Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
À quelques pas de l’Assemblée Nationale, place du président Édouard Herriot, a eu lieu à 13h un rassemblement contre les propos racistes tenus ce jeudi 3 novembre dans l’hémicycle.

Pendant une question au gouvernement sur les migrants, le député La France Insoumise Carlos Martens Bilongo a été interrompu par les propos du député Rassemblement National Grégoire de Fournas : « qu’il(s) retourne(nt) en Afrique ».

À la suite de ce rassemblement organisé par les forces de gauche et la NUPES, les députés ont voté la censure avec exclusion temporaire de l’Assemblée nationale pour 15 jours du député RN. Accompagnée d’une privation de la moitié de son indemnité parlementaire pendant 2 mois, c’est la plus haute sanction prévue par le règlement de l’Assemblée nationale.

Abonnez-vous à l'Humanité 👉 https://abo.humanite.fr/2243

📣 SUIVEZ L'HUMANITÉ !
Retrouvez tous nos articles sur 👉 https://www.humanite.fr/
Notre page Facebook 👉 https://fr-fr.facebook.com/humanite.fr/
L'Humanité est aussi sur Twitter 👉 https://twitter.com/humanite_fr

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Aujourd'hui, à quelques pas de l'Assemblée Nationale, un lieu à rassemblement contre les propos racistes tenus hier dans
00:04l'hémicycle.
00:05Pendant qu'il posait une question au gouvernement, le député LFI Carlos Martens Bilongo a été interrompu par les propos
00:11racistes suivants,
00:12qu'il retourne en Afrique, prononcés par le député RN Grégoire de Fournas.
00:21Ma personne a été attaquée, et elle a attaqué aussi la personne, les personnes aussi, qui me ressemblent.
00:30Voilà, tout à fait.
00:31C'est des millions de Français qui ont été attaqués, hier.
00:39Et le fait que je sois député, cette phrase a été captée en vidéo.
00:44Et vous savez, toute la nuit, j'ai reçu différents messages et différents mails de personnes qui m'ont dit
00:48« Monsieur Bilongo, vous êtes député, vous avez de la chance. »
00:52Moi, cette insulte, c'est tous les jours, quand je vais au travail.
00:55Je me lève à 4h du matin, je suis comme de ménage, je travaille, je me mette du service,
01:00restaurateur, et continuellement j'ai des insultes.
01:08Hier, ils assumaient leur racisme, ils rigolaient dans les couloirs, ils faisaient des mauvais...
01:16Ils sont ceux qui ont toujours été, des racistes !
01:25Et puisque nous voici, je veux saluer tous ceux des députés, quelles que soient leurs opinions politiques,
01:35même quand nous sommes si durement opposés les uns aux autres.
01:39Ce moment-là, ont validé le pacte des Françaises et des Français, l'unité du peuple contre les racistes !
01:49La France est, comme vous la voyez, de vos propres yeux, diverses, multiples, et un effort pour cela, et pas
02:05malgré cela !
02:07Un effort grâce à cela !
02:11C'est un rassemblement qu'on a appelé hier soir, parce qu'on était très émus, très en colère,
02:17à l'égard d'un député d'extrême-droite qui, au fond, a dit quelque chose qui est en résonance
02:22avec le projet de fond de l'extrême-droite,
02:24un propos raciste, ouvertement raciste, ouvertement inhumain.
02:27Et donc, on exprime là notre solidarité vis-à-vis de Carlos, parce que c'était d'une violence personnelle
02:32incroyable,
02:33vis-à-vis de toutes celles et ceux qui subissent le racisme au quotidien,
02:36puisque c'est aussi vis-à-vis d'eux que c'était très violent et inacceptable,
02:41et le fait que nous demandons, là, tout de suite, une sanction la plus haute possible,
02:46au bureau qui va se réunir de façon exceptionnelle aujourd'hui.
02:49Ce qui s'est passé hier au sein de l'hémicycle ne doit pas être banalisé.
02:53On était tous absolument sidérés. On n'a aucune surprise venant d'un membre du Rassemblement national,
02:59de son racisme, de sa xénophobie crasse.
03:03Et pourtant, ces mots-là, ils n'avaient pas été prononcés au sein de l'Assemblée nationale,
03:07ils n'ont pas leur place, c'est des mots qui sont des ennemis des valeurs républicaines.
03:11Et pourtant, hier, on était heurtés, il y a des collègues qui ont pleuré,
03:17chacun a exprimé des émotions de manière très diverse.
03:20Je peux noter aussi qu'en dehors des bancs, évidemment, du RN, sur tous les bancs, il y avait de
03:25l'effroi.
03:25J'ai vu le ministre de l'Éducation nationale, par exemple, être particulièrement aussi sidéré.
03:32Et donc, voilà, on ne peut pas laisser passer ça, on ne peut pas le banaliser.
03:36On y était parce qu'on était en séance publique, donc on l'a vu en direct.
03:40On était bien en face du Rassemblement national en plus.
03:42Donc, c'était vraiment terrifiant.
03:44Ça fait vraiment peur, en fait, réellement. Et c'est très violent.
03:48Il s'est attaqué aux députés en face et à des millions de personnes dans ce pays.
03:52Et ça fait peur de voir que c'est autant banalisé.
03:56On est dans l'Assemblée nationale et il est assis, les bras croisés, balance des propos racistes.
04:03Comme si, comme l'a dit très justement M. Mélenchon, on était au Café du Gouin.
04:06Et ça fait vraiment, vraiment peur de voir 89 députés du Rassemblement national dans notre Assemblée.
04:12Hier, la République française a été salie par des propos racistes à l'intérieur de l'Assemblée du peuple,
04:17à savoir l'Assemblée nationale. On ne peut pas rester sans réagir.
04:20Le problème, c'est que nous ayons des élus du Rassemblement national d'extrême droite
04:26qui ont réussi à faire croire qu'ils n'étaient pas cette extrême droite,
04:29mais qu'ils étaient juste en partie du Rassemblement national.
04:32Aujourd'hui, le vernis craque. On s'aperçoit enfin de l'immondice des propos qu'ils sont capables de proférer.
04:39Et malgré tout ce qu'ils disent, en disant que ce n'est pas ce qu'il a voulu dire,
04:42etc.
04:42Moi, je les ai vus hier soir, féliciter ce député de beaucoup qu'ils avaient fait
04:47et faire des selfies ensemble pour s'auto-congratuler de ces propos racistes à l'intérieur de l'Assemblée nationale.
04:54Donc oui, ce parti est tout sauf républicain.
04:56C'est bien de marquer ce genre de choses que les gens n'oublient pas à qui ils ont affaire.
05:01qu'ils n'oublient pas d'où vient le Front National et qu'ils fonctionnent
05:05et qu'ils n'oublient pas que toutes les catastrophes graves venues du racine de l'antisémitité
05:09ont commencé par des petites choses, par des phrases, par des articles.
05:14Je suis là aujourd'hui pour soutenir Carlos et pas que Carlos, parce qu'avec ce qui a été dit
05:20dans l'hémicycle,
05:21Carlos a été touché et moi-même, j'ai été touché par ces propos ignores.
05:26Parce que nous sommes Français. Nous sommes nés en France. On habite en France. On travaille en France.
05:32On paye nos impôts en France. On paye les loyers en France. Nous sommes Français.
05:37Donc ça nous a touchés.
05:39Le jour de noir est arrivé
05:42contre nous de la tyrannie.
05:48paris.

Recommandations