00:00Oui, j'ai eu une discussion avec Greg, j'en ai tous les jours, on se côtoie tous les jours
00:07et j'en ai eu une aussi avec Stéphane.
00:10Mais c'était important aussi de faire un premier bilan après ce premier cycle de match.
00:17Donc évidemment, je ne vais pas vous dire ce que je lui ai dit et ce qu'il m'a
00:21dit,
00:21mais je crois que si j'ai un message à vous donner, c'est qu'aujourd'hui, on est dans
00:29une situation d'urgence parce qu'il faut être lucide sur la situation.
00:33C'est quatre défaites de suite en championnat, donc il faut stopper.
00:37L'urgence, c'est ça déjà, c'est de stopper cette dynamique négative, cette série négative et assurer au cours
00:51de cette saison qu'on sait difficile et on sait pourquoi elle sera difficile, l'essentiel.
00:59Mais ça ne veut pas dire qu'on doit voir que cette saison et c'était aussi ça mon message
01:04dont j'avais besoin.
01:08C'était aussi d'avoir une projection, pas dire à long terme parce que le foot dans le long terme
01:13pour un entraîneur, c'est souvent difficile.
01:17Mais en tout cas, au moins, pas que sur du court terme, savoir aussi ce qu'on serait capable de
01:22faire déjà la saison prochaine,
01:24quelle est la vision aujourd'hui de la nouvelle direction et du club sur le projet.
01:32Je n'aime pas trop ce mot projet, parce qu'on le met un peu à toutes les sauces.
01:35Mais en tout cas, quelle est la vision à moyen terme de la nouvelle direction et du club pour l
01:41'Olympique de Marseille
01:42et pour que l'Olympique de Marseille retrouve un statut qui lui convienne ?
01:49Oui, oui, oui. J'ai été rassuré.
01:53Et surtout, ce qui est important de dire, c'est qu'on est aligné avec ma direction,
02:00que ce soit la direction sportive ou avec mon président.
02:04On a les mêmes idées, on a la même vue de la situation d'aujourd'hui à court terme.
02:11Ce qu'on doit faire à court terme pour sortir de, je ne dirais pas de cette crise, mais de
02:18cette situation difficile.
02:20Et aussi, quelles sont les étapes nécessaires et indispensables pour, encore une fois, à moyen terme,
02:28construire quelque chose de plus pérenne.
02:29Ça peut, ça peut. Je l'ai déjà dit, il y a une force dans ce groupe, en dehors de
02:36son engagement, de son investissement
02:38et de toute la bonne volonté qui est mise en œuvre par tout le monde chaque jour,
02:43c'est qu'il y a beaucoup de polyvalence, surtout sur des postes offensifs, on va dire.
02:51Et ça, c'est un plus pour un coach, parce que ça laisse des possibilités de changer d'un match
02:57à l'autre,
02:58tout en gardant une organisation et une animation qui restent quand même assez stables.
03:03Donc, ça peut, ça peut l'être.
03:05On peut aussi envisager plein d'autres schémas, avec Amine qui peut jouer aussi sur le côté gauche.
03:13On a Amin Arid, je l'ai déjà dit, qui est capable de jouer en dessous de l'attaquant.
03:17Donc, au niveau offensif, on a des joueurs qui sont capables de jouer dans différentes positions
03:25et dans différentes animations.
03:27Et je trouve que c'est toujours intéressant, parce que ça peut, même en cours de match,
03:32créer de l'incertitude chez l'adversaire.
03:34Ça peut nous amener une dynamique différente.
03:36Et puis, d'un match à l'autre aussi, être capable, tout en gardant une structure
03:41qui reste dans la continuité, mais d'avoir quelques petits aménagements
03:46pour avoir quelques différences d'un match à l'autre.
03:50Que vous avez retrouvé le moral pendant ces trois semaines ?
03:52Non, mais alors, je sais que beaucoup de gens m'ont dit ça.
03:55Beaucoup de gens m'ont dit, oh, t'avais l'air usé.
03:57Non, j'étais pas usé, j'étais en colère.
03:58J'étais en colère parce que le sentiment que j'avais après le match,
04:02c'était qu'on était content.
04:04Enfin, quand je dis on, c'est l'ambiance générale.
04:09On était satisfait d'avoir, en fait, perdu que 2-1 contre Paris.
04:13Et ça, ça m'agace.
04:15Ça, ça m'agace, mais ça m'agace à Marseille, ça m'agacait à Lille,
04:19ça m'agacait à Rennes, ça m'agacait à Lyon.
04:21Parce que quand on fait du foot de haut niveau,
04:24quand on est entraîneur ou joueur, on le fait pour gagner des matchs.
04:27Alors, évidemment que contre Paris, avant le match, vu la situation,
04:32peut-être que tout le monde pensait qu'on allait être humilié, ridiculisé,
04:36et puis que finalement, on se dit, bon, on a évité le pire.
04:39Mais nous, on n'est pas dans cet état d'esprit-là.
04:41En tout cas, moi, je ne suis pas dans cet état d'esprit-là
04:42et je ne suis pas venu ici pour être dans cet état d'esprit-là.
04:46Donc, c'est pour ça que vous m'avez peut-être perçu,
04:53vous savez, pour employer le mot déprimé,
04:56ou énervé, mais voilà, c'était surtout ça mon sentiment après ce match.
05:03Et aussi parce que j'étais aussi déçu pour mes joueurs.
05:06Parce qu'ils ont beaucoup donné, ils ont fait beaucoup de bonnes choses,
05:09mais encore une fois, on a été pénalisé sur des petits détails
05:14qui se reproduisent et sur lesquels on doit progresser plus vite.
05:18Voilà, c'était plus de l'agacement.
05:22Mais je ne suis pas usé, comme j'ai pu l'entendre.
05:26Je ne pleure-niche pas, comme je l'ai pu l'entendre.
05:29Je n'aime pas ce terme-là, pleure-nicher.
05:32Ça serait m'infantiliser.
05:35Voilà, donc tout va bien.
05:36Et l'autre truc ?
05:37Je vais bien, tout.
05:39Pas tout va bien, mais je vais bien.
05:41Merci de vous inquiéter, en tout cas pour moi.
05:43Ça fait plaisir d'avoir des gens qui prennent soin de moi.
05:46Sous-titrage Société Radio-Canada