01:15:35c'est quelque chose
01:15:35de très important
01:15:37et je peux pas
01:15:38m'empêcher
01:15:38d'être aussi un citoyen
01:15:40qui regarde
01:15:41ce qui se passe
01:15:41aujourd'hui
01:15:43donc je pense
01:15:44que c'est un
01:15:44bon équilibre
01:15:46d'un cheminement
01:15:47qui nous prépare
01:15:48notre défense
01:15:48qui est adapté
01:15:50aux défis contemporains
01:15:52mais c'est aussi
01:15:53le début
01:15:54d'une trajectoire
01:15:55c'est pas quelque chose
01:15:55qui va s'arrêter
01:15:56cette année
01:15:58cette tendance
01:15:59elle est affirmée
01:16:00c'est pour ça
01:16:00que dans ma description
01:16:01de l'environnement
01:16:02et des crises
01:16:03je vous ai dit
01:16:03que c'était
01:16:04quelque chose
01:16:05de durable
01:16:06ce n'est pas
01:16:07un événement passager
01:16:09malheureusement
01:16:10et donc il va falloir
01:16:11poursuivre cet effort
01:16:13et cette discussion
01:16:14on l'aura à nouveau
01:16:15c'est l'enjeu
01:16:17de cette élection
01:16:18présidentielle
01:16:19je pense que parmi vous
01:16:20la réflexion
01:16:22vous contribue
01:16:22à la réflexion
01:16:23de gens qui se préparent
01:16:24à assumer
01:16:25les plus hautes responsabilités
01:16:26dans la république
01:16:27et c'est une bonne discussion
01:16:28quel est le futur modèle
01:16:31pour notre défense
01:16:33c'est une très bonne question
01:16:35mais sur l'année 2027
01:16:37je pense qu'on vous a
01:16:39on vous a proposé
01:16:40une démarche
01:16:41qui est soutenable
01:16:42équilibrée
01:16:43et qui
01:16:44qui est naturellement
01:16:45un compromis
01:16:46avec tout ce dont
01:16:47les français ont besoin
01:16:48je vous remercie
01:16:50merci mon général
01:16:51la parole est à
01:16:52Laurent Jacobelli
01:16:53bonjour à tous
01:16:54et d'abord
01:16:55désolé que nous soyons
01:16:56aussi peu nombreux
01:16:56c'est un jour de niche
01:16:57aujourd'hui
01:16:57et je pense que la
01:16:59présence ici
01:17:00est inversement proportionnelle
01:17:01à l'intérêt de cette audition
01:17:02mon général
01:17:03et j'espère que vous n'en prendrez pas
01:17:04ombrage
01:17:05je pense que c'est la date
01:17:06qui malheureusement
01:17:07n'était pas la plus optimale
01:17:09après l'échec du MGCS
01:17:12qui a été un fiasco
01:17:14alors qu'il n'est pas encore officiel
01:17:15mais que tout le monde reconnaît
01:17:16il y a aujourd'hui plusieurs options
01:17:18à l'étude
01:17:19pour imaginer le successeur
01:17:20du Charles Leclerc
01:17:22vous l'aviez d'ailleurs
01:17:22vous-même évoqué
01:17:25on peut
01:17:26s'étonner
01:17:27qu'aujourd'hui
01:17:27il n'y ait apparemment
01:17:28qu'une seule proposition
01:17:29sur la table
01:17:30peut-être me démentirez-vous
01:17:31mon général
01:17:32celle de KNDS
01:17:33autour d'un châssis
01:17:34de léopard 2
01:17:35allemand
01:17:36alors cette situation
01:17:37elle nous interroge
01:17:38elle nous interroge
01:17:39sur l'absence
01:17:39d'une solution
01:17:40100% souveraine
01:17:42mais elle nous interroge
01:17:42aussi quand l'avenir
01:17:43de KNDS
01:17:44n'est pas si clair
01:17:45que ça
01:17:46et même je dois vous le dire
01:17:47nous inquiète
01:17:48KNDS est aujourd'hui
01:17:4950% l'état français
01:17:50et 50% un actionnaire allemand
01:17:52or les hypothèses
01:17:54d'introduction en bourse
01:17:55qui pourraient être renouvelées
01:17:56malgré l'échec précédent
01:17:57feraient que
01:17:57nous n'obtenirions plus
01:17:59que 40%
01:18:00avec 20% volant
01:18:01qui pourraient arriver
01:18:02soit dans une escale
01:18:04allemande
01:18:04soit américaine
01:18:06par exemple
01:18:06alors mon général
01:18:07pouvez-vous
01:18:08s'il vous plaît
01:18:08nous éclairer sur votre position
01:18:10concernant le successeur
01:18:11du charle clair
01:18:12sur l'adéquation réelle
01:18:14de la solution
01:18:15envisagée
01:18:16aux besoins
01:18:16de nos forces
01:18:17et surtout
01:18:17sur les garanties
01:18:19qui vous semblent
01:18:20importantes
01:18:20pour que nous puissions
01:18:22assurer la souveraineté
01:18:23de la solution
01:18:24merci beaucoup
01:18:24merci
01:18:25merci beaucoup
01:18:26monsieur le député
01:18:28je mesure
01:18:29l'attention
01:18:29que vous avez
01:18:30à la défense
01:18:31et cette journée
01:18:32particulière
01:18:33l'échec du MGCS
01:18:35en fait
01:18:35j'aimerais
01:18:38revenir un petit peu
01:18:39sur le terme
01:18:43le résultat
01:18:44n'est pas bon
01:18:45vous avez raison
01:18:46on espérait
01:18:48construire
01:18:49un futur char
01:18:49avec
01:18:50en coopération
01:18:51avec les allemands
01:18:53et
01:18:54il faut
01:18:55constater
01:18:56malheureusement
01:18:56les allemands
01:18:57ont décidé
01:18:57de quitter le projet
01:18:58mais pas
01:18:59pour moi
01:19:00ça n'est pas
01:19:01un échec complet
01:19:01c'est un choix
01:19:03allemand
01:19:04important
01:19:06mais nos armées
01:19:07de terre
01:19:07ont travaillé
01:19:08ensemble
01:19:08pendant
01:19:10plusieurs années
01:19:12pour
01:19:13réfléchir
01:19:14à ce que devait être
01:19:14un futur
01:19:15char de combat
01:19:15et on sait
01:19:16que c'est
01:19:17typiquement
01:19:18une question
01:19:19récurrente
01:19:20est-ce qu'on a
01:19:20toujours besoin
01:19:21de char de combat
01:19:21à l'avenir
01:19:22en fait
01:19:23on a réuni
01:19:24deux armées de terre
01:19:24qui n'avaient pas
01:19:25une grande expérience
01:19:27du travail conjoint
01:19:27qui ont réfléchi
01:19:29ensemble
01:19:29et qui se sont
01:19:30entendus
01:19:30puisque les deux
01:19:30chefs d'état-major
01:19:31d'armée de terre
01:19:32avaient co-signé
01:19:33un document
01:19:34partagé
01:19:35dans lequel
01:19:35ils disaient
01:19:37ce dont
01:19:38ils avaient
01:19:38besoin
01:19:38et qui était
01:19:39commun
01:19:39donc en fait
01:19:40les grands
01:19:40principes
01:19:40du futur
01:19:41char
01:19:43sont
01:19:45validés
01:19:45pour moi
01:19:45et donc
01:19:46ça n'a pas été
01:19:46un travail vain
01:19:47c'est toujours
01:19:48bon quand même
01:19:49d'avoir des partenaires
01:19:50de sortir de chez nous
01:19:51et de voir
01:19:52qu'en fait
01:19:52on ne se trompe pas
01:19:55maintenant
01:19:55au plan industriel
01:19:56ça c'est
01:19:56effectivement
01:19:57pas une bonne nouvelle
01:20:00et là
01:20:01on n'est plus
01:20:01dans les choix
01:20:01militaires
01:20:02donc je laisserai
01:20:03peut-être
01:20:03les échanges
01:20:04se développer
01:20:05avec le délégué général
01:20:06pour l'armement
01:20:06sur l'aspect
01:20:08évolution
01:20:08de KNDS
01:20:09et de la coquille
01:20:10industrielle
01:20:13sur mon besoin
01:20:15il demeure
01:20:16d'avoir
01:20:17toujours une capacité
01:20:18de combat
01:20:20lourde
01:20:20c'est à dire
01:20:21la puissance de feu
01:20:21la puissance
01:20:22de manœuvre
01:20:23d'un char
01:20:24reste pertinente
01:20:25mais
01:20:27on voit
01:20:28qu'on doit
01:20:30maintenant
01:20:30penser des plateformes
01:20:31qui se complètent
01:20:32avec des robots
01:20:33avec de l'intelligence
01:20:35artificielle
01:20:35des plateformes
01:20:36qui ont peut-être
01:20:37moins gourmandes
01:20:39en hommes
01:20:41et femmes
01:20:42pour les mettre
01:20:44en œuvre
01:20:45et s'appuyer
01:20:47plus sur le potentiel
01:20:48des échanges
01:20:49de données
01:20:50je me souviens
01:20:51d'échanges
01:20:52avec un
01:20:52de mes prédécesseurs
01:20:54c'est pas si ancien
01:20:55que ça
01:20:55où la manœuvre
01:20:57de char
01:20:57se faisait
01:20:59à la voix
01:21:00par une radio
01:21:00avec un chef
01:21:02qui était le seul
01:21:02à comprendre
01:21:03tout ce qui se passait
01:21:04en face
01:21:04et qui guidait
01:21:05individuellement
01:21:06quasiment
01:21:06chaque groupe
01:21:08aujourd'hui
01:21:09on doit aller
01:21:10vers des
01:21:11vers des systèmes
01:21:13qui interagissent
01:21:14entre eux
01:21:15où chaque pilote
01:21:16de char
01:21:16où chaque opérateur
01:21:18est parfaitement conscient
01:21:19de où se situent
01:21:20les rouges
01:21:20où se situent
01:21:21les bleus
01:21:21et de la meilleure
01:21:22manœuvre à concevoir
01:21:23donc c'est ça
01:21:25l'effort de préparation
01:21:26du futur char
01:21:27de combat
01:21:28une plateforme
01:21:29lourde
01:21:32mais un système
01:21:33numérique
01:21:34et l'apport
01:21:35des drones
01:21:35des systèmes
01:21:37embarqués
01:21:39on voit
01:21:40qu'en Ukraine
01:21:42finalement
01:21:43les outils
01:21:43qu'on croyait
01:21:44dépasser
01:21:45sont en train
01:21:45de retrouver
01:21:45de la pertinence
01:21:47vous savez
01:21:48on a eu
01:21:48au début
01:21:49des drones
01:21:49en balza
01:21:50quasiment
01:21:52fait dans des garages
01:21:53qui étaient tirés
01:21:55sur ces malheureux
01:21:56ukrainiens
01:21:57aujourd'hui
01:21:58les russes
01:21:59conçoivent des drones
01:22:00qu'ils appellent toujours
01:22:01des gérans
01:22:02mais qui volent
01:22:04aussi vite
01:22:05que les avions
01:22:06en sortie
01:22:07de seconde guerre mondiale
01:22:08et qui volent
01:22:08aussi haut
01:22:09et aujourd'hui
01:22:10les mirages 2000
01:22:11que l'on a
01:22:13donnés
01:22:14aux ukrainiens
01:22:15abattent
01:22:16plus d'une cible
01:22:17sur deux
01:22:17au canon
01:22:18ce qui était infaisable
01:22:20face à des drones
01:22:21très très lents
01:22:22volant très bas
01:22:23aujourd'hui
01:22:24est possible
01:22:25sur des drones
01:22:26qui volent vite
01:22:27et haut
01:22:28et donc
01:22:31je veux dire
01:22:32c'est que les chars
01:22:33dans le domaine des chars
01:22:33on a aussi
01:22:35trouvé des parades
01:22:36côté ukrainien
01:22:37comme côté russe
01:22:38pour que le char
01:22:39redevienne utile
01:22:40dans la manœuvre
01:22:42donc moi
01:22:43je pense
01:22:44qu'il faut
01:22:44continuer
01:22:45de travailler
01:22:45sur l'avenir
01:22:46du char
01:22:46on aura
01:22:49un retrait
01:22:50du l'éclair
01:22:50progressif
01:22:51à partir
01:22:51de 2038
01:22:53et donc
01:22:54en 2027
01:22:55on doit lancer
01:22:56les études
01:22:57pour être au rendez-vous
01:22:58de cette échéance
01:22:58voilà un peu
01:22:59ce que je pouvais
01:23:00répondre à votre question
01:23:03merci
01:23:03mon général
01:23:04nous avons
01:23:05une dernière
01:23:06question
01:23:06de Catherine Nervieux
01:23:08d'une minute
01:23:09je vous en prie
01:23:11monsieur le président
01:23:12général
01:23:13il y a eu
01:23:14l'annonce
01:23:14surprenante
01:23:15du déploiement
01:23:15en Arabie Saoudite
01:23:16or la France
01:23:18n'est pas responsable
01:23:18de la guerre
01:23:19au Moyen-Orient
01:23:20ni de la crise
01:23:20énergétique
01:23:21qui s'ensuit
01:23:23pour souligner
01:23:24que les gouvernements
01:23:24successifs
01:23:25sont responsables
01:23:26de ne pas avoir
01:23:27accéléré
01:23:27la transition énergétique
01:23:29la sortie
01:23:29des énergies fossiles
01:23:30en France
01:23:31et en Europe
01:23:31et de ne pas
01:23:32y avoir consacré
01:23:33les moyens nécessaires
01:23:35notre pays
01:23:35a beaucoup à perdre
01:23:36sur le plan diplomatique
01:23:38ainsi qu'en matière
01:23:38de risque terroriste
01:23:39sur le territoire national
01:23:40alors que la Turquie
01:23:41et le Pakistan
01:23:42ont annoncé
01:23:43vouloir mettre en oeuvre
01:23:44leur accord de coopération
01:23:45nos militaires
01:23:46ne peuvent être utilisés
01:23:47comme un pansement
01:23:48aux choix politiques
01:23:49délétères
01:23:49qui ont conduit
01:23:50à maintenir
01:23:50nos dépendances
01:23:52énergétiques
01:23:52dès lors
01:23:54comment prioriser
01:23:55l'aide à l'Ukraine
01:23:56si nous nous déployons
01:23:57en Arabie Saoudite
01:23:58le simple maintien
01:23:59de l'aide
01:24:00n'est pas suffisant
01:24:01comparé à l'effort
01:24:02des alliés
01:24:02et quel serait
01:24:04le surcoût
01:24:04des opérations
01:24:05en intégrant
01:24:05cette intervention
01:24:06en Arabie Saoudite
01:24:08merci
01:24:09mon général
01:24:12madame la députée
01:24:14je pense qu'il ne faut pas
01:24:15opposer
01:24:16il ne faut pas opposer
01:24:17l'Ukraine aux autres
01:24:19aujourd'hui
01:24:20on a des crises
01:24:20simultanées
01:24:21dans lesquelles
01:24:22on a des intérêts
01:24:24on a des concitoyens
01:24:25qui vivent
01:24:26dans ces régions
01:24:27quand on parle
01:24:27de l'Arabie Saoudite
01:24:28des Émirats
01:24:29du Qatar
01:24:30Bahreïn
01:24:30Koweït
01:24:31on a des entreprises
01:24:32françaises
01:24:33on a des gens
01:24:33qui ont des choix
01:24:34de vie
01:24:36et qui représentent
01:24:37la France
01:24:37dans ces espaces
01:24:38donc protéger
01:24:40ces pays
01:24:41c'est quand même
01:24:42participer aussi
01:24:43à la protection
01:24:44de nos intérêts
01:24:45parfois de nos concitoyens
01:24:47sur la
01:24:50sur le débat parlementaire
01:24:51que vous évoquez
01:24:52c'est un débat politique
01:24:54et je ne commenterai pas
01:24:56ce que je peux vous dire
01:24:57c'est qu'aujourd'hui
01:24:59et j'étais ce matin
01:25:01avec un responsable
01:25:02de Bahreïn
01:25:03au téléphone
01:25:03je peux vous dire
01:25:05qu'aujourd'hui
01:25:05l'action de la France
01:25:06est admirée
01:25:09est appréciée
01:25:10dans une région
01:25:12où les équilibres
01:25:13sont en train
01:25:14de se recomposer
01:25:15très fortement
01:25:16c'est une région
01:25:17qui restera voisine
01:25:18pour nous
01:25:21porteuse
01:25:21d'immenses défis
01:25:23et d'opportunités
01:25:24et que l'attention
01:25:26que nous avons
01:25:27à nos partenaires
01:25:31est appréciée
01:25:32et je pense
01:25:33aura des effets
01:25:34bénéfiques
01:25:34sur la France
01:25:35sur du plus long terme
01:25:36après
01:25:38moi je n'expose pas
01:25:39nos soldats
01:25:40en tout cas
01:25:40toutes les options
01:25:41que je porte
01:25:42à nos autorités
01:25:44politiques
01:25:45intègrent
01:25:46le risque
01:25:47pour nos forces
01:25:48aucune décision
01:25:50n'est prise
01:25:52inconsidérément
01:25:52et donc
01:25:53on a en ce moment
01:25:55des études
01:25:55avec l'Arabie Saoudite
01:25:57c'est un stade
01:25:58d'études
01:25:58sur différentes options
01:26:00de protection
01:26:01de Yambou
01:26:02terminale
01:26:02qui a fait
01:26:03l'objet d'attaques
01:26:04qui est essentielle
01:26:05pour le commerce
01:26:06des hydrocarbures
01:26:07et en fait
01:26:08le sujet
01:26:09n'est pas que
01:26:10l'Arabie Saoudite
01:26:13les hydrocarbures
01:26:14c'est le prix
01:26:14à la pompe
01:26:15pour les français
01:26:16si demain
01:26:17ce terminal
01:26:18est touché
01:26:19il y aura
01:26:20un impact
01:26:21sur le coût
01:26:21du pétrole
01:26:22il y aura
01:26:22un impact
01:26:23du coût
01:26:23sur le budget
01:26:24de chacun
01:26:25de nos concitoyens
01:26:26donc ça je laisse
01:26:29c'est un débat
01:26:30plutôt de nature politique
01:26:31mais je peux vous dire
01:26:31qu'au niveau militaire
01:26:32les choses sont faites
01:26:34très sérieusement
01:26:35on a déployé
01:26:37plus de 2000 soldats
01:26:39dans cet espace
01:26:40sur des missions
01:26:40de protection
01:26:41au Koweït
01:26:43au Qatar
01:26:44on a des accords
01:26:44de défense
01:26:45et donc
01:26:48notre appui
01:26:49aujourd'hui
01:26:49est extrêmement apprécié
01:26:51et même si
01:26:52on n'est jamais
01:26:53parce que
01:26:54l'engagement des armées
01:26:55emporte toujours
01:26:56une part de risque
01:26:57il n'y a aucun risque
01:26:58inconsidéré
01:26:59et il n'y a pas
01:26:59de participation
01:27:01de nos soldats
01:27:02à des opérations
01:27:04offensives
01:27:05dans les circonstances
01:27:06actuelles
01:27:06c'est la fin
01:27:07de ce numéro
01:27:08de la séance
01:27:08est ouverte
01:27:09à très vite
01:27:09sur LCP
01:27:10Sous-titrage Société Radio-Canada