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  • il y a 2 heures
D’éminentes écoles parisiennes ont brisé des années, voire des siècles, de silence pour clamer haut et fort leur solidarité envers les lycéens. Non pas pour renier leurs privilèges, mais pour exiger ce dont d’autres sont privés.

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Transcription
00:00Franchement, nous, on est dans le privé, on n'a pas trop à se plaindre, mais franchement, on n'y
00:03croit pas.
00:03Il n'y a aucune mesure qui a été prise depuis longtemps.
00:06Franchement, nous, on vient se plaindre pour soutenir le public.
00:08Pour soutenir les écoles publiques, le manque de moyens dans les écoles publiques, soutenir aussi les professeurs,
00:14parce qu'il y a des écoles où il n'y a pas assez de professeurs, les élèves, ils ne
00:18peuvent pas étudier dans de bonnes conditions.
00:20On s'est déjà mobilisés mardi, puis suite à l'annonce du ministère de l'Éducation et du gouvernement globalement,
00:27on est retourné en cours pendant une journée.
00:31On a essayé aussi le matin de discuter avec la direction, qui était complètement contre notre mouvement,
00:37mais on essaye quand même d'obtenir quelque chose avec eux, on essaye de négocier.
00:42On pense que l'action ici peut aussi être accompagnée d'une action au sein de l'établissement
00:47et que c'est en faisant les deux qu'on pourra avoir le plus de résultats.
00:50C'est vraiment pour passer un message à l'éducation nationale et pour soutenir les lycées publics,
00:55même si on est dans une situation privilégiée, il faut montrer notre solidarité et je pense que c'est très
00:59important
01:00et que c'est uniquement pour ça que les lycéens défient l'autorité des adultes aujourd'hui.
01:06On est soutenus par beaucoup de profs, on a propagé aussi des messages de soutien pour les profs
01:10qui travaillent quand même dans des conditions très compliquées.
01:13On n'a pas discuté avec des responsables qui nous ont dit qu'ils voyaient que moins en moins d
01:17'élèves souhaitaient devenir profs,
01:19mais il faut comprendre que ça c'est dû à des conditions de travail pour les profs qui sont assez
01:24compliquées.
01:25Et donc on propage aussi des messages par rapport à ça, notre combat il est sur l'éducation globalement,
01:30l'éducation pour tous et ça comprend aussi la condition des profs.
01:33J'ai des amis, ils n'ont même pas de toilettes, il n'y a pas de moyens pour les
01:36professeurs non plus,
01:38là on ne va pas fléchir, on ne va pas arrêter les blocus tant que l'État n'agira pas.
01:42Effectivement on est dans un lycée privé et de plus c'est un lycée privé qui a des bons moyens
01:46parce qu'il y a aussi des lycées privés qui sont défavorisés.
01:48Et effectivement on s'est mobilisés à l'image de d'autres lycées notamment publics qui sont bien subventionnés
01:55ou d'autres lycées privés pour vraiment soutenir l'enseignement public,
01:59les lycéens défavorisés qui subissent des conditions de travail qui ne leur permettent pas d'avoir une bonne éducation
02:09et qui surtout plus tard portera préjudice à leur projet de carrière.
02:14Et on voit que même dans les banlieues etc. il y a un problème au niveau des acceptations dans les
02:21universités etc.
02:23Les études supérieures, les études prestigieuses, on voit que dans les banlieues c'est bien inférieur à Paris intra-muros
02:28et ça s'explique par le manque de moyens dans les lycées en banlieue
02:32et ça c'est une cause qui nous tient vraiment à cœur.
02:34Et on veut montrer que même si nous on est privilégiés et notamment ce privilège c'est aussi que quand
02:39nous on manifeste,
02:40les CRS ne viennent pas nous taper dessus.
02:42Ils ne viennent pas enlever notre blocus, on ne nous considère pas comme violents et à part certains, virulents à
02:48la limite.
02:49Et ça c'est un privilège parce que ça nous permet d'être mieux entendus.
02:52Notre blocus de mardi il a été relayé sur énormément de médias, notamment des médias à l'international,
02:58alors que ça n'a pas forcément été le cas de blocus de lycée public.
03:01Par exemple, je prends l'exemple du lycée Voltaire à côté où il y a eu beaucoup moins de médias.
03:05Et je pense que c'est important que nous, on montre que même si on est privilégié,
03:09on n'est pas affecté directement par la situation, on est solidaires et on apporte notre soutien à cette cause.

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