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  • il y a 6 heures
Manifestations lycéennes : les forces de l'ordre utilisent des canons à eau pour faire reculer les jeunes manifestants à Paris. 

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Transcription
00:00Et voilà, regardez les canons à eau en direct.
00:02Il est à ce point coupé de tout ça, il vit ailleurs.
00:04Enfin, je veux dire, il ne vous regarde pas là, il ne regarde pas la télé, il ne se dit
00:08pas.
00:08J'espère qu'il regarde ces news, bien sûr.
00:10Il se calme des choses, peut-être qu'il faut que je rassure les parents.
00:13Regardez, regardez ces images, qu'est-ce que vous voulez ?
00:15On est en train d'arroser les jeunes pour les calmer.
00:18C'est le degré zéro, quoi.
00:20Les canons à eau, il y a peu de choses, c'est des problèmes.
00:22C'est un dolor.
00:23Vraiment un dolor.
00:24En plus, tu imagines, face à ça, bien sûr qu'il va y avoir toujours...
00:30Face à des gens violents, à des gamins, pas que des gamins, violents comme ça,
00:35bien sûr, tu fais preuve d'encore plus de violence pour les faire dégager
00:38avec les risques que ça, et les risques qu'ils prennent.
00:42Moi, je suis épaté.
00:43C'est Pasolini, Pasolini, donc le cinéaste italien,
00:48qui disait par rapport, tu sais, au lendemain mai 68 en Italie,
00:51il disait, mais moi, pendant un certain nombre de cons en Italie,
00:54comme ici, criaient CRSSS, il disait, les CRS, c'est les fils de paysans.
01:00Les fils de paysans.
01:02Et il disait, moi, je suis de leur côté.
01:04Voilà.
01:05Mais oui, mais quand...
01:06François-Olivier, nous sommes de leur côté.
01:10Je crois qu'il faut avoir le courage de le dire.
01:13Et simplement, en même temps, c'est pas pour autant
01:16qu'il fallait claquer la porte au nez des iciens.
01:19Bref, il faut les écouter.
01:21Et je le répète, il faut regarder ce qu'il y a dans toutes ces contributions,
01:25les 40 000 ou peut-être 60 000.
01:27Qu'est-ce qu'il y a dedans ?
01:28On n'en fait rien, voyez, regardez.
01:29Qu'est-ce qu'ils veulent ?
01:30Eh bien, il faut écouter.
01:31Tout ça est parasité par ces images, par ces bastons généralisés,
01:34par ces jeunes qui se jettent sur les policiers.
01:37C'est terrible, ça fait mal au cœur.
01:39Avec les gamins, les gamines.
01:40J'ai des gamins-gamines parce qu'ils ont 16 ans.
01:42Et il disait à ceux qui se comportaient mal,
01:46mais t'imagines, à cause de toi, les images qu'il y aura à la télé,
01:49pardon, on y est à la télé,
01:51ce sera toi en train d'allumer les poubelles.
01:53Et ils s'aviennent, ils sont de ce monde-là,
01:56de la monde où l'image, elle est reine.
01:58Et ils s'aviennent que pour leurs revendications,
02:01pour leurs demandes, c'est épouvantable.
02:03Ce que je me demande, c'est si aujourd'hui,
02:05on n'est pas en train de quitter le terrain des revendications,
02:08dont on a tant de mal à dire exactement ce qu'elles sont,
02:10pour une contestation plus générale,
02:13parce que tout le monde en a marre de Macron,
02:16tu vois, ça au moins, ça fait l'unanimité.
02:18Oui, ça je pense.
02:19Mais oui, mais tu rigoles.
02:20Bah oui, bien sûr.
02:20T'as vu les monos ?
02:22Le ras-le-bol de Macron,
02:23mais je crois que les gens n'imaginent pas,
02:26je crois qu'il faudrait le répéter toute la journée,
02:29à quel point il est radioactif.
02:32Tout ce qui s'approche de Macron...
02:34C'est fascinant, c'est fascinant.
02:35Quand on parle avec les gens, je ne suis pas maire,
02:38mais...
02:39Qui n'a même plus.

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