00:00Aujourd'hui, à quelques pas de l'Assemblée Nationale, un lieu à rassemblement contre les propos racistes tenus hier dans
00:04l'hémicycle.
00:05Pendant qu'il posait une question au gouvernement, le député LFI Carlos Martens Bilongo a été interrompu par les propos
00:11racistes suivants,
00:12qu'il retourne en Afrique, prononcés par le député RN Grégoire de Fournas.
00:21Ma personne a été attaquée, et elle a attaqué aussi la personne, les personnes aussi, qui me ressemblent.
00:30Voilà, tout à fait.
00:31C'est des millions de Français qui ont été attaqués, hier.
00:39Et le fait que je sois député, cette phrase a été captée en vidéo.
00:44Et vous savez, toute la nuit, j'ai reçu différents messages et différents mails de personnes qui m'ont dit
00:48« Monsieur Bilongo, vous êtes député, vous avez de la chance. »
00:52Moi, cette insulte, c'est tous les jours, quand je vais au travail.
00:55Je me lève à 4h du matin, je suis comme de ménage, je travaille, je me mette du service,
01:00restaurateur, et continuellement j'ai des insultes.
01:08Hier, ils assumaient leur racisme, ils rigolaient dans les couloirs, ils faisaient des mauvais...
01:16Ils sont ceux qui ont toujours été, des racistes !
01:25Et puisque nous voici, je veux saluer tous ceux des députés, quelles que soient leurs opinions politiques,
01:35même quand nous sommes si durement opposés les uns aux autres.
01:39Ce moment-là, ont validé le pacte des Françaises et des Français, l'unité du peuple contre les racistes !
01:49La France est, comme vous la voyez, de vos propres yeux, diverses, multiples, et un effort pour cela, et pas
02:05malgré cela !
02:07Un effort grâce à cela !
02:11C'est un rassemblement qu'on a appelé hier soir, parce qu'on était très émus, très en colère,
02:17à l'égard d'un député d'extrême-droite qui, au fond, a dit quelque chose qui est en résonance
02:22avec le projet de fond de l'extrême-droite,
02:24un propos raciste, ouvertement raciste, ouvertement inhumain.
02:27Et donc, on exprime là notre solidarité vis-à-vis de Carlos, parce que c'était d'une violence personnelle
02:32incroyable,
02:33vis-à-vis de toutes celles et ceux qui subissent le racisme au quotidien,
02:36puisque c'est aussi vis-à-vis d'eux que c'était très violent et inacceptable,
02:41et le fait que nous demandons, là, tout de suite, une sanction la plus haute possible,
02:46au bureau qui va se réunir de façon exceptionnelle aujourd'hui.
02:49Ce qui s'est passé hier au sein de l'hémicycle ne doit pas être banalisé.
02:53On était tous absolument sidérés. On n'a aucune surprise venant d'un membre du Rassemblement national,
02:59de son racisme, de sa xénophobie crasse.
03:03Et pourtant, ces mots-là, ils n'avaient pas été prononcés au sein de l'Assemblée nationale,
03:07ils n'ont pas leur place, c'est des mots qui sont des ennemis des valeurs républicaines.
03:11Et pourtant, hier, on était heurtés, il y a des collègues qui ont pleuré,
03:17chacun a exprimé des émotions de manière très diverse.
03:20Je peux noter aussi qu'en dehors des bancs, évidemment, du RN, sur tous les bancs, il y avait de
03:25l'effroi.
03:25J'ai vu le ministre de l'Éducation nationale, par exemple, être particulièrement aussi sidéré.
03:32Et donc, voilà, on ne peut pas laisser passer ça, on ne peut pas le banaliser.
03:36On y était parce qu'on était en séance publique, donc on l'a vu en direct.
03:40On était bien en face du Rassemblement national en plus.
03:42Donc, c'était vraiment terrifiant.
03:44Ça fait vraiment peur, en fait, réellement. Et c'est très violent.
03:48Il s'est attaqué aux députés en face et à des millions de personnes dans ce pays.
03:52Et ça fait peur de voir que c'est autant banalisé.
03:56On est dans l'Assemblée nationale et il est assis, les bras croisés, balance des propos racistes.
04:03Comme si, comme l'a dit très justement M. Mélenchon, on était au Café du Gouin.
04:06Et ça fait vraiment, vraiment peur de voir 89 députés du Rassemblement national dans notre Assemblée.
04:12Hier, la République française a été salie par des propos racistes à l'intérieur de l'Assemblée du peuple,
04:17à savoir l'Assemblée nationale. On ne peut pas rester sans réagir.
04:20Le problème, c'est que nous ayons des élus du Rassemblement national d'extrême droite
04:26qui ont réussi à faire croire qu'ils n'étaient pas cette extrême droite,
04:29mais qu'ils étaient juste en partie du Rassemblement national.
04:32Aujourd'hui, le vernis craque. On s'aperçoit enfin de l'immondice des propos qu'ils sont capables de proférer.
04:39Et malgré tout ce qu'ils disent, en disant que ce n'est pas ce qu'il a voulu dire,
04:42etc.
04:42Moi, je les ai vus hier soir, féliciter ce député de beaucoup qu'ils avaient fait
04:47et faire des selfies ensemble pour s'auto-congratuler de ces propos racistes à l'intérieur de l'Assemblée nationale.
04:54Donc oui, ce parti est tout sauf républicain.
04:56C'est bien de marquer ce genre de choses que les gens n'oublient pas à qui ils ont affaire.
05:01qu'ils n'oublient pas d'où vient le Front National et qu'ils fonctionnent
05:05et qu'ils n'oublient pas que toutes les catastrophes graves venues du racine de l'antisémitité
05:09ont commencé par des petites choses, par des phrases, par des articles.
05:14Je suis là aujourd'hui pour soutenir Carlos et pas que Carlos, parce qu'avec ce qui a été dit
05:20dans l'hémicycle,
05:21Carlos a été touché et moi-même, j'ai été touché par ces propos ignores.
05:26Parce que nous sommes Français. Nous sommes nés en France. On habite en France. On travaille en France.
05:32On paye nos impôts en France. On paye les loyers en France. Nous sommes Français.
05:37Donc ça nous a touchés.
05:39Le jour de noir est arrivé
05:42contre nous de la tyrannie.
05:48paris.