- il y a 2 semaines
Il a été prof de philo en lycée et conseiller de Laurent Wauquiez. Jeune homme plutôt discret, Alexandre Portier a fait parler de lui lors de son passage dans le gouvernement de Michel Barnier. Il siège dans le groupe de la Droite républicaine à l'Assemblée.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
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00:00Il a été prof de philo en lycée et conseiller de Laurent Wauquiez, jeune homme plutôt discret.
00:06Mon invité s'est fait remarquer quand il est entré au gouvernement de Michel Barnier.
00:24Bonjour Alexandre Portier.
00:25Bonjour.
00:25A la rentrée 2024, personne n'avait vraiment vu venir votre nomination dans le gouvernement de Michel Barnier.
00:31Et puis personne n'avait anticipé l'intitulé de votre ministère, la réussite scolaire, ça ne s'était jamais vu,
00:36et l'enseignement professionnel.
00:37Enfin, personne ne s'attendait à ce que vous déclenchiez une polémique assez rapidement.
00:41Qui plus est, avec votre ministre de tutelle, la ministre de l'éducation nationale, c'était au sujet de l
00:46'éducation à la vie affective et sexuelle qui est dispensée dans les écoles.
00:51Ce programme, en l'état, n'est pas acceptable.
00:54Et il doit être revu.
00:57Premièrement, je m'engagerais personnellement pour que la théorie du genre ne trouve pas sa place dans nos écoles parce
01:01qu'elle ne devrait pas y avoir sa place.
01:03Deuxièmement, le militantisme n'a pas non plus sa place dans nos écoles.
01:07La théorie du genre n'existe pas.
01:09Elle n'existe pas non plus dans le programme.
01:10Je suis très claire et ce programme, je le pilote.
01:13Et la ligne de ce programme, c'est la ligne du ministère, c'est la ligne que je pilote.
01:16Il n'y a pas de théorie du genre dans ce programme.
01:17D'abord, la théorie du genre n'existe pas.
01:19C'est quand même très rare de voir deux ministres s'affronter comme ça publiquement sur le même sujet, face
01:25caméra.
01:27Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:28Vous n'arriviez pas à vous mettre d'accord avec votre ministre de tutelle sur ce sujet ?
01:30Parce que là, elle était juste à côté de vous.
01:32Elle était en train de vous recadrer publiquement, en quelque sorte.
01:34Alors, je n'ai pas de désaccord majeur avec Anne Jontey.
01:39Sur beaucoup de sujets, on se retrouve.
01:41Mais là, en l'occurrence, il y avait eu du militantisme, mois après mois, sur ce sujet-là.
01:46Et des copies initiales du programme qui n'allaient pas dans le bon sens.
01:50Et mon devoir, en tant qu'élu, c'était aussi le cas en tant que député avant et en tant
01:53que ministre,
01:53c'était de dire ce qu'était la situation et de tirer la sonnette d'alarme.
01:56Donc, je l'ai fait et je le referai, évidemment.
01:58Parce qu'en principe, il y a ce qu'on appelle la solidarité gouvernementale.
02:01On n'affiche pas son désaccord publiquement quand on est ministre.
02:04Il y a la fameuse phrase de Jean-Pierre Chevènement, un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne.
02:08Refaisons l'historique.
02:09Je suis interrogé au Sénat et Anne Jontey, ensuite, intervient sur une position un petit peu différente.
02:15Mais moi, j'ai simplement répondu au sénateur sur la question qui m'était posée et avec la clarté qui
02:20s'imposait.
02:20– Vous n'êtes pas sorti de la ligne officielle pour vous, ce sujet ?
02:23– Bien, j'observe que la ligne a pu être flottante à un moment.
02:27Il se trouve que j'avais beaucoup travaillé ces questions-là en amont.
02:30J'ai fait partie du Conseil sur les programmes.
02:32J'ai vu les débats qu'il y a pu avoir.
02:34Il y a une nécessité d'avoir une action au niveau national sur ces questions-là.
02:37On ne peut pas non plus laisser faire tout et n'importe quoi.
02:40Et il y a un point dans l'intention, dans l'intervention que vous avez rediffusée juste à l'instant,
02:43qui est important.
02:44C'est le fait que le militantisme ne peut pas avoir sa place dans les écoles.
02:47Je pense que tous les parents, ils sont attentifs.
02:48– À l'époque, vous avez expliqué que vous n'étiez pas contre ces cours à l'école,
02:53mais que les parents doivent rester les premiers éducateurs de leurs enfants sur des sujets aussi intimes.
02:58Défendre la cellule familiale, c'est un moteur de votre engagement ? C'est important ?
03:02– C'est la cellule de base de la société.
03:04Après, on découvre sa commune, le pays.
03:07Mais par définition, l'éducation est la première prérogative des parents, c'est leur première mission.
03:13Et quand ils se tournent vers l'école, c'est pour qu'elles leur apportent des choses qu'ils ne
03:16peuvent pas apporter.
03:17On n'est pas tous professeurs de mathématiques, professeurs d'histoire, professeurs de sciences.
03:20Quand on se tourne vers l'école, c'est pour apporter des contenus qu'on ne peut pas apporter.
03:23Et ça doit toujours se faire dans une relation de confiance.
03:25– Je vous pose cette question sur l'importance de la famille pour vous,
03:28parce que votre première apparition dans un JT au 20h,
03:34c'était dans le cadre d'un meeting de soutien à Hervé Mariton,
03:37quand il a brigué la présidence de l'UMP en 2014.
03:39Et alors si on se remet vraiment dans le contexte de l'époque,
03:41Hervé Mariton, à l'époque, c'était justement une figure de la défense de la cellule familiale traditionnelle,
03:47comme on dit, et puis on était juste après la mobilisation contre le mariage pour tous.
03:50Il avait été un fervent opposant au mariage des couples gays.
03:54Est-ce que vous vous êtes retrouvé dans son combat à l'époque ?
03:57– Alors Hervé Mariton était candidat à la présidence de l'UMP à l'époque.
04:02C'était quelqu'un qui était un membre éminent de la commission des finances,
04:05qui s'était part quand même investi sur des sujets d'énergie en particulier.
04:08– Donc ce n'est pas forcément son combat mariage pour tous qui vous a attiré vers lui.
04:12– Il a affirmé des convictions sociétales.
04:14C'est évidemment son droit et c'est l'équipe qui puisse le faire dans un débat démocratique.
04:19Je pense que ce débat-là aujourd'hui est quand même très loin de nous,
04:22que la situation a bien évolué.
04:25Et que beaucoup d'ailleurs ont pris du recul sur ces questions-là.
04:29Moi à l'époque, ce qui me semblait intéressant, c'était son ancrage de terrain.
04:34C'était un député de terrain qui m'a énormément appris.
04:36C'est quelqu'un qui avait des convictions aussi libérales fortes,
04:40qui était attaché à une certaine vision de l'État, de l'intervention de l'État.
04:44Quand on voit l'État de nos comptes publics, je pense qu'on aurait pu s'en inspirer à l
04:47'époque.
04:48Et donc, c'est quelqu'un qui a compté dans mon engagement parce que ça a été quelqu'un qui
04:54a contribué à ma formation,
04:55m'apprendre ce qu'était un député ancré de terrain et qui avait envie de travailler surtout.
04:59– Vous avez commencé à vous intéresser à la politique, je crois, au lycée, pendant la présidentielle de 2007.
05:04Et alors, j'ai lu que vous avez décidé à l'époque d'assister aux meetings de tous les candidats.
05:10C'était quoi le sens de cette démarche ? Vous ne saviez pas trop comment vous positionner ?
05:13– L'avantage, quand on est jeune et ça ne se présente pas forcément deux fois,
05:17c'est qu'on a beaucoup de liberté.
05:19Et on peut aller écouter des choses extrêmement différentes.
05:21Ça opère qu'on est d'accord avec tout, mais je trouve qu'on a un peu perdu la capacité
05:25à écouter la parole contraire.
05:27Et donc, j'avais fait le tour de tous les candidats qui étaient autour de ma circonscription à l'époque,
05:33qui étaient venus notamment à Lyon.
05:35J'ai pu entendre des gens comme Olivier Besancenot.
05:37A priori, on ne me soustiendra pas d'être spécialement un défenseur de Besancenot.
05:41– Par la suite, il y a un homme qui a compté dans votre ascension politique, c'est Bernard Perru.
05:45Vous avez été élu sur sa liste municipale de 2014, à Villefranche-sur-Saône.
05:49Et puis, en 2022, il a cédé sa place, en quelque sorte, à l'Assemblée pour devenir votre suppléant.
05:54Sauf que, à ses yeux, en tout cas, ça s'est mal passé.
05:58Lui, en gros, il estimait que vous deviez fonctionner en tandem, en binôme.
06:02Et qu'il devait avoir un rôle important en circonscription.
06:06Vous ne partagez pas cette vision avec lui ?
06:08– Ce n'est pas ça, c'est que quand vous êtes député, vous êtes député.
06:12Et quand vous ne l'êtes plus, vous ne l'êtes plus.
06:13Vous ne pouvez pas être et avoir été.
06:16Et à un moment donné, vous ne pouvez pas vous comporter comme si vous étiez encore député.
06:20Et puis voilà, il y a un certain nombre de choses qui me semblaient tout à fait adaptées.
06:24Là, on est en 2026, il y a un certain nombre de pratiques que nos concitoyens ne veulent plus voir.
06:27– Il y a un autre homme qui a joué un rôle important pour vous, c'est Laurent Wauquiez.
06:30Quel était votre rôle aux côtés de Laurent Wauquiez ?
06:33– Ça a d'abord été celui d'un simple militant, d'un simple bénévole qui donnait des coups de
06:39main
06:39après ses heures de cours, qui venait soutenir à l'époque un ancien ministre,
06:47déjà un jeune député qui, pour moi, incarnait la relève de la droite.
06:52Je l'ai accompagné dans son accession ensuite à la région.
06:55– Vous avez été son conseiller à la région ?
06:56– Oui, j'ai travaillé à ses côtés.
06:57On avait des atomes crochus, des parcours qui se comprenaient,
07:01une appétence pour l'histoire des idées.
07:03On aimait les débats d'idées, la culture.
07:07On a parfois nos accords, nos désaccords,
07:09mais ça a toujours été une question de confiance et ça a été un vrai coup de cœur.
07:14– Il y a quelque chose qui m'a interpellé dans votre parcours.
07:17Vous étiez chargé de mission à la région, indirectement auprès de Laurent Wauquiez,
07:21et du jour au lendemain, vous avez tout plaqué pour devenir prof de philo en lycée.
07:25Pourquoi ? C'est quand même un job important que vous aviez…
07:28– Il faut refaire l'historique en sens inverse.
07:29En fait, quand je finis mes études, moi, mon seul objectif,
07:33c'était de faire ma thèse de philo et de passer la grègle.
07:35Et puis, Laurent Wauquiez gagne la région, cherchait une plume à l'époque.
07:41Il voulait quelqu'un qui puisse l'accompagner sur le travail des idées.
07:43Ce n'était pas du tout prévu dans mon parcours.
07:45J'avais 25 ans.
07:47C'est le genre de proposition qu'on ne refuse pas
07:49parce que c'est une opportunité de découvrir énormément de choses.
07:52Je pensais faire ça un an, deux ans, j'y suis resté un peu plus.
07:55Évidemment, j'ai dit non, mais mon boulot, c'est quand même l'éducation.
07:59C'est ça ma passion depuis que j'ai 16-17 ans.
08:01J'ai toujours voulu être dans le monde de l'enseignement,
08:03former des jeunes, les pousser vers l'avenir.
08:05Je pense que c'est vraiment le plus important, d'ailleurs,
08:07de tous les sujets politiques qu'on peut avoir.
08:09Et évidemment, j'ai dit non, je vais quand même aller faire ce qui est mon rémétive.
08:12Ça n'a pas duré si longtemps que ça parce que vous avez été élu député un an après.
08:15Et après, j'ai été rappelé par d'autres opportunités.
08:18Rattrapé par la politique.
08:19Et est-ce que cette expérience de prof en lycée a changé votre regard politique
08:25sur les problèmes que peut rencontrer l'éducation nationale ?
08:28Forcément, ça m'a appris des choses.
08:31Ça m'a appris aussi l'humilité qu'il faut toujours avoir quand on est dans une salle de classe.
08:34Une salle de classe, c'est une alchimie, d'abord.
08:37Et ça permet de mieux se rendre compte de certaines réalités.
08:40Une école, un établissement scolaire, c'est une petite société, voilà,
08:44avec son fonctionnement, ses contraintes.
08:47Mais c'est une belle expérience.
08:49Et je crois que quand on l'a vécu, on comprend encore mieux
08:54pourquoi on dit que c'est une équipation, en fait.
08:56Parce qu'il y a un certain nombre de contraintes.
08:58Et ce qui vous porte, c'est l'envie de transmettre,
09:01l'envie de permettre à des jeunes de s'émanciper
09:02et de voir un petit peu plus loin que leur horizon naturel.
09:05C'est cette expérience dans le domaine de l'éducation.
09:08Et puis le travail que vous avez mené aussi sur ces sujets-là en tant que parlementaire,
09:11qui a facilité votre entrée dans le gouvernement de Michel Barnier.
09:15Vous avez notamment travaillé à l'Assemblée sur la formation des enseignants
09:18et aussi sur la scolarisation des enfants handicapés.
09:20Je crois que ce sujet-là vous tient particulièrement à cœur.
09:23Oui, la question du handicap, pour moi, a toujours été un fil rouge
09:27de mon combat en tant que parlementaire,
09:30mais en particulier sur la question de l'école.
09:33Parce que l'école, elle est là pour donner le maximum de chance à tous les enfants.
09:36Mais il y en a qui partent avec des contraintes infiniment supérieures
09:40au pied dès le départ.
09:42Donc notre boulot en tant que député,
09:45c'est évidemment de permettre que ces enfants-là soient accueillis le mieux possible
09:48et qu'ils puissent trouver la voie qui est la leur,
09:50qui permettent, qui leur permettent de se réaliser dans une société
09:54qui parfois va vite, qui parfois est ingrate, égoïste, un peu trop individualiste.
09:59La noblesse de la politique, c'est aussi de penser à tous ceux
10:01qui n'ont pas toujours les moyens de se faire entendre.
10:03Alors aujourd'hui, vous êtes président de la commission des affaires culturelles
10:06et de l'éducation à l'Assemblée.
10:08Vous avez été ministre auparavant.
10:11Dans laquelle de ces deux fonctions vous vous sentez le plus utile ?
10:15Ce qui est passionnant quand on est ministre, c'est qu'on est dans l'exécutif.
10:18Donc on a des moyens concrets pour agir, en tout cas on essaie d'en avoir le maximum
10:22et pour traduire des intentions en actes.
10:26Quand vous êtes président de commission, il y a d'autres intérêts,
10:31il y a d'autres forces dans cette mission-là.
10:33Premièrement, c'est le spectre qui est beaucoup plus large.
10:35Quand on est ministre, on est dans un domaine,
10:37il ne faut surtout pas sortir de son domaine, sinon vous faites taper sur les doigts.
10:40Quand vous êtes président de commission, par exemple dans la mienne,
10:42on n'a plus dix thématiques.
10:44L'éducation, la culture, le patrimoine, le sport, la jeunesse, la recherche,
10:47c'est extrêmement large.
10:48On rencontre des gens brillants dans tous ces domaines.
10:51Et puis c'est surtout qu'on a une grande liberté.
10:53L'essence du parlementarisme, c'est la liberté de ton et du parlementaire.
10:56Et donc vous n'avez pas forcément cette notion de solidarité gouvernementale
11:00que vous évoquiez tout à l'heure,
11:01qui est normale, mais parfois peut aussi être une contrainte.
11:05Là, si en tant que député, je veux prendre des positions
11:07qui parfois réveillent un petit peu,
11:10c'est ma liberté de le faire.
11:11On va conclure l'émission avec le quiz de La Politique et moi.
11:14Ça va nous permettre,
11:15c'est censé nous permettre de voir les députés sous un angle un peu différent,
11:20avec des phrases que vous allez devoir compléter.
11:24Devenir papa quand on vient d'être élu député,
11:26c'est ce qui vous est arrivé ?
11:27C'est très sportif.
11:28J'imagine, comment on gère ça ?
11:31Déjà, on a la chance d'avoir une famille exceptionnelle qui nous aide.
11:35Une épouse en or, qui m'a toujours soutenu dans toutes les étapes de mon engagement.
11:39Sans elle, évidemment, je n'aurais pas pu faire ça.
11:41Et ce n'est pas un peu frustrant d'être absent à ce moment-là ?
11:44Alors, j'essaie de mettre toujours le plus d'énergie possible dans tout ce que je fais,
11:48à la maison, pour mes proches,
11:49et puis aussi en dehors, dans ma circonscription, dans mon mandat de député à l'Assemblée.
11:55Il y a forcément une part de frustration.
11:57Je ne vais pas vous dire qu'il n'y en a jamais.
11:58Ce n'est pas drôle, mais comme pour n'importe qui qui travaille, qui a des fonctions importantes,
12:02quand vous quittez la maison et que vous ne voyez pas vos enfants de la journée,
12:05oui, forcément, ça vous sert un petit peu le cœur.
12:08Mais je me dis qu'à pire dans la vie,
12:10j'ai la chance de leur être enfant que je sois en bonne santé.
12:13J'essaie de leur transmettre tout ce que je peux leur transmettre.
12:15Il y avait un point commun dans cette période un peu sportive,
12:17en 2022, quand on a eu notre premier enfant,
12:19c'est que finalement, les nuits étaient courtes à l'Assemblée.
12:21Elle était aussi à la maison.
12:23Finalement, je ne perdais pas le Nord.
12:26Siégé à l'Assemblée pendant Roland-Garros,
12:28je crois que vous êtes un grand fan de tennis.
12:30Comment vous vivez ça ?
12:31Oh là, pour le coup, ça peut être très frustrant.
12:34Vous avez présidé un club de tennis ? Non, vice-président.
12:36J'étais vice-président.
12:37Je me suis fait embarquer là-dedans.
12:38Au départ, je voulais juste apprendre à tenir une raquette.
12:40Et finalement, comme ils ont vu que je savais aussi
12:42remplir des formulaires administratifs,
12:44ils ont dit que ce serait bien de m'exploiter à l'époque.
12:46Ils ont bien fait.
12:48C'est forcément frustrant,
12:49parce que je m'attache toujours,
12:51quand je suis dans l'hémicycle,
12:52à me concentrer sur le travail parlementaire.
12:54Des fois, il y a toujours des petits débats.
12:55Est-ce que les députés regardent les matchs de foot, etc ?
12:58Je suis personnel, je n'ai jamais fait ça,
12:59parce que je pense qu'il faut être concentré
13:00sur le travail parlementaire.
13:02Mais c'est sûr qu'il y a des moments,
13:03on aimerait bien ainsi pouvoir profiter
13:06un petit peu des gros événements sportifs
13:07qu'on a la chance d'accueillir en France.
13:09Enfin, entre la blanquette de veau de ma mère
13:11et une andouillette bojolaise,
13:12vous choisissez quoi ?
13:14C'est terrible comme question.
13:19Je choisirais toujours ma mère.
13:21C'est mon côté camusien.
13:25Merci beaucoup, Alexandre Portier,
13:26d'être venu dans La Politique et moi.
13:27Merci à vous.
13:29Sous-titrage Société Radio-Canada