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  • il y a 2 jours
A quelques jours d’une réunion décisive avec la direction allemande du groupe Südzucker, lors de laquelle ils doivent présenter un plan de reprise, plusieurs centaines de salariés et betteraviers de Saint-Louis sucre ont souhaité mettre la pression au groupe devant l’ambassade allemande à Paris.
Ils s’opposent à la fermeture programmée en 2020 de deux sucreries localisées à Cagny, dans le Calvados, et à Eppeville, dans la Somme. Reportage.

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Transcription
00:00Nos chiffres nous permettent de dire qu'à l'avenir, encore la betterave restera une culture rentable.
00:04Voilà pourquoi nous croyons en la reprise des deux sites,
00:08donc à savoir Kani et à la fois Ebil, qui ont été tout simplement lâchement,
00:13je le dis comme ça, abandonnés, par le groupe allemand Sudsucker.
00:24Ils vont garder les meilleurs marchés rémunérateurs en France,
00:27tout en faisant leur production de sucre en Allemagne.
00:31Donc ils consolident la maison mère allemande en restructurant la production et en affaiblissant la France.
00:37Dans chaque site, vous comptez à peu près 500 emplois directs et indirects pour chaque site,
00:42ça fait à peu près 1000 personnes, parce qu'une sucreurie c'est une industrie lourde
00:46qui génère beaucoup d'activités autour.
00:48Il faut l'approvisionner à hauteur de 11 à 12 000 tonnes de betterave par jour,
00:52avec autant de coproduits et de produits qui ressortent de l'autre côté, si vous voulez.
00:56Donc en termes de transport, en termes de maintenance, c'est très très important.
00:59Donc c'est vraiment un pan de l'activité économique,
01:02et surtout une sucreurie en général, ce sont dans les campagnes, ce ne sont pas dans les villes.
01:06Donc c'est encore une industrie lourde en France qui risque de disparaître.
01:10Et à un moment donné, j'ai presque envie de dire, ça suffit.
01:18On a les betteraves, on a nos machines, on a notre personnel, on a les salariés,
01:24aussi bien à l'usine des salariés compétents comme nous dans nos entreprises.
01:28Et aujourd'hui, on nous casse ça.
01:30On a toujours vu des betteraves dans le Côte-Valos, en France.
01:35On fait attention, on est plus parti pour le bio,
01:38et puis nous, ça va nous venir des betteraves qui vont être traitées et tout ce qu'on veut dans
01:42nos citernes.
01:43Et puis c'est ça qu'on aura à mettre dans notre café le matin, du sucre comme ça ?
01:48Non, on ne peut pas accepter ça.
01:54Quelle Europe veut-on lorsqu'on voit qu'un groupe allemand sur l'axe de construction historique franco-allemande
02:01se comporte de cette manière-là ?
02:03On a besoin d'un État fort, un besoin d'un État qui dise aux Allemands
02:06« Comportez-vous en gens responsables demain » pour que nous puissions continuer à avancer dans l'Europe.
02:15C'est un plan de reprise avec un fonds planteur, avec des régions Hauts-de-France et Normandie
02:21à nos côtés dans le plan de financement.
02:24C'est un plan de reprise qui a un réel intérêt économique et qui est viable, qui est réalisable,
02:31qui maintient l'ensemble des bassins d'emploi de Cagny et des Peuville.
02:34Et ce que l'on souhaite, c'est pouvoir en discuter librement avec Zootzucker
02:38de manière à ce qu'ils nous disent « Ok, on vous vend les entreprises ».
02:42Ce seraient les producteurs qui seraient majoritaires dans ce plan de reprise
02:45pour que ce ne soient pas soit des investisseurs extérieurs, soit des banquiers
02:49qui possèdent la nouvelle entité juridique.
02:54Et on veut être évidemment majoritaire pour maîtriser notre outil de travail
03:00et que ce soit vraiment une coopérative.
03:02Le 15 mai prochain, nous viendrons avec une offre de reprise pour les deux usines,
03:09à la fois Cagny, à la fois Epville.
03:12Donc nous viendrons avec une offre de reprise concrète, chiffrée,
03:17et surtout, ce qui est important, une offre de reprise rentable.
03:21Et ça veut dire que tout ce qui a été annoncé par Saint-Louis Sucre de ces dernières années,
03:26de ces cinq dernières années, et qui disent que la société Saint-Louis Sucre France
03:32a des chiffres ou connaît des résultats négatifs, est absolument faux.
03:36Et nous saurons vous le prouver, et nous vous l'annoncerons,
03:39et nous nous le dirons concrètement le 15 mai prochain.
03:44Merci, monsieur Abouzard, et monsieur le sénateur.

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