00:00Ce serait bien quand même qu'enfin, les gens qui vivent les problèmes essayent de les résoudre.
00:05Ce n'est pas avec ceux qui les ont créés qu'on va les résoudre.
00:08Ça, on en a déjà une belle palanquée à l'Assemblée.
00:10Là, on a des gens, en effet, une femme de chambre, un toubib, on a des infirmiers qui sont candidats,
00:15on a un boulanger, on a un ouvrier, enfin on en a plus que ça en fait,
00:19mais c'est les exemples que je donne, qui vivent les choses
00:21et qui voient comment finalement on peut résoudre une partie des problématiques
00:28qu'on a dans nos vies professionnelles et dans nos vies quotidiennes.
00:37Bien sûr, le marché de Creil, un grand marché de la circonscription, le plus grand d'ailleurs.
00:42Et l'objectif, c'est de remobiliser tous ces électeurs
00:46parce que la plupart ont bien conscience qu'ils ne veulent pas le Macron,
00:50mais ça commence à venir, la perception que ces législatives,
00:53c'est ce qui peut complètement faire bouger la situation
00:56et puis lui donner finalement une minorité dans le pays et une majorité à gauche.
01:02Elle est importante, madame, pour vous, cette élection législative ?
01:05Ah oui, bien sûr qu'elle est importante.
01:06Ah oui, oui, très même.
01:09Parce que ça fait des années et des années qu'il n'y a pas eu de rassemblement à gauche.
01:14Même si on peut en penser ce qu'on veut par rapport à l'organisation et ainsi de suite,
01:18peut-il n'empêche que c'est la seule chance que l'on a pour l'instant
01:21de pouvoir avoir un grand nombre de députés de gauche à l'Assemblée nationale.
01:26Quand il y a un candidat de la gauche, de l'Union Populaire,
01:30il n'y a pas d'autre candidat en face.
01:32Et donc ça perturbe aussi un peu les électeurs
01:36parce qu'ils ont tellement l'habitude de voir socialistes, communistes, verts, et ainsi de suite,
01:41parce que ça, ça demande beaucoup d'explications
01:44et surtout le fait que c'est une possibilité pour eux
01:48d'avoir une Assemblée beaucoup plus à gauche.
01:52C'est quoi, c'est la 7e circonscription ?
01:55Voilà, c'est toute la gauche unie.
01:56L'Ouest Penne, toute la gauche unie.
01:58Moi, c'est quand même la première fois, quand je distribue dans des immeubles,
02:01qu'on m'interpelle des fenêtres pour dire
02:03« on peut gagner, on est avec vous, et ces législatives sont importantes ».
02:06Parce que jusque-là, les gens ne mesuraient pas
02:09et considéraient que finalement, l'élection législative,
02:12c'était pour donner la majorité au président.
02:14Là, on est sur une situation différente.
02:16Le président est mal élu, les sujets n'ont pas été traités,
02:19les gens ne votent pas de sa politique, qu'il n'a pas de majorité populaire.
02:23Et cette élection, avec ce rassemblement,
02:26est vécue comme un possible 3e tour
02:28et pouvant donner une majorité de gauche
02:30qui finalement changera réellement les choses.
02:32Et là, pour la première fois depuis longtemps,
02:35c'est intégré.
02:35Et on a des interpellations qu'on n'avait, ma foi, jamais eues.
02:39Donc oui, il y a une dynamique et puis il y a un vrai espoir qui se lève.
02:46Beaucoup qui avaient voté l'extrême-droite
02:47parce qu'ils ne voulaient pas de Macron
02:49et que ça leur semblait le bulletin utile
02:52attendu la désunion de la gauche.
02:54Parce que voilà, cette désunion a fait que
02:56nos candidatures diverses n'ont pas été très crédibles,
02:59même si Jean-Luc Mélenchon a réussi à en capter l'essentiel
03:02et a eu un vote utile très fort.
03:03Mais pour beaucoup, c'était vécu comme un vote qui ne marcherait pas.
03:06Et donc pour attaquer Macron, ils ont voté Marine Le Pen.
03:10Et certains nous disent, et nous ont dit,
03:13là on va voter pour vous.
03:14Et ce ne sont pas des gens qui adhèrent du tout aux yeux de Marine Le Pen
03:16mais qui étaient sur un vote tactique
03:18que je regrette.
03:20Parce qu'évidemment, légitimer l'extrême-droite,
03:22c'est quand même extrêmement dangereux.
03:23On sait ce que porte ce parti et d'où il vient.
03:27Il n'y a pas longtemps, on commémorait les fusillés de Roya-Lieu
03:30à Compiègne qui ont été fusillés par l'extrême-droite.
03:34Et moi, je n'oublie pas que le Front National a été créé à la base
03:36par des collaborateurs et des gens qui venaient des légions charlemagne,
03:41donc Waffen-SS français.
03:44Quand on a commencé à diffuser les premiers flyers,
03:49on a changé le titre et on a marqué ça.
03:51Un nouvel espoir.
03:51Parce que c'est exactement ce qu'on a ressenti dans toutes ces populations
03:55qui ne veulent pas de Macron
03:56et qui attendaient ce rassemblement, enfin, d'une gauche qui décide de gagner.
04:02Et donc là, on s'est mis en position de gagner.
04:04Du coup, c'est vrai qu'il y a un enthousiasme à cette candidature
04:08parce qu'on peut faire rebasculer cette circonscription
04:10qui est à droite depuis 15 ans.
04:12Et puis, après, il y a aussi des aspects évidemment plus locaux.
04:16Je me suis retrouvé quand même à vérifier des ordonnances pendant la campagne
04:20parce que j'ai des patients que je rencontre.
04:21Il y a plein de façons de faire cette campagne,
04:24de façon assez surprenante des fois.
04:26Mais l'enthousiasme, en tout cas, est très présent.
04:32Ils ont vu le travail qu'il a fait
04:34pour mobiliser le personnel hospitalier,
04:37mais aussi la population.
04:39Et aujourd'hui, il l'identifie comme une personne
04:41qui va être vraiment, qui va se préoccuper des préoccupations du quotidien,
04:46qui va être un vrai député, qui va défendre les vraies valeurs de gauche
04:49et surtout, qui vont les défendre à l'Assemblée nationale et au niveau local aussi.
04:53Il y a toujours l'union de la gauche.
04:55Et en fait, on a pour défendre deux services publics.
04:57On a un fort soutien, ça c'est une très bonne nouvelle,
05:00des élus de cette circonscription,
05:01de plusieurs, enfin, d'un petit paquet de maires,
05:04d'adjoints, de conseillers régionaux,
05:07d'une sénatrice qui nous soutient, Laurence Rossignol.
05:10Donc on s'appuie aussi sur tous ces gens
05:13pour organiser les distributions, les portes à portes,
05:16les rencontres, les thématiques.
05:17Et donc, il faut coordonner tout ça.
05:19Alors heureusement, ce n'est pas moi qui fais tout tout seul.
05:21Il y a une directrice de campagne, Martine Pleuchot.
05:23Il y a un directeur de la communication, Thierry Horry.
05:25Il y a des gens qui s'occupent de planifier les portes à portes
05:27et puis les distributions par ville, par quartier.
05:31Et tout ça, c'est un collectif de campagne le soir
05:34où on se réunit et puis on met tout au point, tout au carré.
05:37Et on discute, y compris, des thèmes qu'on va aborder la semaine suivante.
05:41Donc voilà, moi, je t'invite à venir.
05:43On a des réunions publiques, on a des choses.
05:44Et apporter, parce qu'en fait, ce n'est pas apporter nos idées à nous,
05:47c'est comment on peut tous s'apporter des idées.
05:49C'est ça, c'est l'union de la gauche.
05:52Là, de mon côté, je vais faire le maximum possible.
05:54Je vous invite tous, mes amis de Creuil,
05:58de voter pour Loïc Pen.
06:00En tout cas, vous ne serez pas déci.
06:02Votez pour lui.
06:04C'est un bon candidat pour nous.
06:06Il va bien nous défendre à l'Assemblée nationale.
06:08Et vous ne serez pas déci.
06:09C'est David Guetta.