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  • il y a 7 heures
Multipliant bons mots et punchlines, le candidat à la présidentielle Fabien Roussel, a défendu jeudi à Paris, à un mois du premier tour de la présidentielle, l'urgence à obtenir un cessez le feu immédiat en Ukraine. Présent au meeting, l'Humanité a recueilli les réactions de militants et sympathisants au candidat communiste.

Devant quelques milliers de personnes dans la salle circulaire du Cirque d'hiver et devant un écran géant placé dehors, le candidat, veste bleue et chemise blanche, a appelé ses partisans à se "démultiplier", pour "faire connaître notre programme", dans une campagne sous morphine", en raison de la guerre et d'un candidat, le président Macron, "qui ne veut pas débattre".

L'objectif, au-delà de la victoire, a-t-il insisté, c'est surtout de devenir "la première force à gauche" pour les législatives à venir. A ce stade, Fabien Roussel, crédité de 5% dans les sondages, est troisième à gauche derrière Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot.

"On ne combat jamais rien en broyant du noir", a-t-il insisté dans son discours de plus d'une heure, défendant son programme des Jours heureux, dont le nom est inspiré du programme rédigé par le Conseil national de la Résistance. Il a d'ailleurs annoncé "la constitution d'un CNR du 21ème siècle, un Conseil national pour la république, dès la semaine prochaine", qui "rassemblera les forces qui s'engagent dans cette campagne".

Une gauche pour la paix
"Il montrera l'espoir d'une gauche au travail, d'une gauche pour la paix, d'une gauche pour la liberté", a-t-il expliqué, en évoquant longuement la guerre en Ukraine et appelant notamment à ce que les réfugiés ukrainiens "soient logés dans les superbes villas des oligarques russes" en Europe.

Il a appelé une nouvelle fois à "oser la paix", invitant les militants à crier "stop à la guerre", qu'il est venu lui-même hurler devant ceux restés à l'extérieur.

"Fabien Roussel réclame un cessez le feu en Ukraine, la protection des civils, une convention internationale pour garantir la paix, la sécurité alimentaire, il a une véritable lecture de paix et ça nous manque dans le paysage politique aujourd'hui", nous explique Mathieu, jeune étudiant en sociologie.

Des jerricans LVMH
"Les Français sont inquiets, ils voient la guerre à la télévision, et ils la voient aussi dans leur porte-feuille", a-t-il dit. "L'essence est devenu un produit de luxe, on va bientôt avoir des jerricans LVMH !"

"Je demande que les 27 pays de l'UE, réunis à Versailles, garantissent l'approvisionnement de nos pays en électricité, en gaz, en blé", a-t-il dit, appelant à ce "que pas un centime d'euros ne soient versé aux actionnaires en 2022".

"Comme on dit aux enfants, on ne joue pas avec les aliments", a-t-il insisté.

"Certains candidats parlent déjà de la retraite à 65 ans, certains vous prédisent un litre d'essence à 3 euros, certains vous demandent de baisser votre chauffage de 2 degrés (l'écologiste Sandrine Rousseau, ndlr), comme s'ils ne savaient pas qu'on avaient déjà dû ba

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Transcription
00:05Stop à la guerre ! Stop à la guerre !
00:09Tous ensemble, nous voulons crier stop à la guerre.
00:14La paix, nous la voulons pour toutes les familles d'Ukraine,
00:19pour toutes les familles d'Europe, pour toutes les familles françaises,
00:23pour les travailleurs, pour la jeunesse de tous ces pays.
00:27Bien sûr, tout le monde ne partage pas cet objectif.
00:31La situation est vraiment très grave et on voit qu'il y a un niveau d'émotion
00:34qui est très grand et qui est très partagé par la population.
00:37Donc on a vraiment besoin qu'il y ait des prises de positions politiques fortes
00:42comme celle de Fabien Roussel et je pense que c'est courageux aujourd'hui
00:44de demander un cessez-le-feu et les conditions pour la paix.
00:49Ce qui est sûr aussi, c'est qu'il faut se poser la question de pourquoi on en arrive là.
00:55Et voilà, je pense que si on ne s'interroge pas vraiment sur les intérêts économiques,
01:02sur les intérêts impérialistes des pays qui s'engagent dans ce type de conflit,
01:06on ne réglera pas les soucis.
01:07Donc il faut vraiment revoir la politique économique et géopolitique dans toute sa globalité.
01:13Il faut arrêter les hostilités et revenir peut-être à ce qu'on a raté
01:20et ce que tous les pays occidentaux ont contribué à faire rater, c'est-à-dire les accords de Minsk.
01:26Et puis ensuite, quand des peuples demandent leur indépendance,
01:30et bien voilà, un référendum sous contrôle international,
01:33c'est quand même plus simple que d'avoir la guerre dans la boue,
01:37peut-être en répétition de ce qu'a été la guerre dégueulasse de 14-18 dans la boue.
01:46Et peut-être c'est une leçon aussi pour le monde entier de ne pas tomber,
01:50laisser tomber les pays dans le nationalisme.
01:53En observateur assez attentif de l'Ukraine, parce que c'est un pays qui m'intéresse depuis très longtemps,
02:00où je suis allé en 2014-2015 pendant la guerre civile,
02:04au moment de l'éclatement de la guerre civile,
02:06la vérité c'est qu'on a poussé Poutine en fait à son dernier retranchement.
02:12Alors ça excuse pas ce qu'il a fait, mais en fait quand on utilise la violence,
02:19on reçoit de la violence, et la violence elle ne peut qu'escalader.
02:23Donc le cesse et le feu que demande Roussel, c'est primordial,
02:26et il faut tout faire pour y arriver, mais c'est pas en marchant sur les Russes,
02:30et pas en marchant sur le peuple.
02:32Au début de la pandémie, la crise sanitaire, on a eu du mal à avoir des...
02:35On n'avait pas de masque, et là on voit bien qu'au niveau des armes,
02:43c'est plus facile de livrer des armes.
02:48On parle aussi de l'arme nucléaire, donc ça fait assez peur.
02:52La paix aujourd'hui est d'une urgente nécessité.
02:57L'urgence, c'est d'obtenir d'abord à cesser le feu,
03:01et un retrait des troupes russes d'Ukraine.
03:04Fabien Roussel a été très clair, il a couvert de nombreux sujets autour de la guerre,
03:09que ce soit le cessez-le-feu, la protection des civils,
03:12la nécessité d'une convention internationale pour garantir la paix,
03:16l'importance d'assurer l'approvisionnement en gaz,
03:20de réguler les tarifs, la sécurité alimentaire.
03:23Donc il a véritablement eu une lecture complète de la situation,
03:27une lecture de paix, et ça nous manque terriblement aujourd'hui dans le paysage politique.
03:30C'est cet espoir de jours heureux, de paix,
03:33avoir un candidat qui ose promouvoir ce pacifisme,
03:36qui ose condamner les spéculateurs qui, eux, de leur côté se gavent
03:40sous cette guerre, qui presque la promeut,
03:42et c'est vanter une paix, une paix qui est possible, qui est envisageable,
03:45et espérer un jour peut-être une Europe pacifique.
03:50Incroyable qu'on ait un candidat qui nous rappelle à quel point c'est important
03:53d'encore y croire, en un monde pacifiste.
03:56Et je célèbre surtout le retour d'une gauche qui se soucie du peuple,
04:02qui se soucie de la misère, qui se soucie des gens qui souffrent
04:05et qui aimeraient avoir un peu plus loin que le bout du mois.
04:08Et ça fait plaisir de voir une gauche qui a envie de voir un peuple fier
04:11et de retour dans ses jours heureux.
04:13Voilà, je suis très heureux de ce Fabien Roussel,
04:15et pour moi ça donne l'espoir à une gauche qui n'était depuis longtemps plus du tout sociale.
04:20Son message il est clair, la guerre ne sert à rien en dehors de tuer, de faire du massacre.
04:27Et que je pense qu'à travers ce qu'il a dit lui, c'est porteur de paix.
04:33Il faut exiger l'appel, cesser le feu.
04:36Mais il faut avoir une volonté pour celle-ci,
04:39mais il faut avoir la volonté de faire une cessez de feu dans tous les pays du monde.
04:44Parce que la guerre n'est pas qu'en l'Ukraine.
04:46Enfin, à mon sens, les Européens se réveillent en pensant que ça ne leur arriverait pas.
04:51Mais je pense que les dictateurs, ils ont encore beaucoup de chance chez eux
04:56pour pouvoir déclencher des guerres.
04:58Et surtout, très bien d'avoir fait toute une partie du discours,
05:00voire même le début sur l'Ukraine et sur le sujet qui est le plus important en ce moment.
05:04Pour moi, c'est un sujet qui est travaillé, pas d'ambiguïté.
05:08Il n'a pas peur d'appuyer ses positions.
05:13Et pas d'ambiguïté.
05:16Et toujours le mettre au mot, la solidarité avec tous les peuples.
05:20Tout à fait d'accord.
05:22Je ne peux pas dire que ça a changé.
05:25Pour eux, et pour vous, on appelle à ça, le président citoyen,
05:32à l'intermédiaire de l'Ukraine.
05:34C'est parti !
05:35C'est parti !

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