Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 jour
À LA UNE / Parcoursup : peut mieux faire ?
Depuis son lancement en 2018, la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur suscite de vives émotions et tensions chez les lycéens et leurs familles. Conçue pour réguler l'entrée à l'université et mettre fin au tirage au sort, elle se retrouve régulièrement sous le feu des critiques. Ses détracteurs dénoncent un système opaque, anxiogène, qui accentue les inégalités sociales et déshumanise l'orientation par des algorithmes rigides. À l'inverse, ses défenseurs saluent un outil efficace qui permet de rationaliser les voeux et d'affecter un maximum d'élèves de manière transparente. Entre stress de l'attente et nécessité de régulation, le dispositif interroge notre vision de la méritocratie. Aujourd'hui, face aux dysfonctionnements persistants et à la détresse de nombreux candidats laissés pour compte, la question de sa disparition pure et simple est posée. Quel modèle alternatif pourrait garantir une transition juste et sereine vers les études supérieures ?
Invités :
- Emma Ferrand, journaliste éducation au « Figaro »
- Alban Mizzi, sociologue, auteur de « Parcoursup, la grande épreuve » (éditions Le Bord de l'eau)
- Cyril Coupaud, Proviseur en Essonne, secrétaire académique du SNPDEN-UNSA

Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique
- Elsa Mondin-Gava, journaliste LCP

LA QUESTION QUI FÂCHE / Nutri-score obligatoire : hypocrisie ou nécessité ?
Une pétition lancée par quatre scientifiques pour rendre l'affichage du nutri-score obligatoire a dépassé les 100 000 signatures début octobre. Ce seuil symbolique a permis à cette pétition populaire d'être analysée en commission des affaires sociales à l'Assemblée nationale. Depuis son apparition, le nutri-score a déjà conduit de nombreux industriels à modifier leurs recettes pour éviter les notes « D » ou « E » aux effets dissuasifs pour les consommateurs. Les détracteurs du nutri-score soulignent que les normes du marché européen pourraient empêcher de le rendre obligatoire. Selon quels critères les lettres du nutri-score sont-elles attribuées et ce processus est-il totalement juste et transparent ? De nouveaux amendements à ce sujet seront-ils ajoutés au projet de loi de financement de la sécurité sociale ?
Invités :
- Joëlle Mélin, députée « Rassemblement National » des Bouches-du-Rhône
- Sabrina Sebaihi, députée « écologiste et social » des Hauts-de-Seine
- Alexandra Murcier, nutritionniste et diététicienne

« Chaque Voix compte », votre rendez-vous quotidien qui prend le pouls de la société : un débat, animé par Adeline François, en prise directe avec l'actualité politique, parlementaire, sociale ou économique.
Un carrefour d'opinions où ministres, députés, élus locaux, experts et personnalités de la société civile font entendre leur voix.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:06Générique
00:07...
00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans Chaque Voix Compte sur LXP.
00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée Nationale.
00:32Avec à mes côtés ce soir Elsa Mondin-Gava.
00:34Bonsoir Elsa.
00:35Bonsoir Adeline.
00:36Et Nicolas Doménage.
00:37Bonsoir.
00:38Merci à tous les deux d'être là, c'est parti pour le sommaire.
00:41Avec à la une ce soir, en cette nouvelle journée de mobilisation des lycéens,
00:45le sujet en haut de la liste des revendications.
00:48Parcoursup, la plateforme cristallise toutes les critiques des élèves.
00:52Angoisse, calendrier, opacité, inégalité.
00:56Le gouvernement promet de corriger ce qui peut l'être.
01:00Parcoursup, comment retrouver le sens de l'orientation ?
01:02Ce sera la première partie de Chaque Voix Compte ce soir.
01:05A suivre, Nicolas Doménac.
01:07Quoi de neuf Nicolas ?
01:09Alors de vérité, la grande émission, est-ce qu'elle peut ressusciter ?
01:13C'est toute la question.
01:14Dans la deuxième partie de l'émission, place à la question qui fâche.
01:17Le Nutri-Score, champion ou bidon ?
01:19Une pétition pour le rendre obligatoire a déjà recueilli 110 000 signatures.
01:24Elle est désormais sur le site de l'Assemblée nationale.
01:26Et on en rébattra tout à l'heure avec les députés.
01:29Vous pouvez vous aussi interroger nos invités sur Parcoursup ou sur le Nutri-Score.
01:33Vous flashez le QR code qui est là.
01:34Et hop, c'est Elsa qui se charge ce soir de nous transmettre toutes vos questions et vos messages.
01:40Voilà pour le menu de ce soir.
01:41On compte sur vous Elsa.
01:43Installez-vous confortablement.
01:45Chaque Voix Compte, c'est parti.
01:53C'est une revendication qui est apparue très tôt dans les cortèges des lycéens.
01:57Il y a maintenant deux semaines.
01:58Il faut en finir avec Parcoursup, disent-ils.
02:01La plateforme d'admission post-bac fondée en 2018 est rejetée par une majorité d'élèves.
02:0784% jugent la procédure stressante.
02:11C'est un stress qui gagne d'ailleurs toute la famille.
02:1477% des parents se disent anxieux face à Parcoursup.
02:18Et le gouvernement promet de corriger ce qui peut l'être.
02:22Thibaut Henoch avec Dario Borgogno.
02:30Ce jeudi, acte 4 de la mobilisation lycéenne et nouvelle manifestation à Paris.
02:37Sur les pancartes, parmi la myriade de revendications, un nom s'attire les jurons.
02:43Parcoursup, c'est de la merde.
02:44C'est un pétant d'ordinateur de merde qui décide de notre avenir.
02:47Parcoursup, la plateforme nationale d'inscription en première année de l'enseignement supérieur,
02:53vécue comme un motif d'inquiétude et d'injustice.
02:56C'est une machine à broyer les gamins.
02:59Je flippe, j'ai une peur bleue de mettre un nombre de choix X et de ne pas être pris.
03:04J'ai vu un nombre de personnes ne pas être pris dans leur fac, mais incalculable.
03:07Une procédure numérique lancée en 2018 face à l'engorgement du système universitaire
03:13qui avait abouti alors à des systèmes de tirage au sort.
03:17Un système qui a recueilli les voeux de plus d'un million de candidats en 2026.
03:22Un chiffre en hausse d'année en année.
03:24Une machine à orienter, mais aussi à générer du stress, estime 84% des lycéens.
03:31Près d'un candidat sur deux jugent aussi la procédure pas assez transparente.
03:35Seuls 34% la trouvent juste et équitable.
03:39En cause, des refus souvent insuffisamment motivés qui donnent au candidat le sentiment d'une loterie.
03:46Parcoursup, le problème, c'est qu'on ne sait pas exactement ce qu'il y a derrière, comment ils choisissent
03:49les places.
03:50Je pense que c'est un algorithme qui nous dicte notre avenir.
03:53Enfin, je trouve ça grave en fait.
03:57Pourtant, rappelle le gouvernement, ce n'est pas l'algorithme de la plateforme,
04:01mais bien les établissements qui choisissent les dossiers.
04:05D'après le ministre de l'Éducation nationale, la procédure peut être améliorée, mais elle doit demeurer.
04:11L'abrogation de Parcoursup comporte des risques très sérieux d'assignation sociale et territoriale.
04:16Il n'y a jamais eu autant d'élèves des académies de Créteil et de Versailles et singulièrement de la
04:21Seine-Saint-Denis
04:21qui font leurs études à Paris depuis qu'il y a Parcoursup.
04:25Face aux revendications des lycéens, le gouvernement promet une réforme sans en préciser l'ampleur.
04:30Pour rendre Parcoursup plus transparent et intelligible.
04:33Les premières pistes d'amélioration devraient être dévoilées vers la fin du mois
04:37pour une mise en œuvre dès la prochaine campagne d'inscription début 2027.
04:43Et j'accueille sur le plateau de chaque voix-compte Cyril Coupeau.
04:45Bonsoir.
04:46Bonsoir.
04:46Vous êtes proviseur d'un lycée en Essonne et vous êtes également secrétaire académique du SNPDEN-UNSA,
04:52le syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale.
04:55D'un mot, ça s'est passé comment aujourd'hui dans votre lycée ?
04:57Dans mon lycée aujourd'hui, c'est étendu. Il y a eu un blocus à nouveau.
05:01Donc les cours ne reprennent pas ?
05:02Les cours n'ont pas repris pour les terminales.
05:05Demain, on essaye de faire reprendre les élèves de première et de seconde.
05:09On verra bien. A chaque jour suffit sa peine, madame.
05:11Emma Ferrand, bonsoir.
05:12Bonsoir.
05:12Vous êtes journaliste au service éducation du Figaro. Merci d'être là.
05:16Et bonsoir Alban Mitzi.
05:17Bonsoir.
05:17Vous êtes sociologue et auteur de Parcoursup, la grande épreuve aux éditions Le Bord de l'eau.
05:24Merci également Alban d'être là puisque vous venez de Bordeaux.
05:27On a entendu dans le reportage les lycéens cet après-midi,
05:30on a vu leur pancarte sur Parcoursup.
05:33Vous, quel est le principal reproche que vous faites à Parcoursup ?
05:37Alors eux, le principal reproche qu'ils font à Parcoursup, c'est que c'est long et opaque.
05:41Et ce qui n'est pas surprenant, c'est quand on regarde toutes ces revendications lycéennes
05:45qui sont très, très nombreuses, comme le disait le reportage.
05:49Ce qui est frappant, c'est que ce sont quand même des revendications sur les conditions d'études.
05:53Un professeur au tableau, une cantine fonctionnelle, une température correcte.
05:57Parce qu'ils ont intégré qu'à la fin, il y a quelque chose qui s'appelle Parcoursup,
06:01qui est un grand concours, une grande compétition.
06:03Ils savent qu'ils sont mis en compétition sur Parcoursup.
06:06Ils savent aussi très bien que tout ce qu'ils ont construit dans ce contexte
06:10partira sur Parcoursup et sera mis en concurrence avec des élèves
06:13qui ont des lycées fonctionnels, une cantine fonctionnelle.
06:16Ce que vous dites, c'est que pour gérer la compétition,
06:17il faut d'abord de bonnes conditions de travail.
06:19Oui, du moins les élèves ont besoin de se sentir sur un pied d'égalité
06:23face à cette compétition.
06:25Et une fois qu'on arrive à cette compétition, à ce dispositif,
06:28il y a des reproches qui sont faits au dispositif en lui-même.
06:33Le fait qu'il soit long, le fait qu'il soit opaque
06:35et le fait qu'il soit difficilement lisible.
06:37C'est ce qui est ressorti effectivement dans tous les témoignages.
06:40Est-ce que la plateforme Parcoursup n'a que des défauts selon vous ?
06:44Non, elle est pratique pour certaines choses.
06:47Déjà, le fait que ce soit une plateforme centralisée,
06:49ça permet quand même d'homogénéiser un calendrier.
06:53Le fait que des critères soient avec une taxonomie assez imposée.
06:57L'uniformisation, c'est pratique en certains points.
07:01Ça ne date pas de Parcoursup.
07:03Parcoursup ne nous a pas sauvé des dossiers papiers.
07:05On n'avait déjà plus des dossiers papiers avant.
07:08Parcoursup, c'est une bonne source d'information.
07:10Ça, les élèves le reconnaissent.
07:11Les élèves, de toute manière, savent aller chercher l'information.
07:14Les élèves, même en dehors de Parcoursup, ils savent le faire.
07:17Ce que Parcoursup donne très peu, c'est des repères.
07:19Il faut se connaître, il faut connaître la carte des formations,
07:22il faut savoir s'accorder avec ses projets.
07:24Et pour ça, les élèves, ils ont besoin d'accompagnement.
07:27Ils ne peuvent pas y arriver tout seuls.
07:28C'est tout le sujet, en fait, et sans doute que vous le vivez au quotidien avec vos élèves,
07:32Cyril Coupeau.
07:32Vous, en tant que proviseur, votre rôle auprès des élèves qui arrivent en terminale,
07:37qui ont déjà affaire à Parcoursup dès la première,
07:41comment est-ce que vous les accompagnez ?
07:42Comment est-ce qu'on les accompagne ?
07:44Eh bien, les professeurs au quotidien le font,
07:46et dès la rentrée en terminale,
07:49mais vous avez raison de dire qu'on en parle déjà avant,
07:52dès la rentrée en terminale, les professeurs en parlent,
07:54les professeurs principaux en parlent, notamment.
07:56Il y a des séances consacrées à l'orientation dans des heures de vie de classe
08:00ou parfois des petits morceaux d'heures de cours
08:02où les professeurs en profitent pour en parler aux élèves.
08:06Et puis, à partir du mois de janvier,
08:07on met en place dans mon lycée, par exemple,
08:10une réunion d'information, formation,
08:13à destination des élèves, mais surtout de leurs parents,
08:16pour leur dire ce qu'est Parcoursup,
08:18pour dédiaboliser un peu aussi ce qui n'est qu'un outil
08:21et n'ont pas une machine à broyer les enfants.
08:24Voilà.
08:25Donc, on accompagne, en fait, l'usage.
08:29Parcoursup est né en 2018.
08:31Donc, vous, vous avez connu aussi avant.
08:33C'était mieux avant ?
08:35APB ? Je ne suis pas sûr.
08:38Je pense que...
08:40Admission post-bac ?
08:41Admission post-bac, oui, pardon.
08:42APB.
08:43Vous voyez, la différence avec Parcoursup,
08:46c'est qu'APB demandait qu'on classe les vœux
08:48et on obtenait le vœu le mieux classé.
08:50Là, on a une réponse sur tous les vœux,
08:53ce qui fait qu'on évite l'angoisse que j'ai connue à l'époque
08:57des élèves qui changent d'avis
08:59une fois que la validation des vœux était passée
09:01et en disant que leur vœu 1, finalement,
09:04il l'aurait bien mis en 14.
09:05Vous voyez ?
09:06Là, au moins, tous les vœux sont interrogés,
09:08ils ont des réponses sur tout.
09:09Je ne suis pas sûr que ce soit moins bien qu'APB.
09:11Mais c'est vrai que le reproche que font aujourd'hui
09:14les lycéens à Parcoursup,
09:16c'est ce sentiment d'une sélection généralisée,
09:19là où, à l'époque d'APB ou même avant Ravel,
09:22les portes de la fac étaient grandes ouvertes
09:25à tous ceux qui voulaient y aller.
09:26Oui.
09:27Alors, qu'il y ait une sélection, c'est évident,
09:29puisque le principe de Parcoursup,
09:31c'est que c'est une série de tamis, si vous voulez.
09:33Les élèves postulent,
09:36les établissements d'enseignement supérieur,
09:38les universités, les écoles ou les lycées.
09:41étudient tous les dossiers.
09:42Je pense que c'est important de le rappeler.
09:44Ce n'est pas juste un algorithme,
09:45c'est une boîte à lettres
09:47qui reçoit les demandes et les réponses.
09:50Elsa, il y a une question, téléspectateurs ?
09:51Tout à fait.
09:52Peut-être que je vais vous la poser.
09:54Emma Ferrand, ça pose peut-être le problème.
09:56Sylvie Sommès nous dit,
09:57pour la même population,
10:00alors au début, elle mettait 75 universités,
10:01mais elle s'est corrigée 48 universités en France,
10:05164 en Grande-Bretagne cherchaient l'erreur.
10:07Est-ce que finalement, ce n'est pas ça le problème ?
10:09C'est qu'il n'y a pas suffisamment d'universités ?
10:11Il y a trop d'élèves, trop de gens qui ont le bac
10:13et pas assez de formation à proposer derrière ?
10:15C'est effectivement toute la grande question
10:16parce que, vous venez de le dire,
10:18on a de plus en plus d'étudiants,
10:20en tout cas de bacheliers,
10:22qui souhaitent entreprendre des études supérieures
10:25par la suite.
10:26Donc effectivement, il n'y a pas de place
10:28nécessairement pour tout le monde
10:29puisqu'on n'a pas eu nécessairement
10:31d'universités supplémentaires.
10:33On a aussi l'enseignement supérieur privé
10:36avec plein d'écoles de plein de types aussi
10:38qui prend de plus en plus de place.
10:41Là aussi, ça demande beaucoup d'informations
10:44pour les parents qui s'y retrouvent confrontés
10:47et qui ne savent pas quelles sont ces écoles.
10:50Donc il y a tout un travail à faire aussi
10:51pour savoir quels sont ces établissements
10:54qui sont bons ou pas.
10:56Donc effectivement, il y a un vrai problème
10:59du nombre d'universités
11:00versus le nombre d'étudiants qui croient.
11:02Est-ce qu'il y a des formations
11:03qui sont beaucoup plus tendues que d'autres ?
11:06Il y a des formations qui sont plus tendues que d'autres,
11:08notamment les formations de médecine,
11:10toutes les formations qui vont être sélectives aussi,
11:13des doubles licences aussi
11:14qui vont être très demandées aujourd'hui.
11:16Parce que c'est ça aussi la différence,
11:18c'est qu'aujourd'hui, les jeunes,
11:20on leur demande de se démarquer ensuite
11:22pour leur avenir.
11:23Et donc, évidemment, toutes les formations
11:25qui sont un peu plus originales,
11:27qui sortent un peu plus du lot,
11:28ou bien qui ont aussi davantage de taux d'insertion,
11:32vont attirer de plus en plus de jeunes.
11:34Alors, j'avais juste une question.
11:35J'avais une ministre, il y a des minutes,
11:37qui me disait que c'est un système pour enfants gâtés,
11:39c'est-à-dire ceux qui ont les premiers choix,
11:41ils laissent attendre pendant que les autres
11:43sont dans l'angoisse.
11:44C'est un peu le problème,
11:46et c'est vrai que le ministère, chaque année,
11:47demande à ce que, justement,
11:49une fois que les vœux sont acceptés
11:51pour les étudiants,
11:53enfin, pour les bacheliers,
11:55que, justement, ces candidats-là acceptent
11:57ou refusent le plus vite possible.
11:59Parce qu'en fait,
12:00en laissant, justement,
12:02en suspens tous les vœux,
12:04eh bien, ça bloque les listes d'attente
12:06et ça empêche aux autres candidats,
12:09ensuite, de remonter dans les listes
12:11et, à leur tour, de choisir la formation qui leur convient.
12:16Alban Mizzi,
12:17votre livre s'appelle
12:19Parcoursup, la grande épreuve.
12:21En quoi est-ce qu'aujourd'hui,
12:23l'orientation est devenue quelque chose
12:25de beaucoup plus angoissant
12:26que dans les années 80, 90 ?
12:30Est-ce que le problème de départ,
12:31ce n'est pas d'abord de savoir ce qu'on veut faire ?
12:34Il faut savoir ce qu'on veut faire, c'est sûr.
12:36Beaucoup d'élèves ne savent pas ce qu'ils veulent faire.
12:38Beaucoup d'élèves se laissent un peu le temps.
12:40Parcoursup, ce qui est intéressant,
12:42c'est que, certes, c'est un outil,
12:43mais c'est un outil qui a des effets sur les trajectoires.
12:46On parlait des listes d'attente, notamment.
12:48La hiérarchisation des vœux,
12:50le fait de revenir sur cette hiérarchisation des vœux,
12:52c'est le choix politique qui a donné les listes d'attente.
12:55Et ces listes d'attente,
12:57c'est une conséquence politique
12:59qui, d'ailleurs, amène les jeunes
13:01à sortir dans la rue manifester,
13:03puisque Parcoursup est long.
13:04Et Parcoursup n'est pas neutre en cela.
13:06– Qu'est-ce que vous voulez dire quand vous dites c'est long ?
13:08C'est-à-dire que c'est long d'obtenir la réponse à son vœu ?
13:11– En fait, vous devez obtenir,
13:13vous devez jongler entre l'obtention d'une réponse,
13:15l'estimation sur les listes d'attente supplémentaires,
13:18vous devez faire des choix, des dilemmes,
13:19vous projeter,
13:20et c'est un travail qui est continu,
13:21si bien que vous avez quand même beaucoup d'élèves
13:24qui, une fois la rentrée passée,
13:25n'ont toujours pas de solution.
13:27On parlait d'admission post-bac et du classement des vœux,
13:29c'est un choix politique qui a été fait d'annuler ça.
13:31Sous admission post-bac,
13:32il n'y avait pas de liste d'attente,
13:34puisque ce rebasculement automatique
13:38parfois, aucune plateforme n'est neutre.
13:39APB ne l'était pas,
13:40Parcoursup ne l'est pas non plus.
13:41La prochaine chose ne le sera pas non plus.
13:43Il y a des choix politiques qu'il faut assumer.
13:45– Oui, mais c'était une demande aussi à l'époque d'APB,
13:47c'était une demande de la part des lycéens,
13:49justement, que cette hiérarchisation des vœux disparaisse.
13:53Donc, c'est difficile de contenter tout le monde.
13:55– Mais on a quand même, Cyril Coupeau,
13:57le sentiment que le lycée devient en partie
14:00une préparation à Parcoursup
14:01plus qu'un endroit où on va apprendre.
14:04Est-ce que Parcoursup a changé l'esprit de la terminale ?
14:07– Je ne sais pas si Parcoursup a changé l'esprit de la terminale,
14:10mais il est vrai que le lycée est devenu
14:14une période de trois ans
14:16pendant laquelle on parle beaucoup d'orientation aux élèves.
14:18– Beaucoup plus qu'avant, non ?
14:19– Beaucoup plus qu'avant,
14:21et ça devient très prégnant.
14:24Dès la seconde, on leur parle d'orientation.
14:26Alors, s'ils sont engagés en voie professionnelle,
14:28dans une famille de métier,
14:30ils doivent à nouveau passer par une orientation
14:32en fin de seconde pour intégrer un bac spécialisé.
14:35s'ils entrent en seconde générale et technologique,
14:37il faut qu'ils choisissent de passer ensuite
14:40en première générale ou en première technologique.
14:42Si c'est en technologique, il faut choisir une filière.
14:44Si c'est en général, il faut choisir des spécialités.
14:46Donc, si vous voulez, la notion même d'orientation,
14:50elle existe de la fin de la troisième
14:53jusqu'à la fin de la terminale.
14:55– Et est-ce que dès la troisième,
14:56les élèves et les parents ont conscience
14:58que le choix de leurs options va être déterminant
15:02jusqu'à l'entrée dans les études supérieures ?
15:04– Oui, oui, absolument.
15:05– Ah bon ?
15:05– Il y a des options qui sont choisies
15:08à la sortie du collège par des familles
15:10qui ont des stratégies, absolument.
15:12Et les familles les plus aisées sont sans doute celles
15:15qui construisent le mieux les stratégies.
15:16– Elsa ?
15:17– Il y a une question, justement,
15:18d'une téléspectatrice, Isabelle Bindel,
15:20qui demande si les conseillers d'orientation
15:22sont-ils bien formés.
15:24Et ma ferrant, parce qu'il y a être formé à l'orientation,
15:27c'est-à-dire aider l'élève à savoir un peu ce qu'il veut faire,
15:29mais il y a être formé à Parcoursup.
15:30Est-ce que les conseillers d'orientation,
15:32ils sont capables de leur dire
15:33« ça, il faut peut-être faire ce choix-là,
15:34du coup, prends cette spécialité,
15:36voilà comment rédiger la lettre de motivation ? »
15:38Il y a eu ce changement chez les conseillers d'orientation ?
15:40– Pas chez tous les conseillers d'orientation,
15:42effectivement, là aussi,
15:43c'est une inégalité qui est pointée du doigt
15:46par les lycéens,
15:47c'est qu'effectivement,
15:49le niveau d'information n'est pas le même
15:52d'un établissement à l'autre,
15:54même sur les heures allouées,
15:56justement, à l'explication de Parcoursup.
15:58Certains établissements choisissent
16:00de prendre le temps d'expliquer
16:02en seconde, en première, en terminale
16:04aux élèves ce qu'est ce site
16:07quand d'autres ne le font pas
16:09ou en tout cas dans une moindre mesure.
16:10– Et du coup, ça laisse de la place à qui ?
16:12À des coachs.
16:13Des coachs en Parcoursup,
16:15nous en avons contacté un aujourd'hui,
16:17il s'appelle Alexandre Delamazière,
16:18il dirige l'Odiep,
16:19qui est une entreprise
16:20qui est spécialisée dans le coaching scolaire,
16:22et il nous a raconté
16:24à quel point il était sollicité
16:25de plus en plus,
16:27mais aussi de plus en plus tôt,
16:28dans la scolarité des élèves.
16:30Écoutez-le.
16:30– Depuis 2009,
16:33j'ai dû faire à peu près
16:342500 bilans d'orientation.
16:39La plupart, c'est des lycéens,
16:41quelques fois des étudiants,
16:43de plus en plus souvent d'ailleurs,
16:44des étudiants,
16:45et maintenant, ça commence aussi
16:47parfois à partir du collège.
16:48Le but, c'est d'arriver
16:49à un projet d'études, si vous voulez,
16:50qui motive le jeune après le bac,
16:54parce que maintenant,
16:55ils ont tous le bac,
16:56donc ce qui est important,
16:57c'est qu'ils soient motivés
16:57sur des études supérieures
16:58qui les intéressent,
17:00des études supérieures aussi
17:01qui correspondent
17:02à leur niveau scolaire,
17:03pour pas qu'on les envoie
17:04au casse-pipe.
17:05Si j'ai un élève
17:06qui est en seconde,
17:07je lui dirai toujours
17:09de choisir la spécialité math.
17:11Maintenant,
17:12vous avez une épreuve anticipée
17:14de mathématiques
17:15en classe de première,
17:16et cette épreuve anticipée
17:19de mathématiques
17:19sera prise en compte
17:22par la plateforme Parcoursup,
17:25comme les notes
17:26du bac français écrit oral.
17:28et quelle que soit la formation,
17:31que ce soit une formation
17:32scientifique ou non scientifique.
17:34Voilà, propos recueillis
17:35par Maït et Frémont,
17:36je vous ai vu tous les trois sourire
17:37quand il a dit,
17:38si j'ai un conseil à donner,
17:39c'est de se prendre
17:40la spécialité math.
17:42C'est vrai ?
17:43Emma Ferrand ?
17:44Oui, parce qu'évidemment,
17:46ça, on l'a vu ensuite
17:47sur le post-bac,
17:48pour le coup,
17:49quand les élèves arrivent
17:50dans l'enseignement supérieur,
17:52il y a des grosses lacunes
17:54en mathématiques aujourd'hui.
17:55Pas que,
17:56pas qu'en maths.
17:57Pas que,
17:57mais effectivement,
17:59le fait d'avoir permis aux élèves
18:01de ne plus choisir
18:02d'avoir des mathématiques
18:03au lycée,
18:04ce qui était déjà le cas
18:05à l'époque des filières,
18:06il y avait quand même
18:06la filière littéraire
18:07où on n'était pas obligé
18:08de prendre des mathématiques.
18:11En tout cas,
18:11le fait que les mathématiques
18:13ne soient plus au programme
18:15systématiquement
18:15en première et terminale,
18:17ça a beaucoup,
18:18beaucoup changé la donne
18:19dans l'enseignement supérieur,
18:21notamment dans les filières
18:22économiques et scientifiques.
18:23Bon, par ailleurs,
18:24Alban Midzi,
18:25il y a aussi en librairie
18:26des tas de livres
18:27de conseils sur Parcoursup,
18:29mais le coaching,
18:31attention,
18:32600 à 1500 euros tout de même,
18:34et on précise
18:34que c'est une profession
18:35qui n'est pas réglementée.
18:37Vous,
18:38vous les avez vus émerger
18:39ces coachs en Parcoursup ?
18:41Bien sûr,
18:41oui,
18:41je les ai même interrogés.
18:42Ce qui est intéressant,
18:43c'est qu'on a un marché
18:45qui apparaît,
18:46qui se développe
18:47et qui se stabilise.
18:48Pourquoi ?
18:49Parce que ça répond
18:49à une demande.
18:50Il y a une demande.
18:51Et s'il y a cette demande,
18:52c'est que les règles
18:52ne sont pas claires.
18:53Ce monsieur parlait
18:54des notes en mathématiques.
18:56Conseiller de prendre mathématiques,
18:57peu importe le choix d'orientation.
18:59Si vous voulez aller
19:00en fac de droit,
19:01il vaut mieux prendre
19:01des mathématiques.
19:02Ce n'est pas intuitif.
19:03Mais par ailleurs,
19:04si vers la troisième,
19:05la seconde,
19:06vous n'êtes pas très bon en maths,
19:07vous vous dites
19:07ça va plomber mon dossier
19:08si je garde les maths.
19:09Donc je vais évacuer les maths
19:11puisqu'on m'en donne
19:12la possibilité.
19:13Oui,
19:13et peut-être que vous aviez
19:14un projet professionnel
19:15dans lequel les mathématiques
19:16n'étaient pas évidemment liées.
19:18Pourtant,
19:19je ne pouvais pas faire autrement.
19:22Je ne comprenais rien.
19:23Je n'avais aucun support
19:24de la part de la part.
19:24Mais Nicolas Doménac,
19:25vous aviez Ravel,
19:26vous n'aviez pas Parcoursup.
19:28Non,
19:28mais c'est pour mes enfants.
19:31Et Cyril Coupeau,
19:32c'est ce que vous disiez.
19:33Du coup,
19:34il faut payer en fait.
19:35Ou alors,
19:35il faut pouvoir se renseigner,
19:37il faut avoir les moyens financiers,
19:38les moyens aussi
19:39de comprendre comment ça marche.
19:40Donc c'est les familles
19:41les plus favorisées
19:42qui vont s'en sortir le mieux.
19:43Alors peut-être
19:43pour payer ses coachs,
19:45mais vous pensez
19:46qu'elles vont s'en sortir mieux
19:47parce qu'elles ont un coach ?
19:48Moi, je suis convaincu que non.
19:50D'abord,
19:51je suis un ardent défenseur
19:52du service public,
19:53madame.
19:54Et ces coachs-là,
19:56il est bien de rappeler
19:57que la profession
19:59n'est pas réglementée.
20:00On ne sait pas ce qu'ils font.
20:01Les ministres avaient dit
20:01qu'il faut même faire le ménage.
20:03Et les psychologues
20:04de l'éducation nationale,
20:05ce qu'on appelle couramment
20:06les conseils d'orientation,
20:08eux,
20:08ce sont des professionnels.
20:09Ils savent ce qu'ils font.
20:10Dans le meilleur des cas,
20:11vos coachs,
20:11ils font la même chose,
20:12sauf que vous payez
20:13alors que c'est gratuit au lycée.
20:14Oui,
20:14mais ces coachs-là,
20:15ils prennent une place
20:16qui a été laissée vacante
20:17par quelqu'un
20:18ou quelque institution,
20:20non ?
20:20Ah,
20:20alors moi,
20:21je veux bien qu'on parle
20:21des moyens de l'école,
20:22madame,
20:22mais je ne suis pas sûr
20:23que ce soit le sujet d'aujourd'hui.
20:24Mais effectivement...
20:25Pour les parents,
20:26et pour les enfants,
20:28il y a cette urgence
20:29de comprendre,
20:30de savoir où on va.
20:32Et à un moment,
20:33on n'a pas de réponse au lycée
20:34ou pas assez
20:36ou pas le temps
20:37et on se dit,
20:38bah tiens,
20:38il y a des coachs.
20:39Si vous voulez militer...
20:40Pas en garantie de résultat.
20:41Si vous voulez militer
20:42pour qu'il y ait plus de personnel
20:43dans les lycées,
20:43dont les psy-EN,
20:45on peut descendre tous les deux
20:46avec une pancarte dans la rue,
20:47madame,
20:47j'irai avec vous.
20:48Pas de problème.
20:50L'accompagnement des élèves,
20:51il nécessite du travail,
20:53mais ce travail,
20:53il nécessite des personnels.
20:55Ce que vous me dites là,
20:55ce soir,
20:56vous le dites aux parents
20:56qui viennent vous voir
20:57quand ils vous disent
20:57on va prendre un coach.
21:00Alors non,
21:00s'ils me disent
21:01qu'ils vont prendre un coach,
21:03je leur dirai
21:03que je n'envoie pas l'intérêt
21:04puisqu'il y a des psy-EN
21:06dans mon lycée.
21:07Voilà.
21:07Évidemment.
21:08Et que je suis sûr
21:09de la qualité de ce qu'ils font.
21:10Franchement,
21:12enfin voilà,
21:13ce sont des professionnels.
21:14Pour le coup,
21:14c'est réglementé.
21:15Moi aussi,
21:16je suis un argent défenseur,
21:17je suis famille d'enseignants,
21:18etc.
21:18Mais si j'ai pris un coach,
21:19c'est parce que
21:20je n'avais pas d'interlocuteur
21:21dans l'établissement public
21:23pour répondre à mes angoisses
21:24et aux interrogations de ma fille.
21:26Ça vous rassurait ?
21:27Hein ?
21:27Ça vous rassurait ?
21:28Mais elle aussi.
21:29Eh bien évidemment,
21:30puisque la procédure est stressante.
21:31Sinon,
21:31j'aurais bien aimé
21:32trouver ce que vous dites.
21:33En sortant du lycée,
21:34vous pouvez aller au CIO de la ville
21:35ou du quartier.
21:37Est-ce que vous vous dites,
21:38Cyril Coupeau,
21:39que peut-être l'élève lui-même
21:41n'est pas assez proactif
21:42dans ses recherches,
21:43dans ses demandes de renseignement ?
21:46Est-ce qu'ils ne sont pas
21:47assez proactifs ?
21:48Le problème,
21:49c'est qu'on leur demande
21:50d'anticiper,
21:51d'anticiper,
21:51d'anticiper.
21:52La stratégie Parcoursup,
21:54elle commence
21:54à la fin de la seconde.
21:56Lorsque vous choisissez
21:57vos spécialités,
21:58vous prédéterminez
21:59votre orientation future,
22:00madame.
22:01Donc, forcément,
22:03ils ont de l'angoisse
22:05parce qu'on ne cesse
22:06de leur parler
22:06de leur avenir
22:07et ils voient le temps
22:08qui avance
22:09et on se rapproche
22:10un peu plus
22:10de la deadline
22:13de l'année de terminale.
22:15Le temps passe aussi vite
22:16pour eux que pour nous.
22:17Absolument.
22:18Alors,
22:18dans son allocution
22:19hier soir à la télévision,
22:21Sébastien Lecornu
22:21a donc promis
22:22de rendre Parcoursup
22:23plus intelligible
22:24et plus lisible.
22:26Emma Ferrand,
22:26il admet donc
22:28que ça ne l'est pas.
22:29Mais comment on fait
22:30plus de lisibilité ?
22:32C'est compliqué
22:33parce qu'il y en a déjà
22:33pas mal qui est faite
22:35surtout ces dernières années
22:36parce que c'est quand même
22:38la critique numéro une
22:40qu'on retrouve,
22:41c'est qu'il n'y a pas
22:41assez de transparence
22:42sur Parcoursup.
22:44Donc,
22:44ces dernières années,
22:45c'est vrai que le ministère
22:46de l'Enseignement supérieur
22:47a fait pas mal de choses
22:49pour qu'il y ait justement
22:50plus de transparence,
22:51plus de lisibilité.
22:52Oui.
22:53Néanmoins,
22:54à un moment donné,
22:55il y a aussi
22:56tout un système
22:56qui est derrière.
22:57On disait tout à l'heure
22:58qu'il y a beaucoup
22:59d'informations,
23:00c'est très compliqué.
23:00Moi,
23:01je comprends tout à fait
23:01quand les parents
23:02me disent
23:03alors c'est quoi la différence
23:04entre un BTS,
23:06une licence,
23:07une double licence,
23:08une licence pro,
23:09un BUT ?
23:10Par ailleurs,
23:11tout ça a tellement changé
23:12avec les années
23:12que les parents
23:13n'ont plus du tout
23:13cette sémantique-là
23:15autour des études supérieures.
23:16Bien sûr.
23:17Et parce qu'évidemment,
23:18puisqu'il y a de plus en plus
23:19d'étudiants,
23:20il y a aussi de plus en plus
23:22de métiers,
23:22on le sait,
23:23et donc il y a de plus en plus
23:24de parcours
23:24qui sont possibles
23:26et imaginables.
23:27Tout ça complexifie
23:29véritablement
23:29la lecture
23:31des informations.
23:32Elsa ?
23:32Une autre question,
23:33il y a beaucoup de questions,
23:34il y a peut-être
23:34beaucoup de parents
23:35qui nous écoutent
23:35qui sont bien stressés
23:37ou qui ont un peu des questions.
23:38Allez-y,
23:38on vous coache ce soir,
23:39c'est gratuit.
23:39Séverine,
23:41pouvez-vous expliquer
23:42comment les commissions locales
23:43supervisent les résultats
23:44reçus par le traitement
23:46algorithmique de Parcoursup ?
23:47Peut-être pour vous,
23:48Alban Minzi,
23:49comment...
23:50Parce qu'on parle beaucoup
23:50algorithme-algorithme,
23:51alors qu'est-ce que c'est justement
23:53et est-ce que les commissions locales
23:55regardent ces résultats ?
23:56Alors,
23:56c'est plutôt l'algorithme
23:57de Parcoursup
23:58qui supervise les résultats
23:59des commissions d'examen des vœux,
24:00ce qui fait remonter,
24:01tout ce qui est des quotas,
24:02quotas boursiers...
24:03Mais c'est bien chaque établissement
24:06qui choisit après
24:07avec la liste de Parcoursup.
24:09Il n'y a pas un énorme algorithme
24:11dans Parcoursup
24:12qui décide qui va où ?
24:14Il y a un algorithme
24:15dans Parcoursup
24:15qui, d'ailleurs,
24:16pondère les choix
24:16et les formations
24:18peuvent et massivement
24:20utilisent ce qu'on appelle
24:21des algorithmes locaux
24:22ou des outils
24:23d'aide à la décision
24:24qui sont des manières tabulées
24:26d'avancer le travail
24:27parce que sinon,
24:27c'est un travail
24:28qui est irréalisable.
24:29Mais on est d'accord
24:29que le premier algorithme,
24:31il est dans les établissements
24:33d'études supérieures,
24:34il n'est pas sur Parcoursup.
24:36Moi, en me penchant
24:37sur le logiciel aussi,
24:39c'est chaque formation post-bac
24:41qui dispose d'une commission
24:42qui va établir
24:43son propre classement,
24:44vous m'arrêtez si je me trompe,
24:45éventuellement avec des outils
24:46de pré-classement.
24:48Massivement.
24:49Parcoursup fait fonctionner
24:50à ce moment-là
24:50la procédure d'admission
24:51à partir de ces classements.
24:53Donc le premier classement
24:54qui est établi,
24:55il n'est pas établi
24:56par Parcoursup,
24:56il est établi
24:57par les formations.
24:58C'est une commission
24:59d'examen des vœux.
25:00Oui, mais cette commission
25:01d'examen des vœux,
25:02elle n'est pas à Parcoursup,
25:03elle est dans les établissements
25:04formateurs,
25:05elle est dans les écoles,
25:05elle est dans les facs,
25:06on est d'accord.
25:06C'est des dossiers
25:07que Parcoursup leur envoie
25:08et qui renvoient à Parcoursup.
25:09C'est la procédure Parcoursup.
25:10Je ne vois pas bien la distinction.
25:12Ce que je voudrais comprendre,
25:13c'est si on se trompe d'ennemis
25:15en accusant Parcoursup
25:16alors que ce sont les écoles
25:19de formation,
25:20les facs,
25:21qui ont cette sélection algorithmique.
25:25Et Parcoursup contraint
25:27le travail de ces sélectionneurs.
25:29Parce que dans mon livre
25:30que vous avez présenté,
25:31je vous en remercie,
25:32j'ai enquêté du côté des sélectionnés,
25:34j'ai aussi enquêté
25:34du côté des sélectionneurs.
25:35Du côté des sélectionneurs,
25:37je vous assure que Parcoursup
25:37aussi c'est une contrainte.
25:39Et moi j'ai vu beaucoup
25:39de sélectionneurs
25:40qui étaient très attachés
25:41à la compétition scolaire,
25:43au mérite,
25:43à la concurrence
25:44et qui regrettaient
25:45de ne pas pouvoir correctement
25:46le mesurer avec Parcoursup
25:47qui est contraignant
25:48en termes de temps,
25:49en termes de lisibilité,
25:51en termes de taxonomie imposée.
25:53Elsa ?
25:53Une autre question encore.
25:55Julien qui nous demande
25:56le gros problème de Parcoursup,
25:58c'est l'inégalité.
25:59Le bulletin scolaire
25:59de la terminale
26:00est tributaire
26:01des notes des professeurs.
26:02On sait que c'est
26:02le contrôle continu
26:03qui compte maintenant beaucoup.
26:05Certains établissements
26:06sont plus sympas
26:07que d'autres sur les notes.
26:08Rien que sur les notes,
26:11certains peuvent considérer
26:12qu'on n'est pas noté
26:12de la même manière
26:13selon l'établissement,
26:14Cyril Coupeau.
26:15Les gens se disent
26:15qu'on n'est pas égaux
26:16devant Parcoursup.
26:17Moi, je suis saqué
26:18dans mon établissement.
26:19D'autres,
26:20les notes sont plus élevées.
26:24Est-ce que ça participe
26:25à ce sentiment
26:26que les gens se disent
26:26qu'on n'est pas tous égaux
26:27devant Parcoursup ?
26:28Le pas tous égaux
26:29dans Parcoursup,
26:31j'en ai entendu parler hier.
26:32On a eu une grande réunion
26:34au débat dans mon lycée
26:35avec les équipes.
26:37On parle de démocratie,
26:38du coup,
26:38on en fait aussi entre adultes.
26:40On échangeait
26:41sur la question
26:41de Parcoursup
26:42et je sais
26:43qu'il y a deux éléments
26:46qui étaient mis en avant.
26:47La première,
26:48c'est que dans Parcoursup
26:49apparaît le lycée d'origine.
26:51Et en termes d'inégalité,
26:54certains enseignants
26:54signalaient que
26:55quand on appartient
26:57à un lycée
26:58peut-être pas très coté,
26:59un peu en banlieue,
27:00etc.,
27:01ça doit fermer la porte
27:02à l'accès
27:03pour certaines formations sélectives.
27:05La deuxième chose,
27:07c'est la transparence
27:09de Parcoursup
27:10qui est sans doute
27:11à améliorer encore.
27:13Par exemple,
27:14en demandant
27:15et en obligeant
27:15chaque formation
27:16à donner
27:17les taux d'accès
27:19par doublette
27:20et triplette
27:21de spécialités
27:22suivies au lycée,
27:23ce qui permet aussi
27:24de mieux renseigner
27:25les familles.
27:26Mais du coup,
27:26on renvoie vers
27:27le niveau seconde,
27:28l'angoisse de
27:29quelle spécialité
27:30je vais choisir
27:31pour être sûr
27:32d'être sélectionné
27:33par une université,
27:34par une école,
27:35par un lycée
27:35pour rentrer en BTS
27:36ou en prépa.
27:38Il se trouve
27:38que tout ça
27:39est contenu
27:39aussi dans un rapport,
27:41Elsa,
27:41parce que Mission Flash
27:42avait été menée
27:43ici à l'Assemblée nationale
27:44par des députés
27:45au début de cette année.
27:47Que disait ce rapport ?
27:48Eh bien,
27:49il est là,
27:49ce rapport.
27:49Il a été publié
27:51en février 2026.
27:52Vous aviez convié
27:53les rapporteurs
27:54du rapport,
27:55justement,
27:55un député socialiste,
27:56un député
27:57Les Démocrates.
27:58Eh bien,
27:58ce rapport,
27:59il disait que
28:00Parcoursup,
28:00eh bien,
28:00ça a été une réussite
28:02sur le plan technique
28:02mais un échec
28:03sur le plan politique
28:04et surtout,
28:04il y avait 51 propositions.
28:07C'est assez intéressant
28:08parce que ça recoupe
28:09ce que vous disiez,
28:10Cyril Coupeau,
28:11justement.
28:11Ça proposait,
28:12par exemple,
28:12de faire découvrir
28:13mieux la plateforme
28:14Parcoursup
28:15dès la classe de seconde
28:16qui est vraiment
28:16une information
28:17en direction des élèves
28:18le plus tôt possible.
28:20Renforcer la transparence
28:21en publiant
28:21les algorithmes locaux.
28:23Chaque formation
28:24qui doit dire,
28:25effectivement,
28:25ce qu'elle met en avant,
28:26ce qu'elle préfère
28:27chez les étudiants
28:28pour les prendre
28:29et puis supprimer
28:30la mention du lycée
28:31d'origine,
28:31voire même,
28:32sauf exception,
28:33la lettre de motivation.
28:35C'est des préconisations
28:36visiblement
28:37qui sont partagées
28:37dans le monde enseignant,
28:38Adeline.
28:39Et on en a fait quoi
28:40de ces préconisations
28:41et de ce rapport ?
28:42Alors,
28:42j'ai appelé
28:42Pierrick Courbon,
28:43un des rapporteurs,
28:44il m'a dit,
28:44bah rien,
28:45la commission des affaires culturelles
28:47et de l'éducation
28:47l'a tenu à disposition
28:48du gouvernement.
28:49Il est d'autant plus
28:50d'actualité aujourd'hui,
28:52donc il appelle justement
28:53le ministre de l'éducation nationale
28:54et de l'enseignement supérieur
28:56à se saisir
28:57de ses conclusions.
28:58Albert Midzi,
28:59je vous voyais
28:59élever les yeux au ciel.
29:02Ils ont dû s'arrêter
29:03à réussite technique,
29:04je pense,
29:04mais je n'appelle pas
29:05une réussite technique
29:06une procédure
29:07qui est beaucoup plus longue
29:08que la procédure d'avant
29:09ou une procédure
29:10qui laisse 160 000 élèves
29:11sur le carreau
29:12à la fin de sa phase principale.
29:13Je vais vous poser la question
29:14qui a été beaucoup posée
29:15ces derniers jours,
29:16mais si ce n'est pas
29:17Parcoursup,
29:17c'est quoi ?
29:18On abroge Parcoursup demain,
29:20on fait quoi à la place ?
29:21Justement,
29:21ce qui est intéressant,
29:22c'est que le débat
29:23n'a jamais été aussi animé
29:24qu'aujourd'hui.
29:25De tous bords,
29:26on a des propositions.
29:27Certains proposent
29:28de le supprimer,
29:28certains proposent
29:29de le changer,
29:30certains proposent
29:31de le supprimer
29:32tout en renforçant
29:33la sélection.
29:34Il y a tout un tas
29:35de propositions sur la table.
29:36Elles ne vont pas
29:36toutes dans le même sens
29:37parce qu'elles ne renvoient
29:38pas la même vision
29:39de l'université
29:40et au même projet
29:41pour la jeunesse.
29:42Emma Ferrand,
29:42vous diriez
29:42que c'était le moins pire
29:43des systèmes ?
29:46C'est difficile comme question.
29:48C'est difficile.
29:50Moi, je pense
29:51que c'est un système
29:51qui, en 2018,
29:53n'a pas du tout
29:54la même tête
29:54qui n'avait pas
29:56du tout la même tête.
29:58Il y a évidemment
29:59plein de choses
30:00qui se sont améliorées
30:01sur cette plateforme.
30:02Il y a encore
30:03des choses à améliorer.
30:04Ça, je pense
30:05qu'on est tous d'accord
30:06et le ministère
30:07de l'Enseignement supérieur
30:08est également d'accord.
30:09Chaque année,
30:10il y a des réunions
30:11qui sont menées
30:12justement pour améliorer
30:13la plateforme.
30:14Chaque année,
30:14on a des petites nouveautés.
30:16Mais pour répondre
30:17à votre question de base,
30:19c'est difficile.
30:21Elsa,
30:22qui propose
30:22de supprimer
30:23ou d'abroger
30:24Parcoursup ?
30:25Justement,
30:25Alban Midi,
30:26vous le disiez.
30:27Tous les candidats
30:28pour l'instant
30:28n'ont pas une vision
30:29complètement claire
30:30mais on peut être sûr
30:30que dans les prochains jours,
30:31ils vont avoir vraiment
30:32une opinion sur le sujet.
30:33Il va falloir se positionner.
30:35Exactement.
30:35Jean-Luc Mélenchon,
30:36pour lui,
30:36c'est très clair.
30:37Ce qu'il faut,
30:37c'est l'abrogation
30:38pure et simple.
30:39Il parle d'angoisse permanente,
30:41un poids sur la tête
30:42des enfants.
30:43Raphaël Glucksmann,
30:44lui,
30:44dans le programme
30:45de Place Publique,
30:46veut faire place
30:47à une grande concertation.
30:49Gabriel Attal
30:50et Édouard Philippe,
30:50c'est un peu plus compliqué
30:51pour eux.
30:52Édouard Philippe,
30:52c'est lui qui l'a mis en place.
30:53Gabriel Attal,
30:54il ne l'a pas enlevé
30:55quand il était au ministère
30:56de l'Éducation
30:57ou Premier ministre
30:58mais ils disent évidemment
30:58qu'il faut améliorer
30:59les procédures.
31:00Bruno Retailleau
31:01veut un système
31:02plus transparent,
31:03plus efficace
31:04et comme vous le disiez,
31:05Alban Misi,
31:06on ne voit pas encore
31:06tout à fait les solutions
31:07que tout le monde propose.
31:09Marine Le Pen,
31:09ça reste encore flou.
31:112022,
31:11elle proposait de supprimer.
31:13Elle est critique
31:13mais pour l'instant,
31:16son programme
31:16sur l'éducation nationale
31:18n'est pas encore ficelé.
31:21on dit qu'il faut l'améliorer.
31:23Dans quel sens ?
31:23L'abroger,
31:24faire quoi ?
31:25Jean-Luc Mélenchon lui dit
31:26qu'il faut qu'il y ait
31:26des formations pour tout le monde.
31:28Mais est-ce que c'est réaliste,
31:29Cyril Coupeau ?
31:30Non,
31:31ce n'est pas réaliste du tout.
31:32Autant,
31:33il faut le dire directement
31:34et clairement.
31:36Supprimer Parcoursup,
31:37on le remplace par quoi ?
31:38Moi,
31:38je veux bien voir des propositions.
31:39Pour l'instant,
31:40je ne les vois pas passer.
31:42J'entends bien
31:43qu'il y a le sentiment
31:44que ça laisse des élèves
31:45sur le carreau.
31:46La question que je me pose
31:47pour ma part,
31:47c'est est-ce que c'est
31:49Parcoursup qui pose problème
31:50ou est-ce que c'est
31:50le dimensionnement
31:51des études supérieures
31:53qui est insuffisant ?
31:54Peut-être que s'il y avait
31:55plus de place
31:56dans l'enseignement supérieur,
31:57on se poserait moins
31:57la question de savoir
31:58si Parcoursup va avoir du mal
32:00à traiter toutes les demandes.
32:01Alban Midzi
32:02et Emma Ferrand,
32:03il y a un outil
32:04dont on n'a pas parlé ce soir.
32:06C'est l'intelligence artificielle.
32:08Est-ce que l'IA
32:09peut aider un élève
32:11à trouver son orientation
32:12et à s'y retrouver
32:14dans Parcoursup
32:15où c'est vraiment
32:16comme le coach,
32:17il ne faut pas ?
32:20C'est compliqué.
32:21Pour trouver son orientation
32:23grâce à l'intelligence artificielle,
32:26j'ai envie de dire
32:26oui, évidemment,
32:27on peut toujours poser
32:28des questions à l'IA
32:29pour en savoir un peu plus,
32:32mais honnêtement,
32:33je pense que la meilleure solution,
32:36c'est de passer du temps
32:37sur Parcoursup.
32:39Plutôt que de le voir
32:40comme un démon,
32:41il faut l'apprivoiser,
32:44l'appréhender
32:45et vraiment passer du temps.
32:47Les élèves ont la possibilité
32:48de s'inscrire sur Parcoursup
32:50dès la seconde
32:51pour commencer justement
32:52à regarder un peu l'outil,
32:54à noter des favoris,
32:55à comparer.
32:56Il y a un outil de comparaison
32:57qui est disponible maintenant
32:59sur la plateforme.
33:00Je pense que c'est
33:01la meilleure solution.
33:02Alban Midi,
33:03si vous aviez un conseil
33:04ce soir à donner
33:05aux lycéens
33:05qui nous regardent
33:07pour maximiser ces champs
33:08sur Parcoursup ?
33:09Les lycéens,
33:10il faut comme ils peuvent.
33:11C'est une procédure
33:11qu'il faut comprendre.
33:13Si des lycéens se tournent
33:14vers l'intelligence artificielle,
33:15c'est parce qu'ils n'ont pas de repères
33:17et qu'ils ont besoin de repères.
33:18Une procédure qui donne
33:19beaucoup d'informations,
33:20c'est le cas de Parcoursup,
33:21ne donne pas forcément
33:22beaucoup de repères.
33:23Ce qui fait la différence,
33:24c'est la manière
33:25dont ils sont outillés.
33:26Il y a des élèves
33:26moins bien outillés que d'autres.
33:28Donc, ils font un peu comme ils peuvent.
33:29Si je devais leur donner un conseil,
33:31c'est évidemment
33:32de ne pas se piéger tout seul.
33:34On vous dit
33:34de beaucoup mettre de vœux.
33:36Un vœu en plus,
33:36c'est une probabilité
33:37en plus d'avoir quelque chose.
33:38Sauf que si vous mettez un vœu
33:39que vous ne voulez pas
33:40et que vous accepte,
33:41Parcoursup considère
33:42que le bilan est bon.
33:43Vous rentrez dans les statistiques positives.
33:45Vous ne pouvez pas saisir
33:46la commission d'accès
33:47à l'enseignement supérieur.
33:48Donc, il faut vraiment réfléchir
33:49à faire des vœux
33:49où on ira.
33:52Merci à tous les trois
33:52d'être venus en parler ce soir
33:53sur le plateau de chaque voix compte.
33:55Dans un instant,
33:56la question qui fâche,
33:57on va parler de toute autre chose.
33:58On va parler de la sélection
33:59de la nourriture
34:00avec le Nutri-Score.
34:02Mais avant cela,
34:02Quoi de neuf ?
34:03C'est Nicolas Domenac
34:04tout de suite.
34:12Quoi de neuf ce soir ?
34:13L'heure de vérité.
34:15Nicolas, quand même.
34:16L'heure de vérité.
34:17La grande émission politique
34:19des années 80-90
34:21qui revient ce soir
34:22avec en premier invité
34:23Édouard Philippe.
34:24Alors, c'est plus
34:26Antenne 2,
34:26c'est devenu France 2.
34:27Mais est-ce qu'une émission
34:29comme ça, aujourd'hui,
34:30est capable de générer
34:32le même engouement
34:33qu'à l'époque ?
34:34Est-ce que ça peut ressusciter ?
34:36C'est une excellente question,
34:37nous verrons ce soir.
34:38Mais il faut se souvenir
34:39que l'heure de vérité,
34:41animée par François-Henri
34:43de Virieux,
34:44c'était vraiment
34:45une émission politique
34:47très forte
34:48qui scandait,
34:49qui bousculait
34:49la vie politique.
34:50C'était vraiment
34:51le rendez-vous obligatoire.
34:53Pas question d'y couper,
34:55il fallait y passer.
34:56C'est une grande messe,
34:57vraiment.
34:57Ah, vraiment.
34:58Et célébré par,
34:59notamment,
35:00trois journalistes,
35:01Alain Duhamel,
35:01le jeune et sémillant
35:02Alain Duhamel à l'époque,
35:05Albert Duroy
35:06de France 2
35:07et puis Jean-Marie Colombani,
35:09directeur du Monde.
35:11Les hommes politiques
35:12eux-mêmes
35:12étaient d'un autre calibre
35:14à l'époque.
35:14Alors, celui qui fit
35:15l'ouverture,
35:16c'était Jacques Delors
35:17et puis ensuite,
35:18il a été suivi
35:19par Philippe Seguin,
35:20le regretté,
35:21Charles Pasqua,
35:22évidemment,
35:23Robert Badinter
35:23et François Mitterrand,
35:25même président,
35:26qui laissa sur le livre d'or
35:28cette phrase définitive.
35:29Une heure de vérité,
35:31c'est court.
35:32Mais l'heure de vérité,
35:34c'est aussi toute une liturgie,
35:35un rituel,
35:36vraiment,
35:36qui commençait par la musique.
35:37Écoutez bien,
35:38vous me direz
35:38si vous la connaissez,
35:39je suis sûre.
35:47Live and let die,
35:49Paul McCartney,
35:50vivre et laisser mourir.
35:51Paul McCartney
35:52et puis surtout James Bond,
35:53enfin surtout,
35:54aussi James Bond,
35:56vivre et laisser mourir.
35:57Mais le spectacle
35:58de l'heure de vérité,
35:59car c'en était un aussi,
36:01c'était l'assistance.
36:02L'assistance,
36:03parce qu'elle était composée
36:05de manière assez intelligente
36:07et spectaculaire.
36:08Chacun venait avec sa,
36:09sa star,
36:10Chirac.
36:11Ah oui,
36:11Jacques Chirac
36:12avec Isabelle Adjani,
36:14par exemple.
36:14C'est-à-dire que quand Jacques Chirac
36:15était invité,
36:15il y avait Isabelle Adjani
36:16dans le public pour le regarder ?
36:17Oui, dans le cadre.
36:18Elle devait être bien,
36:19dans la voix d'ailleurs.
36:21Vous aviez aussi Jacques Lang,
36:23par exemple,
36:23il venait avec Marguerite Duras,
36:25posé à l'écrivain.
36:28Bernard Kouchner
36:29avec Yves Montand,
36:30par exemple.
36:31Enfin,
36:31je vous le cite quelques-uns,
36:32mais il y en avait,
36:33c'était parsemé comme ça.
36:34Donc l'émission
36:35prenait encore plus de relief.
36:37Et puis,
36:37bien sûr,
36:38Jean-Marie Le Pen
36:40venait avec sa famille,
36:41ses filles.
36:42on les voit là.
36:42Ses filles,
36:43on les voit,
36:43vous voyez,
36:44Marie-Caroline
36:44et puis Marine Le Pen.
36:47Il faut dire que
36:47c'était pas rien.
36:49La première intervention
36:51de Jean-Marie Le Pen,
36:52ça avait été un événement
36:53très important
36:54parce qu'à l'époque,
36:55le Front National
36:56et son leader
36:57étaient vraiment...
36:58C'était un problème, quoi.
37:00Il était réputé
37:01xénophobe,
37:01réactionnaire,
37:02homophobe.
37:03Et puis,
37:03il a fait,
37:04dès sa première émission,
37:06il a fait un spectacle
37:07incroyable.
37:08c'est-à-dire un show
37:09extraordinaire.
37:10Ben, regardez,
37:10un extrait.
37:12L'homosexualité
37:13n'est pas un délit
37:14mais elle ne doit pas être
37:15non plus
37:15une valeur privilégiée
37:17car de toute évidence,
37:18elle constitue
37:19relativement
37:20une anomalie
37:21biologique et sociale.
37:22la légalisation de l'avortement.
37:25n'est-ce pas,
37:26a été dans notre pays
37:27une régression
37:28de plusieurs siècles
37:30et peut-être
37:30de plusieurs millénaires.
37:32Et je voudrais,
37:32puisque dans ce domaine,
37:33les silences sont souvent
37:36plus pesants
37:37que les discours,
37:38moi aussi,
37:39me lever à mon tour
37:40pour tenir une minute
37:41de silence
37:42ou quelques instants
37:43de silence au moins
37:44pour,
37:45en mémoire de tous ceux
37:46qui sont tombés,
37:47des dizaines de millions
37:48d'hommes tombés
37:49dans le monde
37:50sous la dictature communiste
37:51et d'avoir
37:53une pensée fraternelle
37:54à l'égard
37:55des millions d'hommes
37:55qui sont dans les camps
37:57et au goulag.
37:58Moi, je suis journaliste
37:59et je continue
38:00à poser mes questions
38:01si vous le voulez bien.
38:02Cette archive a 42 ans.
38:04Ça ne l'empêchera pas
38:05d'être réinvité ensuite.
38:07C'était que la première.
38:08Il a été co-rockman
38:09avec Jacques Chirac,
38:10neuf participations,
38:11neuf fois réinvités
38:13au dépit des manifestations
38:14que ça pouvait provoquer
38:15et des difficultés
38:17qui ont rencontré
38:18tous les journalistes
38:19qui l'ont affronté
38:19qui se sont dit
38:20je vais arriver
38:21à le déstabiliser.
38:22Jamais.
38:22Ils ont échoué.
38:23Et c'est une des questions
38:24qui sera posée
38:25à tous les interviewers
38:27de ce soir
38:28puisque maintenant
38:29vous avez une nouvelle génération
38:30qui est venue,
38:31cinq questionneurs
38:32et non plus trois,
38:33Génie Bastier,
38:35Maryse Burgo,
38:36Benjamin Duhamel,
38:37Neila Latrousse
38:38et Thomas Porcher.
38:40Maintenant,
38:41le problème,
38:41c'est que vous avez
38:42une multiplication
38:43des canaux d'information,
38:44la politique
38:45est assez discrète,
38:47crédité,
38:47en tout cas moins valorisé
38:48qu'autrefois.
38:50Il y a les réseaux sociaux,
38:51etc.
38:51Le pouvoir lui-même,
38:52présidentiel lui-même,
38:53s'est perdu
38:53entre l'Europe,
38:55les régions,
38:56les départements,
38:57etc.
38:57On ne retient plus guère
38:58même les bons mots
38:59des orateurs.
39:01Alors bon,
39:01je vais vous offrir
39:03en cadeau
39:03un des bons mots
39:05de Raymond Barr,
39:06ancien Premier ministre.
39:08Écoutez-le.
39:10Mais c'est vrai,
39:11quand le moment est venu,
39:13l'heure est arrivée.
39:14Eh bien,
39:15ce soir,
39:16ce sera l'heure de vérité,
39:17on verra ce qu'il en saura.
39:19Merci,
39:19Nicolas.
39:20On passe à la question
39:21qui fâche.
39:29C'est peut-être l'heure de vérité
39:30pour le Nutri-Score,
39:31en tout cas.
39:32C'est vrai que c'est devenu
39:33un repart pour les Français
39:34quand ils font leurs courses.
39:35A, B, C, D, E,
39:36le Nutri-Score
39:37qui classe les produits
39:38en fonction de leur qualité nutritionnelle,
39:40refait parler de lui
39:40avec une pétition
39:42sur le site
39:43de l'Assemblée nationale
39:44pour demander
39:44qu'il devienne obligatoire.
39:45Et on va en débattre
39:46ce soir avec vous,
39:48Sabrina Sébailly.
39:49Bonsoir.
39:49Bonsoir.
39:49Députée écologiste,
39:50merci de votre présence.
39:51aux côtés de Joël Mélin.
39:52Bonsoir.
39:53Bonsoir.
39:53Députée rassemblement national.
39:55Et bonsoir,
39:55Alexandra Murcier.
39:56Bonsoir.
39:57Diététicienne nutritionniste,
39:59merci d'être là.
39:59C'est Marion Becker
40:00qui vous pose ce soir
40:01la question qui fâche.
40:05Le Nutri-Score,
40:06ce petit logo présent
40:07sur de nombreux emballages,
40:09pourrait bientôt devenir
40:11obligatoire.
40:12La pétition sur le site
40:13de l'Assemblée nationale
40:15a recueilli
40:16110 000 signatures,
40:17l'une des plus signées
40:19depuis la création
40:20de la plateforme.
40:21La prochaine étape,
40:22c'est de solliciter à nouveau
40:23la présidente de l'Assemblée nationale
40:25pour que cette proposition de loi
40:27puisse être inscrite
40:27en semaine transpartisane.
40:29Et donc maintenant,
40:29c'est effectivement
40:30aux parlementaires,
40:31aux politiques
40:32et au gouvernement,
40:33bien évidemment,
40:34d'avoir le courage
40:34d'aller plus loin
40:36et de dépasser
40:36les pressions
40:37que nous recevons
40:38de part et d'autre
40:39des grands groupes industriels
40:41comme Lactalis,
40:42Danone et autres.
40:43Serge Erkberg,
40:44l'un des co-créateurs
40:45du Nutri-Score,
40:46espère cette fois
40:47que les parlementaires
40:48voteront son obligation.
40:51On a besoin
40:51de cette volonté politique.
40:53À la fois,
40:54les consommateurs
40:55qui plébiscitent
40:56cet outil de santé publique,
40:58on est face
40:59à des grands enjeux
41:00de santé publique.
41:00On parle quand même
41:01de maladies
41:02qui ont un coût humain,
41:03social et économique
41:04considérable.
41:05La Caisse nationale
41:05d'assurance maladie
41:06a chiffré
41:07à plus de 100 millions
41:08d'euros d'économies
41:09qui pourraient être faits
41:10par l'affichage obligatoire
41:12du Nutri-Score.
41:13C'est-à-dire
41:14c'est un 3D consommateur,
41:16un devoir des industriels.
41:17Et donc,
41:18on peut espérer
41:19que réellement
41:20les parlementaires
41:21prennent leurs responsabilités.
41:22Aujourd'hui,
41:23seuls 63%
41:25des produits alimentaires
41:26affichent le logo.
41:27Des entreprises
41:28refusent toujours
41:29de l'indiquer
41:30comme Ferrero,
41:31Coca-Cola
41:32ou Mondelez.
41:33Certains
41:33qui l'avaient adopté
41:34comme Björk ou Danone
41:35ont même fait marche arrière.
41:38Alors que 94%
41:39des Français
41:40sont favorables
41:41au Nutri-Score
41:41et 43%
41:43pourraient changer
41:44durablement
41:45certaines habitudes alimentaires
41:47grâce au logo.
41:49La question
41:49qui fâche ce soir
41:50la voici.
41:51Les députés
41:52vont-ils suivre
41:53la demande des Français
41:54de rendre
41:55le Nutri-Score
41:56obligatoire ?
41:57Eh bien,
41:58cette question,
41:58on va la poser
41:59aux deux députés
41:59qui sont ce soir
42:00sur le plateau.
42:01Sabrina Sébailly,
42:02vous dites oui
42:03à l'obligation
42:04d'affichage du Nutri-Score
42:05sur tous les produits
42:06alimentaires sans exception ?
42:07Oui, absolument.
42:09D'ailleurs,
42:09c'est un amendement
42:09que je dépose au PLFSS
42:10depuis 2022
42:12et ça a été voté.
42:14L'Assemblée nationale
42:14a déjà voté
42:15l'obligation
42:15du Nutri-Score
42:16dans le précédent projet
42:18de loi de financement
42:18de la Sécurité sociale
42:19et ça a été supprimé
42:20au moment du 49-3.
42:21Donc,
42:22en réalité,
42:23il y avait déjà
42:23une majo là-dessus
42:25et je crois qu'effectivement...
42:26Donc,
42:26vous avez bon espoir là ?
42:27Moi,
42:27j'ai très bon espoir.
42:28Je pense qu'on a
42:29beaucoup évolué,
42:30en tout cas au sein
42:31de l'Assemblée nationale.
42:32Les groupes politiques
42:33ont beaucoup évolué
42:33sur la question
42:34du Nutri-Score,
42:35ce qui a été très difficile
42:35en 2022,
42:37le devient beaucoup moins
42:38en 2026
42:39et j'espère effectivement
42:40que cette année,
42:40on pourra définitivement
42:41l'inscrire dans la loi.
42:42Et bien sûr,
42:42vous êtes confortée
42:43par cette pétition
42:44déjà signée
42:44par plus de 110 000 personnes,
42:46pétition qui est sur le site
42:47de l'Assemblée nationale.
42:48Joël Mélin,
42:48vous avez changé d'avis
42:49vous sur le Nutri-Score ?
42:50Vous votez quoi ?
42:51On n'a jamais changé d'avis.
42:52Nous avons toujours dit
42:53que nous sommes tout à fait favorables
42:54et si maintenant ça devient obligatoire,
42:56nous suivrons.
42:56Une information la plus complète
42:58possible des consommateurs,
42:59ça va de soi.
43:00La remarque que nous faisons,
43:01c'est que le Nutri-Score,
43:03selon nous,
43:03est insuffisant.
43:05Il ne nous donne pas
43:05toutes les informations
43:06puisque c'est simplement
43:07une valeur nutritionnelle
43:09brute.
43:12alternative existe,
43:13c'est ce qu'on appelle
43:14le Planet-Score
43:15qui a été travaillé
43:16par l'INRAE
43:17sur des études
43:18extrêmement longues
43:20et extrêmement sérieuses
43:21qui reprend la barrette
43:23du Nutri-Score
43:24mais qui y ajoute
43:25d'autres éléments
43:27environnementaux,
43:27le bien-être animal,
43:29la possibilité de dire
43:30s'il y a des pesticides ou pas,
43:32s'il y a un impact ou pas
43:33sur l'air et sur l'eau.
43:34Et ça, c'est une indication
43:35du coup qui est moins nutritionnelle,
43:37qui est très globale.
43:38Oui, mais que le nutritionnel pur
43:40ne fait pas apparaître
43:41les éléments transformés,
43:42ultra-transformés
43:43parce que c'est prévu
43:44pour 100 grammes
43:45d'une matière brute.
43:47Ce qui fait que
43:47quand vous avez la matière brute,
43:48il est sûr que
43:49un mode de beurre
43:50ne va pas avoir
43:51un score de qualité
43:52et pas plus que
43:53le brillant savarin
43:54ou les produits terroirs
43:55si vous voulez.
43:56A l'inverse,
43:56les produits transformés
43:57très dilués
43:58n'apparaissent pas
43:59comme étant des produits
44:00posant des problèmes
44:01si vous voulez.
44:02Voilà pourquoi
44:02le travail de l'INRAE,
44:03donc l'Institut national
44:04de la recherche agricole
44:06qui est tout à fait
44:07scientifiquement établi,
44:09permet de donner
44:10le Nutri-Score.
44:10Donc vous avez cette information
44:11de la valeur nutritionnelle,
44:13il n'y a aucun problème là-dessus
44:14et ensuite vous avez
44:15des détails
44:16dont les consommateurs
44:18sont...
44:18Vous n'avez pas peur
44:18que ça rende l'information
44:19moins lisible,
44:20plus confusante ?
44:21On va rajouter une étiquette
44:22en dessous de l'étiquette ?
44:23Non, pas du tout.
44:24Tout le monde peut aller
44:24voir le petit logo,
44:25il est très très bien fait.
44:26Vous avez la barrette Nutri-Score
44:27et vous avez trois petits
44:28onglets supplémentaires.
44:29Les gens peuvent aller le voir.
44:31D'ailleurs,
44:31il a failli,
44:32en 2020,
44:33autant que je m'en souvienne,
44:34il a failli être officialisé
44:36à la place du Nutri-Score.
44:37Et d'ailleurs,
44:38l'ancienne revue
44:39UFC Que Choisir,
44:41maintenant je crois,
44:41tous ensemble.
44:41Que Choisir ensemble.
44:42Que Choisir ensemble.
44:44Le Promotion,
44:45il y a déjà,
44:45semble-t-il,
44:46140 000 produits référencés
44:48et ça peut être
44:49une alternative
44:49qui soit encore plus satisfaisante.
44:51Voilà ce que nous disons,
44:52mais évidemment,
44:53nous sommes tout à fait
44:54pour un affichage
44:55et surtout une information.
44:57Alexandra Murcier,
44:58qu'en dites-vous ?
44:59Que dit une diététicienne nutritionniste
45:01du Nutri-Score ?
45:03Alors,
45:03moi je dirais déjà
45:04que c'est un bon outil
45:06parce que ça attire
45:07l'attention du public
45:08sur le rôle de l'alimentation
45:11dans notre santé
45:12et donc c'est déjà
45:12quelque chose d'intéressant.
45:14Après,
45:15le rendre obligatoire ou non,
45:18moi je pense que le Nutri-Score
45:19il a ses limites,
45:20notamment sur le degré
45:21de transformation des produits,
45:22ça je vous rejoins.
45:23Je pense qu'il peut être amélioré
45:24sur certaines choses,
45:25mais je pense qu'il ne faut pas
45:26perdre les consommateurs
45:27avec trop d'informations non plus
45:29parce qu'au fil du temps
45:30on n'a pas fini par perdre
45:31le sens du Nutri-Score.
45:33C'est censé nous informer
45:35sur quoi ?
45:35Une lettre A,
45:37ça veut dire quoi du produit ?
45:38Ça veut dire que c'est censé
45:38être un bon produit
45:39nutritionnellement parlant
45:41et un produit E,
45:43c'est un produit
45:43qu'il faut éviter de consommer.
45:45Alors du coup,
45:45vous allez être
45:46la première diététicienne
45:47qui me dit
45:47vas-y Adeline sur les frites.
45:49Je vous montre
45:50un paquet de frites surgelées.
45:52C'est le problème effectivement,
45:54c'est les limites du Nutri-Score.
45:55Le Nutri-Score note
45:57les produits
45:58dans la même gamme de produits.
45:59Ce qui veut dire
46:00que ça va comparer
46:01les frites entre elles.
46:02Mais c'est là aussi
46:03où peut-être le consommateur
46:04a du mal à s'y retourner.
46:05Mais c'est pour ça
46:05qu'il faut une vraie campagne
46:06de prévention et d'explication
46:07de comment fonctionne
46:08le Nutri-Score.
46:09Parce que par exemple,
46:10vous allez avoir des pizzas
46:11qui sont très bien notées.
46:11Est-ce que ce n'est pas un peu tard ?
46:12Ça fait un moment
46:13qu'il existe le Nutri-Score
46:15et tous les consommateurs
46:16n'ont pas forcément intégré
46:17le fait que la note A,
46:19ce n'est pas par rapport
46:20aux choux-fleurs,
46:21c'est par rapport
46:22aux autres frites.
46:23Oui, mais en réalité,
46:24ça donne déjà une indication
46:25qui est très bonne.
46:26Moi, je travaille beaucoup
46:26avec des enfants
46:27sur ma circonscription,
46:28donc sur les deux villes
46:28mentaires et sur un.
46:29Je fais beaucoup de classes
46:31parce que j'avais déposé
46:31une proposition de loi
46:32qui s'appelle
46:32Génération sans sucre
46:33qui notamment demande
46:35à ce qu'il y ait
46:35l'affichage des aliments
46:36ultra transformés
46:37parce que c'est important
46:38avec le Nutri-Score
46:39et les enfants
46:40de 7, 8, 9 ans
46:42comprennent très bien
46:42le fonctionnement
46:43du Nutri-Score.
46:44Ils l'utilisent d'ailleurs
46:45quand ils font leurs courses
46:45avec leurs parents.
46:47Donc en réalité,
46:47les futurs consommateurs,
46:48eux, sont déjà très bien éclairés.
46:50La seule petite subtilité,
46:51je pense que c'est plutôt
46:51les adultes aujourd'hui
46:52qui ont du mal
46:53à utiliser le Nutri-Score
46:54plutôt que les enfants en réalité.
46:56C'est peut-être bien
46:56de sensibiliser
46:58ceux qui font les achats,
46:59les envies des enfants
47:00ou leur appétence
47:01bien volontiers,
47:02mais c'est pour ça,
47:03si vous voulez,
47:03je crois qu'on se rejoint
47:07peut-être pas trop compliqué,
47:08mais vous verriez
47:08le logo du Planet Score,
47:10il est très abordable,
47:11il se lit en un quart de seconde.
47:13Manifestement,
47:14on ne peut pas continuer
47:14d'avoir des informations
47:16nutritionnelles
47:16pour un produit
47:17100 grammes de produits bruts.
47:20Donc les dilués,
47:20on ne les voit pas.
47:21Effectivement,
47:22les frites sont du A,
47:24bien souvent,
47:24les frites sont gelées.
47:25Et après,
47:26si vous avez,
47:26là je parle sous le contrôle
47:27de madame,
47:28si vous n'avez chez vous
47:30qu'un panier de produits A,
47:32il n'est pas obligé
47:32que dedans,
47:33il y ait un équilibre
47:34nécessaire à l'alimentation.
47:35Parce que le problème
47:36que nous avons,
47:37c'est qu'on oublie toujours
47:37de dire qu'on consomme
47:39un produit en excès
47:40ou de mauvaise manière
47:41quand on dépasse
47:43la dose journalière
47:45nécessaire pour chacun.
47:46Parce qu'elle n'est pas
47:47du tout la même.
47:48Complètement.
47:48Et dans le cadre
47:49d'une alimentation équilibrée,
47:50on peut consommer
47:51des produits trop gras
47:52ou trop sucrés
47:52de temps en temps,
47:53tout est une question
47:53de fréquence et de quantité.
47:55Mais pardon,
47:56alors là je parle vraiment
47:56comme la consommatrice,
47:57maman qui fait ses courses.
47:59Moi quand je vois
48:00un produit E,
48:01je pars en courant.
48:02On est d'accord.
48:03J'ai tort.
48:04Mais demain,
48:05pour le goûter
48:05d'anniversaire
48:06de votre fille,
48:07peut-être qu'il y aura
48:07des bonbons.
48:08Et à partir du moment
48:09où ça reste exceptionnel,
48:11ce n'est pas un problème
48:11en fait.
48:12Ce qui pose un problème
48:13dans l'alimentation,
48:14c'est la fréquence
48:15et les quantités
48:16de tout ce que l'on consomme.
48:17Donc moi je pense
48:18que diaboliser
48:20certains types d'aliments,
48:21ce n'est pas forcément
48:21une bonne solution non plus.
48:23Donc il faut plus
48:24de pédagogie.
48:25on n'a pas tellement besoin
48:26d'un Nutri-Score
48:27sur les bonbons.
48:27C'est ça.
48:28Quand on va sur du Coca-Cola,
48:29c'est un petit plaisir coupable.
48:31On aimerait bien parfois
48:32avoir un Nutri-Score
48:33à Ouvée
48:33pour se donner bonne conscience.
48:34C'est vrai que...
48:35Si on n'en avait pas besoin,
48:36les grandes marques
48:36ne bloqueraient pas
48:37et n'auraient pas tout fait
48:38pour bloquer l'obligation
48:39du Nutri-Score.
48:39Pourquoi, à votre avis,
48:40alors elles bloquent
48:41justement ces marques
48:43parce qu'elles pourraient aussi
48:44s'en servir
48:44comme argument commercial ?
48:46Certains le font justement
48:47en mettant en avance...
48:48Certains améliorent leurs recettes.
48:49Exactement.
48:50Ça c'est bien.
48:50On a parlé de céréales justement
48:52qui avaient amélioré les recettes.
48:55Dans les discussions
48:55que j'ai pu avoir,
48:56ils m'ont clairement dit...
48:58En fait, on a fait des études
49:00notamment sur les futurs consommateurs
49:02et on se rend compte
49:03qu'ils sont très très bien éclairés
49:05sur la question du Nutri-Score
49:06et on risque de perdre
49:07de la clientèle.
49:09Donc, pour eux,
49:10c'est vraiment la question
49:11de combien on va vendre.
49:13C'est le marché, tout simplement.
49:15Est-ce que ça veut dire
49:15que le Nutri-Score,
49:16quand il est mauvais,
49:17a fait chuter les ventes
49:18de certains produits ?
49:19Est-ce que ça,
49:19c'est objectivé par des gens ?
49:20Oui, mais même des enfants
49:21aujourd'hui vous disent
49:22je ne mange jamais de produits, eux.
49:23En fait, quand ils font leur course
49:24avec leurs parents,
49:25quand ils voient un E,
49:25ils ne le prennent pas.
49:26Mais ce qui est intéressant
49:27dans le Nutri-Score,
49:28c'est ce que vous disiez,
49:29c'est-à-dire qu'il y a des marques
49:30qui ont été obligées
49:31de revoir leurs recettes.
49:32Je pense aux Chocapic,
49:33par exemple,
49:33qui ont dû baisser
49:34la quantité de sucre
49:35dans leurs céréales
49:35pour remonter leurs notes.
49:37Et à contrario,
49:38Danone,
49:38qui parce qu'il y avait
49:39une mauvaise note,
49:40Je voudrais rester sur les céréales
49:41dont vous parlez
49:41parce que je parlais tout à l'heure
49:42de confusion dans l'esprit
49:43des consommateurs.
49:44À un moment,
49:45les céréales dont vous parlez
49:46au chocolat étaient A.
49:48Et puis, il y a un an,
49:49quand on a changé
49:49l'algorithme du Nutri-Score,
49:51ils sont repassés en B.
49:52À cause de quoi ?
49:54À cause du sucre.
49:55À cause du sucre.
49:56Et donc,
49:56ils ont baissé
49:57la quantité de sucre
49:58dans leurs céréales,
49:59ce qui leur a permis
50:00de remonter leurs notes.
50:01Donc, en fait,
50:02l'utilité du Nutri-Score,
50:03il y a deux utilités.
50:04C'est informer le consommateur
50:05parce que c'est une responsabilité.
50:07Enfin,
50:07ce n'est pas la responsabilité
50:08du consommateur.
50:08Il faut qu'il soit bien informé
50:09pour choisir ses produits.
50:10Et la deuxième chose,
50:12c'est que ça pousse aussi
50:13à améliorer les recettes.
50:15Et donc,
50:15la question de l'ultra-transformé
50:16va arriver très vite.
50:17Et vous savez,
50:18on commence déjà à travailler
50:19parce qu'il y a aussi des gens
50:19qui pensent que sur le Nutri-Score,
50:21aujourd'hui,
50:21vous avez les lettres,
50:22eh bien,
50:23quand c'est ultra-transformé,
50:24on pourra avoir un cercle noir
50:25autour de la lettre
50:26qui montre que c'est ultra-transformé.
50:27Et c'est le même logo.
50:28On ajoute juste
50:29le fait que ça soit ultra-transformé.
50:31Oui, alors,
50:32le souci que nous avons,
50:33et je crois que c'est un souci
50:35de beaucoup,
50:35beaucoup de Français,
50:36c'est la disparition
50:37de nos produits patrimoniaux.
50:39Toutes les recettes,
50:41surtout,
50:41je pense surtout au fromage,
50:43aux charcuteries,
50:44toutes ces choses-là
50:44qui sont souvent en récompense
50:46pour certains.
50:47Après,
50:47on est dans une période
50:48où on va le regretter,
50:50si vous voulez.
50:50Donc, je crois
50:51qu'il y a aussi
50:52une préservation.
50:53Et là encore,
50:54le fait que ce soit
50:55sur du produit brut
50:56pose un problème.
50:58Voilà.
50:58Donc, il va falloir
50:59trouver la solution intermédiaire.
51:01C'est pour ça
51:01que je proposais
51:02une solution qui existe déjà.
51:03Pourquoi pas en sortant
51:04les AOP et les AOC
51:05du Nutri-Score ?
51:06Ce serait la solution,
51:07bien entendu.
51:08Si on fait ça,
51:09ça peut être
51:09la solution immédiate,
51:10si vous voulez.
51:11Est-ce que les distributeurs
51:12sous le jeu
51:12émettent en valeur
51:13les produits plus sains
51:16plutôt que les autres ?
51:19Ça peut arriver.
51:20Ça dépend des lignes commerciales.
51:22Vous voyez très bien
51:23que nous sommes dans un système,
51:24malgré tout,
51:25en arrière-fond,
51:25au-delà de faire de la prévention
51:27et d'informer les Français,
51:28vous sentez bien
51:29qu'il y a tout ce côté
51:30consommation et merchandising
51:31qui vraiment pose
51:32un gros problème.
51:33On sait très bien
51:33que la consommation
51:34est dans l'esprit
51:35de tout le monde.
51:35Est-ce que dans l'esprit
51:37des industriels,
51:38il n'y a pas aussi
51:39une inquiétude sur...
51:42Je ne vous apprends rien
51:43en disant
51:44que les caisses sont vides
51:44et qu'il faut chercher
51:45de l'argent.
51:46On a parlé d'une taxe
51:47récemment
51:47sur les produits sucrés.
51:48Est-ce qu'il n'y a pas
51:49une inquiétude des industriels
51:50en se disant
51:50qu'on va faire
51:52un affichage obligatoire
51:53et puis l'étape d'après,
51:54c'est de taxer,
51:55par exemple,
51:56les produits, eux ?
51:57Mais c'est tout à fait possible
51:58puisque les caisses sont vides,
52:00comme vous avez dit.
52:01Mais oui,
52:01on est bien d'accord.
52:02Oui, c'est surtout
52:02ce qu'il ne faut pas faire.
52:03On va se retrouver
52:04tout à fait d'accord là-dessus.
52:05Les produits les moins chers
52:07sont aujourd'hui
52:08ceux qui sont
52:08les plus ultra transformés
52:09et les plus sucrés.
52:10Et donc,
52:11on a déjà une inégalité sociale
52:12absolue,
52:13y compris face aux maladies,
52:14obésité, diabète,
52:16parce qu'on mange très mal
52:17en réalité
52:18quand on a très peu de moyens.
52:19Et donc,
52:19aller taxer ces produits
52:20qui sont très sucrés
52:21pour des portes qui sont
52:22déjà très faibles,
52:23c'est vraiment
52:24ce qu'il y a de pire à faire.
52:25Au contraire,
52:26je pense qu'il faut pousser
52:28l'agro-industrie
52:28à diminuer le sucre
52:30dans les fabrications.
52:32Et c'est l'objectif,
52:34en tout cas,
52:34que nous,
52:35on souhaite voir
52:35venir à l'Assemblée nationale
52:36et surtout pas taxer les produits.
52:37Et le dernier mot
52:38pour la nutritionniste,
52:40Nutri-score.
52:41On y fait attention
52:42quand on fait les courses ?
52:43Oui,
52:44on y fait attention
52:44mais en apprenant à lire
52:45les étiquettes quand même
52:46et en ayant un peu plus
52:48de recul,
52:51en choisissant les produits
52:52qu'on consomme aussi,
52:53en lisant les étiquettes,
52:54en regardant la présence
52:55d'additifs ou non,
52:56en regardant la présence
52:57du trait de transformation.
52:58Eh bien,
52:59merci à toutes les trois
53:00d'être venus en parler.
53:00On aura l'occasion d'en parler
53:01puisque ce sera sans doute
53:02dans le budget
53:03de la sécurité sociale
53:05d'ici la fin de l'année.
53:06Elzara, non ?
53:06Oui,
53:07normalement,
53:07s'il est bien examiné,
53:09on verra
53:09quelle version sera annotée,
53:11comment ça va se passer.
53:12C'est la semaine prochaine.
53:14Allez,
53:14tout de suite,
53:15Nutri-Score A,
53:16Marco Pommier,
53:16bien sûr,
53:17Bourbon Express,
53:18le journal de l'Assemblée.
53:24Bonsoir Marco.
53:25Bonsoir.
53:25On commence ce soir
53:26avec un amendement
53:28qui a déclenché
53:29la colère de la gauche
53:30la nuit dernière
53:31lors de l'examen
53:31de la loi intégrale
53:32contre les violences
53:33sexuelles et sexistes.
53:34Que s'est-il passé ?
53:35Un amendement
53:35avec la signature
53:36du MEDEF.
53:38Alors chez vous,
53:38vous vous demandez peut-être
53:39qu'est-ce que le MEDEF
53:40vient faire là-dedans ?
53:40Je vous explique.
53:41On parle de l'article 40
53:43du texte.
53:44Son but,
53:44obliger les patrons
53:45à parler des violences
53:47sexistes et sexuelles
53:48lors des négociations
53:49collectives
53:50avec les syndicats.
53:51Et pas seulement
53:51les violences
53:52qui se produisent au travail,
53:53mais aussi les violences
53:54subies dans le cadre
53:55de la vie privée
53:56quand elles ont
53:57des conséquences
53:58sur le travail.
53:59Oui,
53:59mais voilà,
54:00hier,
54:00la députée macroniste
54:02Danielle Brûlebois
54:03a voulu supprimer
54:04cette disposition
54:05et elle a réussi.
54:07Le scrutin est clos
54:08pour 67 contre 51.
54:10L'Assemblée nationale
54:11a adopté.
54:13Amendement adopté
54:14avec une grande partie
54:15des voix du Bloc central,
54:16de la droite
54:16et du RN.
54:17Amendement soutenu
54:18par le gouvernement
54:19pour qui ces questions
54:20sont déjà couvertes
54:21par le droit actuel.
54:23Ça n'a pas empêché
54:24la colère de la gauche
54:25qui dénonce un recul
54:26dans la protection
54:27des victimes.
54:29Ah non,
54:29mais je suis sidérée.
54:31L'adoption de cet amendement
54:32est un scandale.
54:34Un vote qui en dit long
54:35sur votre conception
54:36des violences sexuelles
54:37et sexistes
54:37et c'est un recul
54:39et ce recul,
54:40nous ne l'acceptons pas.
54:41Le vote qui vient
54:42d'avoir lieu,
54:43il fait tomber
54:45tout l'intérêt
54:46de ce qui a été travaillé
54:47sur le chapitre
54:48lié aux violences sexistes
54:49et sexuelles
54:51dans le monde professionnel.
54:52Je crois que
54:53nous gagnerons
54:54un temps fou ce soir
54:55lorsque tous les amendements
54:57qui correspondent
54:57à la liste de courses
54:58du MEDEF
54:59auront été retirés
55:01de ce texte.
55:02Gabrielle Catala,
55:03comme d'autres à gauche,
55:05dénonce un amendement
55:06travaillé avec le MEDEF.
55:08C'est vrai,
55:08d'ailleurs vous allez le voir,
55:10c'est bien précisé
55:10dans l'exposé
55:12des motifs
55:12de l'amendement
55:13de Daniel Brouard.
55:13Oui, elle n'avance pas masquée.
55:14Elle le dit.
55:15Non, elle n'avance pas masquée
55:16et d'ailleurs elle assume.
55:17Écoutez.
55:18Simplement,
55:19je dirais que nous avons
55:20le droit de défendre
55:21nos amendements
55:22sans avoir
55:23de jugement de valeur.
55:24Chacun défend les siens.
55:25Vous défendez
55:26les amendements
55:27de L214.
55:29Moi, je défends
55:30les amendements
55:30du MEDEF
55:31parce qu'effectivement,
55:32le MEDEF représente
55:33les entreprises,
55:34les petites
55:35comme les grosses.
55:36Moi, je défends
55:37les entreprises
55:38et je n'ai pas honte
55:39de le dire.
55:40Voilà, c'était la séquence
55:41tendue dans l'hémicycle
55:42la nuit dernière.
55:43L'examen de la loi intégrale
55:45se poursuit demain
55:46et le vote sur l'ensemble
55:47du texte
55:48aura lieu mardi prochain.
55:50Alors, il se passe
55:50des choses dans l'hémicycle,
55:51il s'en passe aussi
55:52en dehors de l'hémicycle.
55:53La Croix-Rouge
55:54était aujourd'hui
55:54à l'Assemblée nationale
55:55parce que c'est
55:56la journée mondiale
55:57des premiers secours
55:57sur le thème
55:58« Préparer les populations
56:00face aux crises ».
56:0174% des Français
56:03se sentent concernés
56:05par des crises potentielles
56:06mais seulement 37%
56:08savent quoi faire
56:09si ça leur arrive
56:10selon la Croix-Rouge.
56:11Alors aujourd'hui,
56:11à l'Assemblée,
56:12l'ami Elsa Mondingava
56:14et Costa Carrel
56:15ont testé
56:15le village
56:16de la préparation citoyenne
56:18avec le député,
56:20vous le voyez,
56:21Didier Le Maire,
56:21député Horizon.
56:23Première étape,
56:23la roue de l'infortune.
56:28Chaque case
56:29correspond à une situation
56:31de crise
56:31donc doublement
56:32pas de bol.
56:33La crise,
56:34ça peut être
56:34un incendie,
56:35une inondation,
56:36la canicule,
56:36la cyberattaque.
56:37D'ailleurs,
56:37il est tombé
56:38sur la cyberattaque
56:38mais l'étape cruciale
56:40Adeline,
56:41c'est la préparation
56:41du sac d'urgence.
56:43Qu'est-ce qu'on y met
56:44dans ce sac ?
56:44Écoutez.
56:45On a évidemment
56:46la trousse de secours
56:47pour se soigner,
56:48la couverture de survie,
56:51un bâton lumineux
56:52pour pouvoir se signaler
56:53auprès des secours
56:54en cas d'intervention.
56:56On a aussi
56:57ce qui va permettre
56:57de récolter de l'eau
56:58et puis,
56:59dispositif très important aussi,
57:00la fameuse radio-lampes torches
57:02qui fonctionne en dynamo
57:04donc qui n'est pas
57:04dépendante de piles.
57:06En fait,
57:06on revient à chaque fois
57:07à des fondamentaux.
57:08S'il n'y a plus d'électricité,
57:10s'il n'y a plus de réseau,
57:12j'allais dire,
57:12s'il n'y a plus de téléphone,
57:13SMS ou autre,
57:14eh bien,
57:15ce sont les basiques
57:15en fait qui nous permettent
57:16de tenir le coup 72 heures,
57:18c'est ça ?
57:1972 heures,
57:21pas plus.
57:23Dernière étape du parcours,
57:25le cours de massage cardiaque.
57:27Alors là,
57:27Didier Le Maire
57:28n'avait pas grand-chose
57:29à apprendre,
57:29c'est un ancien pompier.
57:31Ah oui.
57:33Vous aviez un moyen,
57:34vous,
57:34mnémotechnique,
57:35une chanson,
57:35un truc pour avoir
57:36bien le rythme ?
57:37Alors en fait,
57:38on avait appris
57:38le 1 et 2 et 3
57:40et 4 et 5
57:41et puis en fait,
57:41je m'aperçois
57:42qu'en le refaisant
57:43quelques mois,
57:43années plus tard,
57:44c'est quelque chose
57:45qui reste.
57:45C'est comme le vélo,
57:47ça ne s'oublie pas.
57:49C'est marrant,
57:49moi j'avais appris
57:50avec une chanson,
57:51c'était
57:51Ah,
57:52Ah,
57:53Ah,
57:54Sting a life,
57:54Sting a life.
57:55Et ça marche aussi ?
57:56Apparemment,
57:56ça marche aussi
57:57avec la marseillaise
57:57Allons,
57:58enfants de la patrie,
58:00c'est 120 battements minutes.
58:02Donc je vous casserai
58:03les oreilles,
58:03mais j'arriverai...
58:04Vous mettez quoi
58:05dans votre sac de survie,
58:05Wallyne ?
58:06Une bouteille d'eau.
58:07Une bouteille d'eau,
58:08oui.
58:08Et une radio.
58:09Une radio.
58:09Mais c'est bon
58:10avec la lampe torche,
58:10du coup,
58:11qui se sert de radio.
58:12Bon,
58:12merci Marco,
58:13au moins ce soir,
58:14avant d'aller faire les courses,
58:16on saura faire un massage cardiaque
58:17en chantant.
58:18Merci beaucoup,
58:19merci à toutes les trois
58:19d'être venus ce soir.
58:21Merci Elsa et Nicolas.
58:22Merci.
58:22Et merci à vous
58:23de nous avoir suivis.
58:24Nous revenons demain
58:24dès 19h30
58:26pour l'émission du vendredi,
58:27l'émission en public
58:28qui sera consacrée
58:29aux lycéens.
58:31Voilà.
58:31Merci de nous avoir suivis.
58:32L'émission est diffusée
58:33tout à l'heure
58:33à 23h30.
58:34Passez une excellente soirée
58:35sur LCP
58:36et donc à demain.

Recommandations