00:00Bon début de journée avec votre radio locale, ici Orléans Soye, il est bienvenu, il est 8h moins le quart.
00:05Marie Dorcel, le premier tour de la primaire sociale-démocrate, ouvre aujourd'hui en ligne.
00:10Ils sont cinq candidats à la candidature, donc de la présidentielle,
00:14et le premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans le Loiret, est notre invité pour en parler tout de suite.
00:19Bonjour Julien Leceins. Bonjour.
00:20Est-ce qu'on sait combien de Loiretains et de Loiretaines sont inscrits pour ce scrutin ?
00:25Alors on a le chiffre au niveau national, 140 000 inscrits.
00:28L'objectif initial était de 100 000 personnes.
00:31Donc on a finalement engagé une dynamique beaucoup plus forte qu'on ne pouvait l'espérer.
00:36Alors le problème c'est qu'il y a dix ans maintenant quasiment, pour la primaire du PS en 2017,
00:41ils étaient deux millions d'électeurs. 140 000, c'est très peu non ?
00:45Le format n'est pas le même. Là c'est 140 000 personnes qui sont inscrites, adhérentes à la dynamique
00:50présidentielle.
00:51L'objectif de cette primaire, il n'est pas seulement de venir voter pour un ou une candidate.
00:57Il est de venir s'engager dans la démarche présidentielle.
01:01Il est de commencer aujourd'hui pour continuer durant les six mois qui viennent jusqu'au deuxième tour de l
01:07'élection.
01:07Mais ce sont quand même des gens qui votent pour le ou la future candidate de la gauche social-démocrate.
01:12Et donc ils sont amenés à s'exprimer effectivement pour le ou la candidate de la gauche social-démocrate.
01:16L'adhésion pour participer à ce scrutin, c'était 15 euros.
01:19Est-ce que pour vous ça a été un frein ?
01:21C'est cher, les précédentes primaires, même si j'entends que ce n'était pas le même modèle,
01:25était à 1 ou 2 euros ? La différence est énorme.
01:27Alors la différence sur le principe de voter, oui.
01:30Sur le principe de l'adhésion, il est moins cher.
01:34L'adhésion aux différents partis politiques de cette primaire est plus élevée que 15 euros habituellement.
01:39C'est les modalités de l'adhésion démocratique à une organisation politique.
01:44Et ça n'a pas été un frein. On avait pour objectif 100 000 personnes.
01:47On arrive finalement à 140 000.
01:49On voit que les débats qui ont eu lieu durant tout le mois de septembre sur la primaire
01:53ont engrangé une dynamique, un intérêt.
01:56Bien évidemment, plus le tarif est bas, plus on peut faire venir de monde.
02:00Ça sans aucun doute.
02:02Mais il y a aussi l'enjeu d'organiser la vie démocratique de ces partis politiques.
02:05140 000 personnes inscrites pour ce premier tour qui commence aujourd'hui,
02:10dans un quart d'heure maintenant et jusqu'à demain,
02:12pour départager 5 candidats.
02:155 candidats qui viennent du PS, pour Olivier Faure, pour Jérôme Gage et Emmanuel Morel,
02:19de Place Publique pour Raphaël Glucksmann.
02:21Il y a aussi l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal.
02:25Ça fait 5 candidats qui sont du même vivier.
02:28Est-ce que vraiment c'est possible de les départager ?
02:30Pour Emmanuel Morel, il est de la gauche républicaine et socialiste.
02:36Il y a des variantes dans les propositions qui sont faites par les candidats et les candidats.
02:41Si vous avez observé les débats, vous voyez énormément, majoritairement, des points communs.
02:46Il y a des éléments sur la fiscalité, je pense notamment,
02:49où il y a des variantes d'approche entre les candidats.
02:52Ce sera justement sur ces bases-là que les adhérents du pôle de la primaire pourront les départager.
02:59Julien Lecens, pour être bien clair, est-ce que le ou la candidate élue,
03:02soit ce week-end, soit la semaine prochaine s'il y a un second tour,
03:05sera le ou la candidate de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle ?
03:09Il sera, il deviendra le candidat de la gauche sociale-démocrate à la présidentielle.
03:13Il n'y aura pas d'accord avec le reste de la gauche pour présenter quelqu'un d'autre sous
03:16cette bannière-là ?
03:17Ça, il y aura, à la suite de l'élection, l'enjeu pour la personne désignée d'aller rencontrer les
03:23autres forces de gauche,
03:24je pense aux écologistes, je pense aux partis communistes,
03:28pour construire un large rassemblement pour porter l'élection présidentielle,
03:34pour porter un contrat législatif.
03:36Vous parlez de la gauche, mais pas d'LFI.
03:39Il n'y aura pas de discussion avec la France insoumise, ça c'est assez clair depuis le début.
03:42Il n'est pas possible d'avoir de discussion avec Jean-Luc Mélenchon.
03:46Pourquoi ?
03:46Jean-Luc Mélenchon n'a souvent de discussion qu'avec lui-même.
03:49Donc il y aura forcément quelqu'un en face de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle ?
03:53Il y aura forcément une autre proposition,
03:55parce que les Français l'ont déjà exprimé à d'autres élections,
03:58les citoyens de gauche mais plus largement,
04:00il y a d'autres attentes politiques que ce qui est proposé par Jean-Luc Mélenchon.
04:05Il y a donc cette primaire de la gauche sociale et démocrate,
04:08vous parlez de Marine Tondelier, vous parlez aussi de Fabien Roussel,
04:11c'est une gauche qui est très divisée.
04:12Comment on fait pour rassembler les électeurs en 2027 ?
04:15Le dialogue, le terrain.
04:17C'est vraiment possible, le dialogue, on a l'impression qu'effectivement,
04:20vous parlez notamment de l'impossible avec la France insoumise,
04:23ça fait des années qu'on a l'impression que le dialogue à gauche est très compliqué.
04:26Non, nous réussissons à l'avoir sur certaines élections,
04:29je pense notamment aux dernières, les élections municipales.
04:31Nous avons réussi à l'avoir sur de précédentes élections,
04:33je pense aux législatives.
04:35Nous réussissons à travailler dans les collectivités,
04:38avec le parti communiste, avec les écologistes.
04:41Nous avons cette possibilité de poursuivre,
04:43nous avons même ce devoir de poursuivre le dialogue
04:45pour proposer la candidature la plus pertinente à gauche
04:50pour parler aux citoyennes et aux citoyens.
04:52La campagne dans les six prochains mois s'annonce très dure selon vous ?
04:56Plus dure peut-être que les autresquels vous avez participé ?
04:58On dit de campagne en campagne que la campagne n'a jamais été aussi difficile.
05:02Chaque campagne a évidemment ses particularités,
05:04il y a les enjeux de 2027,
05:06on le voit en ce moment avec les mobilisations lycéennes,
05:08il y a des attentes qui sont exprimées,
05:11il y a la question d'une mobilisation le 17 octobre,
05:13il y a des attentes des citoyennes et des citoyens.
05:16Après dix ans d'Emmanuel Macron,
05:18il y a beaucoup de ras-le-bol, beaucoup de déceptions.
05:21L'enjeu, il est justement de transformer ces colères en solution politique.
05:26Un ras-le-bol qui s'exprime selon les sondages
05:28vers plutôt un vote du Rassemblement National.
05:31Marine Le Pen est portée en tête des sondages.
05:35C'est possible selon vous d'arriver au même niveau
05:38que le Rassemblement National à gauche ?
05:40C'est une possibilité, c'est un devoir,
05:44c'est l'enjeu des six mois de campagne.
05:45C'est pas ce que montrent les sondages pour le moment ?
05:46Oui, mais si vous regardiez les sondages aux élections de 1995,
05:49nous aurions Édouard Balladur qui est président.
05:51En 2017, nous aurions eu François Fillon.
05:54Donc à six mois d'une élection,
05:56tout est encore à travailler.
05:58Et cette primaire qui commence à 8h dans 10 minutes maintenant
06:01et pour deux jours pour ce premier tour.
06:03Merci beaucoup Julien Le Sainz,
06:04premier secrétaire fédéral du PS dans le Loire
06:06et d'avoir été notre invité.
06:08Bonne journée.
06:08Merci à vous.