00:00Alors, c'est ce qu'on appelle, déjà, c'est bien une cyberattaque.
00:02Ce n'est pas un bug, ce n'est pas une popularité monstreuse soudaine de la primaire.
00:07A priori, c'est plutôt conforme à ce qui était attendu.
00:09Et ce que confirme la direction du Parti Socialiste, ABFM TV,
00:12c'est que c'est ce qu'on appelle une attaque par déni de service.
00:14L'attaque par déni de service, c'est, sur le papier, la plus basique des cyberattaques.
00:19C'est-à-dire que ce n'est pas un piratage, il n'y a pas d'intrusion dans le
00:21système.
00:21C'est en fait des hackers qui mobilisent des tas de machines pour aller saturer les serveurs.
00:28C'est une forme de blocus, on parle beaucoup de blocus en ce moment.
00:30C'est comme si on avait un blocus devant le site de la primaire.
00:35Et ce que nous dit le Parti Socialiste, c'est que certains peuvent voter,
00:40mais bien moins que ceux qui seraient attendus.
00:42C'est-à-dire qu'en gros, si vous vous connectez, vous avez peut-être une chance sur dix d
00:45'arriver à voter
00:45que l'immense majorité, ou qu'une part, en tout cas importante, ne peut pas voter pour le moment.
00:49Ce qui nous explique aussi, c'est que c'est à priori une attaque qui est assez importante,
00:53qui est coordonnée, parce qu'évidemment, dans ce type d'outils aujourd'hui,
00:57ces attaques par d'inservices, c'est extrêmement basique, c'est extrêmement répandu.
01:00Et il y a des protections qui sont mises en place.
01:03Or, ces protections-là, elles ne suffisent pas.
01:05Ce qui montre qu'il y a quand même un certain nombre d'organismes d'orchestration
01:08et de moyens qui sont mis en œuvre pour saturer, pour bloquer les votes,
01:14après toute la question.
01:15Un, il y a l'ANSI, l'Agence Nationale de Cybersécurité, qui est sur le coup,
01:18qui a été mise à contribution pour essayer, un, déjà de remédier à cette situation,
01:23et deux, ensuite de mener une enquête pour savoir qui est derrière ça.
01:25– Saisi par Matignon.
01:27– Saisi par Matignon, il y a une plainte qui va être déposée par le Parti.
01:29– Mais pour être bien clair, c'est pour bloquer ou c'est pour influencer ?
01:33Parce qu'évidemment, on s'interroge du coup sur le résultat de ce vote.
01:36– Influencer, a priori, on ne voit pas comment, parce que c'est bloqué pour tout le monde.
01:40De toute façon, ce n'est pas bloqué que pour les électeurs d'Oliveau,
01:43ou Raphaël Guzman, ou un autre, ou de ses goûts en réel.
01:45Non, c'est tout le monde est potentiellement bloqué.
01:49Donc non, ça ne peut pas modifier le vote.
01:51En revanche, ça peut nuire au vote, parce qu'à l'arrivée,
01:54vous pouvez avoir une participation qui sera moindre.
01:56Si ça dure, Marie le disait, c'est deux jours.
01:58Enfin, là, on est déjà sur une demi-journée de perturbations.
02:00Et pour le moment, d'après les informations qu'on a,
02:03il n'y a pas eu de remédiation.
02:04C'est-à-dire que le système n'est pas, le problème, pardon, n'est pas résolu.
02:06Donc ça peut, à l'arrivée, avoir un impact sur la quantité de personnes qui votent.