00:00Parce que ça dit toute la faiblesse de l'État qui, plutôt que de vouloir rétablir l'ordre,
00:07finalement a donné des armes, du carburant à tous ceux qui aujourd'hui sont dans la rue,
00:15parce qu'ils ont reculé, parce qu'ils ont désarmé pour partir la police,
00:18parce qu'ils ont donné pour partie raison aussi aux lycéens en accédant à un certain nombre de leurs demandes
00:26et tout d'un coup en découvrant qu'il était possible de pouvoir mettre mardi 3000 professeurs vacataires en l
00:34'œuvre.
00:34Je ne dis pas que ce sera effectif, mais en tout cas en donnant l'impression que toutes les revendications
00:40des lycéens
00:42et parce qu'il y avait la violence, il fallait pouvoir accéder à cela.
00:46Mais j'aimerais juste revenir sur quelque chose qui a été dit.
00:48Je pense qu'il ne faudrait pas se tromper lorsque l'on passe de la journée de mardi au mercredi
00:55à la journée d'hier et d'aujourd'hui et tout d'un coup on pourrait analyser une sorte de
01:01décrue du mouvement.
01:03Il y a une sorte de temporalité qui fait qu'il répond à un certain nombre d'appels, de mots
01:08d'ordre, de mobilisation.
01:10Nous en éditions à l'acte 4, bientôt l'acte 5, le 17 octobre.
01:15Et donc je pense qu'on aurait tort de penser que parce qu'il n'y a que 70 000
01:19lycéens dans la rue,
01:21une centaine de lycées bloqués, cela voudrait dire que le mouvement est en train de disparaître progressivement
01:27comme s'il retrouvait son lit.
01:30Non, non, mais je pense que ce n'est pas du tout ça.
01:31D'abord, il y a ce côté minoritaire et on a raison de le rappeler par rapport à l'ensemble
01:37de ces lycéens qui veulent travailler.
01:39Mais pour autant, je pense que la faiblesse du gouvernement n'a fait que renforcer ce mouvement lycéen et ces
01:48émotiers
01:49qui jusqu'au bout et à l'instigatif de LFI va pousser son avantage pour affaiblir encore davantage le gouvernement.