00:00Son, son, son, solidarité avec le peuple gré !
00:05Cette position de Tsipras et de Syriza, elle est exemplaire et elle est un exemple d'espoir,
00:13ce qui n'existe plus dans le paysage politique,
00:17ou ce qu'on nous force à croire qui n'existe plus dans le paysage politique aujourd'hui.
00:21Et donc c'est au nom de cette symbolique-là,
00:24de la capacité de résistance qu'on a collectivement,
00:29de résistance à des dictates européens qui imposent des mesures dramatiques,
00:35et pour le peuple grec, on sait qu'il y a une catastrophe humanitaire actuellement.
00:38Et ça, il est indispensable de dire, s'il vous plaît, continuez à tenir,
00:43nous sommes solidaires et vous êtes un exemple.
00:46La vraie question aujourd'hui en Europe, c'est est-ce qu'un peuple souverain peut décider ou non de
00:50son avenir
00:51et peut dire oui ou non aux politiques d'austérité ?
00:53Aujourd'hui, le gouvernement de Syriza est démocratiquement élu,
00:58revient voir l'avis du peuple pour un référendum.
01:02Et nous, aujourd'hui, militants communistes ou de la gauche radicale en général,
01:07c'est important parce que c'est notre crédibilité qui est en jeu,
01:10mais c'est aussi la crédibilité des peuples européens.
01:12Est-ce qu'aujourd'hui, il n'y a qu'une seule issue et imposée de force par la Troïka,
01:17la BCE, l'UFMI,
01:19qui est de taxer les plus pauvres, de baisser les retraites, de payer l'austérité d'une dette qui est
01:24absolument impayable ?
01:25Ou c'est est-ce qu'on va vers des nationalisations de banques ?
01:27Est-ce qu'on va vers un autre modèle économique qui permet le progrès humain et mettre l'humain au
01:31cœur de la société ?
01:32Il faut être solidaire avec le peuple grec, il faut être solidaire avec Syriza,
01:36qui a eu le courage de faire appel au peuple.
01:40Ça, c'était attendu.
01:41Quand il y a l'adversité, quand il y a la Troïka, quand il y a Juncker,
01:46quand il y a Mme Merkel qui impose sa loi, c'est le peuple qui doit donner la réponse.
01:51Et donc, il faut soutenir le peuple grec et soutenir le principe du référendum.
01:55On voit bien comment ça les a effarouchés.
01:57Et nous, en France, on a besoin aussi que la population donne son avis.
02:00Par exemple, pour la métropole en ce moment, pour la réforme territoriale,
02:04on demande, nous aussi, que le peuple soit consulté et qu'il y ait un référendum.
02:09Et c'est ce qui les embête le plus.
02:11Il faut faire ça en catimini, les mauvais coups.
02:13Et donc, on a raison d'être là ce soir.
02:15Il faut être très nombreux dans les jours qui viennent pour être solidaires.
02:17Les événements qui se passent ces derniers jours confirment la dérive autoritaire de toute l'Union européenne
02:23que nous, on avait vu venir depuis 2005 et le référendum.
02:26Le nom qui avait été bafoué, le nom français qui avait été bafoué.
02:32On avait fait passer par le Parlement un vote qui avait été rejeté par un traité qui avait été rejeté
02:39par les Français.
02:39Donc, oui, bien sûr, ça prouve ce qui est en train de se passer.
02:42Et là, de la même manière qu'aujourd'hui, le référendum de Tsipras est vilipendé,
02:46alors qu'il fait appel à la démocratie, une Europe qui se prétend démocratique
02:50et qui crache sur ses dirigeants qui en appellent au peuple pour valider un accord.
02:55C'est quand même incroyable et proprement hallucinant.
02:58Il a fait ce qu'on attend de nos gouvernants, c'est-à-dire qu'il est élu sur un
03:02programme.
03:04L'Europe lui demande d'autres choses.
03:06Il consulte son peuple.
03:07Il fait ce que tout le gouvernement devrait faire, c'est-à-dire qu'il prend ses responsabilités.
03:11Il appelle à voter non.
03:12Je pense qu'il faut, c'est aussi pour ça qu'on est là ce soir pour dire que le
03:15peuple a le droit de choisir
03:15et il prendra ses responsabilités en fonction du score.
03:19Moi, j'appelle tous les gouvernements et notamment l'autre aujourd'hui à faire la même chose.