00:02Notre objectif, c'est de concrétiser l'opposition à la dérive libérale du gouvernement au sein de l'Assemblée nationale.
00:13C'est-à-dire toutes les convergences que l'on peut créer avec des députés socialistes aux fondeurs,
00:20avec des députés concrets qu'on quittait le groupe social,
00:23avec des députés écolo, avec des députés non inscrits,
00:26tout ce qu'on peut mettre en place pour drainer cette opposition à la dérive libérale, on le met en
00:32place.
00:33Ce qui veut dire qu'on a par exemple une réunion hebdomadaire.
00:36C'est lors d'une de ces réunions hebdomadaires qu'on avait décidé collectivement d'envoyer cette adresse au président
00:43de la République.
00:45La semaine dernière, lors de la dernière réunion, nous avons décidé d'auditionner les organisations syndicales,
00:53toutes les organisations syndicales, nous avons aussi décidé d'interpeller le gouvernement sur l'ouverture qui a été faite par
01:01la CGT.
01:02C'est ce que j'ai fait d'ailleurs par une question au gouvernement mercredi.
01:06C'est-à-dire, ce que l'on veut, c'est conforter ce front du refus.
01:13C'est conforter ce mouvement de non-résignation.
01:20Et donc, tout ce qu'on peut faire pour vraiment solidifier ce socle, on le fait.
01:28Alors, Jean-Marc Ayrou ce matin disait qu'il fallait que le Parlement puisse retrouver,
01:33enfin les députés en tout cas, puissent retrouver un véritable débat parlementaire.
01:37Est-ce que, justement, il y a un peu, le gouvernement est en fragilité et du coup, a envie de
01:45réamender ce projet de loi ?
01:48Voilà, je pense que, d'abord, je ne suis pas sûr qu'aujourd'hui, le gouvernement ait une ligne bien
01:56fixée.
01:57Il est certain que le gouvernement est en interrogation.
02:01Il est certain qu'il est fragilisé et le devenir dépendra de la force de la mobilisation.
02:09Ce que je pense, c'est qu'aujourd'hui, le gouvernement a fait le choix de laisser filer le texte
02:16au niveau du Sénat
02:17pour que sorte du Sénat un texte extrêmement conservateur et plus réactionnaire
02:25même que le texte d'origine qui était porté par le gouvernement.
02:29Et par cet artifice-là, faire une forme de démonstration par l'absurde
02:34que la droite n'allait pas chez eux, que la droite n'allait en face.
02:37Et essayer comme ça d'atténuer cette dérive libérale qui est la leur.
02:42Ça, je pense que c'est la stratégie qui est en œuvre.
02:45Ensuite, c'est essayer d'apparaître comme ceux qui, à partir du texte du Sénat,
02:53pourraient porter le caractère plus progressiste de ce texte.
02:59C'est ça, cette espèce de stratégie qui est mise en œuvre.
03:03Mais fondamentalement, pour le moment, le gouvernement ne veut pas lâcher sur l'article 2.
03:09Il est bien évident que l'article 2, c'est la colonne vertébrale de ce texte du Sénat.
03:14Tout le reste, ça va être des ersatz de mesures
03:17qui, quelquefois, peuvent donner l'impression d'aller dans le bon sens,
03:21mais aussi des mesures extrêmement régressives, on le voit sur la médecine du travail.
03:25Donc, pour le moment, ils ne veulent pas toucher.
03:27Ils ne veulent pas le toucher.
03:28Parce que le renversement de la hiérarchie des normes,
03:32soit on le laisse filer, soit on maintient la hiérarchie des normes.
03:37Il n'y a pas de semi-mesure.
03:38Donc, ils essaient de dire, on va demander un accord a priori des branches.
03:44Mais vous avez 36 000 accords d'entreprise par an.
03:47Il y a des branches qui ne fonctionnent même pas.
03:49Comment on peut dire une petite entreprise, une entreprise qui va faire un accord d'entreprise,
03:54comment on peut dire que ça va être soumis a priori à un accord de branche ?
03:57Pour avis.
03:58Donc, ils réfléchissent pour masquer le caractère extrêmement régressif,
04:07notamment de l'article 2.
04:10Je ne peux même pas dire que c'est l'édulcorant,
04:12parce qu'on ne peut pas l'édulcorer, on ne peut même pas le...
04:15Mais pour eux, c'est essayer de trouver l'artifice
04:21qui ferait passer ce renversement de la hiérarchie des normes
04:26en faisant semblant de ne pas le mettre en oeuvre.
04:29...de jeunesse, nous vous demandons d'accueillir l'UNF avec son président,
04:34William Martinet,
04:35l'UNF avec sa présidente et délégation,
04:38de l'UPSA, de la CFDP, de solitaire,
04:42de la FSU avec sa secrétaire générale,
04:45Bernadette Groison,
04:46et de la CGT dont la délégation est conduite
04:49par son secrétaire général,
04:51Philippe Martinez,
04:53à qui nous témoignons tout l'art de soutien
04:57face aux attaques inacceptables.
04:59Par rapport à la première motion de censure de gauche,
05:02est-ce que chez les députés de gauche,
05:06beaucoup plus de personnes qui sont prêtes à aller
05:09jusqu'à la motion de censure, jusqu'à ce vote-là ?
05:12C'est indéniable.
05:13C'est indéniable parce que le mouvement social pousse.
05:18Les députés se font bousculer.
05:20Et même des députés qui sont critiques vis-à-vis de tech,
05:23qui n'ont pas franchi le cap,
05:25aujourd'hui, disent qu'ils seront prêts à le franchir.
05:31Mais ça, c'est le mouvement derrière.
05:33C'est le mouvement, c'est la pression qui est faite sur eux.
05:37Ça, c'est le premier point.
05:38Le deuxième point, c'est qu'une conscience grandit.
05:42Chez les députés socialistes,
05:44c'est que le fait de se coucher pour avoir l'investiture,
05:50ce n'est pas forcément une bonne solution.
05:52Parce que certains prennent conscience
05:54qu'ils auraient plutôt envie de couvrir dans l'autre sens
05:58pour ne pas avoir l'investiture socialiste.
06:01Donc, cette crainte de certains,
06:05au sein de l'appareil socialiste,
06:06de ne pas signer pour avoir l'investiture,
06:10je pense bien franchement qu'elle est en train de se fragmenter.