- il y a 7 heures
Notre pouvoir d'achat menacé ? C'est inédit : En 2026, notre pouvoir d'achat va baisser pour la deuxième année consécutive. En cause : l'inflation de nouveau au-delà de 3% en septembre. Va-t-on pour autant revivre un emballement des prix comme en 2022 ? Réponse avec Mathieu Plane, directeur adjoint à l'Institut français d'économie. Face à la flambée des prix des carburants, les automobilistes ont de plus en plus de mal à faire leur plein. Et si la solution venait du bioéthanol? reportage dans cette émission. Enfin, les prix vont-ils à nouveau augmenter dans les supermarchés ? Eléments de réponse avec Emily Mayer, directrice des études à l'institut Circana. Année de Production :
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00:22Bonjour, nouveau numéro de Pourvu que ça dure, l'émission qui rend l'écho responsable sur Public Sénat.
00:27Aujourd'hui, on vous parle de pouvoir d'achat, sous pression comme rarement depuis un demi-siècle.
00:32En 2026, il va baisser pour la deuxième année consécutive.
00:35En cause évidemment, l'inflation qui est de nouveau au-delà de 3%.
00:39Alors va-t-on pour autant revivre un emballement des prix comme en 2022 ? Réponse dans quelques instants.
00:45Et puis, face à cette flambée des prix des carburants, les automobilistes ont de plus en plus de mal à
00:50faire leur plein.
00:51Tiens, ici, la solution venait du bioéthanol, reportage à suivre.
00:54Enfin, les prix vont-ils à nouveau augmenter dans les supermarchés ?
00:57On vous dit tout en fin de l'émission.
01:01La hausse des prix a donc atteint les 3% alimentés évidemment par la flambée des cours de l'énergie.
01:07Bonjour Mathieu.
01:07Bonjour David.
01:08Mathieu Plan, directeur adjoint à l'Institut français d'économie.
01:123% d'inflation, c'est plus que ce qu'on attendait.
01:15Pourquoi on a sous-estimé ces derniers chiffres d'inflation ?
01:18Pourquoi l'environnement finalement est plus inflationniste qu'anticipé ?
01:23C'est assez simple en réalité.
01:25Comme vous l'avez souligné, c'est surtout la flambée des prix de l'énergie, en particulier des carburants,
01:31qui explique cette forte hausse qu'on voit là sur les derniers chiffres.
01:353%, c'est effectivement plus que ce qu'on attendait.
01:37Et les répercussions sur les prix à la pompe sont très rapides.
01:41On le voit, il y a une répercussion intégrale.
01:43Il y a 20% de hausse sur le prix de l'énergie.
01:46Oui, 20% de l'énergie.
01:48Et l'énergie, ça incorpore effectivement les prix liés aux produits pétroliers, donc les carburants.
01:54Mais l'énergie, il y a aussi le gaz électricité.
01:55Donc si on prend juste les carburants, on est à plus de 30%.
01:59Donc le choc, il est quand même très marqué là-dessus.
02:02Et on voit qu'il se diffuse extrêmement vite.
02:04Et puis avec, dans les chaînes de production, on voit que les marges, notamment des raffineurs, sont importantes.
02:09Aussi, donc on a un peu ce double choc, à la fois des prix des matières premières qui sont élevés,
02:14et puis des marges des raffineurs qui sont importantes, et donc une répercussion très rapide au prix à la pompe.
02:19C'est simple, sur les 3% aujourd'hui d'inflation, la moitié s'explique par la hausse des prix
02:25de l'énergie,
02:25alors que l'énergie représente quand même moins de 10% de notre consommation.
02:28C'est-à-dire que moins de 10% de notre consommation explique la moitié de l'inflation.
02:33Donc c'est un choc extrêmement, j'allais dire, ciblé, mais très rapide.
02:37Est-ce qu'on peut dire que l'inflation accélère au moment où on se parle ? Elle accélère toujours
02:42?
02:42Alors, elle reste, enfin en tout cas ce qu'il faut rappeler, peut-être dans les chiffres.
02:47On était à 1% d'inflation au début d'année.
02:490,3 même. 0,3 en janvier. 0,3 en janvier.
02:53Donc on passe de 0,3 à 3.
02:55Donc c'est effectivement la variation, cette hausse de l'inflation qui est assez spectaculaire,
02:59qui pour le moment, je ne sais pas si c'est rassurant, en tout cas, elle reste quand même très
03:04concentrée sur les produits énergie.
03:08Et les produits frais également.
03:10Mais alors, ce n'est pas la même chose.
03:11C'est-à-dire que c'est surtout lié au...
03:12Les produits frais, c'est 10% de hausse sur un an.
03:14C'est 10%, mais pour des raisons différentes.
03:15C'est-à-dire que ce n'est pas forcément lié à la hausse des prix de l'énergie.
03:18C'est parce qu'on a eu des sécheresses, des canicules et des récoltes qui sont mauvaises.
03:22Mais c'est 10%.
03:22Mais c'est 10%.
03:23C'est 10%.
03:24Il faut savoir que ce n'est pas les produits transformés alimentaires.
03:26Les produits transformés alimentaires, aujourd'hui, augmentent de moins de 1%.
03:29Donc pour le moment, le choc, il est vraiment très ciblé sur ces produits pétroliers et sur ce qu'on
03:34appelle les produits frais.
03:35Donc tout ce qui va être fruits et légumes, notamment.
03:39Et donc 3%, on devrait rester dans cette zone à peu près.
03:43C'est-à-dire que, sauf si on a encore, j'allais dire, un nouveau choc qui vient s'accumuler
03:49sur les prix de l'énergie,
03:51normalement, on devrait rester autour des 3%.
03:53Certains experts nous parlent de 3,5%, 4% d'inflation.
03:56Alors 3,5%, 4%, ça voudrait dire qu'on passe encore un cap sur les prix de l'énergie.
04:02Aujourd'hui, on est dans une zone qui devrait être à 3%, voire légèrement au-dessus de 3%.
04:064%, ça semble quand même beaucoup.
04:07Ou alors, il faudrait qu'il y ait quand même un effet de diffusion assez fort.
04:09En fait, ce qu'il faut aussi, comme on va parler d'inflation et de pouvoir d'achat,
04:13ce qui est important, c'est de voir qu'aussi, et ce n'est pas une bonne nouvelle pour les
04:16salariés,
04:17c'est que finalement, les salaires augmentent assez peu.
04:19C'est-à-dire que pour qu'on ait une espèce d'emballement inflationniste
04:23qui se diffuse à l'ensemble de l'économie,
04:25il faudrait que cette hausse des prix de l'énergie se répercute aussi dans des hausses de salaires significatives.
04:30Mais ce qui est une bonne chose pour compenser...
04:31Ce qui serait une bonne chose pour le pouvoir d'achat des salariés, mais ce n'est pas ce qu
04:35'on voit.
04:36Aujourd'hui, les salaires augmentent moins vite que l'inflation, vous parlez de 3% d'inflation.
04:40Aujourd'hui, les salaires augmentent même encore, enfin le dernier chiffre, on est à moins de 2%.
04:44Donc on peut avoir un effet de diffusion, de rattrapage sur 2027,
04:47à très court terme, on ne voit pas de fortes réactions.
04:51Donc vous ne voyez pas d'emballement, en tout cas d'accélération de l'inflation dans les prochains mois ?
04:56Alors, pas à des zones de 4 à 5%, que ce soit au-dessus de 3, 3,5%.
05:00Parce qu'on a connu 6% d'inflation en France.
05:01Oui, mais on sera... Non, voilà.
05:03Alors je ne pense pas qu'on soit dans ce scénario. Non, mais c'est important.
05:04Les Français ont du mal à se remettre de ce choc inflationniste de 2022-2023.
05:08C'est pour ça qu'il est légitime de se poser la question.
05:10Il est bien sûr légitime et ce choc, il était extrêmement fort.
05:14Alors d'abord, il était sur l'ensemble des produits énergétiques, y compris l'électricité.
05:20Sachant que c'est une grosse composante, en fait, d'où les fameux boucliers tarifaires.
05:24Ce qu'on n'a pas cette fois-ci, on n'a pas une hausse marquée sur les prix de
05:27l'électricité.
05:28Et puis, il y a eu le deuxième choc, dont on a commencé à parler, qui était sur les produits
05:32alimentaires.
05:33Avec un effet de diffusion très fort sur les produits alimentaires.
05:36Pour le moment, on reste très concentré.
05:38On n'est pas à l'abri que cette diffusion soit plus forte, mais ça serait plutôt sur 27.
05:45La vraie question qui se pose aujourd'hui, c'est quel est le scénario énergie
05:48? Quel est le scénario géopolitique derrière tout ça ?
05:52Si on reste autour de 100 dollars le baril ?
05:54On n'a pas 100, 110, on aura certainement un risque de diffusion beaucoup plus fort.
05:59Aujourd'hui, les scénarios qui tiennent la route, c'est qu'on reste jusqu'à la fin de l'année
06:02autour de 100, voire un peu moins.
06:05Et que progressivement, 2027, on a quand même une baisse de ces prix du pétrole.
06:09Ça, c'est le scénario central.
06:10Par contre, si vous avez un scénario alternatif, avec des prix du baril qui sont entre 100 et 120 dollars
06:15de façon permanente, oui.
06:17En 2017, ça nous met où en termes d'inflation ?
06:19Voilà, vous pourrez une inflation qui reste durablement au-dessus de 3%.
06:23Le poids d'achat, Mathieu Plannes, va trinquer cette année en baisse de 0,7%, nous dit l'INSEE
06:28parce qu'on l'a dit, les salaires ne suivent pas l'inflation.
06:30Mais on ne se rend pas compte, 0,7%, on se dit que ce n'est pas beaucoup ?
06:33Si, c'est beaucoup.
06:34Oui, alors c'est vrai que cette présentation, elle est toujours délicate parce qu'on parle
06:40en pourcentage, je pense qu'il faut dire deux choses.
06:43C'est que c'est la deuxième année consécutive de baisse du pouvoir d'achat.
06:47On a déjà 0,7% en 2025 et on devrait avoir, nous on prévoit même plutôt 0,8, c
06:53'est 0,1 point de moins.
06:54Deux années de baisse du pouvoir d'achat d'affilé, c'est assez rare.
06:56C'est rare dans l'histoire, c'est arrivé deux fois depuis 1960.
07:00Exactement, c'est arrivé au début des années 80 avec le fameux tournant de la rigueur sous François Mitterrand
07:06et lors de la fameuse crise des dettes souveraines, début des années 2010, où après on a ce qu'on
07:13appelle
07:13le tournant de la rigueur, de l'austérité, c'est comme vous voulez, ou du choc fiscal, le fameux roll
07:18ball fiscal
07:18et on a 2011, 2012, 2013 qui sont des années de croissance négative du pouvoir d'achat.
07:23Donc là, on est encore dans une année assez particulière où c'est deux années consécutives.
07:27Donc les revendications autour du pouvoir d'achat, là encore, sont légitimes parce qu'il est en baisse
07:31deux années consécutives et là, vous avez calculé que depuis 2024, les familles ont perdu 1200 euros
07:37en moyenne en pouvoir d'achat pour une famille de deux adultes et deux enfants.
07:41Là, c'est beaucoup.
07:43Voilà, dès qu'on met des chiffres en euros, on voit que c'est quand même significatif, même si ça
07:46représente,
07:47on voit, moins de 2% cumulé, on est à 1,5%, ça fait à peu près ces sommes-là.
07:52Il faut savoir, peut-être pour préciser, que c'est des moyennes macroéconomiques.
07:56C'est-à-dire qu'on transforme des chiffres qui sont une moyenne macroéconomique en le rapportant
08:01à des ménages, à une structure familiale.
08:05On parle d'unité de consommation, je ne vais pas rentrer dans le détail.
08:07Et donc, en gros, pour une personne seule sur deux ans, ça fait une paire de 600 euros par an
08:13entre 2024 et 2025.
08:15Et 1200 euros pour une famille, c'est par an.
08:16Mais voilà, et pour l'équivalent d'une famille avec deux enfants en bas âge, ça fait un peu plus
08:20de 1200 euros.
08:21Donc, ça monte par an.
08:23Donc, c'est 100 euros par mois.
08:24Voilà, on perd de 100 euros par mois pour un couple avec deux enfants en moyenne.
08:28En moyenne macroéconomique.
08:29Ça veut dire que certains ménages en sortent mieux, perdent beaucoup moins, voire même gagnent quand même.
08:33Et puis d'autres, pour lesquels c'est encore plus dur que ça.
08:36C'est-à-dire que…
08:36Quels sont les ménages ?
08:38Voilà, c'est la vraie question.
08:39C'est-à-dire qu'autour de cette moyenne, il y a des écarts.
08:42Et dans ces écarts, on voit bien que les ménages qui sont les plus exposés
08:47sont ceux qui sont les plus sensibles aux variations d'abord des prix de l'énergie,
08:52notamment des prix de l'essence.
08:53Et donc, c'est plutôt…
08:55C'est assez évident.
08:56C'est les ménages péri-robains aux zones rurales,
08:59ceux qui ont besoin de voir deux voitures pour aller travailler,
09:02ceux qui ont besoin de voitures pour aller faire leurs courses, aller chercher leurs enfants, etc.
09:06Et qui, en plus, j'allais dire, n'auraient que leur salaire pour vivre.
09:09C'est-à-dire qu'ils n'ont pas de revenus financiers à côté,
09:12ils ne sont pas forcément propriétaires de leur logement,
09:15ne reçoivent pas d'aide sociale particulière.
09:19Et donc, ces gens-là, si jamais le salaire n'est pas revalorisé,
09:22ce qui est possible, c'est-à-dire que si vous n'êtes pas au SMIC,
09:24il n'y a aucune obligation pour l'entreprise de vous augmenter.
09:27Donc, si vous êtes dans une PME qui a des difficultés,
09:29que vous êtes dans une zone périurbaine ou rurale
09:31et que vous êtes biactif dans cette situation-là,
09:35vous avez à la fois, j'allais dire,
09:37mauvais jeu de mots,
09:38mais un double effet qui se coule dans le mauvais sens.
09:39C'est-à-dire, le mauvais effet, c'est d'abord la hausse des prix de l'essence
09:42qui est plus forte pour vous,
09:43parce que vous en consommez plus que la moyenne des Français.
09:46Et deuxièmement, vous avez moins de hausse de revenus que les autres.
09:48Et donc là, l'effet du pouvoir d'achat et des fins de mois difficiles,
09:50il s'entend véritablement.
09:52Si on se projette, le pouvoir d'achat des Français
09:55devrait, pourrait encore baisser
09:56pour la troisième année d'affilée en 2027.
09:59Oui, tout à fait.
10:00On y va tout droit ?
10:02Disons qu'on ne peut pas l'écarter.
10:03On y va tout droit.
10:05On est dans ces prévisions-là où, pour le moment,
10:08on voit qu'on est autour d'un zéro, zéro moins.
10:12Tout ça va dépendre beaucoup,
10:14et je ne vais pas vous révéler vraiment un scoop,
10:16de ce qui va se passer dans le budget.
10:18Oui.
10:18Or, aujourd'hui, on a une présentation…
10:20Telle qu'il a été présentée,
10:21les Français sont mis en contribution.
10:23Les Français sont mis en contribution,
10:24notamment les retraités.
10:26Mais pas que, parce qu'on parle des APL,
10:28on parle des allocations familiales,
10:30qui devraient aussi être marquées là-dedans.
10:34Donc, effectivement, les retraités devraient voir
10:37leur revenu moins augmenter que d'habitude,
10:40un peu plus d'efforts sur un certain nombre d'aides sociales.
10:44Et donc, ça va être une année assez difficile,
10:46avec, parallèlement, on voit une réforme,
10:49par exemple, de l'abattement pour les retraités,
10:51donc un peu plus de hausse de fiscalité.
10:53Et la question, c'est, est-ce que les salaires
10:55vont véritablement augmenter ?
10:56Est-ce que les entreprises ont des marges de manœuvre
10:58pour augmenter fortement les salaires ?
10:59Ce que je veux dire, c'est que
11:01la situation macroéconomique aujourd'hui
11:03laisse assez peu d'espoir
11:04sur une hausse significative du pouvoir d'achat en 2027.
11:07Pourquoi ?
11:07Parce que les entreprises ont peu de marges de manœuvre
11:09pour augmenter les salaires.
11:10Et deuxièmement, on est face à un mur budgétaire.
11:13On le rappelle souvent,
11:14dans lequel il va falloir redresser les comptes publics
11:16d'une façon ou d'une autre,
11:18et que les Français, de toute façon,
11:20seront mis à contribution.
11:22Donc, à de quoi être pessimiste
11:23sur la situation financière des uns et des autres ?
11:26Alors, voilà, je ne voudrais pas être
11:28une vision trop négative des choses,
11:30mais c'est vrai qu'on rentre
11:31sur des années qui vont être dures.
11:33On le sait, pour ces questions
11:34de redressement des comptes publics,
11:36c'est toujours quelque chose de difficile
11:37pour une économie,
11:38et donc pour le pouvoir d'achat des ménages.
11:40Après, déjà, deux années,
11:412025-2026, qui sont mauvaises.
11:43On risque de rentrer peut-être
11:45dans un scénario un peu exceptionnel
11:46par rapport à ce qu'on a connu par le passé,
11:49voire peut-être même plus mauvais.
11:50Donc, là, il va falloir avoir un plan,
11:53j'allais dire, économique et budgétaire
11:55qui soit assez crédible, assez fort
11:57pour éviter cela.
11:58Allez, merci beaucoup.
11:59Explication signée Mathieu Plannes,
12:00directeur adjoint à l'IFE.
12:02Merci Mathieu.
12:03Merci David.
12:03Alors, face à la flambée des prix des carburants,
12:05faire le plan devient de plus en plus compliqué.
12:07Tiens, ici, la solution venait du bioéthanol.
12:09Reportage signé Manuel Lègre.
12:11À la station service,
12:13les automobilistes ont pris l'habitude
12:15de regarder le compteur avec inquiétude.
12:18Plus de 2 euros le litre de sans plomb,
12:20près de 2,40 euros le gasoil.
12:22Avec 50 litres,
12:24la barre des 100 euros est vite franchie.
12:26Pourtant, à quelques mètres de là,
12:28un conducteur fait son plein avec le sourire.
12:30Je paye le prix du litre à 0,86, 0,87.
12:36Et si je devais mettre du super,
12:38comme je le faisais auparavant,
12:40c'est à 2,11 euros maintenant.
12:43Donc, pour l'instant,
12:44moi, je suis très gagnant sur cette formule.
12:46Dans le réservoir de Jean,
12:48c'est du super éthanol E85,
12:50un carburant près de 2 fois et demi moins cher
12:53que le sans plomb à cette station.
12:54Un mélange d'essence et de bioéthanol,
12:57un alcool produit notamment à partir de betteraves
13:00et de céréales.
13:01Mais il a une limite.
13:02Une voiture à l'E85
13:04consomme environ 25% de carburant en plus.
13:08Avec le même réservoir,
13:09Jean parcourt donc moins de kilomètres.
13:11Et pour rouler à l'E85,
13:13encore faut-il avoir la bonne voiture.
13:15Certains modèles sont conçus pour ce carburant.
13:18D'autres doivent être adaptés.
13:20Première étape pour ce garagiste,
13:22vérifier si la conversion est possible.
13:24On a un logiciel qui s'appelle Biomotors.
13:28Dans le logiciel,
13:28on demande l'immatriculation de la voiture
13:30pour savoir si c'est éligible ou pas.
13:32Les diesels sont exclus.
13:33Il faut une voiture essence.
13:35Et même là, ça ne suffit pas.
13:37Certains modèles anciens ne sont pas compatibles.
13:40On ne change rien.
13:41C'est un boîtier qui se met en parallèle
13:43par rapport au système de la voiture.
13:46Il adapte la quantité de carburant envoyé au moteur.
13:49À l'E85, il faut en injecter davantage.
13:52Avec du sans plomb,
13:54le boîtier ajuste de nouveau l'injection.
13:56Résultat, la voiture peut rouler avec l'un ou l'autre.
13:59Donc, pour l'installation de ce boîtier-là,
14:01on cherche une petite place qui est accessible.
14:04Donc, moi, en principe, je le mets à côté de la batterie.
14:07Là, voilà, ici, exactement.
14:09Voilà.
14:10Quelques minutes seulement d'installation.
14:12Ça part de 690 euros à peu près à 1100 quelque chose,
14:16à peu près 1100, 1180 euros, le système.
14:19Pour un boîtier à 800 euros,
14:21les économies réalisées à la pompe
14:23permettraient de rembourser l'installation
14:25après environ 10 800 kilomètres.
14:27Et les automobilistes seraient de plus en plus nombreux
14:31à franchir le pas.
14:32Aujourd'hui, sur le parc de voitures qui roule à l'E85,
14:35il y a à peu près 300 000 voitures avec des boîtiers E85
14:40et 150 000 avec des voitures Flexiul E85.
14:45Mais attention,
14:46parmi les quelques 11 000 stations-services françaises,
14:50toutes ne proposent pas d'E85.
14:52Il y en a plus de 4100 aujourd'hui.
14:5693 % des Français habitent à moins de 10 kilomètres
15:00d'une station E85.
15:02Si son prix résiste mieux à la hausse du pétrole,
15:06c'est parce que l'E85 en contient moins que le sans-plomb.
15:09Il est aussi moins taxé, car plus écolo.
15:1112 centimes par litre contre 67 pour le sans-plomb 95.
15:16Il réduit de 50 % le CO2 par rapport à l'essence,
15:20donc c'est bon pour le climat.
15:21Et le 85 réduit de 90 % les émissions de particules fines
15:24par rapport à l'essence.
15:25Donc ça, c'est bon pour la qualité de l'air.
15:27Mais peut-on imaginer des millions d'automobilistes
15:30rouler à l'E85 ?
15:31Aujourd'hui, ce carburant ne représente que 5,5 %
15:35de l'essence consommée en France.
15:37Pour changer d'échelle, il faudrait produire bien davantage
15:40de bioéthanol.
15:42Avec une question à la clé,
15:43quelle place réserver aux cultures destinées au carburant ?
15:51Il n'y a pas que faire son plein qui pèse dans le budget des ménages.
15:54Remplir son caddie également.
15:56Bonjour Émilie Maillère.
15:57Bonjour.
15:58C'est la directrice des études à l'Institut Circana.
16:01Voilà, cette inflation, on en parle, qui est désormais à 3 %,
16:04ça vient des carburants, on l'a largement expliqué.
16:09On paye la canicule, on paye la sécheresse exceptionnelle de cet été,
16:12qui se poursuit d'ailleurs en ce début d'automne.
16:15Oui, c'est vrai que sur les fruits et les légumes, c'est ça qu'on paye.
16:18C'est les rendements qui ont baissé, et puis l'eau qui manque,
16:21et qui continue de manquer en cette rentrée.
16:23Ce qui va expliquer une envolée des prix sur des produits
16:26comme la tomate, la courgette et d'autres encore.
16:28Justement, quels sont les produits frais ? De combien ça augmente ?
16:31Alors, depuis cet été, on est sur une inflation à deux chiffres,
16:3510, 13 %, ça dépend un peu des produits.
16:37Sur les fruits et les légumes ?
16:38Sur les fruits et les légumes, pour l'instant c'est ça.
16:40Du côté des produits frais, on va aussi avoir de l'inflation sur la viande,
16:43et ça c'est pas nouveau, c'est pas en rapport avec la canicule,
16:46c'est une tension qui dure sur le cheptel bovin en France.
16:50Donc c'est vrai que sur la viande de bœuf, on est sur des inflations
16:52qui sont autour de 15 %.
16:53Donc il y a quelques produits comme ça aujourd'hui où il y a de l'inflation,
16:57mais le sens de l'histoire, c'est qu'il y a de l'inflation
16:59sur de plus en plus de produits probablement dans les semaines et mois à venir.
17:03Alors chez Sercana, vous travaillez sur les produits de consommation courante
17:06vendus en grande surface, en grande distribution, alimentaire et non alimentaire.
17:10Et cette inflation, vous, vous ne la voyez pas encore,
17:12hormis sur quelques produits qu'on a évoqués, peut-être qu'il y en a d'autres.
17:16Globalement, en grande surface, aujourd'hui, où est l'inflation ?
17:20Il y en a, il n'y en a pas ?
17:21Alors, il y en a sur les produits frais, de la même manière que dans l'ensemble des commerces.
17:25Voilà, exactement.
17:26Mais sur les produits de grande consommation, c'est-à-dire les produits qui sont emballés,
17:30pour l'instant, on est à zéro.
17:32Oh, on est à zéro ?
17:33Voilà, on est à zéro.
17:34Sur les trois derniers mois, juillet, août, septembre, les prix n'ont pas augmenté.
17:37C'est-à-dire que vous payez globalement en moyenne vos produits,
17:39le même prix que l'année dernière.
17:41Ça, c'est une moyenne.
17:42Il y a des produits qui augmentent un peu.
17:44Je citais la viande de bœuf, par exemple, sur la conserve de poisson,
17:48on a aussi un petit peu d'inflation.
17:50Sur les eaux en bouteille, un petit peu d'inflation.
17:52Le chocolat, j'ai vu passer un peu d'inflation sur le chocolat.
17:54Aussi, le chocolat, toujours un petit peu sur le café.
17:56Donc, quelques produits.
17:57Un peu, c'est quoi ?
17:58C'est quand même assez significatif.
18:00J'ai sur la viande de bœuf, on est autour de 14%.
18:02Sur l'eau en bouteille, autour de 3%.
18:04Sur le chocolat, alors plus il va y avoir de chocolat dans le produit,
18:08plus ça va être en augmentation.
18:10On est autour d'une dizaine de pourcents encore aujourd'hui sur le chocolat.
18:13Mais ça reste sur certains produits et pas sur d'autres.
18:17Et puis, il y a aussi quelques baisses sur le jambon, sur le sucre,
18:21sur les produits d'entretien, sur les produits d'hygiène.
18:24Il y a quelques baisses de prix, parfois assez significatives, autour de 5%.
18:28Et l'ensemble s'équilibre.
18:29Pour l'instant, on est à zéro.
18:31Donc, pour l'instant, les prix dans nos caddies, hors produits frais, sont stables.
18:36Exact.
18:37Pour l'instant.
18:38Pourquoi ça résiste ?
18:40Parce que ça paraît surprenant quand même.
18:42Est-ce que ça peut tenir sur tout aussi ?
18:43Alors, ça résiste parce qu'en France, les prix des produits de grande consommation
18:49sont régis par les négociations commerciales.
18:51Donc, on négocie une fois par an, du mois de novembre à la fin du mois de février,
18:55les prix pour l'année suivante.
18:58Et c'est vrai que bien le...
18:59Donc, on est protégé, en fait, par ces négociations qui ont lieu et qui ont abouti en avril 2026.
19:05Qui se sont terminées en février 2026.
19:08Effectivement, les prix ont commencé, d'ailleurs, n'ont pas beaucoup bougé en avril 2026.
19:12Et là, on va rentrer dans un nouveau cycle de négociations commerciales sur cette fin d'année
19:16qui se terminera en février 2027.
19:19Et effectivement, on s'attend à ce qu'au printemps, en avril, probablement,
19:23cette inflation qui aujourd'hui est nulle ne le soit plus.
19:27OK.
19:27Donc, il y aura des hausses de prix en 2027 en grande distribution.
19:32Dans la grande distribution.
19:33Et donc, les prix pourraient augmenter possiblement de combien ?
19:36Alors, ça, c'est bien compliqué de savoir.
19:39Je pense qu'il y a un minimum, un minimum qui sera autour de 2-3% en moyenne.
19:45Mais c'est vraiment un minimum parce que, globalement, tous les produits peuvent augmenter.
19:49Parce qu'il y a certes le sujet caniculte et matières premières agricoles.
19:54Mais il y a aussi, avec le conflit au Moyen-Orient, le sujet carburant qui fait que tous les produits
20:03que l'on consomme qui sont issus du pétrole, donc emballés.
20:07Le plastique.
20:07Exactement.
20:08Le plastique.
20:09Beaucoup de produits sont emballés en plastique dans les magasins.
20:12Donc, ça, ça peut augmenter.
20:13Les shampoings, les pâtes, enfin, quasiment tout.
20:14La lessive, plein de choses.
20:16Et puis, il y a ce sujet du carburant.
20:18Les produits alimentaires sont transportés.
20:21Donc, les industriels, les petites entreprises comme les plus grandes,
20:25elles ont déjà des hausses de coût depuis le début de l'année 2026.
20:29Entre 2 à 3%, c'est une moyenne.
20:31Mais les produits les plus exposés, ça serait quoi ?
20:33Je ne sais pas moi, le lait, les œufs ?
20:36Alors, ce serait…
20:37À des hausses de prix.
20:38Oui, à des hausses de prix.
20:39On va dire sur la viande, sur la volaille, sur les œufs, sur le porc,
20:44parce qu'il y a eu des grosses baisses de rendement sur le maïs liées à la canicule.
20:48Et le maïs, c'est un élément fort de l'alimentation des volailles, du porc.
20:52Donc, ça peut générer des augmentations sur ces produits-là.
20:55Les pâturages ont grillé.
20:56Donc, ça veut dire que les foins pour nourrir les bêtes cet hiver sont en moins grande quantité.
21:01Donc, les éleveurs vont devoir acheter des produits pour nourrir les animaux.
21:06Et donc, ça peut faire augmenter les coûts de production.
21:09Et donc, potentiellement, le lait et tous les produits autour du lait.
21:13Les tensions sur le blé, ça peut faire grimper, bien sûr, la farine, les biscuits, le pain,
21:19tout ce qui comporte du blé.
21:21Donc, il y a beaucoup de choses.
21:22Le carburant, c'est compliqué pour les pêcheurs qui utilisent beaucoup de carburant.
21:26Donc, faire grimper les prix.
21:28Les fruits qui étaient plus chers, les fruits frais qui étaient plus chers cet été,
21:32quand on va les mettre dans des conserves ou qu'on va les congeler.
21:36Pour faire des fraises, pour faire des compotes.
21:37Exactement.
21:38Ça peut avoir un effet rebours dans quelques mois sur les produits, on va dire, emballés.
21:42Les salades en sachet qui n'ont pas poussé cet été ou pas assez.
21:47Donc, voilà.
21:48Plein de produits, finalement, alimentaires qui peuvent être concernés par ça.
21:52Donc, en synthèse, l'inflation se fera sentir dans les rayons de la grande distribution
21:57dans quelques mois, en dehors du rayon frais.
22:00Mais pourtant, quand on écoute les consommateurs, ils ont un ressenti qui est très différent.
22:04Comment on explique ce décalage ?
22:06Quand on pose la question, j'imagine qu'il y a des gens qui remplissent leur caddie.
22:09Ils vont vous dire, non, il y a de l'inflation.
22:10Oui, c'est vrai que même quand…
22:13Parce que pendant quelques années, il n'y a pas eu beaucoup d'inflation jusqu'en 2021
22:17en grande distribution, voire pas, voire même un peu des baisses de prix.
22:20Mais le sentiment des gens quand ils font leurs courses, c'est que les prix augmentent.
22:23Pourquoi ? Parce que finalement, on ne met jamais exactement la même chose dans son caddie
22:27d'une semaine à l'autre.
22:28Et pour vous donner un ordre d'idée, quand on fait ses courses, il y a à peu près
22:31un article sur cinq qui n'était pas prévu dans la liste.
22:34Donc, comme ce qui laisse le sentiment du prix, c'est quand vous passez à la caisse,
22:39et bien finalement, le fait de ne pas acheter exactement la même chose, de craquer sur
22:42un ou deux produits qui n'étaient pas prévus, finalement, ça fait dépenser un petit
22:46peu plus que ce qu'on pensait et c'est ça qui fait la cherté.
22:50Mais effectivement, aujourd'hui, les prix sont stables et pourtant, les gens ont le
22:52sentiment que les prix augmentent.
22:54Donc, ça va s'exacerber dans les mois à venir, ce sentiment qui va devenir une réalité.
22:58Donc, les prix ont vraiment beaucoup augmenté en grande distribution entre 2021 et 2025.
23:04Je veux dire, notamment dans l'alimentaire, il n'y a pas 20% des prix alimentaires.
23:08Je n'ai plus le chiffre en tête.
23:09Oui, c'est ça.
23:10On va dire que c'est 25% entre le début de l'année 2022 et aujourd'hui.
23:14Et ça, pour le coup, ça marque les esprits et on n'est jamais redescendu.
23:18Et on n'est jamais redescendu.
23:19Alors, en moyenne, on n'est pas trop redescendu, effectivement.
23:22Donc, ça veut dire qu'il faut se mettre dans la vie d'une famille qui faisait un course,
23:27on va dire une famille de cadres, qui fait un caddie de plein pour une centaine d'euros
23:30au début 2022.
23:31Aujourd'hui, ce caddie, il fait 125 euros.
23:33Dans le caddie, il y a toujours les mêmes quantités, les mêmes produits.
23:37Et donc, ça, ça laisse des traces dans les comportements d'achat.
23:40Donc, même si l'année prochaine, c'est 2, 3, 4, 5%, on pourrait se dire que ce n'est
23:45pas énorme.
23:45Il faut penser que ça vient s'empiler sur ces 25% et là, ça devient très compliqué.
23:50Est-ce qu'il y a des comportements de la part des consommateurs qui changent face à cette tension sur
23:54les prix ?
23:55Est-ce qu'il y a des habitudes de consommation qui changent ?
23:57Obligatoirement.
23:58En fait, les Français ont dû s'adapter en 2022-2023 quand les prix ont beaucoup augmenté.
24:03Et quelque part, ils n'ont pas quitté cette nouvelle façon d'acheter parce que les prix sont restés élevés.
24:08Donc, la stratégie, on va dire, première, c'est d'essayer de se priver le moins possible,
24:14donc d'acheter des produits moins chers, donc la marque de distributeur.
24:17Ça, ça reste quand même une façon pour les gens...
24:20Qui a gagné des parts de marché.
24:21Qui a gagné des parts de marché parce qu'en moyenne, un produit de marque de distributeur,
24:24c'est 35% moins cher qu'un produit de marque.
24:27national.
24:28La qualité équivalente ?
24:29Alors, dans le déclaratif, les gens nous disent, à quasiment 90%,
24:34la qualité de la MDD me va bien et c'est...
24:37Marque de distributeur.
24:37Marque de distributeur, oui.
24:39Ça vaut la marque nationale.
24:41Donc, l'acceptation de la qualité, c'est quasiment équivalent.
24:44Quasiment, je dis bien.
24:45En tout cas, ça passe et c'est beaucoup moins cher.
24:47Donc, c'est vraiment une manière d'amortir la hausse des prix
24:51que d'acheter de la marque de distributeur.
24:52Après, la promotion, ponctuellement, quand elle ne vous fait pas acheter plus
24:56que ce que vous aviez prévu, ça peut aussi être une manière de faire des économies.
25:01Acheter en drive, par exemple, faire ses courses en drive.
25:05On n'a pas l'impulsion qu'on va avoir dans un magasin d'acheter des produits qu'on n
25:09'avait pas prévus.
25:10C'est beaucoup... Il y a beaucoup moins de tentations.
25:12Puis, on voit le montant du panier qui monte au fur et à mesure.
25:15Donc, on peut vider.
25:16On n'a pas cette gêne qu'on peut avoir dans un magasin de reposer un article.
25:18Donc, voilà.
25:19Il y a des façons différentes, différentes manières d'essayer de minimiser un peu la hausse des prix.
25:26Et ça veut dire aussi se priver de viande, de poisson, de...
25:29Ça veut dire aussi, effectivement, alors, les Français veulent se priver le moins possible.
25:34C'est pour ça que la marque de distributeurs, c'est une façon de continuer à consommer
25:38en payant quand même moins cher.
25:40Mais, effectivement, il y a des arbitrages qui sont faits,
25:43qui sont souvent faits sur des produits qui ne sont pas absolument essentiels.
25:47C'est ce qu'on avait vu sur la dernière grosse vague d'inflation.
25:51Par exemple, les alcools, qui sont des produits un peu chers,
25:54qui font vite monter la valeur du caddie.
25:56On les écarte.
25:57Certains produits d'entretien, d'hygiène, parce que la priorité, c'est de s'alimenter.
26:01Donc, on privilégie vraiment le cœur de l'assiette.
26:04Il y a moins de gâchis alimentaires, au passage, ou pas ?
26:06Parce qu'on achète peut-être plus souvent, en plus petite quantité.
26:12Je ne sais pas, il y a moins de gâchis ?
26:13Alors, le gaspillage alimentaire, c'est vrai que ça a été...
26:17Les Français ont fait plus attention quand les prix ont beaucoup augmenté,
26:20parce que le gaspillage, c'est vraiment dommage.
26:22C'est un produit que vous avez payé et vous ne le consommez pas.
26:24Donc, c'est vrai que c'est une vraie piste pour faire attention.
26:27Et on a vu, effectivement, les Français faire plus de sessions de course,
26:32aller plus souvent faire les courses.
26:33Comme ça, on achète au plus juste,
26:34plutôt que de faire des très, très gros caddies
26:36et jeter potentiellement quelques produits.
26:39Allez, merci beaucoup.
26:40Explication signée, Émilie Maillère.
26:41Merci à vous.
26:42Avec plaisir.
26:43Directrice d'études à l'Institut Circana.
26:45Voilà, c'est la fin de Pourvu que ça dure,
26:46l'émission qui rend les cours responsables,
26:48l'émission tournée depuis le bivouac de L'Oréal France.
26:51Pourvu que ça dure, c'est aussi du replay sur publicsada.fr.
26:54À très vite.
26:55Sous-titrage Société Radio-Canada
27:02Sous-titrage Société Radio-Canada